Sherlock Holmes – Tome 1/2 – Les origines : Scott Beatty & Daniel Indro

Titre : Sherlock Holmes – Tome 1/2 – Les origines

Scénariste : Scott Beatty
Dessinateur : Daniel Indro

Édition : Soleil (24/08/2011)

Résumé :
L’intrépide détective créé par Sir Arthur Conan Doyle est de retour en bande dessinée, dans un récit présentant ses origines jusqu’alors inexplorées.

Partagez avec le Docteur Watson sa rencontre décisive avec le jeune Sherlock Holmes, rencontre qui scellera à jamais la destinée des deux hommes.

Alors qu’une série de meurtres épouvantables plonge Londres dans la terreur, le Docteur John Watson réalise que la seule personne capable d’endiguer l’hécatombe est Sherlock Holmes, qui deviendra bientôt le plus célèbre détective que le monde ait connu.

Le duo improbable se lance sur les traces d’un tueur dont les horribles forfaits marquent le début d’une aventure inédite de Sherlock Holmes, intitulée « Les Douze Césars ».

Critique :
Sa belle couverture (que certains trouvent moche) m’avait fait de l’oeil, sur le site de la SSHF et le fait que ce soit un « comics » ne m’avait pas fait peur.

Se lancer dans une adaptation, ou dans une histoire inédite de notre détective préféré, bien connu de tous et mis à tellement de sauce, aurait pu se révéler une catastrophe, surtout dans un format aussi contraignant que celui du comics, plus petit que le format d’une bédé classique.

Pari relevé et réussi par Beatty et Indro qui nous livrent ici les origines de Sherlock Holmes (il n’est ici qu’un jeune étudiant, sortant déjà de l’ordinaire et nous montrera l’étalage de ses talents multiples).

Dès l’ouverture, on n’a aucun doute de notre entrée dans un comics. le dessin, les couleurs, les ombres plus marquées. Pas d’erreur possible.

On ne perd pas non plus son temps : d’entrée de jeu nous tombons sur notre jeune Sherlock Holmes qui vient de résoudre une affaire et, un peu abîmé physiquement, il reçoit les soins d’un médecin vétéran, mettant ses connaissances au service de Scotland Yard, en tant que légiste, surtout.

Cet ancien médecin de l’armée, je vous le donne en mille, c’est le docteur Watson, qui sera fortement intrigué par ce jeune homme. Bon, entre nous, le jeune Sherlock passe difficilement inaperçu !

Mais pourquoi est-il blessé, le jeune Sherlock ?

Et bien, notre futur détective jouait les jeune extra cours d’un dîner mondain. Bizarrement, les invités semblent être subitement pris de vertiges et de pertes de conscience. Serait-ce le vin qui ferait tourner les tête ? Pas avec le peu qu’ils ont bu !

Le jeune Sherlock Holmes, à qui on ne la fait pas, en doute fortement…

Alerté par son incroyable instinct, il semble avoir mis le doigt sur un complot bien ficelé, visant à détrousser les nobles pendant leur sommeil artificiel.

Ce constat sera validé par l’arrestation de toute la bande par la police londonienne. Mais entre l’arrivée des zorros de la police, le jeune Sherlock se fera quelque peu malmener, rendant tout de même coup pour coup. Sa science du Baritsu lui sera bien utile.

La référence au Baritsu ne sera pas l’unique référence canonique, les auteurs nous parlerons aussi, entre autre, de Musgrave et du Gloria Scott.

Particularité de ce comics : les flash-back et la manière de nous faire changer de « situation » dans l’histoire.

Ainsi, si nous commencions pas un Sherlock blessé et un Watson le soignant, nous avons droit ensuite à un flash-back sur la bataille de Maiwand, en Afghanistan où le docteur Watson fut blessé, à l’épaule et à la cuisse (le scénariste résout le problème de la blessure de Watson qui migrait entre « Une étude en rouge » de l’épaule à la cuisse dans « Le signe des quatre ») et ensuite, tout en revenant à la figure de Sherlock blessé pour deux cases, hop, sans transition, nous passons à son entrée en scène de son enquête.

Oui, de sa tête blessée nous passons à cette même tête en train d’enfiler un loup pour servir les riches nobles. Et ce ne sera pas l’unique fois dans l’album.

La manière de faire reste dans le subtil, je vous rassure, et même dans l’artistique, quelques fois. Si vous voulez le voir de vos yeux et que vous n’avez jamais lu ce comics, je vous conseille de venir voir une planche sur mon site, en exemple.

La seule faute de ce comics est que le joli minois du Holmes de la couverture ne ressemble pas à sa tête dans le comics…

Mais passons.

Intrigué par le souvenir du jeune homme étrange qu’il a croisé, Watson enquête un peu sur lui, découvrant sa chambre en désordre et le fait qu’il a une colocataire. Oui, « une » ! Jolie en plus… A son sujet, nous en apprendrons plus dans le second opus.

Ce premier tome est en fait scindé en deux : si la première partie concernait le cambriolage et la rencontre des deux hommes, la suite sera consacrée à de mystérieux crimes sanglants.

Vu qu’un mystérieux meurtrier semble prendre un malin plaisir à semer des cadavres dans les rues sombres de Londres, laissant la police perplexe (une fois de plus) et démunie… Vu que Watson leur suggère de faire appel à cet étudiant qui a démontré des capacités de réflexion et de déduction extraordinaires.

