C’est l’histoire de la Série Noire (1945-2015) : Franck Lhomeau, Antoine Gallimard & Alban Cerisier

Titre : C’est l’histoire de la Série Noire (1945-2015)

Auteur : Franck Lhomeau, Antoine Gallimard & Alban Cerisier
Édition : Gallimard (13/11/2015)

Résumé :
La Série Noire est née durant l’été 1945. Marcel Duhamel l’a dirigée pendant trente-trois ans, au sein de la maison d’édition de Gaston et Claude Gallimard.

Ami de longue date de Jacques Prévert et de Raymond Queneau, féru de littérature américaine, Marcel Duhamel s’est entièrement voué à cette passionnante et frénétique entreprise éditoriale, commencée modestement avant de devenir l’une des collections phares de la NRF.

Bon marché et largement diffusée, la Série Noire a été accueillie à bras ouverts par les lecteurs français de l’après-guerre fascinés par l’Amérique, scène mythique de ces romans noirs rugueux et haletants, hérités des pulps et puissamment relayés par le cinéma.

« C’est Duhamel qui a créé le genre avec sa Série Noire, a pourtant écrit Manchette. Duhamel a inventé la grande littérature morale de notre époque. Il faisait semblant de ne pas le savoir. »

L’homme, professionnel tenace, n’était pas dogmatique ; sa collection ne l’a pas été plus que lui, trouvant, de son vivant comme à sa suite, les moyens de se réinventer ou de se réajuster, sans piétiner l’héritage. Jamais un album n’avait été consacré à l’histoire éditoriale, commerciale et littéraire de cette collection emblématique, riche de quelque trois mille titres.

L’anniversaire de ses soixante-dix ans offre l’occasion d’y remédier, en retraçant un parcours rythmé par la succession de quatre directeurs et par les métamorphoses d’un genre, porté par plusieurs générations d’auteurs – anglo-saxons, français puis du monde entier -, tous porteurs d’une certaine conscience de notre temps. Trois cents documents, issus notamment des archives de la maison Gallimard, viennent ainsi illustrer des contributions inédites sur l’histoire de la Série Noire, d’hier à aujourd’hui.

Critique :
Qui ne connait pas encore la mythique Série Noire, celle qui traduisait et publiait les pulps américains à tour de bras, juste après la Seconde Guerre Mondiale ?

Je possède quelques titres (euphémisme) de cette collection qui avait un but louable, nous empêcher de dormir.

Enfer et damnation, une fois de plus, je me suis fait prêter ce recueil et donc, interdiction de mettre du fluo sur tout ce qui m’intéressait et j’en serai quitte pour l’acheter en seconde main et régler le problème : ça va fluorer !

Bordel de nom d’une pipe, que voilà un livre intéressant, du moins, pour celui ou celle qui aime la littérature policière d’origine américaine, car il faut bien le dire, au départ, ils ne publiaient que des auteurs américains et ce n’est que tardivement qu’ils publièrent des auteurs français.

La Série Noire est surtout connue maintenant pour ses traductions pas toujours au top, son caviardage des textes, ses changements de fin et certains de ses traducteurs qui prenaient un peu trop de libertés avec les textes des autres (Boris Vian, pour ne pas le citer).

Mais ne revenons pas sur les sujets qui fâchent, l’époque était ainsi. Je ne le pardonne plus maintenant car réimprimer des ouvrages mal traduits, c’est une hérésie.

Ce lourd volume se lit en plusieurs jours, même sur plusieurs semaines car il est épais, lourd, bourré de choses intéressantes (dont j’ai déjà oublié la majeure partie), de documents reproduits, de lettres, de couvertures de livres, de photos d’auteurs.

En vrac, on a des photos d’auteurs, des affiches de film, des débats sur la littérature dite Blanche (littérature ordinaire) et la littérature Noire (la policière), des jeunes modèles féminins posant pour les couvertures des traductions américaines…

Ici, c’est du copieux et une fois terminé, on se sent plus lourd du savoir littéraire et si vous voulez alourdir vos étagères de biblio, on a l’intégrale des titres parus en fin d’ouvrage, du premier (« La môme vert-de-gris » ou dernier paru lors de la parution de cet ouvrage : « La voie des morts » en 2015).

Ça s’ouvre tout seul, ça se feuillette, on s’amuse devant les affiches un peu kitch, devant certains titres bien recherchés (Fantasia chez les ploucs – Le Gorille vous salue bien – Touchez pas au grisbi – Adieu poulet ! – La Reine des pommes), on redécouvre des pages qu’on avait passée, on se goinfre des articles présents dedans, on repose le tout pour digérer, on fait son petit rot et on recommence, comme si c’était la première fois.

Un recueil, un album de souvenir, un plaisir pour les yeux, pour le cerveau et un livre pour les durs, pour ceux ou celles qui aiment le Noir sans sucre, pour ceux qui aiment rouler les mécaniques avec les vilains garçons, boire le whisky sec de grand matin, bref, pour les amateurs de la mythique Série Noire qui doit se méfier car la concurrence est présente sur le ring et elle tape fort aussi.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°96.

Le polar : Jacques Baudou & Jean-Jacques Schleret

Titre : Le polar

Auteurs : Jacques Baudou & Jean-Jacques Schleret
Édition : Larousse Guide – Totem (10/01/2000)

Résumé :
Depuis vingt ans la littérature policière a gagné en respectabilité. Elle passionne un public toujours plus nombreux, mais parfois incapable de faire son choix parmi plus des sept cents titres inédits publiés chaque année.

L’ambition de ce guide Totem se veut donc « d’être un outil d’initiation suffisamment clair et ouvert pour permettre au lecteur novice de partir rapidement en exploration ».

Sous une forme qui apparaît très proche du Reader’s Digest, cette découverte débute par une partie historique qui résume l’évolution du roman policier en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis, puis dans des domaines comme le cinéma, la télévision, la radio – le théâtre et la bande dessinée étant traités rapidement.

Suit un dictionnaire, copieusement illustré, dans lequel figurent plus de 250 fiches alphabétiques d’auteurs.

