[SÉRIES] Capitaine Marleau – Saison 1 – Épisode 8 – Chambre avec vue (mais pas sur l’Arno)

Je ne sais pas vous, mais moi, je suis tombée en admiration devant le personnage du capitaine de gendarmerie Marleau.

Ce sont mes parents qui m’en avaient parlé, me disant que je n’aimerais peut-être pas…

Par curiosité, j’ai regardé un épisode (Brouillard en thalasso) et je me suis éclatée en voyant cette enquêtrice d’el ch’nord, brut de décoffrage, adepte de l’humour noir et grinçant, qui possède l’accent qui ne se sépare jamais de sa chapka et qui, tel Columbo, ne lâche jamais sa piste.

Comme Columbo, elle roule dans une vieille bagnole (un Range Rover brinquebalante), ne varie pas souvent son habillement et nous donne l’impression qu’elle n’est pas super brillante, alors que c’est tout le contraire.

Bref, moi qui ne regarde pas de série policière française (même si j’ai bouffé du Julie Lescaut et du Navarro durant des années), là, je suis en extase et lorsque je regarde un épisode, j’ai déjà les zygomatiques qui se détendent.

Anybref, aujourd’hui, je vous parlerai de l’épisode 8 « Chambre avec vue » parce que lorsque je l’ai visionné ce 16/02 (sur mon DD) avec Chouchou, on a poussé le même « oh » en voyant un élément du paysage : nous étions à la Côte d’Opale et plus précisement, à Cap Blanc-Nez que nous connaissons et apprécions beaucoup.

Face à notre gendarmette qui n’a pas sa langue dans sa poche, nous avons Yolande Moreau en ancienne colonelle de gendarmerie recyclée dans les chambres d’hôtes, mais bizarrement, la dame ne fait pas de pub pour son établissement et, victime d’une tentative de meurtre, elle prétend que c’est le vent qui a refermé la porte et fait descendre le loquet. On ne la fait pas à Marleau, et, sous sa chapka, ça carbure sec, les petites cellules grises fonctionnent bien et, vu qu’elle n’a pas sa langue dans sa poche, nous aurons droit à quelques répliques bien senties.

L’enquête pourrait-être considérée comme classique, mais j’ai quand même dû faire fonctionner ma matière grise pour tenter de trouver le secret caché par l’ex colonelle !

Et puis, je regarde plus Marleau pour les répliques et l’humour que pour l’enquête, même si celle-ci est importante. Mais ce que j’apprécie le plus, c’est qu’elle ne se prenne pas au sérieux.

Ce qui change des séries habituelles, c’est que Marleau voyage dans le Nord – pardon, dans les « Hauts-De-France » (je ne m’y ferai jamais, moi !) – changeant de commissariat comme moi de tasse de café, même si, durant deux épisodes, on a retrouvé le même brigadier et le même légiste (Marius Colucci).

Moi, je suis fada de cette série qui fleure bon l’accent du Nord, à petites doses, sans renier ses origines (moi aussi, de temps en cause, je cause wallon ou bruxellois) ou en avoir honte.

Marleau est le genre de gendarme sur laquelle on aimerait tomber si on était accusée – à tort – d’un crime, parce que elle, au moins, elle bosse fort !

Le Mois du polar (Février 2018) chez Sharon.

 

[Série] Whitechapel – Saison 1 – Le retour de Jack l’Éventreur (2009)

Whitechapel est une série télévisée policière et dramatique britannique produite par « Carnival Films » diffusée depuis le 2 février 2009 sur ITV.

En France, la série est diffusée depuis le 18 décembre 2009 sur Arte et Paris Première.

