Harry Potter – Tome 2 – Harry Potter et la chambre des secrets ‭:‬ J.K. Rowling [LC avec Bianca]

Titre : Harry Potter et la chambre des secrets [Harry Potter – Tome 2]

Auteur : J.K. Rowling
Édition : Folio Junior (2001) / Gallimard Jeunesse (07/02/2019)
Édition Originale : Harry Potter, book 2 : Harry Potter and the Chamber of Secrets (1998)
Traducteur : Jean-François Ménard

Résumé :
Une rentrée fracassante en voiture volante, une étrange malédiction qui s’abat sur les élèves, cette deuxième année à l’école des sorciers ne s’annonce pas de tout repos !

Entre les cours de potion magique, les matches de Quidditch et les combats de mauvais sorts, Harry trouvera-t-il le temps de percer le mystère de la Chambre des Secrets ? Un livre magique pour sorciers confirmés.

Critique :
Retour aux sources puisque j’avais commencé à lire la saga Harry Potter avec le tome 2 puisque j’allais aller voir le tome 1 au cinéma avec ma petite sœur.

Pour info, je ne VOULAIS PAS lire ces romans, les pensant pour les enfants ou dénués de choses intéressantes, mais, ayant terminé mon livre et n’ayant rien d’autre à lire pour mon retour en train, ma frangine me l’avait déposé sur la table avec cet ordre : LIS-LE !

Sale gosse, va ! Même plus le respect de son aînée !

Bon, pour la petite histoire, une fois que j’avais mis le pied à Poudlard et participé aux aventures de la chambre secrète, je sautillais partout en criant « Je veux le tome 3, je veux le tome 3 » et comme tous les autres addict de la saga, je me ruais sur le tome suivant (mais jamais à minuit !).

Cette relecture fut  une excellente idée car ma mémoire avait oublié certaines choses, comme l’arrivée de Dobby, l’elfe de maison (un esclave) qui prévient Harry d’un grand danger et qui, en voulant à tout prix le protéger, met sa vie en danger.

Et puis, le nouveau professeur de défense contre les forces du mal est le très charismatique écrivain Gilderoy Lockhart, adulé par son lectorat féminin, 5 fois gagnant du plus beau sourire, mais hyper ridicule et terriblement incompétent. Un régal. Presque aussi drôle que les jumeaux Weasley.

Mettons de suite les choses au point pour ceux ou celles qui ne le sauraient pas encore : non, Harry Potter ce n’est pas QUE pour les enfants et oui, c’est bien plus subtil qu’on pourrait le penser de prime abord car J.K Rowling a développé un univers merveilleux tout en faisant des parallèles avec le nôtre, dépourvu de magie, notamment avec l’horrible concept des sorciers de sang pur et ceux de sang impur que certains voudraient qu’il abreuve nos sillons.

Un terrible air de déjà-vu, ces sorciers qui se pensent supérieurs à d’autres en raison de leurs origines et surtout, de leur race. Ne manque plus que les bruit de bottes, les pogroms et les autodafés.

Pour ces derniers, paraît qu’on y est déjà puisque des prêtres polonais ont mis au bûcher les romans de Harry Potter car il y a de la magie et des amulettes. Certains ont dû boire autre chose que du vin de messe.

Anybref, Harry Potter, c’est un univers enchanté et enchanteur, sans pour autant être niais car même si certains concept seront hermétiques aux plus jeunes, ils sont tout de même assez grand que pour comprendre qu’on ne s’attaque pas à des sorciers sous prétextes qu’ils viennent de familles Moldues et non de lignées de sorciers.

Harry Potter, ce sont des personnages sympathiques pour certains et antipathiques pour d’autres, bien que mes envies de meurtres pour les personnages de Severus Rogue et Drago Malefoy puisque je sais tout pour le premier et que le second n’est jamais qu’un pauvre gamin de merde qui, ne trouvant pas sa place face à un père aussi exigeant que le sien, n’a de cesse que de prendre des amis médiocres qu’il domine et à emmerder les autres pour se sentir exister.

Harry Potter c’est aussi un univers avec de l’humour, des énigmes, des enquêtes, des mystères, du suspense, des potions magiques, des aventures bourrées de rythme, la vie de tous les jours à l’école de sorcellerie dont on aimerait encore en avoir plus mais aussi des tomes qui vont devenir de plus en plus sombre au fur et à mesure que nos héros vont grandir, avec en point d’orgue, ZE combat dantesque dans le tome 7.

Comme le disait si bien l’autre nain « J’vais vous dire, moi,… que je suis contente d’avoir eu l’idée de relire tous les Harry Potter et encore plus contente de les relire avec Bianca pour nos LC. En plus, elle adore comme moi, vous le constaterez en lisant sa chronique dont le lien est dans son nom.

