[SÉRIES] Grantchester – Saison 3 – La série qui me donne envie de voir le petit Jésus du beau pasteur

Grantchester est une série télévisée policière britannique tirée de la suite littéraire anglaise Les Mystères de Grantchester (The Grantchester Mysteries) écrite par James Runcie, et diffusée depuis le 6 octobre 2014 sur ITV.

La série se déroule au cours des années 1950, dans le village de Grantchester, voisin de Cambridge, dans le Cambridgeshire où le Révérend Sidney Chambers (pasteur anglican interprété par James Norton) développe une activité secondaire d’investigation — avec l’aide initialement réticente de l’inspecteur Geordie Keating (interprété par Robson Green).

La première saison de la série est fondée sur les histoires du premier livre, Sidney Chambers et l’Ombre de la Mort (Sydney Chambers and the Shadow of Death).

Scénariste : Daisy Goulam

  1. Nos enfants chéris (Episode 1), (réalisation Tim Fywell)
  2. Les liaisons clandestines (Episode 2), (réalisation Tim Fywell)
  3. Ici et maintenant (Episode 3), (réalisation Rébecca Gatward)
  4. Amours contrariés (Episode 4), (réalisation Rébecca Gatward)
  5. Une envie de liberté (Episode 5), (réalisation Rob Evans)
  6. L’heure des choix (Episode 6), (réalisation Rébecca Gatward)

Ce que j’en ai pensé :
Dieu que j’aimerais que tu m’envoies pareil vicaire dans ma paroisse ! Je serais une des plus assidues à l’église, me confessant sans cesse… Hein ? Pas de confession chez les anglicans ? Mais je vais me faire anglicane, moi !

À condition que James Norton continue de jouer les vicaires beaux comme le diable, mais là, paraît que c’est loupé parce que le sexy vicaire arrête le rôle. De quoi perdre ma Foi toute nouvelle.

Enfin, avant de pleurer la perte de mon chéri, parlons du plaisir que j’ai eu de replonger dans cette série, pour cette 3ème saison.

Toujours des enquêtes intéressantes, bourrée de mystères et de coupables en tout genre, ajoutons à cela des tas d’interrogations de la part de nos deux curés, le blond Sidney Chambers, le brun Leonard Finch ainsi que l’inspecteur  Geordie Keating.

Si certains se laisseront aller au jeu de l’amour, succombant à l’appel des sirènes, d’autres tenteront de renier leur envies première puisque jugée abjecte à cette époque.

Il faut dire aussi qu’en ces temps-là, le divorce était mal vu, toujours aux torts de madame et un curé avec une femme séparée et père d’un enfant, ça fait tout aussi mauvais genre que deux hommes ensemble. Faut rentrer dans le moule, pour ne pas dire dans « la moule »…

Bref, tout le monde doute, tout le monde veut franchir le cap, mais… Que dis-je c’est un cap ? Mais c’est une péninsule qu’ils vont devoir franchir !

Il y a un choix à faire, messieurs et le tout sera de savoir si celui que vous ferez sera le bon ou pas… Ni à qui vous ferez de la peine… Et comme choisir c’est mourir un peu, quoique vous fassiez, il y aura des pleurs et des grincements de dents.

Faire des choix, oui, mais faut avancer tout en résolvant des enquêtes et en courant après l’argent disparu de la logeuse, Mrs Maguire qui mènera Sidney dans un milieu étrange bourré de faux-semblants où le mari de sa logeuse vit, lui que l’on pensait mort.

Niveau faux-semblants et hypocrisie, l’Église en est bourrée aussi et Sidney se pose de plus en plus de questions sur cette institution qui juge fort vite, qui ne tolère pas le moindre pas sur le côté, alors que tout le monde sait que l’Homme est pécheur et qu’une vie dans péché est impossible.

Un personnage qui m’a le plus ému, c’est Leonard. Ses questions et ses doutes sont aussi grand que ceux du beau Sidney, mais il émane de lui une telle douceur, une telle bonté, une telle timidité que le voir souffrir est un crève-cœur.

Il est un pilier indispensable à la série, tout comme leur logeuse, Mrs Maguire, qui a bien évolué depuis le premier épisode ! Sous sa carapace dure, un cœur bat. Mais elle reste toujours aussi bigote, la preuve de l’autorité de l’Église à cette époque.

Anybref, cette saison 3 bouge, on ne reste pas tranquille dans ses pantoufles, on avalera son thé de travers, tout le monde souffrira, et nous avec. Tout le monde se posera aussi des questions et se remettra en question, parce que si on reproche à l’un son infidélité, faut aussi savoir se faire reprocher son aventure avec une mère de famille séparée de son mari…

On ne s’emmerde pas et j’apprécie que les personnages aient leurs fêlures, leurs blessures, leurs faiblesses, sans pour autant virer méchant ou que les autres soient des personnages sans saveur, fades ou totalement hors sujet.

Quand au final, il est bourré d’intenses émotions sans oublier une saloperie de cliffhanger de la mort qui tue.

Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

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[SÉRIES] Grantchester – Saison 2 – La série qui me donne envie de me mettre à genoux devant le beau pasteur

Grantchester est une série télévisée policière britannique tirée de la suite littéraire anglaise Les Mystères de Grantchester (The Grantchester Mysteries) écrite par James Runcie, et diffusée depuis le 6 octobre 2014 sur ITV.

La série se déroule au cours des années 1950, dans le village de Grantchester, voisin de Cambridge, dans le Cambridgeshire où le Révérend Sidney Chambers (pasteur anglican interprété par James Norton) développe une activité secondaire d’investigation — avec l’aide initialement réticente de l’inspecteur Geordie Keating (interprété par Robson Green).

La première saison de la série est fondée sur les histoires du premier livre, Sidney Chambers et l’Ombre de la Mort (Sydney Chambers and the Shadow of Death).

