Joseph Laflamme – Tome 1 – Jack / La légende de Jack : Hervé Gagnon

Titre : Joseph Laflamme – Tome 1 – Jack / La légende de Jack

Auteur : Hervé Gagnon
Édition : Libre Expression (2014) / 10/18 (07/02/2019)

Résumé :
Montréal, août 1891. Par un matin de canicule, on découvre le corps horriblement mutilé d’une prostituée dans une rue du Red Light.

Ce meurtre est le premier d’une série comme jamais Montréal n’en a connu et qui ressemble à s’y méprendre aux assassinats commis par Jack l’Éventreur à Londres en 1888. Pourtant, étrangement, ni la police ni la presse ne s’y intéressent.

Seul Joseph Laflamme, journaliste du quotidien Le Canadien en mal de travail, fouille l’affaire malgré l’opposition des autorités et des mystérieux francs-maçons.

Un fou imite-t-il le célèbre tueur ou Jack l’Éventreur lui-même a-t-il traversé l’Atlantique pour mieux sévir à Montréal ?

Critique :
Deux personnages me font relever la tête, tel un chien qui vient de flairer la piste d’un gigot : Sherlock Holmes et Jack The Ripper.

L’un appartenant à la fiction et l’autre à la réalité. L’un redressant des torts, se trouvant du bon côté de la loi et l’autre un criminel. Cherchez pas à comprendre.

Donc, un roman intitulé « Jack » ne pouvait que me faire dresser la tête, même dans une fiction et ma PAL étant ce qu’elle est, ce roman y a pris la poussière.

Si on commence assez doucement dans l’histoire, c’est pour une bonne cause, il faut placer les décors, les protagonistes, les faire bouger devant nos yeux, faire en sorte que l’on s’y attache, que l’on se pose des questions, que l’on suppute, que l’on tremble un peu, que notre nez se plisse devant la barbarie des assassinats…

Joseph Laflamme m’a bien plu, sa frangine aussi. Ils sont humains, réalistes, tirent le diable par la queue et Joseph va vider la sienne chez une prostituée et en est amoureux. L’imbécile heureux qui pense qu’il va la sortir de ce milieu alors qu’il a du mal à joindre les deux bouts (si je puis me permettre) financièrement.

Joseph était le seul de ses clients avec lequel elle n’avait pas besoin de feindre le plaisir. La liqueur abondante qui lui coulait entre les cuisses avant qu’il la pénètre, les petits cris qui lui échappaient pendant l’acte et les morsures qu’elle lui plantait dans les épaules alors qu’il allait et venait avec une ferveur maladroite et attendrissante, la façon qu’elle avait de le retenir en elle après qu’il eut joui, tout cela était sincère. […] Quand il la prenait, mais aussi après, il ne la regardait jamais comme un vulgaire morceau de viande fraîche dans lequel il voulait vider au plus vite un sexe fébrile. Il la considérait comme une personne. Il la respectait autant qu’on pouvait respecter une putain. Avec lui, pendant une heure, elle avait le sentiment d’être une femme pure et propre.

À un moment donné, le roman est devenu addictif, on nageait en plein mystère, on avait des meurtres sordides, des flics qui ne faisaient pas leur boulot, un Joseph enquêtant lui-même, des personnages énigmatiques, l’ombre de ces pauvres francs-maçons sur qui planait encore les soupçons…

Bref, j’étais à fond dedans, bien plongée dans ce roman qui me décrivait si bien le Montréal de 18991, qui me donnait quelques atmosphères intéressantes, qui utilisaient des personnages qui me plaisait et qui ne donnait pas trop de révélations mais laissait planer un doute comme j’aime.

Certaines tirades des personnages piquaient juste où il le fallait, égratignant les financiers, les politiciens, le clergé.

— Évidemment, dans les institutions catholiques, ces ouvrages sont interdits, au point qu’ils ne sont même pas conservés à l’index. Il faut protéger l’âme des fidèles, tu comprends ? Et surtout, les curés veulent préserver le contrôle qu’ils exercent sur leurs ouailles. Imagine l’anarchie s’ils se mettaient à penser librement dans une loge !

Il n’avait quitté le pouvoir qu’entre 1873 et 1878, alors que les financiers du chemin de fer transcontinental avaient poussé un peu trop loin le financement du parti Tory en échange de contrats de construction et que la chose avait été éventée. Une maladroite erreur de parcours, rien de plus.

— Il m’a laissé entendre que Mgr Fabre n’aime pas du tout que notre journal publie des histoires de meurtres, maçonniques de surcroît. Il paraît que ça trouble les bons catholiques qui, c’est bien connu, ne doivent pas trop penser, puisque le clergé le fait pour eux.

Arrivé au final, à la révélation ultime du pourquoi des crimes, patatras, la cassage de gueule total car l’auteur n’a rien trouvé de mieux que nous ressortir une des théories à la con de Stephen Knight, celle que l’on retrouve dans le film « Meurtres par décret », à quelques détails près.

Non, pitié, pas cette théorie là que les ripperologues sont les premiers à dire qu’elle est à oublier puisque juridiquement impossible.

Ce genre d’accident (on va éviter de spolier, seuls les initiés comprendront) n’aurait jamais pu monter dessus ! La monarchie anglaise est rigide, guindée, olé-olé aussi, mais il y a des règles juridiques qui protègent et on n’y déroge pas. De plus, si la reine n’a pas consenti à la chose, alors quéquette, zéro droits !

De plus, étant donné que l’auteur inclus Martha Tabram, assassinée le 7 août 1888, cela nous donne un délai de trois longs mois pour éliminer ce qui doit être éliminé… Ça fait long, non ? Ça donne surtout le temps aux personnes misent dans le secret de foutre le camp, de se planquer et surtout, de se méfier.

J’avais déjà tiqué pour l’assassinat de Mary Jane Kelly qui, d’après le récit, semble se dérouler dans une chambre au premier étage, sur un couloir possédant plusieurs chambrées… Heu, nous sommes dans une fiction, certes, mais pourquoi changer la topologie des lieux ?

MJK avait une personne qui vivait au-dessus de chez elle (qui l’entendit chanter, même), mais sa porte donnait sur la rue, elle vivait au rez-de-chaussée (on entrait au N°13, Miller’s Court par un passage entre le 26 et le 27, Dorset Street) et la porte était fermée lorsque Thomas Bowyer fut envoyé chercher les loyers qu’elle devait à son proprio, John MacCarthy.

Le carreau était cassé et Thomas glissa un œil pour voir… Ce qu’il vit le fit sans doute blêmir puisqu’il alla chercher le proprio qui vint constater lui-même les dires du garçon.