Pas le choix, mis au pied du mur, ils devront faire appel à notre Sherlock Holmes.

Une fois de plus, Holmes nous montrera l’étendue de son talent pour comprendre que les crimes reproduisent en fait les morts de douze César qui régnèrent sur Rome (César, Auguste, Tibère, Caligula, Claude, Néron, Galba, Othon, Vitellius, Vespasien, Titus, Domitien).

Ce sont les premiers princes de Rome ayant porté le nom et le titre de « César », de Jules César à Domitien.

Mais pourquoi les tuer de cette manière ? Ben vous le saurez au prochain épisode, ou en lisant tout simplement le second opus.

Vous avez l’air dubitatif ? Hésitants ? Même si je vous signale que les deux auteurs ont eu le mérite de me captiver, de m’embarquer pour une aventure totalement inédite, faite de mystères et de révélations.

Croyez-moi ou pas, mais c’était une lecture savoureuse et appréciable et j’ai lu la suite avec un grand plaisir.

Publicités

Sherlock Holmes Society – Tome 6 – Le champ des possibles : Sylvain Cordurié & Andrea Fattori

Titre : Sherlock Holmes Society – Tome 6 – Le champ des possibles

Scénariste : Sylvain Cordurié
Dessinateur : Andrea Fattori

Édition : Soleil Collection 1800 (07/11/2018)

Résumé :
Il reste peu de temps pour empêcher Liam Holmes de mettre sa menace à exécution. L’avenir de Londres est des plus incertain, face à la détermination du fils du plus célèbre détective privé britannique.

Après la trahison de Liam, Sherlock et ses alliés s’unissent pour l’arrêter avant qu’il ne fabrique la bombe susceptible d’anéantir la capitale. Sherlock fait appel à Megan Connelly pour traquer le capitaine Johnson, détenteur d’informations sur Liam.

Sherlock servira d’appât mais la stratégie est risquée. Proie ou prédateur, le capitaine reste dangereux et chaque heure qui passe rapproche Liam de son objectif…

Critique :
Comme je vous le disais dans le tome précédent, pour apprécier cette série, il ne faut pas être allergique à l’immersion de l’univers de Sherlock Holmes dans celui du fantastique !

Si vous pensez que les vampires et les voyages dans le temps n’ont rien à faire dans une histoire de Sherlock Holmes, alors, je vous déconseille fortement cette saga.

Je ne suis pas chaude pour ce mélange, mais étant collectionneuse, curieuse, aimant les vampires (les vrais), Holmes et Retour vers le futur…

Ok, je l’avoue, j’ai toujours été perdue dans les voyages temporels, je n’ai jamais compris pourquoi, lors du premier voyage dans le temps d’un personnage, il y ait déjà des faits qui en aient découlé et je suis toujours en panne sur le voyage dans le temps que réalisa Lanfeust, c’est vous dire ! Pire, j’ai même pas compris le Terminator 3…

Alors, les paradoxes temporels, je vous le jure, ça me laisse toujours les sourcils en l’air et la tronche qui n’a pas tout capté… Malgré tout, je reste toujours fan de ces voyages, même si je comprends pas tout.

Voici donc le face à face tant attendu, le combat de Holmes père contre Holmes fils, le combat entre deux cerveaux puissants, mais dont celui du fils possède le talent légué par sa mère et que je ne révèlerai pas ici (ou alors, via MP, moyennant paiement sur mon compte offshore, je veux dire, of course).

Waw, c’est retors ! Et le plus retors de tous, ce ne sera pas le fils de Holmes… J’ai pas tout compris dans le concept de la trame du temps, cela restera toujours pour moi un truc difficile à imaginer, mais j’ai bien aimé la manière utilisée pour résoudre le problème du fiston qui voulait tout faire péter.

Mon seul bémol sera pour le fait que ce nouveau dessinateur ait un peu trop surligné de noir les yeux de Liam Holmes et qu’il lui ait fait des sourcils en M, lui donnant un air démoniaque, ou méphistophélique (fallait le replacer, cet adjectif là !).

Un tome qui clôt ce diptyque puisant ses origines dans la série des « Vampires de Londres » et des « Voyageurs du temps » mais il n’est pas nécessaire de les lire pour aborder ces deux tomes, même si, c’est un plus, bien entendu.

Un tome agréable, un scénario bien ficelé, le fantastique bien abordé, qui ne nuit pas trop à Holmes et un final inattendu, du moins, dans sa réalisation. Même le grand détective ne l’avait pas vu venir.

Là, pas sûr que Holmes et madame vont se laisser aller à mélanger leurs différentes sécrétions, sachant ce que cela risque de donner. Dommage… (à moins de se protéger en couvrant le mont pelé).

Un bon diptyque, mais à réserver pour les inconditionnels du genre ou les curieuses, comme moi. En espérant qu’il y ait une suite…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

Sherlock Holmes Society – Tome 5 – Les Péchés du fils : Sylvain Cordurié & Fabio Detullio

Titre : Sherlock Holmes Society – Tome 5 – Les Péchés du fils

Scénariste : Sylvain Cordurié
Dessinateur : Fabio Detullio

Édition : Soleil Productions Collection 1800 (10/10/2018)

Résumé :
Quand Liam Holmes détruit la deuxième ville d’Angleterre et menace Londres, George V décide de recourir au voyage temporel pour envoyer son meilleur soldat tuer son père.