Depuis « Les Maîtres du roman policier » de Robert Deleuse, il n’existait pas de guide du polar. Cette lacune est comblée, mais on regrettera que les éditions Rivages, dont on connaît le rôle décisif dans le polar, soient superbement ignorées.

On s’étonnera de l’exclusion de Manchette et d’Ellroy de la liste des cent meilleurs titres.

Certes, on trouve une dizaine d’auteurs allemands – inédits en France –, mais on regrettera l’absence de stylistes français comme Dessaint, Oppel, Pagan, Vargas ou de romanciers étrangers réputés déjà traduits comme Chesbro, Gonzales Ledesma, Lehane, Mankell, Taibo, Willeford, entre autres. –Claude Mesplède

Critique :
Après avoir lu Le Polar Pour Les Nuls, j’ai poursuivi avec cette autre anthologie consacrée au polars en tous genres et le constat est divisé.

Certes, il est copieux, ce recueil, je dirais même plus, trop copieux !

De plus, là où l’anthologie Pour Les Nuls se lisait facilement (un peu tous les jours) et était claire dans sa présentation, ici, c’est plus sombre, il y a bien plus à lire…

Trop à lire ! Alors, je me suis concentrée sur les auteurs que je connaissais ou sur ceux dont je voulais apprendre un peu plus sur leur biographies et j’ai pris bien moins de notes que lorsque je lisais le Polar Pour Les Nuls.

Pourvu de nombreuses illustrations, cette anthologie est plus à prendre comme un dictionnaire des auteurs de polars en tous genres, le livre que l’on sort si l’on a envie de connaîtrez les œuvres majeures et conseillées de tels ou tels auteurs.

La première partie (jusque p123) est consacrée à la fiction policière dans les romans, à la radio, au cinéma, à la télé et en bédé. De quoi, assurément, aller se coucher moins bête et plus lourd de culture policière dans tous ses états.

La seconde partie étant consacrée au dictionnaire en lui-même où l’on nous brosse les portraits des grands auteurs de polars.

Vachement copieux, même si j’ai remarqué des noms absents dans les auteurs de polar, cette anthologie est à réserver pour les inconditionnels du genre, pour ceux qui veulent la garder à portée de main afin de parfaire leurs connaissances en matière de polars de tous poils.

Évitez de la lire d’un coup, ce serait indigeste et lourd sur l’estomac, il y a trop à lire, mais elle sera parfaite sur votre bureau, à portée de main, un fluo non loin pour tenter de dégager la quintessence de tout ça et ne garder que l’essentiel : des titres de livres à ajouter à votre wish-list et ensuite à votre PAL, histoire de ne pas mourir en passant à côté des 100 meilleurs polars (mais ce n’est qu’une histoire de goût, manière de nous donner des idées, on peut ne pas être d’accord avec cette liste où certains auteurs sont absents).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°87.

Le Polar pour les Nuls : Marie-Caroline Aubert & Natalie Beunat

Titre : Le Polar pour les Nuls – Grands Formats

Auteurs : Marie-Caroline Aubert & Natalie Beunat
Édition : First Pour les nuls (20/09/2018)

Résumé :
Un panorama passionnant de l’histoire du polar, de Edgar Allan Poe à Stephen King, en passant par Agatha Christie et Stieg Larson.

Le Polar pour les Nuls vous invite à un voyage dans le monde tout à la fois captivant et effrayant du roman noir.
On y découvrira les multiples formes du genre : roman noir, roman policier, roman d’angoisse, suspense psychologique, techno-thriller, thriller, mais aussi les adaptations cinématographiques et télévisées des grands classiques. Les auteures nous livreront par ailleurs leurs coups de coeur et dénicheront pour nous les perles du genre… Frissons garantis !

En Introduction: « Moi, j’aime faire du polar parce que mon but, ce n’est pas d’emmerder les gens et quand même, il est rare avec un polar de totalement emmerder les gens. Je ne vois pas pourquoi on tournerait autre chose que des polars parce que tous les grands enjeux de la vie et toutes les questions morales sont contenus dans ce genre-là. » Claude Chabrol

Critique :
La série « Pour les Nuls » n’est plus à présenter, je pense que tout le monde en a au moins eu un livre de cette série dans les mains.

Le concept ne change pas, normal, on ne change pas un concept qui gagne et qui a déjà fait ses preuves de nombreuses fois.

Sauf à me mettre « la guitare pour les Nuls » dans les mains (ça ne changera rien pour moi), ces livres m’ont toujours réussi et puis, j’ai toujours été m’endormir moins bête.

D’ailleurs, ceux que j’ai lu sont bourrés de fluo (j’étranglerai un jour ma soeur pour m’avoir rendu un « La franc-maçonnerie pour les Nuls » vierge de toute fluoration parce qu’elle avait perdu le mien), du moins, les choses les plus importantes.

Dans ce Polar pour les Nuls, on a de quoi nourrir son esprit et sa culture polardeuse, le tout sans indigestion car les auteurs évitent d’en dire trop sur les auteurs.

L’équilibre n’est pas facile entre l’assiette trop pleine et celle qui laisse un goût de trop peu, mais il me semble qu’elles ont réussi à atteindre le juste-milieu, à dire ce qu’il fallait, le plus important et ne pas s’encombrer du superflu, celui qui nous aurait fait décrocher de notre lecture en baillant.

De toute façon, avec Wikiki, on peut toujours aller glaner des détails plus affinés sur les auteurs.

Ce gros ouvrage, je l’ai lu durant tout mon mois d’août, après avoir nourri le chat, pendant que môssieur faisait sa toilette ou pieutait sur son coussin. Il est épais (le livre, pas mon chat, bien qu’il ait fait du gras) mais il se lit facilement et les différentes thématiques proposées se recoupent parfois.

Au départ, j’avais commencé à retenir les auteurs de polars ou romans noirs que les autreures oublient et puis, je me suis rendue compte que ces auteurs oubliés intervenaient en fait plus loin, dans une autre thématique.