Il posa l’oreille contre la porte et écouta longuement en retenant son souffle. Rien. Soit les autres chambreuses étaient en train de se livrer à leur négoce avec un client, soit elles se saoulaient dans un des tripots qui pullulaient dans le quartier, soit encore elles cuvaient leur vin ou reposaient leur corps malmené. Il tourna doucement la poignée et entrouvrit, les sens aux aguets. Toujours rien. Il coiffa son gibus, se glissa dehors et referma la porte sans bruit en prenant soin de ne pas la verrouiller. Le cadavre de miss Kelly devait être retrouvé ; on devait pouvoir entrer librement. D’un pas mesuré, il traversa le couloir sombre en silence, descendit jusqu’au rez-de-chaussée et sortit sans avoir croisé âme qui vive. Dehors, il faisait frisquet et un épais brouillard s’était formé, comme chaque nuit ou presque à cette époque de l’année.

N°13 Miller’s Court en 1888

Purée, c’est râlant ! Voilà un roman qui m’avait bien embarqué, qui me plaisait, malgré les libertés prises avec la disposition des lieux de chez MJK et bardaf, la catastrophe finale qui m’a fait gémir de douleur, de frustration car peu réaliste puisque juridiquement non avenue.

Nous sommes dans un roman, dans de la fiction, je l’admets, mais autant où je passerai les test ADN réalisés en 30 secondes par les Experts de tous poils (non réaliste), autant je coince sur l’irréalisme de cette théorie.

Et maintenant, les Romains vont s’empoigner car je suis face à une impasse pour la cotation du roman : il est bon, j’ai passé un bon moment mais l’explication finale a tout foutu en l’air. Mais elle sera une théorie tout à fait acceptable pour ceux ou celles qui n’ont pas ou peu de connaissance sur Jack The Ripper.

Comme je ne suis pas rancunière, fin du mois, je me ferai le tome 2 des enquêtes de Joseph Laflamme avec Jeremiah !

D’expérience, il connaissait les endroits et les recoins les plus sensibles de son corps et savait les titiller avec un doigté à nul autre pareil. L’adorable petit efféminé était ce qu’aucune femme ne serait jamais : la délicatesse avec un sexe d’homme. Jack avait fait appel à ses services par le passé même s’il coûtait cher, car chaque seconde de la torture qu’il savait si bien infliger valait son pesant d’or.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°76 et Challenge de l’épouvante Edition Autumn, Witches and Pumpkin chez Chronique Littéraire (Menu Terreur – Le crime était parfait – thriller).

 

Les meurtres de Molly Southbourne : Tade Thompson

Titre : Les meurtres de Molly Southbourne

Auteur : Tade Thompson
Édition : Le Bélial’ Une Heure Lumière (18/04/2019)
Édition Originale : The murders of Molly Southbourne (2018)
Traducteur : Jean-Daniel Brèque

Résumé :
Molly est frappée par la pire des malédictions. Aussi les règles sont-elles simples, et ses parents les lui assènent depuis son plus jeune âge.

Si tu vois une fille qui te ressemble, cours et bas-toi.
Ne saigne pas.
Si tu saignes, une compresse, le feu, du détergent.
Si tu trouves un trou, va chercher tes parents.

Molly se les récite souvent. Quand elle s’ennuie, elle se surprend à les répéter sans l’avoir voulu…

Et si elle ignore d’où lui vient cette terrible affliction, elle n’en connaît en revanche que trop le prix. Celui du sang.

Critique :
La première chose qui m’avait attiré dans ce roman, c’est tout d’abord la couverture qui est superbe et ensuite, ce fut le résumé.

Il n’en dit pas trop, il ne spolie rien, mais il attise la curiosité du lecteur avec ces règles bizarres qui sont imposées à Molly.

« Si tu vois une fille qui te ressemble, cours et bas-toi. Ne saigne pas. Si tu saignes, une compresse, le feu, du détergent. Si tu trouves un trou, va chercher tes parents ».

Lorsque j’étais gosse, les règles étaient plus compréhensibles ! Mais là, je ne comprenais rien et pour savoir le fin mot de l’histoire, pas d’autre choix que de la lire.

La curiosité est un très bon défaut car non seulement, ma curiosité est satisfaite mais en plus, j’ai pris plaisir à découvrir cette novellas qui oscille entre le fantastique, la SF et la dystopie à la Servante écarlate puisque nous allons parler de génétique et de difficulté à avoir des enfants.

Nous sommes dans de la SF, dans du fantastique, mais il y a comme des relents de réalité puisque chez nous aussi, la fertilité est en baisse.

On ajoutera de l’horreur car nous nous retrouvons au fond d’un cachot, avec une femme enchaînée et une autre qui lui raconte sa vie. Une vie assez glauque.

Molly Southbourne est un personnage énigmatique, tout comme son environnement car cette enfant ne va pas à l’école et vit à la campagne, quasi en huis-clos avec ses parents qui lui apprennent à se battre et qui lui inculquent ces drôles de règles dans la tête.

Les lecteurs/trices sensibles auront sans doute les doigts qui se crisperont sur les pages de cette novella, pourtant, aucun détail glauque ou de surenchère de violence, celle qui est décrite dans ce récit est légitime par rapport à l’histoire et à l’instinct de survie.

Dès le départ, l’auteur nous place en situation de malaise, donnant cette envie de fuir cet univers horrifique tout en nous tenant par la main fermement.

Une fois commencé, on va jusqu’au bout, au finish. Impossible de le lâcher tant l’auteur a tissé une toile attractive, nous donnant des morceaux de Mary Shelley avec la créature du Dr Frankenstein mélangés à la manière qu’à le King pour tenir son public en haleine sans pour autant sortir des monstres du placard ou du dessous-de-lit.

C’est horrifique, réaliste (pour la fertilisation en baisse), addictif et bourré de mystère car la malédiction de Molly se révèle sous bien des formes et on se demande même si elle va trouver dans ses études, des réponses à ses questions.

J’ai bien fait, ces derniers temps, d’ajouter des romans de cette maison d’éditions à ma terrible et dantesque PAL car non seulement je sors de mes lectures habituelles mais en plus, je prends plaisir à ces lectures.

Un récit court, bon et intense !

