[SÉRIES] Happy Valley – La série qui te glisse de la drogue dans ton cornet de glace…

Happy Valley est une série télévisée britannique créée et écrite par Sally Wainwright et diffusée depuis le 29 avril 2014 sur BBC One.

En France et en Suisse1, elle est diffusée depuis le 31 août 2015 sur Canal+, et au Québec, à partir du 5 avril 2017 sur Max.

Synopsis :
Dans la région des vallées du Yorkshire, Catherine Cawood, 47 ans, divorcée, deux enfants, occupe la fonction de sergent de police ; elle tente toujours de se remettre du suicide de sa fille survenu huit ans plus tôt.

Alors qu’elle semble finalement reprendre le dessus, elle apprend que Tommy Lee Royce, l’homme qu’elle juge responsable de ce suicide, sort de prison ayant purgé une peine pour d’autres faits.

Elle devient rapidement obsédée par l’idée de se confronter à lui, ignorant qu’il est impliqué dans une organisation criminelle visant à enlever une jeune femme afin d’en obtenir une rançon.

Ce que j’en ai pensé :
Happy Valley est une série anglaise qui prend le temps de s’installer, qui va à son rythme.

Nous sommes face à une série réaliste et intimiste car on rentre dans la vie courante de son personnage principal, Catherine Cawood, 47 ans, flic, et de sa soeur, Clare, ancienne toxico (et ancienne femme de chambre attitrée de Cora Crawley dans Downton Abbey)

Une cigarette entre les lèvres, une tasse de thé serrée dans des mains, nos deux femmes se racontent leur journée.

Leur passé est sombre, rempli de douleur et de perte d’êtres chers et si nos deux femmes vivent ensemble, ce n’est pas pour le plaisir, mais parce qu’elles n’ont pas le choix.

Notre fliquette est divorcée et a eu beaucoup de mal à se remettre du suicide de sa fille, survenu 8 ans plus tôt, la laissant effondrée avec, sur les bras, le petit bébé mis au monde par sa fille qui avait été violée par un salopard qui n’a pas été condamné pour cela, faute de preuves.

Pas vraiment « So happy », en effet, et ça va le devenir encore moins lorsqu’elle va apprendre la remise en liberté du violeur de sa fille (et qui avait été condamné pour trafic de drogue) : Tommy Lee Royce, ou le beau pasteur de « Grantchester » qui ici a un rôle de pute de fils de première.

Si les épisodes durent en moyenne plus de 50 minutes, la saison ne compte que 6 épisodes qui sont assez addictifs, je dois dire, puisque je m’en suis visionné 3 d’un coup à chaque fois.

Parce qu’en plus du travail des flics de cette petite ville du Yorshire, en plus du marasme économique qui paralyse la ville, du trafic de drogue qui s’agrandit, nous avons aussi une double enquête, si je puis dire.

D’un côté, nous avons notre Catherine qui fait son boulot de flic du mieux qu’elle peut, totalement obsédée qu’elle est devenue par Tommy Lee Royce et le cherche partout en ville…

De l’autre côté, nous avons un comptable qui aimerait envoyer sa fille à l’université, qui manque d’argent, qui a monté un plan de tordu pour en avoir et qui maintenant, se retrouve dans la merde totale…

Le tout avec une organisation criminelle impliquée dans l’enlèvement d’une jeune femme afin d’en obtenir une rançon de son père. Si le chef de cette bande a la tête sur les épaules, ses deux aidant l’ont un peu moins…

Comme je vous le disais, cette série policière est intimiste et n’a rien à voir avec les grosses productions américaines aux couleurs chatoyantes, aux flics bien habillés avec du matos policier de première catégorie.

Non, ici, on est dans la misère humaine, pas la toute grande, mais avec des gens qui se dépatouillent comme ils peuvent, qui risquent à tout moment de se voir licencier et qui malgré tout doivent payer leurs factures.

Catherine est un personnage mûr, réaliste, à dimension humaine, avec ses forces et ses faiblesses, consciente de ses limites et qui a fort à faire avec les toxicos un peu barges qui trainent dans sa ville, sans compter les dealer inventifs pour refiler de la drogue aux yeux de tous.

Tommy Lee Royce, joué par le beau James Norton est aux antipodes de son personnage amical qu’il avait dans Grantchester et on a du mal à le voir sous les traits d’un psychopathe sociopathe qui garde son mutisme et ne parle que s’il le faut bien.

Au moins, avec lui, on sait à quoi s’en tenir ! C’est une ordure finie…

Par contre, lorsqu’on découvre un comptable bien sous tout rapports qui magouille un truc de ouf pour obtenir de l’argent de son patron, lorsqu’on le voit se taire alors que la chose est déjà allée trop loin, lorsqu’on voit un honnête loueur être un trafiquant de première, on se pose des questions…

L’habit ne fait pas la moine, on le savait et cette série nous montre que sous certains apparences bien sous tout rapports, on a souvent des petites ordures qui s’ignorent.

