Bilan Livresque : Septembre 2013

BILAN - SH - PAL foutoir

Un bilan fort mitigé… Pas tout à fait 9 livres : un entamé,  un que je poursuis sur le mois d’Octobre et trois désillusions.

Pourtant, il avait bien commencé avec « Le mystère du hansom cab » de Fergus Hume, qui est considéré comme le deuxième roman policier publié (ICI)… L’auteur s’étant servi de « L’affaire Lerouge » afin de savoir ce qu’il convenait d’écrire pour que vendre ses livres. Et il a bien fait, malgré quelques longueurs, le roman m’a bien plu et dépaysé  puisque j’ai fait un saut en Australie (« Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014).

Là où le bât à commencé à blesser, c’est avec la grosse perte de temps à essayer de lire « Les annales de la compagnie Noire » de Glen Cook (ICI) dont les trois premiers tomes font partie de ma PAL Noire, mais pas moyen de rentrer dans l’histoire (Objectif « PAL Noire à Zéro » de George et « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur).

Ouf, un roman noir ensuite avec « Le loup dans la smala » de E. Richard Johnson racontant la vie d’un tueur à gage de la Mafia (ICI). Quelles péripéties il lui arrivera afin d’arriver à comprendre ce qui est arrivé au fils du Parrain… et une sacrée découverte pour moi qui aime le roman noir (« Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014).

« Bye-bye bayou » de Charles Williams m’a captivé aussi (ICI). Un homme, une femme… ♫ chabadabada ♪….

Attention, nous ne sommes pas dans la collection Harlequin, donc, rien ne tournera rond pour Jack, l’assistant du shériff. Le tout sur fond de corruption. À noter que ce titre a été réédité chez Rivages Noir sous le titre de « La femme des marais » (« Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014).

Puisque je participe au challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park », j’ai attrappé « Oscar Wilde et le jeu de la mort » et je peux vous dire que ma lecture fut jouissive (ICI) !

Un bon moment de lecture et une enquête aux côtés de Wilde, flanqué aussi de Conan Doyle et de Bram Stoker (« Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014; Challenge « Polar Historique » de Samlor; Challenge « Victorien » chez Arieste; Challenge « I Love London 2 » de Maggie et Titine; Challenge « XIXè siècle » chez Netherfieldpark).

Par contre, le pavé du mois se composait des « Raisins de la colère » (PAS FINI), le chef-d’oeuvre de Steinbek décrivant la misère d’une famille lors du grand exode de 1929, mais j’ai dû faire des coupures dans ma lecture : écriture fort petite et écrite fort haut…

À un moment, je saturais, donc, je l’ai coupé avec mes lectures décrites plus haut (Challenge « Romans Classiques » de Métaphore; Challenge « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel; Challenge « À tous prix » chez Asphodèle; Challenge « US » chez Noctembule et Le « Pavé de l’été » Sur Mes Brizées).

Commencé le 30 septembre et terminé le 1er octobre, il y a le super excellent « L’assassin qui est en moi » de Jim Thompson (ICI).

Dans la tête du tueur nous sommes et nous le suivons dans ses pensées d’un cynisme et d’une froideur sans borne (Challenge « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel; « Thrillers et polars » de Liliba 2013-2014 et Challenge « US » chez Noctembule).

Bilan livresque de Septembre 2013 : 9 livres, participant tous à un challenge minimum.

  1. L’affaire du hansom cab : Fergus Humes
  2. La compagnie noire – T1 : Glen Cook – PAL Noire
  3. La compagnie noire – T2 : Glen Cook – PAL Noire
  4. La compagnie noire – T3 : Glen Cook – PAL Noire
  5. Le loup dans la smala : E. Richard Johnson
  6. Bye-bye bayou : Charles Williams
  7. Oscar Wilde et le jeu de la mort : Brandreth
  8. Les raisins de la colère : Steinbeck (pas terminé)
  9. L’assassin qui est en moi : Jim Thompson (à cheval avec Octobre)
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Bilan livresque : Décembre 2012

Alors, ce bilan de décembre ?? Ai-je bien lu ? C’est ce que nous allons découvrir.