L’inconvénient, c’est que j’ai surligné des romans que je n’avais jamais lus (pas tous) et que ce guide m’a donné envie de lire afin de ne pas mourir idiote. Le genre de truc trèèès mauvais pour ma PAL car j’en ai trouvé des tas dans ma bouquinerie préférée.

Je ne sais pas si je pourrais prendre ce guide en défaut, il me semble qu’il a ratissé large en ce qui concerne le « mauvais » genre qu’était le polar avant d’acquérir ses lettres de noblesse, mais il m’a semblé que les auteurs sud-américains étaient sous représentés.

Attention, je le fais de mémoire, j’ai terminé ce guide depuis plus d’un mois et je n’avais pas encore eu le temps d’écrire une chronique avec le Mois Américain de septembre.

En tout cas, je suis contente de l’avoir trouvé en seconde main, même pas abîmé, même pas lu, si ça se trouve et maintenant, il a rejoint ma collection de « Pour les Nuls » et ne pourra jamais être vendu car fluoré sur toutes les pages.

Maintenant, je mourrai moins bête, j’en sais bien plus sur les Polars, Policiers, Romans Noirs qu’avant, faut juste que ma mémoire passoire retienne le tout…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°85.

The Return Of The English Month – June 2018 (Saison 7) : I’m still there

Liste de livres, films, séries qui pourraient se retrouver en lecture pour le Mois Anglais en juin 2018 (et se retrouver après dans le challenge « A Year In England », dès juillet 2018.

J’ai repris quelques titres de l’année dernière, parce qu’il va bien falloir qu’un jour je me décide à les lire (à la longue, ça marche), ainsi que des p’tits nouveaux.

Impossible de lire tout cela, bien entendu, mais je vais piocher et en profiter pour sortir des apocryphes holmésiens, ou en relire.

Attention, durant le Mois Anglais, je joue gros, je joue ma réputation de Cannibal Lecteur et je me dois d’être à la hauteur de ma renommée de grande tarée qui fournit un ou deux liens par jour et ce, durant tout le mois, donnant des scores de malade ou des burn-out aux organisatrices.

Pour rappel :

  • 2013 : 36 billets !! (Titine comprenait son erreur de m’avoir inscrite de force)
  • 2014 : 62 billets !! (Burn-Out pour Titine et moi aussi)
  • 2015 : 41 billets !! (Des vacances pour Titine, quasi)
  • 2016 : 51 billets !! (J’ai fait honneur à ma réputation)
  • 2017 : 47 billets !! (Ok, j’ai failli un peu… shame on me)

Tant que j’y suis, je vais aussi essayer de m’attaquer à des séries qui croupissent dans mes D.D depuis la nuit des temps et que je n’ai pas encore eu le temps de visionner…