Ce que j’en ai pensé :
Cette saison 2 était vachement prenante avec ce meurtre d’une jeune fille à élucider et le fil rouge que les conséquences de ce meurtre vont générer durant toute la saison, avec en apothéose, un final hautement émouvant.

Je l’ai déjà dit, en ce qui concerne la peine de mort, j’ai toujours été le cul entre deux chaises et je sais que des événements antérieurs avec les assassinats de jeunes ados ont relancé les polémiques sur les prédateurs remis en liberté.

Mais dans le cas de cette saison, le coupable n’est pas un prédateur, ce n’est pas une personne qui récidivera, mais la corde risque tout de même de lui servir de dernier ornement avant la mort.

Il sera des plus intéressants de suivre les deux points de vue opposés de notre sexy beau prête (Sidney Chambers) et de son ami l’inspecteur Geordie Keating ! Pas besoin de vous faire un dessin pour vous dire dans quel camp chacun se trouve.

Là où les scénaristes ont été intelligents, c’est en poussant l’étude plus loin, du côté des familles respectives (celle de la morte, celle de la personne coupable) et des cancans qui ne manqueront pas de naître dans le village.

Entre tous ces sujets des plus sérieux, nous aurons aussi notre Geordie Keating qui ne trouve rien de mieux que de se mettre en chasse afin de trouver l’épouse parfaite pour son beau curé d’ami, alors que notre beau blond n’aime que son amie d’enfance, Amanda, qu’il n’a pas épousé, l’enfoiré de sa mère !! Et qui maintenant, en chie des barres qu’elle ait épousé un autre.

Fatalement, elle n’attendait que lui et lui était marié à Dieu, le bête type. Elle a donc dû se résoudre à aller chercher son bonheur avec un autre crucifix.

Quant à notre Leonard, le collègue de Sidney, il aurait aimé tâter le crucifix d’un photographe, mais vous savez comme moi qu’en ces temps-là, cela ne se faisait pas ! Un Leonard tout en tendresse, finesse, questionnements…

Entre tous ces petites choses, nous aurons aussi des enquêtes à mener et des bières à aller boire au pub du coin afin de se régénérer.

Une saison tout en finesse, tout en profondeur, tout en émotion et oui, mes larmes ont coulées car putain, que la fin était z’émouvante.

Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

[SÉRIES] The Durrells – Saison 1 – La série qui ensoleille ta journée

La Folle Aventure des Durrell (The Durrells, aux États-Unis The Durrells in Corfu) est une série britannique créée en 2016 d’après les livres autobiographiques de Gerald Durrell, frère du romancier Lawrence Durrell, sur son enfance à Corfou.

Synopsis :
En 1935, la famille Durrell s’ennuie à Bournemouth. Tous sont des anticonformistes. Louisa Durrell, veuve, se tourne de plus en plus vers l’alcool.

Son second fils, Leslie, ne pense qu’aux armes à feu, sa fille Margo passe pour une idiote, et le petit dernier, Gerry, passionné par les animaux, ne s’intègre pas au système scolaire anglais.

Le fils aîné, l’aspirant écrivain Larry, leur propose d’aller s’installer sur l’île grecque de Corfou, où ils pourront reprendre un nouveau départ loin de la pluvieuse Angleterre.

Dès leur arrivée, ils sont accueillis par un chauffeur de taxi anglophile, Spiros. Il les aide à trouver une maison à louer, et une femme de ménage, Lugaretzia.

À la découverte des animaux de l’île, Gerry fait la connaissance d’un biologiste qui devient son ami, Theo Stephanides. Leslie tombe amoureux d’une fille de l’île, Alexia.

Margo prend des bains de soleil, et Larry, persuadé de son propre génie, travaille d’arrache-pied à ses écrits.

Distribution :

  • Keeley Hawes : Louisa Durrell
  • Josh O’Connor : Lawrence Durrell
  • Milo Parker : Gerald Durrell
  • Daisy Waterstone : Margo Durrell
  • Callum Woodhouse : Leslie Durrell
  • Alexis Georgoulis : Spiros Halikiopoulos
  • Yorgos Karamihos : Theo Stephanides
  • Anna Savva : Lugaretzia
  • Lucy Black : Florence Petridis
  • Ulric von der Esch : Sven

Ce que j’en ai pensé :
Cette série, c’est comme du soleil dans votre télé ou votre PC (tout dépend du support), c’est de la joie et de la bonne humeur dans votre journée, du stress évité et, par la sociale sécurité, cela devrait être remboursé !

Imaginez une famille anglaise qui, dans les années 30, tire le diable pas la queue pour tenter de faire vivre sa famille.

Louisa Durrell est une veuve, mère de 4 enfants terribles : Lawrence aspirant écrivain qui est le pire agent immobilier, Leslie qui un fou des armes à feu, Margaret, une fille un peu bête et Gerald, le petit dernier qui n’aime que les bêtes.

Ajoutez à cela un truc de fou : tout laisser tomber et partir vivre à Corfou parce que la misère est moins pénible au soleil.

Le pire, c’est que c’est une histoire vraie ! Oui, je vous jure. « La Folle Aventure des Durrell », série de six épisodes, est tirée de Trilogie de Corfou, de Gerald Durrell (le petit garçon dans la série).

Cela faisait longtemps que j’avais cette série qui prenait la poussière dans mon DD et je me demande encore pourquoi j’ai fait autant trainer les choses !

Ce qui fait le succès de la série, c’est tout d’abord des personnages hautement sympathiques, même si on a souvent envie de leur botter le cul lorsqu’on les voit oisifs alors que leur mère trime (z’auraient vu, avec ma mère à leur cul, comment ils auraient bossé) pour rendre la maison, une ruine, habitable.

Ajoutons à cela un décor de rêve et d’autres personnages hauts en couleur, dont un beau fermier suédois avec lequel on aurait envie de se rouler dans les prés et un grec anglophile, possesseur de la seule voiture de l’ile, sorte de grande gueule prête à vous rendre service et une servante grecque toute habillée de noir.