Pour ceux qui  ont regardé la série « Whitechapel », ils reconnaitront le consultant et expert sur Jack The Ripper en la personne du comptable un peu effacé.

Une série intimiste, belle, sombre, avec de la lumière, tout de même, une plongée réaliste dans la vie des vrais flics, ceux qui triment et qui suent, le tout dans un climat merdique, humide et sombre du Yorkshire, loin du soleil de Miami…

Série visionnée en VOSTFR, of course (en plus, paraît que la VF est horriblement doublée).

Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

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[Série] Grantchester – Saison 1 : Une série qui te propose du cu… ré !

Quoi t’est-ce ?
Grantchester est une série policière se déroulant au cours des années 1950, dans le village de Grantchester, voisin de Cambridge, dans le Cambridgeshire où le Révérend Sidney Chambers (pasteur anglican interprété par James Norton) développe une activité secondaire d’investigation — avec l’aide initialement réticente de l’inspecteur Geordie Keating (interprété par Robson Green).

Douçavient ? La série est tirée de la suite littéraire anglaise « Les mystères de Grantchester » (The Grantchester Mysteries) écrite par James Runcie.

La première saison de la série est fondée sur les histoires du premier livre, « Sidney Chambers et l’Ombre de la Mor »t (Sydney Chambers and the Shadow of Death).

Synopsis :
En 1953, un jeune curé anglican, pasteur du village, fait équipe avec un inspecteur de police afin de résoudre une suite de crimes survenant dans la localité de Grantchester, située dans le comté de Cambridgeshire en Angleterre. Petit à petit, les deux hommes se lient d’amitié, constituent un duo inattendu, s’apportant mutuellement aide dans ce travail d’enquêteur.

Une télé modèle 1953…

Personnages :

  • Sidney Chambers est un prêtre anglican – et ancien combattant de la Seconde guerre mondiale où il servit comme officier au sein des Scots Guards – qui se retrouve lui-même impliqué dans la résolution de crimes, assistant le surmené inspecteur Keating. Ensemble, ils forgent un improbable partenariat, l’approche méthodique et bourrue de Keating complétant les techniques plus intuitives de récupération d’informations, parmi témoins ou suspects, du Clergyman.
  • Geordie Keating, l’inspecteur de police, a également combattu durant la seconde guerre mondiale et ne supporte pas les imbéciles. Il ne comprend pas ce qui motive les gens à tuer. Il est marié à Cathy avec laquelle il a quatre enfants, trois filles et un fils, le dernier né.
  • Amanda Kendall est la fille de Sir Edward Kendall, un homme riche. Sa mère est morte quelques années auparavant et elle a deux jeunes frères. Elle connait Sydney Chambers depuis longtemps, étant allée à l’école avec Jennifer, la sœur de celui-ci. Toujours très complices, Sidney et Amanda n’osent pas s’avouer qu’ils sont amoureux l’un de l’autre, mais quand le père de la jeune fille lui arrange son mariage avec Guy Hopkins – venant d’un parti qu’il juge digne de son rang – elle ne peut refuser. Elle travaille à la National Gallery de Londres.
  • Mrs. Maguire – plutôt versée dans la Bible et ses Commandements – est la gouvernante du pasteur de Grantchester. Elle reste fort affectée de la perte de ses trois frères au cours de la Première guerre mondiale et de la disparition de son époux au cours du conflit mondial suivant. Elle ne cherche pas à masquer son aigreur, ses sautes d’humeur et parfois sa colère.
  • Leonard Finch – que certains soupçonnent d’homosexualité – est le vicaire de Chambers. Naïf, il fut professeur dans une école de jeunes filles et étudia la théologie avant de rejoindre le service de l’Église.
  • Hildegard Staunton est une jeune Allemande, veuve d’un avocat anglais. Elle semble éprouver un sentiment amoureux pour Sidney, perturbant quelque peu ce dernier et déplaisant fort à Mrs Maguire.
  • Guy Hopkins est l’aristocratique fiancé d’Amanda, attentif et méfiant de la fort amicale relation subsistant entre celle-ci et Sidney.

Sexy en diable !

