Territoires : Olivier Norek [LC avec Stelphique]

Titre : Territoires                                                                            big_4-5

Auteur : Olivier Norek
Édition : Michel Lafon (2014)

Résumé :
Depuis la dernière enquête du capitaine Victor Coste, le calme semble être revenu au SDPJ 93.

Son équipe, de plus en plus soudée, n’aura cependant pas le temps d’en profiter. L’exécution sommaire, en une semaine, des trois jeunes caïds locaux de la drogue va tous les entraîner dans une guerre aussi violente qu’incompréhensible.

Coste va avoir affaire à une armée de voyous sans pitié : tous hors la loi, tous coupables, sans doute, de fomenter une véritable révolution. Mais qui sont les responsables de ce carnage qui, bientôt, mettra la ville à feu et à sang ?

Critique : 
Putain, sa mère, c’t’enroule, elle déchire sa race !

Quelle claque ! Le premier opus était déjà costaud et envoyait du lourd, mais celui-ci le surclasse et monte d’un cran dans la qualité du récit.

Monsieur Norek est un récidiviste, chacun de ses romans semble être plus mieux que le précédent, on sent que notre caïd de la littérature va nous péter un train postal s’il continue dans cette voie du grand braquage du lecteur.

Bienvenue dans la zone, l’Aire 93, ouske c’est pas le monde des Bisounours, mec. Trois caïds de la drogue se sont fait descendre dans la cité…

Vous pourriez croire béatement et benoitement que c’est super génial. Et bien non, pauvres fous, vous venez de vous foutre le joint dans l’œil jusqu’au coude.

Les gars, j’ai étudié la compta, l’économie, le business et toutes ses règles du marché, sans oublier les coups bas à la concurrence, mais je ne l’avais pas encore appliqué au business de la Blanche ou de la Brune. Sérieux, là je pense que j’ai une reconversion de job à faire, moi !

Ce qui frappe dans ce roman, ce n’est pas tellement un coup de batte de base-ball, mais le réalisme du récit. On sent le flic sous l’auteur, ça pue le vécu, en plus de puer la corruption à tous les étages.

— Vous savez, j’ai toujours classé les infractions en deux mobiles. L’argent et le sexe. Vous m’avez ouvert l’esprit. Il n’y a jamais qu’un seul mobile, celui du pouvoir.

Oui, nous oublions trop souvent qu’il y a des connections entre les kailleras des citées et les Cols Blancs. Je ne suis pas naïve, du moins, je le pense, je sais qu’un arbre peut cacher une forêt et que si nous savions toute la vérité, nous aurions des sueurs plus que glacées, mais ici, j’en ai eu le palpitant qui a manqué quelques battements.

Sa citation favorite lui revint, comme d’habitude, mais son sens n’eut jamais autant de force :
— Alors on a les mains dans la merde et dans le sang. Jusqu’aux coudes.
— Pourquoi ? Vous imaginiez qu’on peut gouverner innocemment ?

Ce roman, c’est quoi ? Un récit empreint de réalisme, un scénario diabolique où le but du jeu n’est pas de savoir QUI a tué, mais QUI a commandité, ou QUI a posé le couvercle sur une marmite qui bouillonnait déjà et monté la vitesse du gaz.

Une équipe de flics que nous connaissons déjà, mais que nous avons plaisir à retrouver, bien que les suivre soit assez dangereux, surtout dans les citées. Heureusement qu’ils ont de l’humour en plus de leurs armes.

— C’est du chocolat.
— Pardon ?
— C’est pas du sang sur le Scotch, c’est du chocolat.
— Tu déconnes ?
— J’ai deux gosses à la maison qui bouffent comme des bébés dinosaures et qui préfèrent leurs doigts aux fourchettes, alors permets-moi de faire l’experte.

Un Méchant sadique psychopathe qui fout la trouille parce qu’il n’a que 12 ans, un pauvre chat (oui, monsieur Norek, là, je porte plainte), de la came plein les pages, des pneus brûlés et des voitures renversées, des émeutes dans la citée et une personne qui a provoqué l’étincelle pour mettre le feu, sans compter une autre qui arrose de pétrole.

« La violence crée la peur et la peur soumet les hommes ».

Ce roman, c’est aussi de la corruption au plus haut niveau, des magouilles et compagnie et les bonnes vieilles méthodes mafieuses de l’arrosage au flouze, des familles qui crèvent la misère dans les citées parce qu’on ne veut pas que le monde voit cette misère noire aux portes de la capitale.

Un vrai putain de roman noir parce que ça pue la désolation, parce qu’on se fiche de coincer les coupables puisque le problème est bien plus grave qu’une simple résolution de meurtres. J’en suis encore sur le cul… que l’auteur m’a troué.

