Harrison et Holmes – Tome 2 – Pièces détachées : Arnü West

Titre : Harrison et Holmes – Tome 2 – Pièces détachées

Scénariste : Arnü West
Dessinateur : Arnü West

Édition : Milan (juin 2005)

Résumé :
Dans l’Angleterre de la fin du XIXe siècle, la reine commence sa journée avec les dernières nouvelles du Saint-Empire et apprend que le poulailler royal s’est effondré.

Dans son désarroi, elle en appelle à la police et aux canons de la garde royale.

Dans ce deuxième volet, nous retrouvons Donald Collins, notre schizophrène qui croit être Sherlock Holmes, et son médecin, le docteur Harrison, que Collins prend pour Watson, dans une course-poursuite trépidante à travers Londres.

Le savant fou Moriarty a créé un robot-aimant géant qui se nourrit de métaux, attirant à lui du plus petit boulon à la locomotive empruntée par nos héros dans leur fuite. C’est la panique dans la ville !

Un bijou de non-sens et d’absurdité, ce récit à l’humour très « british » réjouira les amateurs d’apocalypses et de volaille.

Critique :
Marrant, autant ou le premier tome m’avait semblé un peu poussif, j’ai trouvé le second meilleur, pourtant, il y a encore plus de gadgets que dans le premier et toutes les situations sont plus qu’impossibles, sans en SF.

Sans doute me suis habituée à l’humour de l’auteur et à ses dessins que je n’aime pas trop.

Comme prévu, le second est la suite directe du premier et j’ai retrouvé tous les protagonistes là où je les avais laissé la veille, sans devoir attendre, l’avantage de prendre les albums 14 ans après leur sortie.

Pour ce qui est de l’humour, il est toujours dans l’absurde, dans des running gags ou poussés jusqu’au point le plus loin, nous sommes dans de la parodie et elle est mieux passé cette fois-ci, comme je le soulignais plus haut.

Le Grand Méchant est toujours aussi mégalo, toujours aussi assoiffé de conquérir le monde mais comme tous les Grands Méchants de cet acabit, il est mal entouré, mal secondé et il faut tout faire sois-même, comme d’habitude.

Avec cet album, je serai moins critique qu’avec le premier car je l’ai trouvé plus intéressant, plus drôle, plus délirant, plus fou encore et j’ai passé un moment de lecture tout ce qu’il y a de plus correct, avec un petit sourire aux coins des lèvres.

Ne cherchez pas un scénario béton armé, il est assez simple, conventionnel : on a tous et toutes vu des dessins animés de ce genre, étant gosse, avec des méchants mégalo, des inventions de fous, ne serait-ce déjà que dans « Meitantei Holmes » (Sherlock Hound).

Une série un peu folle, avec un humour mêlant le british avec celui de la parodie, des inventions folles, un Sherlock Holmes pas si fou que cela, même si ce n’est pas le vrai, un scénario déjà vu mais malgré tout, l’album se laisse lire et on se prend à sourire assez souvent.

Des albums que je laisserais plus à des holmésiens atteint de collectionnite aigüe ou à ceux qui n’ont rien contre le fait qu’on présente un Holmes sous un autre jour (puisque ce n’est pas lui).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

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Harrison & Holmes – Tome 01 – L’œil de fer : Arnü West

 

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Titre : Harrison & Holmes – Tome 01 – L’œil de fer

Scénariste : Arnü West
Dessinateur : Arnü West

Édition : Milan (janvier 2004)

Résumé :
À la fin du XXIème siècle, le directeur de l’asile psychiatrique de Londres décède accidentellement.

Le Docteur Harrison est pressenti pour prendre sa suite. Mais pour cela, la tradition veut qu’il réussisse à ramener à la raison un malade de son choix.

Donald Collins sera celui-ci.

Sa pathologie ? Une schizophrénie qui le pousse à croire qu’il est Sherlock Holmes !

Critique :
Lorsque l’on souffre d’Holmésologie aiguë, on soigne son mal de toute les manières possibles et imaginables.

