Le Polar pour les Nuls : Marie-Caroline Aubert & Natalie Beunat

Titre : Le Polar pour les Nuls – Grands Formats

Auteurs : Marie-Caroline Aubert & Natalie Beunat
Édition : First Pour les nuls (20/09/2018)

Résumé :
Un panorama passionnant de l’histoire du polar, de Edgar Allan Poe à Stephen King, en passant par Agatha Christie et Stieg Larson.

Le Polar pour les Nuls vous invite à un voyage dans le monde tout à la fois captivant et effrayant du roman noir.
On y découvrira les multiples formes du genre : roman noir, roman policier, roman d’angoisse, suspense psychologique, techno-thriller, thriller, mais aussi les adaptations cinématographiques et télévisées des grands classiques. Les auteures nous livreront par ailleurs leurs coups de coeur et dénicheront pour nous les perles du genre… Frissons garantis !

En Introduction: « Moi, j’aime faire du polar parce que mon but, ce n’est pas d’emmerder les gens et quand même, il est rare avec un polar de totalement emmerder les gens. Je ne vois pas pourquoi on tournerait autre chose que des polars parce que tous les grands enjeux de la vie et toutes les questions morales sont contenus dans ce genre-là. » Claude Chabrol

Critique :
La série « Pour les Nuls » n’est plus à présenter, je pense que tout le monde en a au moins eu un livre de cette série dans les mains.

Le concept ne change pas, normal, on ne change pas un concept qui gagne et qui a déjà fait ses preuves de nombreuses fois.

Sauf à me mettre « la guitare pour les Nuls » dans les mains (ça ne changera rien pour moi), ces livres m’ont toujours réussi et puis, j’ai toujours été m’endormir moins bête.

D’ailleurs, ceux que j’ai lu sont bourrés de fluo (j’étranglerai un jour ma soeur pour m’avoir rendu un « La franc-maçonnerie pour les Nuls » vierge de toute fluoration parce qu’elle avait perdu le mien), du moins, les choses les plus importantes.

Dans ce Polar pour les Nuls, on a de quoi nourrir son esprit et sa culture polardeuse, le tout sans indigestion car les auteurs évitent d’en dire trop sur les auteurs.

L’équilibre n’est pas facile entre l’assiette trop pleine et celle qui laisse un goût de trop peu, mais il me semble qu’elles ont réussi à atteindre le juste-milieu, à dire ce qu’il fallait, le plus important et ne pas s’encombrer du superflu, celui qui nous aurait fait décrocher de notre lecture en baillant.

De toute façon, avec Wikiki, on peut toujours aller glaner des détails plus affinés sur les auteurs.

Ce gros ouvrage, je l’ai lu durant tout mon mois d’août, après avoir nourri le chat, pendant que môssieur faisait sa toilette ou pieutait sur son coussin. Il est épais (le livre, pas mon chat, bien qu’il ait fait du gras) mais il se lit facilement et les différentes thématiques proposées se recoupent parfois.

Au départ, j’avais commencé à retenir les auteurs de polars ou romans noirs que les autreures oublient et puis, je me suis rendue compte que ces auteurs oubliés intervenaient en fait plus loin, dans une autre thématique.

L’inconvénient, c’est que j’ai surligné des romans que je n’avais jamais lus (pas tous) et que ce guide m’a donné envie de lire afin de ne pas mourir idiote. Le genre de truc trèèès mauvais pour ma PAL car j’en ai trouvé des tas dans ma bouquinerie préférée.

Je ne sais pas si je pourrais prendre ce guide en défaut, il me semble qu’il a ratissé large en ce qui concerne le « mauvais » genre qu’était le polar avant d’acquérir ses lettres de noblesse, mais il m’a semblé que les auteurs sud-américains étaient sous représentés.

Attention, je le fais de mémoire, j’ai terminé ce guide depuis plus d’un mois et je n’avais pas encore eu le temps d’écrire une chronique avec le Mois Américain de septembre.

En tout cas, je suis contente de l’avoir trouvé en seconde main, même pas abîmé, même pas lu, si ça se trouve et maintenant, il a rejoint ma collection de « Pour les Nuls » et ne pourra jamais être vendu car fluoré sur toutes les pages.

Maintenant, je mourrai moins bête, j’en sais bien plus sur les Polars, Policiers, Romans Noirs qu’avant, faut juste que ma mémoire passoire retienne le tout…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°85.

The Return Of The English Month – June 2018 (Saison 7) : I’m still there

Liste de livres, films, séries qui pourraient se retrouver en lecture pour le Mois Anglais en juin 2018 (et se retrouver après dans le challenge « A Year In England », dès juillet 2018.

J’ai repris quelques titres de l’année dernière, parce qu’il va bien falloir qu’un jour je me décide à les lire (à la longue, ça marche), ainsi que des p’tits nouveaux.

Impossible de lire tout cela, bien entendu, mais je vais piocher et en profiter pour sortir des apocryphes holmésiens, ou en relire.

Attention, durant le Mois Anglais, je joue gros, je joue ma réputation de Cannibal Lecteur et je me dois d’être à la hauteur de ma renommée de grande tarée qui fournit un ou deux liens par jour et ce, durant tout le mois, donnant des scores de malade ou des burn-out aux organisatrices.