Le beau suédois craquant…

Les six épisodes sont de véritables petits bijoux à regarder, à savourer tant par leurs dialogues que par leurs scénarios.

Ici, on ne nous filme pas un épisode juste pour le plaisir de flâner dans les beaux décors, non, on a le soucis du détail, du rythme.

Le ton est caustique, second degré, parfois bienveillant et certains pourraient râler en disant que tout se termine toujours bien, mais moi je dis que les aventures de cette drôle de tribu valent la peine d’être vue parce que c’est drôle, que ça fait du bien au moral et que c’est intelligent aussi.

Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

[SÉRIES] Broadchurch – Saison 3 – La série qui te scotche à l’écran

La troisième et ultime saison de Broadchurch, la série policière britannique, revient au très haut niveau de la toute première.

Synopsis

Trois ans ont passé depuis la mort de Danny Latimer et le procès de XXXXXX, qui l’a vu ressortir libre. Alec Hardy et Ellie Miller ont une nouvelle affaire : Patricia Winterman a été violée lors d’une soirée et les premiers éléments indiquent qu’un prédateur sexuel est dans les environs de Broadchurch.

Distribution :

  • David Tennant : le capitaine Alec Hardy
  • Olivia Colman : le lieutenant Ellie Miller
  • Jodie Whittaker : Beth Latimer
  • Andrew Buchan : Mark Latimer
  • Adam Wilson : Tom Miller
  • Charlotte Beaumont : Chloe Latimer
  • Arthur Darvill : le révérend Paul Coates
  • Joe Sims : Nigel Carter
  • Carolyn Pickles : Maggie Radcliffe
  • Julie Hesmondhalgh : Patricia « Trish » Winterman
  • Georgina Campbel : inspecteur Katie Harford

Ce que j’en ai pensé :
Exit le meurtre d’un enfant, exit le procès du coupable (no spolier)…

Mais qu’allaient-ils donc pouvoir nous proposer, les scénaristes de l’excellente série pour cette troisième saison ??

Pas un crime banal… Pas de crime du tout, même. Je ne sais si c’est pire ou mieux, mais ce sera le viol d’une cinquantenaire, Patricia « Trish » Winterman.

Enfin, la dame affirme avoir été frappée, ligotée et violée. Mais il y a des zones d’ombre dans ce qu’elle leur raconte, d’ailleurs, il y a des tas de zones d’ombres dans beaucoup des récits des participants à la fête des 50 ans de son amie et collègue, Cath Atwood, là où Trish dit avoir été agressée.

D’entrée de jeu, on est scotché devant l’actrice qui joue le rôle (Julie Hesmondhalgh) tant elle semble le vivre. Sa détresse est palpable, ses hésitations aussi, l’actrice est criante de vérité et notre seul souhait serait de la voir surmonter cette épreuve tant on est dedans à fond.

Si en plus d’avoir le poids des dialogues et le choc des images s’explique par le fait que le créateur de la série, Chris Chibnall, a travaillé avec des associations d’aide aux victimes de violences sexuelles pour nourrir son intrigue. Il a sans doute dû bien diriger l’actrice, mais rien n’aurait été possible si Julie Hesmondhalgh/Patricia « Trish » Winterman avait été une actrice de piètre qualité.

L’actrice n’a pas un sex-appeal prégnant, ce n’est pas une bombasse, mais elle dégage quelque chose de fort, de profond et on aimerait être sa copine, l’avoir parmi nos connaissances.

Non, jamais on ne pourra reprocher à la série d’avoir engagé des acteurs de seconde zone car tous sont tout à fait à leur place dans leur rôle, que ce soit la victime, son entourage, notre duo de policiers ou les parents Latimer, ceux qui ont perdu leur gamin dans la saison et qui tentent de se reconstruire.

Le duo des détectives DS Ellie Miller/DI Alec Hardy (Olivia Colman et David Tennant) gagne en épaisseur, ils se complètent, les piques du début sont moins présentes, ils se connaissent, se font confiance.

Pour le capitaine (DI) Alec Hardy, on a même un grand changement puisqu’il a sa fille chez lui, ce qui nous donnera aussi des petites scènes d’un père qui ne comprend pas ce qui arrive à sa fille, mais qui aura un face-à-face des plus virulents en paroles avec certains.

D’un autre côté, en marge de leur enquête sur l’existence d’un violeur en série dans leur petite ville balnéaire, nous retrouvons le couple formé de Beth Latimer et de Mark Latimer, les parents du petit Danny.

Les scénaristes ont bien fait de les inclure dans la saison 3 car avoir de leur nouvelles était nécessaire, afin de voir comment ils survivaient à la perte de leur gamin. Si Beth a trouvé une manière d’oublier en aidant les victimes, son mari, Mark, est hanté par des désirs de vengeance.

Dans ces petits apartés, on a aussi gagné en intensité et niveau émotions, on s’en prendra plein la gueule.

Là, je dis bravo aux scénaristes d’avoir su développer des petites histoires dans l’enquête, orchestrant cela avec brio (avec qui ?), car tous ces destins que l’on retrouve en filigranes forment un grand récit de la vie de cette station balnéaire dont on aimerait fouler le sable.

Anybref, une putain de super série, avec des scénarios bétons, des acteurs qui savent devenir leur personnage, avec de la profondeur, des émotions, de la logique, du suspense et une étude du comportement humain tel qu’il est réellement.

Je vous le dis, on ne se croirait pas dans une série, mais dans une émission de télé-réalité qui se pencherait sur les victimes du viol et filmerait, à leur insu, leur entourage, une fois qu’ils sont au courant.

Si au départ on plaint la victime, on ne tarde jamais à murmurer que tout compte fait, elle l’avait bien cherché à force de flirter ou de boire… (je précise pour une certaine personne et les autres à venir que ce paragraphe fait référence à ce que les personnages de la série pensent, pas à ce que moi je pense ! Obligée de noter cette petite parenthèse parce qu’une bouchée du cerveau n’a pas compris !).

