The Return Of The English Month – June 2018 (Saison 7) : I’m still there

Liste de livres, films, séries qui pourraient se retrouver en lecture pour le Mois Anglais en juin 2018 (et se retrouver après dans le challenge « A Year In England », dès juillet 2018.

J’ai repris quelques titres de l’année dernière, parce qu’il va bien falloir qu’un jour je me décide à les lire (à la longue, ça marche), ainsi que des p’tits nouveaux.

Impossible de lire tout cela, bien entendu, mais je vais piocher et en profiter pour sortir des apocryphes holmésiens, ou en relire.

Attention, durant le Mois Anglais, je joue gros, je joue ma réputation de Cannibal Lecteur et je me dois d’être à la hauteur de ma renommée de grande tarée qui fournit un ou deux liens par jour et ce, durant tout le mois, donnant des scores de malade ou des burn-out aux organisatrices.

Pour rappel :

  • 2013 : 36 billets !! (Titine comprenait son erreur de m’avoir inscrite de force)
  • 2014 : 62 billets !! (Burn-Out pour Titine et moi aussi)
  • 2015 : 41 billets !! (Des vacances pour Titine, quasi)
  • 2016 : 51 billets !! (J’ai fait honneur à ma réputation)
  • 2017 : 47 billets !! (Ok, j’ai failli un peu… shame on me)

Tant que j’y suis, je vais aussi essayer de m’attaquer à des séries qui croupissent dans mes D.D depuis la nuit des temps et que je n’ai pas encore eu le temps de visionner…

  1. Maudit mercredi – Jour où les jeunes filles rencontrent la mort : Nicci French [ROMAN]
  2. Moriarty – Le chien des d’Urberville : Newman [ROMAN]
  3. L’Héritier de Moriarty : Annelie Wendeberg [ROMAN]
  4. La faucheuse – Tome 2 – Thunderhead : Neal Shusterman [ROMAN]
  5. Sherlock et le secret des hommes barbus : Thierry Niogret [ROMAN] 
  6. Le détective voléRené Réouven [ROMAN]
  7. Sherlock & Moria – T1 : L’initiation : R. Pearson [ROMAN]
  8. Les passes-temps de Sherlock Holmes : Réouven [ROMAN]
  9. Conan Doyle contre Sherlock Holmes : Emmanuel Le Bret [ROMAN]
  10. Dossiers Cthulhu – Sherlock Holmes et les ombres de Shadwell : James Lovegrove [ROMAN]
  11. Golem, Le tueur de LondresPeter Ackroyd [ROMAN]
  12. Une autre histoire : Sarah J. Naughton [ROMAN]
  13. L’Esprit des morts : Andrew Taylor [ROMAN]
  14. Christmas Pudding : Nancy Mitford [ROMAN]
  15. Cheval de guerre : Michael Morpurgo [ROMAN]
  16. La chambre blanche : Waites [ROMAN]
  17. Ma cousine Rachel : Daphné Du Maurier [ROMAN – LC]
  18. Le bizarre incident du chien : Mark Haddon [ROMAN – LC]
  19. Mycroft Holmes : Kareem Abdul-Jabbar [ROMAN]
  20. La Rose pourpre et le Lys – Tome 1 : Michel Faber [ROMAN]
  21. L’Amant de Lady Chatterley : D.H. Lawrence [ROMAN]
  22. Agatha Raisin – T3 – Pas de pot pour la jardinière : M.C Beaton [ROMAN]
  23. Agatha Raisin – T4 – Randonnée mortelle : M.C Beaton [ROMAN]
  24. L’affaire Mina Morten : Bob Garcia [ROMAN]
  25. La disparue d’Angel Court – Charlotte et Thomas Pitt 30 : Anne Perry [ROMAN]
  26. Malédiction maison Foskett – Middleton et Grice 2 : Kasasian [ROMAN]
  27. Brouillard tombe sur Deptford – Lizzie Martin 6Ann Granger [ROMAN]
  28. Meurtres en majuscules – H. Poirot : Sophie Hannah [ROMAN]
  29. La marque du corbeau : Ed McDonald [ROMAN]
  30. Lady Helen – T01 – Le Club des Mauvais Jours : Goodman [ROMAN]
  31. Watson et Holmes : June Thomson [ROMAN]
  32. Carnets secrets de Sherlock Holmes : June Thomson [ROMAN]
  33. Dossiers secrets de Sherlock Holmes : June Thomson [ROMAN]
  34. Les mortes-eaux : Hurley [ROMAN]
  35. Bas-Fonds Londres – Crime et prostitution sous règne Victoria : Chesney [ROMAN]
  36. Les Triomphes de Sherlock Holmes : Gérard Dôle [ROMAN]
  37. Sherlock Holmes – Le secret de l’ile aux chiens : Yves Varende [ROMAN]
  38. Shelock Holmes – Le Requin De La Tamise : Yves Varende [ROMAN – Relecture]
  39. Sherlock Holmes – L’otage de fraulein Doktor : Yves Varende [ROMAN]
  40. Sherlock Holmes – Le tueur dans le fog : Yves Varende [ROMAN]
  41. Sherlock Holmes et les meurtres du titanic : Yves Varende [ROMAN]
  42. Sherlock Holmes revient : Yves Varende [ROMAN]
  43. Sherlock Holmes revient : André-Paul Duchâteau [ROMAN]
  44. Enquêtes Alfred et Agatha 2 – Qu’est-il arrivé à Snouty Jones ? : Anna Campoy [ROMAN]
  45. Les âges sombres : Karen Maitland [ROMAN]
  46. Les diables de Cardona : Matthew Carr [ROMAN]
  47. La frontière du loup : Sarah Hale [ROMAN]
  48. Les derniers jours de Newgate : Andrew Pepper [ROMAN]
  49. Les détectives du Yorkshire – T1 : Rendez-vous avec le crime : Julia Chapman [ROMAN]
  50. Trilogie de Corfou – T1 – Ma famille et autres animaux : Gerald Durrell [ROMAN]
  51. Steampunk Chronicles – T1 – L’étrange pouvoir de Finley Jayne : Kady Cross [ROMAN]
  52. L’Affaire Jack l’Éventreur : Coudurier  Christian [ROMAN]
  53. Mon ami Sherlock Holmes : Ruzé-Moens [ROMAN]
  54. Le meilleur ennemi de Sherlock Holmes : Ruzé-Moens [ROMAN]
  55. Le Hobbit : J.R.R Tolkien [ROMAN]
  56. Black Butler – Tome 25 : Yana Toboso [MANGA]
  57. Vinland Saga – Tome 3 : Makoto Yukimura [MANGA]
  58. Vinland Saga – Tome 4 : Makoto Yukimura [MANGA]
  59. Vinland Saga – Tome 5 : Makoto Yukimura [MANGA]
  60. Sherlock Holmes – L’héritage [REPORTAGE]
  61. Sherlock Holmes contre Conan Doyle [REPORTAGE]
  62. Sur la piste de Jack L’Éventreur [REPORTAGE]
  63. Jack L’Éventreur – L’invention du serial-killer [REPORTAGE]
  64. Quel jour sommes-nous Watson ? : Jean-Pierre Crauser [ÉTUDE]
  65. Aventure du détective triomphant : Bellocq-Poulonis [ÉTUDE]
  66. Alimentaire mon cher Watson : Anne Martinetti [CUISINE]
  67. The Durrells – Saison 1 – La série qui ensoleille ta journée [SÉRIES]
  68. Broadchurch – Saison 3 – La série qui te scotche à l’écran [SÉRIES]
  69. Grantchester – Saison 2 – La série qui me donne envie de me mettre à genoux devant le beau pasteur [SÉRIES]
  70. Grantchester – Saison 3 – La série qui me donne envie de voir le petit Jésus du beau pasteur [SÉRIES]
  71. Gladiator – Le film qui est descendu dans l’arène (2000) [FILMS]
  72. Le Patient anglais – Le film à regarder avec de la Biafine ? (1996) [FILMS]
  73. Orgueil et Préjugés – Le film avec le beau Darcy ! (2005) [FILMS]
  74. Monty Python : Sacré Graal ! – Le film à côté duquel Ben-Hur ressemble à un documentaire (1975) [FILMS]
  75. La Mort aux trousses – Le film qui… Cours Forest, cours !! (1959) [FILMS]
  76. Sueurs froides – Le film à regarder un jour de canicule ? (1958) [FILMS]
  77. Le Docteur Jivago – Le film qui te dit « J’y va , go » ! (1965) [FILMS]
  78. 4 mariages et un enterrement – Le film qui te fait rire et… pleurer (1994) [FILMS]
  79. Le journal de Bridget Jones – Le film qui te donnera envie de porter des culottes couvrantes (2001) [FILMS]
  80. Love Actualy – Le film qui te dit que l’amour est partout (2003) [FILMS]
  81. Batman – Gotham by gaslight – Le film qui à qui le chauve sourit (2003) [FILMS]