J’ai ajouté aussi les bandes dessinées que j’avais reçues pour mon anniversaire (fin novembre) et que j’ai lues en décembre. Elles ne seront pas comptabilisées dans le mois, c’est juste à titre d’info.

J’en profiterai pour faire le décompte de tous les livres durant l’année.

Oserai-je calculer le nombre de livres que j’ai acheté en 2012 ??

Hem… 230 livres achetés en 2012. Là, j’ai tout fait péter. Ce n’est pas de ma faute, mais celle des challenges auxquels je participe… Ben quoi, fallait bien acheter les livres, non ??

En 2013, j’ai dévoré 94 romans. Pouvais faire mieux !

J’ai commencé le mois avec un achat de l’année : « Bloc 11 » de Piero Degli Antoni. Un huis-clos oppressant entre quelques prisonniers, dans un camp de concentration. Un coup de cœur et un coup au cœur !

Là, j’aurais mieux fait de lire Picsou, ma lecture aurait été plus calme que celle du premier tome de la Saga Maorie : « Haka » du français Caryl Férey, titre concourant pour le challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

Intrigue prenante, violence, flic atypique, écriture avec un style plus incisif qu’un scalpel ! Sonnée à la fin de ma lecture, comme si l’équipe des All-Blacks m’avait plaquée au sol après avoir exécuté leur Haka. Ce bouquin détonne par sa noirceur et son agressivité !

Non, après une telle lecture, il me fallait vraiment du calme et un petit meurtre en famille, avec huis-clos. Alors, j’ai lu « Cyanure » de Camilla Lackberg qui pouvait aussi concourait pour le challenge « Thrillers et Polars » de notre consœur blogueuse Liliba.

Rien à voir avec les ambiances de la Reine du Crime (Agatha Christie) mais c’était un petit polar agréable à lire. Sans plus.

Ce mois-ci, j’ai fait la part belle au challenge« Thrillers et Polars » puisque j’ai poursuivi la Saga Maorie avec le second tome : « Utu ». Aussi bien que le premier, aussi oppressant, bref, un nouveau coup de pied au cul.

Vite, lisons une bande dessinée afin de me remettre de mes émotions et vu que c’est un cadeau d’anniversaire, double plaisir avec  « Le Scorpion – Tome 10 – Au nom du fils » de Marini et Desberg.

Qui est le Scorpion ? « Une force de la nature, un ouragan de passions et d’appétit de vivre qui trimballe sa carcasse d’athlète et sa fine barbiche de séducteur dans la Rome du XVIIIe siècle. Quand il n’écoule pas de superbes reliques récupérées dans les sous-sols de la ville, le Scorpion virevolte sur les toits et fait chavirer les cœurs de tout ce que Rome compte de jolies filles. Mais le Scorpion a quelques soucis ».

C’est dans ce tome 10 que nous apprenons enfin qui est le véritable père du Scorpion. Superbes dessins et scénarios prenant, je recommande cette bédé.

Pourquoi quitter Rome ? Prenons juste la machine à remonter le temps et partons pour l’époque de l’empereur Claude, du futur Néron, tout jeune et de sa mère, Agrippine, avec l’excellente bande dessinée « Murena » de Jean Dufaux.

J’ai reçu 4 tomes pour mon anniv et je possédais déjà les deux premiers. Hop, on lit le tout !  Pourquoi ? Parce que « Murena », ce n’est pas n’importe quoi : c’est l’histoire de Rome telle qu’on nous la raconte dans les manuels scolaires, à ceci près qu’elle prend ici un relief surprenant : sanglante et crapuleuse, elle n’est que superstitions, trahisons, terreur et violence.

Toujours dans les bédés reçues, notons l’excellent série de chez Delcourt « La Licorne » de Mathieu Gabella. Mon chéri m’ayant offert les 4 tomes, je me suis régalée.

Nous sommes en 1565, au temps de la Renaissance. Un homme tente de faire triompher la raison sur l’obscurantisme, mais se trouve confronté à de mystérieuses et fabuleuses créatures. C’est Ambroise Paré, un ancien barbier devenu chirurgien royal et qui sera à l’origine du savoir médical moderne.

