Le poney rouge : John Steinbeck

Titre : Le poney rouge

Auteur : John Steinbeck
Édition : Folio Junior (2009)
Édition Originale : The Red Pony (1933)
Traducteurs : Marcel Duhamel & Max Morise

Résumé :
Jody, petit garçon rêveur et solitaire, vit dans un ranch de Californie, avec ses parents et son ami Billy Buck, le garçon d’écurie.

Sa vie est paisible, entre l’école et les travaux de la ferme. Un matin, Jody découvre dans la grange un poney rouge, offert par son père. Aidé par Billy Buck, Jody entreprend de le dresser.

Et peu à peu vient le jour où, pour la première fois, Jody va pouvoir le monter ! Mais le poney tombe malade…

Par un grand romancier américain, l’histoire d’une inoubliable amitié, une aventure humaine forte et juste au cœur des fascinants paysages du Far West.

Critique :
Steinbeck ne m’a pas fait vibrer avec ce petit roman jeunesse qui, je trouve, manquait de profondeur dans son personnage principal de Jody.

On saura peut de chose de lui et de ce fait, il me fut difficile de m’y attacher, même si j’ai ressenti sa peine.

Monsieur Steinbeck, vous êtes une brute ! Vous offrez un poney à un gamin, il en est bleu, de son poney rouge, il le dresse et au moment où va enfin pouvoir le monter, bardaf, vous le faite mourir.

Non mais allo quoi ? En plus, j’aurais compris si il avait été emporté par le tétanos, mais sérieusement, un refroidissement après une pluie ?

Oui, dans ma vie, j’ai vu un jour une de mes juments trembler de froid sous la pluie, mais pas après un après-midi passé dessous, c’était après des jours et des jours de pluie, quand tout devient boue et que l’eau ruisselle de partout.

Un bon bouchonnage à la paille, un couverture séchante, un grand paddock pour pouvoir marcher, à l’abri et c’en était fini de ses tremblements. Mais vous, vous emportez le poney d’un pauvre gamin qui n’attendait qu’une chose : monter dessus.

Si la vie dans une exploitation est bien décrite, si les choses simples sont bien mises en scène, j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages et si j’avais pas vécu plusieurs fois la perte d’un cheval, je n’aurais pas vibré avec Jody.

Hélas, j’ai vibré à cause de mes souvenirs malheureux mais pas à cause des siens. Autant où nous laissons couler nos larmes devant un de nos animaux étendu sans vie sur le sol, autant ici, Jody ne lâche rien, de peur qu’on le prenne pour une mauviette, une gonzesse… Il passe sa tristesse en maltraitant d’autres animaux et pour la compassion venant de ses parents, faudra repasser, car ils n’en montrent aucune.

Pourtant, en me posant un peu, je ressens de la douleur pour Jody, un gamin élevé sans amour par ses parents à qui il donne du m’sieur ou du m’dame, comme s’ils étaient des étrangers.

L’auteur a beau nous expliquer, au travers des pensées de Jody, que son père est un homme bon, j’ai du mal à le croire et me le répéter 36 fois ne me fera pas changer d’avis.

Une lecture en demi-teinte, donc, malgré la plume de Steinbeck, son style brut, cru, sans fioritures, violent, qui n’épargnera pas son jeune lecteur, même s’il laissera peut-être des plus âgés froids, justement à cause du manque d’empathie pour les personnages.

Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°01].

Jusqu’au dernier : Jérôme Félix & Paul Gastine


Titre : Jusqu’au dernier

Scénariste : Jérôme Félix
Dessinateur : Paul Gastine

Édition : Bamboo Edition (30/10/2019)

Résumé :
L’époque des cow-boys tire à sa fin. Bientôt, ce sont les trains qui mèneront les vaches jusqu’aux abattoirs de Chicago.

Accompagné de Benett, un jeune simplet, Russell a décidé de raccrocher ses éperons pour devenir fermier dans le Montana. En route, ils font halte à Sundance.

Au petit matin, on retrouve Benett mort. Le maire préfère penser à un accident plutôt qu’à l’éventualité d’avoir un assassin parmi ses concitoyens et chasse Russell de son village.

Mais le vieux cow-boy revient à la tête d’une bande d’Outlaws pour exiger la vérité sur la mort de Benett…

Critique :
Le western a toujours été mon dada et je suis gâtée au niveau films, séries ou bédés. Problème : comment se démarquer des autres western ?

En proposant une bédé qui en respecte les codes mais qui surfe sur du moins habituel : la fin des convoyeurs de vaches suite à l’arrivée des gares et du chemin de fer un peu partout.

La fin d’une époque. Le début d’une nouvelle ère.

La première chose qui frappe, dans ce one-shot, ce sont les dessins. Ils déchirent leur race !

