Malefico [Saga Marcus et Sandra 2] : Donato Carrisi [LC avec Bianca]

Titre : Malefico [Saga Marcus et Sandra 2]

Auteur : Donato Carrisi
Édition : Le Livre de Poche Thriller (31/08/2016) – Calmann-Lévy (16/09/2015)
Édition Originale : Il cacciatore del buio (2015)
Traducteur : Anaïs Bouteille-Bokobza

Résumé :
Marcus est un pénitencier. Un prêtre capable de déceler le mal enfoui en nous. Mais il ne peut pas toujours lui faire barrage.

Sandra est enquêtrice pour la police. Elle photographie les scènes de crime. Et ferme parfois les yeux.

Face à la psychose qui s’empare de Rome, ils vont unir leurs talents pour traquer un monstre. Ses victimes : des couples. Une balle dans la nuque pour lui. Une longue séance de torture pour elle.

Quel est l’être maléfique qui ne tue que des jeunes amoureux ?

Critique :
Malefico et Diabolo sont dans un bois où deux amoureux se bécotent sur les sièges de le voiture avant de passer à la vitesse supérieure.

Diabolo s’en va, qui reste-t-il ? Melefico ! Et dites adieu au gentil couple d’amoureux qui voulait s’envoyer en l’air dans un petit coin tranquille. Z’avaient qu’a aller dans un hôtel, na !

Un polar avec des relents ésotériques, cela faisait longtemps…

Avant d’aller plus loin, on va mettre de côté le Da Vinci Code et son auteur car ici, nous allons voler (prier ?) bien plus haut que ça, avoir plus de profondeur et de réalisme dans les personnages et éviter de coller une filiation à Pierre, Paul, Jacques, Jésus… Ésotérique certes, mais du haut de gamme.

Tout en respectant les codes du thriller  afin de rendre ses lecteurs addict, l’auteur arrive tout de même à proposer autre chose que l’habituelle soupe, nous servant des personnages marquants, une intrigue qui tient la route, qui sent le souffre tout en restant dans notre monde à nous et en nous balançant quelques changements de plats qui ont ravi mes papilles littéraires.

Attention, c’est sombre ! Violent, aussi… Et on se pose des tas de questions sur la finalité de ces meurtres, sur leur mobile, sur l’assassin, sur son modus operandi (il est horrible), sur les complicités, et ce ne sera que petit à petit que l’auteur dévoilera son jeu, tout en se réservant quelques gros atouts dans sa manche.

Le final m’a fait poser le livre sur la table afin de mieux le digérer, afin de pouvoir y réfléchir, pour l’assimiler, l’avaler…. Parce que oui, c’est fort de café tout en restant dans une réalité banale mais horrible.

Comme quoi, on peut encore écrire des thriller sur le Mal, le Bien, le Vatican, l’Église et les tueurs en série tout en se renouvelant, tout en proposant une intrigue convaincante, basée sur certains faits réels, des lieux existants dans la Ville Éternelle, avec des meurtres un peu gore mais sans voyeurisme, avec des complicité mais sans complot international et proposer un récit addictif sans pour autant sortir les effets spéciaux et la pyrotechnie.

Allumer le feu (oui), pour faire danser les diables et les dieux (en effet), mais en restant dans le réel et sans entrer dans la science-fiction de bas étage comme il aurait été facile de faire.

Mais Carrisi n’a pas fait dans la facilité et, une fois de plus, il me subjugue, me conquiert, me séduit et prend place dans mon panthéon des auteurs que j’apprécie.

Quoique, vu ses écrits, il devrait entrer dans mon pandémonium !

Et ce n’est pas Bianca qui va me contredire !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

007 Spectre – James Bond – Sam Mendes [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 3/52]

007 Spectre est un film d’espionnage américano-britannique réalisé par Sam Mendes, sorti en 2015.

Vingt-quatrième aventure cinématographique de James Bond, le titre du film fait référence à l’organisation criminelle SPECTRE, apparue dans de nombreux épisodes de la saga depuis ses débuts.

