Jack l’Éventreur : José Ortiz & Antonio Segura

Titre : Jack l’Éventreur

Scénariste : Antonio Segura
Dessinateur : José Ortiz

Édition : Magic Strip (1992)

Résumé :
8 histoires de tueurs en série, se déroulant entre 1869 et 1888.

Critique :
Parlons d’emblée de ce que je n’ai pas apprécié dans cette bédé : les dessins en noir et blanc !

Non, je n’ai rien contre le noir et blanc, que du contraire, mais ici, on est loin de la ligne claire et le tout donnait une impression de fouillis, rendant la lecture plus ardue, plus âpre et faisant un peu saigner les yeux à force de les plisser pour essayer de distinguer des détails.

Horribles et moches, voilà mon verdict pour les dessins… D’ailleurs, j’ai souvent eu du mal pour distinguer à quel personnage j’avais affaire, ce qui est un comble.

Passons maintenant à la bonne nouvelle, entre deux conjonctivites due à cette lecture : leur Jack est bien trouvé, c’est une théorie qui pourrait se tenir et expliquer bien des choses, notamment qu’on ne l’ait jamais attrapé ou même identifié depuis toutes ces années.

Les ambiances sont sombres, bien entendu, le niveau de vie social et la misère sont bien représenté, les taudis aussi et idem pour ce qui est de la mentalité anglaise qui voulait que le tueur ne soit pas un Anglais, parce que shocking !

— Croyez-moi !! Je vous le dis !! Ce Jack est un marin… venu d’ailleurs… Aucun sujet de sa Gracieuse Majesté ne serait capable de commettre pareille boucherie.

— Bougez-vous un peu les enfants ! Pour seulement 4 pennies je t’emmènes au 7ème ciel. T’en reviendra pas.
— Pas ce soir… Demande à un autre.
— Désolé… Impossible… La bonne Annie nous a déjà offert ses services… À tous.

Et puis, tout est parti en couillonnade… Le tout sans queue ni tête, ou plutôt si, mais dans un style tellement brouillon que j’ai moult fois soupiré de dépit tant il était pénible d’avancer dans ce fatras de cases noires comme le charbon où l’on ne distingue jamais les traits des protagonistes, ou alors, après avoir plissé les yeux ou attendu une avancée dans le récit pour enfin comprendre que c’était lui.

Le fil rouge est bien entendu des histoires de meurtres, commis non pas par un, mais pas plusieurs qui se nomment Jack et qui tuent de toutes les manières possibles et imaginables, sans pour autant que ce soit sur des prostituées que leur rage s’acharne.

Pas de sexisme, pas de sélection, ça tue tout. Le tueur a mille visages, mille mobiles, mille victimes.

Tiens, entre deux assassinats, j’ai croisé un type portant une espèce de MacFarlane et deerstalker, un autre qui avait tout des traits d’un Boris Karloff en créature du docteur Frankenstein… Me demandez pas ce qu’ils foutaient là, après ça, j’ai décroché.

Anybref, pas besoin de vous faire un dessin pour vous prouver combien cette lecture a été pénible et inintéressante.

Au suivant !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019), Le moi espagnol 2019 chez Sharon (Mai 2019) et Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

[FILMS] La Famille Addams (The Addams Family) : Barry Sonnenfeld (1991)

La Famille Addams (The Addams Family) est un film américain réalisé par Barry Sonnenfeld, sorti en 1991.

Synopsis : 
Alors que la famille Addams vit tranquillement dans son manoir, Tully Alford et Abigail Craven décident de faire main basse sur leur fortune.

Pour cela, ils envoient chez les Addams le fils adoptif d’Abigail, Gordon Craven, en le faisant passer pour l’oncle Fétide, frère ainé de Gomez Addams, disparu vingt-cinq ans plus tôt.

Son but est de découvrir l’accès à la crypte, l’endroit où est caché le trésor de la famille. Mais, au fur et à mesure que les jours passent, Gordon, alias Fétide, s’attache de plus en plus à la famille, négligeant ainsi sa mission prioritaire.