  • Série policière (2008)
  • Titre original : Whitechapel
  • Acteurs principaux :
    • Rupert Penry-Jones (V. F. : Damien Ferrette) : Détective Joseph Chandler
    • Phil Davis (V. F. : Thierry Wermuth) : Détective Ray Miles
    • Steve Pemberton (V. F. : Denis Boileau) : Edward Buchan
  • Acteurs secondaires :
    • Christopher Fulford (V. F. : Thierry Murzeau) : Fitzgerald (épisodes 1×01 à 2×02)
    • Johnny Harris (V. F. : Luc Boulad) : Détective Sanders (épisodes 1×01 à 2×03)
    • Sam Stockman (V. F. : Vincent de Bouard) : Détective Kent
    • George Rossi (V. F. : Jean-Jacques Nervest) : Détective McCormack (épisodes 1×01 à 2×03)
    • Alex Jennings (V. F. : Hervé Bellon) : Commander Anderson (épisodes 1×01 à 2×03)
    • Claire Rushbrook(V. F. : Julie Dumas) : Dr Llewellyn
    • Ben Bishop (V. F. : Christophe Lemoine) : Détective Mansell
    • Paul Hickey (V. F. : Bernard Lanneau) : Dr David Cohen
    • Branko Tomovic (V. F. : Emmanuel Karsen) : Antoni Pricha
    • Tameka Empson (V. F. : Fily Keita) : Mme Burki
    • Peter Serafinowicz (V. F. : Boris Rehlinger) : Inspecteur Torbin Cazenove
    • Craig Parkinson (V. F. : Jean-Pierre Michael) : Jimmy Kray & Johnny Kray
    • Chrissie Cotterill (V. F. : Michelle Bardollet) : Angie Brooks
    • Hannah Walters (V. F. : Véronique Alycia) : Dr Megan Riley
    • Camilla Power (V. F. : Laura Blanc) : l’inspecteur Mina Norrow
    • David Schneider (V. F. : Arnaud Arbessier) : Marcus Salter
    • Paul Chequer (V. F. : Damien Witecka) : Nathan Merceron
    • Lydia Leonard (V. F. : Anne Dolan) : Morgan Lamb
    • Alistair Petrie (V. F. : Vincent Violette) : Dr Simon Mortlake
  • Durée : 0h45mn
  • 3 saisons / 12 épisodes  (série en cours)

1. Épisodes :

Première saison (2009)

  1. Le retour de Jack l’éventreur (Part 1)
  2. Le retour de Jack l’éventreur (Part 2)
  3. Le retour de Jack l’éventreur (Part 3)

Deuxième saison (2010) – Non visionnée

  1. Le retour des frères Kray (Part 1)
  2. Le retour des frères Kray (Part 2)
  3. Le retour des frères Kray (Part 3)

 

2. Présentation de « Whitechapel –  Le retour de Jack l’éventreur » :

Production anglaise d’ITV, « Le retour Jack l’éventreur », se déroule de nos jours, dans le quartier de Whitechapel, les lieux mêmes des méfaits du célèbre serial killer londonien.

Une femme est retrouvée égorgée dans le quartier de Whitechapel. Le capitaine Chandler est chargé de l’enquête.

Jeune loup plein d’avenir, ambitieux, brillant, il se pique de psychologie et sait utiliser les médias… sauf qu’il tire son expérience de ses seules lectures et que, pour la première fois, il est confronté à la réalité d’un meurtre. Il devra faire équipe avec le lieutenant Miles, un homme de terrain et d’expérience, proche de la retraite et volontiers cynique, qui supporte assez mal d’être sous les ordres de Chandler.

Avec Miles et ses acolytes, la coopération s’annonce difficile. Chandler fait alors appel à Edward Buchan, un spécialiste de Jack l’Éventreur, et entame avec lui une épuisante course contre la montre. Mais l’assassin frappe à nouveau…

3 détectives, 3 caractères et 3 individus particulièrement opposés : l’inexpérimenté Joseph Chandler (Rupert Penry-Jones), le vieux Sergent Ray Miles (Phil Davis) et un « éventrologue » (spécialiste des éventreurs, comme chacun le sait) farfelu, Edward Buchan (Steve Pemberton) sont à la poursuite d’un tueur qui semble reproduire les crimes d’il y a 120 ans !