Publicités

Mois du Polar chez Sharon – Février 2018

Si juin est pour le Mois Anglais, septembre pour le Mois Américain et mai pour le Mois Espagnol, février est réservé au Mois du Polar sous toutes ses formes.

Sharon nous invite tous et toutes à son mois de février dédié aux crimes, aux meurtres, aux enquêtes, aux thriller en tous genre. Les choix littéraire sont vastes et moins sectaires que les autres mois.

Une fois de plus, je participe, bien entendu, et je compte bien fournir quelques billets à Sharon, juste de quoi la faire suer avec une dingue dans mon genre.

Qu’elle se rassure, je serai plus calme qu’il y a deux ans, mais je compte tout de même faire honneur à son mois et ne pas faire de la simple figuration.

On pourra poster les liens sur la page Fesse Bouc « Mois du polar » ou sur la page récap du blog de Sharon (pas encore l’adresse de la future page).

Que lire ? C’est la question que je me suis posée… Au départ, je pensais lire des titres des éditions  » Payot et Rivages », collection « Rivages/Noir », puis j’ai eu une meilleure idée…

Sortir mes séries policières entamées lors des précédentes éditions et dont je n’ai encore lu qu’un titre (Inspecteur Faraday, Inspecteur Charles Resnick, Yudel Gordon le psychologue juif, Pepe Carvalho le détective et Perro Lascano).

Sans oublier de découvrir des auteurs qui sont sur ma liste des « à découvrir » et dont je n’ai pas encore eu le temps de le faire (Commissaire Montalbano, Lew Griffin, John Turner, Héctor Belascoarán Shayne, Mario Conde et Gabriel Du Pré).

Je ferai donc des « Rivages/Noir », mais aussi des « Points Policier » ou des « 10-18 ».

Je vais vous présenter les auteurs, avec leurs personnages et les titres s’y rapportant, commençant par les « déjà commencé » et poursuivant avec « à découvrir ». Le tout avec des auteurs de différents horizons.

La liste est bien entendu exhaustive, je ne saurai jamais lire tout ça en 28 jours.

John Harvey (Anglais) :

  • Cœurs solitaires – Série Charles Resnick (lu fév. 2016)
  • Les Étrangers dans la maison – Série Charles Resnick
  • Scalpel – Série Charles Resnick

Graham Hurley (Anglais) :

  • Disparu en mer – Série Joe Faraday (lu fév. 2016)
  • Coups sur coups – Série Joe Faraday
  • Les Anges brisés de Somerstown – Série Joe Faraday

Wessel Ebersohn (Sud Africain) : 

  • Coin perdu pour mourir – Série Yudel Gordon
  • La Nuit divisée – Série Yudel Gordon
  • La Tuerie d’octobre – Série Yudel Gordon (lu juillet 2015)

Manuel Vázquez Montalbán (Espagnol) : 

  • Tatouage – Série Pepe Carvalho (lu mai 2015)
  • Meurtre au comité central – Série Pepe Carvalho

Ernesto Mallo (Argentin) : 

James Sallis (Américain) :

  • Le Faucheux – Série Lew Griffin
  • Papillon de nuit – Série Lew Griffin
  • Bois mort – Série John Turner
  • Cripple Creek – Série John Turner
  • Drive – Série Le Chauffeur

Paco Ignacio Taibo II (Mexicain) : 

  • Jours de combat – Série Héctor Belascoarán Shayne
  • Cosa fácil – Série Héctor Belascoarán Shayne

Leonardo Padura (Cubain) :

  • Passé parfait – Série Mario Conde
  • Vents de carême – Série Mario Conde

Peter Bowen (Canadien) : 

  • La maison du coyote – Série Gabriel Du Pré

Andrea Camilleri (Italien) :

  • La Forme de l’eau – Série commissaire Montalbano
  • Chien de faïence – Série commissaire Montalbano
  • Le Voleur de goûter – Série commissaire Montalbano

Bill James (Anglais) : 

  • En de bonnes mains

Le Mois Américain Revient !! (Tagada Tsoin Tsoin) [Édition Septembre 2016]

Autant attendu que le Mois Anglais, le Mois Américain est l’occasion pour moi d’embêter ma chère Titine avec des tas de fiches pour remplir chaque jour de ce mois honni car c’est la rentrée scolaire (j’en suis encore traumatisée).

Bon, qu’elle se rassure, je ne suis pas en vacances, donc, je ne risque pas de lire beaucoup de romans, mais je vais me venger avec des bédés, plus rapides à lire.

