DOWNTON ABBEY – Le Film (1) : M.Engler & J.Felows – Carnival Films [Par Dame Ida, Chroniqueuse demi-mondaine]

Synopsis Wikipedia :

Année 1927 : depuis le mariage d’Edith, devenue marquise d’Hexham, bien des choses ont changé à Downton Abbey. Alors que le comte de Grantham et son épouse ont dû réduire le nombre des domestiques et que Lady Mary se demande s’il est possible de conserver château, domaine et train de vie, toute la maisonnée apprend l’arrivée du roi George V et de la reine Mary.

Le grand chambellan du roi chamboule les lieux en amenant les domestiques du palais de Buckingham et un grand chef cuisinier. Lady Mary fait appel à Carson, l’ancien majordome. Barrow, devenu le majordome, s’en vexe et profite de son temps libre à York. Anna et M. Bates mènent la fronde et l’ensemble des domestiques mis de côté se rebellent pour reprendre leurs postes.

Lady Violet, quant à elle, tente de sauver un héritage au profit de son fils, Lord Crawley, et va découvrir un secret de famille. De son côté, Tom déjoue un complot, sauve dans le plus grand secret la vie du roi, empêche un divorce royal et retrouve enfin l’amour après toutes ces années de veuvage…

L’avis de Dame Ida :
Après 6 saisons, et après que le domaine ait survécu au naufrage du Titanic, à la première guerre mondiale, à la grippe espagnole, à une ou deux faillites, une mésalliance, une fille mère, au caractère de chien de Lady Mary et au sarcasmes vénéneux de la désopilante comtesse douairière, le Comte de Grantham a enfin réussi à caser toutes ses filles après moult aventures et la série pouvait se terminer au risque d’ennuyer son public.

Mais c’est comme avec la mort de Sherlock Holmes : Quand on le fait mourir il faut qu’il ressuscite. Le public ne pouvait se passer indéfiniment de la famille Crawley.

Alors toute l’équipe qui se pensait en retraite a dû se remettre au boulot dans le magnifique château de Highclair (construit par l’architecte qui a revu le Parlement sous la Reine Victoria), propriété de la famille des Comtes de Carnarvon (dont l’ancêtre fut le mécène de Howard Carter, découvreur de la tombe de ToutAnkAmon), et nous faire voyager dans la machine à remonter le temps pour nous amener à Downton Abbey.

C’est que le spectateur ou la spectatrice fidèle ne sera pas le seul ou la seule invité/e ! Sa Majesté le Roi Georges et la Reine Mary (grand-parents de Bébeth II) a décidé d’y séjourner quelque jours.

Et oui c’est comme ça… Les rois, on le les invite pas. Ce sont eux qui vous font l’honneur de séjourner chez vous. Évidemment, ils se fichent que ça vous coûte un bras et que votre domesticité soit déjà bien occupée par ses tâches habituelles.

Et puis… S’ils sont comme la mère de Bébeth II, vous aviez intérêt de planquer les objets, tableaux ou meubles auxquels vous teniez : il suffisait qu’elle s’extasie devant l’un d’eux pour que vous soyez implicitement obligés de lui offrir. Oublier de lui en faire cadeau eût été très mal vu. Mais bon… Elle n’est à l’époque que la future belle-fille du roi qui s’invite.

Anybref, tout le monde se met en quatre. La famille Crawley et les domestiques !

Mais les domestiques vivent assez mal que Ses Majestés se soient pointées avec leur propres équipes et leur propre chef cuisinier (des fois que Mrs Patmore ne fasse que de la ragougnasse!)… Affaire de fierté, les serviteurs du comte sont bien décidés à ne pas se laisser placardiser sous leur propre toit !

Évidemment, tout ça ne suffit pas… La comtesse douairière aimerait capter l’héritage d’une cousine plus jeune qu’elle pour son pauvre fils… Branson trouve la dame de compagnie de la dite cousine fort à son goût et bien que supposément républicain, joue les héros en essayant de sauver le roi d’un complot… Tandis que Barrow s’encanaille au point de prendre de gros risques et se trouve un béguin qui lui sauve la mise.

Bref un beau concentré d’intrigues qui s’entremêlent dans de magnifiques salons aux meubles délicats , de belles images de bals, de réceptions, de jardins anglais, et des domestiques satisfaits de leur sort et dévoués à leurs maîtres.

Ah comme c’est beau une telle harmonie ! Pas de lutte des classes en perfide Albion : chacun connaît sa place et sait y rester. Sauf Branson mais… il ne l’a presque pas fait exprès et il y a prescription depuis le temps !

Bref, à Downton Abbey on est satisfaits d’être heureux d’être contents, et on nous présente une image idéalisée et harmonieuse de maîtres et de valets qui s’aiment, et de membres d’une famille élargie qui s’adorent… Tout et bien qui finit bien… Ou presque…

Regarder deux heures de Downton Abbey c’est comme manger un bonbon rose tellement sucré qu’il pourrait rendre diabétique et caraméliser le foie d’un esprit un peu critique rechignant à se laisser bercer par ce très joli tableau.

Mais… A-t-on besoin de croire aux fées pour prendre plaisir à lire la magie d’un conte ? Est-ce qu’on boycotte Harry Potter parce que ça n’est pas la réalité ? Non bien entendu… Il suffit juste de le savoir.

Quoiqu’il en soit les fans de la série retrouveront ici ce qu’ils avaient adoré épisode après épisode pendant six magnifiques saisons pleines de rebondissements et de happy ends.

Les mêmes ingrédients et surtout une brochette de personnages bien campés et parfaitement interprétés avec bien évidemment une mention spéciale pour la magnifique Maggy Smith alias la Comtesse Douairière, dont les postillons font des trous dans la moquette tant sa langue est acide.

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[SÉRIES] Les petits meurtres d’Agatha Christie – Saison 1 – Épisode 9 – Un cadavre sur l’oreiller (2011)

Résumé : Après une nuit très arrosée, le commissaire Larosière se réveille avec le cadavre d’une femme dans son lit. Il n’a aucun souvenir de ce qui a pu se passer et réalise avec horreur qu’il est désormais le suspect numéro un d’une affaire de meurtre.

D’autant plus que la jeune fille est une prostituée, qui travaillait dans une maison close où le commissaire avait ses habitudes.

Tandis que Larosière est emprisonné, Lampion se démène pour prouver l’innocence de son patron. Le commissaire réussit à s’évader et trouve refuge à l’Oiseau bleu.