En 2008, lors de sa diffusion anglaise, cette mini série de 3 fois 60 minutes, rassembla près de 8, 13 millions de téléspectateurs !

3. Ce que j’en ai pensé…

Cela faisait un petit temps que cette série dormait dans mon disque dur, attendant ma retraite prévue dans 35 ans pour être enfin visionnée.

Las, le « mois anglais » sonna le glas pour cette série qui vient de passer à la casserole ! Oui, je me suis enfilée les trois épisodes de la saison 1 d’un coup.

Mini-série, c’est le cas de le dire. Tout comme « Sherlock » de la BBC, une saison, 3 épisodes et terminé ! Sauf que ici, on traque un coupable sur les trois épisodes, tandis que dans « Sherlock », on varie le coupable (hormis avec l’ami Moriarty).

À propos de la série « Sherlock »… En voyant la tête des acteurs de « Whitechapel », j’ai reconnu le chauffeur de taxi, Jefferson Hope, qui jouait dans l’épisode 1 de la saison 1. Phil Davis, de son vrai nom, reconnaissable à ses dents de devant.

Générique… Ça commence fort : une homme dans les ruelles sombres, des coupures de presse semblant dater de 1888, les photos des victimes du tueur de Whitechapel, le très connu nom de « Mitre square » (Catherine Eddowes, la présumée quatrième victime y fut retrouvée)…

Musique entrainante et qui vous fait comprendre que vous n’aurez pas affaire à un film style « Le gendarme de Saint-Tropez ».

Premières minutes de visionnage : Incendie… policiers qui contiennent les curieux et les casseurs, des pompiers en train de circoncire le feu, heu, de circonscrire l’incendie.

Une fliquette rentre chez elle, satisfaite du devoir accompli, une mystérieuse silhouette la suit…

Un râle, sorte de glougloutement, se fait entendre dans le fond de la nuit, ou plutôt, d’une arrière-cour : une femme y est allongée et si elle respire en glougloutant, c’est dû au fait que sa gorge est tranchée.

Appelant les secours, la policière manquera de se faire  une crise cardiaque maison ou des traces de freinages car elle aperçoit une silhouette munie d’un couteau en train de les mater.

Le décor est planté !!

On change de décor pour retrouver un bôgosse bien fringué, genre celui qu’on aimerait croiser au coin d’une ruelle sombre pour le violer… Rien à dire, il a la claaaasse, monsieur Joseph Chandler (Rupert Penry-Jones)…

Le voici nommé à la tête du commissariat de Whitechapel. Il plonge dans le bain de suite puisqu’un meurtre a eu lieu… Oui, la gorge tranchée !

Pas facile pour cet homme de se faire accepter par les autres policiers qu’il aura sous ses ordres, surtout quand on devient blanc devant un corps et qu’on a plus une tête d’un bureaucrate que d’homme de terrain !

Lorsqu’on est un jeune loup plein d’avenir et qu’on tire toute son expérience de ses seules lectures… Oui, on est un bureaucrate ! Hum, pas évident dans ce cas-là.

Le vieux Sergent Ray Miles (Phil Davis) et ses hommes ne vont pas lui simplifier la vie. Eux, se sont des hommes de terrain, des vrais.

Pour corser le tout, môsieur le capitaine Joseph Chandler a des TOC : se lave quatre fois les mains, aligne son bic parallèlement à son GSM, le tout perpendiculaire au méridien de Greenwich, sans doute.

L’avantage des séries anglaises, c’est que les policiers de leurs séries n’ont rien de super flics qui savent tout, genre Gil Grissom (Experts Las Végas), ou la froideur d’un Horatio Caine (Experts Miami).