Le comportement humain sans fards…

Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

 

[SÉRIES] Columbo – Saison 4 / Épisode 4 – Eaux troubles

Dans mon article précédent sur le lieutenant Columbo, j’avais oublié de citer un épisode que j’adore aussi « Eaux troubles » (Troubled Waters) et qui me fait penser à « Mort sur le Nil » d’Agatha Christie car nous avons un blessé à l’infirmerie, et donc, incapable de commettre un crime. L’alibi parfait, non ?

Le plaisir de cet épisode est que madame Columbo a gagné une croisière sur un somptueux bateau, pardon, un navire, et donc, nous allons nous transformer en arpenteur de coursives, cherchant soit « sa femme », ou menant l’enquête, les cheveux au vent.

Dans cet épisode, on peut reconnaître John Steed, celui de la série Chapeau melon et bottes de cuir (The Avengers), enfin, je veux dire Patrick Macnee, ainsi que Robert Vaughn (Les Sept Mercenaires) et Bernard Fox qui jouait le rôle du Détective en chef William Durk lorsque notre lieutenant à l’imper froissé était à Scotland Yard, ainsi que le Dr Watson aux côtés de Stewart Granger dans un « Hound of the Baskervilles », téléfilm de 1972.

Columbo sur un navire, ça vaut son pesant de canots de sauvetage ! Columbo face à un corps mort (pour des cormorans), ça donne un visage pâle et une envie de vomir, car notre policier ingénieux n’aime jamais voir des corps.

Du côté des officiers officiant sur le navire, on le regarde bizarrement car pour eux, pas de doute, c’est Lloyd Harrington, le pianiste qui a tué Rosanna Wales, la chanteuse de leur groupe puisqu’elle ne voulait plus de lui. Tout le désigne !

Mais Columbo, lui, il a une autre piste, celle de la plume d’un coussin trouvée à l’infirmerie et de suite, il discute avec le malade, Hyden Dansigger (Robert Vaughn).

Encore un bon moment passé parce que cela faisait longtemps que je ne l’avais plus vu et que je ne me souvenais plus du tout comment notre lieutenant au cigare allait faire pour démasquer le coupable.

Pourtant, cet épisode là, en plus de l’avoir vu de nombreuses fois, je l’avais lu, aussi, parce qu’il faisait partie des épisodes mis en roman.

[SÉRIE] Ripper Street – Saison 5 – La série qui arrêtera d’éventrer après cette ultime saison

Si Ripper Street n’a pas été renouvelée pour une saison 6, la série de Richard Warlow promet de se terminer sur un bang au vu de la bande-annonce que vient de mettre en ligne Amazon UK.

Le service de vidéo à la demande a confirmé que cette ultime saison raconterait une seule et unique histoire, avec nos héros en fuite, forcés de travailler en dehors de la loi alors qu’ils poursuivent le plus insidieux ennemi qu’ils ont rencontré à ce jour.

La décision de mettre un terme à Ripper Street fut par ailleurs créative, selon les dires du créateur.

Ce dernier a insisté sur le fait que tout le monde était d’accord pour arrêter le show, personne ne voulant voir la Division H passait le cap de 1900.

Ripper Street arrive alors à une fin naturelle, qu’elle n’a par ailleurs pas failli obtenir lorsque BBC One a annulé la série au bout de sa saison 2.

Elle fut donc sauvée par Amazon qui proposera ainsi la cinquième et dernière saison à partir du mercredi 12 octobre 2016.

Ce que j’en ai pensé : 
J’avais pensé que la saison 4 serait la dernière, mais dans les épisodes 5 et 6, j’avais bien senti qu’il était impossible de la clore sans une autre saison en plus.

Surtout que l’épisode final de la saison 4 était horriblement bourré de suspense et de sang.

Mais comment ont-ils osé m’enlever ce personnage que j’adorais, moi ??

Mais bon, revenons à nos moutons égorgés… Ou à nos cadavres boulottés par une mâchoire humaine, qui, tel un vampire, leur arrache la gorge et qui, tel le Golem de la légende juive,  tue selon le bon vouloir de celui qui le commande.

Nous savons qui il est, nous connaissons ses protections, son caractère et nous avons envie de l’abattre.

Oui mais… La force de cette dernière saison est de mettre en avant celui qui est le Golem, cette créature humaine qui a plus d’une bête que d’un humain.

Enfin, c’est ce que je pensais avant de passer quelques épisodes avec lui et de me rendre compte que sous cette bête, il y a un humain, un Homme qui aimerait vivre une vie paisible, mais qui a du mal à juguler ses pulsions meurtrières.

Comment en est-il arrivé là ? À cause de la violence des autres Hommes qui ne savent que tuer ou massacrer ce qui est différent d’eux, notamment au niveau de la religion, de la race et les pogroms ne sont pas des actes qui resteront sans traces sur certains de ceux qui les ont subis.

Le Mal prend ses racines très loin et lorsqu’on analyse le pourquoi du comment tout s’est mis en branle, on se dit aussi que si Long Susan n’avait pas voulu voir son fils, si Bennett Draka avait cru son épouse, si elle n’avait pas parlé à LA personne à laquelle il ne fallait pas parler, si nous avions été dans un quartier chic et pas à Whitechapel, et bien, nous ne serions pas dans cette merde !

Un final rempli de suspense et de moments plus calmes, avant que l’enfer ne se déchaîne de nouveau sur nos amis et que tout ne s’effondre autour d’eux.

Une saison qui m’a fait apprécier un personnage que je n’aurais pas dû apprécier car c’est un tueur, mais il a un fond humain, et ça change tout…

Un dernier épisode qui commence fort et se termine plus lentement, un épisode qui clôt le tout, qui revient en partie sur les évènements de 1888 aux travers des souvenirs de Edmund Reid qui a du mal à tourner la page du nouveau siècle qui commence dans les dernières secondes de cet ultime épisode.