Vivement le 3, c’est mon préféré, mon chouchou !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

Publicités

Les Naufragés d’Ythaq – Tome 15 – Imperator Express : Christophe Arleston & Adrien Floch

Titre : Les Naufragés d’Ythaq – Tome 15 – Imperator Express

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Adrien Floch

Édition : Soleil Productions (26/09/2018)

Résumé :
Granite, Narvarth et Danaëlle sont coincés sur la planète Glèbe. Heureusement, des vaisseaux de la Fédération y ont établi une base.

Il faut impérativement les rejoindre. Narvarth cataleptique et Danaëlle hors service, c’est seule, avec ses deux amis inconscients, que Granite doit prendre un train suspendu, l’Imperator Express, où elle se fait engagée comme hôtesse.

Mais elle ignore qu’elle est surveillée par un individu intéressé par les armes technologiques qu’elle cache…

Critique :
Si la première saga des Naufragés d’Ythaq (tomes 1 à 9) m’avait emportée, subjuguée et troué le cul dans ses révélations finales, il n’en est pas de même pour la seconde partie.

Non pas que ces nouvelles aventures ne me plaisent pas, j’ai été contente de retrouver mes compagnons Granite et Narvath, j’ai de nouveau pesté sur cette charogne de Callista, mais on est loin des trépidations des émois de la saga initiale.

Tournerait-on en rond ? Serait-ce LA partie en trop dans une série, un peu à la manière d’un Lanfeust qui me plait moins dans le cycle Odissey ?

Il doit y avoir de ça…

Et pourtant, j’apprécie toujours de découvrir un nouvel album, je pousse même le vice jusqu’à me le faire offrir…

Pas de lassitude des personnages, juste qu’il y a moins de mystère, moins de souffle épique que lorsqu’ils s’étaient retrouvés naufragés sur la planète Ythaq, planète qui n’existait pas dans le système.

Puis surtout, il manque le personnage de Krurgor !!

Si je n’avais pas lu la première partie de la saga, cet album aurait eu tout pour me plaire car il y a de l’action, de la baston, des femmes qui ne s’en laissent pas compter, de l’humour, mais nom de Zeus, comparé à ce que j’ai connu, on dirait que la saga a du mal à se retrouver.

Ce fut un bon moment de lecture, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, mais après avoir bouffé du caviar à la louche, les œufs de lump, ça fait un peu cheap.

J’espère que dans le prochain album, nos amis vont enfin en savoir un peu plus sur ceux qui cherchent à tout prix à récupérer les clés de l’univers et en savoir un peu plus sur le changement radical de la garce de Callista.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

 

Agatha Raisin enquête – Tome 4 – Randonnée mortelle : M.C. Beaton

Titre : Agatha Raisin enquête – Tome 4 – Randonnée mortelle

Auteur : M.C. Beaton
Édition : Albin Michel (02/11/2016)
Édition Originale : Agatah Raisin, book 04 : And The Walkers of Dembley (1995)
Traducteur : Jacques Bosser

Résumé :
Après un séjour de six mois à Londres, Agatha retrouve enfin ses chères Cotswolds – et le non moins cher James Lacey.

Même si le retour au bercail de son entreprenante voisine ne donne pas l’impression d’enthousiasmer particulièrement le célibataire le plus convoité de Carsely.

Heureusement, Agatha est très vite happée par son sport favori : la résolution d’affaires criminelles. Comme le meurtre d’une certaine Jessica, qui militait pour le droit de passage de son club de randonneurs dans les propriétés privées des environs.

Les pistes ne manquent pas : plusieurs membres du club et quelques propriétaires terriens avaient peut-être de bonnes raisons de souhaiter sa disparition.

Mais la piste d’un tueur se perd aussi facilement que la tête ou… la vie !

Critique :
Randonnée mortelle ? Non mais qu’est-ce qu’il me prend de vouloir lire un roman avec un titre pareil alors que je pratique moi-même la rando en ce moment et que nous sommes passés par des endroits où il y a déjà eu des morts ??

Morts accidentelles, certes, donc pas d’enquêtes sur mes parcours dangereux pour Agatha, mais tout de même, c’est troublant ! Pire, ça fait même froid dans le dos dès qu’on croise un groupe de randonneurs… Qui sait ?

Ce qui a de bien (ou de chiant, à vous de voir) dans les Agatha, c’est que tout ceux qui passent de vie à trépas de manière suspecte sont toujours des personnages nouveaux ET plus que détestables !