Assurément, Territoires, il a tout d’un grand. ♫ Si tu m’crois pas hé, j’t’incendie ta bagnole à la récré ♪

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016).

BILAN - LC réussie - OKCHALLENGE - Thrillers et polars 2015-2016

Pourquoi je l’ai choisi :
On avait hâte avec Cannibal Lecteur de retrouver l’équipe de Coste, et surtout l’écriture de Norek depuis le coup de cœur du Code 93 !

Synopsis :
Depuis la dernière enquête du capitaine Victor Coste et de son équipe, le calme semble être revenu au sein du SDPJ 93. Pas pour longtemps, hélas ! L’exécution sommaire de trois jeunes caïds va les entraîner sur des pistes inimaginables.

Des pains de cocaïne planqués chez des retraités, un chef de bande psychopathe d’à peine treize ans, des milices occultes recrutées dans des clubs de boxe financés par la municipalité, un adjoint au maire découvert mort chez lui, torturé…et Coste se retrouve face à une armée de voyous impitoyables, capables de provoquer une véritable révolution.

Mais qui sont les responsables de ce carnage qui, bientôt, mettra la ville à feu et à sang ? Avec ce polar admirablement maîtrisé, Olivier Norek nous plonge dans une série de drames terriblement humains et de stratégies criminelles – loin d’être aussi fictives qu’on pourrait le croire – où les assassins eux-mêmes sont manipulés.

Les personnages :
Quel plaisir de retrouver cette équipe de flics atypiques!!!! Leurs empathies ressortent plus encore dans cet opus, et déjà qu’on aurait bien aimé boire un coup avec eux sur le toit, là je m’y ferais même un petit pique-nique, histoire de partager encore un peu plus avec eux !!!

Je me demande si Victor n’aurai pas les qualités de Olivier…. Déjà il a les beaux yeux bleus et le sourire, apparemment…..

– Tu sais quoi Victor ? Tu mets une bonne dose de n’importe quoi dans nos vies. Et je t’en suis reconnaissante.

Ce que j’ai ressenti :
Entre adrénaline et réalisme, on peut vraiment affirmer que Mr Norek confirme son talent ! Impossible ou presque de lâcher ses pages. ♫♫ Ça balance pas mal à Paris ♫♫, mais ça vrille à Malceny… Encore une enquête dans le 93, qui cette fois ci nous entraîne sur les chemins de traverse de la drogue et ses conséquences….

Adrénaline…
Ce thriller n’a rien de reposant! On est happé dans cette ville en feu! Les explosions, les menaces et règlements de comptes rythment le roman avec intensité! La peur et l’angoisse nous saisit, l’odeur de pneu en feu nous envahit le nez, l’horreur de certaines scènes nous saisit jusqu’au cœur.

L’escalade de violence est un phénomène récurrent dans ses lieux, mais le voir de l’intérieur, je peux vous dire que ça fait son effet bœuf, bien plus que des images d’un documentaire….

…Réalisme.
Je crois que c’est ce qu’il me plaît le plus dans cet auteur: Sa manière d’écrire ! Il nous éclaire sur les véritables enjeux de la politique et de l’économie souterraine, mais avec un style. Il nous met dans la confidence en tant que lecteur, tout en nous offrant le regard critique et incisif d’un flic qui en vu pas mal.

Chaque phrase sonne juste, chaque situation nous semble réelle, chaque battement de cœur est chèrement gagné pour cette équipe qui risque leurs vies à chaque descente… C’est saisissant de vérités et c’est pour cela que c’est d’autant plus effrayant !!!!

« C’est le drame de nos vies, on consacre nos journées et nos nuits à aider de parfaits étrangers sans être capables de faire attention à ceux qui nous sont proches. »

Le mot qui me vient à l’esprit pour illustrer ce livre c’est : Jeux. Jeux de pouvoir et tour de passe-passe, Jeux de dupes et faux-semblants, Jeux de séduction et sourires carnassiers, Jeux d’argent et sanglantes retombées. Il ne fait pas bon vivre dans ses quartiers, l’auteur nous le confirme une fois de plus, mais on s’aperçoit que les infos brûlantes que l’on en reçoit sont à prendre avec parcimonie. Coté action/réaction on est servi, par contre tout le monde, se passe le dossier Bombe/cité au plus vite pour ne pas s’ébouillanter les doigts ! Le jeu en vaut-il la chandelle ? Il ne vous reste qu’à ouvrir ces pages pour le découvrir !

La petite douceur de ce thriller énergique, c’est l’humour qui vient se glisser dans ses pages…Juste hilarantes ces petites notes !!!!!!

– Putain, j’ai vu des salopes de toutes les sortes, mais elle, elle fait la synthèse.

– Vous me faites marrer les mecs, les mecs, à croire que vous avez une baguette entre les jambes.
– Fais moi penser à écrire cette phrase sur tee-shirt.