Graphisme flamboyant, qui nous plonge au cœur de l’histoire passionnante de la médecine et qui navigue entre thriller, fantastique et ésotérisme.

« City Hall » est un manga des français Guillaume Lapeyre et Rémi Guérin. J’ai lu le tome 1 pour découvrir. Et dès que je trouverai le tome deux, je me ruerai dessus.

Nous sommes plongé dans Londres, 1902, dans un univers dépourvu de papier, l’écriture manuscrite étant interdite depuis des siècles et n’étant même plus enseignée. Pourquoi ? Tout ce que vous écrivez prend vie.

1902 mais nous sommes plongé dans un environnement mécanique et possédant déjà internet et des écrans LCD. Un ennemi qui possède du papier et deux héros pour le contrer : Jules Verne et Conan Doyle.

Un autre manga que je voulais découvrir, avec beaucoup d’appréhension, c’était « The Sherlock Holmes Story » de Kyo-Jeong Kwon. Pas moyen de mettre la main sur le tome 1, j’ai donc commencé par le tome 2.

Intéressant parce que c’est Sherlock Holmes en manga, mais me faisant peur en raison de son petit côté yaoiste caché. En le lisant, on comprend que le mariage de Watson perturbe énormément Holmes et que ce dernier aurait peut-être des sentiments amoureux pour son ancien colocataire et ami. Pas trop ma tasse de thé, même si j’ai lu des yaoi, ils ne seront jamais mes préférés. Ici, petit plus, la rencontre Holmes/Watson et l’arrivée du roi de Bohême… sans oublier Irène Adler.

Toujours dans les mangas, la suite d’une série que j’apprécie fortement, c’est celle de « Black Butler » de Yana Toboso. Ici, c’est le Tome 11 qui a concouru pour le challenge de Liliba : « Thrillers et Polars ».

Le dernier volet de l’enquête qui avait commencée au tome 9 avec Conan Doyle dans les invités. Un univers un peu satanique et très victorien. J’adore !

« Meurtre sur la voie Appia » de Steven Saylor avait le triple avantage de participer au challenge « Polar Historique » de Samlor, avait son mot à dire pour le challenge « Thrillers et Polars »  sans oublier celui de la PAL Noire à Zéro !

Ici, nous sommes presque dans la réalité, dans une partie de l’Histoire de Rome. Les personnages de fiction côtoient les personnages ayant réellement existé. Notre enquêteur, Gordien, va devoir élucider un meurtre qui a eu lieu sur la voie Appia.

Quelques moments d’Histoire un peu lourd, j’ai failli passer des pages mais je ne l’ai pas fait. J’ai eu bien raison. Un chouette polar historique.

Un achat du dernier Swolfs : « Légende – Tome 6 : Le secret des Eïles »  qui entrait en ligne de compte pour le challenge « Totem » de Lili Galipette, catégorie « Loups ». Un tome en de-ça de toute la série, une sorte de nouveau cycle mais qui n’est pas prenant. A croire que le scénariste voulait faire son beurre sur le dos de ses lecteurs…

Pour ne pas être en reste avec Métaphore et son challenge « Romans Cultes » j’ai entamé « Des souris et des hommes »de Steinbeck. Sitôt entamé et déjà terminé, les yeux embués. Grâce au challenge de Métaphore, je découvre des trésors de littérature, moi !!

Last but not least, j’ai commencé ce 31 au matin « L’île au trésor » de Robert Louis Stevenson. En voilà un qui aura le privilège de finir 2012 tout en entamant 2013 ! Là-dessus, il ne sera pas compté dans le bilan de décembre.

Joyeuses fêtes !!

