My home hero – Tome 1 : Naoki Yamakawa & Masashi Asaki


Titre : My home hero – Tome 1

Scénariste : Naoki Yamakawa
Dessinateur : Masashi Asaki

Édition : Kurokawa Seinen (19/01/2019)
Édition Originale : My Home Hero, book 01 (2017)
Traduction : Nabhan Fabien

Résumé :
Que seriez-vous prêt à faire pour sauver la vie de votre enfant ?! Je ne suis qu’un pauvre type qui aimerait pouvoir se dégonfler au point de disparaître…

Tetsuo est un modeste père de famille qui se passionne pour les romans policiers. Il découvre un jour des traces de coups sur le visage de sa fille qui vient à peine de quitter le foyer familial pour vivre seule. Tetsuo retrouve rapidement le coupable et le suit.

Sans savoir que cela le mènera à commettre un crime qui changera pour toujours la destinée de sa famille. Mais pour le bien de sa fille, ce papa fait le choix de la lutte …

Critique :
Un manga seinen qui parle de yakuzas, de mafia, de gans, de meurtres, de découpage de cadavre et qui arrive à me faire rire… Étonnant, non ? Et pourtant, comme le disait une actrice connue « Je ne suis pas folle, vous savez ».

Tetsuo est un modeste père de famille, le genre de papa gâteau qui fait tout pour sa fille, qui la couve, que cherche à la voir, à passer des moments avec elle.

À ses heures perdues, il écrit des polars. Rien de prétentieux, il s’inspire beaucoup de ce qu’ont déjà écrit les autres.

Et alors que tout semblait bien aller dans sa ville monotone et tranquille, le voilà avec un cadavre sur les bras, à se demander comment faire pour s’en sortir et s’en débarrasser.

Bourré de situations cocasses et d’humour noir, ce manga m’a fait découvrir des choses intéressantes, notamment comment se débarrasser le plus facilement possible d’un corps. Par certains aspects, j’ai pensé à un épisode de la série Breaking Bad où Walter White doit lui aussi réduire un cadavre à l’état le plus liquide possible.

En prenant ce manga au second degré, il me fut plus facile d’accepter que notre pauvre homme de 47 ans, le genre d’homme tranquille qui ne sera jamais le meneur d’un groupe, ait su trouver toutes les astuces pour liquéfier le corps dans la baignoire et rapporter ensuite les restes dans une sorte de doggy bag valise.

Notre Tetsuo n’a rien d’un super héros, ni d’un mec couillu, il est monsieur-tout-le-monde, mais je me demande combien réussirait cette mission sans craquer, sans foirer le truc, sans rien oublier… Tetsuo est à deux doigts de craquer, il a la trouille de sa vie mais il y arrive, lui !

Le tout sous la compréhension absolue de son épouse qui va l’aider et sous le regard un peu absent de sa fille qui ne se rend pas compte de ce que ses parents sont en train de faire pour elle et qui me semble fort apathique. Limite à baffer, la fille !

En tout cas, dans ce manga, on ne voit pas le temps passer, le rythme est assez élevé, sans pour autant aller trop vite et le mangaka nous évite les scènes les plus gores. L’humour noir est présent, les situations cocasses font sourire, il y a du suspense et on se demande bien comment cette petite famille va s’en sortir avec les yakuzas.

J’ai bien envie de poursuivre avec le tome suivant, lorsque je l’aurai acheté, pour voir comment ce manga va évoluer.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°204] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°30].

[Série] Whitechapel – Saison 3 & 4 : Une série qui s’est arrêtée avant d’être finie

Whitechapel est une série télévisée policière et dramatique britannique en 18 épisodes de 45 minutes produite par Carnival Films diffusée entre le 2 février 2009 et le 9 octobre 2013 sur ITV.

En France, la série est diffusée depuis le 18 décembre 2009 sur Arte et Paris Première.

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1. Distribution (Acteurs principaux) :

  • Rupert Penry-Jones : Détective Joseph Chandler
  • Phil Davis : Détective Ray Miles
  • Steve Pemberton : Edward Buchan
  • Sam Stockman : Détective Kent
  • Claire Rushbrook : Dr Llewellyn

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ITV commande ensuite une troisième saison en mars 2011 : six épisodes, constituée de trois intrigues de deux épisodes.

Le 24 septembre 2012, la série a été renouvelée pour une quatrième saison : six épisodes diffusée depuis le 4 septembre 2013.

whitechapel_3Ce que j’en ai pensé :
J’avais adoré les deux premières saisons et j’avais hâte de trouver les saisons 3 et 4.

Surtout pour retrouver l’équipe de policiers aux ordres du DI Chandler, homme rempli de TOC.