C’est de là qu’il va diriger l’enquête de Lampion pour confondre le véritable meurtrier. Il n’hésite pas non plus à profiter des attentions des femmes de la maison…

Distribution :

  • Antoine Duléry : le commissaire Jean Larosière
  • Marius Colucci : l’inspecteur Émile Lampion
  • Valérie Sibilia (Pandora)
  • Juliet Lemonnier (Valentine)
  • Stéphan Wojtowicz (Deville)
  • Vernon Dobtcheff (Anatole Deschanel)
  • Bruno Slagmulder (Théodore Deschanel)
  • Mata Gabin (Esméralda)
  • Mathilde Bisson (Ninon)

Ce que j’en ai pensé :  Une fois de plus, il n’y avait rien à la téloche, pas même un bon vieux Columbo de derrière les fagots et donc, j’ai parcouru ma box pour voir ce qu’elle avait enregistré (selon mes demandes)…

Bingo, il y avait un épisode de cette série dont, mon mari et moi, n’avions plus aucun souvenir. Chouette, on allait regarder ça avec plaisir et tenter de trouver le/la coupable.

Lancement du générique et bardaf, on voit le titre du roman dont cet épisode a été adapté. Zut alors, c’est celui qui nous avons vu il n’y a même pas 15 jours… Oui, ceci est l’adaptation de « Un cadavre dans la bibliothèque » que j’avais vu, deux semaines auparavant, avec Miss Marple

Puisque nous aimons tous les deux ce duo (et les autres trios d’après), nous avons décidé de revoir cette adaptation, puisqu’elle serait différente de celle avec Miss Marple.

Les bases sont les mêmes : un cadavre dans un endroit pas vraiment adapté. Ce n’est plus la bibliothèque d’un vieux manoir, c’est dans le lit du commissaire Larosière que l’on retrouve cette jeune fille morte.

L’alcool n’est pas bon pour la santé, ni pour la mémoire et notre commissaire, qui était rentré, pété mort soul, ne sait même pas s’il n’aurait pas pu tuer cette jeune fille.

Si dans la version Miss Marple, le rythme était lent, dans celui-ci, ça bouge plus et la version est un plus coquine puisque la jeune fille assassinée bossait dans un bordel et que l’inspecteur Lampion va devoir aller y enquêter et qu’il en profitera pour quêter avec…

Si vous connaissez ses préférences, vous comprendrez que cela ajoute du croquant à l’histoire.

Le commissaire Larosière, quant à lui, emprisonné, aura bien du mal à s’habituer à la pitance pitoyable des gardés à vue et en profitera pour s’évader et se réfugier dans le bordel, puisqu’il est ami avec la mère maquerelle.

Dans les trois versions des Petits Meurtres, tout le monde est passé une fois par la case prison. Dans la première saison, ce sera juste pour le commissaire, remplacé par un autre qui passe sa vie sur les terrains de golf, à tapoter dans la baballe.

J’ai un faible pour le commissaire : il est élégant, avec sa barbe bien taillée et on aurait envie d’aller faire un tour dans les bois en sa compagnie.

L’inspecteur Lampion, lui, moins sûr de lui, est toujours son souffre-douleur (même si le commissaire l’aime bien, dans le fond), celui qui s’en prend plein la gueule, mais qui ne lâche rien. De plus, il est de la nouvelle école et apprécie les sciences, les nouvelles méthodes pour coincer des criminels…

Beaucoup de personnages, mais un seul ressort comme un coupable potentiel, celui qui avait un mobile. Pas de bol, il a un alibi en béton armé. Va donc falloir le faire sauter (impossible) ou comprendre comment cette personne aurait pu tuer la prostituée sans être sur place.

C’est retors, comme toujours et j’ai dû faire appel à mes souvenirs poussiéreux (oui, après 15 jours, avec ma pauvre cervelle, j’avais oublié des détails) de la version Miss Marple pour trouver le/la coupable.

Le fait de changer tous les détails donne une tout autre version de cet épisode, même si le mobile reste le même et que le modus operandi ne change pas. Je vous jure que j’ai mouliné du cerveau pour qu’il me repasse les détails de l’autre version.

Bref, deux versions différentes à voir selon les goûts de chacun : le côté lent de Miss Marple ou le côté années 30 plus percutant avec Larosière et Lampion. Je vous avoue que c’est cette version que je préfère, mais ma cotation sera la même.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°151] et Le Mois du polar chez Sharon – Février 2022 [Lecture N°33].

[SÉRIES] Miss Marple – Saison 1 – Épisode 1 – Un cadavre dans la bibliothèque (2004)

Une jeune femme blonde est découverte étranglée dans la bibliothèque de la demeure du Colonel Arthur Bantry et de sa femme Dolly. Celle-ci fait alors appel à son amie de longue date, Miss Marple, pour tirer les choses au clair.

Distribution : 

  • Geraldine McEwan (VF : Lily Baron) : Miss Marple
  • Ian Richardson (Conway Jefferson)
  • Tara Fitzgerald (Adelaide Jefferson)
  • Jamie Theakston (Mark Gaskell)
  • Giles Oldershaw (Edwards)
  • Florence Hoath (Pamela Reeves)

Ce que j’en ai pensé :  Ma préférence à moi, c’est Hercule Poirot, mais lorsqu’il n’y a rien à la télé, Miss Marple fait parfaitement l’affaire.

J’avais enregistré cet épisode sur la box et il est venu à point nommé pour remplir une soirée télé. Mon mari a même regardé avec moi…

Un manoir, une immense bibliothèque, des livres jusqu’au plafond (et des toiles d’araignées) et, au milieu, le cadavre d’une femme.

Sérieusement, on ne range pas les cadavres dans une bibliothèque, s’il vous plait ! Ça fait désordre. Seul le colonel Moutarde peut y commettre des crimes, avec le chandelier ou toute autre arme qui lui conviendra.

Comme les propriétaires du manoir, comme les flics, Miss Marple ne comprend pas pourquoi cette femme a été tuée là. Le téléspectateur non plus. Surtout que l’épisode avait commencé durant la seconde guerre mondiale, avec une famille réunie autour d’une table, avant qu’une bombe ne leur tombe dessus…

Le rapport, on le comprendra plus tard, lorsque nous retrouverons les membres de cette famille (pas de mauvais jeux de mots), dans une station balnéaire où Miss Marple va aller continuer son enquête.

Comme toujours, avec Agatha Christie, rien n’est simple et j’avais eu beau me tordre les petites cellules grises, je n’avais absolument rien trouvé, rien vu venir et je me suis amusée à accuser tout le monde du crime.