Non, ici, ils sont humains, avec leurs défauts, leurs qualités. Ils sont mal fringués, ils ont du bide, boivent des boissons sucrées et alcoolisées, mangent des crasses et, horreur, ne doivent se laver qu’une fois tout les premiers dimanches du mois (uniquement les mois de 30 jours) !

Dans leurs locaux, ça y pue le fauve, ça sent le rance et l’oignon sous les bras. Ça rote, ça pète et ça fiche le camp une fois l’heure arrivée.

Alors, quand le patron qu’ils n’aiment pas trop leur gueule dessus pour l’odeur d’écurie, le bordel et la malbouffe, ça n’aide pas les choses !

Quand un ripperologue tente de les convaincre qu’ils sont face à un copycat de l’Éventreur de 1888, les policiers rigolent, surtout quand leur patron croit le ripperologue et leur parle d’un autre Éventreur.

Buchan, le ripperologue est un petit bonhomme pathétique, un vrai spécialiste de l’Éventreur qui fait chaque soir visiter les lieux des meurtres de 1888 à  des touristes. De plus, il a écrit un bouquin sur-documenté que j’aimerais bien avoir. Un homme qui a dédié sa vie à un meurtrier sans être pour autant fasciné par lui. Non, ce qu’il aurait voulu, c’est l’arrêter.

L’avantage pour moi, c’est d’avoir bossé sur les meurtres de 1888 AVANT de voir cette série, ce qui m’a permis d’avoir une longueur d’avance par rapport à un téléspectateur qui n’y connaîtrait rien : dès l’incendie du 31 août, j’avais compris…

Tout est bien respecté dans la série : les meurtres, dont les deux dont on pense qu’ils sont de Jack mais dont on n’est pas sûr – Martha Tabram et Emma Smith – les descriptions des suspects, les lieux (approximatif, certains n’existant plus), le tablier de cuir, la lettre…

C’est vraiment l’enquête de l’Éventreur transposée en 2008 ! Un peu à la manière de « Sherlock » à la BBC.

Le tout sur un tempo qui ne laisse pas beaucoup de place à l’ennui !

D’ailleurs, l’ennui ne sera jamais présent durant mon visionnage de la première saison.

Ça bouge, ça enquête, ça s’engueule, ils partent dans tous les sens, les policiers ne croyant pas au début à un copycat de 1888 et se gaussant du fait que leur jeune patron leur donne à lire des romans parlant du tueur de Whitechapel !

Les fausses pistes se suivent, on arrête un peu tout le monde, on suspecte tout le monde et à la fin, on se prend un coup de pied dans le cul monumental !

Durant tout mon visionnage de la première saison, j’avais vraiment l’impression d’être avec les flics car on s’attache très vite à eux, à leur grande gueule et leurs méthodes un peu borderline. Même les seconds rôles sont réussi, je pense à notre Éventrologue, Edward Buchan.

Malgré tout, ils évolueront tous, certains mettant de l’eau dans leur vin et d’autres en potassant les manuels de science criminelle.

Trois épisodes et une sacré évolution dans les personnages.

Pour moi, cette série est une véritable réussite !

Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine et au « Mois anglais III » chez Titine et Lou.

CHALLENGE - Embarquez pour Mois anglais

[Série] The Mentalist : une série qui vous ausculte les pensées

The Mentalist est une série télévisée américaine créée par Bruno Heller et diffusée depuis le 23 septembre 2008 sur le réseau CBS.

Mentalist… C’est quoi ce truc ? C’est « Quelqu’un utilisant l’acuité mentale, l’hypnose et/ou la suggestion… Maître dans l’art de manipuler la pensée et le comportement ».

Un mentaliste peut donc utiliser diverses méthodes telles que l’illusionnisme, la lecture à froid, l’hypnose ou encore la psychologie.


Synopsis de la série :
L’unité des crimes majeurs du California Bureau of Investigation (CBI), dirigée par Teresa Lisbon, enquête sur des crimes, avec la collaboration de Patrick Jane, consultant pour le CBI, utilisant ses facultés de mentalisme.