Revoir la gueule bougonne du DS Miles, l’air égaré de leur aidant, Buchan, véritable encyclopédie des crimes en série sur pattes…

À peine après avoir célébré la publication du livre de Buchan, l’équipe du DI Chandler se retrouve à enquêter sur la mort d’un SDF qui a été tué avec une méthode de torture remontant au 16e siècle.

Quand un second cadavre vient s’ajouter, une véritable chasse aux sorcières semble se dérouler à Whitechapel.

On commence fort pour la saison 3 !

Cette fois-ci, plus de copy cat célèbres (Jack et les frères Kray) comme pour les saisons 1 et 2, mais chaque fois une enquête résolue en deux épisodes : le premier met tout en place, le second la résout, tout en ajoutant des mystères dans les couloirs du commissariat de police, comme si un phénomène surnaturel y avait lieu.

Si l’atmosphère était lourde dans les deux premières saisons en raison des crimes, dans les deux dernières saisons, elle va être encore plus oppressante en raison des personnages qui vont tous se retrouver dans un état de nervosité difficilement contrôlable.

Même les plus pacifiques vont commencer à rentrer dans le lard de leur collègues.

Avec une nouvelle saison composée de trois affaires, Whitechapel va donc poursuivre avec son approche « historique » en y injectant une aura mystique.

La série, dans sa saison 4, a donc décidé de soulever des questions telles que : comment cela se fait-il qu’il y a des meurtres si particuliers, étranges et violents à Whitechapel ? Pourquoi les coupables qu’arrête le DI Chandler finissent-ils tous par trouver la mort ?

Pourquoi pas, après tout ?

J’ai trouvé que cela rajoutait une aura à la X-Files (mais diluée et sans le beau Fox des années 90) et que ces mystères allaient sans doute déboucher soit du fantastique pur et dur (le diable est caché dans ces murs) ou la logique implacable qui allait tout nous expliquer.

Moi, je suis pour ce genre de questions, ça pourrait être intéressant, même si on ajoute du paranormal (la vérité est ailleurs, on le sait) mais là où je m’insurge, c’est quand la série s’arrête à la fin de la saison 4 et qu’on n’en saura jamais plus sur ce qui motivait le Mal à opérer à Whitechapel !

De plus, les saisons 1 et 2 avaient développé une atmosphère oppressante, glauque, sordide, à l’aide de crimes horribles, où les interrogations surnaturelles étaient balayées d’un revers de la main.

Certes, les affaires qui vont occuper notre équipe dans les saisons 3-4 sont glauques aussi, vous aurez votre dose de psychopathes ou de gens dont la place est dans les ailes hautes sécurité d’un HP, mais le côté paranormal m’a appâté et au final, je n’aurai pas d’os à ronger !

On a quelques réponses, mais pas LA réponse finale… et ça me fait chier ! Ce genre de choses, ça vous déconstipe pour une semaine au moins tant j’ai râlé que Aubert puisse chanter dans ma tête ♫ Et voilà, c’est fini ♪ alors que moi je voulais savoir !

Ben, je le saurai pas ! Pas de saison 5 annoncée et je n’ai pas envie d’aller faire un tour à Lourdes pour la demander… Quoique…

Anybref !

La saison 3 de Whitechapel était intéressante, j’ai pris plaisir à tenter de trouver le coupable de ces crimes atroces et son modus operandi, mais pour certains, c’étaient hard…

Dans la saison 3, j’avais aussi apprécié toutes ces intrigues surnaturelles ou tout simplement bizarres et qui auraient dû se résoudre dans la saison 4.

Qui auraient dû… Purée, voilà que je me fais mal à moi-même en l’écrivant, tiens !

Enfin, au moins les crimes de ces deux dernières saisons étaient suffisamment noirs, glauques, remplis de fausses pistes pour mieux nous tromper et de tueurs psychopathes aux méthodes de malade afin de tuer leurs contemporains.

Les personnages étaient toujours aussi bien interprétés, ils bougeaient, changeaient de comportement, le DI Chnadler montrait un peu ses émotions, on apprenait plus sur l’origine de ses TOC, entre lui et le DS Miles, ça collait, il était un peu plus respecté…

MAIS, on aurait pu se passer d’une énigme de plus à savoir QUI orchestrait tout ce Mal à Whitechapel (sorcier, diable,… ou virus ?) si c’était pour ne pas la clore dans un ultime épisode de la saison 4.

Hormis ce bémol, suivre cette série, ses personnages hauts en couleur et ses enquêtes sanglantes fut un plaisir de fin gourmet.

Étoile 3,5

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Le DI Chandler torse nu pour le plaisir des yeux !