Pourtant, il y avait des tas de petits détails qui auraient pu me mettre sur la piste, hélas, je n’ai jamais réussi à les relier entre eux. Je me doutais qu’il y avait anguille sous roche, une couille dans le pâté… Rhââ, pas moyen de trouver avant la solution finale.

Hercule Poirot restera mon chouchou chez la mère Christie, pourtant, j’ai pris du plaisir avec cette Miss Marple, ses petits sourires, ses vêtements de bobonne, ses petits airs de ne pas en avoir l’air, son sourire mutin, son air innocent et sa manière, bien à elle, d’enquêter.

Ce n’est pas une enquête trépidante, elle ne court pas partout, la Miss Marple, elle va à son aise. Ni mon mari, ni moi, n’avons baillé devant cet épisode.

Oui, j’avais lu ce roman dans ma jeunesse, vu qu’il y avait mes deux vices dans le titre (cadavre, donc meurtre et bibliothèque), mais je n’en avais gardé aucun souvenir, alors que j’ai toujours dans ma mémoire les résolutions de certains romans de la reine du crime.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°148] et Le Mois du polar chez Sharon – Février 2022 [Lecture N°30].

[SÉRIES] Les Chroniques de Sherlock (Sherlock : The Russian Chronicles)

Les Chroniques de Sherlock (titre original : Шерлок в России, Sherlock en Russie) est une série télévisée russe de 8 épisodes, créée par Nurbek Egen et diffusée depuis 2020 sur la plateforme Start.

La série est diffusée en version française depuis le 17 septembre 2021 sur la plate-forme Salto.

En Belgique, elle est disponible sur RTLplay, le site de streaming de RTL TVI. Il s’agit d’une adaptation des aventures de Sherlock Holmes ayant la particularité de se dérouler à Saint-Pétersbourg.

Synopsis : 
Après avoir commis plusieurs crimes à Londres, Jack l’Éventreur fuit à Saint-Pétersbourg.

Le détective Sherlock Holmes l’y suit, laissant en Angleterre le docteur Watson. Sur place, il est logé par un autre médecin, le docteur Kartsev, avec qui il se lie d’amitié et mène plusieurs enquêtes.

Distribution :

  • Maxime Matveïev : Sherlock Holmes
  • Vladimir Michoukov : Docteur Kartsev
  • Irina Starchenbaum : Sofia Kasatkine
  • Pavel Maïkov : Lavr Trudniy
  • Konstantin Bogomolov : Piotr Znamenski

Épisodes :

  1. Jack l’Éventreur à Saint-Pétersbourg, partie 1
  2. Jack l’Éventreur à Saint-Pétersbourg, partie 2
  3. La Vengeance du Kélé, partie 1
  4. La Vengeance du Kélé, partie 2
  5. Le Diable boiteux, partie 1
  6. Le Diable boiteux, partie 2
  7. Le Châtiment divin, partie 1
  8. Le Châtiment divin, partie 2

Ce que j’en ai pensé :
Lorsque je regardais une série à la télé, j’avais vu plusieurs fois le spot publicitaire parlant des Chroniques de Sherlock, à voir sur Salto.

Crénom, je n’ai pas Salto, moi ! Heureusement, une chaîne de télé belge a passé les épisodes.

Manque de bol, je n’ai pas su voir les deux premiers épisodes avec Jack l’Éventreur.

Ce qui fait que je n’avais pas capté que le Sherlock Holmes devant moi était bien anglais, expatrié en Russie. C’est Wiki qui s’est chargé de me le raconter : poursuivant Jack The Ripper et ayant déduit qu’il était Russe, Holmes a abandonné Watson à Londres et s’est lancé à la poursuite du serial-killer.

Tant pis, j’ai au moins eu la chance de ne pas louper les épisodes avec La Vengeance du Kélé, Le Diable boiteux et le Châtiment divin.

Ne pas être dans à Londres m’a un peu perturbé, Saint-Pétersbourg a compensé. Hélas, j’ai eu l’impression que certains décors naturels comme des bâtiments étaient un peu trop modernes pour la série. Ça ne sentait plus l’époque contemporaine (ou celle d’il y a 50 ans) que celle de 1888…

La Vengeance du Kélé a un petit côté fantastique et, a un scénario qui ressemble un peu à un roman célèbre de Conan Doyle… Ses racines viennent d’un endroit lointain et si vous cherchez un peu, cela vous aidera à trouver le roman dont on s’est inspiré, même si l’intrigue est différente (mais le mobile est vieux comme le Monde). J’ai vu venir le mobile des crimes de trèèèèès loin.

Le Sherlock Holmes russe est mignon à croquer, avec ses cheveux mi-longs, sa petite barbe de trois jours et j’aurais bien joué la scène chaude à la place de l’actrice… Oui, dans Le Diable boiteux, il y a une scène de cul ! Chaude, même si on ne verra pas le zeb de Holmes… Juste ses tatouages !

Comme je vous le disais, les deux épisodes avec la Vengeance du Kélé a un petit côté fantastique, mais comme avec le toutou des Baskerville, le fantastique sera expliqué de manière rationnelle, bien qu’il restera un soupçon de magie ou d’inexplicable.

Rien qui empêche la compréhension de l’épisode ou sa résolution. Rien d’exceptionnel non plus, juste un soupçon de truc inexplicable.

Mon problème est avec le Docteur Kartsev, sensé remplacer le docteur Watson. Je ne suis pas en phase avec lui, il lui manque le côté protecteur, rempart, garde-fou, habituellement dévolu aux Watson, en pantalons ou en jupons. Je l’ai senti un peu en retrait. Sans doute parce qu’il ne connaît pas encore bien Holmes et qu’il garde sa réserve.

Quant au Sherlock Holmes, est-il un bon Sherlock Holmes ? Oui et non… Il lui manque ce qui fait son charme pour nous et l’exaspération de Watson : ses déductions faites en observant les gens. Il déduira des faits en observant les scènes de crime, mais rarement en observant les gens.

Comme d’habitude, on lui colle des démons, des addictions (la drogue, bien entendu), un côté hautain, fonceur, sûr de lui, joueur de tours à sa manière, mais on ne le verra déguisé qu’une seule fois. Dommage.

Bon, on ne va pas se mentir, c’est pas mal comme épisodes, j’ai connu mieux, mais j’ai aussi connu pire ! Le Holmes me plait, il ne me dérange pas, c’est déjà un bon point.