Un message cryptique venu tout droit de son passé pousse Bond à enquêter sur une sinistre organisation. Alors que M affronte une tempête politique pour que les services secrets puissent continuer à opérer, Bond s’allie avec la fille d’un ancien ennemi, Madeleine Swann, afin de découvrir la terrible vérité derrière… le Spectre.

Daniel Craig incarne l’agent secret James Bond pour la quatrième fois, après Casino Royale, Quantum of Solace et Skyfall. Il endossera ce rôle pour encore au moins un film de la série.

1. Synopsis :
Un message cryptique surgi du passé entraîne James Bond dans une mission très personnelle à Mexico puis à Rome, où il rencontre Lucia Sciarra, la très belle veuve d’un célèbre criminel. Bond réussit à infiltrer une réunion secrète révélant une redoutable organisation baptisée Spectre.

Pendant ce temps, à Londres, Max Denbigh, le nouveau directeur du Centre pour la Sécurité Nationale, remet en cause les actions de Bond et l’existence même du MI6, dirigé par M. Bond persuade Moneypenny et Q de l’aider secrètement à localiser Madeleine Swann, la fille de son vieil ennemi, Mr White, qui pourrait détenir le moyen de détruire Spectre. Fille de tueur, Madeleine comprend Bond mieux que personne…

En s’approchant du cœur de Spectre, Bond va découvrir qu’il existe peut-être un terrible lien entre lui et le mystérieux ennemi qu’il traque…

2. Fiche technique :

  • Titre original : Spectre
  • Titre français : 007 Spectre
  • Date de sortie : 11 novembre 2015 (2h30min)
  • Réalisation : Sam Mendes
  • Scénario : John Logan, Neal Purvis et Robert Wade.
  • Pays d’origine : États-Unis, Royaume-Uni
  • Genre : espionnage

3. Distribution :

  • Daniel Craig (VF : Éric Herson-Macarel) : James Bond
  • Léa Seydoux (VF : Elle-même) : Madeleine Swann
  • Christoph Waltz (VF : Christian Gonon) : Franz Oberhauser / Ernst Stavro Blofeld
  • David Bautista : Mr. Hinx, tueur du SPECTRE
  • Andrew Scott : Max Denbigh / C
  • Ralph Fiennes (VF : Bernard Gabay) : Gareth Mallory / M
  • Naomie Harris (VF : Annie Milon) : Eve Moneypenny
  • Ben Whishaw (VF : Yoann Sover) : Q
  • Monica Bellucci (VF : Elle-même) : Lucia Sciarra
  • Rory Kinnear (VF : Xavier Fagnon) : Bill Tanner
  • Jesper Christensen (VF : Jean-Bernard Guillard) : Mr. White

Ce que j’en ai pensé :
Sérieusement, est-ce que ce film valait la peine que je lui consacre une fiche ? Est-ce que ça valait la peine de perdre du temps précieux de vie pour le regarder ?

Je suis en train de me le demander, mais puisque le vin est tiré, je vois le boire, fusse-t-il jusqu’à la lie.

Tout d’abord, petit retour en arrière : je n’avais pas accroché à Daniel Craig lorsqu’il a repris le costume de Double-Zéro-Sept… Entre lui et moi, ça ne passait pas du tout.

Skyfall nous avait réuni… Ma soeurette me l’avait conseillé et elle avait eu raison : un James Bond plus profond et plus proche de celui qu’il était réellement dans les romans de Fleming.

Verdict pour Spectre ? Entre Daniel et moi, ça colle maintenant, mais pas avec le scénariste ! Putain de bordel de merde… Pourtant, nous avons le même réalisateur, Sam Mendes, et voilà qu’il me sabote el film.