Le genre de personne tellement mauvaise qu’on aurait eu envie nous-même de leur sucrer leur thé d’arsenic et autres poisons ! Anybref, quand ces gens se retrouvent occis, on a presque un sourire machiavélique de satisfaction.

C’est tout de même un reproche que j’adresserai aux romans de cette série, c’est que les personnages qui apparaissent sont souvent stéréotypés, sans nuances, méchants, mauvais, cynique, manipulateurs, agressifs, possessifs, et j’en passe.

Un peu de nuance ne ferait pas de tort car nous sommes véritablement face à des clichés ambulants dont le réalisme laisse à désirer car il serait impossible de réunir une troupe aussi hétéroclite dont tout le monde est aussi stéréotypé (un couple de lesbiennes, une vieille fille, une féministe militante extrémiste, un logeur de l’IRA, une douce rêveuse de basse-classe, un couple limite gay et un faux écossais qui porte le kilt et qui n’arrive pas à conclure).

Pour le reste, pas de temps mort dans ce quatrième tome qui se dévore en 3h de lecture intense et quelques nouveautés à la fin de l’histoire où l’on tombe littéralement des nues tant c’est rapide, soudain, inattendu et peu réaliste dans le fait que ce personnage ne nous a pas préparé à un truc pareil.

Mais je ne doute pas que dans les suivants, le temps redeviendra instable et la mer agitée.

Ce qui fait le charme et le piment du personnage décalé d’Agatha sont toujours présent, mais attention de ne pas tomber dans la caricature d’elle-même sinon, les autres romans risquent de se retrouver sur ma PAL des « meubles à caler » pour cause d’enquête qui tournent en rond et de personnage devenu inintéressant.

Que les puristes du roman policier « Whodunit » restent éloignés de cette résolution d’enquête parce qu’elle tiendra plus du hasard que des déductions logiques chères à Sherlock Holmes et que même vous vous aurez compris bien avant les enquêteurs un peu loufoques que sont Agatha et son James Lacey.

Mais bon, les Agatha Raisin ne se lisent pas pour leur profondeur des dialogues, pour leurs scénarios dignes de la Reine du Crime qu’était Agatha Christie avec des coupables totalement inattendu découverts après une enquête poussée.

On lit Agatha pour se détendre, pour faire le vide dans son cerveau, parce que le personnage est cynique, rentre-dedans, pieds dans le plat et que tout cela est amusant à lire.

L’avantage de cette lecture repose avant tout sur le fait qu’il y a peu de temps mort et qu’on n’a pas le temps de s’embêter.

Il y a donc moins de risques dans les randos que nous pratiquons, Chouchou et moi, que dans celles se déroulant dans la région de cette chère Agatha. Ouf !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018). et Le Challenge « Les Irréguliers de Baker Street » repris par Belette [The Cannibal Lecteur] et sur le forum de Livraddict (N°2- Le Signe des Quatre – lire le quatrième tome d’une saga).

 

Le Siècle -Tome 1 – La chute des géants : Ken Follett [LC avec Bianca]

Titre : Le Siècle -Tome 1 – La chute des géants

Auteur : Ken Follett
Édition : Robert Laffont (30/09/2010) / LP (04/01/2012)
Édition Originale : The Century Trilogy – Book 1 – Fall of Giants (2010)
Traducteurs : Jean-Daniel Brèque, Odile Demange, Nathalie Gouyé-Guilbert et Viviane Mikhalkov

Résumé :
En 1911, les grandes puissances vivent leurs derniers instants d’insouciance. Bientôt la guerre va déferler sur le monde…

Cinq familles – américaine, russe, allemande, anglaise et galloise – vont se croiser, s’aimer, se déchirer, au rythme des bouleversements de l’Histoire: la Première Guerre mondiale et la Révolution russe.

Cette gigantesque fresque brasse toute la gamme des sentiments humains et dresse une galerie de portraits saisissants : des personnages exceptionnels, passionnés, ambitieux, attachants, tourmentés, qui bravent les obstacles et les peurs pour s’accomplir en dépit des tragédies qui les emportent.

Entre saga historique et roman d’espionnage, histoire d’amour et lutte des classes, Le Siècle, la nouvelle épopée de Ken Follett en trois volumes, traverse la période la plus agitée, la plus violente et la plus complexe des temps modernes : la grande aventure du XXe siècle…

Critique :
♫ Qui c’est qui est très gentil ? Les gentils ♪ Qui c’est qui est très méchant ? Les méchants ♫ Qui c’est qui est l’mieux à l’écrit (les gentils) ♫ Qui n’a pas de circonstances atténuants (les méchants) ♪

Cette petite chanson pour illustrer le problème des romans de Ken Follet : le manichéisme de ses personnages et le fait que peu d’entre eux évoluent dans un sens ou l’autre.