Cet album en est la preuve absolue puisque le Holmes de ces pages n’est pas le vrai mais Donald Collins, un fou qui se prend pour Sherlock Holmes et qui prend le futur directeur de l’asile pour son fidèle Watson.

Hé oui, c’est la règle, pour accéder au poste de directeur de l’asile psychiatrique de Londres, il faut guérir un patient de sa folie et ce pauvre Docteur Harrison pense guérir cet homme qui se prend pour le grand détective.

Si on aime les pastiches qui ne se prennent pas au sérieux et les gadgets en tout genre, style inventions d’un savant fou ou de Gru, alors on sera gâté car ces pages en regorgent.

Personnellement, je n’ai pas vraiment aimé les dessins mais cela ne m’a pas empêché de lire cette bédé qui se veut plus drôle que sérieuse.

Les policiers de Scotland Yard ont un chef pas des plus malins, Moriarty est LE génie du mal pour Holmes et Klepto Girl une voleuse de haut vol qui fait tourner la police londonienne en bourrique.

Alors si on n’est pas trop regardant sur le scénario qui comporte des utilisations de voitures ou d’engin bizarre et qu’on aime les histoires qui ne se prennent pas au sérieux, on passera un moment de lecture agréable.

Pourtant, il m’a manqué un petit quelque chose pour prendre mon pied véritablement. La succession de cascades, de retournements de situation et le côté opérette du Grand Méchant m’ont sans doute un peu lassé avant la fin.

Fin qui a tout l’air d’être à suivre dans l’album suivant pour en avoir le fin mot.

Bon, ce n’est pas la fin du monde non plus, c’était une belle surprise de tomber sur ces deux albums que je connaissais pas, mais ce n’est pas une saga qui restera dans ma mémoire, ni dans mes annales.

De plus, comme je ne possède que deux albums, elle ne sera pas longue à lire. Sans être trop sévère, ça se lit, on sourit mais voilà.

Sherlock Holmes en toutes lettres – Tome 2 : Collectif

Titre : Sherlock Holmes en toutes lettres – Tome 2

Auteur : Collectif (Anthony Burgess, Davis Grubb, Michael Moorcock, Rick Boyer)
Édition :
Édition Originale : Payot et Rivages (13/09/2017)
Traducteurs : Frédéric Brument et Jean-Paul Gratias

Résumé :
Saviez-vous que la pantoufle persane dans laquelle Sherlock Holmes rangeait son tabac fut l’objet de la convoitise d’une fétichiste unijambiste ?

Et que Sherlock Holmes et Watson avaient dû quitter un temps leur mythique logement de Baker Street à la demande de Mme Hudson ?

Autre fait inconnu à ce jour et révélé par notre expert : Holmes a fait du trapèze dans un cirque pour combattre le « Houdou ».

Vous saviez en revanche que le célèbre détective pratiquait le violon, mais n’imaginiez pas que la musique pouvait tuer.

Davis Grubb, Michael Moorcock, Rick Boyer et Anthony Burgess, quatre grandes plumes rivalisent d’imagination pour rendre hommage à l’un des personnages les plus mythiques de la littérature mondiale.

Critique :
« Les avatars de Sherlock Holmes » m’avaient un peu laissé sur ma faim et je n’avais pas pris autant de plaisir que je le pensais à leur lecture.

Si le tome 1 était fort éloigné du canon habituel, le deuxième mériterait la pastille “A.O.C” car les nouvelles semblent toutes droites sortie des originales.

Hormis la première qui ne concerne pas vraiment le détective de Baker Street, mais des membres d’une société holmésienne (“Le Reclus brun” de Davis Grubb, celui de “La nuit du chasseur”), les trois suivantes sont des plus jouissives, surtout celle de “Zolnay le trapéziste” (de Rick Boyer, l’auteur du “Rat géant de Sumatra”,  un apocryphe exceptionnel) et de “Dorset Street” (de Michael Moorcock).

“Meurtre en musique” d’Anthony Burgess (“L’Orange mécanique”) est très bien aussi, mais les deux précitées avaient un petit côté plus fouillé, plus profondes, elles étaient plus longues, aussi.