Comme quoi, la taille n’à rien à voir avec le plaisir ressenti. Un bon auteur qui connait son job et la manière de titiller l’organe sensitif de ses lecteurs donnera toujours plus de plaisir littéraire qu’un gros bazar littéraire qui s’embourberait dans un trou noir…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

American Vampire : Scott Snyder & Rafael Albuquerque

Titre : American Vampire

  • Tome 1 – Sang neuf
  • Tome 2 – Le Diable du désert
  • Tome 3 – Le Fléau du Pacifique
  • Tome 4 – Course contre la mort
  • Tome 5 – La Liste Noire
  • Tome 6 – Une Virée en Enfer
  • Tome 7 – Le Marchand Gris

Scénariste : Scott Snyder
Dessinateur : Rafael Albuquerque

Édition : Urban Comics Editions (2013)

Résumé :
Amérique, fin du XIXe siècle. Le bandit Skinner Sweet est freiné dans sa tentative d’évasion par un vampire venu d’Europe. Laissé pour mort, il revient à la vie et découvre qu’en plus d’être l’un d’entre eux, il est aussi la plus puissante, la plus rapide et la plus redoutable des créatures de la nuit.

Plus d’un siècle plus tard, à Los Angeles, il contamine à son tour la jeune Pearl Jones afin d’en faire le second vampire d’une nouvelle espèce sur le continent, capable de marcher sous le soleil.

Critique :
Vous en avez marre des vampires qui sentent bons la cannelle ou la cocotte bon marché ?

La saga Twoilette (Twilight) vous est sortie par les trous de nez et ça vous a fait chier que dans toutes les adaptations qui ont suivies, les vampires ils étaient gentils, beaux, sexys et qu’ils ne suçaient que du sang de biche ou de SDF ?

Vous aimez les vampires sanglants, dégueux, vaches, sadiques, assoiffés de sang et sans scrupules aucun ?

Alors, la saga American Vampire est faite pour vous car les vampires que l’on croise ne sont pas des enfants de cœur, bien que certains soient plus clean que d’autres. Mais malgré tout…

American Vampire a été créé par Scott Snyder et Stephen King (il est aux commandes du scénario du tome 1) et puisque nos deux hommes détestaient la série Twilight, ils ont fait en sorte de s’en écarter et de revenir aux sources, tout en changeant quelques données dans les règles du jeu.

Le seul bémol à déplorer de la patte du King dans ce comics, c’est que le comics n’est pas l’univers du King et que ça cafouille un peu au départ dû au fait que Snyder et King ont écrit chacun une moitié d’épisode, ne s’occupant (chacun de leur côté) QUE d’un moment précis de la chronologie.

Cela fait un peu perdre le rythme de lecture dans le premier tome, mais malgré tout, le plaisir est bien là d’être en compagnie de VRAIS vampires.

Oui, Snyder a rendu aux vampires leurs lettres de noblesse car dans ces pages, ils les a voulu terrifiants, sauvages et bestiaux, tels que dépeints dans les films qu’il apprécie (Near Dark, The Lost Boys et Let the Right One In).

Quand je vous parlais de changer les règles du jeu, c’est parce que si les vampires originaires de la vielle Europe (les carpatiens) ne savent pas rester au soleil sans protections, le nouveau vampire américain (Skinner Sweet) peut, lui, marcher en plein jour !

Skinner Sweet est un ancien bandit devenu vampire sans que son créateur n’ait voulu le faire. Skinner a un seul péché mignon : les bonbecs sucrés ! Pour le reste, c’est un véritable fils de pute, un sadique, un vrai vampire méchant, mais on s’attache à lui, à sa dégaine et à ses petits sourires en coin.

Si vous commencez la série, elle vous rendra accro, mais un conseil, soyez bien attentif parce que les scénarios sautent d’une période à l’autre, ou parfois, reviennent sur ce qu’il s’est passé 24h avant ou 1 mois. Il faut bien suivre si on ne veut pas perdre son fil.

Nous commençons le récit dans les années 20, dans le cinéma et nos différents scénaristes (Snyder se fait aider par d’autres) s’amusent à revisiter les principales époques de l’Histoire américaine telles que celle de la marche vers l’Ouest, les guerres indiennes, la Grande Dépression de 1929, la ville de Las Vegas qui commence à s’ouvrir, la Guerre du Pacifique ou les fifties avec un personnage qui a tout d’un James Dean.

N’allez pas croire qu’ils abordent ces époques juste pour le plaisir, non, ils mettent aussi l’accent sur les problèmes liés à ces époques, comme la place de la femme, la mort du cinéma muet, l’avènement d’Hollywwod, la politique du « si tu veux jouer dans mon film, suce-moi la bite », les discriminations raciales, la politique de l’époque,…

J’ai apprécié les dessins et le graphisme de Rafael Albuquerque, la manière dont il crée ses décors, celle dont il dessine ses personnages, humains ou vampires, les couleurs des cases,…

Voir évoluer tout ce petit monde est un plaisir de fin gourmet car on découvre leur passé, leurs erreurs, leurs liens, on découvre de nouveaux personnages et on n’est jamais sûr que ce soit un ange ou un fils de pute… Ou les deux en même temps !

Peu de temps mort dans les albums que je viens de lire (7) et j’ai hâte de découvrir la suite du nouvel arc avec le fameux marchand gris qui est bien plus terrible que les vampires et qui serait même leur seul prédateur…

On devrait se réjouir, mais voir mes vampires préférés maltraités, ça me fait mal au cœur car je me suis attachée à certains et je n’aimerais pas les perdre en cours de route.

Bref, si tu veux des vrais vampires, des vrais suceurs de sang sans scrupules, ouvre ce comics et découvre une partie de l’Histoire des États-Unis en compagnie de tes amis les vampires… Ou de tes ennemis…

C’est foutrement addictif…

Collier d’ail et crucifix non fournis !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

Le Cauchemar de Dracula – Horror of Dracula : Terence Fisher (1958) [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 28/52]

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Le Cauchemar de Dracula (Horror of Dracula) est un film britannique réalisé par Terence Fisher, sorti en 1958. C’est le premier film de la saga Dracula réalisé par le studio Hammer Films dont la suite est « Les Maîtresses de Dracula ».

Résumé : Jonathan Harker se rend dans les Carpates chez le comte Dracula qui l’a engagé comme bibliothécaire.

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Fiche technique :
Réalisation : Terence Fisher (réalisateur britannique)
Scénario : Jimmy Sangster d’après le roman de Bram Stoker
Durée : 72 minutes (version française), 82 minutes (version anglaise)
Langue originale : anglais

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Distribution :
Christopher Lee : Comte Dracula
Peter Cushing : Docteur Van Helsing
John Van Eyssen : Jonathan Harker
Melissa Stribling : Mina Holmwood
Michael Gough : Arthur Holmwood
Carol Marsh : Lucy Westenra
Valérie Gaunt : la femme vampire
Janina Faye : La petite Tania
Barbara Archer : Inga, la servante

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cauchemar-de-dracula-tumblr_nw4d5smzbo1t0t5m3o1_500Ce que j’en ai pensé : Délicieusement rétro et kitch !
Comme vous le savez, je suis toujours  à la pointe de l’actualité et aujourd’hui, je vais vous parler d’un film qui n’est pas encore sorti sur vos écrans, réalisé par une petite boite de production, la « Hammer Films », avec deux acteurs plein d’avenir que son Christopher Lee (Dracula) et Peter Cushing (Van Helsing).