Tentant d’empêcher le meurtre, Liam se voit contraint de le poursuivre dans le temps. Inconscient de la menace qui pèse sur lui, Sherlock Holmes recrute Owen Chanes au sein de sa fondation qui compte déjà Hayden Hyatts, Lynn Redstone et le docteur Watson.

Critique :
Pour apprécier ce genre de pastiche holmésien, il ne faut pas être allergique au fantastique, ou plutôt, ne pas être en froid avec le fantastique dans l’univers de Sherlock Holmes.

N’ayant jamais été fan du mélange des deux genre, préférant retrouver mon enquêteur de génie dans un univers normal, victorien de préférence…

Alors oui, j’ai dû parfois me faire violence avec la série « 1800 » de chez Soleil qui a balancé mon détective dans l’univers fantastique, le mettant face à face avec des vampires, des zombies et les voyages dans le temps.

Je ne sais pas si c’est pour être plus vendeur, si c’est pour avoir accès à d’autres scénarios que celui de l’enquête traditionnelle en Whodunit, ou si c’est juste une mode ou tout simplement une envie.

Les auteurs et scénaristes font ce qu’ils veulent, j’ai apprécié une grande partie des bédés avec Holmes face au fantastique, mais mes préférences iront toujours au rationnel avec lui, ou alors, au fantastique qui n’en est pas, comme avec un chien sorti des Enfers…

Cet album, bien qu’appartenant à la série « Sherlock Holmes society » plonge ses racines aussi dans la série « Les vampires de Londres » et celle des « Voyages dans le temps » et n’ayant pas relu ces séries depuis un petit temps, j’ai dû faire fumer mes petites cellules grises pour me remettre tout en tête.

Si vos dents grincent déjà, je m’en voudrai d’ajouter qu’en plus de vampires et de voyages dans le temps, vous allez vous trouver face au résultat d’un mélange d’ADN entre Holmes et une femme…

Je suppose que ce mélange se fit de manière traditionnelle, c’est-à-dire avec des coups de rein, de la sueur, des bruits de plaisir, des halètements et une bonne giclée en provenance des bourses personnelles de Sherlock Holmes qui rencontra l’ovule de la madame qui se promenait dans le coin.

Ok, pour le romantisme, avec moi, vous repasserez mais puisque les auteurs ne m’ont pas dessiné la scène, je me venge bassement et sans honte.

Niveau dessins, ils sont très bien réalisé, Holmes est correct, il n’a pas des épaules de débardeurs comme dans une certaine collection que je ne nommerai pas, ne porte pas la ridicule casquette de chasse, ni la Macfarlane, ni la Inverness cape.

Son rejeton, par contre, lui ressemble beaucoup, mais en version « j’ai basculé du côté sombre de la force » car ce que réalise mon gouvernement ne me plait pas, donc, je vais tenter de l’arrêter en faisant comme lui…

Ça se défend, notez bien… Je dirais même que Liam, dans cet opus, a un peu des airs de Thanos, dans le dernier Marvel.

Il veut détruire, pas juste pour anéantir, mais dans le but de protéger le futur des exactions de l’Empire, l’Angleterre, of course (Star Wars, sors de ma tête). Si on attaque l’Empire, vous pensez bien, l’Empire contre-attaque !

Un opus réservé à ceux qui n’ont rien contre le mélange Holmes/univers fantastique, ou aux collectionneurs malade, tel que moi, au curieux, qui aimeraient découvrir Holmes sous un autre jour et le voir ailleurs que dans des enquêtes traditionnelles.

De mon côté, j’avoue que j’ai bien aimé, ce qui est paradoxal puisque je ne suis pas fan de l’univers de Holmes plongé dans le fantastique, sauf quand c’est bien fichu, bien amené, bien scénarisé et bien dessiné.

Puisque les autres ont bien fait leur job, moi, je valide ! L’album est bon, même s’il n’est pas exceptionnel. Sans doute aurait-il fallu plus de planches pour approfondir l’histoire et ne pas en faire 36 tomes (elle en fait deux, ici).

Il ne me reste plus qu’à tout relire pour tout me remettre dans la tête…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

Sherlock Holmes (BéDétectives) – Tome 8 – La vieille Russe : André-Paul Duchâteau & Guy Clair

Titre : Sherlock Holmes (BéDétectives) – Tome 8 – La vieille Russe

Scénariste : André-Paul Duchâteau
Dessinateur : Guy Clair

Édition : Claude Lefrancq Éditeur (1997)

Résumé :
L’homme à la béquille d’aluminium – le redoutable complice de Raspoutine – n’a pas dit son dernier mot.

Chassés de Saint-Pétersbourg, Holmes et Watson aspirent également à une revanche éclatante. Les voici lancés dans la suite de cette périlleuse aventure, fertile en surprises -plus mauvaises que bonnes-, qui va d’abord les mener de Londres à Bruxelles.

Mais la conclusion d’une telle enquête ne peut avoir pour cadre final que l’effervescente Russie, où Sherlock va être amené à se mesurer à son plus mortel adversaire…

Cet album est la suite logique du n°3 « La béquille en aluminium ».

Critique :
Cet album est en fait la suite de « La béquille d’aluminium », même si entre les deux, il y a eu quatre albums !

Ce qui nous fait quatre ans d’écart entre ces deux publications, tout de même !

J’ai eu largement le temps de me poser des questions sur le final de « La béquille », puisque je suivais la parution chronologique de la série « BéDétectives Lefrancq » dans les années nonante (90).

Frustration, quand tu nous tiens !