Scène d’intro, OK, no soucis, si ce n’est que James plante une fille canon, sort une arme à feu d’une belle dimension phallique et s’en va flinguer des mecs aux gueules patibulaires tout en faisant exploser un immeuble, fait du toboggan sur le toit plat qui s’écroule, salit à peine son costard, ne se décoiffe pas, fait des cabrioles en hélico. Bref, rien à dire, ça punch.

Ensuite ?? Ben, comment dire, hormis quelques scènes qui se remuent un peu le cul, le reste, c’est pèpère. Vous pouvez regarder le film tout en épluchant des patates ou en tricotant des mitaines pour les petits lépreux de Jakarta, à l’instar de Thérèse, dans « Le Père Noël est une ordure ».

Entre nous, je me demande encore ce que Monica Bellucci foutait dans le film. Ils auraient pu choisir n’importe quelle autre actrice pour ce petit rôle ou nous rendre la Monica un peu plus présentable que celle que j’ai aperçu dans le film. On était loin du personnage raffiné de Cléopâtre !

Q, pas contre, je l’adore toujours… Ce petit jeune me plait bien, même si on est loin, trèèèès loin du Q original.

M a changé, j’avais eu du mal avec l’ancienne M mais maintenant qu’elle n’est plus, je la pleure. Malgré tout, Ralph Fiennes n’est pas mal dans le genre, même s’il lui manque de la poigne et une paire de couilles (le personnage de M, pas l’acteur).

Un bon point pour Moriarty ! Pardon, pour Andrew Scott qui jouait le rôle de C, autrement dit, Max Denbigh. LUI, il avait l’étoffe pour faire le Grand Méchant !! Lui, il avait du potentiel dans son jeu d’acteur, parce que le Grand Méchant dans ce 007, excusez-moi, mais c’est de la merde !

Franz Oberhauser… Parlant avec une voix douce comme pour nous donner des frissons, le Grand Méchant n’a réussi qu’à me faire bailler et me donner envie de le flinguer tandis qu’il pérorait pour lui tout seul.

Autant j’ai adoré Christoph Waltz dans « Django Unchained » (chronique en cours), autant ici son rôle ne lui va pas. Pas en forme, rôle mal adapté pour lui ?

Et puis, le pourquoi il est devenu un Grand Méchant… Non mais sérieux…

Non mais allo quoi ?? Tout ça pour ça ?? Oui, je trouve le prétexte qui a fait que ce gamin est passé du côté Obscur, devenant un Méchant est un peu fort de café…

N’importe quoi, trop « poussé » à mon avis. Ma foi, il aurait fallu lui coller une dragée dans la caboche lorsqu’il était gamin (le personnage, pas l’acteur), ça lui aurait fait les pieds. Merde, tuer son père pour si peu, faut être bête.

Nous sommes loin du Grand Méchant qu’était Ernst Stavro Blofeld. Je le revois, caressant son chat blanc…

Léa Seydoux ? Elle aurait fait une parfaite Irene Adler dans la série Elementary à la place de Natalie Dormer.

Pour le reste, j’ai trouvé le personnage superficiel – on ne va pas en demander plus à une James Bond Girl – et girouette : le premier soir, « non, non, non, je ne coucherais pas avec vous, Mister Bond » et peu après, dans le train, elle lui saute dessus.

De plus, j’ai du mal à voir James Bond retiré des affaires pour vivre avec la miss Swann. Lui planter la carotte de temps en temps, oui, mais de là à aller cultiver des choux dans un coin retiré…

Un film qu’on peut se passer de voir sans problème…

Si vous voulez du James Bond, refaites-vous un vieux avec Sean Connery ou un plus récent avec Daniel Craig (Skyfall) ou avec Pierce Brosnan.

Étoile 2

« A year in England » chez Titine et Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016.

