Les Crimes Culinaires De Dame Ida [Par elle-même et non rémunéré]

Halloween était enfin passé et Dame Ida tentait de s’en remettre avec une tasse de lapsang souchong…

Le chat n’était pas rentré depuis la veille au soir, terrorisé sans doute par le défilé incessant de tous les enfants grimés en zombies, sorcières et squelettes qui lui avaient permis de se débarrasser de tous ses médicaments périmés, laxatifs, comprimés contre la toux à la codéine, somnifères et autres joyeusetés qu’elle avait malgré tout dissimulées dans une quantité raisonnable de bonbons tout aussi périmés.

Quitte à shooter les enfants du quartier, et à provoquer quelques fausses gastros, mieux valait rester discret.

La soirée n’avait pas été si réussie que cela…

Au premier essai sur le chat, la chaise électrique avait provoqué un court circuit qui avait plongé la rue dans le noir jusqu’à ce qu’une équipe de dépannage d’urgence du fournisseur d’électricité n’intervienne, sans définir la cause évidente de la panne.

C’était plutôt une bonne nouvelle car la popularité de la famille de Dame Ida dans le quartier s’en serait encore trouvée écornée…

L’argument que de passer Halloween à la lueur des chandelles n’aurait pas tenu de toute façon. Dame Ida perdue dans ses pensée, réalisa alors que le chat n’avait peut être pas apprécié l’essai de la chaise électrique…

Pas plus que le fait de n’être nourri que de scones ratés depuis quinze jours.

Pas eu le courage de mettre une moche photo…

En effet, c’est bien gentil d’avoir du thé acceptable pour envisager de recevoir la nonagénaire chapeautée en la priant de se déplacer depuis Pâlemoral…

La moindre des choses serait d’avoir des scones à proposer avec la cup of tea !

Or, depuis trois semaines, Dame Ida galérait comme une damnée pour essayer de tirer de son four forcément défectueux, quelque chose ressemblant un tant soit peu à des scones.

Elle avait tout essayé, même de les acheter tout faits. Les scones d’une pseudo marque qui n’avait d’anglais que le nom s’était révélés infâmes, pâteux et difficiles à digérer…

Et les recettes trouvées sur le net étaient toutes aussi nulles les unes que les autres.

Trois recettes différentes glanées sur un site très fameux de partage de recettes… Deux autres piquées sur d’autres sites similaires…

Et même LA recette ultime proposée par LE grand magasin du luxe londonien, fournisseur de toute la famille de la nonagénaire et présentée comme celle utilisée pour fabriquer les scones mis en vente dans leur salon à l’heure de l’afternoon tea…

Toutes ces recettes, avaient été catastrophiques, ne donnant que des petits machins
tous plats et durs comme des galets !

Aucun des dits scones ne parvenaient à lever.

T’as essayé avec ça ????

Peu importaient les dosages du rapport farine/levure/sucre variable d’une recette à l’autre, peu importait le type de levure (chimique ou boulangère), l’ajout ou non de bicarbonate, rien n’y faisait !

Pire encore, certaines recettes parlaient d’une température de four à 220° et d’autres à 180°, différence pourtant effarante pour quiconque a déjà un peu pâtissé…

Les scones ne levaient jamais.

Et le gingembre, t’as essayé ??? Ça donne la gaule…

Dame Ida ne put essayer la recette de la Mère Cocotte, célèbre bloggueuse vue à la télé en train de jouer les couguars auprès de Sir Iliniack qui ne trouvait plus l’actrice quinqua Sophie Marteau assez vieille pour lui…

Car en effet, pour éviter les problèmes, la Mère Cocotte renvoyait les lectrices à l’utilisation d’ingrédients providentiellement inaccessibles de notre côté de la Manche !

Non seulement il faudrait aller se fournir dans un type de farine qu’on ne vend pas chez nous, et même de lait fermenté qu’on ne trouve qu’en boutique spécialisée…

Il semblerait que le secret du levage réside dans l’association bicarbonate/acidité spécifique du lait fermenté anglais, et de la consistance unique de cette farine secrète made in UK…

Et pis ça commence à bien faire cette affaire ! Et comme dirait si élégamment Sieur Toquéfada : « Ça fait même bien chier la bite » !