Pour rappel :

  • 2013 : 36 billets !! (Titine comprenait son erreur de m’avoir inscrite de force)
  • 2014 : 62 billets !! (Burn-Out pour Titine et moi aussi)
  • 2015 : 41 billets !! (Des vacances pour Titine, quasi)
  • 2016 : 51 billets !! (J’ai fait honneur à ma réputation)
  • 2017 : 47 billets !! (Ok, j’ai failli un peu… shame on me)

Tant que j’y suis, je vais aussi essayer de m’attaquer à des séries qui croupissent dans mes D.D depuis la nuit des temps et que je n’ai pas encore eu le temps de visionner…

  1. Maudit mercredi – Jour où les jeunes filles rencontrent la mort : Nicci French [ROMAN]
  2. Moriarty – Le chien des d’Urberville : Newman [ROMAN]
  3. L’Héritier de Moriarty : Annelie Wendeberg [ROMAN]
  4. La faucheuse – Tome 2 – Thunderhead : Neal Shusterman [ROMAN]
  5. Sherlock et le secret des hommes barbus : Thierry Niogret [ROMAN] 
  6. Le détective voléRené Réouven [ROMAN]
  7. Sherlock & Moria – T1 : L’initiation : R. Pearson [ROMAN]
  8. Les passes-temps de Sherlock Holmes : Réouven [ROMAN]
  9. Conan Doyle contre Sherlock Holmes : Emmanuel Le Bret [ROMAN]
  10. Dossiers Cthulhu – Sherlock Holmes et les ombres de Shadwell : James Lovegrove [ROMAN]
  11. Golem, Le tueur de LondresPeter Ackroyd [ROMAN]
  12. Une autre histoire : Sarah J. Naughton [ROMAN]
  13. L’Esprit des morts : Andrew Taylor [ROMAN]
  14. Christmas Pudding : Nancy Mitford [ROMAN]
  15. Cheval de guerre : Michael Morpurgo [ROMAN]
  16. La chambre blanche : Waites [ROMAN]
  17. Ma cousine Rachel : Daphné Du Maurier [ROMAN – LC]
  18. Le bizarre incident du chien : Mark Haddon [ROMAN – LC]
  19. Mycroft Holmes : Kareem Abdul-Jabbar [ROMAN]
  20. La Rose pourpre et le Lys – Tome 1 : Michel Faber [ROMAN]
  21. L’Amant de Lady Chatterley : D.H. Lawrence [ROMAN]
  22. Agatha Raisin – T3 – Pas de pot pour la jardinière : M.C Beaton [ROMAN]
  23. Agatha Raisin – T4 – Randonnée mortelle : M.C Beaton [ROMAN]
  24. L’affaire Mina Morten : Bob Garcia [ROMAN]
  25. La disparue d’Angel Court – Charlotte et Thomas Pitt 30 : Anne Perry [ROMAN]
  26. Malédiction maison Foskett – Middleton et Grice 2 : Kasasian [ROMAN]
  27. Brouillard tombe sur Deptford – Lizzie Martin 6Ann Granger [ROMAN]
  28. Meurtres en majuscules – H. Poirot : Sophie Hannah [ROMAN]
  29. La marque du corbeau : Ed McDonald [ROMAN]
  30. Lady Helen – T01 – Le Club des Mauvais Jours : Goodman [ROMAN]
  31. Watson et Holmes : June Thomson [ROMAN]
  32. Carnets secrets de Sherlock Holmes : June Thomson [ROMAN]
  33. Dossiers secrets de Sherlock Holmes : June Thomson [ROMAN]
  34. Les mortes-eaux : Hurley [ROMAN]
  35. Bas-Fonds Londres – Crime et prostitution sous règne Victoria : Chesney [ROMAN]
  36. Les Triomphes de Sherlock Holmes : Gérard Dôle [ROMAN]
  37. Sherlock Holmes – Le secret de l’ile aux chiens : Yves Varende [ROMAN]
  38. Shelock Holmes – Le Requin De La Tamise : Yves Varende [ROMAN – Relecture]
  39. Sherlock Holmes – L’otage de fraulein Doktor : Yves Varende [ROMAN]
  40. Sherlock Holmes – Le tueur dans le fog : Yves Varende [ROMAN]
  41. Sherlock Holmes et les meurtres du titanic : Yves Varende [ROMAN]
  42. Sherlock Holmes revient : Yves Varende [ROMAN]
  43. Sherlock Holmes revient : André-Paul Duchâteau [ROMAN]
  44. Enquêtes Alfred et Agatha 2 – Qu’est-il arrivé à Snouty Jones ? : Anna Campoy [ROMAN]
  45. Les âges sombres : Karen Maitland [ROMAN]
  46. Les diables de Cardona : Matthew Carr [ROMAN]
  47. La frontière du loup : Sarah Hale [ROMAN]
  48. Les derniers jours de Newgate : Andrew Pepper [ROMAN]
  49. Les détectives du Yorkshire – T1 : Rendez-vous avec le crime : Julia Chapman [ROMAN]
  50. Trilogie de Corfou – T1 – Ma famille et autres animaux : Gerald Durrell [ROMAN]
  51. Steampunk Chronicles – T1 – L’étrange pouvoir de Finley Jayne : Kady Cross [ROMAN]
  52. L’Affaire Jack l’Éventreur : Coudurier  Christian [ROMAN]
  53. Mon ami Sherlock Holmes : Ruzé-Moens [ROMAN]
  54. Le meilleur ennemi de Sherlock Holmes : Ruzé-Moens [ROMAN]
  55. Le Hobbit : J.R.R Tolkien [ROMAN]
  56. Black Butler – Tome 25 : Yana Toboso [MANGA]
  57. Vinland Saga – Tome 3 : Makoto Yukimura [MANGA]
  58. Vinland Saga – Tome 4 : Makoto Yukimura [MANGA]
  59. Vinland Saga – Tome 5 : Makoto Yukimura [MANGA]
  60. Sherlock Holmes – L’héritage [REPORTAGE]
  61. Sherlock Holmes contre Conan Doyle [REPORTAGE]
  62. Sur la piste de Jack L’Éventreur [REPORTAGE]
  63. Jack L’Éventreur – L’invention du serial-killer [REPORTAGE]
  64. Quel jour sommes-nous Watson ? : Jean-Pierre Crauser [ÉTUDE]
  65. Aventure du détective triomphant : Bellocq-Poulonis [ÉTUDE]
  66. Alimentaire mon cher Watson : Anne Martinetti [CUISINE]
  67. The Durrells – Saison 1 – La série qui ensoleille ta journée [SÉRIES]
  68. Broadchurch – Saison 3 – La série qui te scotche à l’écran [SÉRIES]
  69. Grantchester – Saison 2 – La série qui me donne envie de me mettre à genoux devant le beau pasteur [SÉRIES]
  70. Grantchester – Saison 3 – La série qui me donne envie de voir le petit Jésus du beau pasteur [SÉRIES]
  71. Gladiator – Le film qui est descendu dans l’arène (2000) [FILMS]
  72. Le Patient anglais – Le film à regarder avec de la Biafine ? (1996) [FILMS]
  73. Orgueil et Préjugés – Le film avec le beau Darcy ! (2005) [FILMS]
  74. Monty Python : Sacré Graal ! – Le film à côté duquel Ben-Hur ressemble à un documentaire (1975) [FILMS]
  75. La Mort aux trousses – Le film qui… Cours Forest, cours !! (1959) [FILMS]
  76. Sueurs froides – Le film à regarder un jour de canicule ? (1958) [FILMS]
  77. Le Docteur Jivago – Le film qui te dit « J’y va , go » ! (1965) [FILMS]
  78. 4 mariages et un enterrement – Le film qui te fait rire et… pleurer (1994) [FILMS]
  79. Le journal de Bridget Jones – Le film qui te donnera envie de porter des culottes couvrantes (2001) [FILMS]
  80. Love Actualy – Le film qui te dit que l’amour est partout (2003) [FILMS]
  81. Batman – Gotham by gaslight – Le film qui à qui le chauve sourit (2003) [FILMS]