Les détails sont présents, affinés, bien dessinés et les couleurs sont somptueuses, mettant en valeur les paysages grandeur nature traversés par nos cow-boys et leur troupeau.

Le Monde change et si les gens ne changent pas avec, ne s’adaptent pas, ne montent pas dans le train, ils finiront sans boulot, les poches vides. A contrario, certains se sont déjà adaptés et ils ressemblent soit à des esclaves pataugeant dans la merde et sous les ordres d’un patron infâme, soit il font hors-la-loi.

À Sundance, soit la ville paie pour avoir le chemin de fer, soit elle le laisse passer et elle crèvera à petit feu. Il faut aussi qu’elle ait une réputation sans taches, que la ville et ses habitants soient plus pur que la Vierge Marie elle-même.

Dans ce western, le feu est mis aux poudres à la mort de Benett, le jeune gamin adopté par Russell. Crime ou accident ? L’un où l’autre, ça met Russell dans une rage folle et ses exigences sont simples : qu’on lui livre l’assassin sinon il mettra la petite ville à feu et à sang.

Le battement d’ailes de papillon qui a eu lieu lors de la mort de Benett, alors que Russell et son adjoint Kirby vidaient leur colt auprès de deux femmes, va déclencher un tsunami dont chaque vague sera plus forte que la précédente et noiera tout.

Violent, âpre, sombre. Le titre n’aurait pas pu être mieux trouvé car il correspond bien à l’album.

J’ai vibré, j’ai serré les fesses, j’ai supplié le scénariste de me donner la fin que je souhaitais, la plus belle, mais il m’a répondu que nous étions dans un western sombre, pas dans un Lucky-Luke et qu’il fallait payer les conséquences de ses actes, de sa folie, de son entêtement, comme on doit payer ses impôts.

Putain, la facture était salée, horrible, elle fait mal au bide car on voit tous les événements s’enchaîner comme s’ils étaient pris dans un engrenage super bien huilé. Le pan de votre robe s’est pris dedans et la machine voit broie, vous et tous les autres dans votre entourage.

Un western crépusculaire, comme un glas qui sonne dans le lointain, annonçant la mort des cow-boys, la mort des convois et l’urgence d’obtenir la gare dans sa ville.

Qui ne dit mot consent… Après ça, j’étais sur les rotules. Bien plus réaliste de la nature Humaine que mon happy end désiré. Normal, personne n’est tout à fait un innocent, ou un gentil, hormis Benett.

Le Diable était même tapis dans le coin, il avait les cheveux gominés et il a poussé tout le monde sur le chemin de l’enfer à coup de petites phrases bien plus assassines que toutes les balles de colt.

Cet album était un one-shot, il fait 70 pages en grand format car il aurait été impossible de condenser tout ça dans un 48 pages habituel, malgré tout, une suite ne  serait pas une mauvaise idée afin de savoir ce que va devenir Tom : un justicier ou un taiseux ?

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°167, le Mois du Polar chez Sharon (Février 2020) [Lecture N°12] et Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur.

Jerry Spring – Tome 07 – Le ranch de la malchance : Jijé

Titre : Jerry Spring – Tome 07 – Le ranch de la malchance

Scénariste : Jijé
Dessinateur : Jijé

Édition : Dupuis (1959 / 1985)

Résumé :
Trois histoires dans cet album :
1. LE RANCH DE LA MALCHANCE : Jerry et Pancho sauvent la passagère d’une diligence attaquée par des bandits.

L’un de ces derniers, blessé, est abattu par un de ses acolytes. La jeune dame –Jane Ellis- arrive de Boston pour reprendre le ranch de son oncle décédé.

La propriété semble fortement intéresser un voisin : Tom Halley.

2. ENQUÊTE À SAN JUAN : Un vieux bâtiment, la nuit, où Jerry a décidé de prendre du repos. Du repos ?..

Il parvient à sauver un homme qui va être lynché par quelques cow-boys qui l’accusent d’un meurtre. L’homme s’enfuit. Le lendemain, Jerry rencontre le shérif des lieux et le met au courant.

3. LE TESTAMENT DE L’ONCLE TOM : Jerry et Pancho découvrent le cadavre d’un indien Navajo. Ce dernier, curieusement loin de son territoire, a été abattu dans le dos. Un morceau d’un pli est retrouvé. Cet indice amène nos amis à Yaqui-Town, chez un certain Mansfield.

Critique :
Jerry Spring est un vieux pote de chevauchée, toute petite déjà, je rêvais de posséder un cheval comme le sien : vif, rapide, intelligent, obéissant, bref, un cheval de cirque au service de son maître.

C’est dans les anciens Spirou de mon père que j’ai découvert cet autre redresseur de torts de l’Ouest qui ne fera jamais d’ombre à Lucky Luke car ici, on a moins d’humour (l’humour est différent).