Je maudis les scénaristes, par contre, pour un événement qu’ils sont arriver dans les ultimes minutes de cet épisode final et qui n’apportera rien à l’histoire, si ce n’est de nous priver d’un ultime membre de cette équipe de policiers alors qu’il était parti au loin. Un personnage que j’aimais, bande de salauds !!

Une série que j’ai appréciée, adorée, malgré ses quelques petits défauts et qui me manquera.

Mais on ne pouvait pas continuer les enquêtes de la Division H en 1900, elle était trop emblématique de 1888.

Le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

[SÉRIES] La forêt – La série qui ♫ promenons-nous dans les bois, tant que le tueur n’y est pas ♪

La Forêt est une mini-série policière française en 6 épisodes créée par Delinda Jacobs, réalisée par Julius Berg et diffusée, en Belgique, sur La Une du 30 mai au 14 juin 2017 et en France, sur France 3 depuis le 21 novembre 2017.

QUOI ??? Cette série est passée sur une chaîne belge et je l’ai loupée ?? Ok, la téloche et moi, on n’est guère copines depuis quelques années.

Synopsis : 
Quand Jennifer disparaît dans les bois aux alentours du tranquille village de Montfaucon, Océane et Maya, ses deux meilleures amies, semblent d’abord persuadées qu’elle va revenir.

Mais rapidement, les éléments découverts laissent penser qu’il est arrivé quelque chose de grave. Manifestement, Océane et Maya n’ont pas tout dit à propos de la disparition de leur amie. Que savent-elle, qu’elles n’osent pas raconter aux enquêteurs ?

Que penser des indices cryptiques retrouvés dans le cadre des investigations ? Que cache la forêt ?

Pour le lieutenant Musso et le capitaine Decker, le jeu de piste ne fait que commencer…

Distribution : 

  • Suzanne Clément : Virginie Musso
  • Samuel Labarthe : Gaspard Decker
  • Alexia Barlier : Ève Mendel
  • Frédéric Diefenthal : Vincent Musso
  • Patrick Ridremont :  Thierry Rouget
  • Nicolas Marié : Gilles Lopez
  • Martha Canga Antonio : Maya Musso
  • François Neycken : Julien
  • Gilles Vandeweerd : Philippe
  • Mélusine Loveniers : Lola Decker
  • Christian Crahay : Abraham Mendel

Ce que j’en ai pensé : 
♫ Promènes-toi dans les bois, tant que le tueur n’y est pas ♪ Si le tueur y était, il te zigouillerait ♫

Voilà une série que j’ai complètement loupée lors de son passage sur la chaîne Belge de la RTBF et dont j’ai appris l’existence par ma copinaute Anne-Ju la Tordue.

Putain, sa mère, voilà une série qui te tient par la barbichette avec un suspense à couper au couteau et une envie de savoir QUI est le coupable.

Ou comment aller au lit à minuit passé alors que le lendemain, on doit se lever à 6h…

Depuis quelques années, je ne suis plus du tout « séries françaises », hormis quelques unes qui tiennent la route (Capitaine Marleau) et jamais de ma vie je ne vous avouerai que j’ai bouffé avec délices des Julie Lescaut ou des commissaire Navarro !!

Oups ! Revenons à nos moutons, ou à notre forêt des Ardennes françaises qui fleure bon l’endroit où tu n’as pas envie de te balader la nuit.

Par quelques uns de ses côtés, la série m’a fait penser à « Broadcurch », la série anglaise : un nouveau chef qui arrive dans une équipe de gendarmes d’un village ; un village où tout le monde se connait ; tout le monde a ses petits secrets ; la mort d’une ado (un enfant dans la série anglaise).

La comparaison s’arrête là car dans Broadchurch, les petits secrets inavouables des gens étaient plus travaillés et plus pires.

Malgré tout, les personnages de cette série sont tous cohérents, la gendarmette est torturée par la disparition, par le meurtre, les copines de la disparue savent des choses qu’elles ne disent pas, la prof de français est elle aussi tourmentée, et Samuel Labarthe fait du Swan Laurence, mais le rôle de flic lui va comme un gant et il est moins hautain à la fin qu’au début.

Un personnage qui m’a énervé au départ, c’est Virginie Musso, la gendarmette qui ne se préoccupe pas trop lorsqu’on signale que Jennifer a disparu, mais qui frôle l’hystérie lorsque se sera sa fille Maya qui fera le coup du crayon : se tailler ! Ou disparaître, on ne sait pas trop…

Ensuite, elle va nous faire quelques beaux pétages de plombs et je pense que dans la réalité, son supérieur l’aurait renvoyé à la casa pour éviter qu’elle ne fasse tout foirer en sautant sur tout le monde ainsi.

Ma préférée, c’était Ève Mendel, la prof de français, humaine comme prof… Le genre qu’on aurait aimé avoir en classe. Elle, c’est une véritable petite Sherlock Holmes car elle va remonter la piste, enquêter, fouiner, chercher, prendre des risques, pour résoudre l’affaire.

Je me triturée les méninges pour tenter de découvrir qui était le coupable, j’ai suspecté tout le monde, si ça n’avait tenu qu’à moi, j’aurais arrêté tout le monde… Pitoyable détective que j’ai été sur ce coup là…

Et je ne me plaindrais pas parce que le plaisir à été total dans l’épisode 6.

Une bonne série remplie de mystères, de suspense, de non-dits, de gens qui se regardent de travers (parce que c’est ainsi dans les petits villages où tout le monde connait tout le monde), des secrets inavouables enfouis, des petits couteaux plantés dans le dos, des rumeurs, qui, comme le sexe d’un homme, enflent de bouche en bouche (oups).

6 épisodes addictifs, 6 épisodes bien fichus, 6 épisodes qu’on dévore.

Quoi ? Vous n’êtes pas encore devant votre écran pour visionner la série ? Mdr

[SÉRIE] Westworld : La série qui a lifté le western de papa !

