Black Butler – Tome 22 : Yana Toboso

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Titre : Black Butler – Tome 22

Scénariste : Yana Toboso
Dessinateur : Yana Toboso

Édition : Kana (2016)

Résumé :
Ciel, Sebastian et Sarivan, alias la Sorcière Verte, s’échappent de la vallée des loups-garous pour trouver refuge chez Dietrich qui leur est venu en aide.

La mission du « chien de garde de la Reine » est désormais achevée, mais Ciel doit intégrer sa nouvelle invitée et son majordome à l’aristocratie anglaise, en vue d’une rencontre prochaine avec la Reine…

01Critique :
La sorcière verte est défaite, la malédiction est résolue, nos amis rentrent au manoir de Phantomhive en compagnie de Sarivan et de son majordome Wolfram. Cette enquête est terminée.

Volume de transition, cet opus ne nous apprendra pas grand-chose si ce n’est quelques petits développements autour du personnage de la jeune Sarivan, son amour pour Wolfram, son protecteur et sa manière de découvrir les nouvelles mœurs qui l’entourent.

Ben oui, elle sort vraiment du bois, Sarivan et n’a jamais rien connue d’autre que son bled paumé où les personnes étrangères au patelin étaient très mal vues !

Et c’est là que je soupire un peu car j’ai trouvé cette conclusion de l’arc sur la sorcière verte trainait un peu trop et que l’auteur meublait avec quelques scènes se déroulant au manoir.

Habituellement, j’adore ça, mais ici, je n’ai pas retrouvé la dynamique habituelle entre nos personnages et le personnel étrange du manoir.

Là où je suis devenue plus intéressée, c’est avec le petit passage évoquant une visite mystérieuse d’Untertaker, un personnage que j’adorais et qui est rempli de mystères.

Voilà ce qui a titillé mon intérêt dans ce volume 22 alors que, a contrario, l’intrigue avance peu pour ne pas dire pas du tout puisque nous n’avons pas le commencement de l’enquête suivante, comme habituellement à la fin d’un arc.

Et pour piquer encore plus la curiosité de ses lecteurs et ne pas les perdre en cours de route avec ce volume, Yana Toboso développe un peu plus le concept des Shinigami et leurs origines. Les Shinigami allemands étant un peu différents de leurs homologue anglais.

Dommage que le tout aille si doucement, parfois.

Le dernier chapitre est aussi spécial, original mais meuble les dernières pages, une fois de plus…

Les résultats du concours de popularité des personnages étant tombés, Yana Toboso nous offre une histoire parallèle à partir de ce résultat du concours de popularité.

C’est décalé, amusant, ça se lit avec un sourire aux lèvres, mais tout ça ne fait pas avancer le shimilimili… le shbilibili… le Schmilblick !

J’eusse préféré qu’une enquête commence et que ces amusements nous soient proposés en bonus parce que là, j’ai l’impression d’avoir fait du sur-place en lisant ce 22ème tome.

Ou alors c’est moi qui en demande trop…

Étoile 2,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge British Mysteries chez My Lou Book.

British Mysteries 2016-2017

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Black Butler – Tome 20 : Yana Toboso

Titre : Black Butler – Tome 20                                                  big_3-5

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2015)

Résumé :
Agacé par l’attitude de Ciel, contraire à leur contrat, Sebastian décide de prendre des mesures drastiques. Mais ira t-il réellement jusqu’à dévorer l’âme de son jeune maître ?

Critique : 
Là, on vient de faire un grand pas dans la résolution de l’énigme de la malédiction des loups-garous de la forêt interdite. Ouf, je l’ai dit !

20 tomes déjà que la mangaka m’enchante avec cette série ! Et malgré tous les tomes lus, elle arrive encore à me surprendre et à nous faire des révélations sur le chien de garde de la reine Victoria : Ciel.

Ici, non seulement nous avons une partie de la solution à leur enquête dans le trou du cul de l’Allemagne, mais en plus, nous découvrons Ciel sous un jour nouveau !

Déjà le voir en train de se planquer sous une couette était peu habituel, mais le voir ensuite faire acte de contrition, c’est du jamais vu ! Sebastian aussi est plus sombre à un moment donné. Décidément, ce diable de majordome a encore des surprises pour nous sous son habit.

Une fois de plus, il y a du rythme, du dynamisme, les domestiques de Ciel sont mis à contribution et ils me font toujours autant rire. Quant au personnage de la reine Victoria, hem, comment dire… elle me fait pisser de rire mais n’en sort pas grandie !

Pour le reste, l’auteur m’a bien eu et j’ai ronchonné de m’être laissée berner comme une gosse. Bon, je ne suis pas la seule !

Ce que j’adore aussi, ce sont les relations entre cette fiction et la réalité… L’auteur les entremêle et y va de sa petite invention à elle, mais cela reste toujours cohérent.

Un tome diablement secouant et ma foi, je donnerais bien mon âme à ce beau Sebastian, moi !

Vivement la suite !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Totem » chez Liligalipette et « A year in England » chez Titine.