Niveaux dessins, ceux de Jijé sont plus réalistes que ceux de Morris et pas de gros nez dans cette série, mais bien souvent des personnages aux traits qui se ressemblent, comme ici un régisseur de ranch et le conducteur de la diligence.

Je vous le dis de suite, ce n’est pas le meilleur de la série ! La première investigation va très vite, trop vite même et aurait mérité plus que 16 pages de traitement car « la rapidité nuit à l’efficacité » (vous la ressortirez pour ce que vous voulez, cette citation offerte avec cette chronique).

La seconde aventure a plus d’une enquête, mais elle sera, elle aussi, assez rapide, Jerry Spring ayant sans doute regardé « Il était une fois dans l’Ouest » et compris pourquoi Reiner voulait tant acheter les ranchs des environs, à n’importe quel prix, mais celui de la mort pour qui refusait.

Quant à la dernière, qui met en scène Pancho pour une piste à remonter, elle est tellement courte qu’on se demande s’il ne manque pas des pages ! Limite si on ne nous livre pas l’explication finale en vitesse, parce qu’on va se trouver à court de cases et que on est dans un album de 46 pages.

Franchement, Jerry Spring a beau être bourré de bons sentiments (les gentils triomphent des méchants), se terminer toujours bien pour nos héros (même si Pancho, dans les autres albums, est toujours victime du racisme envers les mexicains), là, on est face à des scénarios faiblards de chez faiblards.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°47, Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le Mois Américain – Septembre 2019 – chez Titine.

Le pays des petites pluies : Mary Austin

Titre : Le pays des petites pluies

Auteur : Mary Austin
Édition : Le mot et le reste (12/02/2019)
Date publication originale : 1903
Édition Originale : The Land of Little Rain (1903)
Traducteur : François Specq

Résumé :
Ce texte de Mary Austin est l’un des grands classiques de la tradition américaine de nature writing et les critiques de son temps ont comparé sa sensibilité à l’environnement à celles de Thoreau et Muir.

Sa célébration de la beauté du désert la place au commencement de toute une lignée d’écrivains américains qui, de John Van Dyke à Edward Abbey, ont fait porter sur ces régions un regard à contre-courant du désir d’exploitation indissociable de l’histoire de l’Ouest américain.

Se tenant à l’écart tant de l’esthétisme que du sentimentalisme, Austin n’en parvient pas moins, dans une prose sobre mais intense, à évoquer les singuliers pouvoirs d’envoûtement du désert de l’Ouest, tout en laissant entendre de manière poignante la résonance intime du mélange de beauté et de douleur propre à ce lieu.

Critique :
Un peu de douceur dans ce monde de brutes, comme le disait si bien la publicité pour les chocolats dont je ne citerai pas la marque.

Voilà le genre de bande-titre que l’on pourrait apposer sur cet oldies parlant de nature-writing et datant de 1903.

Pour la plupart des gens, dans les déserts, il n’y a rien, pas de vie, pas de flotte, juste la chaleur la journée, le froid la nuit et l’immensité désertique.

À la lecture de ce roman composé de nouvelles, ou plutôt, de petites chroniques, on apprend qu’il n’en est rien et que le désert n’est pas dépourvu de vie et qu’il n’est pas juste une étendu de sable matraquée par le soleil implacable, infernal.

Elles nous parlera des plantes qui y vivent, des oiseaux, de l’eau que l’on peut trouver en creusant un peu et où des aventuriers sont morts de soif alors que s’ils avaient creusé un peu, ils eussent survécu.

Vous pouvez faire confiance aux Indiens pour ne manquer aucune des vertus du monde des plantes !

Elle nous parle de cette fascination que le désert a sur l’Homme, sur la magie qui s’en dégage, sur ses dangers mais aussi sur tout ce qu’il a offrir.

Pour tout ce que le désert prend à l’homme il donne une contrepartie, des respirations profondes, un sommeil profond et la communion des étoiles. Il nous vient à l’esprit avec une force renouvelée, dans les silences de la nuit.

Venez donc vous qui êtes obsédés par votre importance dans l’ordre des choses, et qui ne possédez rien qui n’ayez obtenu sans peiner, venez par les sombres vallées et les collines charnues, jusqu’au pays des jours paisibles, et faites vôtres la générosité, la simplicité et la sereine liberté.

Ça se lit confortablement installé au soleil, pour en sentir sa morsure et ainsi, on peut se laisser porter par le récit fort bien détaillé de l’auteure, imaginer les paysages, sentir les odeurs et se laisser bercer par ses petites chroniques où il ne se passe rien, mais où il se passe bien des choses car on parle tout de même de la Nature.