Westworld est une série télévisée américaine de science-fiction créée par Jonathan Nolan et Lisa Joy, et notamment produite par J. J. Abrams et Bryan Burk, et diffusée depuis le 2 octobre 2016 sur HBO.

C’est l’adaptation télévisée du film Mondwest (Westworld) écrit et réalisé par Michael Crichton en 1973.

La série est diffusée en version originale sous-titrée en français depuis le 3 octobre 2016 en France sur OCS City, en Belgique sur Be 1 et en Suisse sur RTS Un. Elle est diffusée en version française depuis le 9 janvier 2017 en Belgique sur Be Séries.

Synopsis :
Westworld est un parc d’attractions futuriste recréant l’univers de l’Ouest américain (Far West) du XIXe siècle. Il est peuplé d’androïdes, appelés « hôtes » (hosts), réinitialisés à la fin de chaque boucle narrative.

Les visiteurs, appelés « invités » (newcomers), peuvent y faire ce qu’ils veulent sans aucune conséquence.

Mais à la suite d’une mise à jour du programme des androïdes, les dirigeants du parc devront faire face à plusieurs bugs dans leur comportement.

Musique :
Ramin Djawadi compose la bande originale de la série. Il a déjà travaillé avec la chaîne HBO sur Game of Thrones et avec Jonathan Nolan sur la série Person of Interest.

En plus des compositions originales, Ramin Djawadi réarrange des chansons modernes dans des versions pour piano de saloon ou orchestre symphonique. Il explique vouloir souligner avec ce choix l’anachronisme de la série mettant en scène des robots au Far West.

Dans la première saison, il réarrange par exemple des chansons de Radiohead (No Surprises, Fake Plastic Trees), des Rolling Stones (Paint It, Black), de Soundgarden (Black Hole Sun), de The Cure (A Forest), de Nine Inch Nails (Something I Can Never Have), de The Animals (The House of the Rising Sun) ou d’Amy Winehouse (Back to Black).

Ce que j’en ai pensé : 
Je ne sais pas comment te dire, chez ami(e) lecteur(trice), ce que je ne sais pas écrire… faudrait que j’invente des mots qu’existent pas dans le dico…

(toute ressemblance avec une chanson n’est absolument pas fortuite)

Westworld, c’est une série qui mélange le western avec la SF et de cet accouplement étrange est né un beau bébé, un bébé compliqué, faut bien suivre ses premiers pas et ne rien rater de son retheutheu mais je vous jure que ça vaut le coup de poser ses fesses sur une chaise, un fauteuil, un canapé (biffez la mention inutile ou inconfortable) et de se délecter de cette série qui, en 10 épisodes, te chambouleront tout.

Imaginez un monde où vous pouvez faire ce que vous voulez : braquer la banque, violer le banquier, vous taper la tenancière du bordel du coin et flinguer le pianiste si celui-ci a fait une fausse note…

Rien ne vous sera reproché ! Emprisonnerait-on un gosse qui a hurlé de joie dans une attraction de Disney ? Non.

Et ici, nous sommes aussi dans un parc, une sorte de Disney Land version cow-boys et indiens et on a le droit de flinguer tout les habitants de ce petit monde ! On s’en fout, se sont des robots !

Des robots qui ressemblent follement à des humains, mieux que le Canada Dry ©, et qui n’ont absolument pas conscience d’être des robots.

« Et le huitième jour, l’Homme créa des robots humains, ou des humains robots »…

Lorsque l’Homme joue à Dieu, ça donne quelque chose de joli, de novateur, mais c’est bien entendu imparfait, tout comme nous. Un androïde, ça bugue, ça foire, et ça pourrait aussi ne pas s’en tenir au scénario chargé dans sa carte mère, son processeur, son A.I…

Et c’est, à chaque fois, par la souffrance et la douleur des souvenirs régurgitant dans le subconscient des hôtes que passe leur humanisation et l’évolution de leur conscience, car la douleur est une des sensations rendant certains souvenirs plus facile à se remémorer que d’autres.

Niveau acteurs, rien à redire, Ed Harris est flippant en homme en noir à la recherche d’un autre truc dans le parc, lui qui le hante depuis des lustres, Anthony Hopkins est charismatique en concepteur de parc, sorte de Dieu créateur. Mais je ne me fierais pas à lui…

Les autres, je les connais moins bien, mais chacun est à sa place dans son rôle et leur jeu d’acteurs donne une série réaliste à tel point qu’on a l’impression que tout est vrai et que nous assistons à tout, en tant que témoin impuissant.

Et puis, les bandits ont des gueules à l’emploi, mais certain ont un côté sexy et ne sont pas toujours les salopards cruels que l’on pourrait croire.

Sexy l’ami. Tu m’enlèves ??

Le scénario est riche, dense, fouillé, faut bien tout suivre consciencieusement, d’ailleurs, cette série, vaut mieux se la taper toute d’un coup ou en peu de jours, c’est plus facile pour tout remettre en place ensuite.

Oui, cette série fait travailler tes neurones, car elle est remplie de flashbacks, de sauts entre le monde faux et le monde réel des concepteurs de ce Parc, c’est rempli d’allusions à d’autres personnages dont on ne sait rien, mais qui entretiennent le mystère et le suspense.

Entre les flashbacks de Dolores, ses multiples vies, son aventure avec Logan et William, les nouveaux scénarios du parc qui sont ajoutés au fur et à mesure, la possibilité qu’il y ait autre chose derrière le jeu, l’homme en noir, les conflits en interne, les androïdes qui commencent à réfléchir, à sortir des scénarios préconçus ou encore la mention de ce fameux Arnold qui hante la conscience de nombreux hôtes au sein du parc, il y a de quoi remplir sa petite tête.