Ce qui fait que, après le visionnage des deux premiers épisodes, enregistrés par ma box, j’ai enquillé avec les deux suivants (et suis allée au lit passé minuit, ce qui a ravi le chat, lové contre moi).

Le Diable boiteux commence normalement, gentiment, je dirais… Une actrice se suicide et Sophia, son amie, engage Holmes pour prouver que le suicide est un meurtre. Sherlock et Sophia ont une boentje (se prononce bountche) l’un pour l’autre. Les jeunes diront un crush. Bref, pour les Nuls du fond de la classe, ils s’aiment, mais Sherlock ne fait pas le premier pas, lui posant même un lapin, le salaud !

J’ai apprécié ces deux épisodes car on s’éloignait du précédent, où j’avais compris le fin mot de l’histoire. Ici, je me suis faite tacler violemment, pour mon plus grand plaisir.

Le personnage du professeur Bachmetiev, sorte de psychologue, chirurgien, mi-Freud et mi-Holmes pour ses déductions, hypnotiseur et aussi mécène à temps plein pour les orphelins (oui, ça fait beaucoup pour un seul homme) de son institut Pavlioucha. Quel personnage ! Il était fascinant, tout simplement.

L’enquête ne sera pas facile, Holmes va devoir se montrer plus habile que l’assassin qu’il poursuit et je vous le dis, il va ramer ! C’est ça aussi que j’apprécie dans une série qui met Holmes en scène : qu’il n’ait pas trop facile, qu’il doive se sortir les doigts du cul, qu’il soit en danger, qu’il se trompe, bref, qu’il ne soit pas qu’une machine à penser qui ne se trompe jamais.

Canoniquement parlant, Holmes a fait des erreurs, de celles qui ont coûté la vie à des clients.

Le Châtiment divin est tout aussi sombre que les précédents. L’enquête ne sera pas facile du tout et partira dans tous les sens avant que Holmes ne comprenne le fin mot de l’histoire.

En tout cas, j’ai aimé son point de départ, qui était intriguant, mais ne semblait pas digne du détective : une lavandière lui explique que les draps qu’elle fait sécher sur le toit, après les avoir lavé, se retrouvent sales le lendemain et sales !

On commence avec un truc banal et ensuite, on met le pied dans un engrenage qui va entraîner nos deux hommes dans une enquête difficile, dangereuse, d’où ils ne sortiront pas tout à fait indemnes.

On voit Holmes avoir du mal à trouver ce qui relie les victimes (si lien il y a), tâtonner, avoir recours à des méthodes peu orthodoxes pour arriver à tirer les vers hors du nez de la mère maquerelle (pas de torture, juste de l’hypnose), se planter, mettre son cœur à nu et pleurer.

Les scénaristes sont des crapuleux, ils m’ont fait peur, les salauds ! Assassins, va ! Et c’était un peu limite comme tour, juste un truc pour faire croire que… Bon, la médecine fait des miracles apparemment. Heureusement, tiens.

Comme souvent dans les séries policières que je regarde, on aurait plus tendance à plaindre les coupables que leurs victimes, pire, à souhaiter que l’on n’eût jamais attrapé le ou les coupables. Il en fut de même pour les épisodes du Kélé et du Châtiment. Ma foi, les victimes avaient mérité leur sort (certaines plus que d’autres). Oui, je sais, c’est pas bien de dire ça !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°121] et Le Mois du polar chez Sharon – Février 2022 [Lecture N°03].

Good Bye Mrs Hudson ! By Dame Ida

C’est avec tristesse de Dame Belette et moi même vous annonçons avec retard que l’actrice Una Stubbs nous a quittés à l’âge de 84 ans le 12 Août dernier des suites d’une longue maladie. Elle s’est éteinte paisiblement à Édimbourg auprès de ses proches qui l’ont fait savoir le lendemain de son décès.

Les congés d’été et le covid ont éclipsé la nouvelle de sa disparition pourtant discrètement (trop discrètement) annoncée par quelques médias français. Ce n’est que par hasard que nous sommes tombées sur l’information.

Peu connue en France avant le succès de la série Sherlock, sa filmographie essentiellement britannique ne comporte que sept titres entre 1963 et 2009, et une quinzaine de téléfilms ou de séries anglaises sur lesquelles nous n’aurons que peu de détails.

On notera aussi il y a une dizaine d’années, une petite incursion dans le monde du théâtre où elle avait incarné la tante de Valmont dans une adaptation des Liaisons Dangereuses.

Certaines sources évoquent aussi un joli rôle dans une comédie musicale lors de ses jeunes années.

Mariée deux fois, on lui trouvera un nombre différent d’enfants nés de ces deux mariages, en fonction des sources.

C’est dire si Una Stubbs fut une femme plutôt discrète à en croire l’absence de détails concernant sa biographie sur le site Wikipedia malgré une carrière qui s’est étendue sur près de soixante ans.

C’est avec son interprétation de Mrs Hudson que le public francophone l’a découverte.

Sa fabuleuse énergie, son humour so british, sa façon de planer gentiment, et son maternage discret des Sieurs Holmes et Watson avaient considérablement dépoussiéré le rôle de la logeuse du détective consultant que l’on imaginait difficilement autrement qu’en petite mamie rabougrie et coincée aux cheveux blancs, confite dans la naphtaline et l’amidon, rasant les murs avec un plateau et couverte d’une tenue de veuve victorienne bien noire et ornée de quelques dentelles blanches à l’instar de la Reine Victoria, imitant jusqu’à ses mines rébarbatives.

Rosalie Williams était mrs. Hudson dans la série de la Granada

Ce n’est pas l’insignifiante et revêche Mrs Hudson de la série Granada des années 80′ qui aurait pu rectifier le tir !

Rosalie Williams était mrs. Hudson dans la série de la Granada

Madame Hudson contente de revoir son locataire après sa fausse mort (série Granada avec Jeremy Brett)

Le peps de Una Stubbs, sa bonne humeur et son courage dans sa participation à quelques enquêtes (on se souviendra de sa façon très particulière de conduire une voiture de sport dans la 4e saison) resteront dans nos mémoires.

 

Le 221B est en deuil. Il ne sera plus jamais pareil maintenant.

Au revoir et merci Madame Hudson-Stubbs… et encore Bravo !

Miss Marple – Saison 6 – Épisode 3 – La nuit qui ne finit pas (2013)

Résumé de l’épisode :

Mike Rogers tombe follement amoureux d’une héritière, Ellie Goodman, devant une propriété qu’il aimerait acheter. Pourtant, les lieux ont mauvaise réputation depuis que trois personnes y ont trouvé une mort tragique.