Telle est l’économie de la nature, mais avec tout cela on ne prête pas assez attention à l’oeuvre de l’homme. Il n’y a pas de charognard qui mange les boites de conserve et nulle créature sauvage ne laisse de telles souillures sur le sol de la forêt.

Le Mois Américain – Septembre 2019 – chez Titine.

Dark Horse : Craig Johnson [Walt Longmire 5]

Titre : Dark Horse – Une enquête du shérif Walt Longmire – T5

Auteur : Craig Johnson
Édition : Gallmeister (2013) / Points (2015)

Résumé :
Comment Mary Barsad, si douce, a-t-elle pu abattre son mari de sang-froid ? Elle a tout avoué. Et si les mobiles ne manquent pas : infidèle, magouilleur, il aurait peu avant sa mort enfermé les chevaux de course auxquels elle tenait tant dans sa grange, avant d’y mettre le feu.

Mais le shérif Walt Longmire se méfie des évidences. À Absalom, Wyoming, il décide de mener sa propre enquête …

Critique :
Wade Barsad a enfermé les chevaux de sa femme dans l’écurie et y a foutu le feu… Et elle s’est contentée de lui tirer 6 balles dans la tête ?

Moi, pour un crime pareil, je lui aurais tiré dans les genoux, coupé les couilles et le sexe, les lui aurait fait bouffer, puis, je l’aurais fait écarteler, donné aux fourmis rouges, pendu, guillotiné, éviscéré, ressuscité et puis passé à la chaise électrique avant de l’écorcher vif. Rien de moins.

Mais au lieu de donner une médaille à son épouse Mary, on l’a arrêtée et mise en prison en attendant son procès et cette brave femme qui a vu ses chevaux mourir dans un incendie est arrivée dans la prison de notre shérif préféré, Walt Longmire, policier dans le comté d’Absaroka.

La construction de ce roman mélange habillement le moment présent où notre shérif, déguisé en agent d’assurance, enquête sous couverture dans la petite bourgade d’Absalom afin de s’assurer que Mary Bardsad est bien coupable parce qu’il a comme dirait un doute et en prime, nous avons ce qu’il s’est passé 7 jours avant son immersion dans ce comté encore moins peuplé du Wyoming.

Comme toujours, pas de précipitation dans le déroulement de l’enquête, on prend son temps, on pose les bases, on présente les figurants, on installe les décors, le tout avec une plume qui manie l’humour subtil et l’art de la métaphore, sans pour autant en user et en abuser.

Lire une enquête de Walt Longmire est un dépaysement garantit, avec, en prime, les retrouvailles avec tout son équipe qui sont devenus des amis au fil des romans, sans oublier le chien, qui mènera l’enquête avec son maître et notre autre ami de la Nation Cheyenne, Henry Standing Bear, moins présent dans cet opus, comme le Basque.

Mais l’absence de son équipe de flics est atténuée par la découverte de quelques personnages hauts en couleur et fort sympathiques, tel Hershel le cow-boy solitaire ou Benjamin, le gamin à moitié-Cheyenne et sa mère, à 100% guatémaltèque et sans-papiers.

Des non-dits, des tas de choses suspectes, des magouilles, des embrouilles, de l’alcool, des chevaux, des paysages magnifiques qui donneraient envie de poéter et la violence des Hommes pour contrebalancer cela, ou c’est le contraire, c’est la nature, sa beauté et sa force qui contrebalance la violence de l’Homme.

Une fin dont j’avais senti venir l’odeur car moi aussi j’avais repéré l’anguille sous la roche, mais niveau course-poursuite, on a eu droit à une qui semblait venir tout droit des meilleurs films western ! Yahooooo !

Bref, une fois de plus la plume de Craig Johnson m’a emmenée par delà les montagnes, dans le Wyoming, retrouver des vieux potes, des amis, le tout pour une enquête pas facile, remplie de trous noirs et de pelote de laine à démêler, le tout dans une ambiance assez froide parce que les gens d’Absalom ne sont pas toujours des gens sympas, sauf quelques uns.

Allez, vivement mon prochain voyage dans l’état le moins peuplé en compagnie de mon shérif bougon au caractère d’ours, Walt Longmire.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018)  et Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.

[Comanche] – Le Corps d’Algernon Brown – Hermann & Greg (Tome 10)

Titre : Le Corps d’Algernon Brown                           big_3

Scénariste : Greg
Dessinateur : Herman
Édition : Le Lombard

Résumé :
Après 20 jours de pluies diluviennes, Comanche et les siens constatent les dégâts dans leur cheptel. Au pied d’un talus, Red Dust découvre le cadavre d’un homme abattu de deux balles dans le ventre. Les papiers découverts sur ce dernier révèlent son identité, Algernon Brown.

De retour avec leur funeste découverte et en attendant la venue du shérif, la patronne du Triple 6 et son bras droit font la connaissance de Colby, le nouveau docteur de Greenstone Falls.