Tiens, je les verrais bien dans les rôles de Holmes, ces deux là… Même d’un Henry Baskerville ou d’un Mycroft Holmes (blague pour les holmésiens).

Sorti en 1958, ça pue le kitch et les effets spéciaux à la noix… Mais j’aime me faire ce genre de soirée Ciné-Club rétro pour moi toute seule.

Alors, d’emblée, si le film se base sur le roman de Stoker, bien des choses ont été changées en cours de route. Déjà le fait que Jonathan Harker (John Van Eyssen) sache très bien où il met les pieds : dans le château d’un vampire !

Le scénariste Jimmy Sangster ayant du condenser 546 pages dans un long métrage de 1h22, il a supprimé une quantité de personnages et d’intrigues secondaires qui épaississait le roman de Stoker : Renfield et Quincey Morris n’existent pas, la tempête sur les côtes britanniques non plus, idem pour le quotidien du Docteur Seward….

Si vous voulez voir un excellent Dracula, je vous conseille la version de Francis Ford Coppola (1992) avec Gary Oldmand dans le rôle titre.

Ici, l’intrigue est épurée au maximum, elle va droit à l’essentiel et se focalise sur trois lieux : le château du Comte, la demeure des Holmwood et le cimetière.

Anybref ! Si notre Harker sait qu’il est dans le château d’un vampire, il reste pour le moins un grand naïf en pensant que la jolie fille qui l’aborde est vraiment une prisonnière du château et lorsque celle-ci se pend à son cou pour lui demander de la sauver, notre naïf lui répond gentiment, avec assurance qu’il va la sortir de là !

Putain, le con, on dirait un marchand de chaussures qui vous assure qu’il va aller vous chercher le soulier que vous aimez en pointure 39 ! Bien évidemment, il se fait mordre !

Ce que j’adore, dans ces films, ce sont les incohérences : en une morsure, Harker va devenir vampire !

Et attention, niveau grosses incohérences, vous n’avez rien vu ! Alors qu’il sait qu’il ne lui reste que quelques heures avant la tombée de la nuit, il cherche la crypte pour trouver le comte et il se souvient qu’en arrivant, il a vu une porte…

Ben oui les gars, si vous cherchez la crypte où repose Dracula (Christopher Lee) le jour, pas la peine de retourner son château ou de s’enfoncer loin dans les souterrains, vous poussez simplement la porte qui se trouve à gauche, lorsque vous êtes face à la porte d’entrée du château.

Oui, faut juste pousser ! Pas fermée à clé, rien du tout. Dracula et sa meuf reposent dans leur caveau, sans couvercles, alors qu’il y a des fenêtres à vitraux dans la crypte… Heu ??

Tiens, nos vampires respirent… déjà que ce n’est pas possible de les voir respirer la nuit, le jour, quand ils dorment du sommeil des morts, c’est encore moins possible !

Au fait, grouillez-vous parce que dans les Carpates, la nuit tombe à une vitesse hallucinante !

Dracula en fuite, c’est l’ami de Jonathan Harker qui va se lancer à sa poursuite : le docteur Van Helsing (Peter Cushing). Mais avant, faut planter un pieu dans le corps de Harker le Vampire.

Pauvre Christopher Lee, dans ce rôle, il a eu 6 lignes de dialogues et puis c’est tout ! Juste ouvrir la bouche et montrer ses canines, c’est tout ce qu’on lui a demandé. Heureusement qu’il a mis à profit sa haute silhouette pour donner du poids à son personnage et utilisé ses origines aristocratiques donner de la prestance au personnage.

Autre choses importantes qui changent, ce n’est pas de Mina dont Dracula est tombé in love, d’ailleurs, il ne tombe in love de personne, il veut juste se faire la fiancée de Harker : Lucy (Mina dans le roman).

La Mina (Melissa Stribling) dans le film, elle, c’est l’épouse d’Arthur Holmwood (Michael Gough), le frère de Lucy (Carol Marsh).

Et puis, nous ne trouvons pas à Londres, comme pour le roman, mais dans un pays de langue germanique puisqu’ils iront à la Frederickstrasse (Friedrichstrasse ?) et que tout ceux qui ont vu un épisode de l’inspecteur Derrick connaissent.

Un acteur qui est mauvais, c’est celui qui joue le rôle d’Arthur Holmwood ! Nom de dieu, mais qu’il est à chier, dans le film !

Alors que sa femme est enlevée par Dracula et que lui et Van Helsing sont à sa poursuite, il n’a pas l’air de paniquer plus que ça, on dirait juste qu’il se dépêche juste pour ne pas arriver en retard à l’église (humour pour un des fils de l’ex nain de jardin).

Autant il y avait de la profondeur dans le roman et dans le film de Coppola, autant il y en a moins dans celui-ci, que je trouve trop épuré de ce qui faisait sa grandeur.

Par contre, si le romantisme est absent, l’érotisme, lui, il est bien présent ! Enfin, si on s’en réfère à son année de sortie, 1958 !

La femme vampire dans le château était belle et possédait des formes voluptueuses, de quoi satisfaire les mains d’un honnête homme… Elle savait charmer et user de ce que la nature l’avait pourvue !

Dracula possède une élégance dominatrice et voir comment Lucy se trémousse dans son lit en l’attendant, on se dit que si c’était un être de chair et de sang qui entrait dans sa chambre, il aurait de fait une solide érection devant l’appel plus qu’explicite de la dame.

Les victimes du comte sont plus que consentantes ! Le sourire chargé de concupiscence que Mina Holmwood a après qu’elle ait rencontré le comte…Son mari aurait sans doute aimé voir le même en allant se mettre au lit…

Tout ça, c’était des mœurs interdites par la société victorienne (époque où se déroulent les faits) ou de celle des années 50 (année de sortie du film) puisque la révolution sexuelle sera pour les années 60.

Je terminerai en ajoutant que le film est bien entendu un combat entre le Bien (Van Helsing, un scientifique) et le Mal, représenté par Dracula, un vampire, une créature surnaturelle qui a des pulsions interdites (on ne boit pas le sang des gens, c’est mal élevé).