Autant le premier tome se lisait vite, autant celui-ci met plus de temps avant l’arrivée à la page finale, celle qui vous fait regretter d’arriver déjà au bout. Mais comme dit mon mari “Toutes les bonnes choses ont une fin”.

Comme je le disais plus haut (suivez, que diable), le personnage se Sherlock Holmes est en tout point conforme à l’original, nous ne sommes pas dans des textes de SF, ou de loufoqueries, mais dans des nouvelles policières pures et dures, avec des tas de déductions du Maître, ce qui me rend toujours guillerette.

Si j’avais compris en partie la solution de  “Zolnay le trapéziste”, je n’ai pourtant aucun mérite, ayant des connaissances que mon détective préféré n’a pas, puisque je suis née bien après lui. Celui ne retire pas du mérite.

Quant à la première, celle du “Reclus brun”, j’avais entrevu la fin aussi, mais je me suis laissée porter par la plume du talentueux Davis Grubb qui nous offre ici un récit moins sombre que sa nuit du chasseur, et, bien que Holmes ne soit pas présent dans sa nouvelle, on sentira néanmoins son ombre planer sur les pages.

Un excellent recueil, plus dans l’esprit du canon que son prédécesseur qui lui, était plus dans la parodie.

Du Sherlock Holmes pur jus, certifié Origine Contrôlée et Conforme.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le challenge US (2017-2018) chez Noctembuleet Le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

 

Sherlock, Lupin & moi – Tome 1 – Le Mystère de la dame en noir : Irene Adler

Titre : Sherlock, Lupin & moi – Tome 1 – Le Mystère de la dame en noir

Auteur : Irene Adler
Édition : Albin Michel (02/01/2017)

Résumé :
Eté 1870, Sherlock Holmes, Arsène Lupin et Irene Adler font connaissance à Saint-Malo. Les trois amis espèrent profiter de leurs vacances en bord de mer, mais le destin en a décidé autrement.

Un corps s’est échoué sur une plage voisine et les trois camarades se retrouvent au beau milieu d’une enquête criminelle. Un collier de diamants a disparu, le mort semble avoir deux identités et une sombre silhouette rôde, la nuit, sur les toits de la ville.

Trois détectives ne seront pas de trop pour résoudre l’énigme de Saint-Malo !

Critique :
Ce ne sera pas le polar de l’année, mais niveau fraicheur et plaisir de lecture, il a fait son job ! What’else ?

De plus, son postulat de départ n’avait pas encore été proposé, du moins, pas à ma connaissance.

Et si Sherlock Holmes avait bien connu Arsène Lupin lorsqu’ils étaient de jeunes garçons en villégiature à Saint-Malo ? Et si, dans ce duo, c’était rajouté la jeune Irene Adler ??

C’est sans aucun doute tout à fait impossible dans l’absolu, mais puisqu’on a le droit de violer l’Histoire pour lui faire de beaux enfants, alors, allons-y gaiement et prenons plaisir à découvrir leurs aventures au bord de la mer.

C’est de la littérature jeunesse, le style est donc adapté pour les plus jeunes, cela étant, il n’est pas gnangnan non plus ou bas de plafond. Je dirais qu’il est tout ce qu’il y a de plus normal étant donné que le récit est raconté par la jeune Irene Adler.

Un agréable petit roman policier qui se lit en quelques heures et qui ravira les plus jeunes, comme les vieux cadors du polar tel que votre serviteur qui ne cherchait qu’à se faire plaisir et prendre un peu d’air frais après un roman noir oppressant.

Nous sommes loin des énigmes de la mère Agatha (Christie), le but n’étant pas de construire un mystère obscur et une enquête de malade puisque nous sommes face à trois jeunes qui veulent enquêter sur une mort mystérieuse et rien de plus. Restons cohérent, donc.

Les personnages sont fidèles à ce qu’ils auraient pu être dans leur jeunesse, Holmes est déjà le futur détective qu’il sera, Lupin est agile et Irene a une belle voix qui charmera ses deux compagnons de vacances.

De plus, elle nous annonce quelques petits secrets sur elle-même qu’elle a appris bien plus tard et dont elle nous révèle durant son récit.