Quelque temps plus tard, les tourtereaux se marient. La jeune femme acquiert la fameuse demeure, où elle s’installe avec son bien-aimé. Mais très vite, ils sont victimes d’événements malheureux.

Miss Marple décide de leur venir en aide afin de démêler le vrai du faux.

  • D’après La Nuit qui ne finit pas (1967)
  • Le personnage de Miss Marple n’est pas présent dans le roman.
  • C’est le dernier épisode de Miss Marple. La sérié est arrêtée en même temps que celle d’Hercule Poirot en 2013.

Ce que j’en ai pensé :
C’était en juin 2020 que j’avais lu le roman éponyme de Agatha Christie et j’étais curieuse de le voir mis en scène avec Miss Marple puisque dans le roman, elle n’y apparaît pas.

Vous le savez, je ne suis pas une afficionado de miss Marple, lui préférant Hercule Poirot…

Malgré une année de passée, le roman était encore frais dans ma mémoire et j’ai donc été étonné de voir l’épisode commencer par une scène avec des jeunes qui patinaient sur un lac gelé avant que la glace ne se rompe entraînant l’un d’eux dans la mort glacée.

Assurément, la version télé est différente du roman, des ajouts y étant été porté, afin de la rendre plus intéressante, plus intrigante et d’y faire intervenir miss Marple.

Si au départ j’ai été un peu déroutée du fait de mes souvenirs de lecture, je me suis prise assez vite au jeu, voyant venir l’affaire, mais ne pouvant m’empêcher de trouver Mike Rogers sexy en diable avec sa petite gueule d’amour.

L’épisode est glaçant, surtout lorsque l’on sait comment ça va se terminer. Les ajouts donnent une version encore plus dramatique et tragique au roman et il faudra la sagacité de miss Marple pour démêler le vrai du faux.

Au final, malgré les changements par rapport au roman, cette adaptation télé est réussie et j’ai adoré alors que je ne suis pas fan de la série avec miss Marple. En tout cas, ça m’a donné envie de regarder les autres épisodes de la série, même si ce n’est pas la même actrice.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°300], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°53] et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Columbo – Saison 02 – Épisode 04 – Dagger of the Mind

Ecrit par : Jackson Gillis

Produit par : Dean Hargrove

Casting :

  • Peter Falk : Lieutenant Columbo
  • Richard Basehart : Nicholas Frame
  • Honor Blackman : Lilian Stanhope
  • John Williams : Sir Roger Haversham
  • Wilfrid Hyde-White : Tanner

Résumé : Lillian Stanhope a séduit le producteur Sir Roger Haversham avec la complicité de son mari pour qu’il produise Macbeth, la pièce dans laquelle compte jouer le couple.

Lorsque le producteur s’aperçoit des intentions du couple, il décide de tout arrêter.

Victime d’un mauvais coup durant une dispute, il meurt et le couple va tenter de faire passer cet homicide pour un accident. Columbo, en visite à Scotland Yard (pour y apprendre les techniques de pointe pratiquées par Scotland Yard auprès du très anglais detective chief superintendent Durk) va mener l’enquête.

Columbo pour le Mois Anglais ? Non, non, je n’ai pas fumé mes herbes de Provence ou abusé du café eet non je n’essaie pas d’entuber les organisatrices ! C’est oublier qu’un jour, Columbo a été invité par Scotland Yard et que, pas de bol pour les meurtriers, il les a coincé avec son espièglerie habituelle.

S.O.S. Scotland Yard est le titre V.F de l’épisode, mais pour ajouter du mystère, j’ai décidé de mettre celui en V.O afin de vous faire hausser les sourcils. Dagger of the Mind fait référence à Macbeth.

Columbo en Angleterre, à Londres, plus précisément, ça vaut son pesant de cacahuètes. Déjà que le lieutenant à l’imper froissé détonne dans les maisons chics où il enquête, le voir courir partout pour prendre des photos du folklore anglais pourrait laisser croire que les touristes américains sont ainsi lorsqu’ils visitent un pays à l’Histoire forte : courant partout comme un lapin pour shooter des images.

Une fois de plus, tout le monde pensera que le lieutenant n’est pas un homme intelligent, qu’il est décalé, un peu fou et qu’on leur a envoyé le débile de service. Ben non messieurs les anglais !

J’apprécie tous les anciens épisodes de Columbo, mais lui, c’est un de mes chouchous.

Les ambiances londoniennes sous la pluie changent de celles de Los Angeles sous le soleil étincelant.

Pas de grosses voitures américaines mais de belles anglaises, dont celle du couple formé par Nicholas Frame (Richard Basehart) et Lillian Stanhope (Honor Blackman), sorte de voiture de sport à hauteur d’un basset qui ne comporte pas de vitres latérales à tel point que l’on se demande comment ils n’ont pas froid lorsqu’ils conduisent ou attendent l’autre dans une ruelle mal famée.

Pour une fois, nous enquêterons dans le milieu du théâtre, avec deux acteurs sur le retour qui ont conspirés pour que Sir Roger Haversham (John Williams) leur monte Hamlet et une fois que le vieil homme pété de thunes se rendit compte que l’on jouait avec ses pieds, vitupéra à l’encontre de ces deux acteurs et paf Sir Roger Haversham…

Mort, tué accidentellement par Lillian Stanhope que cet homicide involontaire va hanter, comme dans Macbeth qui nous montre les affres que traversent les meurtriers qui ne peuvent plus jouir d’aucune sérénité jusqu’à ce que leur forfait soit découvert et leur crime puni.

D’ailleurs, nos deux acteurs, Nicholas Frame et Lillian Stanhope, qui jouent respectivement Macbeth et Lady Macbeth, deviennent réellement Macbeth et Lady Macbeth en tuant Sir Roger Haversham, sorte de substitut du roi Duncan qui deviendra ensuite l’équivalent du fantôme de Banquo, lorsque Lillian, dans la réserve du musée, tombera nez à nez avec la tête de cire de Sir Roger, comme s’il était revenu d’outre-tombe pour hanter son esprit.

Ce qui me fait toujours rire dans les Columbo, c’est que personne ne le prend jamais au sérieux, surtout les coupables et quand le couperet tombe, ils sont souvent les premiers étonnés car Columbo était toujours arrivé vers eux avec cette expression de fausse candeur affichée sur le visage. Ce n’est qu’à la fin de l’épisode que les coupables se rendent compte que Columbo a toujours mené le jeu.