Autant dans le film de Coppola on ressentait l’amour que porte Dracula à Mina, autant ici il n’est doté qu’aucune empathie. Par contre, Van Helsing, il est prêt à tout pour détruire Dracula et lui, il a un portrait plus ambigu, moins lisse.

Si le film est considéré comme un classique et marque une apparition importante du comte vampire au cinéma, il n’en reste pas moins que nous nous trouvons devant un film au charme suranné et un peu kitch.

Étoile 3,5

Anecdotes sur le film :
En 1957, le succès de Frankenstein s’est échappé encourage la firme britannique Hammer Films Productions à ressusciter une autre icône du fantastique : Dracula. Le studio négocie un deal avec les américains d’Universal, détenteurs des droits du roman de Bram Stoker. Ces derniers autorisent la Hammer à produire leur film, en échange de l’exploitation internationale.

Avec le temps le film fut reconsidéré comme une œuvre importante dans le cinéma fantastique et britannique. Le bal des vampires parodiera les œuvres de Terence Fisher. Dans Vampire vous avez vampire ? Roddy McDowall incarne Peter Vincent, contraction de Vincent Price et Peter Cushing. Francis Ford Coppola rendra hommage au Cauchemar de Dracula, via certaines scènes de son adaptation. Dans Vampires, John Carpenter transpose la dualité Van Helsing-Dracula, à travers Jack Crow et Valek. Certains éléments sont aussi présents dans les jeux vidéo Castlevania. La 1ère apparition de Dracula fut reprise dans Gremlins 2 : la nouvelle génération et Sleepy Hollow : la légende du cavalier sans tête, dans lequel joue Lee.

Anecdotes du tournage :
Totalement aveuglé par ses lentilles de contact, Christopher Lee manqua plusieurs fois ses prises durant le tournage.

Dans la séquence finale, c’est à Peter Cushing que vint l’idée de se jeter sur les rideaux pour les arracher, contre celle, plus banale, de les tirer pour dévoiler le soleil, comme le prévoyait le script.

Lors d’une prise de la séquence où Dracula enterre l’héroïne, Christopher Lee, perdant l’équilibre, chuta sur la cascadeuse qu’il venait de basculer dans la fosse.

« A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016, le Challenge British Mysteries chez My Lou Book et Le Challenge Halloween (2016) chez Lou & Hilde.

Fables – Tome 6 – Cruelles saisons : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 6 – Cruelles saisons

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham & Tony Akins

Édition : Panini France (2008)

Résumé :
Il était une fois…

Après avoir réussit à gagner la Bataille sans éveiller les soupçons des Communs, les Fables se consacrent à la réparation des dégâts, tout en interrogeant l’agent de l’Adversaire et en suivant de près l’accouchement de Blanche Neige.

Tandis que Bigby Wolf, le père des enfants à naître, rend visite à un vieil ami avec lequel il évoque une guerre ancienne et meurtrière, et que le maire de Fableville prend conscience de la dure réalité de ses fonctions, Blanche Neige donne naissance dans la douleur… et la surprise…

Petit Plus : « Fables – Cruelles Saisons » regroupe les épisodes 22 et 28-33 de la légendaire série Vertigo de Bill willingham, illustré par Mark Buckingham, Steve Leialoha, Tony Akins et Jimmy Palmiotti.

fables-tome-6_-plancheCritique :
Chouette, mon Bigby préféré est mis à l’honneur avec une partie de sa vie durant la Seconde Guerre Mondiale, derrière les lignes ennemies, infiltrant l’ennemi SS dans son château !

Et si nous avions perdu, dans les tomes précédents, les annexes avec des informations sur les personnages des contes, nous aurons juste après la fin de la mission de Bigby, quelques notes explicatives sur cette histoire et les libertés prises par l’auteur.

Ensuite, retour dans le présent avec Blanche qui accouche, les élections qui ont lieu et des morts mystérieuses qui donneront lieu à une révélation coup de poing.

Une fois de plus, le scénario et l’univers des Fables sont maitrisés, soignés, remplis de mystères de suspense et de tous les codes qui régissent la vie des Fables à Fableville ou à la Ferme.

Pas le temps de se faire les ongles durant la lecture, les dialogues s’enchainent, pas ou peu de temps mort, de l’humour, des intrigues, des Fables qui se font tuer, d’autres qui mettent les voiles et un nouveau maire qui a promis un peu trop vite que demain, on balancerait des sorts gratis.

Et puis, que de changements dans cet album avec la prise des nouvelles fonctions de la Belle et la Bête qui se rendent compte que le cadeau était empoisonné et que le boulot de Blanche était plus que laborieux (celui de Bigby aussi), mais elle avait eu le temps d’acquérir de l’expérience, elle.

Au final, c’est un tome assez triste car il y a des changements radicaux dans l’univers des Fables et à Fableville et on se doute que rien ne sera plus comme avant…

Pour résumer cette série, je dirais que ses intrigues sont complexes, bien maitrisées, bien menées, que les rebondissements sont présents, pas à toutes les pages mais qu’ils ont l’art de vous surprendre et de relancer l’affaire de plus belle.

Les personnages sont attachants, terriblement humains même en étant immortels, car nos travers se retrouvent chez eux aussi. De plus, ils ne sont pas figés, ils évoluent, on pourrait en aimer un et le découvrir en beau salaud et en détester un autre et voir que tout compte fait, il est fréquentable.

L’ambiance est sombre, loin des licornes ou des Petits Poneys qui bouffent des arcs-en-ciel pour chier des papillons…

Je poursuis donc ma route avec ces contes revisités pour mon plus grand plaisir !

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Cow-Boys coucher soleil

Fables – Tome 4 – Le dernier bastion : Bill Willingham & Mark Buckingham

Fables - T4 - Le dernier bastion

Titre : Fables – Tome 4 – Le dernier bastion

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham – Russell Philip Craig – Hamilton Craig

Édition : Panini France (2007)

Résumé :
Raconté par Boy Blue, Le Dernier Bastion décrit les conditions dans lesquelles le Prince Charmant, Barbe-Bleue et les autres Fables ont quitté leurs royaumes, ravagés par la guerre.

Dans le feu d’un dernier combat sanglant surgit une jeune fille tout de rouge vêtue qui va briser à jamais le cœur de Boy Blue… Pendant ce temps, la communauté de Fableville tremble.

La présence de gobelins à la solde de l’Adversaire autour du passage entre le monde des Fables et le nôtre n’augure rien de bon.

Et qui sont ces hommes en noir qui ressemblent étrangement à Pinocchio et harcèlent Jack ?

9782365770651_p_1Critique : 
Waw, je viens de sortir retournée de cette lecture car si j’en ai appris un peu plus sur l’invasion du monde des Fables par l’Adversaire, je suis encore loin de tout savoir !