C’est plaisant à lire, vite lu, on en ressort avec un sourire de contentement d’avoir pris un bon bol d’air en compagnie de nos jeunes amis et on n’a qu’une seule envie, découvrir la suite de leurs aventures, qui, je l’espère, seront traduites intégralement car je ne saurais pas les lire dans leur V.O qui est l’Italien.

Pas le polar de l’année, ni l’énigme du siècle, mais le but du roman n’est pas là. Quant à sa mission qui était de me divertir et de me changer les idées, elle est réussie pleinement.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Baker Street – Tome 4 – Sherlock Holmes et l’ombre de M : Pierre Veys & Nicolas Barral

Titre : Baker Street – Tome 4 – Sherlock Holmes et l’ombre de M

Scénariste : Pierre Veys
Dessinateur : Nicolas Barral

Édition : Delcourt (27/05/2003)

Résumé :
Sherlock Holmes, Watson, Clipton et compagnie sont enfin arrivés à Ceylan.

Mais le testament de l’oncle facétieux stipule que son héritier doit retourner à Londres, se faire engager dans un cirque, et jouer un spectacle de clown en présence de la reine elle-même.
Dans le camp adverse, le bras droit de Teawings a embauché l’ignoble professeur Moriarty pour contrecarrer Holmes.

Plus qu’un simple voyage, c’est une terrible lutte, un combat titanesque, sans merci et dont l’issue du monde dépend, qui va s’engager entre les deux hommes.

Critique :
Je n’ai pas trainé pour lire la suite de ce dyptique des aventures hilarantes et burlesques du génial Docteur Watson et de Sherlock Holmes !

— Je le hais ! Oh, que je le hais !
— Réveillez-vous, honorable professeur…
— C’est pas juste : lui il a le docteur Watson, tandis que moi je dois traîner un boulet…
— Professeur !

Résultat : une lecture avec un sourire béat affiché de la première à la dernière page.

Après toutes leurs péripéties et leurs ruses pour arriver à Ceylan, les voici obligés de refaire le chemin dans l’autre sens, et le plus vite possible, sans oublier le gage que l’oncle défunté à imposé à son neveu pour que les plantations de thé lui reviennent.

Vois Holmes affalé dans un transat comme une méduse échouée sur la plage pendant que le terrible professeur Moriarty l’espionne donne de nouveau lieu à des dialogues rempli d’humour et de drôlerie.

Nous ne savions pas à ce moment, que nous étions espionnés par le plus terrible criminel d’Angleterre… heu… du Monde ! (L’étroitesse géographique peut provoquer certaines rancœurs).

Surtout que ni l’un ni l’autre ne veut prononcer le nom de son ennemi car cela donne lui à des crises ressemblant à celles de Joe Dalton lorsque l’on parle de Lucky Luke. Mais ici, contrairement au lonesome cow-boy, Holmes pique lui aussi de telles crises.

Au final, chacun parle de l’autre en disant « machin » ou « bidule », interdit à tout le monde de prononcer le nom de celui dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom ou réclame une pièce dans le cochon à chaque mention du nom honni.

— On ne sait jamais sur quel pied danser avec ce Sherlock Hol… Zut, je l’ai dit… [Mettant ensuite une pièce dans une tirelire présentée par Moriarty] Vous êtes sévère…
— Chaque fois qu’on prononce son nom, on met une pièce dans le cochon, c’est la punition !
— Et « Watson », on a le droit ?

Le plan machiavélique mis au point par Holmes pour semer Moriarty, son bras-droit gourmand, ainsi que monsieur Teawings et ses sbires chinois était du grand n’importe quoi, mais on dirait que ça ne marche plutôt pas mal pour nos amis et cela nous procure quelques autres moments de sourire.

— Mais où est passé Lestrade ?
— Un gros python l’a attrapé tout à l’heure et l’a hissé dans les arbres…
— C’est maintenant que vous le dites ?
— Heu, oui… Pourquoi, c’est important ?
— Ça va le serpent a dû le relâcher… Rien d’étonnant..