Il arrive il descend… l’homme en noir… Men in black

Alors on a déjà un scénario béton, des personnages fouillés, qui évoluent, qui cachent des choses, qu’ils soient robots ou humains, on a des visiteurs qui révèlent leur vraie nature, du rythme, de l’action, des flashbacks et, et…

Une bande-son à se damner, mes aïeux ! Ramin Djawadi n’est plus à présenter, il a déjà conçu entre autre la bande-son de « Game of Thrones » qui est somptueuse et celle de « Person of Interest, » que je ne connais pas.

Sa reprise de « Paint It Black » des Rolling Stones (une de mes chansons préférées), reprises au piano bastringue et illustrant la scène où les bandits viennent flinguer tout le monde dans la ville, donne des frissons de plaisir sur les bras. Une telle chanson ça collait bien à la scène et son changement de tempo, de musique, était surprenant, frais, et j’adore.

Tout est bien travaillé dans cette série qui sors des sentiers battus, que ce soit la musique, ou tout ce dont je viens de vous parler, mais aussi les costumes, les décors, les acteurs, tout est réaliste, magnifique et on sent que les concepteurs n’y ont pas été avec le dos de la cuillère pour nous offrir un tout grand spectacle.

Bon, ce n’est pas pour les t’its n’enfants non plus, car on a de la violence omniprésente durant tous les épisodes, et des nus, aussi… Fatalement, on stocke les androïdes dans leur plus simple appareil, alors, les nibards, les chattes et les bistouquettes, ça défile !

Autre chose, la preuve qu’il faut être attentif : il y a une timeline à partir d’un moment et on retourne en arrière, dans le passé. Comment le sait-on ? Les logos de la société Westworld changent !

Timeline

Bon, je sais aussi que certains crieront à la caricature avec William qui, gentil petit monsieur, choisira un chapeau blanc alors que Logan, son pote et beau-frère, prendra un chapeau noir car il n’a pas l’intention de rester sagement assis sur une chaise, lui !

Et si certains dialogues étaient bluffants, originaux, pas piqué des vers, il y a de temps en temps une réplique un peu basique, téléphonée, ou ne volant pas très haut, mais bon, dans l’ensemble, c’est une goutte d’eau !

Anybref, si tu n’as pas encore découvert cette série, il est plus que temps de le faire parce que c’était une véritable révolution, un peu comme le fut LOST en son temps, mais je croise les doigts que les concepteur ne nous sortent pas une fin comme ils le furent pour l’autre série…

Le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.

[SÉRIES] Broadchurch – Saison 2 – La série qui te dira toute la vérité, rien que la vérité ! Même si elle fait mal…

Synopsis

La saison 2 reprend la suite logique de la saison 1, avec le procès de ****** (nom du coupable dans la saison 1).

En parallèle, l’affaire Sandbrook dont le capitaine Alec Hardy avait la charge refait surface.

Ce que j’en ai pensé : 
Une saison 2 ?? Mais qu’est-ce qu’on pouvait bien ajouter à la saison 1 ? Comment était-ce possible de faire mieux que la saison 1 ? On avait arrêté le coupable, il était passé aux aveux, on allait le juger, point final à la ligne, non ?

Et ben non, l’arrestation ne signifie pas condamnation et toute la saison 2 va tourner autour du procès de ****** qui, le salaud, vient de plaider non coupable !

Nan mais ho, il espère vraiment être libéré au procès ??

Le couple Latimer se tourne alors vers l’ancienne conseillère de la Reine Jocelyn Knight, qui refuse jusqu’à ce qu’elle apprenne que l’avocate défendant ******* sera Sharon Bishop, une ancienne protégée aux méthodes radicales.

En effet, elle décide d’exploiter la moindre faille dans le dossier et demande donc l’exhumation de Danny (le gamin assassiné dans la saison 1), qu’elle obtient.

Moi qui aime les procès, j’ai été servie ! Moi qui pensait que l’affaire était pliée, j’ai été servie ! Moi qui avait oublié les fautes de procédures, on me les a resservies !

Si cet enculé avait plaidé coupable, tout aurait été pour le mieux, mais je serais passée à côté d’une saison 2 riche en rebondissements, en adrénaline, en tension et en coups fourrés en tout genre.

Les acteurs sont dans leurs rôles, tous, on croirait suivre un véritable procès en cour d’assise et entre les deux avocates, tout est permis, perruque horrible sur le crâne comprise dans le prix !

On ressent aussi la souffrance des parents de Dany, les peurs de ses  parents dont la mère a accouché il y a peu de temps (comment aimer ce nouvel enfant quand on a perdu l’autre ?), l’emploi du temps du père peu de temps avant la meurtre est suspect, voire louche et on est pas loin de penser que le véritable coupable n’est peut-être pas celui que l’on juge.

Car oui, durant ce procès, il  n’y a pas que l’accusé qui est jugé, mais tout le monde y passe, la moindre de vos failles, faiblesses, erreurs, fautes, est passée au crible, on vous juge, on vous conspue, et si ce jour là vous avez pété de travers, cela vous sera reproché.

D’ailleurs, les parents du petit Dany ne sont pas les seuls à souffrir, le coupable avait une famille lui aussi, elle souffre, son gamin ne sait plus qui il est, il aime son père, ne veut pas le croire coupable, bref, plus personne ne tourne rond, dans cette petite ville, même pas le capitaine Alec Hardy dont son ancienne affaire revient le hanter, ses ennuis de santé et il refuse que le lieutenant Ellie Miller l’aide.

Maintenant, je connais le secret de Alec Hardy et je sais tout sur son ancienne affaire… Pffff, il a eu chaud, lui !

Le final est un grand moment de suspense, on se surprend à croiser les doigts, à sauter dans son divan, à agripper son verre de mojito et à faire sauter les glaçons hors du verre.

Un final magnifique… J’ai putain adoré cette série, autant la saison 1 avec une enquête prenante et remplie de mystères et tout autant la saison 2, différente avec le procès et toutes les failles qui vont toujours au bénéfice de l’accusé.