Fiche technique :

  • Titre francophone : La Famille Addams
  • Titre original : The Addams Family
  • Réalisation : Barry Sonnenfeld
  • Scénario : Caroline Thompson et Larry Wilson, d’après les personnages créés par Charles Addams

Distribution :

  • Anjelica Huston : Morticia Addams, la mère de la famille
  • Raúl Juliá : Gomez Addams, le père de la famille
  • Christopher Lloyd : Fétide Addams / Gordon Craven (Fester en anglais)
  • Elizabeth Wilson : Abigail Craven / le docteur Greta Pinder-Schloss
  • Christina Ricci : Mercredi Addams, la fille de la famille (Wednesday en anglais)
  • Judith Malina : la grand-mère de la famille, mère de Morticia
  • Dan Hedaya : Tully Alford, l’avocat des Addams
  • Carel Struycken : Max
  • Paul Benedict : le juge Womack
  • Christopher Hart : La Chose (Thing en anglais)
  • Dana Ivey : Margaret Alford / Margaret Addams
  • Jimmy Workman : Pugsley Addams

Ce que j’en ai pensé : 
— Gomez, cette nuit, tu avais l’air d’un détraqué, tu ressemblait à un démon hurlant à la mort, tu m’as fait si peur… recommence.

Voyez-vous, j’avais totalement oublié cette réplique qui me faisait toujours hurler de rire, alors je me suis dit qu’il était plus que temps que je regardasse une 36ème fois ma famille morbide préférée : la famille Addams !

Merdouille, je possédais le film en K7 vidéo… pas de bol quand on a un magnéto qui dévore les K7 telle une plante carnivore.

Mais vous savez que la Belette Cannibal obtient souvent ce qu’elle désire et ce fut un jeu d’enfant de mettre la main sur le film, même avec la disparition de mon cher 411… Les pirates comprendront !

Alors oui, faut aimer l’humour noir, le morbide, le second degré, le six-pieds-sous-terre pour apprécier ce film, mais vous me connaissez, j’aime l’humour noir et je le pratique souvent (mais jamais avec n’importe qui !).

La famille Addams allait-elle encore me faire rire et sourire, faire naître dans le fond des mes yeux l’étincelle diabolique du plaisir sadique ?

La réponse est OUI !

Oui j’ai pris toujours autant de plaisir à entendre les répliques sadiques, noires, morbides, drôles !

Oui, le couple Gomez/Morticia est toujours aussi glamour et on aimerait vivre pareil amour !

Oui, les enfants sont toujours aussi petites pestes et Mercredi est ma préférée, ça ne change pas.

Bon, le film a un peu vieilli, mais il n’a pas pris de rides mal placées et ce fut un réel plaisir de le regarder par un après-midi pluvieux, avec le vent qui soufflait dehors, le froid qui descendait sur mes épaules tel un linceul glacé…

M’en fous, j’avais mes pop-corn !

Jouissons de ses répliques cultes !

— Et notre devise : sic gorgiamos allos subjectos nunc : nous aimons nous repaître de ceux qui aimeraient nous soumettre. Et ce ne sont pas des paroles en l’air.

— Ohhh ma jolie petite puce, tellement de choses que tu sais rien, un esprit humain est éternel, très difficile à tuer.
— Même avec une tronçonneuse.
 

— La maîtresse [en parlant d’un devoir des enfants consistant à choisir les héros du jour] : Voyez, Suzanne Ringo a choisi notre Président, et Harmonie Fraise a choisi une photo de la diva des infos…
— Morticia [préoccupée] : En avez vous parlé à ses parents ?
— La maîtresse : Mais Mercredi a apporté ce portrait : Calpurgnia Addams…
— Morticia : Calpurgnia ! La grand-tante de Mercredi ! On l’a brûlée pour sorcellerie en 1706. On dit qu’elle dansait toute nue sur la place du village et qu’elle avait envoûté le prêtre…
— La Maîtresse : Vraiment …
— Morticia : Oh oui… Mais ne vous en faites pas, nous l’avons bien dit à Mercredi, termine d’abord tes études … »

Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.

