[SÉRIE] Ripper Street – Saison 5 – La série qui arrêtera d’éventrer après cette ultime saison

Si Ripper Street n’a pas été renouvelée pour une saison 6, la série de Richard Warlow promet de se terminer sur un bang au vu de la bande-annonce que vient de mettre en ligne Amazon UK.

Le service de vidéo à la demande a confirmé que cette ultime saison raconterait une seule et unique histoire, avec nos héros en fuite, forcés de travailler en dehors de la loi alors qu’ils poursuivent le plus insidieux ennemi qu’ils ont rencontré à ce jour.

La décision de mettre un terme à Ripper Street fut par ailleurs créative, selon les dires du créateur.

Ce dernier a insisté sur le fait que tout le monde était d’accord pour arrêter le show, personne ne voulant voir la Division H passait le cap de 1900.

Ripper Street arrive alors à une fin naturelle, qu’elle n’a par ailleurs pas failli obtenir lorsque BBC One a annulé la série au bout de sa saison 2.

Elle fut donc sauvée par Amazon qui proposera ainsi la cinquième et dernière saison à partir du mercredi 12 octobre 2016.

Ce que j’en ai pensé : 
J’avais pensé que la saison 4 serait la dernière, mais dans les épisodes 5 et 6, j’avais bien senti qu’il était impossible de la clore sans une autre saison en plus.

Surtout que l’épisode final de la saison 4 était horriblement bourré de suspense et de sang.

Mais comment ont-ils osé m’enlever ce personnage que j’adorais, moi ??

Mais bon, revenons à nos moutons égorgés… Ou à nos cadavres boulottés par une mâchoire humaine, qui, tel un vampire, leur arrache la gorge et qui, tel le Golem de la légende juive,  tue selon le bon vouloir de celui qui le commande.

Nous savons qui il est, nous connaissons ses protections, son caractère et nous avons envie de l’abattre.

Oui mais… La force de cette dernière saison est de mettre en avant celui qui est le Golem, cette créature humaine qui a plus d’une bête que d’un humain.

Enfin, c’est ce que je pensais avant de passer quelques épisodes avec lui et de me rendre compte que sous cette bête, il y a un humain, un Homme qui aimerait vivre une vie paisible, mais qui a du mal à juguler ses pulsions meurtrières.

Comment en est-il arrivé là ? À cause de la violence des autres Hommes qui ne savent que tuer ou massacrer ce qui est différent d’eux, notamment au niveau de la religion, de la race et les pogroms ne sont pas des actes qui resteront sans traces sur certains de ceux qui les ont subis.

Le Mal prend ses racines très loin et lorsqu’on analyse le pourquoi du comment tout s’est mis en branle, on se dit aussi que si Long Susan n’avait pas voulu voir son fils, si Bennett Draka avait cru son épouse, si elle n’avait pas parlé à LA personne à laquelle il ne fallait pas parler, si nous avions été dans un quartier chic et pas à Whitechapel, et bien, nous ne serions pas dans cette merde !

Un final rempli de suspense et de moments plus calmes, avant que l’enfer ne se déchaîne de nouveau sur nos amis et que tout ne s’effondre autour d’eux.

Une saison qui m’a fait apprécier un personnage que je n’aurais pas dû apprécier car c’est un tueur, mais il a un fond humain, et ça change tout…

Un dernier épisode qui commence fort et se termine plus lentement, un épisode qui clôt le tout, qui revient en partie sur les évènements de 1888 aux travers des souvenirs de Edmund Reid qui a du mal à tourner la page du nouveau siècle qui commence dans les dernières secondes de cet ultime épisode.

Je maudis les scénaristes, par contre, pour un événement qu’ils sont arriver dans les ultimes minutes de cet épisode final et qui n’apportera rien à l’histoire, si ce n’est de nous priver d’un ultime membre de cette équipe de policiers alors qu’il était parti au loin. Un personnage que j’aimais, bande de salauds !!

Une série que j’ai appréciée, adorée, malgré ses quelques petits défauts et qui me manquera.

Mais on ne pouvait pas continuer les enquêtes de la Division H en 1900, elle était trop emblématique de 1888.

Le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

Sherlock Holmes contre Jack l’éventreur – A Study in Terror : film britannique réalisé par James Hill

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« Sherlock Holmes contre Jack l’Éventreur » (A Study in Terror) est un film britannique réalisé par James Hill et sorti au Royaume-Uni en 1965. John Neville y incarne Sherlock Holmes, et Donald Houston le Docteur Watson.

Le film a été tourné aux studios de Shepperton à Londres, et quelques scènes à Osterley House (toujours à Londres).