Les dessins sont toujours aussi mauvais et les couleurs oscillent entre le rouge, l’orange et le jaune, surtout dans les plans intérieurs de Baker Street et bien d’autres, encore. Bref, l’album risque de vous donner mal aux yeux à certains moments.

Dans cette aventure, nous retrouvons nos deux hommes dans le salon, comme s’ils venaient de revenir de la Sainte Russie, Watson constatant à voix haute que beaucoup de leurs questions sont restées sans réponses.

Sans blague ? Lui aussi n’a pas tout compris ? Ça me console, tiens. Holmes nous répondra qu’il n’a pas encore dit son dernier mot. Espoir, quand tu nous tiens.

Le dessinateur a casé des tas de détails canoniques dans le salon : violon, couteau planté dans la correspondance, les pipes sur leur présentoir, le tabac dans la pantoufle persane, le buste de Holmes (celui réalisé par Meunier ?), le tableau noir avec le message écrit en « hommes dansants », ses instruments de chimie et une visiteuse…

Mais quelle visiteuse ! Canonique, elle aussi.

Bref, hormis les dessins et les couleurs, tout commençait plutôt bien, me laissant augurer un bon moment de lecture.

Las ! Le scénariste et le dessinateur décidèrent de faire bouger la béquille d’aluminium accrochée au mur, la faisant se promener en lévitant dans tout le meublé, Watson l’évitant même pour ne pas qu’elle le touche. Nous y étions…

L’auteur retombait dans ses travers de foutre du fantastique partout. Impossible pour lui de scénariser une histoire sans cet élément fantastique.

« Allez, viens-y que je te fasse léviter une béquille dans les airs grâce à Orga, sis dans la maison d’en face, en train de ramper sur le plancher ».

Orga a été empoisonné par une vieille Russe qui a utilisé la vieille ruse des gâteaux empoisonnés. Le pauvre Orga…

Bref, le doute me submerge déjà, et la nausée aussi, par la même occasion.

Le reste est de la même veine : en plus des dessins toujours aussi moches, Holmes enfile (une fois de plus) sa macfarlane à carreaux, en plein Londres, Watson est exaspérant à accuser à tout bout de champ Irène et exaspérant tout court, Moran est de nouveau dans l’affaire avec son fusil à air comprimé et le buste de Holmes finira avec un gros trou.

Même pas arrivée à la page treize que j’ai déjà des questions qui, je me doute, ne recevront pas de réponse. On prend les paris ?

Attention, à partir de là, je vais dévoiler un peu…

Le festival continuera en dehors de Londres, passant par Bruxelles, la Transylvanie et la Sainte Russie, croisant la route de tireurs fous, de nains et de géants, plus celle d’un ex-fou qui l’est peut-être encore. Ou pas…

Comme la Russie, il est à l’ouest, le gars. Là, c’est moi qui commence à devenir folle avec toutes ces fausses pistes et le fait que l’on ne sait plus qui joue à double (ou triple ?) jeu.

Le tout sur front de conflit latent et de complot entre la Prusse du Kaiser Guillaume, qui vise une guerre contre la France et l’Angleterre, qui sont alliées.

Quant à la Russie, elle se tâte par l’entremise de son Tsar et de Raspoutine, l’un et l’autre n’ayant pas le même avis.

♫ Ra ra rasputin ♪ Lover of the Russian queen ♪ There was a cat that really was gone ♫ Ra ra rasputin ♪ Russia’s greatest love machine ♫ It was a shame how he carried on ♪

La Tsarine viendra mettre son grain de sel dans toute cette affaire (elle a un autre avis que les deux hommes) avec un courrier se terminant par un svastika, signe de reconnaissance pour cette société secrète d’initiés. Impossible d’écrire une histoire sans une bonne société occulte !

Quand à Holmes et Watson, ils auront Raspoutine au cul’te (je fais des jeux de mots mauvais, cela me console de mes maux que j’ai eu en relisant l’histoire).

Alors ? Qui veut la guerre ? Qui veut se la jouer « Suisse » et rester neutre ? Qui voudrait faire la guerre aux côtés des Teutons ? On se tâtonne à tâtons.

Sachant qu’il y a aussi une arme secrète au menu et que Bertha n’était pas une femme comme les autres, du fait de sa masse imposante.

À cette époque, les aciéries Krupp, citées dans l’aventure, n’avaient pas encore fusionnées avec son concurrent Thyssen. Si vous connaissez l’Histoire, vous saurez que ces noms ont une sinistre mémoire… Et vous comprendrez, aussi !

Le bouquet sera la présence de Moriarty, évidemment, en confrontation avec Raspoutine, les yeux dans les yeux.

Ce brave vieux Napo du crime ressemble toujours à une caricature de lui même, en pire. Ses dents sont toujours aussi proéminentes, lui donnant un rictus de vieille momie desséchée.

Les rebondissements étaient prévisibles, pas de réponses à mes questions et Raspoutine, qui n’est pas la « Love Machine » de la chanson de « Boney M. » sera le méchant de l’histoire.

Vous aurez droit à une petite note explicative de la part de Guy Clair. Pour le reste, c’est pas clair !

Le seul point positif est que LA femme sera toujours LA femme.

Note : cette bédé n’avais pas encore eu sa chronique postée sur mon blog, je m’étais arrêtée au tome 7, L’étoile sanglante et puis j’avais fait le tome 9, Le signe des quatre que je venais enfin de trouver.