 

Rouge abattoir : Gilda Piersanti

510xvkdF44L._SX306_BO1,204,203,200_Titre : Rouge abattoir

Auteur : Gilda Piersanti
Édition : Pocket (2008)

Résumé :
Au cœur de la Ville éternelle ensevelie sous la neige, dans le très populaire et très branché quartier romain de Testaccio, une troisième jeune fille vient d’être assassinée, au beau milieu des fêtes de fin d’année.

Le commissaire D’Innocenzo ne croit pas à l’ hypothèse du tueur en série que les journaux se plaisent à rabâcher, mais ne sait plus comment maîtriser la peur qui gagne les habitants du quartier et cette population jeune et nombreuse qui fréquente, le soir, ses restaurants et ses discothèques et son cinéma.

Une jeune femme inspecteur, téméraire et secrète dans sa réputation, rejoint l’équipe du commissaire sans son consentement.

Au fil des heures et du raisonnement, une entente mutuelle finit par s’établir qui viendra à bout d’une histoire personnelle ensevelie, comme la ville sous la neige, sous les années de plomb de la vie politique italienne.

Critique : 
À qui c’est la main coupée que l’on vient de retrouver dans la neige ? Que le légitime propriétaire vienne la réclamer à la morgue !

Les gens sont d’un sans-gêne (à Rome, pas à Gênes), tout de même. Ils laissent trainer leur main coupée dans la neige au risque qu’une pauvre passante fasse une attaque d’apoplexie en tombant dessus.

Pour le commissaire D’Innocenzo, ça commence à bien faire. Voilà la troisième jeune femme retrouvée assassinée dans les paisibles rues du quartier romain et branché du Testaccio. Un assassin se prendrait-il pour une sorte de Jack lo Squartatore à la sauce spaghetti ?

En plus, pour le contrarier un peu plus, on lui dépêche, en direct des Abruzzes, une femme flic qui, un jour, s’est prise pour Clint Eastwood version Blondin et à refroidi un meurtrier en tirant plus vite que Lucky Luke himself.

Alors ? Bon, ça cassera pas trois pattes à une dinde de Noël, mais voilà un petit polar à la sauce bolognaise bien sympathique à se réserver pour un moment où on a pas trop la tête à ça.

L’enquête avance bien, on ne traine pas inutilement tout en entrant dans la vie privée des différents protagonistes, chacun ayant sa croix à porter, sans que cela devienne redondant ou déjà-lu.

Le côté ours bourru du commissaire s’effaçant tout doucement devant sa nouvelle collègue, sans pour autant sombrer dans le mièvre à deux balle.

Quant à Mariella de Luca, notre inspectrice, bien que cabossée par la vie, elle est plaisante elle aussi. Sa vie sexuelle, par contre, est un peu borderline. Menottes et déguisement sont de mises pour la coquine.

Niveau style d’écriture, il est tout ce qu’il y a de plus correct, agréable à lire, plaisant, riche mais sans devoir sortir son dico à toutes les phrases.

À éviter de lire en pleine canicule car l’enquête se déroule durant la période des fêtes de fin d’année (on commence le lendemain de Noël) et n’oubliez pas de sortir la calculette car nous sommes avant l’Euro !

Rien d’exceptionnel dans ce roman si ce n’est qu’il est reposant, agréable à lire et que de temps en temps, ça fait du bien pour donner du temps de libre à son cerveau occupé ailleurs.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016) et le « Mois Italien » chez Eimelle.

Iacobus : Mathilde Asensi

Titre : Iacobus

Auteur : Mathilde Asensi
Édition : Folio Policier (2005)

Résumé :

C’est l’un des secrets les mieux gardés de la chrétienté ; un trésor fabuleux disparu à la dissolution du plus fascinant des ordres de moines-soldats : les Templiers.

Des histoires folles entourent cette société secrète, détentrice des plus grands mystères de l’humanité. Pour eux sont déjà morts le roi de France Philippe le Bel et le pape Clément V.