Bilan livresque de Décembre : 6 romans dont 5 participaient à des challenges, sans compter un tome de moins dans ma PAL Noire. 12 bédés et 3 mangas

 

  1. Bloc 11 : Piero Degli Antoni
  2. Haka – Saga Maorie : Caryl Férey (« Thrillers et Polars »)
  3. Cyanure : Camilla Lackberg (« Thrillers et Polars »)
  4. Utu – Saga Maorie : Caryl Férey (« Thrillers et Polars »)
  5. Le Scorpion – Tome 10 – Au nom du fils (Bédé)
  6. Murena : 6 tomes (Bédé)
  7. La Licorne : 4 tomes (Bédé)
  8. City Hall – Tome 1 (Manga)
  9. The Sherlock Holmes Story – Tome 2 (Manga)
  10. Black Butler – Tome 11 (Manga) (« Thrillers et Polars »)
  11. Meurtre sur la voie Appia : Saylor (« Thrillers et Polars »PAL Noire)
  12. Légende – Tome 6 : Le secret des Eïles (Bédé) (« Totem »)
  13. Des souris et des hommes : Steinbeck (« Romans Cultes »)

Bloc 11Haka - Férey - NONCyanure - LäckbergUtu - Saga MaorieSCORPION 10 - Au nom du fils   Murena 03Murena 04Murena 05Murena 06    `ionð*jð*jthsion Ì_` Licorne 01Licorne 02Licorne 03Licorne 04  City Hall 01 Sherlock Holmes strory 2Black Butler 11Legende 6 - SecretDes souris et des hommes - Steinbeck

Les Liaisons dangereuses : Pierre-Ambroise-François Choderlos de Laclos

Titre : Les Liaisons dangereuses

Auteur : Pierre-Ambroise-François Choderlos de Laclos
Édition: Folio Classique
Résumé :

Au petit jeu du libertinage, l’adorable Valmont et la délicieuse Madame de Merteuil se livrent à une compétition amicale et néanmoins acharnée : c’est à celui qui aura le plus de succès galants, et le moins de scrupules.

Peu importent les sentiments, seule la jouissance compte. Les conquêtes se succèdent de part et d’autre, jusqu’à ce que Valmont rencontre la vertu incarnée : la présidente de Tourvel.

Elle est belle, douce, mariée et chaste : en un mot, intouchable. Voilà une proie de choix pour Valmont : saura-t-il relever ce défi sans tomber dans les pièges de l’amour ?

De lettre en lettre, les héros dévoilent leurs aventures, échangent leurs impressions et nous entraînent dans un tourbillon de plaisirs qui semble n’avoir pas de fin.

Petit plus : Ce sulfureux roman a longtemps été censuré, ce qui ne l’a pas empêché de fasciner des générations de lecteurs et, plus près de nous, de captiver bon nombre de cinéastes : « Les Liaisons Dangereuses » de Stephen Frears mais aussi les adaptations de Roger Vadim, et de Milos Forman.

Critique :

Ce roman traînait dans ma PAL depuis tellement longtemps…

Pourtant, j’avais commencé sa lecture, il y a de cela bien longtemps, mais le style épistolaire et la baratin tarabiscoté utilisé à cette époque m’avaient paru tellement fastidieux que je n’avais pas accroché et je l’avais reposé définitivement.

Que je croyais.

Vive les challenges littéraires qui nous motivent à nous pencher sur ces romans perdus dans le fond de nos biblio.

Je laisserai à Valmont le soin de vous déflorer l’histoire, si jamais vous ne la connaissiez pas.

Sinon, je pourrais vous dire que je viens de lire 380 pages de machiavélisme ! A croire que la marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont sont les descendants directs de Machiavel.

La vengeance entraînant des dommages collatéraux, vaut mieux pas de trouver dans les parages de la marquise et du vicomte. Surtout si vous êtes un mâle et que la marquise de Merteuil a décidé de s’offrir votre tête pour le petit déj.

Pareil si vous êtes une femme fidèle qui résiste.  Cela poussera Valmont à tous les artifices pour vous attirer dans ses rets.  Une femme qui est parée de toutes les vertus, que à côté, la Vierge Marie fait pâle figure, une femme qui  se refuse, c’est bien plus excitant pour le vicomte que une qui les écarte tout de suite. Le gibier n’en sera que meilleur une fois la chasse terminée.