Par contre, cette chronique avait été publiée originellement sur le site Babelio (en 2012). J’ai fait l’effort de la relire mais je n’ai pas eu le courage de refaire une autre chronique puisque j’avais déjà tout dit dans celle d’il y a 6 ans. Sharon, tu l’acceptes ou tu ne l’acceptes pas, c’est toi le chef de ton challenge !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

Collection complète :

  1. Sherlock Holmes – B.Détectives, tome 1 : La sangsue rouge
  2. Sherlock Holmes – B.Détectives, tome 2 : Le chien des Baskerville
  3. Sherlock Holmes – B.Détectives, tome 3 : La béquille d’aluminium
  4. Sherlock Holmes – B.Détectives, tome 4 : Jack l’Éventreur
  5. Sherlock Holmes – B.Détectives, tome 5 : La bande mouchetée
  6. Sherlock Holmes – B.Détectives, tome 6 : Le rat géant du Sumatra
  7. Sherlock Holmes – B.Détectives, tome 7 : L’étoile sanglante
  8. Sherlock Holmes – B.Détectives, tome 8 : La vieille Russe
  9. Sherlock Holmes – B.Détectives, tome 9 : Le signe des quatre

Sherlock Holmes dans la Bande Dessinée – Enquête dans le 9ème Art : Philippe Tomblaine

Titre : Sherlock Holmes dans la Bande Dessinée – Enquête dans le 9ème Art

Auteur : Philippe Tomblaine
Édition : L’APART (15/06/2011)

Résumé :
« Est-il possible d’adapter Sherlock Holmes en Bande Dessinée ? Cet ouvrage tente de répondre à cette question à travers un panorama – non exhaustif – des différents ouvrages de Bande Dessinée mettant en scène le héros de Conan Doyle.

L’enquête de Philippe Tomblaine, sur les traces du détective le plus célèbre du monde dans le 9e art, s’avère passionnante, digne de son sujet central. Elle montre comment les auteurs actuels ont su se glisser dans les différentes pistes du renouveau holmésien, comme en témoignera un large dossier d’entretiens inédits.

Suivre le détective au fil des cases, dans les ruelles brumeuses de Londres, c’est aussi en retracer la silhouette, à la fois célèbre, populaire et inconnue : le plus grand mystère de Holmes demeure à l’évidence lui-même, c’est élémentaire… »

Critique :
Sherlock Holmes a été adapté dans tous les formats, je ne vous apprend rien.

Mais si nous avons l’habitude des films, téléfilms, séries, romans, certains sont moins familiarisé que moi avec la bédé.

Les bédés, dans ma biblio, c’est des étagères et des étagères, des centaines de kilos de pages dessinées de petits Mickey.

Et Holmes prend une grande place dans ma collection de bédés.

Est-il possible de référencer TOUTES les apparitions du détective de Baker Street, qu’elles soient dans la bédé traditionnelle ou dans les comics book ?

Impossible, sans aucun doute, surtout niveau des comics qui sont légion, surtout qu’entre le moment où est sorti cette étude, d’autres bédés sont venues grossir les rangs des autres.

Pourtant, cette étude est passionnante à lire (même avec des lettres blanches sur fond noir) pour toute personne aimant la bd holmésienne ou voulant étoffer sa collection déjà foisonnante.

Évidemment, on pourra faire le reproche aux nombreux dessinateurs du mythique détective de toujours l’affubler de l’horrible deerstalker sur la tête et du non canonique macfarlane sur le dos, lui qui portait des costumes comme tout les gentlemen.

Mais bon, c’est devenu sa marque de fabrique, le cliché qui fait qu’on reconnaît sa silhouette partout.

Si la liste n’est pas exhaustive, elle pourrait donner des idées de lectures à ceux ou celles qui voudraient se faire une collection de bédé holmésienne, ou tout simplement en apprendre un peu plus sur les ouvrages dessinés qu’ils ont lu (ce qui fut mon cas, d’ailleurs).

N’allez pas imaginer que cet ouvrage ne s’adresse qu’aux fanatiques des p’tits Mickey, le néophyte apprendra aussi des choses sur Sherlock Holmes (sans devoir aller sur Wiki), sans oublier que l’ouvrage se présente d’une manière des plus tentante : papier glacé, couleurs des images, références canoniques, titres des aventures pour introduire les différents chapitres.

L’auteur compare le traitement réservé à Holmes de manière chronologique et géographique, ce qui fait que l’on découvre que le détective n’est pas le même selon son côté de l’océan ou de la mer.

Bon, je ne retiendrai jamais toutes les dates de la partie chronologique, j’en ai même zappé certaines pour ne pas frôler l’indigestion, mais c’était instructif tout de même.

Un ouvrage que les passionnés de Holmes se devraient de posséder dans leurs rayons de bibliothèque, un ouvrage qui, bien que n’étant plus complet en 2017, reste toujours d’actualité pour la partie canonique, et d’inspiration pour la partie littéraire.

Un bel ouvrage que l’on ne doit pas lire d’une traire, mais petit à petit, grappillant quelques articles par-ci, par-là, découvrant ce que les auteurs des albums nous livrent durant leur interview (j’ai compris pourquoi dans une bédé j’avais des problèmes de dates, c’était une erreur de sa part).