Après examen du défunt, le médecin déclare connaître le dénommé Brown pour l’avoir croisé autrefois à Laramie.

Le dépeignant comme un bandit de grand chemin, ses dires s’opposent à ceux du shérif qui reconnaît en ce cadavre un enquêteur du cabinet Pinkerton.

Mais qui cet Algernon Brown ?

Critique : 
♫ Il pleut, il pleut, cow-boy, ♪ rentre tes brunes Longhorn ♪  Le scénariste aurait pu commencer le récit du 10ème album de Comanche par cette ritournelle parce qu’après 20 jours de pluie diluvienne, les terres sont assez gorgées d’eau que pour y élever des poissons.

Alors que Comanche et les membres du ranch « Triple-Six » comptent les cadavres de vaches qu’ils n’avaient pas rentré et qui se sont noyées, faute de branchies, Red Dust découvre un cadavre.

Algernon Brown n’est pas mort noyé, mais abattu de deux balles. Qui était-il et que foutait-il là ?? Pour le moment, on ne le sait pas, mais il va falloir enquêter, monsieur Red « Sherlock » Dust.

Couleurs assez sombres, comme des lavis de brun, cet album marquera la fin de la collaboration du dessinateur Hermann avec le scénariste Greg car Hermann voulait changer de registre et les idées qu’il avait pour la série « Comanche » n’était pas « catholiques ».

Pourtant, lui, son idée était de faire une série western réaliste, vraiment réaliste… C’était déjà lui avait suggéré que le bandit Dobbs (« Le ciel est rouge sur Laramie ») soit désarmé et en sous-vêtements lorsqu’il se faisait abattre, froidement, par Dust, son cadavre criblé de balles s’écroulant au milieu des détritus.

Cela avait fait scandale à l’époque…

Véritable enquête policière, cet album va faire remonter à Dust une piste fort embrouillée et il aura besoin de toute sa sagacité (et d’un peu d’aide) pour démêler l’écheveau.

L’atmosphère « suspicieuse » étant entretenue par les doutes de Red et les soupçons de Comanche. À la manière d’un puzzle, tout deux vont assembler leurs indices jusqu’à la découverte du tableau final.

La première fois que j’avais lu ce tome 10, j’avais pensé que j’étais victime d’hallucinations en découvrant un touriste japonais prenant une photo à l’aide d’un argentique, dans le décor. Ce qui, à cette époque (fin XIXème), était impossible.

Si le lecteur cherche parfois des erreurs involontaires d’un dessinateur, dans cet album, il sera gâté par la profusion d’anachronismes. Le pire, c’est que ces erreurs furent volontairement glissés par Hermann.

Hermann étant fatigué de cette série et vu qu’il ne pouvait pas intervenir sur le scénario, il décida de faire un pied-de-nez à sa manière.

Comme il avait déjà fait dans « Tonnerre sur Coronado » (la série « Bernard Prince ») où le running gag était que le personnage de Barney Jordan allait garder son oreiller durant une bonne partie de l’aventure, ici, il marqua son ras-le-bol et sa lassitude en dessinant un touriste japonais muni d’un appareil photo, un appareil téléphonique, des prises électriques et une enseigne  « Toyota ».

Greg n’apprécia que modérément la plaisanterie. Ces « frasques » marquèrent la fin de leur collaboration.

Mon seul bémol sera sur le fait que les personnages auraient dû être plus approfondi au fil des albums…

Surtout ceux de Clem « Tenderfoot » et de Toby « Face-Sombre » qui, bien que personnages secondaires, auraient pu avoir plus à dire. À croire que le scénariste ne s’embarrassait pas trop de la psychologie de ses personnages.

Au final, la série « Comanche » tourne plus autour de Red Dust qui, au fil des albums, s’est assagi, discipliné, éduqué… Pire, il sait se saper comme un milord et même se laver. On est loin du cow-boy mal rasé et mal dégrossi du début !

Le progrès a frappé aux portes de la ville de Greenstone Falls, la lumière fut dans les rues, les transports publics aussi et on loin aussi des débuts où l’insécurité régnait et où la loi du plus fort faisait La Loi.

Le temps et la raison l’ont emporté. Du chaos est né l’ordre. Idem pour la ville de Laramie qui a une odeur de propre comparé au bourbier qu’elle était dans l’album 4.

Je me demande si je n’aimais pas mieux l’ambiance des débuts, quand le bordel régnait et que les six-coups parlaient…

Malgré tout, la série vaut que l’on s’attarde sur elle.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2014-2015), « Le mois Américain » chez Titine, Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « Il était une fois dans l’Ouest » chez Cannibal Lecteur (oui, chez moi !) et le « Marathon Bédé » chez Chroniques Littéraires.