  1. Maudit mercredi – Jour où les jeunes filles rencontrent la mort : Nicci French [ROMAN]
  2. Moriarty – Le chien des d’Urberville : Newman [ROMAN]
  3. L’Héritier de Moriarty : Annelie Wendeberg [ROMAN]
  4. La faucheuse – Tome 2 – Thunderhead : Neal Shusterman [ROMAN]
  5. Sherlock et le secret des hommes barbus : Thierry Niogret [ROMAN] 
  6. Le détective voléRené Réouven [ROMAN]
  7. Sherlock & Moria – T1 : L’initiation : R. Pearson [ROMAN]
  8. Les passes-temps de Sherlock Holmes : Réouven [ROMAN]
  9. Conan Doyle contre Sherlock Holmes : Emmanuel Le Bret [ROMAN]
  10. Dossiers Cthulhu – Sherlock Holmes et les ombres de Shadwell : James Lovegrove [ROMAN]
  11. Golem, Le tueur de LondresPeter Ackroyd [ROMAN]
  12. Une autre histoire : Sarah J. Naughton [ROMAN]
  13. L’Esprit des morts : Andrew Taylor [ROMAN]
  14. Christmas Pudding : Nancy Mitford [ROMAN]
  15. Cheval de guerre : Michael Morpurgo [ROMAN]
  16. La chambre blanche : Waites [ROMAN]
  17. Ma cousine Rachel : Daphné Du Maurier [ROMAN – LC]
  18. Le bizarre incident du chien : Mark Haddon [ROMAN – LC]
  19. Mycroft Holmes : Kareem Abdul-Jabbar [ROMAN]
  20. La Rose pourpre et le Lys – Tome 1 : Michel Faber [ROMAN]
  21. L’Amant de Lady Chatterley : D.H. Lawrence [ROMAN]
  22. Agatha Raisin – T3 – Pas de pot pour la jardinière : M.C Beaton [ROMAN]
  23. Agatha Raisin – T4 – Randonnée mortelle : M.C Beaton [ROMAN]
  24. L’affaire Mina Morten : Bob Garcia [ROMAN]
  25. La disparue d’Angel Court – Charlotte et Thomas Pitt 30 : Anne Perry [ROMAN]
  26. Malédiction maison Foskett – Middleton et Grice 2 : Kasasian [ROMAN]
  27. Brouillard tombe sur Deptford – Lizzie Martin 6Ann Granger [ROMAN]
  28. Meurtres en majuscules – H. Poirot : Sophie Hannah [ROMAN]
  29. La marque du corbeau : Ed McDonald [ROMAN]
  30. Lady Helen – T01 – Le Club des Mauvais Jours : Goodman [ROMAN]
  31. Watson et Holmes : June Thomson [ROMAN]
  32. Carnets secrets de Sherlock Holmes : June Thomson [ROMAN]
  33. Dossiers secrets de Sherlock Holmes : June Thomson [ROMAN]
  34. Les mortes-eaux : Hurley [ROMAN]
  35. Bas-Fonds Londres – Crime et prostitution sous règne Victoria : Chesney [ROMAN]
  36. Les Triomphes de Sherlock Holmes : Gérard Dôle [ROMAN]
  37. Sherlock Holmes – Le secret de l’ile aux chiens : Yves Varende [ROMAN]
  38. Shelock Holmes – Le Requin De La Tamise : Yves Varende [ROMAN – Relecture]
  39. Sherlock Holmes – L’otage de fraulein Doktor : Yves Varende [ROMAN]
  40. Sherlock Holmes – Le tueur dans le fog : Yves Varende [ROMAN]
  41. Sherlock Holmes et les meurtres du titanic : Yves Varende [ROMAN]
  42. Sherlock Holmes revient : Yves Varende [ROMAN]
  43. Sherlock Holmes revient : André-Paul Duchâteau [ROMAN]
  44. Enquêtes Alfred et Agatha 2 – Qu’est-il arrivé à Snouty Jones ? : Anna Campoy [ROMAN]
  45. Les âges sombres : Karen Maitland [ROMAN]
  46. Les diables de Cardona : Matthew Carr [ROMAN]
  47. La frontière du loup : Sarah Hale [ROMAN]
  48. Les derniers jours de Newgate : Andrew Pepper [ROMAN]
  49. Les détectives du Yorkshire – T1 : Rendez-vous avec le crime : Julia Chapman [ROMAN]
  50. Trilogie de Corfou – T1 – Ma famille et autres animaux : Gerald Durrell [ROMAN]
  51. Steampunk Chronicles – T1 – L’étrange pouvoir de Finley Jayne : Kady Cross [ROMAN]
  52. L’Affaire Jack l’Éventreur : Coudurier  Christian [ROMAN]
  53. Mon ami Sherlock Holmes : Ruzé-Moens [ROMAN]
  54. Le meilleur ennemi de Sherlock Holmes : Ruzé-Moens [ROMAN]
  55. Le Hobbit : J.R.R Tolkien [ROMAN]
  56. Black Butler – Tome 25 : Yana Toboso [MANGA]
  57. Vinland Saga – Tome 3 : Makoto Yukimura [MANGA]
  58. Vinland Saga – Tome 4 : Makoto Yukimura [MANGA]
  59. Vinland Saga – Tome 5 : Makoto Yukimura [MANGA]
  60. Sherlock Holmes – L’héritage [REPORTAGE]
  61. Sherlock Holmes contre Conan Doyle [REPORTAGE]
  62. Sur la piste de Jack L’Éventreur [REPORTAGE]
  63. Jack L’Éventreur – L’invention du serial-killer [REPORTAGE]
  64. Quel jour sommes-nous Watson ? : Jean-Pierre Crauser [ÉTUDE]
  65. Aventure du détective triomphant : Bellocq-Poulonis [ÉTUDE]
  66. Alimentaire mon cher Watson : Anne Martinetti [CUISINE]
  67. The Durrells – Saison 1 – La série qui ensoleille ta journée [SÉRIES]
  68. Broadchurch – Saison 3 – La série qui te scotche à l’écran [SÉRIES]
  69. Grantchester – Saison 2 – La série qui me donne envie de me mettre à genoux devant le beau pasteur [SÉRIES]
  70. Grantchester – Saison 3 – La série qui me donne envie de voir le petit Jésus du beau pasteur [SÉRIES]
  71. Gladiator – Le film qui est descendu dans l’arène (2000) [FILMS]
  72. Le Patient anglais – Le film à regarder avec de la Biafine ? (1996) [FILMS]
  73. Orgueil et Préjugés – Le film avec le beau Darcy ! (2005) [FILMS]
  74. Monty Python : Sacré Graal ! – Le film à côté duquel Ben-Hur ressemble à un documentaire (1975) [FILMS]
  75. La Mort aux trousses – Le film qui… Cours Forest, cours !! (1959) [FILMS]
  76. Sueurs froides – Le film à regarder un jour de canicule ? (1958) [FILMS]
  77. Le Docteur Jivago – Le film qui te dit « J’y va , go » ! (1965) [FILMS]
  78. 4 mariages et un enterrement – Le film qui te fait rire et… pleurer (1994) [FILMS]
  79. Le journal de Bridget Jones – Le film qui te donnera envie de porter des culottes couvrantes (2001) [FILMS]
  80. Love Actualy – Le film qui te dit que l’amour est partout (2003) [FILMS]
  81. Batman – Gotham by gaslight – Le film qui à qui le chauve sourit (2003) [FILMS]

Mois du Polar chez Sharon – Février 2018

Si juin est pour le Mois Anglais, septembre pour le Mois Américain et mai pour le Mois Espagnol, février est réservé au Mois du Polar sous toutes ses formes.

Sharon nous invite tous et toutes à son mois de février dédié aux crimes, aux meurtres, aux enquêtes, aux thriller en tous genre. Les choix littéraire sont vastes et moins sectaires que les autres mois.

Une fois de plus, je participe, bien entendu, et je compte bien fournir quelques billets à Sharon, juste de quoi la faire suer avec une dingue dans mon genre.

Qu’elle se rassure, je serai plus calme qu’il y a deux ans, mais je compte tout de même faire honneur à son mois et ne pas faire de la simple figuration.

On pourra poster les liens sur la page Fesse Bouc « Mois du polar » ou sur la page récap du blog de Sharon (pas encore l’adresse de la future page).

Que lire ? C’est la question que je me suis posée… Au départ, je pensais lire des titres des éditions  » Payot et Rivages », collection « Rivages/Noir », puis j’ai eu une meilleure idée…

Sortir mes séries policières entamées lors des précédentes éditions et dont je n’ai encore lu qu’un titre (Inspecteur Faraday, Inspecteur Charles Resnick, Yudel Gordon le psychologue juif, Pepe Carvalho le détective et Perro Lascano).

Sans oublier de découvrir des auteurs qui sont sur ma liste des « à découvrir » et dont je n’ai pas encore eu le temps de le faire (Commissaire Montalbano, Lew Griffin, John Turner, Héctor Belascoarán Shayne, Mario Conde et Gabriel Du Pré).

Je ferai donc des « Rivages/Noir », mais aussi des « Points Policier » ou des « 10-18 ».