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Fiche technique :

  • Titre français : Sherlock Holmes contre Jack l’Éventreur
  • Autre titre francophone : Sherlock Holmes contre Jack the Ripper2
  • Titre original : A Study in Terror
  • Réalisation : James Hill
  • Scénario : Donald Ford, Derek Ford
  • Montage : Henry Richardson

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Distribution :

  • John Neville : Sherlock Holmes
  • Donald Houston : Dr. Watson
  • John Fraser : Lord Carfax
  • Anthony Quayle : Dr. Murray
  • Adrienne Corri : Angela Osborne
  • Frank Finlay : Inspecteur Lestrade
  • Judi Dench : Sally Young
  • Charles Régnier : Joseph Beck
  • Cecil Parker : Le Premier Ministre
  • Barry Jones : Duc de Shires
  • Robert Morley : Mycroft Holmes
  • Dudley Forster : Le Secrétaire d’État à l’Intérieur
  • Kay Walsh : Cathy Eddowes

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Le scénario du film est inspiré d’une histoire écrite par Adrian Conan Doyle (fils d’Arthur Conan Doyle) intitulée « Fog ». Adrian Conan Doyle a par ailleurs été co-producteur du film avec la société Sir Nigel Films qui lui appartenait.

SH - sherlock holmes logo rouge JackLe pitch : « Sherlock Holmes enquête sur une série de meurtres de prostituées et traque Jack l’Éventreur. Ses investigations le conduisent des bas-fonds du Londres victorien aux quartiers les plus huppés la capitale. Le limier démasquera finalement le coupable, fils d’un notable. S’il met en scène Sherlock Holmes, cette enquête du célèbre limier ne fait pas partie de l’œuvre originale de Conan Doyle. En effet, dans la série des Sherlock Holmes, le romancier n’avait jamais confronté son héros à Jack l’Éventreur ».

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Allusions au Canon holmésien :

  • L’un des personnages du film a pour nom de famille « Carfax », en référence à la nouvelle « La Disparition de Lady Frances Carfax ».
  • Lorsque Mycroft Holmes arrive au 221B Baker Street, il engage avec son frère Sherlock Holmes une conversation extraite de « L’Interprète grec », au sujet d’une autre affaire dans laquelle un dénommé Adams était coupable.

Novélisation :
En 1967, le film a été adapté en roman par Ellery Queen.

SH -  a study of terrorCe que j’ai pensé du film : Profitant du mois anglais et du challenge victorien, j’en ai profité pour ressortir de son boitier DVD ce film holmésien de 1965.

Il va sans dire que ce film, je l’adore et que régulièrement (tout les 2 ans), je le revisionne.

Pourtant, c’était pas gagné au début… Dire que j’étais passée à côté de ce DVD sans le voir… Si l’amie qui me suivait ne me l’avait pas agité sous le nez en m’interpellant, je ne l’aurais point vu.

Pourtant, le titre me fit hésiter : « Oh non, encore une confrontation avec Jack ! A quelle sauce vont-ils le mettre, cette fois ? ». Ayant trop lu des livres qui mettaient en scène Holmes et l’Éventreur, j’étais septique sur le film et je ne savais pas, à ce moment là, que le livre de Ellery Queen que j’avais lu n’était que la novélisation de ce film.

Hé oh, ma lecture du livre de Queen datant de mes 16 ans, vous pensez bien que ma mémoire avait tout effacé.

Ce DVD m’avait fait passer une très bonne soirée tant le scénario était bien ficelé, me faisait suspecter un peu tout le monde, avant de comprendre… (oui, ma mémoire avait vraiment TOUT effacé !).

Londres du temps de l’éventreur, ses ruelles sombres, ses dédales dans les quartiers mal-famés, ses pubs louches, ses clients encore plus, ses prosti… non, ses prérip… non, ses prostipérip… Nan ! Oh et puis zut : ses putes ! Bref, un univers que j’aime plus que tout, surtout quand mon détective préféré rôde dans le coin. *mode groupie enclenché*

Dans les premières secondes du film, un autre meurtre est mis en scène avant celui de Polly Nichols, sans que le nom de la victime soit donné. On peut supposer qu’il s’agit de Martha Tabram, au sujet de laquelle un débat existe sur la possibilité qu’elle ait été tuée par le même meurtrier que les autres femmes.

Bref, direct dans le bain ! Ça commence bien… On voit le meurtrier arpentant les ruelles dans le « noir » (pas si noir, dans les vieux films)… Angoisse garantie.

Et les acteurs, me direz-vous ? L’acteur John Neville, qui campe Holmes, le fait avec brio, même si j’aurais apprécié un peu plus d’expression du visage (pour cela Brett reste mon number one) et de petits gestes brusques, comme lui savait le faire.

Mais je pinaille ! L’acteur est bon, portant le costume avec élégance et l’habit de soirée encore plus, le haut-de-forme lui allant à merveille *rhâââ, lovely sexy baby*.

Un mauvais point pour la casquette deerstalker, le manteau à carreaux (portés deux fois) et un autre pour le « élémentaire, mon cher Watson », sauf s’ils lui ont fait dire avec ironie pour se moquer des autres.

A contrario, quelque phrases ainsi que des références canoniques tombaient juste à propos.

Le Watson joué par Donald Houston n’est pas un des meilleurs, mais c’est une affaire de goût. Il lance trop souvent des « magnifique » ou autres adjectifs dithyrambiques à Holmes dès qu’il lui explique une déduction. A la fin, c’est lourd. C’est ma seule critique pour lui.