Les méchants restent bêtes, méchants et bornés et les gentils sont pourvus de toutes les qualités.

Et vous savez le pire ?? C’est que chez Ken Follet, ça ne me pose que très peu de problème ce manichéisme assumé.

Si en lisant (ou en regardant) Game Of Thrones, je frémis pour chaque personnage que j’apprécie, je sais que chez Ken Follet j’ai peu de risque de les voir mourir. Ce n’est sans doute pas très réaliste, je le sais, mais j’apprécie le fait de ne pas me faire du mauvais sang pour les personnages que j’apprécie.

De plus, dans ce roman, les femmes sont toutes avec des envies d’indépendance, féministes, battantes, intelligentes (je ne m’en plaindrai pas). Je parle bien entendu des femmes ayant un grand rôle à jouer.

Voilà, c’est dit.

Par contre, niveau saga historique, là, le père Follet, il assure un max parce que je viens de lire la Première Guerre Mondiale comme j’aurais aimé qu’on me l’expliquasse à l’école (pour info, on nous a parlé de l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand de Habsbourg-Este, la déclaration de guerre de l’Autriche à la Serbie et la guerre qui commence avec le jeu des alliances et puis, basta, terminé, merci au revoir).

Durant 1.000 pages, l’auteur va nous faire passer de 1911 à 1924, nous montrant les prémices du futur conflit à venir (discussion politiques) et ensuite de ce qui se déroula durant la guerre (certaines batailles), et ce, au travers de plusieurs personnages bien distincts, que ce soit au niveau des nationalités ou de leur origines sociales.

Dommage que en plus des russes, des anglais, des gallois, des américains et des allemands, il n’y ait pas eu le point de vue de personnages belges puisque les allemands ont traversé mon petit pays sans nous demander notre avis.

PS : Ils voudraient le refaire maintenant, ils se retrouveraient bloqués au carrefour Léonard, sur le Ring, sur le pont Van Praet et casseraient leurs chenilles sur nos routes pleines de trous.

L’auteur ne se prive pas de tirer à boulets rouges sur la presse qui fit monter la haine envers les perdants ou qui fit la propagande de la guerre, sur les gouvernements, les officiers ou les aristocrates très va-t-en-guerre (pour ne pas sortir les noms d’oiseaux), sans parler des officiers à qui il n’aurait même pas fallu confier un chien pour aller le faire pisser.

J’aimerais vous parler plus en profondeur de ce livre, de cette saga énorme, de tout ce qu’elle renferme d’important, de vous dire que j’avais l’impression d’y être, que le suspense était tel, à un moment donné, que j’ai espéré que la guerre ne se fisse pas, que Lénine ne prenne pas le pouvoir et que la bataille de la Somme ne se termine pas en boucherie.

C’est vous dire le talent de l’auteur pour me faire espérer des faits que je sais avérés.

L’avantage d’un récit historique romancé, c’est qu’il nous permet de nous attacher à certains personnages et cela rend les discussions politiques moins absconses, moins impersonnelles.

L’avis de ma copinaute Bianca se trouve sur son blog : un lecteur averti en vaut deux ! Et un clavier Azerty aussi…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), Le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver) , le Mois du polar (Février 2018) chez Sharon et Le Challenge « Les Irréguliers de Baker Street » repris par Belette [The Cannibal Lecteur] et sur le forum de Livraddict (N°27 – Traité Naval – Intrigue en partie politique).

Nains – Tome 9 – Dröh des Errants : Nicolas Jarry & Jean-Paul Bordier

Titre : Nains – Tome 9 – Dröh des Errants

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Jean-Paul Bordier

Édition : Soleil (25/10/2017)

Résumé :
Dröh, le fils d’Oösram, a parcouru le monde afin d’apprendre le métier des armes, dans l’espoir de délivrer les Errants des ordres dominants.

Mais quand il revient chez lui, sept ans plus tard, nul ne veut entendre parler de révolution. Le sang n’a que trop coulé.

Il s’engage alors sur la construction d’une route traversant le pays des Vents. Le chantier avance mais l’hostilité des tribus Orcs grandit…

Critique :
Oösram des Errants, qui m’avait apporté beaucoup d’émotions, faisait partie de cette caste de nains déchus, les parias, ceux qu’on laisse sur le côté, pour diverses raisons.

Oösram était mort en martyr, il avait mené son clan de hors-caste à la bataille, avait semé les graines de la révolution, ainsi que celles de l’espoir qu’un jour tout cela change.