Comme pour le Mois Anglais que j’honore en choisissant ce qui fait l’essence de l’Angleterre, je ferai aussi en sorte d’honorer l’Amérique avec ce qui fait son essence propre, c’est-à-dire les western, les légendes de l’Ouest, la Guerre de Sécession ou ses quartiers typiques.

J’ai repris les romans choisis en septembre 2015 et non lus et tenter de les lire cette fois-ci, ou du moins, une partie, comme je le fis pour le Mois Anglais 2016.

  • 2014 : 36 fiches (9 romans, 21 bédés, 4 séries, 2 articles)
  • 2015 : 20 fiches (16 romans, 3 films, 1 série)
  • 2016 : ????

000012-reprodukce-exclusive-the-magnificient-seven-1223l

Mon programme pour le Mois Américain 2016 :

  1. Glendon Swarthout : Homesman [Au menu en 2015]
  2. Johnson Dorothy : Collines des potences [Au menu en 2015]
  3. Olmstead : Le voyage de Robert Child [Au menu en 2015]
  4. Stokoe : Empty Mile [Au menu en 2015]
  5. Miller Jax : Les Infâmes [Au menu en 2015]
  6. Horwitz : Journal d’une fille de Harlem [Au menu en 2015]
  7. Jim Harrison : Légendes d’automne
  8. Mark Twain : Tom Sawyer
  9. Patrick deWitt : Les frères Sisters
  10. Haycox : Les fugitifs de l’Alder Gulch
  11. Haycox : Des clairons dans l’après-midi
  12. Edward Abbey : Désert solitaire
  13. Colm Toibin : Brooklyn
  14. Trevanian : Shibumi
  15. Chris Offutt : Le Bon Frère
  16. Michel Lambesc : La Horse
  17. Durango – T4 – Amos [BD]
  18. Durango – T5 – Sierra sauvage [BD]
  19. Durango – T6 – Le destin d’un desperado [BD]
  20. Durango – T7 – Loneville [BD]
  21. Durango – T8 – Une raison pour mourir [BD]
  22. Lucky Luke – T25 – La ville fantôme [BD]
  23. Lucky Luke – T13 – Le juge [BD]
  24. Lucky Luke – T16 – En remontant le Mississippi [BD]
  25. Lucky Luke – T18 – À l’ombre des derricks [BD]
  26. Lucky Luke – T26 – Les Dalton se rachètent [BD]
  27. Ekhö monde miroir – T3 – Hollywood Boulevard [BD]
  28. Pinkerton – T2 – Dossier Abraham Lincoln – 1861 [BD]
  29. Dossier Tueurs En Série – T1 – Zodiac Killer [BD]
  30. Fables – T1 – Légendes en exil [COMICS]
  31. Fables – T2 – La ferme des animaux [COMICS]
  32. Fables – T3 – Romance [COMICS]
  33. Fables – T4 – Le dernier bastion [COMICS]
  34. Peace Maker – Tome 1 [MANGA]
  35. Les quatre filles du Dr March [MANGA]

article-2402628-1B7B89A3000005DC-90_964x419 cowboy 3

Le Mois Américain : Septembre 2015

Sortez les popcorn, les marshmallows et les pom-pom girls, car le Mois Américain est de retour !

À moi les grandes plaines de l’Ouest, à moi les chevauchées sauvages, cheveux au vent, hurlant dans les canyons que je suis le roi du monde…

Mais avant de me jucher sur ma fringante monture, je vais de ce pas rassurer cette brave Titine, la pauvre organisatrice qui m’a déjà sur le dos en juin, durant le Mois Anglais : non, cette année ne sera pas aussi pléthorique que la précédente !

Les raisons ? Je ne m’y étendrai pas mais je risque d’avoir un peu moins de temps à consacrer à la littérature américaine qu’en 2014 puisque je vais travailler plus (faute de collègues présents pour assurer le boulot). La fatigue risque d’être assez forte, donc.

En 2014; j’avais fait la part belle au western, aux séries et aux romans noirs (36 fiches). Je vais essayer de continuer sur ma lancée et de lire un peu « western »… ou Noir !

Ma liste dans laquelle je vais piocher :

  1. Craig Johnson : L’indien blanc
  2. Glendon Swarthout : Le tireur
  3. Glendon Swarthout : Homesman (le chariot des damnés)
  4. Robert Chambers : Le roi en jaune
  5. Ross Macdonald : Cible mouvante
  6. Léonard Elmore : 3h10 pour Yuma
  7. Donald Westlake : La mouche du coche
  8. Ginzberg : Arizona Tom
  9. Heurtier : Sweet Sixteen
  10. Fel Jeremy : Les loups à leur porte
  11. Johnson Dorothy : Contrée indienne
  12. Johnson Dorothy : Collines des potences
  13. Schaefer : L’homme des vallées perdues
  14. Whitmer Benjamin : Cry Father
  15. David Bell : La cavale de l’étranger
  16. Olmstead : Le voyage de Robert Child
  17. Chandler Raymond : Le grand sommeil
  18. Stokoe : Empty Mile
  19. Miller Jax : Les Infâmes
  20. Harper Lee : Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur (LC)
  21. Horwitz : Journal d’une fille de Harlem
  22. Carnival : Série
  23. Il était une fois dans l’Ouest : Film
  24. Le bon, la brute et le truand : Film
  25. True Grit : Film

Petit Papa Nowel en avance…

Si, l’année dernière, à la même date, c’était le même événement !!

Hé, l’avantage de naître vers la fin de l’année, c’est qu’elle est alors chargée en cadeaux en tout genre ! Imaginez, quand j’étais gosse, comment j’étais contente que mon anniversaire tombe une semaine avant la Saint-Nicolas (le 6 décembre, lui)… 😀 Le must ! À une semaine d’intervalle, je faisais le plein de jouets.

Bon, le grand Saint-Nicolas ne passe plus dans mes petits souliers, je suis trop grande, mais mon anniv, lui, il ne change pas !

sexy-anniversaire-bananeJ’ai déjà été gâtée la semaine dernière avec un resto en compagnie de mon mari, ma soeur, son copain. Ces petits cachottiers m’avaient payé une place pour aller voir le show de l’école d’équitation espagnole de Vienne. Ils ont bien magouillé dans mon dos et je les remercie car j’ai passé une superbe soirée avec le cadeau offert par ma frangine.

Bien entendu, ils sont venus avec moi voir le spectacle de ces magnifiques chevaux Lippizans.

Aujourd’hui, jour précis de ma naissance, j’ai reçu le cadeau de chouchous qui consistait en livres (comme par hasard) choisi sur une liste préalablement établie de 10 titres, dont deux étaient obligatoires. C’est moi qui ai fait le tas dans le magasin, laissant Chouchou faire ensuite son choix pendant que moi j’allais attendre à la sortie.