Nos deux acteurs sur le retour vont se démener pour le mener sur des fausses pistes mais peine perdue, notre lieutenant connait son métier et à coup de phrases cultes, telles « Juste une dernière chose » ou de « Quand je vais dire ça à ma femme » et petit à petit, à coup de petits détails qui ne collent pas, il va comprendre l’implication de nos deux acteurs dans le mort de Sir Roger Haversham. Mais comment le prouver ?

Columbo n’est pas à une mise en scène près, à un piège tendu au(x) coupable(s), comme simuler une panne pour prouver que de ce point-là, le téléphone de la voiture ne passe pas, ou jouer avec la boite de petit chimiste de son petit neveu face à un dentiste qui avait réussi le crime presque parfait.

Ici, ce sera le coup du parapluie…

Anybref, un excellent épisode de Columbo, comme toujours, où notre lieutenant fera preuve de perspicacités, n’ayant rien à apprendre des Anglais (il pourrait même être leur prof) et n’étant pas gêné d’avouer ses lacunes en théâtre ou en culture, montrant une fois de plus qu’il vient d’un autre milieu social, celui constitué par les petits gens et qu’il en est fier.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°287], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°40] et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Les Petits Meurtres d’Agatha Christie – Saison 02 – Épisode 15 – La mystérieuse affaire de Styles (2016)

Résumé : Émilie Beauregard, soixante ans, riche propriétaire d’un hôtel thalasso de luxe, a épousé Adrien, un jeune masseur de 30 ans beau comme un dieu.

Mais Ève Constantin, son assistante, est persuadée qu’Adrien n’est intéressé que par la fortune d’Émilie est serait même prêt à la tuer.

Sans prévenir le commissaire Laurence qui fête ses 50 ans, Marlène, toute émoustillée de pouvoir jouer les clientes, convainc Alice de l’accompagner.

La journaliste s’apprête à faire une rencontre tout à fait inattendue.

  • Réalisation : Éric Woreth (saison 2, France, 2016)
  • Scénario : Pierre Linhart, d’après Agatha Christie
  • Distribution : Samuel Labarthe (Swan Laurence), Blandine Bellavoir (Alice Avril), Élodie Frenck (Marlène), Natacha Lindinger (docteur Maillol), Frédérique Tirmont (Émilie Beauregard), Sophie Cattani (Éve Constantin), Cyril Guei (Timothée Glissant), Alexia Barlier (Diane Clément-Roussel)
  • Genre : policier

Ce que j’en ai pensé :
Autant où certains romans d’Agatha Christie me restent en mémoire, autant j’en oublie certains et celui-ci en faisait partie car je confondais sans doute son final avec celui d’un autre.

Il a fallu que je regarde la version avec David Suchet pour me garder en mémoire l’entourloupe de la reine du Crime pour bluffer ses lecteurs.

Le procédé utilisé était plus flagrant dans la version anglaise que dans la française… À tel point que j’ai hésité pour la résolution de l’affaire, même si ce visionnage-ci était mon deuxième…

Alors oui, je me souvenais de certaines choses, comme du bellâtre qui avait épousé une cougar et que cette cougar représentait énormément pour un personnage de la série (mais je ne divulgâcherai rien !).

Pour le reste, je suis repartie quasi vierge lorsque j’ai visionné à nouveau cet épisode que j’aime beaucoup tant il est drôle et angoissant.

Drôle avec Marlène et Alice qui vont enquêter en catimini à l’hôtel de thalasso, Styles, parce que la directrice les prends pour deux femmes qui s’aiment, parce que Marlène dort avec ses bigoudis, parce que Laurence vient d’avoir 50 balais et qu’il essaie de rajeunir son image en s’habillant de plus en plus cool et parce que tout comme le commissaire Larosière, il aura une panne de Popol !

Angoissant parce qu’il y a des morts, parce qu’Alice est visée aussi et parce qu’on assassine un pauvre chat qui possède la même couleur de pelage que le mien (argh !).

Laurence et Alice continue de se chamailler, de s’engueuler, de s’énerver l’un l’autre, mais lorsque l’on attente à la vie d’Alice, au lieu de l’appeler « Avril », il dira son prénom, avec de l’angoisse dans la voix.

Beaucoup de mystères et de suspicions dans cet épisode et en prime, l’épouse d’un ministre qui passe beaucoup de temps en thalasso (elle n’a que ça à faire, elle), qui drague ouvertement les hommes, qui s’envoie en l’air sans soucis, tant pis si monsieur le ministre ne passe plus les portes.

Et puis, il y a Adrien, le mari de la cougar ! Cet homme est un régal pour les yeux, on aimerait qu’il nous fasse rugir de plaisir en nous massant le dos comme il le fait dans l’épisode, avec ses belles mains qui pétrissent les chairs enduites d’huile, les faisant glisser encore mieux… Bon, je stoppe là sinon vous allez me perdre en cours de route.

Anybref, on aurait envie d’aller piquer une tête dans cet hôtel de thalasso et de passer un petit séjour, tant pis si les cadavres se ramassent à la pelle.

En regardant l’épisode, je me suis rendue compte que la cougar avait déjà joué dans un autre épisode des Petits Meurtres et en faisant travailler mes petites cellules grises, la pièce est tombée : la dame riche dans « Je ne suis pas coupable », un épisode de la saison 1, avec Larosière et Lampion (déguisé en femme).

Un épisode drôle, avec beaucoup de mystères, de suspense, de questionnements (si on ne se souvient plus de la résolution et du coup de tepu de l’auteure), de fausses pistes, d’humour, de sentiments et d’amitié.

Même si l’entourloupe de madame Christie se voit moins dans cet épisode que dans les autres adaptations télé, cette version-ci est plus drôle que celle avec Poirot commençant sa première enquête en Angleterre.

À noter que pour le mois de mars, je vais relire le roman avec ma copinaute Bianca (ce sera sa première lecture pour elle) dans le cadre du challenge « A year in England » consacré aux romans policiers.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°209] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°35].

[SÉRIES] Dracula de Steven Moffat et Mark Gattis [Par Dame Ida – Eau bénite non fournie]

Mini série de trois épisodes diffusée par NETFLIX et la BBC, produite en 2019, diffusée en 2020

Créateurs : Steven Moffat et Mark Gattis

Réalisation : Jonny Campbell (1er épisode) ; Damon Thomas (2e épisode); Paul McGuigan (3e épisode).