Je vais vous présenter les auteurs, avec leurs personnages et les titres s’y rapportant, commençant par les « déjà commencé » et poursuivant avec « à découvrir ». Le tout avec des auteurs de différents horizons.

La liste est bien entendu exhaustive, je ne saurai jamais lire tout ça en 28 jours.

John Harvey (Anglais) :

  • Cœurs solitaires – Série Charles Resnick (lu fév. 2016)
  • Les Étrangers dans la maison – Série Charles Resnick
  • Scalpel – Série Charles Resnick

Graham Hurley (Anglais) :

  • Disparu en mer – Série Joe Faraday (lu fév. 2016)
  • Coups sur coups – Série Joe Faraday
  • Les Anges brisés de Somerstown – Série Joe Faraday

Wessel Ebersohn (Sud Africain) : 

  • Coin perdu pour mourir – Série Yudel Gordon
  • La Nuit divisée – Série Yudel Gordon
  • La Tuerie d’octobre – Série Yudel Gordon (lu juillet 2015)

Manuel Vázquez Montalbán (Espagnol) : 

  • Tatouage – Série Pepe Carvalho (lu mai 2015)
  • Meurtre au comité central – Série Pepe Carvalho

Ernesto Mallo (Argentin) : 

James Sallis (Américain) :

  • Le Faucheux – Série Lew Griffin
  • Papillon de nuit – Série Lew Griffin
  • Bois mort – Série John Turner
  • Cripple Creek – Série John Turner
  • Drive – Série Le Chauffeur

Paco Ignacio Taibo II (Mexicain) : 

  • Jours de combat – Série Héctor Belascoarán Shayne
  • Cosa fácil – Série Héctor Belascoarán Shayne

Leonardo Padura (Cubain) :

  • Passé parfait – Série Mario Conde
  • Vents de carême – Série Mario Conde

Peter Bowen (Canadien) : 

  • La maison du coyote – Série Gabriel Du Pré

Andrea Camilleri (Italien) :

  • La Forme de l’eau – Série commissaire Montalbano
  • Chien de faïence – Série commissaire Montalbano
  • Le Voleur de goûter – Série commissaire Montalbano

Bill James (Anglais) : 

  • En de bonnes mains

Le Mois Américain Revient !! (Tagada Tsoin Tsoin) [Édition Septembre 2016]

Autant attendu que le Mois Anglais, le Mois Américain est l’occasion pour moi d’embêter ma chère Titine avec des tas de fiches pour remplir chaque jour de ce mois honni car c’est la rentrée scolaire (j’en suis encore traumatisée).

Bon, qu’elle se rassure, je ne suis pas en vacances, donc, je ne risque pas de lire beaucoup de romans, mais je vais me venger avec des bédés, plus rapides à lire.

Comme pour le Mois Anglais que j’honore en choisissant ce qui fait l’essence de l’Angleterre, je ferai aussi en sorte d’honorer l’Amérique avec ce qui fait son essence propre, c’est-à-dire les western, les légendes de l’Ouest, la Guerre de Sécession ou ses quartiers typiques.

J’ai repris les romans choisis en septembre 2015 et non lus et tenter de les lire cette fois-ci, ou du moins, une partie, comme je le fis pour le Mois Anglais 2016.

  • 2014 : 36 fiches (9 romans, 21 bédés, 4 séries, 2 articles)
  • 2015 : 20 fiches (16 romans, 3 films, 1 série)
  • 2016 : ????

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Mon programme pour le Mois Américain 2016 :

  1. Glendon Swarthout : Homesman [Au menu en 2015]
  2. Johnson Dorothy : Collines des potences [Au menu en 2015]
  3. Olmstead : Le voyage de Robert Child [Au menu en 2015]
  4. Stokoe : Empty Mile [Au menu en 2015]
  5. Miller Jax : Les Infâmes [Au menu en 2015]
  6. Horwitz : Journal d’une fille de Harlem [Au menu en 2015]
  7. Jim Harrison : Légendes d’automne
  8. Mark Twain : Tom Sawyer
  9. Patrick deWitt : Les frères Sisters
  10. Haycox : Les fugitifs de l’Alder Gulch
  11. Haycox : Des clairons dans l’après-midi
  12. Edward Abbey : Désert solitaire
  13. Colm Toibin : Brooklyn
  14. Trevanian : Shibumi
  15. Chris Offutt : Le Bon Frère
  16. Michel Lambesc : La Horse
  17. Durango – T4 – Amos [BD]
  18. Durango – T5 – Sierra sauvage [BD]
  19. Durango – T6 – Le destin d’un desperado [BD]
  20. Durango – T7 – Loneville [BD]
  21. Durango – T8 – Une raison pour mourir [BD]
  22. Lucky Luke – T25 – La ville fantôme [BD]
  23. Lucky Luke – T13 – Le juge [BD]
  24. Lucky Luke – T16 – En remontant le Mississippi [BD]
  25. Lucky Luke – T18 – À l’ombre des derricks [BD]
  26. Lucky Luke – T26 – Les Dalton se rachètent [BD]
  27. Ekhö monde miroir – T3 – Hollywood Boulevard [BD]
  28. Pinkerton – T2 – Dossier Abraham Lincoln – 1861 [BD]
  29. Dossier Tueurs En Série – T1 – Zodiac Killer [BD]
  30. Fables – T1 – Légendes en exil [COMICS]
  31. Fables – T2 – La ferme des animaux [COMICS]
  32. Fables – T3 – Romance [COMICS]
  33. Fables – T4 – Le dernier bastion [COMICS]
  34. Peace Maker – Tome 1 [MANGA]
  35. Les quatre filles du Dr March [MANGA]

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Le Mois Américain : Septembre 2015

Sortez les popcorn, les marshmallows et les pom-pom girls, car le Mois Américain est de retour !

À moi les grandes plaines de l’Ouest, à moi les chevauchées sauvages, cheveux au vent, hurlant dans les canyons que je suis le roi du monde…

Mais avant de me jucher sur ma fringante monture, je vais de ce pas rassurer cette brave Titine, la pauvre organisatrice qui m’a déjà sur le dos en juin, durant le Mois Anglais : non, cette année ne sera pas aussi pléthorique que la précédente !