Le coquin m’en a pris 9 sur les 10 ! Une fois de plus, il me gâte…

  • Vagner Yana : Vongozero
  • Michael Mention : Jeudi Noir
  • Horowitz : Moriarty
  • Bauer : Cadavre 19
  • Gailey : Deep Winter
  • Guttridge : Promenade du crime – Trilogie de Brighton 1
  • Guttridge : Dernier roi de Brighton – Trilogie de Brighton 2
  • Westlake : Mémoire morte
  • Westlake : Envoyez les couleurs

C’est pas demain la veille que ma PAL va enfin diminuer… Et rebelote ce midi, de nouveau un resto rien que lui et moi… chabadabada ♫

Cadavre 19 - Bauer couv rivire Dernier roi de Brighton - Trilogie de Brighton 2 - Gutteridge Envoyez les couleurs - Westlake Jeudi Noir - Mention Mémoire morte - Westlake Promenade du crime - Trilogie de Brighton 1 - Guttridge Vongozero - Vagner Yana Moriarty - Horowitz

Bilan du Mois Américain : Septembre 2014

CHALLENGE - Mois Américain Septembre 2014Et bien non, Titine n’est pas encore dégoûtée de mes participations à ses « mois »… Elle m’invite toujours (enfin, j’ai mis mon pied dans la porte) et c’est un plaisir de lui rédiger des petits billets.

Pour ce mois Américain, j’ai tenu toutes mes promesses (à coup de sueur et de bave, pianotant sur mon clavier comme une malade et marathonant comme une bête pour lire le maximum de bédés westerns pour les mettre dans le challenge.

Sobriété puisque je n’ai QUE 36 billets ! (PTDR) – des romans, des bédés et des séries, ce fut éclectique, mais ce fut intense et bon… Allez, on remet ça en septembre 2015 ????

  1. Branle-bas au 87 : Ed McBain (commencé 30/08)
  2. La malédiction du gitan : Harry Crews (commencé 31/08)
  3. Elementary – Saison 1 : Une série qui a mis des nichons à Watson
  4. Lucky Luke T19 Les Rivaux de Painful Gulch : Morris
  5. Lucky Luke T27 Le 20ème de cavalerie : Morris
  6. Lucky Luke T31 Tortillas pour les Dalton : Morris
  7. Deadwood – Saison 1 : Une série qui te dégommera plus vite que ton ombre
  8. Yellow Birds : Kevin Powers
  9. [Jerry Spring] Golden creek : Jijé
  10. [Durango] Les Chiens meurent en hiver : Yves Swolfs (Tome 1)
  11. [Durango] Les forces de la colère : Yves Swolfs (Tome 2)
  12. [Durango] Piège pour un tueur : Yves Swolfs (Tome 3)
  13. Criminal Minds – Une série qui t’invite à la mise à mort !
  14. Un pied au paradis : Ron Rash
  15. [Comanche] Red Dust : Hermann & Greg (Tome 1)
  16. Scarface : Armitage Trail
  17. [Comanche] Les Guerriers du désespoir – Hermann & Greg (Tome 2)
  18. [Comanche] Les Loups du Wyoming – Hermann & Greg (Tome 3)
  19. Chevauchée avec le diable : Daniel Woodrell
  20. Le Roman Noir Américain dans la mythique « Série Noire » des éditions Gallimard : 1. Histoire
  21. Le Roman Noir Américain dans la mythique « Série Noire » des éditions Gallimard : 2. La traduction
  22. Justice blanche, misère noire : Donald Goines [NUM]
  23. [Comanche] Le Ciel est rouge sur Laramie – Hermann & Greg (T4)
  24. [Jerry Spring] Tome 2 – Yucca ranch : Jijé
  25. [Comanche] Le Désert sans lumière : Hermann & Greg (Tome 5)
  26. [Comanche] Furie rebelle – Hermann & Greg (Tome 6)
  27. [Comanche] Le doigt du diable – Hermann & Greg (Tome 7)
  28. [Comanche] Les shériffs – Hermann & Greg (Tome 8)
  29. Le monde à l’endroit : Ron Rash
  30. [Comanche] Et le diable hurla de joie…  – Hermann & Greg (T9)
  31. [Comanche] Le Corps d’Algernon Brown – Hermann & Greg (T10)
  32. Dans le grand cercle du monde : Joseph Boyden [NUM]
  33. [Blueberry] Fort Navajo : Charlier & Giraud (Tome 1)
  34. [Blueberry] Tonnerre à l’Ouest : Charlier & Giraud (Tome 2)
  35. [Blueberry] L’Aigle solitaire : Charlier & Giraud (Tome 3)
  36. The Big Bang Theory : Une série qui t’active les neurones et les zygomatiques en même temps !

2. Le Roman Noir Américain dans la mythique « Série Noire » des éditions Gallimard : La traduction

II. Traduction à la con…

Et encore, je pèse mes mots lorsque je dis « traduction à la con »… on pourrait dire aussi « à l’emporte pièce », à la « mord-moi-le-noeud ».

Vous ne me croyez pas ? Petit exemple tiré du livre de Jean-Bernard Pouy, « 1280 âmes » et faisant référence au roman noir de Jim Thompson « 1275 âmes » dans sa traduction française alors que sa V.O avait pour titre « Pop. 1280 »

— Vous connaissez Jim Thompson, bien sûr.
— Quand même…
— Et le numéro 1000 de la Série Noire.
— « 1275 âmes ». Un chef d’œuvre.
— Traduit par Marcel Duhamel himself. Titre anglais ?
— « Pop 1280 ».
— Voilà le problème. Soi-disant que ça sonnait mieux. Mais avec des conneries comme ça, lors de cette traduction, cinq personnes ont disparu, cinq habitants de la bourgade de Pottsville.
— Ploucville, comme disait Duhamel.
— Ça me taraude. Ça m’empêche de considérer cette littérature, la noire, comme parfaite, un truc comme ça. J’aimerais que vous me les retrouviez, ces passés à l’as, pour raison signifiante. Je vous en garderais une éternelle reconnaissance.

Et oui, le roman de Jim Thompson, après traduction, perdait 5 habitants que le personnage de J-B Pouy se fera un plaisir de nous retrouver dans son roman « 1280 âmes » (chronique ICI).

Lorsqu’ils commencèrent à traduire dans les années 50 (et jusqu’à peu), les maisons d’éditions ne faisaient pas dans la dentelle et n’ont jamais hésité à grignoter sur les coûts de traduction des romans policiers, considéré comme un sous-genre (y’a qu’à voir la tête de votre famille lorsque vous leur annoncez que vous ne lisez QUE des polars).