Dans cette bédé, il n’y a pas que les dialogues entre Holmes et Watson qui sont déjantés et drôles, les petits apartés des autres personnages le sont aussi. Quant aux répliques des sbires chinois et de leur patron Teawings, elles sont un moment de pur bonheur.

Pas besoin d’être une fan des aventures de Sherlock Holmes pour lire et apprécié ces albums, il suffit d’aimer la parodie, le burlesque, l’humour, les répliques assassines et les situations cocasses. De plus, voir la reine Victoria jurer est un plaisir de fins gourmets…

Par contre, vaut mieux éviter la cuisine de Madame Hudson, ainsi que son thé…

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017),  « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Baker Street – Tome 3 – Sherlock Holmes et les hommes du Camellia : Pierre Veys & Nicolas Barral

Titre : Baker Street – Tome 3 – Sherlock Holmes et les hommes du Camellia

Scénariste : Pierre Veys
Dessinateur : Nicolas Barral

Édition : Delcourt (28/01/2002)

Résumé :
Un certain Clipton désire embaucher Holmes et Watson pour assurer sa protection lors d’un périlleux voyage. Il a six semaines pour arriver Ceylan et devenir propriétaire des plantations qu’il a héritées de son oncle.

Celles-ci lui permettront de se lancer dans la production de thé. Mais la compagnie Teawings, leader du marché, est prête à tout pour l’empêcher de parvenir à destination. Le périple s’annonce agité…

Critique :
Si vous aimez le sérieux, passez votre chemin ! Si les parodies vous filent des boutons, allez voir ailleurs, cette série n’est pas pour vous…

Ou alors, laissez-vous guider au pays de la drôlerie et du « pas sérieux » et quittez pour quelques instants cet air guindé que vous avez emprunté à Mycroft de la série Sherlock BBC !!

Ce que j’aime dans cette série parodique de l’univers du plus célèbre détective, c’est qu’en plus de ne pas se prendre au sérieux, de me faire rire, de parodier Holmes et Watson avec humour et talent, c’est qu’elle sait toujours me surprendre au fil des tomes.

« Est-ce qu’on pourrait enfin vider notre vessie en paix ? » est la question que Holmes et Watson auraient pu se poser dans cet album, s’ils n’avaient pas été des gentleman…

Voyez-vous, nos deux amis prenaient leur petit déjeuner ailleurs qu’au 221b car leur pochetronne de logeuse n’a rien d’un cordon bleu ! Mais voilà qu’en sortant du resto, après avoir fait un gros rot dans la rue, nos deux amis se font enlever par des chinois qui les abreuvent de thé.

Et le thé, tout le monde le sait, c’est diurétique ! Donc, on se dépêche d’arriver le premier au W.C du 221b afin de faire pleurer fauvette le premier. Las, des hindous les détournent du lieu d’aisance et les abreuvent de thé, eux aussi…

— Moi d’abord, Watson !!!
— Non, moi !! Ça presse trop !

Non mais c’est fini oui ?? On peut aller se la vider, maintenant ? On n’est pas à une tea party, nom d’une théière !

La guerre du thé est déclarée sur un ton décalé, avec un Holmes toujours aussi de mauvaise foi, avec un caractère de cochon, une jalousie exacerbée envers un Watson au faîte de sa popularité, faisant de l’ombre au célèbre détective et ne crachant pas sur la gaudriole et la boisson alcoolisée.

Les visages sont toujours aussi expressifs, les dialogues remplis de sarcasmes ou d’humour, des situations cocasses avec un Lestrade con comme un balai et une madame Hudson qui sait se transformer en femme d’action une fois qu’elle a bu des litres de café afin de dessouler.

— Oh, permettez-moi de vous présenter son altesse le maharadjah Lahssiotah… Monsieur Sherlock Holmes.
— Sherlock Holmes ? Ça me dit quelque chose… Mais oui ! Mais alors… [se tournant vers Watson] Vous devez être le fabuleux docteur Watson !
— Ouille !
— Qu’y a-t-il, docteur Watson ?
— C’est Holmes… Il… il m’a mordu !