Les raisons ? Je ne m’y étendrai pas mais je risque d’avoir un peu moins de temps à consacrer à la littérature américaine qu’en 2014 puisque je vais travailler plus (faute de collègues présents pour assurer le boulot). La fatigue risque d’être assez forte, donc.

En 2014; j’avais fait la part belle au western, aux séries et aux romans noirs (36 fiches). Je vais essayer de continuer sur ma lancée et de lire un peu « western »… ou Noir !

Ma liste dans laquelle je vais piocher :

  1. Craig Johnson : L’indien blanc
  2. Glendon Swarthout : Le tireur
  3. Glendon Swarthout : Homesman (le chariot des damnés)
  4. Robert Chambers : Le roi en jaune
  5. Ross Macdonald : Cible mouvante
  6. Léonard Elmore : 3h10 pour Yuma
  7. Donald Westlake : La mouche du coche
  8. Ginzberg : Arizona Tom
  9. Heurtier : Sweet Sixteen
  10. Fel Jeremy : Les loups à leur porte
  11. Johnson Dorothy : Contrée indienne
  12. Johnson Dorothy : Collines des potences
  13. Schaefer : L’homme des vallées perdues
  14. Whitmer Benjamin : Cry Father
  15. David Bell : La cavale de l’étranger
  16. Olmstead : Le voyage de Robert Child
  17. Chandler Raymond : Le grand sommeil
  18. Stokoe : Empty Mile
  19. Miller Jax : Les Infâmes
  20. Harper Lee : Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur (LC)
  21. Horwitz : Journal d’une fille de Harlem
  22. Carnival : Série
  23. Il était une fois dans l’Ouest : Film
  24. Le bon, la brute et le truand : Film
  25. True Grit : Film

Petit Papa Nowel en avance…

Si, l’année dernière, à la même date, c’était le même événement !!

Hé, l’avantage de naître vers la fin de l’année, c’est qu’elle est alors chargée en cadeaux en tout genre ! Imaginez, quand j’étais gosse, comment j’étais contente que mon anniversaire tombe une semaine avant la Saint-Nicolas (le 6 décembre, lui)… 😀 Le must ! À une semaine d’intervalle, je faisais le plein de jouets.

Bon, le grand Saint-Nicolas ne passe plus dans mes petits souliers, je suis trop grande, mais mon anniv, lui, il ne change pas !

sexy-anniversaire-bananeJ’ai déjà été gâtée la semaine dernière avec un resto en compagnie de mon mari, ma soeur, son copain. Ces petits cachottiers m’avaient payé une place pour aller voir le show de l’école d’équitation espagnole de Vienne. Ils ont bien magouillé dans mon dos et je les remercie car j’ai passé une superbe soirée avec le cadeau offert par ma frangine.

Bien entendu, ils sont venus avec moi voir le spectacle de ces magnifiques chevaux Lippizans.

Aujourd’hui, jour précis de ma naissance, j’ai reçu le cadeau de chouchous qui consistait en livres (comme par hasard) choisi sur une liste préalablement établie de 10 titres, dont deux étaient obligatoires. C’est moi qui ai fait le tas dans le magasin, laissant Chouchou faire ensuite son choix pendant que moi j’allais attendre à la sortie.

Le coquin m’en a pris 9 sur les 10 ! Une fois de plus, il me gâte…

  • Vagner Yana : Vongozero
  • Michael Mention : Jeudi Noir
  • Horowitz : Moriarty
  • Bauer : Cadavre 19
  • Gailey : Deep Winter
  • Guttridge : Promenade du crime – Trilogie de Brighton 1
  • Guttridge : Dernier roi de Brighton – Trilogie de Brighton 2
  • Westlake : Mémoire morte
  • Westlake : Envoyez les couleurs

C’est pas demain la veille que ma PAL va enfin diminuer… Et rebelote ce midi, de nouveau un resto rien que lui et moi… chabadabada ♫

Cadavre 19 - Bauer couv rivire Dernier roi de Brighton - Trilogie de Brighton 2 - Gutteridge Envoyez les couleurs - Westlake Jeudi Noir - Mention Mémoire morte - Westlake Promenade du crime - Trilogie de Brighton 1 - Guttridge Vongozero - Vagner Yana Moriarty - Horowitz

Bilan du Mois Américain : Septembre 2014

CHALLENGE - Mois Américain Septembre 2014Et bien non, Titine n’est pas encore dégoûtée de mes participations à ses « mois »… Elle m’invite toujours (enfin, j’ai mis mon pied dans la porte) et c’est un plaisir de lui rédiger des petits billets.

Pour ce mois Américain, j’ai tenu toutes mes promesses (à coup de sueur et de bave, pianotant sur mon clavier comme une malade et marathonant comme une bête pour lire le maximum de bédés westerns pour les mettre dans le challenge.

Sobriété puisque je n’ai QUE 36 billets ! (PTDR) – des romans, des bédés et des séries, ce fut éclectique, mais ce fut intense et bon… Allez, on remet ça en septembre 2015 ????