Patrick Jane dispose d’un sens très fin de la psychologie et de son mental (lecture froide, hypnose, etc). Il ne s’agit pas d’un pouvoir car il a aussi été prestidigitateur. Sa carrière de voyant lui a également permis d’acquérir des connaissances pointues en matière d’analyse psychomotrice. Tous ses talents rassemblés lui permettent d’être plus précisément un mentaliste, ce qui lui vaut d’être également un manipulateur très efficace pour résoudre les enquêtes.

Cependant, c’est sur le cas particulier de John le Rouge (Red John), un tueur en série qui signe toujours ses meurtres par un smiley dessiné avec le sang de ses victimes sur les murs, que se centre leur attention. John le Rouge a tué la femme et la fille de Patrick Jane, qui autrefois se faisait passer pour un médium et s’était moqué du tueur…

Acteurs principaux :
Simon Baker  : Patrick Jane (V.F : Thierry Ragueneau)
Robin Tunney  : Teresa Lisbon (V.F : Cathy Diraison)
Tim Kang : Kimball Cho (V.F : Stéphane Pouplard)
Owain Yeoman  : Wayne Rigsby (V.F : Thibaut Belfodil)
Amanda Righetti  : Grace Van Pelt (V.F : Stéphanie Lafforgue)


Pour tout vous avouer, lorsque cette série a commencé à être diffusée, je ne l’ai pas regardée. Pourquoi ? Pas envie, tout simplement… Ne me demandez pas pourquoi car le pitch était plus qu’intéressant. Manque de temps, une fois de plus et puis, on y pense plus.

Et puis, un soir, alors qu’il n’y avait rien à la télé (Comme d’habitude), je suis tombée sur un épisode de la saison 4 au cours d’un zapping. Pourquoi pas ?

C’est là que le charme a opéré. Non seulement j’ai regardé l’épisode, mais je me suis surprise à apprécier la série puisque j’ai regardé l’épisode suivant, diffusé à la suite de l’autre et que la semaine suivante, j’étais fidèle à mon poste…

Mais bon, j’avais pris le train en cours de route et il me manquait beaucoup de choses.

En parfaite petite pirate que je suis, j’ai téléch…. Heu, j’ai acquis la première saison et je l’ai visionnée avec un certain plaisir, pour ne pas dire un plaisir certain.

La Première Chaîne Belge (RTBF) diffuse en ce moment la saison 5 tous les jeudis et, bien qu’ayant raté quelques épisodes, je la visionne tout en continuant de découvrir la première saison sur mon PC.

Ici, je me contenterai de vous parler de la saison 1 en général, sans développer une critique pointue pour chaque épisode.

– Alors, docteur Belette, votre diagnostique ? Point de vue des personnages… Du héros principal, Patrick Jane ?

– Je dois vous avouer que Patrick Jane, le « mentalist », est mignon à croquer et que je commettrais bien le péché de chair avec lui. Ce joli blondinet a un sourire qui me fait fondre, je le croquerais bien tout cru en hurlant « Patriiiick » tout en arrachant son costume trois pièces avant de me ruer sur son service trois-piè…

– Heu, les lecteurs voudraient peut-être un avis plus professionnel et moins personnel…

– Oh, pardon ! Hors tout fantasmes personnels, j’avoue que le personnage est mystérieux et qu’il est intrigant. Ce bel animal est doté de facultés d’observation et de déduction exceptionnelles, il utilise notamment des techniques de lecture froide ou d’hypnose pour l’interrogatoire d’un témoin, quand ce n’est pas carrément celles du pickpocket ou du cambrioleur qui ouvre toutes les serrures… Ceci afin d’élucider des meurtres. Sous couvert de ses sourires bienveillants, il sonde tout le monde; sous couvert de vous réconforter en vous posant la main sur l’épaule, il vous analyse et vous passe à la moulinette. Ou pire, il vous hypnose afin de vous tirer les vers hors du nez.