Un ouvrage que je prends plaisir de feuilleter régulièrement, avec une bonne tasse de thé.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

Les Quatre de Baker Street – Tome 7 – L’Affaire Moran : Jean-Blaise Djian, Olivier Legrand & David Etien

quatre-de-baker-street-tome-7-laffaire-moran-jean-blaise-djian-olivier-legrand-david-etien

Titre :Les Quatre de Baker Street – Tome 7 – L’Affaire Moran

Scénariste : Jean-Blaise Djian, Olivier Legrand
Dessinateur : David Etien

Édition : Vents d’Ouest (2016)

Résumé :
1894. Après trois ans de guerre secrète contre les anciens associés de Moriarty, il est temps pour Sherlock Holmes de sortir de l’ombre et de retrouver Baker Street…

Mais avant cela, il lui faut mettre échec et mat le dernier et le plus dangereux des lieutenants du défunt professeur : le Colonel Moran, tireur d’élite et tueur aux nerfs d’acier. La chasse est lancée mais qui est le chasseur et qui est le gibier ?

Pendant que Holmes avance ses pions, Moran lâche ses chiens : une meute d’assassins, menée par le sinistre Deadeye…

Avec ce tome 7, les auteurs concluent leur « trilogie » consacrée à l’affrontement entre Sherlock Holmes et le colonel Moran.

quatre_baker_t7_p02Critique :
L’affaire Moran correspond à la nouvelle « The Empty House » (La Maison Vide), dans laquelle Sherlock Holmes revient à la vie, trois ans après sa « mort », conformément aux Écritures.

Et on clôt cette trilogie consacrée à l’affrontement entre Holmes et le colonel Moran, qui avait débutée avec la mort du professeur Moriarty et la « disparition » de Holmes.

Si les albums précédents étaient éloignés des aventures canoniques du Grand Détective – les héros étant ces 3 gamins et leur chat Watson – celui-ci est plus proche des écrits canoniques, bien que réinterprété. Brillamment interprété, même, suivant la logique des précédents albums, ajoutant quelques clins d’œil au Canon holmésien.

En tout cas, l’essentiel – qui n’est pas dans Lactel – se trouve dans cet album : du suspense, de l’amitié, des salopards, les bas-fonds de Londres, des gamins débrouillards, un combat entre Holmes – qui jouera à la chèvre – et le tigre Moran, des pièges, des trahisons, du mystère, des enquêtes, des doutes, des  peurs…

L’action est au rendez-vous, nos gamins ont grandi, évolué, Charlie se pose des questions, Billy est heureux d’héberger le détective et Black Tom se retrouve au centre de tout ça, gardant le secret de Charlie et en ayant marre d’entendre Holmes tourner en rond.

Au fil des tomes, on a appris à mieux connaître la petite bande des Francs-Tireurs de Baker Street, on s’est attachée de suite à eux, on les a vu évoluer, prendre des risques, on a découvert des pans entier de la société victorienne grâce à eux, ce sont des amis, des vieilles connaissances et on craint toujours de les voir s’arrêter là.

Le dessin a évolué, il est plus fin et plus détaillé qu’au premier tome, quand aux couleurs, elles sont, selon les événements, sobres, lumineuses ou sombres.

Sherlock Holmes est bien présent, on prend plaisir à retrouver un Watson assez mordant et pas mouton, on a un Colonel Moran en vrai fils de pute qu’il est, plus un sinistre individu qui lui sert de chef pour sa petite bande d’assassins et un autre gamin des rues qui aimerait être Calife à la place du Calife et qu’on aurait tort de sous-estimer.

Bref, depuis le début, on a une série de qualité, des personnages attachants, des aventures palpitantes sans virer à Indiana Jones, de la société victorienne engluée dans ses vices et ses séparations de castes et des bas-fonds plus vrais que nature.

Tout reste logique dans leurs histoires et c’est Sherlock Holmes qui vient s’incruster dans ces aventures et non le contraire, puisque ce sont nos gamins (et le chat Watson) qui sont les héros de ces pages.

J’espère que cette saga n’est pas terminée et que d’autres aventures viendront pour nos trois gamins débrouillards (sans oublier le chat Watson !) qui viennent de passer un autre cap.

Un septième album réussi, une saga qui ne m’a jamais déçue, certains albums qui m’ont fait frémir, qui m’ont donné beaucoup d’émotions et des gamins que j’ai toujours pris plaisir à lire et à relire.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017) et le Challenge British Mysteries chez My Lou Book.

BILAN LECTURE - Veux la suite

Enregistrer

Sherlock Holmes Society – Tome 4 – Contamination : Cordurié & Toulhoat

Sherlock Holmes Society - Tome 4 - Contamination

Titre : Sherlock Holmes Society -Tome 4 – Contamination

Scénariste : Sylvain Cordurié
Dessinateur : Ronan Toulhoat

Édition : Soleil (2016)

Résumé :
Pour soustraire Londres aux forces du Mal, Sherlock Holmes devra faire face à sa propre noirceur. Y cèdera-t-il ?

À force de persévérance, Sherlock Holmes a contraint le Concile – le groupe de fanatiques religieux ayant causé la perte de Keelodge – à se révéler. Il sait maintenant quel dessein ils poursuivent,mais cette découverte lui a coûté cher.

Isolé et affaibli, il est livré à la férocité des créatures qui ont envahi Londres. Si son destin comme celui de la ville semblent scellés, il reste encore un espoir d’empêcher la victoire des ennemis de l’Angleterre.