Pour eux les puissants se déchirent. Celui qui va traverser l’Europe de la Galice à Paris pour tenter de les découvrir se nomme Galceran de Born. Il est médecin et chevalier. Nous sommes en 1319.

 

Critique :

1317, le moine soldat Galceran de Born, médecin de l’ordre des Hospitaliers est aussi surnommé « Perquisitore » (rien à voir avec le Perquolateur ou le Peritoine) en raison de ses dispositions à résoudre des énigmes et à enquêter.

S’il pensait se la couler douce en étudiant les manuscrits du monastère mauricien de Ponç de Riba tout en instruisant un des novices dont il sait qu’il est son fils, et bien, c’est loupé.

Oui, monsieur le moine-soldat a un jour trempé son hostie dans le calice et à eu un enfant illégitime avec la jeune fille qu’il aimait mais qui fut enfermée au couvent ensuite (pas bien !). Je ne spolie pas, c’est direct dans le premier chapitre, pas de mystère dévoilé.

Mais pas de bol, il est convoqué à Avignon, chez le pape Jean XXII ! Parjurant et mentant comme un arracheur de dent au prieur, il arrive à emmener son fiston qui ne sait pas encore que le moine Hospitalier est son père. Non, le fils ne se prénomme pas Luke, mais Garcia, surnommé Jonas.

Sa mission ? (s’il accepte, mais il est obligé) Tirer au clair l’histoire de la mort de Philippe Le Bel et du pape Clément V : morts divines ou assassinés par le spectre de Jacques de Molay ? Autrement dit, « assassinés par les Templiers » oui ou non ?

L’aventure et l’enquête commencent, nous faisant voyager, mener des interrogatoires, trouver les témoins, bref, pas d’ennui en perspective, sauf pour ceux qui ont quelque chose à cacher au moine-soldat.

Galceran, notre perquisitore, est un bon enquêteur et son fils (qui ne sait toujours rien) le seconde comme il peut. Pourtant, notre moine, bien qu’intelligent, peut parfois se montrer un peu stupide et une jolie dame le lui fera remarquer. Paf !

L’avantage du livre ? Il y a deux enquêtes : il ne faut pas croire qu’une fois déterminé qui, de la main de Dieu ou humaine, est responsable dans les morts du roi et du pape, que Galceran pourra retourner chez lui, à Rhodes.

Seconde mission ? Trouver le trésor des Templiers puisqu’il a obtenu une piste. Là, son fiston lui a donné un sacré coup de main.

Et on embarque pour un second voyage, mouvementé, sur le chemin de Compostelle. Galceran va devoir user de toute sa science pour déchiffrer ce que d’autres ont codé.

La découverte du Moyen-Age est toujours aussi déroutante, surtout avec leurs croyances et la toute puissance de l’Eglise. A cette époque, ils pensent encore que la terre est plate parce que l’Eglise l’a dit. Galceran, lui, a voyagé dans les pays arabes et il sait plus de choses que les autres. Il ne lui reste plus qu’à essayer d’inculquer tout cela au gamin.

Son fils, qui est en pleine crise d’adolescence, passera du stade « je suis capable de réfléchir » à celui de « je n’ai pas de cervelle et je fais chier mon monde ». Malgré tout, il est comme son père, orgueilleux et celui-ci a souvent envie de le baffer.

Galceran m’a fait passer un bon moment en me racontant son histoire d’enquête sur ces deux mort Historique et sur la recherche du trésor des Templiers, qui restent « plausibles » toutes les deux.

Roman ésotérique, vous croiserez des Templiers, l’ordre des chevaliers Hospitaliers, sans oublier une magicienne, quelques passages secrets et des trésors aussi bien cachés et gardés que les mystères.

Nous découvrirons aussi l’avidité de certains et la sale manie de l’Eglise Catholique de faire des Saints quand ça les arrangent.

Un bon polar ésotérico-moyen-âgeux pour ceux qui aiment le sujet, bien écrit, l’auteur ayant fait ses recherches avant et le récit n’est pas « simpliste » dans son écriture.