Mais j’adore quand on me titille la curiosité de la sorte et quand on me surprend alors que je suis bien installée dans mon confort de lecture.

Boy Blue n’a pas trop le moral et puisqu’on lui demande si gentiment, il va nous conter l’histoire du dernier bastion, ce dernier refuge des Fables avant qu’elles ne quittent définitivement leur monde pour arriver dans le nôtre.

L’auteur est une peau de vache, bien qu’il nous dévoile un peu plus sur cette guerre et ce qui se passa durant le dernier bastion, cette sorte de Fort Alamo qui est prêt à tomber au mains de l’Adversaire, il ne nous dit pas tout non plus, juste assez pour nous satisfaire, mais sans nous gaver ou tout nous dire.

De plus, il introduit aussi trois personnages bien chelous dans Fableville avec des airs des M.I.B, la démarche de Will Smith en moins.

Hélas, il y a toujours un dessinateur dont je n’aime pas ce qu’il nous fait de Bigby (pas de nom), mais pour le reste, ça bouge, c’est rempli de souvenirs, de suspense et de sacrifices de certains aussi pour que d’autres puissent s’enfuir et vivre.

Le tout entrecoupé de la campagne électorale de notre Prince Charmant qui se verrait bien maire à la place du maire de Fableville. En tout cas, comme tout bon politicien, il baratine beaucoup.

Depuis le temps que je dirige cette ville, je manie le double langage à la perfection.

Rien à dire, c’est addictif cette série !

— Passe au large des pylônes, bon sang ! Tu veux faire le boulot de l’ennemi à sa place et nous couler ?
— Ben non cap’tain ! Mais le bateau est surchargé et plus délicat à manier qu’une putain vérolée.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Lone Ranger

Fables – Tome 3 – Romance : Bill Willingham & Mark Buckingham

Fables - T3 - Romance

Titre : Fables – Tome 3 – Romance

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham – Medina Lan – Talbot Bryan – Medley Linda

Édition : Panini France (2007)

Résumé :
Dans l’univers des Fables, les histoires finissent rarement bien.

Exilés de leur pays des merveilles, les Fables ont été contraints de se fondre dans la banale réalité du monde des Communs. Mais l’amour n’en frappe pas moins à leur porte, avec son lot de souffrances, de trahisons et de crises de jalousie.

Cupidon va même décocher ses flèches à deux des Fables les plus réfractaires aux élans de la passion. Vont-ils vivre heureux et avoir beaucoup d’enfants… ou mourir prématurément ?

PlancheA_170909Critique : 
♫ C’est un beau roman, c’est une belle histoire ♪ C’est une romance d’aujourd’hui ♫

Dans les contes, ça se termine toujours pas « Ils se marièrent, eurent beaucoup d’enfants et vécurent heureux jusqu’à la fin de leurs jours » mais dans l’univers des Fables, nous sommes loin de la magie de l’amour à la sauce Disney.

Nous commençons ce tome par un petit aparté pour nous présenter les contes folkloriques de Jack qui ont tout l’air de déboires…

Ensuite, ne vous fiez pas au titre qui pourrait vous faire penser à de la guimauve romantique, nous en sommes loin !

Déjà, nous sommes dans la merde avec un journaliste qui souhaite publier un article fracassant sur nos Fables, révélant leur véritable nature de… Vampire ! Heu oui, il s’est un peu planté, le mec, n’empêche qu’il faut à tout prix le stopper.

Nos personnages principaux vont révéler un peu plus leur véritable nature, on va découvrir des traitres, des Fables qui jouent au double jeu et qui sont prêtes à tout pour arriver à leur fin.

Les dialogues sont toujours au top, correspondant bien aux personnages, à sa personnalité propre.

Il y a juste une chose qui m’a dérangée : les dessins ! Nous passons à plusieurs dessinateurs et il y en a un dont je déteste son interprétation des personnages et le pire est ce pauvre Bigby qui a l’air d’avoir de lèvres perpétuellement rentrées.

Hormis ce petit bémol qui pour moi en est un grand, la qualité du scénario, des dialogues et le mystère qui entour la prise du monde des Fables par l’Adversaire sont toujours de haute facture et il m’en faudrait plus que je m’arrête en si bon chemin.

Maintenant que le coupable s’est désigné, je peux donc accuser Actu du Noir (Jean-Marc Laherrère) de ma dépendance à cette série. Merci à lui.

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Eagle+flag

Fables – Tome 2 – La ferme des animaux : Bill Willingham & Mark Buckingham

Fables - T2 - La ferme des animaux

Titre : Fables – Tome 2 – La ferme des animaux

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham

Édition : Semic Book (2004 / Panini France (2009)

Résumé :
Depuis qu’ils ont été chassés de leurs Royaumes par l’Adversaire, les Fables non humains vivent à la Ferme. Dans cette vaste propriété du nord de l’État de New York, ils sont à l’abri des regards inquisiteurs des Communs.

Mais après des siècles d’isolement, les Fables de la Ferme sont au bord de la révolte, encouragés par les discours enflammés de Boucle d’Or et des Trois Petits Cochons.

Et quand Blanche Neige et Rose Rouge découvrent leur projet de libération des Royaumes, les responsables de la Ferme sont prêts à tout pour réduire les deux femmes au silence !

fables_tome_2_0Critique : 
— Qui a tué le Petit Cochon de la fable ?
— C’est le Grand Méchant Loup !!
— Impossible, le shérif de Fableville n’était pas présent, il est persona non grata à la ferme des Fables et de plus, le Cochon avait squatté le canapé chez lui à New-York et il en était revenu en un seul morceau. Alors qui ??
— Ben, on sait pas, va falloir enquêter, non ?

Oui ma chère Blanche-Neige, va falloir enquêter sur la décapitation de Colin le Cochon et sur le pourquoi du comment les Fables non humaines de la Ferme se regroupent toutes pour discuter dans la grange.

Ah, faudrait aussi retrouver le reste du corps du Petit Cochon parce que pour le moment, nous n’avons que sa tête…

Comme quoi, on a beau avoir dormi chez le Grand Méchant Loup durant des lunes, on se rend compte que les risques, ils étaient tapis chez les siens !

Notre Blanche-Neige est seule pour cette enquête qui se déroulera en vase clos à la Ferme où on a regroupé toutes les Fables non humaines et notre amie ne pourra pas compter sur son Méchant Loup de shérif et encore moins sur sa sœur, Rose Rouge.

— Ils ont tout le confort, ces cochons. On dirait de vraies personnes.
— Nous sommes de vraies personnes.