Le témoignage du pendu : Ann Granger [Lizzie Martin & Ben Ross – Tome 5]

Titre : Le témoignage du pendu – Lizzie Martin et Ben Ross – Tome 5

Auteur : Ann Granger
Édition : 10-18 (02/06/2016)

Résumé :
Un homme destiné à la corde dirait n’importe quoi pour sauver sa vie. Mais que faire si son témoignage était vrai ?

Lorsque l’inspecteur Ben Ross est appelé à la prison de Newgate par un homme condamné à mort, il ne s’attend pas à accorder le moindre crédit à sa parole.

Mais le récit d’un assassinat dont il a été témoin il y a plus de dix-sept ans est si convaincant que Ben ne peut s’empêcher de se demander si ce qu’il a entendu est vrai.

S’il est trop tard pour sauver la vie de l’homme, peut-il encore enquêter sur un crime passé inaperçu pendant toutes ces années ?

Critique :
Lorsque sa dernière heure est arrivée, un futur pendu de la prison de Newgate raconta à l’inspecteur Ben Ross qu’il y a 16 ans, il fut le témoin d’un crime dans une maison isolée du petit village de Putney, non loin de Londres.

Ben mon colon, tu pouvais pas en parler plutôt à la police ???

Autant chercher une aiguille dans une botte de foin vu le peu d’indication qu’il donna à l’inspceteur Ben Ross et dû aussi au fait que le village de Putney, en 16 ans, s’était sans doute bien agrandi.

Va-t-en retrouver une maison isolée sur la lande si tout le monde s’est mis à construire autour. Va-t-en retrouver une mort suspecte si tu ne connais pas le nom du mort.

Heureusement, après avoir fait du remue-ménage jusque bien haut dans la hiérarchie avec cette confession tardive à laquelle personne ne croit, notre Ben pourra compter sur Lizzie, son épouse, pour mener une enquête discrète, avec l’aide de sa bonne et de son ami le cocher (qui a un nouveau cheval).

J’élèverai une protestation sur le fait que notre cocher préféré ait envoyé son vieux cheval Nelson chez l’équarrisseur !! (Note pour plus tard : en menacer ma vieille bique quand elle est chiante).

Comme si ça ne suffisait pas, d’un autre côté, un homme vient déclarer que sa femme et leur enfant ont été enlevé… Mais dit-il la vérité, ce contribuable qui répète un peu trop souvent qu’il paie ses impôts ? Niveau personnage détestable, c’est un portrait réussi que nous avons là.

Ceci n’est pas le meilleur tome des enquêtes de Lizzie Martin et Ben Ross : l’enquête principale est assez simple à résoudre, l’enquête secondaire aussi et notre chère Lizzie est un peu en retrait pour cette enquête.

Malgré tout, j’ai passé un agréable moment à suivre des personnages que j’apprécie, même s’ils ressemblent un peu au couple Thomas et Charlotte Pitt.

Ce que j’ai apprécié le plus, ce sont les descriptions de la ville de Londres, ses mœurs, sa bouffe (composée de tourtes à la viande), les explications diverses sur les droits des femmes (quels droits ??), leur position dans la société où tout les droits sont pour les hommes, même lorsqu’il sont en tort…

Avec subtilité, l’auteure nous en parle, le tout étant glissé dans les conversations, les pensées des personnages, sans que cela soit redondant. Si cette enquête manque de mystère et de suspense, on se rattrape avec l’apprentissage des mœurs de la société victorienne, que j’adore lire mais où je n’aurais pas voulu y vivre.

L’inconvénient de lire les avis de mes petit(e)s camarades, c’est que l’on se fait une opinion avant la lecture et cela peut porter préjudice à ce que l’on ressent durant cette lecture. Dans ce cas-ci, les avis étaient mitigés et j’ai eu quelques craintes en entamant ma lecture. Je n’aurais pas dû.

Ce n’est certes pas leur meilleure enquête, mais elle se lit avec plaisir au soleil, tout en emmagasinant des infos sur la société victorienne qui ne faisait pas la place belle à la femme alors qu’elle était dirigée par une femme !