Il n’a aucune gêne à vous dire tout haut le résultat de son analyse sur vous. Ses déductions sont parfois holmésiennes car basées sur des détails physiques (des mains de joueur de guitare, par exemple), ou souvent sur des analyses plus intuitives, comme des coups de sondes.

3810caaf881f79d9fa067806e4d94d6c_large

Sa personnalité fait penser à d’autres personnages du petit écran :

  •  Au Dr House pour son ardeur à résoudre le problème;
  •  À l’inspecteur Murdoch (Murdoch Mysteries);
  •  Au Hercule Poirot d’Agatha Christie;
  •  Au héros de la série « Life » (Damian Lewis);
  •  À Monk (tous les deux ont le même don de déduction et leurs femmes ont été assassinées);
  •  Un peu de « Lie to Me »;
  •  Un soupçon du lieutenant Columbo (comme le lieutenant, Jane pose parfois des questions que l’on pourrait croire « à la con », hors, il n’en est rien / Pour le fait que les enquêtes se déroulent dans les milieux huppés et pour sa voiture ancienne et française, une Citroën DS);
  • À la série « Psych » : Enquêteur malgré lui » (série télévisée apparue quelques années avant Mentalist dont le personnage – Shawn Spencer – est consultant pour la police, qui a un talent d’observation très développé pour remarquer tous les détails et qui prétend être médium – une série que je n’aime pas du tout).

De plus, tous les personnages de toutes ces séries ont pour inspiration le personnage de Sherlock Holmes (le Holmes des romans d’Arthur Conan Doyle)  et même Bruno Heller, le créateur de la série, déclare qu’il considère Jane comme le nouveau Sherlock Holmes.

The Mentalist s’est aussi inspirée du célèbre ouvrage du père du roman policier français, Émile Gaboriau, intitulé « L’Affaire Lerouge » dont l’adaptation télévisée avait été diffusée par la Société Radio-Canada entre 1964 et 1965 (ces infos là viennent du Net).

De plus, Patrick Jane a de multiples talents, dont celui de pouvoir compter les cartes dans un Casino et de contrôler les dés pour faire 6/6 à chaque lancé.

Pour ce qui est des interrogatoires ou des questions à poser aux témoins ou à la famille, Patrick ne met pas de gants, il leur rentre dans le lard et est bien souvent odieux, mais au contraire du docteur House, il le fait avec le sourire.

Au sein de l’équipe, Jane est très à l’aise et apporte une aide précieuse dans chaque affaire, malgré ses excentricités. Ses collègues le suivent souvent des ses excentricités, en soupirant, mais ils le suivent.

Toujours élégant, le sourire ravageur et charmeur, rempli d’idées loufoques qui payent…

Cependant, derrière son assurance apparente, il se sent responsable de la mort de sa famille et ne poursuit qu’un but : parvenir un jour à retrouver la trace de John le Rouge pour le tuer.

Les scénaristes nous le montrent aussi parfois avec les larmes aux yeux, avant qu’il ne se reprenne très vite. On sent la faille sous la carapace.

Ce que j’apprécie aussi, c’est que les scénaristes ne jouent pas sur une relation sentimentale avec son chef, Teresa Lisbon. On ne sent pas qu’elle le regarde avec des yeux d’amoureuse transie et, ma foi,  je serais contre une relation entre eux deux.

Sans oublier que notre Mentalist est un grand buveur de thé… Il a même un charme soo british, je trouve…

Agent-Teresa-Lisbon-The-Mentalist-tv-female-characters-15317910-682-1024En ce qui concerne le personnage de la « chef » du CBI – Teresa Lisbon – il est plus que bien campé.

Loin d’être une cruche, c’est une jeune femme autoritaire, attachée aux règles et aux procédures, mince et athlétique, parfois agacée par le comportement de Jane et ses méthodes peu conventionnelles.