En bref, je laisse le mot de la fin sur les mots de Norek : « Peut être un orage de merde se préparait-il au loin. Mais là, juste là, c’était un chouette moment. »

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10
Publicités

Code 93 : Olivier Norek [LC avec Stelphique]

Titre : Code 93                                                            big_4

Auteur : Olivier Norek
Édition : Michel Lafon / Presse Pocket (2014)

Résumé :
Coste est capitaine de police au groupe crime du SDPJ 93. Depuis quinze ans, il a choisi de travailler en banlieue et de naviguer au coeur de la violence banalisée et des crimes gratuits. Une série de découvertes étranges, un mort qui ouvre les yeux à la morgue, un toxico qui périt par auto-combustion, l’incite à penser que son enquête, cette fois-ci, va dépasser le cadre des affaires habituelles du 9-3. Et les lettres anonymes qui lui sont adressées personnellement vont le guider vers des sphères autrement plus dangereuses…

Petit Plus : Écrit par un lieutenant de police, 93 Code zéro se singularise par une authenticité qui doit tout à l’expérience de son auteur ; cette plongée dans un monde où se côtoient aménagement urbain et manipulations criminelles au sein des milieux politiques et financiers nous laisse médusés.

Critique :
♫ Ça balance pas mal Seine-Saint-D’nis, ça balance pas mal… ♪  Le 93… Ce n’est pas un lieu où j’aurais envie de passer mes vacances, ou de le visiter. La Plaine-Saint-Denis du Club Dorothée, c’est loin.

Ami du polar, au revoir ! Ami d’un Derrick classique, prends tes cliques. Amateur de Lescaut-Navarro, détale plein pot.

L’auteur ne fait pas dans le policier classique et nous sommes loin des séries télés du samedi soir ou de celles avec des lunettes de soleil et des tests ADN à foison. Ici, nous sommes les deux pieds dans la réalité.

Quoi de mieux qu’un flic pour nous parler des roussins ? Et monsieur Norek le fait avec brio et avec trio… Non, zut, avec un quatro de policiers bien campés (quatuor, ça ne rimait pas).

Ça commence un peu comme sur l’étal d’une boucherie avec la saucisse du gars ficelée comme un rôti et les deux boulettes absentes (parties sans prévenir la direction).

L’enquête démarre de suite, les policiers s’égarent, cherchent, trouvent, avancent un peu, reculent… Le tout avec de l’humour noir et une bonne dose de camaraderie.

— On commence par les tours nord et on fera retour par les sud.
— Tu te la joues pisteur indien? C’est où, le nord?
— Lève les yeux et cherche les paraboles sur les fenêtres, elles sont toutes dirigées vers le sud, c’est une constante. Maintenant que tu sais où est le sud, ça va aller pour trouver le nord?
— À tes ordres, Pocahontas.

— On va rejoindre deux équipes des compagnies d’intervention pour passer la cité au Kärcher.
— Attention, tu parles aussi mal qu’un président.
— Casse-toi, pauvre con.

Ça se lit tout seul, les chapitres s’enchainent, ça se déchaine, on ne s’embête pas, on trace sa route dans les immeubles tout pourris du 93, on évite de marcher sur les seringues ou les capotes.

Durant la lecture, en plus de bien aimer le récit, l’envie d’aller boire un verre avec ces flics a grandit de plus en plus en moi. Mais pas dans le 93, s’il vous plait !

Dans ce roman, c’est le réalisme qui te pète à la gueule. T’es dans la cité, mec, alors fais profil bas et perds pas de vue qu’ici, tu n’es pas le bienvenu. On sent que l’auteur a mis ses tripes et ses connaissances dans ce roman.

Tu trembles, tu sais des tas de choses que les policiers ne savent pas encore, mais ça change rien à l’affaire, tu sais qu’il manque une pièce du puzzle et que celle-là, tu la verras pas arriver avant la fin du livre.

Une fois le puzzle reconstitué, là, tu te prendras un coup dans le plexus. Et ça fait maaaaal. Mais t’as bon.

Un roman où les Poirot, Holmes, Columbo, Navarro et autre n’ont pas le droit de citée (warf warf warf). Une équipe de choc qui t’emmène au bout de l’horreur, une plume qui te tire des mots à la vitesse d’une balle sortant d’un révolver.

Un roman coup de poing dans ta gueule, mais coup de cœur aussi.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016).

unnamedImpressions de Stelphique :

Pourquoi je l’ai choisi :
L’idée de la lecture commune avec Cannibal Lecteur, était presque une évidence, tant on savait que ce thriller avait bonne impression, et saurait satisfaire notre soif d’hémoglobine. Je vous laisse apprécier:

« Jamais auparavant dans sa carrière de médecin légiste elle n’avait utilisé l’expression « délabrement périnéal massif ». (p10)

Synopsis :
Coste est capitaine de police au groupe crime du SDPJ 93. Depuis quinze ans, il a choisi de travailler en banlieue et de naviguer au cœur de la violence banalisée et des crimes gratuits.