  1. Branle-bas au 87 : Ed McBain (commencé 30/08)
  2. La malédiction du gitan : Harry Crews (commencé 31/08)
  3. Elementary – Saison 1 : Une série qui a mis des nichons à Watson
  4. Lucky Luke T19 Les Rivaux de Painful Gulch : Morris
  5. Lucky Luke T27 Le 20ème de cavalerie : Morris
  6. Lucky Luke T31 Tortillas pour les Dalton : Morris
  7. Deadwood – Saison 1 : Une série qui te dégommera plus vite que ton ombre
  8. Yellow Birds : Kevin Powers
  9. [Jerry Spring] Golden creek : Jijé
  10. [Durango] Les Chiens meurent en hiver : Yves Swolfs (Tome 1)
  11. [Durango] Les forces de la colère : Yves Swolfs (Tome 2)
  12. [Durango] Piège pour un tueur : Yves Swolfs (Tome 3)
  13. Criminal Minds – Une série qui t’invite à la mise à mort !
  14. Un pied au paradis : Ron Rash
  15. [Comanche] Red Dust : Hermann & Greg (Tome 1)
  16. Scarface : Armitage Trail
  17. [Comanche] Les Guerriers du désespoir – Hermann & Greg (Tome 2)
  18. [Comanche] Les Loups du Wyoming – Hermann & Greg (Tome 3)
  19. Chevauchée avec le diable : Daniel Woodrell
  20. Le Roman Noir Américain dans la mythique « Série Noire » des éditions Gallimard : 1. Histoire
  21. Le Roman Noir Américain dans la mythique « Série Noire » des éditions Gallimard : 2. La traduction
  22. Justice blanche, misère noire : Donald Goines [NUM]
  23. [Comanche] Le Ciel est rouge sur Laramie – Hermann & Greg (T4)
  24. [Jerry Spring] Tome 2 – Yucca ranch : Jijé
  25. [Comanche] Le Désert sans lumière : Hermann & Greg (Tome 5)
  26. [Comanche] Furie rebelle – Hermann & Greg (Tome 6)
  27. [Comanche] Le doigt du diable – Hermann & Greg (Tome 7)
  28. [Comanche] Les shériffs – Hermann & Greg (Tome 8)
  29. Le monde à l’endroit : Ron Rash
  30. [Comanche] Et le diable hurla de joie…  – Hermann & Greg (T9)
  31. [Comanche] Le Corps d’Algernon Brown – Hermann & Greg (T10)
  32. Dans le grand cercle du monde : Joseph Boyden [NUM]
  33. [Blueberry] Fort Navajo : Charlier & Giraud (Tome 1)
  34. [Blueberry] Tonnerre à l’Ouest : Charlier & Giraud (Tome 2)
  35. [Blueberry] L’Aigle solitaire : Charlier & Giraud (Tome 3)
  36. The Big Bang Theory : Une série qui t’active les neurones et les zygomatiques en même temps !

2. Le Roman Noir Américain dans la mythique « Série Noire » des éditions Gallimard : La traduction

II. Traduction à la con…

Et encore, je pèse mes mots lorsque je dis « traduction à la con »… on pourrait dire aussi « à l’emporte pièce », à la « mord-moi-le-noeud ».

Vous ne me croyez pas ? Petit exemple tiré du livre de Jean-Bernard Pouy, « 1280 âmes » et faisant référence au roman noir de Jim Thompson « 1275 âmes » dans sa traduction française alors que sa V.O avait pour titre « Pop. 1280 »

— Vous connaissez Jim Thompson, bien sûr.
— Quand même…
— Et le numéro 1000 de la Série Noire.
— « 1275 âmes ». Un chef d’œuvre.
— Traduit par Marcel Duhamel himself. Titre anglais ?
— « Pop 1280 ».
— Voilà le problème. Soi-disant que ça sonnait mieux. Mais avec des conneries comme ça, lors de cette traduction, cinq personnes ont disparu, cinq habitants de la bourgade de Pottsville.
— Ploucville, comme disait Duhamel.
— Ça me taraude. Ça m’empêche de considérer cette littérature, la noire, comme parfaite, un truc comme ça. J’aimerais que vous me les retrouviez, ces passés à l’as, pour raison signifiante. Je vous en garderais une éternelle reconnaissance.

Et oui, le roman de Jim Thompson, après traduction, perdait 5 habitants que le personnage de J-B Pouy se fera un plaisir de nous retrouver dans son roman « 1280 âmes » (chronique ICI).

Lorsqu’ils commencèrent à traduire dans les années 50 (et jusqu’à peu), les maisons d’éditions ne faisaient pas dans la dentelle et n’ont jamais hésité à grignoter sur les coûts de traduction des romans policiers, considéré comme un sous-genre (y’a qu’à voir la tête de votre famille lorsque vous leur annoncez que vous ne lisez QUE des polars).

En 1945, lorsque nait la « Série Noire », le but est de toucher un large public, donc il faut réduire les coûts ! Puisque de toute façon, le roman policier est truc pour les classes sociales d’en bas, populaires, faut le faire pas cher et qui dit « pas cher », dit économie sur tout.

Alors qui va casquer en premier ? Le traducteur, c’est élémentaire, mon cher lecteur.

Allez monsieur le traducteur, bâclez le travail, je vous en prie ! De plus, si comme beaucoup vous n’êtes pas trop spécialiste de la langue de Shakespeare « version Lincoln », sûr que vous allez accumuler les erreurs, les non-sens, les conneries et les traductions brutes de décoffrage, à l’emporte pièce.

De plus, les traductions étaient bien trop « libres », la violence de l’écrit étant détournée au profit de traits d’humour. Moi, ça me scie !

Certains romans furent carrément tronqués pour de vulgaires problèmes de format. En effet, le livre devait avoir 254 pages maximum.

Pratique : avec le même format, on peut « groupir » différents volumes pour les envoyer ensemble à l’impression, ce qui diminue encore plus la facture.

— Heu, c’est trop long, chef, je fais quoi ? [voix du soldat Pithiviers]
— Coupe dedans ! Enlève des pages, licencie des passages, débite les mots, vire-les, dynamite-les, disperse-les, ventile-les, éparpille-les par petits bouts façon puzzle !
— Mais où je coupe, chef ?
— Dans les monologues, dans les descriptions trop longues, dans les passages spychologiques,… psychologiques. Fais tomber les séquences les plus littéraires, celles qui ne sont pas vitales pour l’intrigue.

L’ennui dans leurs traductions à la con, c’est que non content d’accumuler les approximations, ça nuit à la qualité du texte initial.

La richesse du chef-d’œuvre ? On s’en tamponne, merci bien.

Ils ont fait pire en traduisant les textes de William Irish, faisant de ses textes – qui avait une langue brutale – « un discours de vieilles dames qui prennent le thé » (dixit François Guérif, éditeur de Rivages).