De même que l’oie blanche en provenance direct du couvent et qui doit marier un vieux mec plein de thunes. C’est si bon… et la puisque la marquise lui demande si gentiment, Valmont peut courir deux lièvres à la fois.

J’ai bien souvent écarquillé les yeux en lisant leur prose et toutes les stratégies retorses qu’ils élaborent pour arriver à leurs fins. Le pire est quand la victime que Valmont décide d’instruire est mineure d’âge (15 ans).

On peut comprendre le scandale que le livre fit à l’époque. Les pires travers de l’aristocratie s’y trouvent.

C’est du joli, tout cela ! Je ne regrette pas de m’y être penché à nouveau sur cet ouvrage.

Attention, je vous avoue tout de même que j’ai commencé la lecture le 2 octobre et que je l’ai terminé le 29 octobre (de la même année, hein, n’exagérons pas).

Entre les coups, j’ai lu d’autres livres tellement celui-ci me prenait du temps.  Les tournures du langage sont bien souvent lourdes et il vaut mieux être attentif pour comprendre de qui Merteuil veut se venger et toutes les petites subtilités de l’histoire.

De plus, mon édition (vendue avec le journal « Le Soir » à l’époque) avait les paragraphes qui commençaient tout en haut de la page, allait tout en bas et bien sur les côtés aussi. Voilà une raison de plus à la longueur de ma lecture.

Moralité de l’histoire ? Les dégâts fait autour de Valmont et Merteuil sont incommensurables; on est puni par là où on a péché; il vaut mieux sortir « couvert »; l’amour rend les femmes complétement débiles (et les jeunes hommes aussi); la vanité et l’orgueil mènent tout droit dans le talus et un jour, tout se paie… Et cash !

Un roman de plus qui m’a marqué, un !

Lu dans le cadre du challenge « Badinage et libertinage » organisé par Minou, dans le cadre du Challenge « Romans Cultes » de Métaphore, dans le cadre du challenge « La littérature fait son cinéma » de Kabaret Kulturel ainsi que dans le cadre de l’Objectif PAL Noire à Zéro en partenariat avec Georges et L’Or et de mon propre challenge « Vingt mille lieues sous mes étagères ».

Je suis une légende : Richard Matheson

Titre : Je suis une légende

Auteur : Richard Matheson
Édition: Folio SF (2001)

Résumé :
Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l’abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie. Un virus incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir les rayons du soleil…

Chaque nuit, les vampires le traquent jusqu’aux portes de sa demeure, frêle refuge contre une horde aux visages familiers de ses anciens voisins ou de sa propre femme.
Chaque nuit est un cauchemar pour le dernier homme, l’ultime survivant d’une espèce désormais légendaire.

Critique :
Que dire sur ce livre qui n’a pas encore été dit ici ?? Pas évident. Vous dire que, comme bon nombre, j’ai découvert le film bien avant le roman original et que j’ai vite mis de côté les souvenirs que j’avais de Will Smith sillonnant un New-York vide avec son berger allemand ?

Et bien oui, pour ceux qui débarqueraient de la planète mars (John Carter, si tu me lis…), les deux oeuvres ont des points communs mais ne se ressemblent guère.

Déjà, l’époque (1976 pour le livre), la non-présence de Rex chien flic, si ce n’est un pauvre clébard famélique, et surtout que Robert Neville est blond… et encore des tas d’autres détails. Dont la fin qui est loin d’être Holywoodienne.

Ce fut donc une belle découverte ce roman que j’ai commencé ce matin et fini ce soir (mais pourquoi j’ai évité comme la peste les romans de Classiques SF, moi ?).

Le pitch (Black ?) : Robert Neville est le dernier survivant d’une pandémie. Cette épidémie fut causée par un bacille qui transforma les gens en espèces de vampires (loin des Bisounours de la mère Meyer) qui, heureusement pour lui, ne survivent pas à la lumière du soleil.

Robert tient tête, depuis trois ans, à ces vampires, parmi lesquels se retrouvent ses anciens amis et voisins devenus des vampires.