Dame Ida n’allait quand même pas traverser la Manche dans un sens ou dans l’autre à chaque fois qu’une envie de pâtisserie la prendrait.

Dame Ida se dressa sur ses ergots et poussa un tonitruant « Cocorico ! ». C’est fini les scones ! C’est fini les afternoon tea ! On est en France ici, et la nonagénaire à strasses irait se faire gaver ailleurs !

Elle proposerait sa cup of tea avec des pâtisseries bien françaises, faites avec des ingrédients qu’on trouve vraiment au supermarché quand on fait ses courses, et de préférence avec les ingrédients qu’on a de façon générale dans ses placards !

Epicétou !

Elle alla s’acheter le livre des desserts de la collection providentielle « Simplissime », qui permet de faire des super plats ou gâteaux qui ont de la tenue et du goût en moins de 30mn de préparation et avec maximum six ingrédients simples à trouver.

Et puis voilà !

De toute façon, si Agatha Christie a autant écrit sur les meurtres par poisons, c’est parce que la cuisine anglaise l’avait inspirée…

Avec le niveau calorique des afternoon tea pris à 17h et associant pour une seule personne : 3 sandwichs salés aux ingrédients improbables (œufs dur/cresson, beurre de crabe, concombre/crème de gruyère…), deux scones bourratifs à la crème et à la confiture (qui gonflent dans l’estomac sous l’effet du thé ingurgité pour les faire glisser), suivis de quelques mignardises hyper glucidiques, et cela, sans dispense de dîner…

Il y a de quoi mourir d’une crise fulgurante de diabète, si on a échappé à l’empoisonnement à l’agneau bouilli sauce menthe suivi de jelly !

Bref, dans les thriller britanniques, inutiles d’aller jusqu’au bout en cas de mort par empoisonnent : le coupable, c’est le cuisinier !

Alors, ça suffit ! On arrête le massacre des scones…

Parce qu’en plus c’est même pas si terrible que ça, même quand on les réussit ! Et y a pas la recette dans « Simplissime » !

C’est donc une tasse d’Earl Grey à la main et dans ces nouvelles bonnes résolutions qui semblèrent curieusement faire descendre le niveau d’angoisse de tous les membres de sa famille, que Dame Ida feuilleta le Simplissime des cocottes faciles, espérant y trouver une recette de civet au chat… au cas où celui-ci reviendrait…

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Vicious : La série qui est plus que joyeuse car elle est gay !

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Vicious est une sitcom britannique en 14 épisodes (2 saisons) de 23 minutes diffusée du 29 avril 2013 (saison 1) au 19 mai 2016 (saison 2) sur ITV.

Elle est produite par Gary Janetti, le producteur de la série « Will & Grace ».

La série a pour acteurs principaux Ian McKellen et Derek Jacobi, qui jouent respectivement Freddie et Stuart, deux hommes gays vivant ensemble depuis 48 ans, mais en proie à une relation piquante d’amour-haine.

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Freddie et Stuart

Synopsis :
Freddie et Stuart sont deux hommes qui vivent ensemble dans leur appartement de Covent Garden depuis près 50 ans.

Freddie était un acteur et Stuart travaillait dans un bar lorsqu’ils se sont rencontrés, mais leurs carrières touchent à leur fin et leur vie consiste maintenant à recevoir fréquemment des invités, à s’assurer que leur vieux chien Balthazar respire toujours et à se lancer des insultes piquantes.

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Distribution :
Ian McKellen : Freddie Thornhill
Derek Jacobi : Stuart Bixby
Iwan Rheon : Ash Weston
Frances de la Tour : Violet Crosby
Marcia Warren : Penelope
Philip Voss : Mason

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Vous êtes un peu raplapla du moral ? Ça va pas fort dans votre vie ou dans celle de vos proches ? Vous voudriez penser à autre chose en riant aux éclats ?

Bougez plus, arrêtez vos cachetons et filez visionner la série britannique « Vicious » (en VOSTFR pour bien faire) !

De quoi ça cause ? De la vie d’un couple d’homosexuels de plus de 70 ans qui vivent dans leur appart de Covent Garden !

D’un côté, vous avez Gandalf (Ian McKellen) qui vit depuis 48 ans avec le Frère Cadfael (Derek Jacobi).