♫ Il changeait la vie ♪

Dröh est son fils, dont j’avais croisé la route dans le tome 4. Le voici devenu adulte, errant par-ci par-là sur les routes, apprenant à manier les armes ailleurs, puisque son peuple le lui interdit.

Une fois de plus nous tombons sur un fils en colère, sur un fils qui aimerait avoir l’aura qui fut celle de son père, qui aimerait mener les Errants au combat afin de retrouver leur dignité.

Oui, mais, si tout le monde chez les Errants aimerait retrouver une autre place que celle des parias, tout le monde n’a pas envie de monter au front pour affronter ceux du Bouclier, les plus puissants des nains au combat. Sont pas fous non plus, ni suicidaires.

« C’est trop injuste », pourrait-il marmonner sur la route de son voyage, il pourrait encore le répéter à l’infini en construisant une route sous l’autorité des nains du Bouclier, avant de se rendre compte que son peuple des Errants n’est pas les seuls gueux, les seuls ostracisés par les Nains des autres ordres. Il y a aussi les Orcs et les Gobelins…

Racisme, propagande, rejet de l’autre, la suprématie et apprentissage de la vie sont les maîtres mots de ce neuvième tome. Les Nains n’ont rien inventé, les Allemands, déguisés en soldats polonais, avaient en leur temps attaqué un poste frontière allemand pour avoir ensuite le droit de rétorquer et d’envahir la Pologne.

Ce tome a tout d’un tome de transition, le suivant concernant les Errants avancera sans doute plus dans leur cause, car ici, on montre comment Dröh va prendre conscience de sa place dans le Monde et de la manière dont il pourrait sauver son peuple.

Attention, on n’enfile pas des perles dans ces pages, on ne se la coule pas douce, il y a beaucoup à lire, des tas de références à notre Monde à nous, des passages qui font penser à certaines scènes de films, une quête intérieure, de l’introspection, bref, vous avez de quoi nourrir votre cervelle de lecteur !

Moi, j’ai hâte de savoir quelle voie notre Drôh va prendre : celui de la Force ou celui du côté obscur ? Révolutionnaire ou prophète ? Poseur de bombes ou pacifiste ? Ou alors, un peu des deux à la fois ?

Nains, une série qui a toute d’une grande !

Orcs et Gobelins – Tome 1 – Turuk : Jean-Luc Istin & Diogo Saito

Titre : Orcs et Gobelins – Tome 1 – Turuk

Scénariste : Jean-Luc Istin
Dessinateur : Diogo Saito

Édition : Soleil (25/10/2017)

Résumé :
L’orc Turuk se réveille, sonné, blessé et amnésique. Il arpente les rues d’une cité abandonnée. A l’exception d’un mystérieux archer cherchant à l’épingler et de créatures craignant la lumière qui veulent le dévorer.

Qui sont-elles ? Pourquoi cherche-t-on à le tuer ? Qu’est-il arrivé dans cette ville ? Et que fait-il ici ? Pourtant, il ne faudrait pas s’éterniser, la nuit arrive et la mort avec…

Critique :
Le sexy XIII serait-il revenu sous les traits imposants d’un Orc ? Parce qu’un mec qui se réveille sans savoir qui il est, ni ce qu’il fait là, ça ressemble vachement à la saga XIII, non ?

En plus, tout comme le plus célèbre amnésique de la bédé, Turuk est plutôt beau gosse pour un Orc !

Tiens, à lui aussi on veut lui faire la peau. Décidément, c’est vraiment XIII en version fantasy.

Nouvelle série pour cette saga qui, après les Elfes et les Nains, s’attaque maintenant aux Orcs et aux Gobelins, tout en faisant tenir leurs histoires dans un Grand Ensemble scénaristique, puisque certains Nains vont chez les Elfes et certains Gobelins des Elfes auront leur Histoire dans cette nouvelle série.

Vous suivez toujours ? Non ? Retenez juste que tout le monde se mélange avec tout le monde et que tout cela reste foutrement cohérent ! Mais pas sexuel…

Une autre référence à l’univers des Elfes, ce sont les zombies, les goules, les morts-vivants qui veulent toujours vous faire des gros poutous puants. Ben oui, ils ont envahi le monde des Elfes, des Nains et des Orcs, puisque c’est le même monde. Élémentaire.

L’amnésie de notre géant vert sera de courte durée et principalement utilisée pour nous présenter la vie et le passé du beau Turuk, comment il est arrivé là, dans ce trou paumé et pendant que le scénariste nous présente son passé, Turuk se rend compte qu’il n’est pas seul dans ce village peuplé de zombies et qu’il n’est pas LE seul non plus à ne pas être infesté.