Vivant dans une maison barricadée et fortifiée afin de résister aux attaques nocturnes de ces noctambules hémoglobinovore, il ne sort que pendant la journée afin de se ravitailler.

Je me plains parfois du climat Belge, mais notre pauvre « last men » vit dans un climat d’horreur, étouffé par la solitude et les remords. Je me suis attachée à lui.

Bien qu’il y ait des cadavres à la pelle dans le livre, il n’y a pas de temps mort dans la lecture. Attention, pas de scène de bastons grandiloquentes, pas d’action pure et dure et pourtant, on ne s’emmerde pas en le lisant. Loin de là, le rythme est trépidant et les pages tournent toutes seules.

C’est un huis-clos puisque, à quelques exceptions près (les souvenirs et les morts-vivants), Neville est seul avec ses pensées qui le hantent.

Et pour ce qui est des dialogues, les vampires ne sont pas très prolixes !

Puisque je vous cause des vampires, j’ai aimé l’approche que Richard Matheson fait sur ce mythe. Point de mystère ou de fantastique, mais de la science ! Cela change tout.

Avec l’ami Will Smith, le film tournait autour d’un combat à mort de l’homme (le gentil) contre les vampires (les méchants). Manichéen à mort et très « simpliste ».

Diable, nous étions bien loin des subtilités que le roman nous offre et que les studios d’Hollywood ont laissé de côté. Le roman de Matheson est bien plus ambivalent.

« C’est la majorité qui définit la norme, non les individus isolés ». Et tout est dit.

Lu dans le cadre des challenges « Romans Cultes » de Métaphore et « La littérature fait son cinéma » de Kabaret Kulturel.

 

Challenge « Romans Cultes »

Organisé par Métaphore, le challenge dure deux ans  (jusqu’au 31 aout 2014).

Le lien vers les sites sont inclus dans les logos.

Donc si cela vous dit, 4 catégories :

– Peut mieux faire (2 livres de la liste)
– C’est déjà ça ! (4 livres)
Culture générale (6 livres)
On ne m’arrête plus ! (10 livres et plus)

Pour la liste, je vous laisse cliquer sur les liens pour les découvrir sur le blog de Métaphore (faites lui un p’tit coucou).

L’Étranger – Albert Camus
1984 – George Orwell
Le meilleur des mondes – Aldous Huxley
L’attrape-cœurs – J.D. Salinger
Des souris et des hommes – John Steinbeck
La Vie devant soi – Romain Gary
Fahrenheit 451 – Ray Bradbury
Sur la route – Jack Kerouac
Le vieux qui lisait des romans d’amour – Luis Sepulveda
La nuit des temps – René Barjavel
Les Piliers de la Terre – Ken Follett
Le Journal d’Anne Frank – Anne Frank
American Psycho – Bret Easton Ellis
Des fleurs pour Algernon – Daniel Keyes
Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur – Harper Lee
Le K – Dino Buzzati
Le Parfum – Patrick Süskind
Soie – Alessandro Baricco
La conjuration des imbéciles – John Kennedy Toole
La ballade de l’impossible – Haruki Murakami
Cent ans de solitude  -Gabriel García Márquez
L’insoutenable légèreté de l’être – Milan Kundera
Bonjour tristesse – Françoise Sagan
L’herbe bleue – Anonyme
Lolita – Vladimir Nabokov
Siddhartha – Hermann Hesse
Le lièvre de Vatanen – Arto Paasilinna
Belle du Seigneur – Albert Cohen
Les choses – Georges Perec
L’écume des jours – Boris Vian
Chroniques de San Francisco Tome 1 – Armistead Maupin
Sa majesté des mouches – William Golding
Ubik – Philip K. Dick
Le monde selon Garp – John Irving
Gatsby le Magnifique – Francis Scott Fitzgerald
Dalva – Jim Harrison
Le lion – Joseph Kessel
Le vieil homme et la mer – Ernest Hemingway
Mon chien stupide – John Fante
Le Dahlia Noir – James Ellroy
Cycle de Dune Tome 1 Dune – Frank Herbert
Tendre est la nuit – Francis Scott Fitzgerald
Dix petits nègres – Agatha Christie
Jonathan Livingston le Goéland – Richard Bach
Contes de la folie ordinaire – Charles Bukowski
Trilogie new-yorkaise : Cité de verre ; Revenants ; La chambre dérobée – Auster
Le seigneur des Anneaux. L’intégrale – J-R-R Tolkien
Pourquoi j’ai mangé mon père – Roy Lewis
Le Nom de la rose – Umberto Eco
Beloved – Toni Morrison
Je suis une légende – Richard Matheson
37°2 le matin – Philippe Djian
Le Guépard – Giuseppe Tomasi di Lampedusa
Le Docteur Jivago – Boris Pasternak
Le choix de Sophie – William Styron
Au-dessous du volcan – Malcolm Lowry
2001 : L’odyssée de l’espace – Arthur-C Clarke