Casting :

  • James Norton : le révérend Sidney Chambers
  • Robson Green : l’inspecteur Geordie Keating
  • Morven Christie : Amanda Kendall
  • Tessa Peake-Jones : Mrs Maguire
  • Al Weaver : Leonard Finch
  • Pheline Roggan : Hildegard Staunton
  • Tom Austen : Guy Hopkins
  • Fiona Button : Jennifer Chambers
  • Kacey Ainsworth : Cathy Keating
  • Pip Torrens : Sir Edward Kendall
  • Camilla Marie Beeput : Gloria Dee

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19554927&cserie=18218.html

Épisodes : Première saison (2014)

  1. La Lettre D’adieu (Épisode 1)
  2. Macabres Fiançailles (Épisode 2)
  3. La Mort En Face (Épisode 3)
  4. Le Cœur À Ses Raisons (Épisode 4)
  5. Rien d’une opérette (Épisode 5)
  6. Les Ombres de la Guerre (Épisode 6)

Ce que j’en ai pensé :
C’est un peu par hasard que j’ai entendu parler de cette série… Mon homme zappait et j’ai vu le lancement de cette série sur un des France (FR3, je pense).

Je me suis dis « oui, tiens, pourquoi pas » et puis j’ai fait autre chose. Il a fallu que plusieurs en parle sur le Net (en autre, Syl) pour que je me penche sur cette série so british.

Dans l’impossibilité de la pomper (ça ferait descendre mon ratio et l’autre site de pompage ne la propose pas encore), je tournais en rond quand un message de Syl m’a fait tilter. Elle me demandait un tuyau pour le visionnage en différé…

Bon sang, mais c’est bien sûr : le streaming ! Là-dessus, je me suis faite les deux premiers épisodes. La qualité du streaming n’est pas top, mais la série oui !

Tout d’abord, Sydney Chambers… On le découvre facétieux, s’amusant avec une jeune fille à la balançoire, devant une rivière… Ils finiront d’ailleurs tout deux dans l’eau.

Sidney… Le genre de pasteur qui, tel Ralph de Bricassart, donne des envies soudaines de se confesser de suite et de profiter de cet endroit exigu qu’est le confessionnal pour le violer sauvagement.

Ses cheveux tirant sur le roux, coiffé à la diable tel un Sherlock (BBC), il a le sourire charmeur d’un Patrick Jane (Mentalist), les yeux qui pétillent d’un Sherlock Holmes (série Granada) lorsqu’on le tire de son sacerdoce pour enquêter, il pédale plus vite qu’un inspecteur Murdoch de la police de Toronto et bois autant qu’un Milo Milodragovitch (roman de James Crumley) ou qu’un Jack Taylor (roman de Ken Bruen).

Viens que je te console, mon joli !

Ce pasteur joli comme un cœur va enquêter à la demande de la maîtresse d’un homme qui s’est suicidé. Mais la gueuze n’y croit pas, pour elle, on l’a refroidi. C’est donc un peu par hasard qu’il va se muer en Consulting Detective pour cette affaire.

Un peu à la manière d’un Dr House, c’est quand il pense que la piste est froide comme un cadavre à la morgue et que la messe est dite (ite, missa est) qu’un petit détail vient titiller ses petites cellules grises.

Dans Soeur Thérèse.Com, c’était une femme de Dieu qui enquêtait, ici, c’est un pasteur, mais on reste toujours dans la maison du Seigneur. Bien qu’il soit plus porté sur le whisky ou la bière, faisant de lui un addict.

On les croquerait bien tous les deux !

Nous sommes dans la campagne anglaise, la campagne délicieuse, en 1953, et pas de problèmes de réseau ou de télé poubelle, ici, on entend les oiseaux qui chantent et on regarde où on met les pieds lorsqu’on traverse un pré, de peur de marcher dans une bouse fraiche.

Notre pasteur n’est pas exempt de pêchés : il boit, il fume, et a des sentiments pour une jeune fille, amie de longue date. La solitude ronge notre beau gosse et il gère comme il peut ses démons intérieurs.

Ce que j’ai aimé, ce sont les personnages, tout d’abord : agréables, joli à regarder, avec un passé, des souvenirs… Notamment ceux de la Seconde Guerre Mondiale qui sont dur à oublier pour Sidney. Il les oublie en écoutant du jazz mais aussi en buvant plus que de raison.

Sa gouvernante n’est pas un cadeau, le vicaire Leonard Finche a des casseroles au cul (on le soupçonne d’être homo), sa soeur aime un homme de couleur (nous sommes en 1953 !!), bref, les personnages secondaires sont bien campés, ajoutent de la vie à la série et mettent de l’ambiance.

Les enquêtes sont classiques mais bien fichues, il y a du suspense, de la drôlerie, des fausses-pistes, des petites entorses à la loi… et si l’inspecteur Geordie Keating regarde de travers notre homme d’Église lorsqu’il vient lu parler d’un meurtre alors que tous disent « suicide », il finira par se lier d’amitié avec lui et faire équipe ensuite.

Quand à la musique, elle est tip-top !

Bref, une série policière qui a tout d’une classique mais qui s’en démarque de par certains personnages.

« A year in England » chez Titine.

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