Va falloir se serrer les coudes pour s’évader.

Turuk, c’est l’Orc dont on aimerait avoir pour ami, un type qui ne vous lâche pas, sauf si sa vie est en danger, alors là, vous irez vous faire pendre ailleurs car Turuk partira sans vous. Turuk, c’est l’immonde salaud qu’on arrive pas à détester vraiment car en nous racontant sa vie et sa survie, il nous rend complice de ses exactions.

Dans ce premier tome, c’est de l’action pure et dure, mêlée à des mystères, une quête, une enquête et une fuite endiablée de nos amis pour tenter d’échapper aux bisous horribles de ces créatures en putréfaction qui sèment des morceaux d’eux un peu partout.

On pourrait croire le scénario éculé (rajoutez pas un « n » mal placé), mais non, car le scénariste arrive à insuffler du mystère et une tension énorme durant le périple des Orcs et de l’Elfe afin d’atteindre une zone où ils ne seront plus mis en danger.

— Cours, Forest, cours !

Sans oublier que, selon le célèbre Docteur House, tout le monde ment !

Le scénario est déjà bien travaillé, mais en plus, les dessins sont à tomber par terre tant ils sont superbes !

Alors, que demander de plus ? La suite, bien entendu ! Se sera avec Myth le voleur, puis avec Gri’im le vieux guerrier Orc en quête de vengeance, Sa’ar le gobelin, Dirty Dozen d’Ayraak, sans oublier l’orkelin La Poisse croisé dans le tome 18 de la série « Elfes ».

Sans être un chef-d’œuvre au niveau scénario, cet album tient toutes ses promesses et je me réjouis à l’idée de découvrir les aventures des Orcs et Gobelins !

3,9/5

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018).

Nains – Tome 6 – Jorun de la Forge : Pierre-Denis Goux & Nicolas Jarry

Titre : Nains – Tome 6 – Jorun de la Forge

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Pierre-Denis Goux

Édition : Soleil (25/01/2017)

Résumé :
Alors qu’il a quatre ans, Jorun, le fils cadet de Redwin, se renverse du métal en fusion sur le visage… Marqué pour le reste de sa vie et jalousant le talent de son frère aîné, Jorun est dévoré par la colère.

Si Ulrog, son frère aîné, a hérité du don de leur père pour la forge, Jorun, lui, a hérité seulement de sa rage…

Incapable de contrôler ce fils de plus en plus rebelle, Redwin le confie à un recruteur de la légion de Fer, une compagnie de mercenaires regroupant les courtards qui fuient le poids de la tradition naine, le déshonneur ou la justice…

Critique :
Redwin, le père de Jorun, m’avait ému dans le premier tome de cette nouvelle saga. Son fils allait-il à nouveau me faire vibrer ou pas ?

On commence assez fort car les premières images nous montrent un fils affrontant son père, devant la grande porte d’une forteresse assaillie.

Oups, niveau bonheur et quiétude familiale, je sens qu’on va repasser.

Il y a plus de chance que nous nous dirigions vers un affrontement père-fils plus sérieux que celui qui opposa Dark Vador à Skywalker.

Jorun, c’est un gamin de merde ! Voilà, je l’ai dit… Toujours fourré dans les pieds de son père à la forge, alors qu’il est trop jeune, râlant, jalousant son ainé à qui on apprend déjà les rudiments de l’art de forger, Jorun va faire une grosse connerie à cause de son entêtement et il le paiera cher.

Pas facile de se faire un nom lorsque votre père est une Légende à lui tout seul ! Pas facile, quand on est un enfant, de comprendre pourquoi votre père a arrêté de forger des armes, lui qui avait un talent indéniable dans l’art des runes.

Pas facile de se faire un nom lorsque vous sentez bien que vous n’avez aucun talent pour la forge et que c’est votre frère ainé, Ulrog, qui a reçu tout le talent et a devant lui la route toute tracée pour devenir le plus grand forgeron et le plus grand maître des runes de sa génération.

Alors, il s’en va chanter ♫ tiens, voilà du boudin ♪ à la Légion, qui, comme celle des humains, accepte tout le monde, sans poser de questions.

L’Histoire est un éternel recommencement et les erreurs du père sont refaites par le fils, celui-là même qui ne voulais pas finir comme son père… La différence sera que le fils pourra compter sur quelques amis durant son apprentissage.

De très beaux dessins viennent renforcer un scénario qui pourrait sentir l’éculé, mais qui, avec le talent de Nicolas Jarry, sent bon le renouveau.

Des dialogues percutants, une quête de sois-même parsemée de coups, de tabassages, de combats, de renoncements, de haine de soi et des autres : le tout mélangé donnent une fois de plus, un excellent album dans cet univers riche qu’est celui des Nains.