Introduction : Quand Dame Ida s’emmerde et qu’elle doit faire une pause de lecture (ses vieux yeux ne peuvent plus rester sur sa liseuse plus de deux heures d’affilée… ses vieux os non plus d’ailleurs… mine de rien on ne peut pas lire dans n’importe quelle position), elle a le choix entre faire de la pâtisserie, ou regarder des séries (la position allongée ou vautrée ne lui est aucunement pénible).

Parfois elle fait même les deux en même temps.

Et avec le Grand Confinement face à ce vilain virus qui pourrait presque l’envoyer ad patres vu qu’elle n’est plus si jeune, plus si mince et plus si en forme… Dieu sait si Dame Ida s’emmerde actuellement beaucoup !

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui Dame Ida va vous parler non pas d’un roman mais d’une série…

Et qui plus est d’une série récente puisqu’une copine lui a prêté son code Netflix…

Et comme ici on aime les trucs un peu gothiques victoriens vu que c’est contemporain de notre Détective Consultant préféré (auquel je n’ai pas pu m’empêcher de percevoir comme une allusion quand au détour d’un dialogue on évoque un détective de Londres… Et bien je n’ai pas résisté au plaisir de vous en faire un retour.

Résumé : Fin du XIXème siècle, dans un couvent perdu de Bulgarie, Sœur Agatha, secondée par une autre femme en habit de religieuse, interroge un certain Jonathan Harker bien mal en point, qui essaie de rassembler ses souvenir sur la cruelle expérience qu’il a pu vivre au château du Comte Dracula, où il s’était rendu pour affaires, et dont il serait parvenu à s’évader…

C’est ainsi que s’ouvre le premier épisode de cette Nième adaptation des aventures du plus célèbre vampire des Carpathes et de ceux qui veulent sa peau bien gorgée du sang de ses victimes.

 

Je ne vous ferai pas l’offense de vous en dire davantage. Les lecteurs et lectrice de ce blog (et même les autres pauvres malheureux et incultes qui n’y jettent jamais un œil) savent tout de l’histoire écrite par Bram Stoker, même s’ils ne l’ont pas lue pour de vrai, se contentant de ce que le cinéma et autres séries en ont mis à notre disposition.

Bien évidemment, cette adaptation n’est qu’une adaptation qui s’inspire plus ou moins de l’œuvre originale, voire des précédentes adaptations…

Et comme Gattis et Moffat nous y ont habitué lorsqu’ils se sont attaqués à Sherlock Holmes, ils n’ont pas non plus rechigné à user et abuser des swicths spaciaux-temporels qu’ils semblent apprécier au point d’en faire leur marque de fabrique.

Si les deux premiers épisodes sont assez proches du roman, dans l’esprit du moins, car certaines péripéties sont clairement rajoutées pour faire durer l’affaire 3 x 1h30, et si certains personnages sont développés différemment ou carrément modifiés, le troisième épisode lui n’est plus que très vaguement inspiré de l’œuvre de Stoker. Un peu quand même mais… bien moins que les autres.

Image soignée, effets spéciaux corrects sans être délirants, beaux décors, belle image… Sur le plan technique rien à dire…

Quoi que je ne sois pas non plus une cinéphile distinguée et compétente pour me poser là en critique évidemment. En même temps si ça avait été moche et nul, ça, j’aurais été capable de m’en rendre compte tout de même…

Comme je commence à m’habituer à voir chaque scénariste ou réalisateur vouloir réécrire l’histoire à sa sauce, je ne m’en suis pas offusquée, et j’ai passé un bon moment jusqu’aux dernières vingt minutes… Les minutes cruciales du dénouement…

Et tout de même la qualité d’un dénouement ça compte quand on s’est fadé près de 5h de série…

Ce n’est pas tant que le dénouement soit totalement hors sujet…

Mais Gattis et Moffat nous avaient déjà fait le coup dans la conclusion du dernier épisode de la dernière (probablement pour de bon) saison de Sherlock…

Ils semblent aimer les dialogues dramatiquement surfaits, grandiloquents et métaphysiques de révélations finales sur la vraie nature des choses, des gens, et là en occurrence de la vraie nature du vampire…

Et ça donne à l’atmosphère des dernières minutes de la série un côté pseudo-intello artificiel torturé des méninges qui se la pète… Que je trouve totalement inutile, pour ne pas dire pénible en ce sens que ça me donne l’impression que ça tombe à plat tant c’est en décalage avec le fond de l’histoire.

Ouais… Le mythe du vampire fascine… Sinon on n’aurait pas des dizaines de films et de séries sur la question…

Ouais… il y a derrière des ressorts symboliques ou psychologiques qui peuvent expliquer pourquoi ça vient capter notre intérêt…

Mais si on veut présenter une thèse sérieuse et solide là dessus, ça ne se torche pas en un quart d’heure et ça ne s’explicite pas sur le dos d’une histoire qu’on doit finir de raconter en en faisant une illustration.

C’est peut être ma sensibilité personnelle… Mais j’ai beaucoup du mal avec le mélange des genres.

Soit on fait du reportage ou du documentaire pour exposer sa thèse sur les vampires… Soit on fait une histoire à partir de ses propres représentations du vampire… Mais profiter du dénouement d’une série pour exposer ça à travers le dialogue final du dénouement… Bof bof…

J’ai du mal avec le divertissement qui subitement quelques minutes avant la fin veut se faire intellectuel ou philosophique alors que franchement… le genre fantastique s’y prête généralement assez mal.

En effet, face au fantastique, notre cerveau rationnel doit se mettre en pause, sinon on se dirait du début à la fin « mais ça n’existe pas tout ça, ils nous prennent pour des cons ».

Donc si on met son cerveau rationnel en pause… et bien il n’est plus là pour accuser réception des messages philosophique qu’on veut faire passer… Et ils sont tellement inattendus qu’ils en deviennent presque grotesques à ce moment là.

Bref une série de bonne qualité dont j’ai trouvé la fin relativement décevante eu égard à ma propre difficulté face au mélange des genres et à la mise en scène dramatisée d’une inutile pseudo philosophie de supermarché.

Mais, j’avoue être assez difficile sur cette question. Il y a des gens qui aiment.

Fuck, the English Month is finish – Bilan du Mois Anglais : Juin 2019 [Saison 8]

Une fois de plus, je me suis déchaînée pour le Mois Anglais qui se déroule en Juin, mois où je suis toujours en congé !

Malgré le fait que je sois allée me dorer la pilule dans le Sud de la France, je suis restée tout le temps à l’heure anglaise, pensant anglais, buvant anglais et mangeant… Non, pas anglais mais français ou méditerranéen ! Mon masochisme s’arrête là. La cuisine anglaise, très peu pour moi.