Challenge« Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

2. Le Roman Noir Américain dans la mythique « Série Noire » des éditions Gallimard : La traduction

II. Traduction à la con…

Et encore, je pèse mes mots lorsque je dis « traduction à la con »… on pourrait dire aussi « à l’emporte pièce », à la « mord-moi-le-noeud ».

Vous ne me croyez pas ? Petit exemple tiré du livre de Jean-Bernard Pouy, « 1280 âmes » et faisant référence au roman noir de Jim Thompson « 1275 âmes » dans sa traduction française alors que sa V.O avait pour titre « Pop. 1280 »

— Vous connaissez Jim Thompson, bien sûr.
— Quand même…
— Et le numéro 1000 de la Série Noire.
— « 1275 âmes ». Un chef d’œuvre.
— Traduit par Marcel Duhamel himself. Titre anglais ?
— « Pop 1280 ».
— Voilà le problème. Soi-disant que ça sonnait mieux. Mais avec des conneries comme ça, lors de cette traduction, cinq personnes ont disparu, cinq habitants de la bourgade de Pottsville.
— Ploucville, comme disait Duhamel.
— Ça me taraude. Ça m’empêche de considérer cette littérature, la noire, comme parfaite, un truc comme ça. J’aimerais que vous me les retrouviez, ces passés à l’as, pour raison signifiante. Je vous en garderais une éternelle reconnaissance.

Et oui, le roman de Jim Thompson, après traduction, perdait 5 habitants que le personnage de J-B Pouy se fera un plaisir de nous retrouver dans son roman « 1280 âmes » (chronique ICI).

Lorsqu’ils commencèrent à traduire dans les années 50 (et jusqu’à peu), les maisons d’éditions ne faisaient pas dans la dentelle et n’ont jamais hésité à grignoter sur les coûts de traduction des romans policiers, considéré comme un sous-genre (y’a qu’à voir la tête de votre famille lorsque vous leur annoncez que vous ne lisez QUE des polars).

En 1945, lorsque nait la « Série Noire », le but est de toucher un large public, donc il faut réduire les coûts ! Puisque de toute façon, le roman policier est truc pour les classes sociales d’en bas, populaires, faut le faire pas cher et qui dit « pas cher », dit économie sur tout.

Alors qui va casquer en premier ? Le traducteur, c’est élémentaire, mon cher lecteur.

Allez monsieur le traducteur, bâclez le travail, je vous en prie ! De plus, si comme beaucoup vous n’êtes pas trop spécialiste de la langue de Shakespeare « version Lincoln », sûr que vous allez accumuler les erreurs, les non-sens, les conneries et les traductions brutes de décoffrage, à l’emporte pièce.

De plus, les traductions étaient bien trop « libres », la violence de l’écrit étant détournée au profit de traits d’humour. Moi, ça me scie !

Certains romans furent carrément tronqués pour de vulgaires problèmes de format. En effet, le livre devait avoir 254 pages maximum.

Pratique : avec le même format, on peut « groupir » différents volumes pour les envoyer ensemble à l’impression, ce qui diminue encore plus la facture.

— Heu, c’est trop long, chef, je fais quoi ? [voix du soldat Pithiviers]
— Coupe dedans ! Enlève des pages, licencie des passages, débite les mots, vire-les, dynamite-les, disperse-les, ventile-les, éparpille-les par petits bouts façon puzzle !
— Mais où je coupe, chef ?
— Dans les monologues, dans les descriptions trop longues, dans les passages spychologiques,… psychologiques. Fais tomber les séquences les plus littéraires, celles qui ne sont pas vitales pour l’intrigue.

L’ennui dans leurs traductions à la con, c’est que non content d’accumuler les approximations, ça nuit à la qualité du texte initial.

La richesse du chef-d’œuvre ? On s’en tamponne, merci bien.

Ils ont fait pire en traduisant les textes de William Irish, faisant de ses textes – qui avait une langue brutale – « un discours de vieilles dames qui prennent le thé » (dixit François Guérif, éditeur de Rivages).

Pareil dans les textes de Chandler qui furent coupé comme du jambon chez votre charcutier. Exit les séquences les plus littéraires, parfois un chapitre tout entier, des phrases, des paragraphes entiers, une réplique, de nouveaux 8 lignes…

Et quand bien même ce fut fait avec du bon sens, cela a porté sur que Chandler tenait le plus.

Donald Westlake frôla sans doute la crise cardiaque en découvrant à la BiLiPo (Bibliothque des littératures policières) les exemplaires originaux de ses livres, le tout énergiquement raturés par les traducteurs qui avaient sabordé des passages entiers.

Il a récupéré de suite ses droits et à chargé un autre traducteur (François Guérif) de faire retraduire l’ensemble de ses romans.

Dans « L’échappée » de Jim Thompson : le dénouement ambigu est passé à la trappe. Sans doute voulaient-ils économiser une feuille de papier…

La maison d’édition « Rivages », en 2012, a enfin proposé la version intégrale et certains se rendirent compte que la fin du film « Guet-Apens », adapté du livre « L’échappée » par Sam Peckinpah, qui avait fait hurler les critiques à cause de sa fin presque « happy-end » (alors que dans le bouquin, elle était terrible) était bien la bonne.

Ce n’était pas l’adaptation ciné qui était fausse, mais la première traduction !!

Depuis que Westlake a repris en main ses textes et les a refait traduire, les autres auteurs furent aussi retraduit.

De grands noms tels que Thompson, Elmore Leonard, Shirley Jackson… sont de nouveau sur le marché avec leurs textes intégraux.

François Guérif le dit lui-même que pas un livre n’échappa à la terrible découpe sanguinaire de l’époque.

La Série Noire ne fut pas la seule à la faire, Le Masque fit pareil (je me souviens d’horribles traductions des recueils de Sherlock Holmes qui firent quelques colonnes dans le journal « Le Monde » à l’époque – ICI) ainsi que Fleuve Noir (limité à 212 pages).