Tout est bien pensé, bien tourné et on passe, une fois de plus, un excellent moment en compagnie de nos deux amis qui vont nous entrainer sur les chemins des Indes pour une aventure de folie.

À noter que leur aventure ne se termine pas à la fin de cet album, mais qu’elle se poursuivra dans le tome 4 que je vais m’empresser de lire !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017),  « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Le détective détraqué ou les mésaventures de Sherlock Holmes : Collectif

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Titre : Le détective détraqué ou les mésaventures de Sherlock Holmes

Auteur : Collectif
Édition : Baker Street (06/01/2017)

Résumé :
Dans ce petit volume de pastiches, sketchs, et autres textes humoristiques autour de la figure du grand détective, nous avons demandé des textes à quelques holmésiens de nos jours, et ajouté des écrits de leurs prédécesseurs.

Esprit d’éloge, de complicité et de fun, autant d’hommages aux deux grands maîtres que furent Sir Arthur Conan Doyle et Sherlock Holmes.

Même si par moments on peut apercevoir un brin de moquerie, les plumes de nos auteurs sont toujours pleines d’admiration et d’affection.

Le recueil comportera des textes français et des textes traduits de l’anglais, certains contemporains et d’autres un peu plus anciens.

SH - Keep-Calm-Sherlock Power déductionCritique :
Autant je n’ai pas apprécié plus que ça « Les avatars de Sherlock Holmes », autant j’ai aimé celui-ci !

Hormis une des histoires qui se trouvait déjà dans l’autre recueil, je n’en connaissais aucune autre et  j’ai pris énormément de plaisir à voir Sherlock Holmes (ou un autre nom y ressemblant) évoluer sous la plume d’autres auteurs que son géniteur.

Certaines sont des enquêtes pures et simples et j’ai notamment adoré celle de l’aventure de la bonne du Claridge qui se serait faite violer par un certain Wagner-Cohen alors que lui soutien qu’elle lui a fait des avances.

Une conclusion aux antipodes de ce que l’on aurait pu imaginer et un air fortuit de ressemblance avec les événements de 2011.

Beaucoup de tendresse ressentie pour la nouvelle intitulée « Arthur Conan Doyle », écrite par Jack London où il nous comte ses tentatives éperdues pour enfin rencontrer Doyle, de l’humour avec « Un cheveu » où Watson couche avec la femme de Holmes, une véritable enquête trépidante avec Shirley Holmes, la fille de Sherlock et son amie, Joan Watson, la fille de John.

Du plaisir avec la rencontre entre Arsène Lupin et Herlock Sholmès, du rire avec « Épinglé au mur » qui nous donne une toute autre version de la mort de Holmes suite à son combat aux chutes, le tout tourné en dérision, en restant cohérent et en se prêtant à des extrapolations totales du canon holmésien et de ses erreurs ou de ses vides.

Dommage que ça se lise si vite parce que j’en aurais bien repris quelques tranches, moi, d’un gâteau aussi plaisant que celui-là, même si certains auteurs ont rhabillé Holmes pour l’hiver, la moquerie est toujours gentille, amicale et drôle.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, Le Mois du polar 2017 chez Sharon (Février 2017) et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (286 pages).

Baker Street – Tome 2 – Sherlock Holmes et le club des sports dangereux : Pierre Veys & Nicolas Barral

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Titre : Baker Street – Tome 2 – Sherlock Holmes et le club des sports dangereux

Scénariste : Pierre Veys
Dessinateur : Nicolas Barral

Édition : Delcourt (2004)

Résumé :
Londres, l’été, les doks de Limehouse. Des choses horribles et autres disparitions mystérieuses ont lieu. Holmes et Watson, entraînés dans un entrepôt par l’inspecteur Lestrade, à la recherche de renseignements sur « le profanateur » (appelé ainsi parce qu’il dessine des moustaches sur les portraits officiels de la reine…), échappent de justesse à un attentat à la bière.

L’enquête qui les attend n’est pas des plus aisée : un type décédé chez lui de mort naturelle dans son lit, portes fermées… et quelqu’un est persuadé que c’est un meurtre…

Ils se rendent donc au club des sports dangereux, dont faisaient partie la victime.

bakerstreet02p_8214Critique :
Allez hop, on reste dans la parodie mais cette fois-ci, au lieu de plusieurs enquêtes séparées (même si elles ont un fil rouge), on passe à 3 enquêtes faisant partie d’un tout.