Un espoir que le détective ne peut toutefois incarner à lui seul…

9782302049147_p_4Critique : 
Mort aux zombies ! Enfin, on fait c’qu’on peut, hein, pas toujours ce qu’on veut…

Et puis, si on se fait tirer dessus depuis les hauteurs des immeubles, ça va être difficile de sauver la ville de Londres !

La maladie – que dis-je ? – l’épidémie est entrée dans Londres avec ses légions et ses cohortes de gens infestés.

Londres gémit, Londres frémit, Londres nourrit (les zombies), Londres blêmit, Londres envahi, Londres affaibli, mais Londres survit ! (toute ressemblance avec une citation célèbre serait purement fortuite).

Londres est envahie de zombies… Toute ? Non, une partie de la population résiste encore et toujours à l’envahisseur (qui sent très mauvais de la bouche) grâce à quelques hommes (politiques), des soldats surentrainés, Mycroft Holmes et un détective de Baker Street, Sherlock Holmes.

Pour vaincre le mal (sans majuscule, merci), Sherlock va devoir plonger fort loin afin d’y parvenir… Et je ne vise pas par cette expression une visite dans l’Underground ou dans des souterrains !

Non, Holmes va devoir mettre sa vie et sa santé en danger.

L’histoire reste cohérente, pas de temps morts, du rythme dans le scénario, du suspense, des moments plus dramatiques avec un Holmes qui se laisse gagner par l’émotion, ce qui ne le rend que plus humain !

Oui, Holmes va devoir payer de sa personne afin de sauver la ville.

Le nouveau dessinateur nous propose des lavis plus sombres, des dessins plus réalistes, pour certains. Bref, j’ai aimé son coup de crayon ou de pinceau.

Dommage que ce soit le dernier tome. Certes, il fallait en finir avec l’aventure des zombies, mais j’espère que Sherlock Holmes reviendra aussi dans cette collection pour une autre aventure aussi palpitante.

Bien que ce tome fasse partie d’une série de 4, l’auteur le relie aussi à tous les autres publiés dans cette maison d’édition (Soleil 1800). Lire toute la collection n’est pas nécessaire, mais cela donne un plus pour le lecteur qui l’a fait, tel que moi.

Une belle aventure holmésienne avec des zombies… sans pour autant sombrer dans le fantastique ! C’est ça que j’aime…

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « A year in England » chez Titine et Le Mois du Polar chez Sharon (Février 2016).

Mois du polar - sharon-pour-logo-polar21

Sherlock Holmes & Moriarty associés – La BD dont vous êtes le héros : Ced & Boutanox

Titre : Sherlock Holmes & Moriarty associés – La BD dont vous êtes le héros

Auteur : CED
Dessinateur : Boutanox                                                             big_4-5
Édition : Makaka (15/11/2015)

Résumé :
« Vol, mort, enlèvement : Sherlock Holmes et le docteur Watson sont confrontés à des faits bien étranges pendant leur voyage en train.

Mais le plus troublant ne serait-il pas la collaboration inédite entre le célèbre détective et son ennemi de toujours, James Moriarty ?

Entrez dans la peau de Holmes, Watson ou Moriarty, interrogez les suspects, relevez les indices et résolvez les enquêtes, car le héros, c’est vous ! »

Critique : 
3ème livre que j’achète et je confirme qu’avec lui, on n’est pas volé car on passera plusieurs heures de plaisir en jouant avec lui et en le tripotant dans tous les sens.

De plus, on peut choisir entre jouer avec Holmes, ou bien avec le docteur Watson et, grande nouveauté, on peut aussi jouer avec Moriarty.

Trois enquêtes à résoudre et je vous conseille fortement la prise de notes afin de ne pas vous perdre dans le fil lors du ramassage d’indices en tout genre. À force de voyager dans le livre, on a tendance à oublier quel personnage nous a dit quoi.

Par rapport aux deux volumes précédents, cette fois-ci, nous avons une couverture cartonnée et un nouveau dessinateur, mais pour le reste, on ne change pas une recette qui marche. Purs moments de plaisir garantit.

Durant ma lecture/enquête, mes neurones ont fumé comme la cheminée d’une vieille loco et je ne vous raconte pas combien de pages de carnet j’ai noircies.

Pour une fois, j’avais trouvé tous les coupables, même si j’avais parfois hésité entre deux et suspecté un d’être complice alors qu’il était innocent comme l’agneau qui vient de naître.

Le rythme ne vous laisse pas le temps de vous reposer, vous passez d’un endroit à l’autre du livre, observant bien toutes les cases afin de trouver des petits chiffres bien cachés, des diamants disséminés un peu partout et essayer de craquer les codes (j’y arrive jamais).

Oui, faut pas relâcher son attention et il faut être plus concentré que le lait de chez Nestlé ! Lecture sportive pour les petites cellules grises et pour les bras qui bougent dans tous les sens.

L’aide de Wiggins m’aurait été précieuse, mais il n’est pas évident de le faire entrer dans la danse, c’est même complexe et il m’aurait fallu un sacré coup de chance. Ou bien tricher sans scrupules.

Allez, maintenant je retourne jouer, plus avec Watson cette fois-ci, mais avec Holmes et puis, si je me sens suicidaire, je me ferais bien Moriarty.

Me voici de nouveau face à quelques heures de jeu en perspective ! Quand je vous disait qu’on n’était pas volé… Mieux, vu que j’ai tout oublié des coupables des deux premiers tomes, je peux me les refaire aussi !

C’est que de l’amusement ces bédés dont je suis le héros !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et « A year in England » chez Titine.