Justement, en parlant de Guérif, il détonna lorsqu’il arriva avec sa collection « Red Label » chez Hachette : rien n’était coupé.

Certains ont dû en chier des pendules parce que pour eux un polar ne devait pas être trop long à lire et facile à lire

— Hé oh, nous prenez pas pour des caves ou des branques, hein !

Tiens, puisque l’on parle d’argot… voilà aussi un autre problème après les coupe à la Jack The Ripper… Le changement de langage, de mots.

Oui, fallait que du langage argotique ressemblant à du mauvais « Tontons Flingueurs ».

Partout, partout, de l’argot de France qui nuit à la beauté du texte original. Dashiell Hammet en fit les frais dans « Moisson rouge ».

La patron de Gallemister en fit aussi l’amère découverte avec les livres de Ross MacDonald, un des grands fondateurs du roman noir américain avec Chandler et Hammett : dans les romans traduits qu’il avait acquis et les originaux, c’était le jour et la nuit.

Dans la V.F, dès la première page, il manquait la moitié du texte et le style d’écriture avait été aplati, affadi.

Allez hop, on retraduit tout et correctement, s’il vous plaît, sans caviarder des passages.

Mais pourquoi tant de haine et de découpes ??

À l’époque, on pensait avec dédain qu’il ne fallait pas dérouter le lecteur, le perturber, alors, on coupait l’ironie, les digressions, les monologues intérieurs… bref, on demandait au texte de MacDonald de fermer sa gueule…

On pourrait croire que ça ne sert plus à rien de retraduire des livres qui ont déjà été vendus… et bien si !

Malgré les dizaines de milliers d’ouvrages vendus par Westlke, on a encore bien vendu ses retraductions en texte intégral parce que lors des retraductions, on retrouve des passages entiers qui ont été gommé de l’œuvre !

Ça peut aussi permettre à d’autres, des plus jeunes, de découvrir des romans noirs dans toute leur beauté de texte.

Toutes ses découpes sont dommageables parce que si la « Série Noire » a implanté le polar noir en France, elle l’a aussi enfermé dans des clichés en transformant des textes grandioses en daube bas de gamme.

Ce qui a pour conséquence de cloisonner les romans noirs dans la rayon « polars de gare », chez les « vite lu, vite oublié », comme si les auteurs de Noir n’étaient pas des écrivains, mais des scribouillards du dimanche après-midi.

Guérif comprend qu’ils furent obligé de cloisonner les textes dans les années 50, mais ce qui l’agace prodigieusement c’est que ces textes mal traduits soient toujours en vente en 2014 !

En 1980, quand Westlake s’est rendu compte de l’horreur pratiquée dans ses textes, on ne pouvait plus utiliser l’excuse des impératifs économique de l’après-guerre.

Tiens, au fait, Marlowe a été aussi retraduit, sauf que les traductions réalisées par Boris Vian n’ont pas été revues

Hors, Vian était un fantaisiste qui changeait tout ce qui ne lui plaisait pas…

Vian serait-il plus important que le texte original de Chandler ? Si on l’avait fait avec un écrivain majeur, tout le monde aurait hurlé, mais ici, ce sont des polars et ils ont encore mauvaise presse…

ENFIN… Last but not least… Nos amis Hammett et Chandler ont enfin été retraduits correctement dans les années 2000 (plus que temps, non ??) et grâce aux maisons Rivages et Gallmeister, les auteurs de romans noirs ont pu bénéficier d’un travail de qualité qui rend justice à leurs textes initiaux.

Maintenant, je peux prouver que les auteurs que je lis sont des grands écrivains, na !

Malheureusement, d’autres grands auteurs ont encore leurs textes caviardés qui dorment dans des rayons et pire encore, des auteurs ne sont plus traduits à partir de leur langue d’origine, mais de leur traduction en anglais.

Sachant qu’aucune traduction ne sera jamais fidèle à 100%, le fait de traduire la traduction enlève un peu plus à l’œuvre originale.

Quand je vous disais « traduction à la con » !!

Sources : Articles du magazine « Le Monde – Hors-Série – Polar, Le Triomphe Du Mauvais Genre » N°40H

1. Le Roman Noir Américain dans la mythique « Série Noire » des éditions Gallimard : Histoire

— Au fait, tu le bois comment, ton policier ?

— Noir, sans lait et sans sucre, merci…

I. Le roman noir américain : Histoire et traduction

L’histoire du polar noir est pour aujourd’hui; la traduction sera pour l’article suivant.

1. Histoire du Polar :

Les amateurs de Roman Policier ou de Polars ont peut-être succombé un jour aux fameux « Romans Noirs » de la « Série Noire » des éditions Gallimard ou aux autres « Noirs », ceux que l’ont nomme « Hardboiled » (littéralement « durs à cuire »), car type de littérature trouve son origine en Amérique…

Même si vous n’êtes jamais allé du côté obscur de la Force, je suppose que vous avez tous vu, au moins une fois, ces fameuses couvertures jaunes et noires de la collection « Série Noire ».

Les romans « noirs » étaient souvent considérés comme « littérature au rabais » et ils ne traitent, à priori, que d’énigme policière ou d’aventures de truands de deuxième zone.

Un pur produit 100% américain, le roman noir ? Peut-être pas tant que ça… mais la Série Noire de chez Gallimard leur doit beaucoup.

Avant de vous parler des problèmes de traduction et des découpages brutaux que l’on fit dans ses textes (partie II), je vous tout d’abord vous parler un peu de ce qu’est un roman noir.

1.2 Définition :

J’ai souvent « lu » que des personnes qualifiait un roman qu’elles venaient de lire de « roman noir » et lorsque vous demandiez quel titre elles avaient lu, je voyais fleurir des titres appartenant à des Chattam, des Thilliez et autres auteurs de thrillers ou de romans policiers « classiques ».