Vous suivez ou vous avez abusé de la morue au whisky de madame Hudson ?

Bon, on récapitule pour ceux du fond qui ne suivent pas : Lestrade, l’empêcheur de glander en paix, demande l’aide de Holmes parce qu’il a rendez-vous avec son indic sur les quais de Limehouse.

Son indic aurait des infos sur Jack le Moustacheur, un dangereux hors-la-loi qui dessine des moustaches sur les portraits de la reine.

Nous aurons aussi la mort naturelle en chambre close d’un des membres du Club des Sports dangereux qui, selon ses dirigeants, n’est pas naturelle sinon ce serait shoking qu’un membre meure paisiblement dans son lit.

Oh, j’ai failli oublier la gerbille d’un rouquin qui se met à sauter dans tous les sens à heure fixe, des disparitions inquiétantes sur les quais de Limehouse.

Ben tiens, ça en fait 4 ça ! Même moi je ne suis plus…

Nous sommes toujours dans la dérision, dans la parodie, dans l’absurde, dans le burlesque et j’aime ça !

Holmes est un vrai mauvais perdant, toujours imbu de lui-même et persuadé qu’il est le meilleur, il utilise les cellules grises de Watson pour se faire valoir et pique des crises de nerfs quand ce dernier lui casse ses coups.

[Homes] — Haha ! Décidement, vous êtes un gros nul ! Échec et mat ! J’ai gagné !!!
[Watson] — Mais Holmes… Nous jouons aux dames…
[Holmes] — C’est bien de vous, ça ! Toujours à contester… Vous êtes un mauvais perdant !!!

Les dessins sont toujours remplis de détails, les expressions des visages suffisent à tout nous dire, les dialogues passant ensuite. Sinon, niveau répliques, ça vole bas et ça casse à tour de bras.

À noter que des personnages existants sont croqués dans ses pages… et qu’aucun membre de la Société Sherlock Holmes de France n’a été blessé durant le tournage.

Ma foi, cette série est une véritable petite pépite que je regrette de ne pas avoir acheté plus tôt…

— Il n’y a que mon collègue Pinkerton qui connaisse le nom de mon indic… Non ? Vous croyez que… ? Bon, d’accord, j’ai eu une aventure avec sa femme… Et puis, à cause d’une erreur dans un de mes rapports, il a été dégradé, mais bon… Il a perdu son argent, aussi… Je lui avais conseillé un placement… J’ai fait arrêter sa fille pour racolage, une fois, c’était pour faire une farce… Seulement elle s’est pendue ! Il y a des gens qui manquent d’humour… Et puis j’ai mis son fils en prison pour escroquerie, mais là, c’était vrai. Vous pensez que Pinkerton m’en voudrait ? Non ?

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Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, Le Mois du polar 2017 chez Sharon (Février 2017) et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (48 pages).

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Baker Street – Tome 1 – Sherlock Holmes n’a peur de rien : Pierre Veys & Nicolas Barral

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Titre : Baker Street – Tome 1 – Sherlock Holmes n’a peur de rien

Scénariste : Pierre Veys
Dessinateur : Nicolas Barral

Édition : Delcourt (2004)

Résumé :
Saviez-vous que Watson doit une grande partie de sa popularité à une méduse ? Que Holmes pratique parfois le cambriolage ? Et seriez-vous capable de trouver un rapport entre un diable en boîte, un haltère, un réveil-matin, un cactus et une masse d’armes ? Non ?

Eh bien plongez-vous dans les carnets secrets du Dr Watson, miraculeusement exhumés par deux « froggies »…

bakerstreet01pCritique :
Je n’ai rien contre les parodies, tant qu’elles sont bien fichues… Sherlock Holmes avait déjà été excellemment parodié dans le film « Without a clues » (Élémentaire mon Cher Lock Holmes) et ici, il en est de même : excellent !