Leur meilleure amie, un peu nymphomane sur les bords, est Olympe Maxime (Frances de la Tour) qu’on a vu dans Harry Potter et la Coupe de feu et leur nouveau voisin est…. Oh mon dieu, tous aux abris, c’est Ramsay Bolton (Iwan Rheon), le sadique de GOT !

Pardon, je recommence !

Freddie Thornhill (Ian McKellen) vit depuis 48 ans avec Stuart Bixby (Derek Jacobi), leur amie est une espèce de nymphomane du nom de Violet Crosby (Frances de la Tour).

Leur quotidien change lorsque emménage un nouveau voisin jeune et beau : Ash Weston (Iwan Rheon, le méchant sadique de GOT).

Deux saisons, 7 épisodes par saison, des épisodes de 23 minutes, peu de décors (le salon et la cuisine essentiellement), peu de personnages (6, essentiellement) des rires comme dans la série Friends et l’impression d’être au théâtre.

Je vous jure que si vous avez le moral dans les chaussettes, vous oublierez tout durant 23 minutes de pur bonheur jubilatoire !

Ian McKellen et Derek Jacobi sont parfait dans leurs rôles de vieux homosexuels, leur gestuelle étant parfaite, le petit doigt juste comme il faut, les mimiques, la démarche, sans pour autant virer à la Zaza Napoli.

C’est so british et les entendre avec leur véritable voix est encore meilleur, je trouve. Ce serait une hérésie pour moi de visionner cette série en français. Je lis vite, les sous-titres ne sont pas un soucis pour moi.

Et là où je m’éclate, c’est dans les répliques qui fusent et qui volent bas entre ce couple qui s’aime mais qui s’envoie les pots plutôt que les fleurs.

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Genre, pour leur anniversaire de vie commune, Stuart demande à Freddie ce qu’il va lui offrir :
— Cela fait 48 ans que je te supporte… Le voilà mon cadeau d’anniversaire. Et le tien ?
— Une concession mortuaire ! Et j’espère que tu l’utiliseras dès ce soir !

Oui, leurs répliques volent bas, ça fuse, entre eux ou avec leur amie un peu obsédée par trouver le grand amour, Violet.

Ajoutons à cela Penelope qui ne sait jamais où elle est, qui est à côté de ses pompes, Alzheimer en force, mais qui, pas de chance, se souvient et dit à voix haute ce qu’elle n’aurait pas dû se souvenir !

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Et puis, voir Iwan Rheon (Ash, le jeune et nouveau voisin d’en haut) dans un rôle comique et pas de sadique de la pire espèce, et bien, ça soulage !

Heureusement que je  ne l’ai pas vu en premier dans ce rôle, il aurait été moins convaincant dans celui de Ramsay Bolton dans la série GOT…. Non, il jouait trop bien le sadique !!

Franchement, je suis contente que le blog « Le cinéma avec un grand A » en ait parlé, cela a éveillé ma curiosité, je suis allée sur le Net, j’ai commis un acte répréhensible (pas en Belgique !) et j’ai visionné la première saison avec délectation.

Il y a des petits gimmick que l’on retrouve au fil des épisodes et le fameux « You remember our friend, Violet ? ».

Des dialogues drôles, cyniques, méchants, qui volent bas, un couple qui se lance des horreurs à la tête mais qui s’aime, des amis un peu encombrants, des répliques à se pisser dessus de rire, de l’humour noir : le bonheur total !

Oui, je me suis marée durant les 7 premiers épisodes, je n’en pouvais plus !

D’ailleurs, pour l’épisode 7 de la saison 1, celui de Noël, je pleurais de rire en me tenant les côtes, tellement elles me faisaient mal à force de hurler de rire et je suis montée me coucher en pouffant toujours de rire et avec une douleur en dessous du bras, la même que celle qui arrive quand on éternue trop fort ou que l’on tousse trop violemment (au niveau du nichon).

Dommage qu’il y ait si peu d’épisodes et si peu de saison (2)…

PS : visionné toute la saison 2 et j’ai de nouveau bien ri ! Excellente série, hélas trop courte…

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Un extrait, mais sans les sous-titres, hélas ! Mais cela vous donnera un aperçu des personnages et du jeu des acteurs !

Ici avec le gimmick « Tu te souviens de notre amie, Violet ? »

BILAN - I'm Happy Agnès

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