Quant à Mycroft, bien que je n’aie pas aimé sa petite bouche qui me faisait penser à celle d’un rat, sa manière de jouer était bien agréable à voir : ses déductions et ensuite son énervement au 221b, face à son cadet qui grattouillait le violon valaient leur pesant d’or. Excellentes ses récriminations au sujet du violon que leur mère n’aurait pas dû offrir au cadet.

L’atmosphère de Londres et de ses quartiers miséreux n’est certes pas reconstituée à merveille – la capitale ayant à rougir des conditions de vie plus que déplorables des miséreux à cette époque – mais cela n’entache pas le déroulement du film et son scénario qui, pour une fois, ne tenait pas sur un demi ticket de métro.Ouf !

Certes, vous me direz qu’il eut été difficile de reproduire à l’exactitude la misère des gens…Mais pas impossible.

Quelques détails étaient appréciables, notamment dans la scène d’ouverture au pub, où, si on est attentive, on peut voir une prostituée fouiller dans la poche d’un militaire qui la remarque et lui tapote la main.

Au cours de l’intrigue, l’inspecteur Lestrade confiera à Holmes la fameuse lettre « Dear Boss », dont l’auteur affirme être Jack l’Éventreur. On peut dire qu’à l’heure actuelle, les ripperologues considèrent généralement de nos jours que cette lettre était un canular. En 1965, sans doute lui attribuait-on le statut de « parole d’évangile » et voilà pourquoi on la retrouve dans le film.

Holmes est persuadé qu’il s’agit d’une véritable lettre du meurtrier, et il insistera pour qu’elle soit publiée dans la presse quotidienne pour qu’éventuellement, certaines personnes reconnaissent l’écriture du meurtrier, l’écriture manuscrite de la lettre lui étant utile pour déterminer l’identité du meurtrier.

Ce qui m’a fait rire, par contre, c’est quand le légiste essuie son couteau, après une autopsie. Je me suis demandée où l’accessoiriste avait trouvé de la si belle peinture rouge…

Je sais, le film date de 1965, mais un peu de sang de porc aurait fait plus « vrai ». Sauf s’ils ne voulaient pas que le film soit interdit au moins de seize ans, étant déjà interdit au moins de douze… Voilà pourquoi les meurtres sont montrés fugacement et que vous ne verrez pas Jack découper en morceau les prostituées (damned, moi qui voulait voir sa méthode et l’étudier, c’est raté !).

De plus, pas d’attente entre deux prostituées, les meurtres se succèdent plus rapidement que dans la réalité : l’action ne devant pas souffrir de l’attente (un délai de 3 jours est par exemple évoqué entre le meurtre de Nichols et de Chapman, alors que ce délai a été de 8 jours et dans la véritable affaire, plus de deux mois se sont écoulés entre le meurtre de Nichols et le dernier de Mary Jane Kelly.).

Donc, attention aux novices, ne prenez pas ce film pour argent comptant mais étudiez l’affaire en long et en large sur les nombreux sites consacrés à Jack.

Un bon point pour le fait que, effectivement, Mary Jane Kelly fut trouvé éventrée chez elle, la porte fermée à clé.

Je ne sais pas si le scénariste était au courant de ce détail que peu connaissent, mais il fut respecté et la scène que le film nous montre aurait pu se dérouler de cette manière dans la réalité et expliquer comment l’assassin aurait eu la clé pour entrer.

Au final, je fus agréablement surprise de la plausibilité du coupable.

C’est un bon film, il souffre un peu des effets spéciaux qui étaient inexistants à l’époque, mais il n’a pas mal vieilli et c’est toujours un plaisir de le voir et le re-voir.

La dernière scène, c’est l’arrivée d’un melon au 221b qui était une grosse référence à « l’escarboucle bleue ».

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SH - Versus Jack

Pour les cinéphiles plus exigeants :

  • Le film utilise plusieurs éléments de la véritable affaire « Jack l’Éventreur » de 1888.
  •  Le nom des victimes généralement attribuées au meurtrier est respecté : Polly Nichols, Annie Chapman, Elizabeth Stride, Catherine Eddowes ainsi que Mary Jane Kelly.
  • Par ailleurs, certains meurtres ne correspondent pas à la réalité des faits :
  1. Le couteau du meurtrier est ici retrouvé planté dans la gorge de la première victime (alors que le meurtrier n’a jamais abandonné son couteau)
  2. Polly Nichols est ici assassinée après avoir été plongée dans un bac d’eau pour étouffer ses cris (ce qui n’était pas le cas)
  3. Il est précisé lorsque Holmes se rend à la morgue que la tête de Stride est presque entièrement détachée du corps, alors que l’entaille faite au coup de cette victime a justement été peu profonde dans la véritable affaire, au point que certains « ripperologues » pensent que le meurtrier a été « dérangé » et a dû fuir avant d’avoir « terminé » ce qu’il comptait faire.

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Film revu dans le cadre du Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddic, du Challenge « Le mois anglais » chez Titine et Lou et pour le Challenge « Victorien » chez Arieste.

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