Oubliez ce que vous savez du plus célèbre détective de Baker Street, celui est plus burlesque et moins… grand détective qui résout tout.

Pourtant, on sent que les auteurs ont potassé leur canon et qu’ils n’ont pas fait cela à la légère puisque dans ce premier tome, ils remercient les Quincaillers de la Franco-Midland !

Ce premier tome regroupe 4 enquêtes de notre plus célèbre détective d’Angleterre et de son ami, le bon docteur Watson.

Watson dépeint comme un gros gourmand, un amateur de boisson alcoolisée, meilleurs en découverte de solution que Holmes et bourré d’humour dans ses petites pensées.

Sans oublier leur logeuse, madame Hudson, toujours bourrée et l’inspecteur Lestrade, l’emmerdeur de service.

— LESTRADE !
— Le casse-pieds !
— Planquons-nous, Watson !

Nous sommes dans une parodie, c’est drôle, amusant, on nous présente un Holmes aux antipodes du canonique puisqu’il n’est pas le roi de la déduction, est colérique, s’engueule avec Watson, est mauvais joueur, imbu de sa personne, il déteste la reine Victoria, est parfois perdu dans son enquête et pique une crise digne de Joe Dalton lorsque l’on dit « Moriarty ».

— Vous ne prenez pas de notes, Watson ? Je sens que je vais être brillant !

Les dessins sont drôles, sans être des oeuvres d’art, mais faut chercher les petits détails et les expressions faciales valent leur pesant de tabac, le scénario comporte de véritables enquêtes, leur solution, mais elle n’est pas toujours celle trouvée par Holmes…

À déguster avec une tasse de thé et  le sourire aux lèvres !

Une bédé drôle, une parodie réussi, ou : comment retrouver des personnages cultes dans des situations abracadabrantesques…

— Mais moi, j’arrête qui, alors ?
— Alors le lourdaud de service, il se tait où il rentre à pied aussi !!!
— Mais Holmes, c’est mon fiacre…
— Tac ! Ça y est ! C’est gagné ! Il est puni. Cocher, arrêtez.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, Le Mois du polar 2017 chez Sharon (Février 2017) et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (48 pages).

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Les avatars de Sherlock Holmes – Tome 1 : Collectif

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Titre : Les avatars de Sherlock Holmes – Tome 1

Auteur : Collectif
Édition : Payot et Rivages (04/01/2017)

Résumé :
Premier volume de la série de pastiches «Les Avatars de Sherlock Holmes», placé sous le signe de la parodie humoristique.

Avec des contributions d’humoristes patentés tels que P.G. Wodehouse, Stephen Leacock, mais aussi d’auteurs ayant acquis une célébrité dans d’autres domaines, comme J.M. Barrie («Peter Pan»), A.A. Milne («Winnie l’Ourson»).

i-believe-in-sherlock-holmesCritique : 
Vous connaissez mon addiction à Sherlock Holmes, c’est donc tout naturellement et avec la bave aux lèvres que j’ai sauté sur ce pastiche lorsqu’il a croisé ma route dans une grande librairie.

Maintenant c’est l’heure de l’autopsie ! Que valent ces 8 nouvelles, ces 8 pastiches tirés du recueil « The Big Book of Sherlock Holmes Stories » édité par Otto Penser et qui lui en contient 83.

Si les nouvelles ne casseront pas trois pattes à un canard et se lisent en un peu plus d’une heure (pauses café et pipi comprises), elles restent tout de même plaisantes à lire, amusantes, et voir le Grand Détective malmené par ces auteurs célèbres est assez inhabituel.

Détail qui compte, cet ouvrage contient aussi le patient zéro, le premier pastiche sur Sherlock Holmes écrit à peine 4 mois après la première publication de « Une étude en rouge » par Conan Doyle.

Plus un recueil de nouvelles à conseiller aux holmésiens, pour leur collection (et on risque d’avoir quelques tomes, business oblige) ou à ceux qui voudraient sourire devant quelques nouvelles qui ne mettent pas notre Holmes en valeur, le pauvre !

Étoile 2,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017) et le Challenge British Mysteries chez My Lou Book.

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