[Comanche] – Et le diable hurla de joie… – Hermann & Greg (Tome 9)

Titre : Et le diable hurla de joie…                                  big_3-5

Scénariste : Greg
Dessinateur : Hermann
Édition : Lombard (1981)

Résumé :
Après de longs mois d’absence, Red Dust a regagné Greenstone Falls où les fermes sont incendiées les unes après les autres. Le ranch « Triple Six » n’a pas été épargné !

Dans les décombres fumants, l’assureur De Véga a découvert une flèche incendiaire. Pour lui, il n’y a pas de doute : les coupables sont les Indiens.

Red Dust affirme au contraire, que cette flèche n’a pas pu être tirée par un Peau-Rouge…

Critique : 
♫ Boum, quand votre ranch fait Boum ♪ Les assurances Simoun, viendront vous rembourser… ♪

Bon, d’accord, ce ne sont pas les assurances Simoun… Pourtant, je n’ai pas tout à fait tort car dans la ville de Greenstone Falls, le concept d’assurances vient de débarquer !

Oui, on vient de les « inventer » mais certains sont encore un peu sceptiques (on ne peut pas leur donner tort non plus). Pourtant, ça tombe plutôt bien, l’assurance, car depuis quelques temps, des ranch ont tendance à partir en fumée.

Red Dust, de retour dans la petite ville, regarde d’un air circonspect le jeune vendeur d’assurance, De Véga. Quand le « Triple Six » brûle et que le jeune blanc-bec découvre une flèche Pawnees, Dust a tout compris : mise en scène !

Pas con, vous faites brûler quelques ranch et les autres propriétaires, morts de trouille, signent des contrats ! Hop, l’affaire est dans le sac… « De Véga m’assure, ça me rassure » (pour parodier un vieux slogan bien connu).

Dans un contexte de suspicion bien légitime, le vendeur d’assurance et son adjoint doivent filer ventre à terre afin de ne pas se faire lyncher.

Véritable enquête policière menée par Red Dust et le Cheyenne Tache-de-Lune, qui, lancés sur la piste des fugitifs, vont aller de surprise en surprise.

Le Sherlock Holmes de l’affaire, c’est le Cheyenne, moins impulsif que son ami aux cheveux de feu, et qui va faire marcher ses petites cellules grises afin de résoudre cette affaire qui est bien plus complexe qu’elle ne le laisserait penser au départ.

Red Dust est parti avec un handicap dès le départ : la haine envers De Véga… Enfin, pas vraiment pour l’homme, mais pour ce qu’il représente : la civilisation, celle que Dust ne veut pas.

Une fois de plus, le personnage de Dust prend une autre envergure, celle d’un homme qui peut faire des erreurs et qui, quand il est en colère, a le cerveau un peu trop près du chapeau !

J’ai beau avoir lu l’album 10 fois, j’oublie toujours qui tire les ficelles et c’est toujours une découverte pour moi. Vive Alzheimer…

Niveaux dessins, les tons sombres côtoient les tons plus lumineux, selon que l’histoire se déroule de jour ou de nuit.

Dans l’album « Le doigt du diable », Red Dust avait quitté sa ville car il trouvait qu’elle s’ouvrait un peu trop au progrès à son goût. Au u final, il retrouvera une cité qui a peu changé, ce qui le confortera dans l’idée qu’une partie de son « ouest » peut survivre.

Un des derniers bons albums de Comanche, bien que cette dernière soit peu présente dans cet album.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2014-2015), « Le mois Américain » chez Titine, Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « Il était une fois dans l’Ouest » chez Cannibal Lecteur (oui, chez moi !) et le « Marathon Bédé » chez Chroniques Littéraires.

[Comanche] – Les shériffs – Hermann & Greg (Tome 8)

Titre : Les shériffs                                                          big_3

Scénariste : Greg
Dessinateur : Hermann
Édition : Lombard (1980)

Résumé :
Suite à l’affrontement d’avec les milices des compagnies d’extraction du cuivre (cf : Le doigt du Diable), Red Dust et ses nouveaux amis remettent en route le ranch de Duncan, mais le passé n’est jamais loin qui se matérialise un jour pour Red Dust sous la forme de 6 shériffs qu’il a bien connu.

Chacun d’eux a dû un jour affronter la bande des Ruhmann, des foux furieux, qui ont mis leur ville à feux et à sang. Aujourd’hui cette même bande organise le siège d’une ville et les shériffs ont décidé d’agir, mais pour ce faire, ils ont besoin de l’aide de Red Dust qui plongera dès qu’il apprendra que Comanche est coincée dans cette ville…

Critique : 
Si Red Dust comptait se la couler douce à la ferme des Duncan, il en est pour ses frais.