Elle respecte la loi, elle, ce qui tout le contraire de Patrick.

Cependant elle a constaté que les analyses de celui-ci étaient pertinentes et c’est à cause de cela qu’elle a pris la décision de l’emmener avec elle sur le terrain.

Elle est le garde-fou de Jane et fait de son mieux pour l’empêcher de faire des folies, mais ce n’est pas demain la veille que Patrick Jane va obéir, ce qui fait qu’elle est régulièrement obligée de le couvrir auprès de son supérieur hiérarchique.

Lisbon et Jane forment un duo de charme : c’est un duo professionnel et efficace.

Pas de roucoulades entre eux et c’est tant mieux. Lisbon est souvent caustique avec Patrick et n’hésite pas à lui envoyer des piques.

Souvent il lui fait hausser les sourcils ou soupirer d’exaspération… Tout comme le directeur du CBI, monsieur Minelli.

Lisbon a sous ses ordres trois agents : Kimball Cho, Wayne Rigsby et Grace Van Pelt.

Ce sont des personnages auxquels je me suis vite attachée. Ils ont beau avoir regardé Patrick comme une bête de foire au départ, ils ont vite compris qu’il était utile dans la résolution de leurs affaires criminelles.

Wayne Rigsby a une carrure imposante mais c’est une personne aimable et attachante.

Dès l’arrivée de la nouvelle recrue – Grace Van Pelt – il est sous le charme de cette belle grande rousse.

Mais, grand timide, il n’ose pas lui avouer ses sentiments, se montrant souvent gêné et maladroit avec elle. Un malaise qui amuse beaucoup ses coéquipiers, tout particulièrement Jane.

******

Kimball Cho est l’inspecteur le plus discret de l’équipe. Derrière son calme apparent, il sait se montrer acerbe et caustique.

Fin stratège et pédagogue, c’est souvent à lui que revient la lourde tâche de mener les interrogatoires.

Il est également celui qui a le plus de recul sur le comportement de Jane et qui semble être le plus amusé par sa personnalité étonnante.

Dans la saison 2, on apprend que non seulement il a fait son curieux en lisant les dossiers de ses collègues (ce qui est interdit), et qu’il a fait partie d’un gang…

*******

mentalist2-grace-van-peltGrace Van Pelt est la nouvelle recrue de l’équipe de Lisbon et spécialisée en informatique, ce qui lui vaut d’être souvent « coincée » au bureau, mais elle rêve d’accompagner plus souvent ses collègues sur le terrain.

Au cours des enquêtes, elle prendra conscience de ce qu’elle ressent pour Rigsby.

Prudente, elle jouera à celle qui ne s’en rend pas compte, ne souhaitant pas être entraînée dans une histoire sentimentale avec un collègue de bureau.

C’est une jeune femme croyante et sensible au domaine du paranormal, elle s’accroche parfois avec Jane, qu’elle trouve trop rationnel et trop cynique.


Personnages récurrents :
John le Rouge (Red John dans la version originale) est un tueur en série ayant commis près de trente meurtres y compris celui de la femme et la fille de Patrick Jane cinq ans avant qu’il rejoigne le CBI. Il signe tous ses crimes avec un smiley tracé à l’aide du sang et du doigt de sa victime…

Red_John___Wallpaper_by_SpEEdyRoBy


Lors de la visualisation de la saison 1, j’ai donc appris que Patrick Jane se faisait passer autrefois pour un « médium » et profitait de la crédulité des gens pour se faire un max de fric.

Un jour, alors qu’il était interrogé sur John le Rouge, un tueur en série sanguinaire qui signe ses crimes d’un smiley ensanglanté, il le dépeint en lui prêtant de fausses caractéristiques et en se moquant de lui.

Ne jamais se moquer publiquement d’un serial-killer : celui-ci se venge des propos qu’il juge insultants en assassinant la femme et la fille de Jane.