En 1945, lorsque nait la « Série Noire », le but est de toucher un large public, donc il faut réduire les coûts ! Puisque de toute façon, le roman policier est truc pour les classes sociales d’en bas, populaires, faut le faire pas cher et qui dit « pas cher », dit économie sur tout.

Alors qui va casquer en premier ? Le traducteur, c’est élémentaire, mon cher lecteur.

Allez monsieur le traducteur, bâclez le travail, je vous en prie ! De plus, si comme beaucoup vous n’êtes pas trop spécialiste de la langue de Shakespeare « version Lincoln », sûr que vous allez accumuler les erreurs, les non-sens, les conneries et les traductions brutes de décoffrage, à l’emporte pièce.

De plus, les traductions étaient bien trop « libres », la violence de l’écrit étant détournée au profit de traits d’humour. Moi, ça me scie !

Certains romans furent carrément tronqués pour de vulgaires problèmes de format. En effet, le livre devait avoir 254 pages maximum.

Pratique : avec le même format, on peut « groupir » différents volumes pour les envoyer ensemble à l’impression, ce qui diminue encore plus la facture.

— Heu, c’est trop long, chef, je fais quoi ? [voix du soldat Pithiviers]
— Coupe dedans ! Enlève des pages, licencie des passages, débite les mots, vire-les, dynamite-les, disperse-les, ventile-les, éparpille-les par petits bouts façon puzzle !
— Mais où je coupe, chef ?
— Dans les monologues, dans les descriptions trop longues, dans les passages spychologiques,… psychologiques. Fais tomber les séquences les plus littéraires, celles qui ne sont pas vitales pour l’intrigue.

L’ennui dans leurs traductions à la con, c’est que non content d’accumuler les approximations, ça nuit à la qualité du texte initial.

La richesse du chef-d’œuvre ? On s’en tamponne, merci bien.

Ils ont fait pire en traduisant les textes de William Irish, faisant de ses textes – qui avait une langue brutale – « un discours de vieilles dames qui prennent le thé » (dixit François Guérif, éditeur de Rivages).

Pareil dans les textes de Chandler qui furent coupé comme du jambon chez votre charcutier. Exit les séquences les plus littéraires, parfois un chapitre tout entier, des phrases, des paragraphes entiers, une réplique, de nouveaux 8 lignes…

Et quand bien même ce fut fait avec du bon sens, cela a porté sur que Chandler tenait le plus.

Donald Westlake frôla sans doute la crise cardiaque en découvrant à la BiLiPo (Bibliothque des littératures policières) les exemplaires originaux de ses livres, le tout énergiquement raturés par les traducteurs qui avaient sabordé des passages entiers.

Il a récupéré de suite ses droits et à chargé un autre traducteur (François Guérif) de faire retraduire l’ensemble de ses romans.

Dans « L’échappée » de Jim Thompson : le dénouement ambigu est passé à la trappe. Sans doute voulaient-ils économiser une feuille de papier…

La maison d’édition « Rivages », en 2012, a enfin proposé la version intégrale et certains se rendirent compte que la fin du film « Guet-Apens », adapté du livre « L’échappée » par Sam Peckinpah, qui avait fait hurler les critiques à cause de sa fin presque « happy-end » (alors que dans le bouquin, elle était terrible) était bien la bonne.

Ce n’était pas l’adaptation ciné qui était fausse, mais la première traduction !!

Depuis que Westlake a repris en main ses textes et les a refait traduire, les autres auteurs furent aussi retraduit.

De grands noms tels que Thompson, Elmore Leonard, Shirley Jackson… sont de nouveau sur le marché avec leurs textes intégraux.

François Guérif le dit lui-même que pas un livre n’échappa à la terrible découpe sanguinaire de l’époque.

La Série Noire ne fut pas la seule à la faire, Le Masque fit pareil (je me souviens d’horribles traductions des recueils de Sherlock Holmes qui firent quelques colonnes dans le journal « Le Monde » à l’époque – ICI) ainsi que Fleuve Noir (limité à 212 pages).

Justement, en parlant de Guérif, il détonna lorsqu’il arriva avec sa collection « Red Label » chez Hachette : rien n’était coupé.

Certains ont dû en chier des pendules parce que pour eux un polar ne devait pas être trop long à lire et facile à lire

— Hé oh, nous prenez pas pour des caves ou des branques, hein !

Tiens, puisque l’on parle d’argot… voilà aussi un autre problème après les coupe à la Jack The Ripper… Le changement de langage, de mots.

Oui, fallait que du langage argotique ressemblant à du mauvais « Tontons Flingueurs ».

Partout, partout, de l’argot de France qui nuit à la beauté du texte original. Dashiell Hammet en fit les frais dans « Moisson rouge ».

La patron de Gallemister en fit aussi l’amère découverte avec les livres de Ross MacDonald, un des grands fondateurs du roman noir américain avec Chandler et Hammett : dans les romans traduits qu’il avait acquis et les originaux, c’était le jour et la nuit.

Dans la V.F, dès la première page, il manquait la moitié du texte et le style d’écriture avait été aplati, affadi.

Allez hop, on retraduit tout et correctement, s’il vous plaît, sans caviarder des passages.

Mais pourquoi tant de haine et de découpes ??

À l’époque, on pensait avec dédain qu’il ne fallait pas dérouter le lecteur, le perturber, alors, on coupait l’ironie, les digressions, les monologues intérieurs… bref, on demandait au texte de MacDonald de fermer sa gueule…

On pourrait croire que ça ne sert plus à rien de retraduire des livres qui ont déjà été vendus… et bien si !

Malgré les dizaines de milliers d’ouvrages vendus par Westlke, on a encore bien vendu ses retraductions en texte intégral parce que lors des retraductions, on retrouve des passages entiers qui ont été gommé de l’œuvre !

Ça peut aussi permettre à d’autres, des plus jeunes, de découvrir des romans noirs dans toute leur beauté de texte.

Toutes ses découpes sont dommageables parce que si la « Série Noire » a implanté le polar noir en France, elle l’a aussi enfermé dans des clichés en transformant des textes grandioses en daube bas de gamme.

Ce qui a pour conséquence de cloisonner les romans noirs dans la rayon « polars de gare », chez les « vite lu, vite oublié », comme si les auteurs de Noir n’étaient pas des écrivains, mais des scribouillards du dimanche après-midi.

Guérif comprend qu’ils furent obligé de cloisonner les textes dans les années 50, mais ce qui l’agace prodigieusement c’est que ces textes mal traduits soient toujours en vente en 2014 !

En 1980, quand Westlake s’est rendu compte de l’horreur pratiquée dans ses textes, on ne pouvait plus utiliser l’excuse des impératifs économique de l’après-guerre.