Le passé n’est jamais bien loin et le voilà qu’il se matérialise sous les traits d’un curieux cavalier mexicain qui débarque à la ferme. Un mexicain basané qui sait manier les armes…

Éclaireur d’une troupe de fines gâchettes, ils sont venu demander l’aide de Red Dust afin d’éliminer la famille Ruhmann qui terrorise partout où elle passe, semant des cadavres sur son chemin. Là, ils assiègent la ville de Summerfield.

Si Red refuse tout d’abord, il acceptera en apprenant que Comanche fait partie des gens retranchés dans la ville. Cela fait déjà six jours qu’ils se défendent… Et on se doute que le cœur de Dust bat plus fort quand il voit la belle Comanche.

Comanche… celle à cause de qui il avait quitté Greenstone Falls car la belle flirtait un peu trop avec les jolies robes et un jeune futur gouverneur.

Ici les héros ne sont pas des preux chevaliers. Tous des anciens shérifs, mais pas vraiment des hommes purs, hormis peut-être l’ancien shérif de Greenstone, celui qui avait aidé Red Dust.

Nos hommes sont fatigués, les Ruhmann leur ont pris des êtres chers, ils sont brisés, cherchant avant tout une sorte de  rédemption à travers un ultime exploit car ils savent que c’est leur dernière chance de se battre pour une cause noble.

Il y a des « 7 mercenaires » dans ces 6 shérifs accompagné de Red Dust.

Le scénario est travaillé, les couleurs oscillent dans des tons ocres et rouges, le rythme est trépidant des les dernières pages et même avant car leur voyage ne sera pas de tout repos.

Heureusement, ils pourront compter sur un allié de poids.

J’ai bien aimé l’utilisation du procédé de la « voix off » dans certains passages pour illustrer les pensées de Red. Cela renforçait encore plus le côté désespéré de cette chevauchée « de la dernière chance ».

Les dialogues sont aussi parfois incisifs.

[Wabash découvrant que le Cheyenne s’est peint le visage]
— Des peintures de guerre ! Y a pas à dire, les gars, mais quand on aura fini de flinguer les désagréables, elles auront du boulot, les maîtresses d’école, pour que ce sacré pays devienne civilisé ! Ha ! Ha ! Ha !
— Il viendra sans doute un jour, en effet, où les indiens ne se peindront plus. Ils s’accrocheront, comme nous, de petites breloques en argent pour signifier exactement la même chose. Et le monde aura fait un gigantesque pas en avant. Grâce à des civilisateurs comme toi, Wabash… [lui réplique celui que l’on surnomme « Le Rabbin »]

Au moins, Comanche aura compris que la vie est un bien précieux et changera de tout au tout, remisant ses jolies robes et son service à thé au placard.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2014-2015), « Le mois Américain » chez Titine, Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « Il était une fois dans l’Ouest » chez Cannibal Lecteur (oui, chez moi !) et le « Marathon Bédé » chez Chroniques Littéraires.

[Comanche] – Le doigt du diable – Hermann & Greg (Tome 7)

Titre : Le doigt du diable                                                 big_3-5

Scénariste : Greg
Dessinateur : Hermann
Édition : Lombard (1977)

Résumé :
Alors que la ville s’apprête à accueillir son futur gouverneur, Red Dust décide de quitter la région pour de bon et d’aller vers le Nord.

En arrivant dans le Montana, il sauve deux pauvres diables qui lui apprennent que le cuivre, qui se trouve en abondance dans cette région, cause la ruine de bien des fermiers au profit de quelques escrocs.

Engagé dans la ferme des Duncan, il est obligé de combattre les représentants d’une société qui veut chasser les propriétaires de leurs terres afin d’en extraire le cuivre…

Critique : 
La civilisation est en marche et elle avance à grands pas sur la petite ville de Greenstone Falls, faisant faire la grimace à Red Dust qui ne voit pas ça d’un très bon œil.

Mais est-ce bien parce que la civilisation entre en ville en la personne du futur nouveau gouverneur Dillon où parce que la proprio du ranch « Triple Six » s’est embourgeoisée au point de porter des robes et d’écouter, les yeux brillants, le blondin de futur gouverneur ??

Alors, Dust fuit vers le Montana, croyant fuir ses problèmes, mais les problèmes, ils sont les mêmes partout ou s’ils sont différents, ils n’en restent pas moins des emmerdes !

Le Montana ne vaut pas mieux que Wyoming. Ici, on fait la guerre du cuivre. Eu il y a la terrible loi de l’Apex qui dit que tout propriétaire à le droit d’exploiter jusqu’au bout une veine minière affleurant dans son terrain.

Autrement dit, si vous avez du cuivre sur votre terrain et qu’il affleure chez le voisin, vous avez le droit d’éventrer son terrain pour continuer le filon.