Sherlock Holmes (BéDétectives) – Tome 5 – La bande mouchetée : André-Paul Duchâteau & Stibane

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Titre : Sherlock Holmes – T5 – La bande mouchetée

Scénariste : André-Paul Duchâteau
Dessinateur : Stibane

Édition :  Bdétectives – Claude Lefrancq n°34 (1995)

Résumé :
La jeune Helen Stoner consulte Sherlock Holmes à propos d’évènements étranges ayant eu lieu dans son château. Sa sœur a trouvé la mort peu avant son mariage dans des circonstances mystérieuses auxquelles leur beau-père, le Dr. Roylott, ne semble pas étranger.

Helen, dont le propre mariage est proche, se voit obligée par son beau-père d’occuper la chambre et le lit dans laquelle sa sœur a trouvé la mort. Holmes et Watson passent une nuit au château pour élucider ce problème. Y réussiront-t-il ?

le-ruban-mouchetc3a9Critique :
Ma joie avait été immense lorsque la collection Bdétectives avait publié l’adaptation en bédé de ma nouvelle canonique préférée.

La joie fut vite douchée car tout l’album n’est pas consacré à cette nouvelle (20 pages) mais l’autre moitié est pour une Untold Stories « L’affaire du fantastique baron Maupertuis ».

Untold quoi ?? Conan Doyle prit un malin plaisir à nous mettre l’eau à la bouche en nous énumérant tout au long du Canon, des aventures inédites vécues par Holmes et Watson dont nous n’avions pas eu récit.

Toutes ces aventures, aux titres souvent mythiques, synonymes de mystère et de brouillard ont lancé de nombreux débats parmi les adeptes de Sherlock Holmes et bien des scénaristes s’y sont engouffrés, avec succès ou pas.

Ce qui m’a fâché, ici, ce sont les raccourcis pris par le scénariste, zappant toutes les choses importantes de cette nouvelle, mettant la cliente, Helen Stoner, fort en retrait et je déplore aussi des erreurs dues sans doute à une mauvaise relecture (ou à pas de relecture du tout ?).

Exemple : Helen raconte à Holmes la nuit où sa sœur est morte et le détective lui demande si elle a bien entendu un bruit métallique et un sifflement. Hors, Helen n’en a pas parlé dans les cases précédentes. Raccourci ? Don de médium ? Holmes savait déjà la solution de cette enquête ??

Quand je vous parlais qu’il manquait des choses importantes, c’est tout le sel des personnages qui est le grand absent de ces pages et qui pourraient éclairer les novices sur la personnalité de Sherlock Holmes, notamment son désintéressement de l’argent, ses scrupules à avoir emmené Watson au devant de danger et les quelques explications qu’il donne à Watson, lui faisant comprendre qu’ils sont arrivés à temps pour sauver leur cliente d’un meurtre subtil et horrible.

Putain de merde, j’avais salivé pour rien entre le moment où je l’avais acheté et le moment où je l’avais lu (quelques heures). Depuis, j’ai même plus envie de le relire. Oui, je suis maso, je sais.

« L’affaire du fantastique baron Maupertuis » est fidèle à la trame de nombreuses histoires de Ric Hochet : on commence fort et cela flirte déjà dangereusement avec le non-sens.

Pour le reste, un baron participe à un duel et il s’avère que l’homme contre lequel il se bat – retrouvé mort ensuite – est un proche de la Couronne britannique.

Ça part dans tout les non-sens possible, avec la présence d’un colonel et d’une carabine à air comprimé.

Au final, il faut réfléchir pour recomposer le puzzle dans son entièreté, tellement les faits sont embrouillés.

Aspirines, please !

étoile 1

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Challenge British Mysteries chez My Lou Book et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

CHALLENGE - Mois Anglais 2015 Minions

L’Horreur du West End : Nicholas Meyer

Titre : L’Horreur du West End

Auteur : Nicholas Meyer
Édition: Nouvelles Éditions Oswald (1989)

Résumé :
A Londres, en mars 1895, un critique théâtral est assassiné. George-Bernard Shaw engage Sherlock Holmes pour résoudre le mystère.

L’enquête amènera le détective à croiser sur son chemin Oscar Wilde, juste avant que n’éclate le scandale qui ruineras a carrière, Bram Stoker, alors qu’il commence à écrire Dracula, et les célèbres auteurs d’opérettes, Gilbert et Sullivan.