Tiens, au fait, Marlowe a été aussi retraduit, sauf que les traductions réalisées par Boris Vian n’ont pas été revues

Hors, Vian était un fantaisiste qui changeait tout ce qui ne lui plaisait pas…

Vian serait-il plus important que le texte original de Chandler ? Si on l’avait fait avec un écrivain majeur, tout le monde aurait hurlé, mais ici, ce sont des polars et ils ont encore mauvaise presse…

ENFIN… Last but not least… Nos amis Hammett et Chandler ont enfin été retraduits correctement dans les années 2000 (plus que temps, non ??) et grâce aux maisons Rivages et Gallmeister, les auteurs de romans noirs ont pu bénéficier d’un travail de qualité qui rend justice à leurs textes initiaux.

Maintenant, je peux prouver que les auteurs que je lis sont des grands écrivains, na !

Malheureusement, d’autres grands auteurs ont encore leurs textes caviardés qui dorment dans des rayons et pire encore, des auteurs ne sont plus traduits à partir de leur langue d’origine, mais de leur traduction en anglais.

Sachant qu’aucune traduction ne sera jamais fidèle à 100%, le fait de traduire la traduction enlève un peu plus à l’œuvre originale.

Quand je vous disais « traduction à la con » !!

Sources : Articles du magazine « Le Monde – Hors-Série – Polar, Le Triomphe Du Mauvais Genre » N°40H

1. Le Roman Noir Américain dans la mythique « Série Noire » des éditions Gallimard : Histoire

— Au fait, tu le bois comment, ton policier ?

— Noir, sans lait et sans sucre, merci…

I. Le roman noir américain : Histoire et traduction

L’histoire du polar noir est pour aujourd’hui; la traduction sera pour l’article suivant.

1. Histoire du Polar :

Les amateurs de Roman Policier ou de Polars ont peut-être succombé un jour aux fameux « Romans Noirs » de la « Série Noire » des éditions Gallimard ou aux autres « Noirs », ceux que l’ont nomme « Hardboiled » (littéralement « durs à cuire »), car type de littérature trouve son origine en Amérique…

Même si vous n’êtes jamais allé du côté obscur de la Force, je suppose que vous avez tous vu, au moins une fois, ces fameuses couvertures jaunes et noires de la collection « Série Noire ».

Les romans « noirs » étaient souvent considérés comme « littérature au rabais » et ils ne traitent, à priori, que d’énigme policière ou d’aventures de truands de deuxième zone.

Un pur produit 100% américain, le roman noir ? Peut-être pas tant que ça… mais la Série Noire de chez Gallimard leur doit beaucoup.

Avant de vous parler des problèmes de traduction et des découpages brutaux que l’on fit dans ses textes (partie II), je vous tout d’abord vous parler un peu de ce qu’est un roman noir.

1.2 Définition :

J’ai souvent « lu » que des personnes qualifiait un roman qu’elles venaient de lire de « roman noir » et lorsque vous demandiez quel titre elles avaient lu, je voyais fleurir des titres appartenant à des Chattam, des Thilliez et autres auteurs de thrillers ou de romans policiers « classiques ».

Si l’une ou l’autre personne leur signifiait qu’elle ne voyait pas ce qui qualifiait ces romans de « noir », il lui était répondu que le roman était « sombre, dur »…

Non, ces livres n’étaient pas des romans noirs et le fait d’avoir de la violence ou un récit « dur » n’en fait pas des romans dits « noirs ».

Alors, qu’est-ce qui fait qu’un roman est noir ou pas ??

— La réalité sociale présente dans le roman…

Autrement dit, c’est un roman policier qui donne une vision réaliste des conditions sociales et de la criminalité.

Il met lui aussi en scène l’univers du crime mais il insiste sur la critique de la société. Un genre en plein essor aux États-Unis dans les années 1950.

Le roman noir peut être à la fois considéré comme un sous-genre ou une sous-catégorie appartenant au roman policier et qui regrouperait le roman d’énigme et le roman à suspense, mais aussi comme un genre à part entière possédant ses propres critères génériques.

Dès lors, le roman noir désigne aujourd’hui un roman policier inscrit dans une réalité sociale précise, porteur d’un discours critique, voire contestataire.

Le roman noir, tout en étant un roman détective, se fixe ses propres frontières en s’opposant au roman d’énigme, car le drame se situe dans un univers moins conventionnel et moins ludique (non, vous ne devez pas chercher QUI a tué).

En anglais, on parle aussi d’hardboiled novel… Et ce n’est pas à mettre entre toutes les mains car pour peu que vous soyez habitué à des romans policiers classiques, vous risquez d’être dépaysé !

Sur fond de prohibition, la question n’est plus tant de savoir « qui a tué ? » mais « pourquoi ? ». Le climat est à la violence de la pègre et à la corruption.

Le crime et l’enquête qu’il déclenche ne disparaissent pas, mais le détective devient un révélateur.

C’est un homme de terrain, souvent cynique et désenchanté, malmené par les aléas de sa quête.

Dès lors, le roman noir s’ancre fermement dans une réalité sociale et politique et rend compte de la violence qui y sévit.

Les pages de ces romans dégagent une forte odeur de poudre, de sang et de bourbon « single malt ».

C’est le début le la série des détectives légendaires.

Et comme ils disent sur le site de Gallimard à propos de la Série Noire  (en abrégé) :

Amateur d’énigmes à la Sherlock Holmes, tu oublies ! Ton compte, tu ne  trouveras pas.

Optimiste, va voir ailleurs. Ici, tu entre dans ce que l’humain a de plus sombre.

L’immoralité y est chez elle, tout autant que les beaux sentiments. L’esprit en est rarement conformiste.

Amateur de justice, tu y croiseras des policiers plus corrompus que les malfaiteurs qu’ils poursuivent.

Ici, il n’y a pas vraiment un détective sympathique ou « déducteur » pour résoudre le mystère. Parfois, il n’y a pas de mystère. Et quelquefois même, pas de détective du tout.

Mais alors, il y a quoi dans le roman noir ?…

De l’action, de l’angoisse, de la violence — sous toutes ses formes et particulièrement les plus honnies — du tabassage et du massacre.

Les états d’âmes se traduisent par des gestes, et les lecteurs friands de littérature introspective devront se livrer à la gymnastique inverse.

Il y a aussi de l’amour — préférablement bestial — de la passion désordonnée, de la haine sans merci.

Bref, le but est fort simple : vous empêcher de dormir.