Réveillée tous les matins à 5h par le God Save The Queen, je m’enfilais tasses de thé sur tasse de thé, avant de boire 1 litre de café sur ma journée pour mener à bien mes lectures et puis écrire mes chroniques sur le pouce (sur le clavier, plutôt).

J’ai dû en manquer un peu, de café, puisque pour certains fiches, je n’avais pas mis mes conclusions, oubliant aussi la cotation et même les liens vers les challenges participants…

Cette année, j’avais assez bien de bédés au menu, c’est plus rapide à lire mais j’ai lu moins de romans. Hé, on ne peut pas être excellente en tout.

Maintenant, le suspense est à son comble pour savoir si j’ai battu mes anciens records où si je me suis mise minable.

Scores des Mois Anglais (pour rappel) :

  • 2013 : 36 billets !! (Titine comprenait son erreur de m’avoir inscrite de force)
  • 2014 : 62 billets !! (Burn-Out pour Titine et moi aussi)
  • 2015 : 41 billets !! (Des vacances pour Titine, quasi)
  • 2016 : 51 billets !! (J’ai fait honneur à ma réputation)
  • 2017 : 47 billets !! (Ok, j’ai failli un peu… shame on me)
  • 2018 : 53 billets !!!! (3ème meilleur score !)
  • 2019 : 54 billets !!! (2ème meilleur score, je suis épuisée, morte)

Oui, j’ai augmenté mon score de 2018, de peu, mais j’y suis arrivée (et je n’y croyais pas).

Bilan du Mois Anglais Juin 2019 :

  1. Harrison & Holmes – Tome 01 – L’œil de fer : Arnü West [BD]
  2. Harrison et Holmes – Tome 2 – Pièces détachées : Arnü West [BD]
  3. Détectives – T1 – Miss Crumble, Le monstre botté : Hanna & Guinebaud [BD]
  4. Détectives – T5 – Frédérick Abstraight, A cat in the barrel : Hanna [BD]
  5. Détectives – T6 – John Eaton, Eaton in love : Herik Hanna & Mara [BD]
  6.  Détectives – T7 – Nathan Else – Else et la mort : Hanna & Guinebaud [BD]
  7. Clues – Tome 01 – Sur les traces du passé : Mara [BD]
  8. Clues – Tome 02 – Dans l’Ombre de l’Ennemi : Mara [BD]
  9. Clues – Tome 03 – Cicatrices : Mara [BD]
  10. Clues – Tome 04 – À la croisée des chemins : Mara [BD]
  11. Jour J – Tome 18 – Opération Charlemagne : Fred Duva & J-P Pécau [BD]
  12. Holmes – BD dont vous êtes héros – Ombre de Jack l’éventreur : CED [BD]
  13. Jack L’Éventreur : Ortiz & Segura [BD]
  14. L’Homme de l’année – Tome 13 – 1888 : Benjamin Blasco-Martinez & Céka [BD]
  15. Dans la tête de Sherlock Holmes – T1 – L’Affaire du Ticket Scandaleux : Lieron & Dahan [BD]
  16. Le Magicien de Whitechapel – Tome 01 – Jerrold Piccobello : Benn [BD]
  17. Sherlock Holmes – Tome 2 : Ishinomori, Ishikawa & Conan Doyle [MANGA]
  18. Black Butler – Tome 27 : Yana Toboso [MANGA]
  19. Moriarty – Tome 04 : Ryôsuke Takeuchi et Hikaru Miyoshi [MANGA]
  20. Les Sept Morts D’Evelyn Hardcastle : Stuart Turton [ROMAN]
  21. J’étais Jack L’Éventreur : Claude Ferny [ROMAN]
  22. Jack L’Éventreur – Le retour : Gilles Vincent [ROMAN]
  23. L’Affaire Jack L’Éventreur : Christian Coudurier [ROMAN]
  24. Mary Jane Kelly – La dernière victime : Didier Chauvet [ROMAN]
  25. London nocturne : Cathi Unsworth [ROMAN]
  26. Le Portrait de Dorian Gray : Oscar Wilde [ROMAN – Relecture]
  27. Dracula : Bram Stoker [ROMAN – Relecture]
  28. Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban ‭: J.K. Rowling [ROMAN] [LC Bianca]
  29. L’échange ‭:‬ Rebecca Fleet [ROMAN] [LC Bianca]
  30. Le Crime de l’Orient Express ‭:‬ Agatha Christie [ROMAN] [LC Bianca]
  31. Détectives Yorkshire – T1 – Rendez-vous avec crime : Chapman [ROMAN]
  32. Les Attracteurs de Rose Street : Lucius Shepard [ROMAN]
  33. Le choix : Paul J. McAulay [ROMAN]
  34. Le fantôme de Canterville : Oscar Wilde [ROMAN]
  35. La Machine à explorer le temps : H.G. Wells [ROMAN] 
  36. Les meurtres de Molly Southbourne : Tade Thompson [ROMAN]
  37. Les Naufrageurs : Iain Lawrence [ROMAN]
  38. Le Chant De L’Assassin : R.J. Ellory [ROMAN]
  39. À table ! : John Wainwrigh [ROMAN]
  40. Chroniques de St Mary – T1 – Un monde après l’autre : Taylor [ROMAN]
  41. Oscar Wilde et les crimes de la Tamise : Gyles Brandreth [ROMAN]
  42. Frère Athelstan – Tome 5 – Le Fanal de la mort : Paul Doherty [ROMAN]
  43. De Profundis / La Ballade de la geôle de Reading : Oscar Wilde [ROMAN]
  44. L’Éventail de Lady Windermere : Oscar Wilde [ROMAN]
  45. Des garçons bien élevés : Tony Parsons [ROMAN]
  46. Absolution : Anthony Shaffer [ROMAN]
  47. Harry Potter à l’école des sorciers de Chris Columbus (2001) [FILMS]
  48. Harry Potter et la chambre des secrets de Chris Columbus (2002) [FILMS]
  49. Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban de Alfonso Cuarón (2004) [FILMS]
  50. Brexit de Toby Haynes (2019) [TÉLÉFILMS]
  51. Ordeal by innocence – Témoin indésirable (2017) [SÉRIES]
  52. Witness for the Prosecution – Témoin à charge (2016) [SÉRIES]
  53. A very english scandal (2018) [SÉRIES]
  54. Gunpowder [SÉRIES]