Pareil dans les textes de Chandler qui furent coupé comme du jambon chez votre charcutier. Exit les séquences les plus littéraires, parfois un chapitre tout entier, des phrases, des paragraphes entiers, une réplique, de nouveaux 8 lignes…

Et quand bien même ce fut fait avec du bon sens, cela a porté sur que Chandler tenait le plus.

Donald Westlake frôla sans doute la crise cardiaque en découvrant à la BiLiPo (Bibliothque des littératures policières) les exemplaires originaux de ses livres, le tout énergiquement raturés par les traducteurs qui avaient sabordé des passages entiers.

Il a récupéré de suite ses droits et à chargé un autre traducteur (François Guérif) de faire retraduire l’ensemble de ses romans.

Dans « L’échappée » de Jim Thompson : le dénouement ambigu est passé à la trappe. Sans doute voulaient-ils économiser une feuille de papier…

La maison d’édition « Rivages », en 2012, a enfin proposé la version intégrale et certains se rendirent compte que la fin du film « Guet-Apens », adapté du livre « L’échappée » par Sam Peckinpah, qui avait fait hurler les critiques à cause de sa fin presque « happy-end » (alors que dans le bouquin, elle était terrible) était bien la bonne.

Ce n’était pas l’adaptation ciné qui était fausse, mais la première traduction !!

Depuis que Westlake a repris en main ses textes et les a refait traduire, les autres auteurs furent aussi retraduit.

De grands noms tels que Thompson, Elmore Leonard, Shirley Jackson… sont de nouveau sur le marché avec leurs textes intégraux.

François Guérif le dit lui-même que pas un livre n’échappa à la terrible découpe sanguinaire de l’époque.

La Série Noire ne fut pas la seule à la faire, Le Masque fit pareil (je me souviens d’horribles traductions des recueils de Sherlock Holmes qui firent quelques colonnes dans le journal « Le Monde » à l’époque – ICI) ainsi que Fleuve Noir (limité à 212 pages).

Justement, en parlant de Guérif, il détonna lorsqu’il arriva avec sa collection « Red Label » chez Hachette : rien n’était coupé.

Certains ont dû en chier des pendules parce que pour eux un polar ne devait pas être trop long à lire et facile à lire

— Hé oh, nous prenez pas pour des caves ou des branques, hein !

Tiens, puisque l’on parle d’argot… voilà aussi un autre problème après les coupe à la Jack The Ripper… Le changement de langage, de mots.

Oui, fallait que du langage argotique ressemblant à du mauvais « Tontons Flingueurs ».

Partout, partout, de l’argot de France qui nuit à la beauté du texte original. Dashiell Hammet en fit les frais dans « Moisson rouge ».

La patron de Gallemister en fit aussi l’amère découverte avec les livres de Ross MacDonald, un des grands fondateurs du roman noir américain avec Chandler et Hammett : dans les romans traduits qu’il avait acquis et les originaux, c’était le jour et la nuit.

Dans la V.F, dès la première page, il manquait la moitié du texte et le style d’écriture avait été aplati, affadi.

Allez hop, on retraduit tout et correctement, s’il vous plaît, sans caviarder des passages.

Mais pourquoi tant de haine et de découpes ??

À l’époque, on pensait avec dédain qu’il ne fallait pas dérouter le lecteur, le perturber, alors, on coupait l’ironie, les digressions, les monologues intérieurs… bref, on demandait au texte de MacDonald de fermer sa gueule…

On pourrait croire que ça ne sert plus à rien de retraduire des livres qui ont déjà été vendus… et bien si !

Malgré les dizaines de milliers d’ouvrages vendus par Westlke, on a encore bien vendu ses retraductions en texte intégral parce que lors des retraductions, on retrouve des passages entiers qui ont été gommé de l’œuvre !

Ça peut aussi permettre à d’autres, des plus jeunes, de découvrir des romans noirs dans toute leur beauté de texte.

Toutes ses découpes sont dommageables parce que si la « Série Noire » a implanté le polar noir en France, elle l’a aussi enfermé dans des clichés en transformant des textes grandioses en daube bas de gamme.

Ce qui a pour conséquence de cloisonner les romans noirs dans la rayon « polars de gare », chez les « vite lu, vite oublié », comme si les auteurs de Noir n’étaient pas des écrivains, mais des scribouillards du dimanche après-midi.

Guérif comprend qu’ils furent obligé de cloisonner les textes dans les années 50, mais ce qui l’agace prodigieusement c’est que ces textes mal traduits soient toujours en vente en 2014 !

En 1980, quand Westlake s’est rendu compte de l’horreur pratiquée dans ses textes, on ne pouvait plus utiliser l’excuse des impératifs économique de l’après-guerre.

Tiens, au fait, Marlowe a été aussi retraduit, sauf que les traductions réalisées par Boris Vian n’ont pas été revues

Hors, Vian était un fantaisiste qui changeait tout ce qui ne lui plaisait pas…

Vian serait-il plus important que le texte original de Chandler ? Si on l’avait fait avec un écrivain majeur, tout le monde aurait hurlé, mais ici, ce sont des polars et ils ont encore mauvaise presse…

ENFIN… Last but not least… Nos amis Hammett et Chandler ont enfin été retraduits correctement dans les années 2000 (plus que temps, non ??) et grâce aux maisons Rivages et Gallmeister, les auteurs de romans noirs ont pu bénéficier d’un travail de qualité qui rend justice à leurs textes initiaux.

Maintenant, je peux prouver que les auteurs que je lis sont des grands écrivains, na !

Malheureusement, d’autres grands auteurs ont encore leurs textes caviardés qui dorment dans des rayons et pire encore, des auteurs ne sont plus traduits à partir de leur langue d’origine, mais de leur traduction en anglais.

Sachant qu’aucune traduction ne sera jamais fidèle à 100%, le fait de traduire la traduction enlève un peu plus à l’œuvre originale.

Quand je vous disais « traduction à la con » !!

Sources : Articles du magazine « Le Monde – Hors-Série – Polar, Le Triomphe Du Mauvais Genre » N°40H