Si l’une ou l’autre personne leur signifiait qu’elle ne voyait pas ce qui qualifiait ces romans de « noir », il lui était répondu que le roman était « sombre, dur »…

Non, ces livres n’étaient pas des romans noirs et le fait d’avoir de la violence ou un récit « dur » n’en fait pas des romans dits « noirs ».

Alors, qu’est-ce qui fait qu’un roman est noir ou pas ??

— La réalité sociale présente dans le roman…

Autrement dit, c’est un roman policier qui donne une vision réaliste des conditions sociales et de la criminalité.

Il met lui aussi en scène l’univers du crime mais il insiste sur la critique de la société. Un genre en plein essor aux États-Unis dans les années 1950.

Le roman noir peut être à la fois considéré comme un sous-genre ou une sous-catégorie appartenant au roman policier et qui regrouperait le roman d’énigme et le roman à suspense, mais aussi comme un genre à part entière possédant ses propres critères génériques.

Dès lors, le roman noir désigne aujourd’hui un roman policier inscrit dans une réalité sociale précise, porteur d’un discours critique, voire contestataire.

Le roman noir, tout en étant un roman détective, se fixe ses propres frontières en s’opposant au roman d’énigme, car le drame se situe dans un univers moins conventionnel et moins ludique (non, vous ne devez pas chercher QUI a tué).

En anglais, on parle aussi d’hardboiled novel… Et ce n’est pas à mettre entre toutes les mains car pour peu que vous soyez habitué à des romans policiers classiques, vous risquez d’être dépaysé !

Sur fond de prohibition, la question n’est plus tant de savoir « qui a tué ? » mais « pourquoi ? ». Le climat est à la violence de la pègre et à la corruption.

Le crime et l’enquête qu’il déclenche ne disparaissent pas, mais le détective devient un révélateur.

C’est un homme de terrain, souvent cynique et désenchanté, malmené par les aléas de sa quête.

Dès lors, le roman noir s’ancre fermement dans une réalité sociale et politique et rend compte de la violence qui y sévit.

Les pages de ces romans dégagent une forte odeur de poudre, de sang et de bourbon « single malt ».

C’est le début le la série des détectives légendaires.

Et comme ils disent sur le site de Gallimard à propos de la Série Noire  (en abrégé) :

Amateur d’énigmes à la Sherlock Holmes, tu oublies ! Ton compte, tu ne  trouveras pas.

Optimiste, va voir ailleurs. Ici, tu entre dans ce que l’humain a de plus sombre.

L’immoralité y est chez elle, tout autant que les beaux sentiments. L’esprit en est rarement conformiste.

Amateur de justice, tu y croiseras des policiers plus corrompus que les malfaiteurs qu’ils poursuivent.

Ici, il n’y a pas vraiment un détective sympathique ou « déducteur » pour résoudre le mystère. Parfois, il n’y a pas de mystère. Et quelquefois même, pas de détective du tout.

Mais alors, il y a quoi dans le roman noir ?…

De l’action, de l’angoisse, de la violence — sous toutes ses formes et particulièrement les plus honnies — du tabassage et du massacre.

Les états d’âmes se traduisent par des gestes, et les lecteurs friands de littérature introspective devront se livrer à la gymnastique inverse.

Il y a aussi de l’amour — préférablement bestial — de la passion désordonnée, de la haine sans merci.

Bref, le but est fort simple : vous empêcher de dormir.

« Joli programme, n’est-il pas ?? »

1.2 Histoire :

Je vous signalais plus haut que le roman noir n’était pas à 100% amerloque car parmi les précurseurs français du genre, on peut citer Balzac : « Une ténébreuse affaire » (1843) ou Eugène Sue et ses « Mystères de Paris » (1842-1843), mais Émile Zola pourrait peut-être s’en réclamer aussi pour « L’Assommoir », voire « Thérèse Raquin ».

Les racines du roman noir sont donc parfois liées à celles du roman policier qui débuteraient au XIXè siècle.

Le genre naît véritablement aux États-Unis dans les années 1920, avec des auteurs, notamment Dashiell Hammett, qui écrivent des romans avec pour ambition de rendre compte de la réalité sociétale du pays : gangstérisme, corruption politique et policière, toute-puissance de l’argent, utilisation ostensible de la violence, crimes organisés et terreau mafieux…

Dashiel Hammet apparaît comme le représentant de cette littérature populaire naissante appelée « hard-boiled » (« durs à cuire »), dont il créa l’école avec Carroll John Daly.

Ces auteurs publient leurs textes dans des magazines populaires et peu coûteux, surnommés les dime magazines (un dime = 10 cents) ou les pulp magazines (du nom de la pulpe de papier de piètre qualité qui sert à l’impression).

Plusieurs écrivains se bornent à exploiter les ingrédients bassement commerciaux de cette littérature destinée avant tout aux jeunes hommes (sexe, alcool, violence), mais les meilleurs suivent les traces de Hammett pour détourner les conventions du genre à des fins subversives de dénonciation du capitalisme, de la corruption policière et de la collusion entre le pouvoir politique et la pègre : W.R. Burnett, Jonathan Latimer, Raymond Chandler, Howard Fast, Ross Macdonald, Jim Thompson, Chester Himes, William P. McGivern, Fredric Brown…

Avec Dashiell Hammett, on entre de plein fouet dans cet univers réaliste et un peu glauque. Ici on ne fait plus appel à l’intelligence du lecteur mais à son cran et à ses tripes.

On est dans l’action, loin des salons du roman à énigme. Les rues sont dangereuses, les meublés crasseux, les arrières salles enfumées et les personnages troubles. 

Chez Hammett, la vengeance s’exerce et le coupable trouve souvent la mort, révélant ainsi une critique acerbe des institutions américaines (ce qui lui vaudra même d’être emprisonné par MC Carty).