L’Angleterre victorienne s’agite dans les coulisses d’un monde brillant et superficiel : elle serait prise de panique si elle connaissait la nature de l’horreur qui se tapit dans le West End !

Critique :

Londres, sa Tamise, son fog, son temps de chien, ses ruelles sombres et sordides de Withechapel, sa reine Victoria, son thé, Big Ben, le Strand et… Sherlock Holmes !

Diable, cette histoire, nous avons failli ne jamais la lire car Holmes estimait que le monde n’était pas préparé à cela. Ce n’est que bien plus tard qu’il accepta que Watson la rédige, mais sans la publier…

Heureusement qu’il reste les vieilles malles, vieilles caisses, consignes de banque à Charing Cross, fonds de grenier (biffer les mentions inutiles), pour retrouver tous ces récits enfouis que Watson n’a jamais publiés.

Londres, 1895, un critique théâtral est assassiné. George-Bernard Shaw engage Sherlock Holmes pour résoudre le mystère.

Mystère il y a puisque le « presque cadavre » a réussi, avant de rendre son dernier soupir, à attraper « Romeo et Juliette » et à ouvrir une page bien précise.

Mais dans quel but ?? Amour immodéré pour l’œuvre de Shakespeare ? Envie de faire un dernier jeu de mot avec « J’expire » et « Shakespeare » ?

C’est ce que Holmes devra découvrir et l’enquête ne sera pas facile, j’avais même une longueur d’avance sur le Maître, à un moment donné, ayant trouvé ce qu’il avait sur le bout de la langue. « Belette, one point « 

Bien que roman apocryphe, le livre de Nicholas Meyer tient la route, les personnages sont fidèles (avec une touche de l’auteur) et sa préface donne au livre un parfum d’authenticité qui bernerait les non-initiés.

L’enquête a un bon tempo, ni trop rapide, ni soporifique, les pages se tournent avec facilité car c’est toujours un plaisir de suivre le détective du 221b.

En prime, nous croiseront toute une pléiade de personnages connus tels que Oscar Wilde (avant que n’éclate le scandale qui ruinera a carrière), le grand Bram Stoker, (qui commence à écrire Dracula) et les célèbres auteurs d’opérettes, Maritie et Gilbert Carpentier. Oups, mille excuses, il y a confusion, je voulais parler – bien entendu – de Gilbert et Sullivan.

Tout ce petit monde (bien campé) est loin de se douter de la nature de l’horreur qui se tapit dans le West End !

Même Sherlock Holmes mettra du temps avant d’identifier « ça ». Quand à Watson, il est sur des fausses pistes à tout bout de champ, comme le lecteur. Le second meurtre ne lui donnant pas plus de grain à moudre que cela, sauf à alimenter sa machine à fiction en imaginant des tas de théories.

Quand à l’inspecteur Lestrade, c’est encore pire, il en arrivera même à arrêter un pauvre type qui a le malheur de ne pas être blanc.

Le Londres victorien est bien représenté, avec ses théâtres, son monde du spectacle, ses préjugés, sa xénophobie et ses idées toutes faites. C’est ce qui manquait parfois dans les romans canonique de Conan Doyle, un peu plus de détails sur la vie de l’époque, avec ses belles ou ses mauvaises choses.

Alors, réaliste ou pas le livre ? Pourquoi pas… ce genre d’horreur pourrait très bien grouiller et nous surprendre. Manipulée par l’homme, c’est redoutable, car on peut choisir sa cible.

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », une fois de plus…

Heureusement que Sherlock Holmes était là pour dénouer ce sac de noeuds. Quel homme ! Encore un bon moment de lecture.

Titre participant au Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « Thrillers et polars » de Liliba, Challenge « Polar Historique » de Samlor et  « I Love London » de Maggie et Titine.

Haka : Caryl Férey [Saga Maorie 2]

Titre : Haka                                                            big_5

Auteur : Caryl Férey

Édition : Folio Policier

Résumé :

D’origine maorie, Jack Fitzgerald est devenu flic à Auckland avec l’espoir de retrouver sa femme et sa fille, mystérieusement disparues.