En rentrant chez lui, Jane découvre la situation mais aussi un mot du tueur épinglé sur la porte, le prévenant qu’il n’aurait pas dû se moquer de lui et de par son acte barbare, il lui prouve le sérieux de ses actes.

Sa vie vient de basculer et c’est ce qui l’a décidé à devenir consultant pour le CBI sous la responsabilité de Teresa Lisbon afin de se servir de ses dons pour aider la police et traquer les criminels dans des affaires de meurtres.

Dans un épisode, nous apprendrons aussi que Patrick a été interné dans un hôpital psychiatrique.

Les scénarios des épisodes sont de factures classique, pas toujours de coups de pied dans les fesses au final mais ils sont plaisants et j’ai réussi à découvrir quelques coupables.

S’ils ne possèdent pas de preuves concluantes pour inculper un coupable, Jane n’hésite jamais à piéger le (la) coupable. Tout son talent se trouve dans les mises en scène des pièges. Je vous avoue que pour certains épisodes, je n’avais pas vu venir le piège et j’avais marché à fond dedans.

La série a de l’humour, pas d’éclat de rire, mais certaines réparties m’ont fait pousser des éclats de rire tant c’était bien répondu.

J’ai apprécié aussi que John Le Rouge ne soit pas cité dans tous les épisodes, mais juste de temps en temps.

Le final de la première saison est un cliffhanger pour la suivante, Patrick étant passé à peu de mètres du fameux John Le Rouge…

En bref, une série sympa et agréable à suivre, sans se prendre la tête, elle me détend bien et la personnalité de Patrick Jane y est pour beaucoup. Il est aussi hors-norme qu’un docteur House (mais en version souriante et aimable) ou qu’un Sherlock Holmes puisque s’il ne peut plus travailler au CBI et résoudre des enquêtes, il n’a plus de but dans la vie.

On se doute aussi que Patrick est surtout là pour traquer le serial-killer et le descendre s’il a la  chance de l’avoir devant lui. C’est son Moriarty à lui et John apprécie que Patrick soit à le pister, ça doit lui changer son ordinaire.

Ce fait, je l’ai surtout compris lors du visionnage d’une partie de la saison 2… Le dossier Red John avait été retiré à l’équipe de Lisbon et confié à celle de Sam Bosco. Je ne dirai rien de plus, hormis que j’avais compris le pourquoi de certaines choses arrivées au sein du CBI.

La série se laisse regarder avec plaisir.

Petits clins d’œil :
Comme je le signalais plus haut, Patrick Jane roule dans une voiture française : une Citroën DS en hommage à la série Columbo dans laquelle le lieutenant conduit une Peugeot 403.

Dans les deux premières saisons, il s’agit d’un modèle gris de type export provenant des États-Unis (avec phares avant fixes et non-protégés, grilles de climatisation à la place des clignotants avant, ceux-ci étant placés sous le pare-choc, et doubles feux arrières ronds), appartenant à la production de la série.

Dans l’épisode 16 de la Saison 1, lorsque Jane et Van Pelt se retrouvent seuls et discutent, juste après que Van Pelt prononce la phrase : « Voilà la liste de tes clients », il est possible de voir sur l’écran d’ordinateur de cette dernière, divers noms, dont ceux de : Kenny King, James Dean, Rob Johnson, Don Goodman, Allan Davis ou encore Megan Fox. Il y apparaît aussi le nom de nombreux assistants et autres « travailleurs de l’ombre » de la série non-crédités au générique de Mentalist.

Idem dans l’épisode 16 de la Saison 3 : alors que Jane demande à l’expert des empreintes digitales du CBI s’il a identifié l’empreinte qui correspondait à celle trouvée sur les lieux du crime, celui-ci lui répond que n’étant pas David Caruso (interprète de Horatio Caine dans la série Les Experts : Miami) cela devrait prendre plus de temps.