Pari réussi donc, la suite n’était pas inutile car elle nous montre ce que d’autres séries ne nous montre pas : l’envers du décor, ce qu’il se passe une fois que le coupable est arrêté, ainsi que son procès qui pourrait ne pas se passer comme prévu ou soulever les fautes de la police…

Bon, je me demande ce que me réserve la saison 3 !

Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

[SÉRIES] Rillington Place : La série qui te place dans La Place !

La chaine britannique nous propose une mini-série, « Rillington Place » qui se penche sur l’histoire du tueur en série John Christie qui a sévi durant les années 1940 et le début des années 1950.

Ce tueur est déjà bien installé dans la culture populaire, avec le film « L’Étrangleur de la place Rillington » sorti en 1970. Il est aussi le personnage principal du roman (et de son adaptation) « Thirteen Steps Down ». Sans oublier qu’une reconstitution concernant Christie est visible dans la Chambre des Horreurs au musée de Madame Tussaud à Londres.

Cette histoire vraie est donc maintenant au cœur de Rillington Place, minisérie en trois épisodes scénarisée par Ed Whitmore et Tracey Malone. Chaque épisode nous relate les faits selon une perspective différente.

Synopsis : Le titre fait référence à l’adresse où a vécu au début des années 40 jusqu’en 1953 John Reginald Christie (Tim Roth), le tristement célèbre tueur en série qui a au moins sept meurtres de femmes à son actif.

Chaque épisode nous offre un point de vue différent : le premier étant celui de son épouse Ethel (Samantha Morton), le second celui de Timothy Evans (Nico Mirallegro), une victime collatérale de Christie, lequel occupe le devant de la scène au troisième épisode.

Ce que j’en ai pensé : Pensez à vous munir d’un chandail épais pour visionner cette série car elle donne froid partout !

John Reginal Christie a tout d’un looser, d’un homme « on l’voit, on l’voit plus »… Il est insignifiant et vous ne vous en méfierez pas.

Vous auriez tort et se sera sans doute la dernière chose que vous ferez de votre vie car le Christie en question n’est pas une salle de vente, ni une auteure à succès de romans policiers, mais un serial killer.

Tim Roth est parfaitement crédible dans le rôle, méconnaissable, son regard est froid, ses manières doucereuses, il marche doucement, les mains derrière le dos, la bouche un peu entrouverte, avec les jambes écartées, comme s’il avait fait un gros paquet dans son slip ou comme s’il possédait une grosse paire de couilles…

Sa femme, la pauvre, est effacée, sous sa coupe, la parfaite femme qui s’occupe de son mari et qui baisse les yeux devant lui. Pourtant, elle l’aime ! Et elle ne se pose pas trop de questions.

Nous sommes fin des années 30, début des années 40 et on continuera après la Seconde Guerre Mondiale à suivre cet homme qui fait froid dans le dos.

L’atmosphère est aussi responsable du froid qui m’a envahi les os : leur rez-de-chaussée est miteux, sombre, avec un papier peint qui cloque, des portes qui grincent, des clinches qui couinent, le jardin en friche, peu de lumières, des meubles dont la déchetterie n’en voudrait pas.

Et notre Christie qui se déplace dans son rez-de-chaussée avec lenteur, comme s’il avait du mal à bouger… Il est effacé ! On le voit, on le voit plus, on ne le remarque pas, ou si peu, on l’oublie vite, ou alors, on lui fait confiance.

Parlons un peu d’Ethel, voulez-vous… Madame Christie. Je ne saurais dire si elle est coupable à 100% car la pauvre avait le cul entre deux chaises : elle croyait son mari et le jour où elle s’est opposée à lui, il a tenté de l’étrangler.

Ok, après être partie, elle est revenue chez lui, la queue entre les jambes. Mais gardons en tête le contexte et l’époque : à ce moment là, l’épouse ne la remmenait pas, elle croyait son mari et quand elle a voulu parler de son mari qui avait un comportement étrange, on lui a suggéré de mieux s’occuper de lui !

Oui, il y avait des indices ou du moins, des trucs vachement mouches, mais Ethel passe à côté, elle n’additionne pas, ou si elle le fait, elle se garde bien d’afficher la réponse de peur de comprendre.

Si la 1ère partie était glaçante à être aussi proche du tueur, la deuxième le sera encore plus car là, on descend encore plus bas dans l’abject et j’ai mis mes mains devant ma bouche pour ne pas hurler lorsqu’on a découvert la petite Geraldine et que l’on a pendu Tim, innocent des crimes dont on l’accuse.

Un innocent pendu… L’horreur absolue !

Par contre, lorsque passera la corde autour du cou de Christie, là, je me suis dis que la mort était trop douce et qu’il aurait fallu le pendre, l’écarteler, le guillotiner, le sodomiser, l’éventrer, le fusiller, l’électrocuter et plus, si affinités.

Lorsque le mot fin apparaît en bas de l’écran, on est sur les genoux. Pas à cause du rythme trépidant, mais à cause des atmosphères rendues dans cette série de 3 épisodes qui prennent aux tripes.

Sans nous la jouer avec des effets dignes des films d’horreur, le réalisateur nous offre quelques heures d’angoisses absolues et une fois terminé, on a envie de regarder « Le monde de Dory » ou tout autre animé joyeux !

Le pire est que c’est tiré d’une histoire vraie… Et que personne n’a rien vu !

Rillington Place est une série dérangeante, hypnotisante à cause de sa putain de mise en scène anxiogène et des trois points de vue proposés. C’est foutrement efficace !

Je ne peux pas lui mettre 5 Sherlock et un coup de cœur car ceci n’était pas une fiction… Ce serait limite morbide. Pourtant, je ne peux que vous la recommander… 

Si vous vous sentez prêts à pénétrer dans une atmosphère glauque et sombre…

Question : Et vous, que préférez-vous ? Un coupable en liberté  ou un innocent au bout d’une corde ? Parce que de mon côté, c’est toujours pour cette raison que je suis contre la peine de mort : on a déjà pendu/électrocuté/… des innocents.