« Joli programme, n’est-il pas ?? »

1.2 Histoire :

Je vous signalais plus haut que le roman noir n’était pas à 100% amerloque car parmi les précurseurs français du genre, on peut citer Balzac : « Une ténébreuse affaire » (1843) ou Eugène Sue et ses « Mystères de Paris » (1842-1843), mais Émile Zola pourrait peut-être s’en réclamer aussi pour « L’Assommoir », voire « Thérèse Raquin ».

Les racines du roman noir sont donc parfois liées à celles du roman policier qui débuteraient au XIXè siècle.

Le genre naît véritablement aux États-Unis dans les années 1920, avec des auteurs, notamment Dashiell Hammett, qui écrivent des romans avec pour ambition de rendre compte de la réalité sociétale du pays : gangstérisme, corruption politique et policière, toute-puissance de l’argent, utilisation ostensible de la violence, crimes organisés et terreau mafieux…

Dashiel Hammet apparaît comme le représentant de cette littérature populaire naissante appelée « hard-boiled » (« durs à cuire »), dont il créa l’école avec Carroll John Daly.

Ces auteurs publient leurs textes dans des magazines populaires et peu coûteux, surnommés les dime magazines (un dime = 10 cents) ou les pulp magazines (du nom de la pulpe de papier de piètre qualité qui sert à l’impression).

Plusieurs écrivains se bornent à exploiter les ingrédients bassement commerciaux de cette littérature destinée avant tout aux jeunes hommes (sexe, alcool, violence), mais les meilleurs suivent les traces de Hammett pour détourner les conventions du genre à des fins subversives de dénonciation du capitalisme, de la corruption policière et de la collusion entre le pouvoir politique et la pègre : W.R. Burnett, Jonathan Latimer, Raymond Chandler, Howard Fast, Ross Macdonald, Jim Thompson, Chester Himes, William P. McGivern, Fredric Brown…

Avec Dashiell Hammett, on entre de plein fouet dans cet univers réaliste et un peu glauque. Ici on ne fait plus appel à l’intelligence du lecteur mais à son cran et à ses tripes.

On est dans l’action, loin des salons du roman à énigme. Les rues sont dangereuses, les meublés crasseux, les arrières salles enfumées et les personnages troubles. 

Chez Hammett, la vengeance s’exerce et le coupable trouve souvent la mort, révélant ainsi une critique acerbe des institutions américaines (ce qui lui vaudra même d’être emprisonné par MC Carty).

1.3. Décollage ! :

Le roman noir connaîtra véritablement son essor qu’après la Seconde Guerre mondiale.

En Amérique ?? Non, en France !

Juin 1944… Marcel Duhamel, traducteur de Steinbeck ou d’Hemingway (entre autres) et agent pour Gallimard, sort de chez Marcel Achard avec trois bouquins que ce dernier vient de lui confier : « This man is dangerous » et « Poison Ivy » de Peter Cheyney, et « No orchids for miss Blandish » d’un certain James Hadley Chase.

Cet homme ne le sait pas encore, mais il tient sous le bras les trois premiers romans d’une longue saga qui va profondément et durablement marquer la littérature.

C’est en 1945 que la mythique collection « Série Noire » verra vraiment le jour.

À ce jour, plus de 2800 titres parus… si quelqu’un a dans l’idée d’en faire collection, il devra avoir une grande bibliothèque !

Les deux premiers titres appartiennent à Peter Cheyney avec « La Môme vert-de-gris » (titre français de « Poison Ivy ») et « Cet homme est dangereux » (septembre 1945).

Si un lecteur les possède dans sa biblio en première édition, je suis intéressée contre un don moyennant paiement en espèces…

Lors de la Libération, on découvre le jazz, les cigarettes blondes, les bas nylon, les capotes, les chewing-gum… On découvre ♪ l’Amérique ♫

Collection encore anecdotique à cette lointaine époque…

La populace est en liesse et attirée par tout ce qui vient du Nouveau-Monde et est un peu blasée de ses Hercule Poirot ou autre Rouletabille.

La « Série noire » est vite devenue LA référence… Ou comment voir le monde au travers du polar.

S’ils ont commencé par traduire des romans policiers américains, les fondateurs sont ensuite passé aux romans français, avant de s’engager dans une littérature noire sans frontière.

Une future mythique collection venait de naître et personne n’aurait parié un franc que soixante ans plus tard, elle se composerait de plus de 2 800 romans (dont plusieurs quintaux de chef-d’œuvres !) et hanterait les nuits blanches de centaines de milliers de lecteurs.

Les débuts furent difficiles et tenaient plus du bricolage que d’autre chose.

C’est Marcel Duhamel qui se trouvera au four et au moulin (occupé par mille autres activités) et la « Série noire » s’offrira un long tour de chauffe,  ne publiant que six titres en trois ans, malgré des chiffres de vente plus qu’honorables et un enthousiasme sans cesse croissant.

Leur signature ? Un langage populaire, l’emploi de l’argot, des univers glauques dépeignant un monde austère et froid…

En un mot, ces romans rompent avec le style feutré et « aristocratique » du roman à énigme du début du siècle, genre ceux de la grande dame qu’était Agatha Christie.

Ici, pas de meurtres dans des châteaux, pas de majordome ou de Colonel Moutarde tuant le docteur Lenoir avec le chandelier dans la véranda…

Un seul problème dans tous ces romans… LA TRADUCTION à la mord-moi l’zob !

(Mais cet article, c’est pour demain).

1.4 Auteurs de Noirs Français :

Dans le domaine francophone, les grands représentants du genre sont Jean Amila ou Léo Malet (avec son personnage de Nestor Burma).

À partir des années septante, des auteurs comme Jean-Patrick Manchette, Frédéric H. Fajardie ou Tonino Benacquista témoignent encore de l’influence du roman noir américain. Les œuvres de ces auteurs sont parfois qualifiées de « néo-polars ».

Dans cette catégorie du roman noir, il faudrait sans doute aussi citer l’auteur algérien Yasmina Khadra ou le Sénégalais Abasse Ndione.

Sources : Article basé sur des infos de Wiki, sur les notes se trouvant sur le site de chez Gallimard additionné de quelques furetages sur le Net au gré de mes ballades.

Challenge « Le mois Américain » chez Titine.

Le mois américain : Septembre 2014

Mon mois anglais en juin avait été consacré à deux grandes figures de l’Angleterre victorienne : Sherlock Holmes pour le côté « justice » et « littérature » et Jack l’Éventreur pour le côté « mauvais » mais « réel ».

Une grosse partie des auteurs présents dans mon écurie Palesque sont en majorité des yankees. J’aurais pu en sortir quelques uns, mais j’ai préféré faire tout autre chose.

C’est pourquoi j’ai décidé, durant le mois américain, de me consacrer à ce qui fait aussi l’Amérique : le western !