Secondé par une jeune criminologue tout aussi acharnée, il trouvera sur sa route une effroyable série de cadavres liés – ou non ? – à des rites ancestraux, mais surtout la vérité sur les fantômes qui le hantent…

Critique :

On peut dire que le flic Jack Fitzgerald est à la Nouvelle-Zélande ce que le commissaire Erlendur Sveinsson est à l’Islande…

Le parallèle est facile face à deux flics non-conventionnels, ayant souffert tous deux d’une disparition, n’hésitant pas à tutoyer la dive bouteille et menant leurs enquêtes d’une manière un peu particulière et bien à eux.

La différence étant que Jack, métis maori, est aussi un cocaïnomane (et il ne se contente pas d’une solution à 7%, lui !) et que, pour calmer ses rages, il utilise ses poings pour cogner la racaille et autres truands qui lui tombent sous la main. Les interrogatoire, avec lui, c’est sans l’avocat mais avec le tabassage compris dans le prix ! Bon, il a la carrure qui le lui permet aussi.

C’est vous dire que le cas de Fitzgerald est grave et tout à fait désespéré ! Pourtant, j’ai bien aimé ce flic torturé qui n’hésite pas à alpaguer les malfrats par le collet. Quand il fait de même avec des témoins potentiels, ça l’fait moins…

Et voilà que pour lui changer les idées, nous avons une jeune fille retrouvée sur la plage avec – âmes sensibles, veuillez m’excuser – le pubis tranché et le petit triangle rose jeté négligemment plus loin… Gloups !

L’enquête policière de Fitzgerald est remplie de violence et dedans se greffera le passé culturel de la Nouvelle-Zélande, omniprésent dans le roman, nous livrant quelques informations intéressantes, mais avec parcimonie.

Les Maoris ne sont jamais loin et certaines de leurs anciennes coutumes ont de quoi vous couper l’appétit.

Ce roman est sombre, glauque, noir, oppressant, sordide, lugubre,… avec quelques métaphores dans un style d’écriture qui m’a fait penser à Frédéric Dard, mais la comparaison s’arrêtera là.

Moi qui aime, lors de mes lectures de policier, recevoir une bonne claque – pas une claquounette du genre « Fifty shades » avec les formules de politesse – voire un bon coup de pied au cul, je vous avoue que je viens d’être servie au-delà de mes espérances !

J’en suis encore toute retournée ! Encore un peu, le livre m’en tombait des mains.

Les révélations du final sont délirantes, mais pas fantaisistes et j’avais la mâchoire qui béait durant la lecture des dernières pages.

Je dois vous avouer que mon esprit un peu sadique avait émis une théorie sur la disparition un peu trop brutale de la femme et de la fille de Jack et que ma perversité m’avait fait glousser un « tiens, ce serait drôle si… » et puis l’idée un peu folle m’était sortie de la tête et j’avais poursuivi ma lecture.

A un moment, dans ma lecture, j’ai même pensé que je m’étais trompée de personne.

Que nenni ! Mon esprit pervers était bien sur la même longueur d’onde que celui de l’auteur et, bien que j’y ai pensé au début de ma lecture, le fait de lire noir sur blanc, et bien, les bras m’en sont tombés.

Je croyais en avoir fini avec les rebondissements mauvais pour le coeur, vu ce que je venais de me prendre dans la face, mais l’auteur n’en avait pas fini avec moi.

– P***** de b***** de D*** ! me suis exclamée, le souffle court et les yeux hagards (du Nord).

Ce roman, « C’est extraaaa » comme le chantait Léo Ferré, qui n’est pas le cousin de Caryl Ferey ni celui de la gaufrette croustillante à laquelle, dès son appel, on vient au galop.

En tout cas, ce livre porte bien son nom : « Haka » qui veut dire « la danse de la mort »…

Ben, il ne restait pas grand monde pour exécuter quelques pas de danse…

Tiens, « exécuter », que voilà un jeu de mot foireux pour ce roman hallucinant.

A noter que dans ce double roman, il y a un chapitre inédit, uniquement disponible pour cette édition, sous forme de prologue à « Haka » et faisant le lien avec les deux romans.

Critique publiée dans le cadre du challenge « Thrillers et polars » organisé par Liliba.