Rythme de l’histoire pas trop rapide, mais pas trop lent non plus. Agréable.

Pour l’origine du titre, vous comprendrez à la fin.

Titre participant aux challenges « Polar historique » de Samlor, « Thrillers et polars » de Liliba et « Objectif PAL Noire à zéro » de George et « Vingt Mille Lieues Sous Mes Etagères » by The Cannibal Lecteur.

Meurtre sur la voie Appia : Steven Saylor [Les Mystères de Rome 5]

Titre : Meurtre sur la voie Appia

Auteur : Steven Saylor

Édition : 10-18 (2002)

Résumé :

Janvier 52 avant notre ère. Rome tremble, Rome gronde. La Ville Lumière tressaille du Forum aux quartiers populaires.

Par bandes et partisans interposés, le populiste Publius Clodius et son ennemi juré, le patricien Titus Milon, se disputent le contrôle des élections populaires.

Et lorsque ce 18 janvier Clodius et son escorte croisent Milon et la sienne, sur la voie Appia, les glaives ne tardent pas à sortir du fourreau. Embuscade ? Attaque préméditée ?

Une seule certitude : au soir de ce funeste jour, Clodius rejoint les mânes de ses ancêtres. Dès l’annonce de sa mort, Rome s’enflamme.

Des bâtiments sont incendiés, rasés, même le sacro-saint siège du sénat. La Ville n’est plus que désolation, rumeur, accusations, meurtres, massacres. Pompée le Grand se voit bien en sauveur providentiel. Mais il faut répondre à une question : que s’est-il passé sur la voie Appienne ?

Quelles furent les véritables circonstances de la mort de Clodius ? Et son meurtrier doit-il être réprouvé comme un maudit ou honoré comme un sauveur de la République ?

Au milieu de cette tourmente, un seul homme à Rome saura rester droit, intègre, l’esprit vif : Gordien. C’est lui que le général charge de l’enquête sur la mort de Clodius.

Entre Cicéron qui vole au secours de Milon et les partisans de Clodius qui veulent sa peau, Gordien va, une fois de plus, se risquer dans les bas-fonds de la Ville, où tout n’est que faux-semblants, faux amis, vrais ennemis.

Et, cette fois, même la maison, la famille du détective ne seront pas épargnées par l’ouragan.

Critique :

Nous sommes en 52 avant notre ère… En 52 avant Jésus-Christ ; toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ?

OUI, toute ! Dans ce roman, pas de village peuplé d’irréductibles Gaulois qui résistent encore et toujours à l’envahisseur.

Ici, nous sommes presque dans la réalité, dans une partie de l’Histoire de Rome. Les personnages de fiction côtoient les personnages ayant réellement existé.

Au départ, je pensais que le meurtre de Publius Clodius était de la fiction, mais non : Clodius, partisan de César, a bien été tué sur cette Via Appia !!

Assassinat, oui, mais comment ? Une embuscade ? Une attaque préméditée ? Titus Milon, son adversaire aux élections, est-il coupable ?

C’est ce que Gordien, dit « Le Limier » devra découvrir à partir de la page 143… à la demande du Grand Pompée.

Une seule certitude dans toutes les rumeurs discordantes : Clodius est mort et à rejoint les mânes de ses ancêtres.

Si l’assassinat de François-Ferdinand en 1914 à Sarajevo enflamma l’Europe avec les conséquences que nous savons, l’assassinat de Clodius enflamme Rome.

Dès l’annonce de sa mort, ses partisans se rassemblent, des bâtiments sont incendiés, rasés, même le sacro-saint siège du sénat !

La Ville n’est plus que désolation. Tout n’est que rumeur, accusations, meurtres, massacres. Les partisans de Clodius, appelés les clodiens (et pas les Claudettes), veulent voir la tête de Milon, son adversaire et probablement assassin, orner une pique.