1.3. Décollage ! :

Le roman noir connaîtra véritablement son essor qu’après la Seconde Guerre mondiale.

En Amérique ?? Non, en France !

Juin 1944… Marcel Duhamel, traducteur de Steinbeck ou d’Hemingway (entre autres) et agent pour Gallimard, sort de chez Marcel Achard avec trois bouquins que ce dernier vient de lui confier : « This man is dangerous » et « Poison Ivy » de Peter Cheyney, et « No orchids for miss Blandish » d’un certain James Hadley Chase.

Cet homme ne le sait pas encore, mais il tient sous le bras les trois premiers romans d’une longue saga qui va profondément et durablement marquer la littérature.

C’est en 1945 que la mythique collection « Série Noire » verra vraiment le jour.

À ce jour, plus de 2800 titres parus… si quelqu’un a dans l’idée d’en faire collection, il devra avoir une grande bibliothèque !

Les deux premiers titres appartiennent à Peter Cheyney avec « La Môme vert-de-gris » (titre français de « Poison Ivy ») et « Cet homme est dangereux » (septembre 1945).

Si un lecteur les possède dans sa biblio en première édition, je suis intéressée contre un don moyennant paiement en espèces…

Lors de la Libération, on découvre le jazz, les cigarettes blondes, les bas nylon, les capotes, les chewing-gum… On découvre ♪ l’Amérique ♫

Collection encore anecdotique à cette lointaine époque…

La populace est en liesse et attirée par tout ce qui vient du Nouveau-Monde et est un peu blasée de ses Hercule Poirot ou autre Rouletabille.

La « Série noire » est vite devenue LA référence… Ou comment voir le monde au travers du polar.

S’ils ont commencé par traduire des romans policiers américains, les fondateurs sont ensuite passé aux romans français, avant de s’engager dans une littérature noire sans frontière.

Une future mythique collection venait de naître et personne n’aurait parié un franc que soixante ans plus tard, elle se composerait de plus de 2 800 romans (dont plusieurs quintaux de chef-d’œuvres !) et hanterait les nuits blanches de centaines de milliers de lecteurs.

Les débuts furent difficiles et tenaient plus du bricolage que d’autre chose.

C’est Marcel Duhamel qui se trouvera au four et au moulin (occupé par mille autres activités) et la « Série noire » s’offrira un long tour de chauffe,  ne publiant que six titres en trois ans, malgré des chiffres de vente plus qu’honorables et un enthousiasme sans cesse croissant.

Leur signature ? Un langage populaire, l’emploi de l’argot, des univers glauques dépeignant un monde austère et froid…

En un mot, ces romans rompent avec le style feutré et « aristocratique » du roman à énigme du début du siècle, genre ceux de la grande dame qu’était Agatha Christie.

Ici, pas de meurtres dans des châteaux, pas de majordome ou de Colonel Moutarde tuant le docteur Lenoir avec le chandelier dans la véranda…

Un seul problème dans tous ces romans… LA TRADUCTION à la mord-moi l’zob !

(Mais cet article, c’est pour demain).

1.4 Auteurs de Noirs Français :

Dans le domaine francophone, les grands représentants du genre sont Jean Amila ou Léo Malet (avec son personnage de Nestor Burma).

À partir des années septante, des auteurs comme Jean-Patrick Manchette, Frédéric H. Fajardie ou Tonino Benacquista témoignent encore de l’influence du roman noir américain. Les œuvres de ces auteurs sont parfois qualifiées de « néo-polars ».

Dans cette catégorie du roman noir, il faudrait sans doute aussi citer l’auteur algérien Yasmina Khadra ou le Sénégalais Abasse Ndione.

Sources : Article basé sur des infos de Wiki, sur les notes se trouvant sur le site de chez Gallimard additionné de quelques furetages sur le Net au gré de mes ballades.

Challenge « Le mois Américain » chez Titine.

Petit Papa Nowel est passé en retard…

blog -Pere noel-LePost_Deligne♫ Petit papa Noël
Quand tu descendras du ciel ♪
Avec des jouets par milliers
N’oublie pas mon petit soulier. ♪

Oui, le père Nowel est passé en retard chez moi… Conseil, éloignez les enfants de cet article, s’il vous plaît. Gamin, ne lis pas ces lignes, le traumatisme n’est pas loin.

Bon, maintenant que c’est fait, allons-y !

Comme vous le savez tous, le Père Noël n’existant pas (j’avais dit d’éloigner les enfants !!), on en est réduit à s’offrir des cadeaux ou à donner des listes…

Bref, mon Chouchou n’ayant pas vraiment le temps de courir les échoppes (il n’aime pas trop ça et de plus, je n’avais pas laissé de liste), il m’avait demandé de m’acheter moi-même mon cadeau et ensuite, il me le rembourserait…

Mon choix s’était porté sur :
« Nu dans le jardin d’Eden » de Harry Crews
« Sherlock Holmes et la conspiration de Barcelone » de Colomino (scénariste) et Palomé (dessins)

Sherlock Holmes et la conspiration de Barcelone - Colomino Nu dans le jardin d'Eden - Crews

Avant les fêtes, j’avais passé commande dans un librairie et ma commande étant arrivée, je suis allée la chercher, Chouchou allant avec moi. Tout en furetant un peu, j’ai ajouté trois livres à mon paquet, comptant me faire plaisir avec mes étrennes reçues (oui, malgré mon âge, malgré le fait que je travaille, la marraine de ma mère aime nous glisser des billets dans les poches).

C’est là que le père Nowel est passé parce que Chouchou m’a interdit de la payer ! Allez, hop, on ajoute les autres livres au paquet de Noël, même si papa Nowel était déjà passé dans mes petits souliers.