Une série de découvertes étranges – un mort qui ouvre les yeux à la morgue, un toxico qui périt par autocombustion – l’incite à penser que son enquête, cette fois-ci, va dépasser le cadre des affaires habituelles du 9-3.

Et les lettres anonymes qui lui sont adressées personnellement vont le guider vers des sphères autrement plus dangereuses…

Écrit par un lieutenant de police, 93 Code zéro se singularise par une authenticité qui doit tout à l’expérience de son auteur ; cette plongée dans un monde où se côtoient aménagement urbain et manipulations criminelles au sein des milieux politiques et financiers nous laisse médusés.

Les personnages:
Victor Coste est un chef de meute. Un vrai flic comme on espère le voir sincèrement sur le terrain. Il tient à bout de bras son équipe, à moins que ce ne soit l’inverse… Reste que le point fort de ses personnages, c’est cet esprit de communion, d’entraide.

C’est bel et bien le groupe qui révèle chacun d’entre eux, et les font briller à leurs avantages. Un Camion, une Tique, un Don Juan , Une Poigne, chacun devra trouver sa place pour s’imposer et mener jusqu’au bout ,une enquête hors du commun.

« Voilà qui ne voulait rien dire. Comment fait-on peur à un flic du 93? » (p209)

Ce que j’ai peut-être le plus apprécié, en fait, c’est tous ses personnages. Il sont si humains. On se surprend à les comprendre tous, à (presque) pardonner chacun de leurs gestes (même les plus désespérés). La fiction est largement dépassée, tous pourraient s’inviter dans notre entourage. L’auteur doit avoir une incroyable empathie, pour nous donner tant d’humanité dans son imaginaire.

Ce que j’ai ressenti…Totalement bluffée, complètement charmée…..
La Seine Saint Denis n’est pas le quartier le plus tranquille de la France, que ce soit le flic où l’auteur en lui qui nous parle, on sent une volonté de coller à la réalité, de nous faire voir les coulisses de la police, de nous montrer la Vérité, toute la Vérité sur une des zones les plus bouillantes de l’Hexagone.

– On va rejoindre deux équipes des compagnies d’interventions pour passer la cité au Karcher.
– Attention, tu parles aussi mal qu’un président.

On a ici, toute la qualité de l’œil avisé et habitué du flic, avec des scènes qui prennent forme derrière nos paupières, mais on a aussi le talent d’un écrivain qui nous sert un thriller de haute voltige!

Je peux vous dire que j’ai accroché dès le prologue (enfin… Après avoir failli y laisser, une odeur de bile…) , mais que plus on avance, plus la tension, le suspense, la qualité de son intrigue s’intensifie, pour nous donner un final parfait et maitrisé.

Merci d’avoir fini sur une note aussi poétique en l’honneur de tous ses Invisibles. Le code 93 n’aura plus de secret, on se posera seulement la question de son existence ou pas.

Si la noirceur est, forcement, dans ses pages, l’humour est aussi de la partie. C’est appréciable! Les petites notes ici et là, permettent de rafraîchir un sujet aussi lourd. La petite note de « surnaturel » est pour moi, la cerise sur le gâteau.

On se régale de voir l’engouement journalistique pour le sensationnel, et c’est avec un grand sourire, que j’ai aimé voir les mots tels que: Zombie, auto combustion etc (no spolier) …..L’auteur, si réaliste, joue avec des codes « aux frontières du réel », et c’est joliment mené.

« Alors au boulot, « Fox Mulder ». » (p86)

Le 9-3 a mauvaise réputation en France. Dans ce livre, ça se confirme. Je n’irai pas y réserver mes vacances. Je me dis que si l’auteur s’est engagé à ne dire que la vérité, alors, ma confiance aux « hautes stratosphères » ne va pas s’améliorer. Mais c’est quoi le problème des Hommes avec le Pouvoir????!!!! Mais pourquoi leurs pires bassesses ressortent dès qu’un profil de « trône » se présente???!!!

Dans ses pages, j’ai été bouleversée plus que je ne le pensais, car on delà du thriller, c’est un authentique policier qui nous offre son regard sur la France d’aujourd’hui….Et c’est très déstabilisant!!!!!

Certaines strates sont trop élevées pour que la Justice vienne y jouer les alpinistes.

– Va pour le diable. » (p257).

En bref, c’est sans surprise que je vais vous dire que c’est un coup de cœur ! Une lecture très intense, rondement bien menée, et délicieusement réelle.

féegif

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

 

 

BILAN - LC réussie - OK