Capitaine Albator – Dimension voyage – Tome 3 : Leiji Matsumoto & Kouiti Shimaboshi

capitaine-albator-dimension-voyage-tome-3-leiji-matsumoto-kouiti-shimaboshi

Titre : Capitaine Albator – Dimension voyage – Tome 3

Scénariste : Leiji Matsumoto
Dessinateur : Kouiti Shimaboshi

Édition : Kana (20/01/2017)

Résumé :
Afin d’enquêter sur la source d’un étrange phénomène, Albator et Tadashi Daiba se rendent sur Terre, dans les Bermudes, et pénètrent dans une mystérieuse pyramide sous-marine.

Ils vont alors découvrir qu’une Sylvidre repose à l’intérieur de celle-ci.

Les Sylvidres seraient-elles déjà sur la Terre depuis la nuit des temps ?

Cette fois, le combat entre Albator et les Sylvidres va enfin commencer pour de bon !

chap-10-pyramide-du-fonds-des-mersCritique :
Si le tome précédent était un peu « mou du genou » à mon goût, ici, ça bouge un peu plus avec, dans les dernières pages, la déclaration de guerre des Sylvidres au capitaine Albator, qui lui réciproque ses bons vœux lui aussi.

M’est avis que dans le tome 4, ça va bastonner entre les Sylvidres (qui veulent l’anéantissement du vaisseau Arcadia) et notre corsaire sexy qui veut dézinguer l’armada des Sylvidres.

Sur Terre, c’est toujours le gros n’importe quoi, le Gouvernement ne veut même pas voir que la planète est menacée et on considère toujours notre corsaire balafré comme un pirate anarchiste et autres noms d’oiseaux.

Notre capitaine au grand cœur est fidèle à lui-même, à ses convictions, il a du respect pour les autres, même pour les sépultures des Sylvidres et on peut dire que c’est un gentleman qu’on apprécierait croiser au détour d’un anneau de Saturne…

Pas de temps mort dans ce troisième tome, quelques mystères de plus, et une confrontation entre Albator et Kirita, le chef de la flotte Gaïa, le seul qui ait envie de se battre pour la Terre, mais qui n’a pas encore capté qu’Albator était de son côté, l’imbécile.

Anybref, un tome bien sympa qui me replonge dans mon enfance et cette série que je dévorais des yeux et que j’adore toujours.

Vivement la suite.

Étoile 3,5

ImageUne-Trailer-Albator-V2captain-harlock-jigen-kokai

Peace Maker – Tome 2 : Ryoji Minagawa

peace-maker-tome-2

Titre : Peace Maker – Tome 2

Scénariste : Ryoji Minagawa
Dessinateur : Ryoji Minagawa

Édition : Glénat (2011)

Résumé :
Peace Emerson et ses compagnons franchissent la mer vers une terre inconnue, à la recherche de son frère.

Mais la traversée ne sera pas de tout repos : ils sont toujours la proie des tentatives d’assassinat des Crimson Executers, et ce ne sont là que les préliminaires des nouveaux dangers et des révélations qui les attendent sur le nouveau monde de Tarkus.

peace-maker-9782723480413_pgCritique :
Avec beaucoup de retard je viens de découvrir la suite des aventures de Hope Emerson, un tireur émérite et de ses deux compagnons de route : Kyle Palmer, l’intello et Beat Gabriel, un tireur tout aussi excellent que Hope.

Sans oublier la petite Nicola Crimson, fille du chef des Crimson Executer, recherchée par les membres de sa « famille » depuis qu’elle a pris la fuite et qu’elle est protégée par Hope Emerson et ses deux amis.

On commence par un voyage mouvementé à bord de ce qui ressemble furieusement à un transatlantique (et je ne sais pas vraiment en quelle époque nous sommes) en direction de Tarkus.

Pas le temps de se reposer, ça fuse de partout avec le Crimson Executer qui veut faire sauter le paquebot. Va falloir toute l’ingéniosité de Kyle et l’adresse au tir de Hope et de Beat pour en venir à bout et terminer façon croisière s’amuse, enfin !

Le pays de tarkus a tout du Moyen-Orient de par la physionomie de ses habitants et de leur habillements. Et si on pensait se reposer un peu, c’est rappé de nouveau !

Ce deuxième tome met en avant du suspense et des tirs de fous, réalisés à pleine vitesse dans une des premières voitures Ford ou sur une motocycle qui commence par « Harley »…

Bon, on va me la faire à moi, c’est tout bonnement impossible de ne jamais rater ses cibles quand on fonce à toute berzingue, mais on n’est pas ici pour le réalisme des choses mais plus pour le fun et passer un bon moment en faisant parler la poudre.