Rajouts:
Manon Lescaut – Abbé Prévost
Orgueil et préjugés – Jane Austen
Un amour de Swann – Marcel Proust
Dracula – Bram Stoker
La planète des singes – Pierre Boulle
Bel Ami – Guy de Maupassant
Anna Karénine – Léon Tolstoï
Les Hauts de Hurlevent – Emily Brontë
Jane Eyre – Charlotte Brontë
Les liaisons dangereuses – Pierre Choderlos de Laclos
Les quatre filles du docteur March – Louisa May Alcott
La peste – Albert camus
L’île au trésor – Robert Louis Stevenson
Le tour du monde en 80 jours – Jules Verne
Les raisins de la colère – John Steinbeck

Liste non exhaustive, à compléter tant que cela reste un Roman Culte.

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Si j’ai choisi ce challenge, c’est pour découvrir une littérature avec laquelle j’étais peu familiarisée, pour ne pas dire en froid, puisqu’elle en m’intéressait pas du tout.

En grandissant (qui a dit « en vieillissant » ??), tel le bon vin, je me bonifiai (pourquoi vous toussez ?) et je décidai de prendre la Grande Littérature à bras le corps et d’en découvrir ses classiques.

Timidement, tout d’abord. Pourtant, mes découvertes furent de bonnes surprises et je m’enhardis un peu plus.

Vous pensez bien qu’un challenge comme celui qu’organise Métaphore ne pouvait qu’être une tentation fort intéressante et à laquelle je ne pouvais résister.

Réunissant mes livres possédés dans ma PAL, j’achetai la suite dans une bouquinerie, le samedi 1 septembre. Ma rentrée littéraire pouvait commencer !

Je possède les 10 romans pour le challenge et j’en suis à 10/10. Je continue !

Ceux qui m’intéresseraient pour la catégorie « On ne m’arrête plus » :

Lu 14/17

1. 1984 : George Orwell (PAL)
2. Fahrenheit 451 : Ray Bradbury (PAL) (Lu Avril 2013)
3. American Psycho : Bret Easton Ellis (PAL) (Lu Fev 2013)
4. Je suis une légende : Richard Matheson (PAL) (Lu Oct 2012)
5. Bel Ami : Guy de Maupassant (PAL) (Lu Nov 2012)
6. Anna Karénine : Léon Tolstoï (PAL)
7. Les Hauts de Hurlevent : Emily Brontë (PAL Noire) (Lu Sept 2012)
8. Jane Eyre : Charlotte Brontë (PAL) (Lu Sept 2012)
9. Les liaisons dangereuses: Pierre Choderlos de Laclos (PAL Noire) (Lu Oct 2012)
10. Des fleurs pour Algernon : Keyes (PAL) (Lu Sept 2012)
11. L’île au trésor : Robert Louis Stevenson (PAL)
12. Le tour du monde en 80 jours : Jules Verne (Lu Mai 2013)
13. Les raisins de la colère : John Steinbeck (PAL)
14. Des souris et des hommes : John Steinbeck (Lu Décembre 2012)
15. L’Appel Sauvage : Jack London (Lu Avril 2013)
16. Orgueil et préjugés : Jane Austen
17. Croc-Blanc : Jack London (Lu Mai 2013)