Une fois de plus, le scénario se tient, on ne s’embête pas, on découvre, horrifiée, que Boucle d’Or se tape Petit Ours car il en a une grande, on croise de vieilles connaissances de Kipling ainsi que ceux d’autres Fables plus ou moins connues.

Les annexes sont toujours les bienvenues en fin de tome pour en apprendre un peu plus sur les multiples personnages de contes qui se baladent dans ces pages.

Le final, lui, est prenant et se termine par un cliffhanger qui fait peur.

J’adore cette série en tout cas.

— Ce qui est fait est fait, Posey. On ne peut pas remettre de la fiente dans une oie. 

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires, Challenge « Totem » par Liligalipette (loups) et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Elementary

Fables – Tome 1 – Légendes en exil

Fables - Tome 1 - Légendes en exil

Titre : Fables – Tome 1 – Légendes en exil

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Lan Medina

Édition : Semic (2004) / Panini France (2009) / Urban Comics (2012)

Résumé :
A Fableville, où les personnages de contes de fées cohabitent avec les New-Yorkais, la question est sur toutes les lèvres. Mais seul Bigby, le Grand Méchant Loup, peut résoudre l’énigme et, avec l’aide de Blanche Neige, empêcher la communauté des Fables de voler en éclats.

Petit Plus : « Fables : légendes en exil » rassemble les cinq premiers épisodes de la célèbre série.

Fables-1Critique :
Ne me demandez pas sur quel blog j’avais lu les chroniques de ce comics, je ne saurais plus vous le dire.

Un blâme que je mérite, pour ne jamais écrire qui me conseille quoi et ne pas savoir, lors de ma chronique, rendre à César ce qui appartient à César.

S’il se reconnaît, je lui dis « merci » parce que je viens de découvrir une série qui me semble prometteuse et puisque la biblio les possède tous… What’else ?

Imaginez que les créatures de vos contes de fées soient réunies dans la ville de New-York !

Oui, vous avez bien lu ! Blanche-Neige est une adjointe au maire des plus coriace, la Belle et sa Bête ont des problèmes conjugaux, le Prince Charmant est beau gosse mais saute sur tout ce qui bouge et qui est jolie, le Méchant Loup héberge un des Trois Petits Cochons chez lui…

Quand à Blanche-Neige, elle gère Fableville en tant qu’adjointe au maire.

De quel droit se permet-elle de critiquer la vie privée des gens après ce qu’on raconte de sa petite aventure salace avec les sept nains ?… (La Belle à propos de Blanche-Neige)

Mais qu’est-ce qu’il s’est passé pour que ces Fables débarquent dans notre monde ??

L’Adversaire les a attaqué, chassé, décimé et, la mort dans l’âme (et les poches presque vides), ils se sont réfugiés en cachette dans notre monde.

Un par un, nos royaumes épars tombèrent sous le joug de l’adversaire, englouti dans son empire de plus en plus grand. Si nous nous étions alliés assez tôt, peut-être aurions-nous pu l’arrêter. Quand nous réalisâmes qu’il n’entendait pas conquérir que les autres royaumes des autres, mais qu’il les convoitait tous, il était trop tard. Il était déjà trop puissant.

Jadis, nous vivions dans mille royaumes distincts, éparpillés sur une centaine de mondes magiques. Nous étions rois, cordonniers, sorciers ou sculpteurs. Nous avions nos pécheurs, nos saints et nos fieffés arrivistes et du plus grand seigneur à la plus humble paysanne, nous ne nous connaissions pas pour la plupart. Il fallut une invasion pour nous unir.

Et là, un crime horrible vient d’avoir lieu et notre Grand Méchant Loup (à visage humain) va mener l’enquête. Normal, il est le shérif…

L’auteur, Bill Willingham, n’a pas cherché à faire table rase des contes du passé, ou à tout changer, non, il a introduit l’attaque du monde des Fables par un Assaillant et il les a transposé dans notre monde, leur inventant une nouvelle vie, une vie de réfugiés, une vie qui n’est pas faite pour certains, une vie traumatisante pour ces êtres quasi immortels qui ne vieillissent jamais.

J’ai aimé l’humour corrosif dans les répliques que certains s’envoient à la gueule, les soucis bien terre-à-terre de certains couples, le fait que les personnages soient détournés, mais tout en restant cohérents dans leurs actions.

L’enquête est bien menée et j’ai été eue à la fin parce que je ne m’y attendais pas du tout ! Pas le temps de s’embêter car tout l’album n’est pas dévolu à l’enquête sur la mort sanglante de Rose-Rouge mais il sert aussi à nous présenter une partie des protagonistes et de leur organisation au milieu des Communs (nous) qui n’avons pas connaissance de leur existence.

Par contre, j’ai eu du boulot pour retrouver parmi les nombreuses allusions référencées celles que je connaissais. Ben j’en connaissais pas beaucoup ! Bon amusement à vous pour toutes les dénicher dans les décors.

Ma seule critique sera pour les couleurs qui ne sont pas terribles et je trouve ça un peu mesquin lorsque l’on voit le prix des livres.

— Les femmes portent des décolletés pour distinguer les gentlemen des chiens. Les rares hommes qui vous regardent dans les yeux, même face à des seins comme les miens, ont un potentiel.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Eagle+flag

The Hateful Eight – Les 8 salopards : Tarantino [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 2/52]

Les Huit Salopards, ou Les Huit Enragés au Québec (The Hateful Eight), est un film américain réalisé par Quentin Tarantino, sorti en décembre 2015.

1. Synopsis :
Quelques années après la guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth fait route vers la ville de Red Rock où il doit livrer à la justice sa prisonnière, Daisy Domergue. Ils rencontrent sur la route le major Marquis Warren un ancien soldat de l’Union devenu lui aussi chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock.

Alors qu’ils sont surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans un relais de diligence où se trouvent déjà quatre autres personnes : Bob, qui s’occupe du relais en l’absence de la propriétaire, Oswaldo Mobray, le bourreau de Red Rock, le conducteur de troupeaux Joe Gage, et le général confédéré Sanford Smithers. Coincés par la tempête, les huit voyageurs vont s’engager dans une série de tromperies et de trahisons.