 

1888, Jack l’Éventreur et les fantasmes victoriens : Roland Marx

Titre : 1888, Jack l’Éventreur et les fantasmes victoriens

Auteur : Roland Marx
Édition : Éditions Complexes (1987)

Résumé :
« Jack l’Éventreur » : un des plus célèbres criminels de l’histoire, d’autant plus connu peut-être que le mystère de son identité n’a jamais été percé et que les hypothèses les plus folles, y compris la mise en cause de proches parents de la reine Victoria, ont été avancées à ce sujet et continuent de se nourrir de « révélations » successives.

Cette « affaire » sert de point de départ à une enquête sur les mentalités victoriennes qui, seules, peuvent expliquer l’étrange écho provoqué par cette série de meurtres sordides.

On s’aperçoit bien vite que les Victoriens vivaient en proie à quelques grandes peurs : la maladie et la mort, le sexe, l’espace urbain qui, dans la « moderne Babylone « londonienne, recelait des bas-fonds terrifiants et des menaces aussi diffuses que redoutées.

En 1888, les grandes barrières contre le mal, la famille, la propriété, la religion, apparaissent branlantes dans un royaume gouverné par une souveraine exemplaire, mais vieillissante.

Les grandes valeurs morales, l’ordre social et politique fléchissent, la « peur du rouge » se développe, on vit sur une croûte de civilisation qu’un grand cataclysme menace d’engloutir dans les laves révolutionnaires. Les crimes de Jack réveillent ou révèlent des fantasmes inavoués ou inavouables.

Dans les brumes épaisses de novembre 1888, d’aucuns ne savent plus trop s’ils vivent l’avènement de la grande perversion sexuelle ou si les ombres fantomatiques de la Révolution sociale ne revêtent pas l’apparence du meurtre sordide comme signe annonciateur de la subversion finale.

Critique : 

Que peut-il y avoir de si fascinant dans un tueur en série, assassinant des prostituées, les découpant, les mutilant, repeignant même la chambre de Mary Kelly avec son sang ?

Parce que ses meurtres furent monstrueux ?

Il a tout de même assassiné sauvagement cinq prostituées (au minimum, plus si affinités) dans le quartier pauvre de Whitechapel, à Londres, en 1888.

Est-ce parce que son identité ne fut jamais trouvée et qu’on suspecta bien des gens, jusque dans les plus hautes sphères du pouvoir ?

Une chose est sûre : il fascine depuis toujours et peu de tueur peuvent se venter d’avoir fait couler plus d’encre que de sang, d’avoir suscité autant de mystère, d’avoir eu leur nom sur des affiches de cinéma, dans des livres, d’avoir été mis à toutes les sauces et d’avoir TOUJOURS leurs noms au Panthéon des meurtriers, plus de cent ans après leurs méfaits. Tout en suscitant toujours les questions et les théories les plus folles !

Oui, je l’avoue, ce tueur me fascine. Pourtant, il a peu de meurtres à son actif, d’autres ont fait pire et bien plus de victime que lui. Mais sur Jack, il planera toujours une aura de mystère quand à son identité.

Qui était-il ? Nul le sait…

Tout le monde y passa : le petit-fils de la reine Victoria, le prince Albert Victor, duc de Clarence; le peintre Walter Sickert; John Druitt, l’avocat retrouvé noyé dans la Tamise; le chirurgien de la reine, Sir William Gull; ; George Chapman, barbier polonais; Sherlock Holmes (oui, dans un pastiche ! Mais étant un personnage de fiction – sacrilège que de l’avouer – il ne peut être tenu pour coupable),…

Pourtant, « Jack l’éventreur » ne fut sans doute pas le surnom qu’il se donna lui-même, mais pourrait provenir d’un journaliste… Une chose est sûre, le surnom provient d’une lettre envoyée à l’agence de presse London Central News Agency par une personne déclarant être le meurtrier.

Lorsque j’ai acheté ce livre, je savais que je n’aurais pas de réponse à mes questions. Ce n’est pas pour cela que j’ai acheté ce livre mais pour me plonger dans la société victorienne comme j’aime le faire…

Le début du livre est consacré – en grandes lignes – au serial-killer Number One mais il ne sert que de base pour un tout autre but : nous éclairer sur le « comment de telles choses ont pu arriver », faire la lumière sur les paramètres sociaux qui ont permis aux actions de Jack de prendre une telle proportion.

Ensuite l’auteur pourra nous parler, plus en profondeur, de la société victorienne, de ses tabous, de ses mœurs, de religion, de la place de la femme (aux fourneaux, oui),…

La première partie qui détaille les us et coutumes ainsi que la politique est agréable à lire et les pages tournent facilement.

C’est ensuite que ça à coincé et que ce fut plus laborieux, là où j’ai sauté des pages…

La seconde partie est brute de décoffrage, hyper pointue et nauséeuse quand l’auteur aborde des sujets tels que l’économique, la politique,…

A réserver pour les passionnés de l’époque !

Note : Il faut savoir aussi que si certaines rues furent éclairées, ce fut tout de même grâce aux meurtres de Jack… No comment.

Lu dans le cadre du challenge « I Love London » de Maggie et Titine, au Challenge « Le mois anglais » chez Titine et Lou et au challenge « Victorien 2013 » chez Arieste.