Si Dust avait pensé avoir trouvé la tranquillité chez les Duncan, père et fille, c’était sans compter que le passé vous rattrape toujours et que les armes misent dans une armoire devront ressortir un jour où l’autre. Surtout lorsqu’on a un champ contenant du cuivre…

Cet album aux couleurs ocres a pour trame de fond le combat entre une famille qui ne cherchait que la tranquillité dans ses champs et la compagnie d’extraction du cuivre Heinze, surpuissante, n’ayant pas hésité à recruter des terreurs, dont Dan Wallach qui a rempli quelques cimetières à lui tout seul, toujours en état de légitime défense, même quand il flinguait un gosse.

Red Dust, même s’il dégaine toujours ses armes s’est assagi depuis le premier tome. Dommage… Bien qu’il sache toujours faire mouche avec ses « six coups » et que sa sagacité soit toujours bien présente.

J’adore l’album, mais les personnages du ranch « 666 » me manquent.

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[Comanche] – Furie rebelle – Hermann & Greg (Tome 6)

Titre : Furie rebelle                                                              big_3-5

Scénariste : Greg
Dessinateur : Hermann
Édition : Lombard (1976)

Résumé :
Red Dust est désormais Shérif adjoint de la ville. Alors qu’il s’apprête à accueillir un photographe renommé, il doit arrêter deux Indiens ivres qui semaient le trouble dans la ville. Cela n’augure rien de bon…

Au même moment, Comanche vient au secours du ranch des Stuart, attaqué par des Indiens.

Il semble que Feu Solitaire soit décidé à reprendre le combat. Il a été rejoint par d’autres rebelles et veut récupérer les territoires de ses ancêtres…

Critique : 
Red Dust porte l’étoile d’assistant shérif et son plus gros travail est d’arrêter deux indiens qui avaient trop forcé sur « L’eau-de-feu ». Et c’est tout ??

Normal, avec Dust comme assistant shérif, les voyous évitent Grennstone Falls. Sa réputation dépasse les frontières de la ville.

Si vous pensez que ce tome va être tranquillos, accrochez-vous à l’album parce que ça va déménager !

Des indiens dissidents se sont regroupés sous le commandement de Feu-Solitaire, un des fils du chef indien Trois-Bâtons, que l’on avait croisé dans l’album « Les guerriers du désespoir ». L’aîné des fils du Grand Chef, Cheval-Debout, avait succédé à son père dans le tribu des Cheyennes et l’autre frère, Tache-de-Lune, ne voulant pas choisir, était venu s’établir au ranch « 666 ».

Sur fond de pillages menés par des indiens dissidents, aiguillonnés par la haine que Feu-Solitaire voue aux Blancs, cet album est très émouvant. Ce sont trois frères qui étaient unis et que ne le sont plus, l’un ayant le cerveau trop près du scalp et un caractère bouillonnant, ne voulant pas reculer devant l’envahisseur Blanc et ayant dans l’esprit de récupérer les territoires de ses ancêtres.

L’autre, le chef, il sait que si l’armée entre en jeu, c’est toute la nation Cheyennes qui sera exterminées.

Quant à Tache-De-Lune, qui choisir ? Ses nouveaux amis du « Triple-Six », son frère qui commande la nation Cheyenne ou son excité d’autre frangin ?

L’armée, n’en parlons pas, ils n’ont jamais rien compris aux Indiens et à leur fonctionnement : c’est à Cheval-Debout d’arrêter son frère, pas à l’armée. De plus, ils arriveraient trop tard. Déjà que la petite patrouille ne sait pas comment voyager discrètement…

— Avec vos bourrins ferrés à l’ordonnance, vos flingots en faisceau, votre tambouille offert au vent et le choix de cette cuvette sans recul, je suppose que le manuel du parfait mort-pour-la-patrie a été respecté de bout en bout.

En tout cas, toute cette agitation et ce conflit fera un beau reportage photo pour le journaliste Dan Morgan du « Boston Examiner », sans compter que cet homme est venu avec un ballon pour photographier tout depuis le ciel.

Beaucoup de violence, de balles perdues ou qui ont fait mouche, mais aussi beaucoup d’émotion dans ce très bel album.

Ces deux Cheyennes étaient fils de « Trois-Bâtons », le chef légendaire. C’était le troisième, « Cheval-Debout » qui détenait le terrible pouvoir de la justice indienne. Il lui avait, ce jour-là, donné l’une de ses dernières victoires, la plus amère. Et dans la nuit, les tambours du triomphe se turent comme les clameurs de guerre. La dernière révolte était morte, et même Dan Morgan renoncerait à la chanter….

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2014-2015), « Le mois Américain » chez Titine, Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « Il était une fois dans l’Ouest » chez Cannibal Lecteur (oui, chez moi !) et le « Marathon Bédé » chez Chroniques Littéraires.