Rome tremble, Rome gronde. Rome outragée ! Rome incendiée ! Rome martyrisée !

Gordien aura fort à faire pour démêler ce sac de nœud, pour sortir le vrai du faux, extirper la vérité du mensonge, de la rumeur ou du « tout et n’importe quoi ».

Personnage sympathique, Gordien, pour notre première rencontre, m’a bien plu.

Le côté Histoire aussi, même si parfois, il prend plus de place que l’enquête à proprement dit.

Pas besoin de se mettre à quatre pattes ou de faire marcher ses petites cellules grises, Gordien n’a qu’à interroger les différents témoins, même si on lui mettra des bâtons dans les roues. Pas d’enquête trépidante ou de course poursuite en char sur la Voie Appia à la manière de Ben-Hur dans le cirque.

L’histoire va à son rythme et on plonge vraiment dans la Rome de l’époque de César, Pompée, Marc Antoine, Cicéron…

Je que j’ai apprécié aussi, c’est qu’alors que je pensais l’affaire pliée, l’auteur nous fait un « coucou, me revoilou » et un « t’avais pas pensé à ça, hein, avoue ? ».

Surprise !

Bien que j’aie failli à un moment donné sauter des pages, je me suis retenue et j’ai eu bien raison.

Titre participant aux challenges « Polar Historique » proposé par Samlor, « Thrillers et Polars » chez Liliba, « Pal Noire à zéro » chez George ainsi que « Vingt mille lieues sous mes étagères« , chez The Cannibal Lecteur.

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Le Scorpion – Tome 10 – Au nom du fils : Stephen Desberg & Enrico Marini

SCORPION 10 - Au nom du fils

Titre : Le Scorpion : Au nom du fils (Tome 10)

Auteur : Desberg

Dessinateur : Marini

Édition : DARGAUD (9 novembre 2012)

Résumé :

Dans ce dixième tome, Stephen Desberg et Enrico Marini ne reculent devant rien pour mener le Scorpion au plus près de la vérité.

Les intrigues entre les Latal et les Trebaldi s’intensifient, le pape est de plus en plus isolé et le Scorpion n’a qu’un seul but : rendre justice à sa mère.

Le Scorpion saura-t-il enfin qui est son père ? Flash-back et révélations au cœur même du pouvoir, à Saint-Pierre…

le-scorpion-bd-volume-9-reedition-10e-anniversaire-9316Critique :

Cette bédé se trouvait sur ma liste « anniversaire » et j’ai commencé la lecture de ma pile par celle-ci. Enfin j’allais savoir QUI était le père du Scorpion !

Commencée au tome 1, presque à sa sortie, j’ai toujours un gros faible pour le Scorpion, son univers, son ami le Hussard (toujours à nous sortir un bon mot), la gitane Mejaï et son chat noir, sans oublier les intrigues familiales, les coups bas, les trahisons, les bassesses, la « folie » du pape Trébaldi (qui ferait mieux de voir un psy pour ses problèmes avec son père), et la religion qui n’est pas toujours en odeur de sainteté.

Lorsque je compris QUI était son géniteur – bien avant qu’il ne soit nommé dans l’album – j’ai posé mon front sur la table et je me suis demandée si j’allais me taper la tête dessus ou attendre un peu…

Mais comment j’avais pu passer à côté, moi ?? Plus ça crève les yeux et moins on voit.

A ma décharge, je dirai que l’inconvénient des séries bédés, c’est que je les lis de manière décousue, au fur et à mesure de leur sortie. Là, si j’avais fait un peu plus attention, si j’avais mieux observé certains dessins (toujours très beaux), j’aurais vu !

Là, je suis en train de relire toute la série et je remarque certains détails dans le dessin que je n’avais point vu.

Bon, au moins, ça m’a laissé de la surprise. Oui, je sais, les excuses sont faites pour s’en servir.

Vivement la suite des aventures du Scorpion !