BILAN - I-Love-Minion-Wallpaper - OK

CHALLENGE - Sherlock___Running_Wallpaper_by_draft624 Corrigé CHALLENGE - Thrillers et polars 2015-2016

Sherlock Holmes Society – Tome 3 – In Nomine Dei : Cordurié & Nespolino

Titre : Sherlock Holmes Society – Tome 3 – In Nomine Dei            big_4

Scénariste : Sylvain Cordurié
Dessinateur : Alessandro Nespolino
Édition : Soleil (2015)

Résumé :
Les efforts de Holmes et Hyde pour trouver les responsables de l’empoisonnement de Keelodge les ont conduits jusqu’à Ryan Shelvey, un éminent psychiatre.

Se sachant découvert, ce dernier a tenté de faire assassiner Holmes. Le détective est alors plus que jamais décidé à arrêter les fanatiques qui se cachent derrière Shelvey.

Et maintenant qu’il fait de cette enquête une affaire personnelle, il est prêt à aller aussi loin qu’il le faudra pour les faire tomber.

Critique : 
« The game is afoot ! » mais avec un autre dessinateur aux commandes, une vieille connaissance (Nespolino) qui nous dessinait déjà Holmes dans la série Crime Alleys.

Là, en enchainant les deux albums de suite, on remarque plus le changement des traits de Holmes ainsi que ceux de Shelvey.

Les couleurs sont différentes, plus de lavis et j’ai trouvé la couverture superbe et bien détaillée.

L’action est toujours fidèle au rendez-vous, Sherlock Holmes se bat, cherche des preuves, met en branle toutes ses connaissances, que le type soit banquier ou issu de la pègre.

Son ennemi est sournois mais n’a pas l’étoffe d’un Moriarty, ni sa patience, ni son talent.

Quant à notre aidant issu de la littérature, il ne manquerait plus qu’un peu de vert et il ferait un parfait Hulk (celui issu de la série télé ancienne).

Sombres complots, institutions gangrénées par la corruption, réduction au silence de ceux qui pourraient l’ouvrir et final sur un autre cliffhanger tout aussi horrible que dans le tome 2.

Un troisième opus dans la même veine que les deux premiers, c’est-à-dire du bon, du très bon.

Vite le 4 ! En espérant que Sherlock Holmes arrive à sauver l’Angleterre… S’il y arrive, l’hymne ne sera plus « God save the Queen » mais « Holmes save the Queen »

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et « A year in England » chez Titine.

CHALLENGE - Sherlock___Running_Wallpaper_by_draft624 Corrigé

Sherlock Holmes Society – Tome 2 – Noires sont leurs âmes : Cordurié & Torrents

Titre : Sherlock Holmes Society – Tome 2 – Noires sont leurs âmes

Scénariste : Sylvain Cordurié                                                              big_4
Dessinateur : Eduard Torrents
Édition : Soleil (2015)

Résumé :

Bien décidé à découvrir les criminels qui se cachent derrière le drame de Keelodge, Sherlock, de retour à Londres, poursuit ses investigations.

Comme son frère Mycroft l’a écarté de l’affaire, il ne dispose que de peu d’éléments pour faire avancer l’enquête.

Elle prend toutefois un tournant décisif quand, remontant la piste du poison, le détective se retrouve face à un certain Edward Hyde, un petit homme répugnant, menacé de mort par ceux-là même qui ont condamné le village.

Critique : 
Grâce au changement de dessinateur, je n’ai pas dû attendre trop longtemps pour avoir la suite de l’affaire Keelodge.

Les puristes hurleront à l’hérésie, et je peux les comprendre étant donné que ce changement implique parfois des variations dans les têtes des personnages, mais là, je ne me plains pas, j’ai adoré les dessins du tome 2.

Ici, le visage de Sherlock Holmes est moins figé, même si je trouve toujours l’appartement de Baker Street fort grand et fort spartiate niveau ameublement.

L’enquête se poursuit pour trouver l’origine humaine de la contagion qui a eu lieu à Keelodge et Sherlock Holmes ne ménage pas sa peine, aidé par une vieille connaissance de la littérature.

Un deuxième album qui répond en partie aux questions soulevées dans le premier – sans tout résoudre, bien entendu, il faut encore garder du suspense et du mystère pour la suite – une belle enquête, de la violence mais pas de trop, des filatures, des tensions entre Sherlock et son frère Mycroft.

Entre eux, les répliques piquantes sifflantes ne fusent et les dialogues du reste de l’album sont loin d’être gnangnans.

Par contre, nous avons un horrible cliffhanger dont le final m’a laissé sans voix, heureusement que j’ai le troisième sous la main parce que je n’aurais pas pu… Vite l’ouvrir et voir !

Le scénario tient la route, il est rythmé, on suit Holmes avec plaisir, on tremble pour lui, les dessins sont super et le coloriste a fait du bon boulot. Quant aux décors de la ville de Londres, manque plus que les odeurs, le bruit des sabots de chevaux, le cris des habitants et l’odeur de la mort pour s’y croire.

Quand l’ombre qu’est Edward Hyde croise la lumière qu’est Holmes et qu’ils unissent leurs forces, ce sera pour le meilleur ou pour le pire !

Un bien bel album sans que l’élément fantastique ne pointe son nez. What’else ?

BILAN LECTURE - Veux la suite t'excites pas

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et « A year in England » chez Titine.

CHALLENGE - Sherlock___Running_Wallpaper_by_draft624 Corrigé