On a des mystères, de l’action, de la morve de gamine qui coule de partout, des magouilles, un assassinat qui a tout de politique et sans doute une injustice quand au coupable présumé.

Ma foi, je passe un bon moment avec nos tireurs professionnels, j’apprécie les personnages principaux, leurs côtés sombre héros et j’ai bien envie de savoir ce qui va leur arriver dans l’avenir.

Verdict ? Je continue la série !

Étoile 3

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017).

Enregistrer

Peace Maker – Tome 1 : Ryoji Minagawa

Peace Maker - Tome 1 - Ryoji Minagawa

Titre : Peace Maker – Tome 1

Scénariste : Ryoji Minagawa
Dessinateur : Ryoji Minagawa

Édition : Glénat (2011)

Résumé :
L’Ouest sauvage version manga.

Hope Emerson, fils du célèbre Peace Emerson, a hérité de son père l’étrange technique du Spot Burst, un tir multiple qui fait de lui le gunner le plus redoutable de l’Ouest des États-Unis.

Un talent qui finalement le transforme en cible pour tous les mercenaires désireux de se faire un nom… ou mandatés par un riche millionnaire du nom de Philip Crimson qui semble étrangement déterminé à l’abattre.

peace-maker-blog_mCritique :
La critique disait que c’était un seinen musclé absolument jouissif et, bien qu’il me faille plus pour me faire jouir (on parle bien de littérature, je vous jure), j’ai tout de même passé un agréable moment avec ce manga à la sauce western.

Pour ceux qui ne sont pas amateurs de mangas dans l’âme, un seinen est un manga pour jeune homme de 15 à 30 ans.

Hope Emerson est une jeune homme affamé, avec un air un peu bête, et transportant dans son sac un magnifique Colt Single Action Army, appelé aussi un « pacificateur » mais qui refuse de s’en servir pour tuer des innocents.

À première vue, tout le monde prend Hope Emerson pour un guignol, un mec qui ne sait pas se servir d’une arme, mais si, il peut le faire ! Yes, he can ! Par contre, par dans des duels pour gagner de l’argent, mais pour tuer des bandits et des salopards.

Un Lucky Luke sans cheval, sans cigarette, sans Rantanplan et sans les Dalton, mais Hope tire aussi vite que lui, bien que pas plus vite que son ombre.

Si l’auteur reprend les codes du western spaghetti, il les mets à sa sauce et sans les pâtes, je dirais car bien que nous ayons des gens qui voyagent dans des attelages tirés par des chevaux (y aurait-il un magaka qui sache dessiner les chevaux correctement et les traits d’attelage aussi ??), les villes sont construites en dur et nous n’avons donc pas le charme des maisons en planches de nos bons vieux western.

Exit aussi les cow-boys juchés sur leurs selle, montant leurs fidèles destrier. Par contre, nous avons des bandits, les « Crimson Executers » au look assez étrange : un géant maniant avec aisance une mitrailleuse, qu’on vient de l’inventer, apparemment puisque Hope Emerson n’en avait jamais vue (Gatling en inventa une en 1862, mais a la taille d’un petit canon et il y avait aussi les Nordenfeldt et Gardner en 1880, en autre, mais pas aussi épurée que celle du manga), ou un grand type aux yeux qui font peur et entièrement recouvert d’une protection contre les balles.

planchea_137355

Autre bizarrerie, il ne semble pas y avoir de shérif ou de police dans les villes car je n’ai pas vu l’ombre d’une étoile. Étrange…

Les dessins sont corrects, hormis les chevaux et certains visages qui laissent à désirer et à chaque méthode de tir nouvelle, on nous explique son nom et la manière dont elle est exécutée, ce qui donne plus de réalisme à la chose.

Les dialogues sont assez drôles, avec, notés en tout petit sous le dialogues, comme si on les avait ajouté après.

On a du mystère avec la tuerie entière dans le village de Faden, dont Nicola, petite fille, semble être l’unique survivante (on en apprendra plus sur elle au fil des pages), le souffle de la future grande aventure à la fin de ce premier tome, de l’humour, un personnage principal qui a tout du looser qui ne sait pas garder 1$ sur lui, ni jouer au cartes, qui ne donne pas non plus l’impression que c’est un excellent tireur car il ne la ramène pas.

Une belle découverte que je compte poursuivre avec les tomes suivants, ne devant pas attendre deux mois pour lire la suite.

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur, le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

peacemaker1-copie

CHALLENGE - Il était une fois dans l'ouest - BY Cannibal Lecteur