Réanimez cette pauvre Titine, je n’ai nullement l’intention de d’enquiller tous les westerns spaghettis et de la submerger avec 69 fiches, mais juste de présenter quelques bandes dessinées consacrées au western, far west, cow-boys, et d’un genre toutes différentes.

Au lieu de me consacrer à une seule collection, comme j’aurais pu le faire en relisant toute mes bédés de « Comanche », j’ai préféré diversifier les choses et faire quelques fiches sur un panel allant de bédés « humoristique », « gentillet » à « violentes » et « pas pour les enfants ».

Voilà pourquoi je commenterai mes « Lucky Luke » préférés pour le côté humour et familial, que je vous parlerai des premiers tomes de la série « Comanche » pour le côté « violent parfois », que le côté « gentillet » sera réservé à quelques titres de la série « Jerry Spring » et la partie « pas pour les enfants » sera réservée à « Durango ».

En plus j’ai un marathon lecture qui vient de s’ajouter pour le week-end du 5 au 7 septembre ! Réanimez Titine, je vous prie ! 😆

Malheureusement, je n’aurai sans doute pas le temps de vous causer de la série « écolo réaliste » qu’est « Buddy Longway » ni de la très réaliste et sans fin qu’est la très célèbre série « Blueberry ». Lire des bédés, ça va vite chez moi, mais ça met plus de temps pour rédiger les chroniques…

Niveau séries, quelques unes que j’adore ou que j’ai découvert alors que je n’aurais pas misé un kopeck dessus.

« Esprits criminels » fait partie de mes séries policières préférées, j’adore ces mentalist du comportement humain, les personnages, l’ambiance, trash parfois, et même si je n’ai plus trop suivi les dernières saisons pour manque de temps, elle reste une de mes préférées.

« Elementary », au départ, bof, je n’en attendais pas grand-chose, surtout après avoir vu « Sherlock BBC » mais je dois dire que j’ai apprécié la suivre et que sans casser trois pattes à un unijambiste, elle se laisse voir avec plaisir, mais Jonny Lee Miller ne sera jamais un Holmes pour moi.

« Deadwood » était  une super série western, très trash, puant le purin, le pot de chambre et les sous-vêtements pas frais (jaunes devant et brun derrière) mais qui a vu sa réalisation s’arrêter après 3 saisons car peu suivie par les spectateurs. Je resterai sur ma fin, merci les gars !

Avec « The Big Bang Theory » j’étais mitigée… ma sœur m’avait fait visionner un épisode qui passait sur M6 mais je n’avais pas accroché. Il faut dire que j’étais crevée et que puisque nous étions 6 avec mes parents, la séance télé n’était pas dans ses meilleures conditions.

Une fois seule à la maison (Chouchou est un silencieux) j’ai repris la série à son premier épisode et là, je vous avoue que j’ai pissé de rire !

Séries dont je voudrais réaliser une fiche :

  • The Big Bang Theory
  • Elementary
  • Deadwood
  • Esprits criminels

Articles :

  • Le roman noir américain et sa traduction à la « mord-moi l’fion »

Romans :

  • La malédiction du gitan : Harry Crews

La Clé de verre : Dashiell Hammett

Titre : La Clé de verre                                       big_3

Auteur : Dashiell Hammett
Édition : Folio Policier (2009)

Traducteurs : Nathalie beeunat & Pierre Bondil (Nouvelle traduction intégrale)

Résumé :
Le sénateur Ralph Henry est candidat à la mairie. À la veille des élections, son fils est découvert assassiné dans la rue. Des lettres anonymes, puis la presse, accusent l’influent politicien Paul Madvig, principal soutien du sénateur dont il doit épouser la fille Janet.

Alors que la guerre reprend entre les gangs pour s’assurer le contrôle de la ville, Ned Beaumont, collaborateur de Madvig, s’efforce d’innocenter son ami.

Avec des méthodes souvent brutales, il s’improvise détective pour démêler le vrai du faux dans une ville rongée par la corruption.

Roman noir par excellence, « La clé de verre » décrit l’obscénité de la manipulation, et son corolaire, la trahison.

Critique : 
Un autre roman noir de lu, un de plus… Cette addiction est sévère et mon médecin m’en a prescrit beaucoup pour le bien de ma santé mentale. En « traduction intégrale », pour bien faire, ce que je fis avec ce roman nouvellement traduit correctement !

Dashiell Hammett, je le connaissais de par « Moisson Rouge », alors je me suis lancée sur cet autre roman noir qui se passe dans le milieu politique et ses quelques magouilles…

Qui a tué le fils du sénateur Henry ? Nul ne le sait, pas même Ned Beaumont qui l’a trouvé gisant raide mort dans une ruelle sombre.

Pourtant, tous les regards se tournent vers Paul Madvig, le politicien qui tire les ficelles de la ville et principal soutien du sénateur dont il doit épouser la fille Janet.

Ned, bras droit (et gauche) de Madvig n’y crois pas trop et il décide d’enquêter à sa manière, qui est loin d’être très catholique…

Oubliez les enquêteurs classiques et traditionnels, munis d’une loupe et de petites cellules grises. Nous sommes dans un roman noir et l’enquêteur est aussi véreux que son politicien d’employeur.

L’atmosphère de cette Amérique des années 30 est sombre, remplie de magouilles, de guerre des gangs pour avoir la main mise sur la ville. On patauge dans les jeux politiques, toujours ambigus, on nage dans la corruption, on côtoie les gangsters, on s’amuse dans les tripots avec des jeux de hasard… On boit de l’alcool et on se prend quelques coups dans la tronche.

L’auteur ne nous épargne rien dans son récit : si Ned boit un verre ou dévore une omelette au bacon, on le saura. Idem s’il mâchouille un cigare.

Les protagonistes, nombreux, seront découverts au fur et à mesure, lorsqu’on suivra l’enquête de Ned Beaumont. Ils sont tous sombres et il n’y en pas un pour relever l’autre.

Nous sommes dans une sorte d’intrigue policière mâtinées de joutes politiques pour le pouvoir, où tous les coups, surtout les bas, sont permis. Niveau castagne, ça bastonne à fond, le tout sur fond d’histoires d’amour compliquées et de trahisons en tous genres.

Une écriture au cordeau, sans fioritures, brute de décoffrage et pour la première fois dans sa traduction intégrale. Avec un final assez « étrange », mais inattendu.

Pour ma part, j’ai préféré « Moisson Rouge »… mais ceci n’est que mon avis. En tout cas, si vous voulez découvrir le fameux « hard boiled », ce livre en fait partie.

Moi, je compte bien découvrir aussi « Le faucon Maltais » du même auteur.

Livre participant au Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), Challenge « La littérature fait son cinéma – 4ème année » chez Lukea Livre et Le « Challenge US » chez Noctembule.