2. Distribution :

  • Samuel L. Jackson : le major Marquis Warren « le Chasseur de primes » (the Bounty Hunter)
  • Kurt Russell : John Ruth « le Bourreau » (the Hangman)
  • Jennifer Jason Leigh : Daisy Domergue « la Prisonnière »
  • Walton Goggins : Chris Mannix « le Shérif »
  • Demián Bichir : Bob « le Mexicain » / Marco le Mexicain
  • Tim Roth : Oswaldo Mobray « le Court-sur-pattes » (the Little Man) / Hicox l’Anglais (English Pete Hicox)
  • Michael Madsen : Joe Gage « le Cowboy » / Joe la Grogne (Grouch Douglas)
  • Bruce Dern : le général Sanford Smithers « le Confédéré » (the Confederate)
  • James Parks : O. B. Jackson, le cocher
  • Channing Tatum : Jody Domergue

Au sujet du scénario, Tarantino explique qu’il lui a été surtout inspiré par des séries télévisées comme Bonanza, Le Virginien et Le Grand Chaparral dans lesquelles les héros étaient régulièrement pris en otage par une bande de hors-la-loi.

« Qu’est-ce qui se passerait si je tournais un film avec seulement ces derniers personnages ? Pas de héros. Juste un groupe de méchants dans une pièce, se racontant tous des histoires qui peuvent être aussi bien vraies que fausses. Enfermons ces gars ensemble dans une pièce avec un blizzard à l’extérieur, donnons-leur des flingues, et voyons ce qui se passe. » — Quentin Tarantino

Ce que j’en ai pensé :
J’avais hâte de le voir, la B.O était prometteuse, la première affiche, celle du chariot qui roule et qui laisse des traces de sang derrière lui était magnifique.

Cette affiche était un clin d’œil à celle de La Chevauchée fantastique de John Ford sorti en 1939.

L’attelage des 6 chevaux sera bien présent, mais il tirera une diligence privative et pas un chariot comme au temps des pionniers…

Le début m’emballait bien, le générique défilait sur fond de christ en croix recouvert de neige, puis, une diligence tirée par 5 chevaux noirs et 1 blanc passait dans ce somptueux paysage enneigé. Le début était magique.

Où ça commence à refroidir, c’est quand la diligence qui abrite John Ruth – The Hangman – (Kurt Russell) et sa proie Daisy Domergue qu’il emmène pour faire pendre à Red Rock, s’arrête devant la silhouette de Samuel L. Jackson – Major Marquis Warren,  le Chasseur de primes qui ne ramène que des morts, lui.

Bon, les gars, ça caille, il neige, il y a un blizzard qui se pointe, les chevaux sont bien chauds et voilà que vous causez durant de longues minutes, refroidissant par là les muscles des canassons…

Et puis, notre chasseur de primes et son tas de cadavres, sans cheval, car mort d’épuisement, il les a transporté comment, ses corps morts ?? Et comment il fait pour rester aussi propre alors qu’il a chevauché tellement qu’il en a tué son bourrin ??

Passons… ça cause déjà beaucoup, pour pas grand-chose et ça va causer encore plus lorsqu’ils vont croiser la route de Chris Mannix, le futur Shérif de Red Rock (qu’il dit).

Le gros défaut du film, c’est qu’il est long et qu’il possède de grands moments de parlotte pour rien !

À croire que c’est à celui qui fera le plus de reproches aux autres ! Il faut dire que le chasseur de primes est Noir et Nordiste tandis que le futur shérif est un ancien renégat Sudiste. Et on n’est même pas sûr que ce soit bien le futur shérif…

Trois hommes, trois salopards, déjà, en train de se crêper le chignon comme des gosses à la maternelle ! Le dialoguiste devait être un qui bossait au rabais ! C’est pas du Audiard…

Le film qui nous montre quelques grands espaces neigeux va vite se concentrer sur le contenu de la diligence avant de nous préparer au huis-clos que sera la mercerie de Minnie où nos hommes et la femme prisonnière vont aller se réfugier.

Dans le même endroit, nous rassemblons un chasseur de primes suspicieux (Kurt Russel); sa proie édentée (Jennifer Jason Leigh), la gueule en sang à force de se prendre des coups parce qu’elle ne sait pas fermer sa gueule et à côté de qui, Jack The Ripper ferait office d’enfant de cœur.

Le futur shérif qui est donc un renégat Sudiste; le chasseur de primes Nordiste, Noir avec sa lettre de Lincoln (Samuel L. Jackson); un général Sudiste (qui s’y trouvait déjà), raciste comme pas deux; un Bourreau anglais venu en renfort caisse pour squetter des cous (les briser) à Red Rock; un cow-boy taciturne et un Mexicain basané un peu bizarre qui dit s’occuper de la mercerie durant l’absence de Minnie.

Un huis-clos qui sera assez épais, limite endormant, alors qu’il y avait moyen de faire mieux.

Je voulais de l’action, mais j’ai eu du bla-bla à en avoir une indigestion, des dialogues qui ne volaient pas très haut, creux, je trouve, car on pouvait faire plus fort avec moins de paroles. À croire que tout le monde voulait s’entendre parler !

Les piques étaient nulles, sans talent aucun. Tarentino aurait dû choisir le dialoguiste qui écrit les répliques du nain génial Tyrion ou les dialogues de la série GOT ! Là on aurait eu des dialogues percutants au lieu de boire le calice jusqu’à la lie.

Quand à la bande son de Morricone, je l’ai connu bien plus inspiré que ça ! C’était fadasse comme les dialogues !

Et puis, sur la fin, on se remue le cul, ça bouge un peu, mais trop de sang et de violence tue le sang… J’en baillais d’ennui, je vous jure., malgré les crânes qui explosent et le sang qui gicle.

Puisqu’il était dans le gore, Tarentino aurait pu pousser la véracité jusqu’au bout et faire en sorte que le pendu se vide les intestins et la vessie sur le plancher.

Ma seule consolation sera pour le jeu des acteurs, que je salue, parce qu’ils sont tous monumentaux et, comme dans un Cluedo, on cherche qui est le traitre !

Je salue la sagacité du Major Marquis Warren qui a fait les bonnes déductions qui s’imposaient. Un p’tit Sherlock dormait en lui…

Moralité de l’affaire ? Si vous avez 2h47 à perdre dans votre vie – à vous de voir – mais moi, je suis contente de ne pas avoir payé pour aller le voir, ça m’aurait fait mal.

À la limite, j’aurais fait de la broderie que j’aurais été gagnante !

(Et va falloir que je trouve une autre image pour illustrer l’ennui ressentit dans le prochain film dont je vous parlerai ! Une nouveauté aussi… L’année ciné commence mal – mdr)

Vous voulez un western ? Tapez-vous « Le bon, la brute et le truand », matez-vous « Once upon a time in the west », encanaillez-vous avec « The magnificent seven » mais allez voir ailleurs pour « The Hateful height ».

Étoile 2

Challenge « Victorien » chez Arieste, Le « Challenge US » chez Noctembule, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le Film De La Semaine 2016 (#LeFilmDeLaSemaine2016).