« C’est dans la boîte » de Frédéric Ernotte
« L’apparence de la chair » de Gilles Caillot
« Lignes de sang » de Gilles Caillot (je vais cailloter)
« Né sous les coups » de Waites
« Smoky » de Will James
« Et si Notre-Dame la nuit… » de Catherine Bessonat
« Sherlock Holmes et le chien des Baskerville » de Unglik

 Né sous les coups - Waites C'est dans la boîte - Ernotte Et si Notre-Dame la nuit - Bessonart Smoky - Will James Sherlock Holmes et le chien des Baskerville - Unglik

 Lignes de sang - CaillotApparence de la chair - Caillot

Neuf livres… De belles heures de lecture en perspective ! Merci qui ? Merci Chouchou Nowel…

pere-noel-sexy

Descente en bouquineries… Ou « Je ne suis pas raisonnable, non, vraiment pas ! »

BILAN - BOUQUINERIE  - hatchards

Oui, on peut de dire, je suis loin d’être raisonnable ! Mais si je l’étais, ce ne serait plus vraiment moi…

Ok, ma PAL Noire est à 100 ouvrages à lire (juste un peu plus) et ma PAL tout court est plus grande que moi… culminant avant mes achats à quelques 300 livres (plus, si affinités) et là, durant le mois de mars et début avril, je la fait augmenter plus que la dette du pays plat qui est le mien. Ce qui n’est pas rien, vous m’avouerez !

Bilan ? 42 livres achetés entre début mars et ce 07 avril.

Non, ce n’est pas ma faute, les livres me sautent dessus sans que je fasse la moindre chose. Imaginez, je discute avec mon amie (qui devrait m’empêcher d’acheter autant) devant le rayon des Livres de Poche, aux belles tranches noires et que vois-je, du blanc appartenant à un Folio.

Je l’empoigne, hochant la tête devant ceux qui déplacent tout et que vois-je ? « Les mois d’avril sont meurtriers » ! Je le cherchais.

Pareil pour « La philosophie dans le boudoir » du Marquis qui était placé sur les belles éditions.

Vous voyez, je ne cherche pas et ils viennent à moi !

  1. 1275 âmes : Thompson
  2. 8 millions de façon de mourir : Block
  3. Absolution : Shaffer
  4. A la pointe de l’épée : Kushner
  5. Alpha & Oméga – Tome 1 – Le cri du loup : Briggs
  6. American tabloïd : La trilogie Underworld USA – tome 1 : Ellroy
  7. Aucune bête aussi féroce : Bunker
  8. Aux urnes les ploucs ! : Williams
  9. Bad Chili : Lansdale
  10. Black Alice : Disch
  11. Bone : Chesbro
  12. Capitaine Conan : Vercel
  13. Cul-de-sac : Kennedy
  14. Du feu sous la cendre : Winslow
  15. Fille des collines : Williams
  16. Griffe du chien : Winslow
  17. Jack l’Eventreur, le journal, le dossier : Harrison
  18. Là où dansent les morts : Hillerman
  19. Last Exit to Brooklyn : Selby
  20. Livre Noir des serial-killer : Bourgoin
  21. Livre Rouge de Jack l’Eventreur : ‭Bourgoin
  22. Mois d’avril sont meurtriers (les) : Robin Cook
  23. Moonlight Mile : Lehane
  24. Mortelle Écosse : McBryde
  25. Mort un dimanche de pluie : Aiken
  26. Mystic River : Lehane
  27. On achève bien les chevaux : MacCoy
  28. Par qui la mort arrive : Hansen
  29. Philosophie dans le boudoir : Marquis de Sade
  30. Porte des Enfers : Gaudé
  31. Princesses des glaces : Läckberg
  32. Rêve des chevaux brisés : Bayer
  33. Rites de mort : Gimenez
  34. Rues de feu : Thomas H. Cook
  35. Savages : Winslow
  36. Shinning : Stephen King
  37. Sorry : Drvenkar
  38. Sylvia : Fast Howard
  39. Ténèbres, prenez-moi la main : Lehane
  40. Trois accident et un suicide : Smyth
  41. Underworld USA : La trilogie Underworld USA – tome 3 : Ellroy
  42. Un Tueur sur la route : Ellroy

Trilogie Underworld USA - T3 - Underworld USA - Ellroy Trois accidents et un suicide - Smyth - LP Un tueur sur la route - Ellroy - Autre cover Ténèbres prenez-moi la main - Lehane - Rivages Noir Sylvia - Fast Sorry - Drvenkar - LP Shinning - King On achève bien les chevaux - Mac Coy Par qui la mort arrive - Hansen - Rivages Noir Philosophie dans le boudoir - Sade Porte des enfers - Gaudé Princesse des glaces - Läckberg Rites de mort - Gimenez - Rivages Noir Savages - Winslow - LP Mystic River - Lehane - Rivages Noir Mortelle Ecosse - MacBryde Mort un dimanche de pluie - Aiken Moonlight Mile - Lehane Livre rouge Jack Eventreur - Bourgoin - Grasset Livre noir des serial killer - Bourgoin Les rues de feu - Cook - Folio Fille des collines - Williams Griffe du chien - Winslow - Points Huit millions de façons de mourir - Block - Folio Jack l'Eventreur - Le journal - LP Là où dansent les morts - Hillerman - Rivages Noir Last exit to Brooklyn - Selby Les mois d'avril sont meurtriers - Cook - Folio Du feu sous la cendre - Winslow Cul-de-sac - Kenndy Cri du loup - Alpha&Omega 1 - Briggs Capitaine Conan - Vercel Bone - Chesbro - Rivages Noir Black Alice - Disch Bad Chili - Lansdale A la pointe de l'épée - Kushner 1275 Ames - Thompson - Folio Absolution - Shaffer American Tabloïd - Underworld 1 - Ellroy Aucune bête aussi féroce - Bunker Aux urnes les ploucs - Williams