Basil, détective privé – The Great Mouse Detective : Disney [1986]

Basil, détective privé (The Great Mouse Detective), ou Basil, le grand détective des souris au Québec, est le 33ème long-métrage d’animation et le 26ème « Classique d’animation » des studios Disney, sorti en 1986.

Il est inspiré de la série de romans Basil of Baker Street de Eve Titus et Paul Galdone parus entre 1958 et 1982, eux-mêmes basés sur le personnage de Sherlock Holmes créé par Sir Arthur Conan Doyle en 1887.

Synopsis :

Une nuit de l’année 1897, alors que l’inventeur Mr Flaversham célèbre l’anniversaire de sa fille Olivia, une horrible créature proche de la chauve-souris interrompt la fête et kidnappe l’inventeur.

Terrorisée, Olivia part chercher de l’aide auprès du célèbre détective Basil. Elle rencontre sur le chemin de Baker Street le Docteur David Q. Dawson, médecin militaire de retour d’Afghanistan.

Après avoir entendu son récit, Basil ne semble pas très intéressé jusqu’au moment où il comprend que l’auteur de l’enlèvement ne peut être que Fidget, la chauve-souris, stupide mais fidèle serviteur, du professeur Ratigan.

Ce dernier est un rat cruel et démoniaque, régnant sur les bas quartiers de Londres et qui n’a pour but que de renverser la Reine des Souris au Palais de Buckingham. Basil décide alors de mener l’enquête contre son ennemi de toujours pour sauver Mr Flaversham.

Ce que j’en ai pensé :
Honte à moi, nous étions en 2010 et je n’avais jamais vu ce classique de Disney alors que je suis une fan de Sherlock Holmes !

C’était Norah, avec qui je discutais via MP qui m’avait fait remarquer que c’était pas croyable que je ne l’ai jamais vu, alors qu’elle, bien plus jeune que moi, l’avais déjà vu 36 fois au moins.

À l’époque, j’avais mis ma culture holmésienne à jour et visionné le dessin animé et comme elle, je ne m’en lasse pas de le revoir.

Le Mois Anglais est une bonne excuse pour le revoir et en faire une chronique.

Je n’ai jamais compris comment j’avais pu louper ce dessin animé de Disney alors que ma grand-mère m’avait emmené voir le sombre « Taram et le chaudron magique »… Qui fut un bide chez Disney !

Je ne comprends pas comment ce classique qu’est Basil détective privé, est moins connu que certains navets genre Arielle…

Anybref, revenons à notre détective qui est une souris et qui a son trou au 221b Baker Street, chez un certain Sherlock Holmes, doublé par Basil Rathbone !

Comment est-ce possible, me direz-vous, sachant que l’acteur est décédé en 1967 !

Si l’acteur interprète, ici une fois de plus, le personnage qui l’a rendu célèbre – Sherlock Holmes – c’est grâce à d’un extrait sonore d’un de ses films. C’est aussi en son honneur que le héros du dessin animé se prénomme « Basil ».

On trouve également dans ce film de nombreuses références aux livres de Conan Doyle : le chien Toby (Le Signe des Quatre), le violon, le buste de Holmes sur une étagère (La Maison Vide), les nombreux déguisements de Basil…

Basil, c’est LE dessin animé où Disney renoua avec les souris et l’anthropomorphisme, puisque l’on savait bien, chez eux, que les souris, ça marchaient pluto bien (jeu de mot foireux avec le nom du chien de Mickey)…

Voilà un dessin animé qui mériterait qu’on parle plus de lui car il est bourré de rebondissements et possède un niveau graphique en avance sur son temps car la scène de l’horloge dans la Tour de Londres est la première à combiner de façon aussi importante des images de synthèse et une animation traditionnelle dans un long-métrage d’animation,  les 54 pièces et rouages de Big Ben ayant été générées par ordinateur.

Si les rouages de l’horloge de Big Ben ont été créés par ordinateur, les personnages, eux, ont été fait à la main et ensuite intégrés dans le décor. Ce qui donne lieu à une scène à couper le souffle.

De même, les animateurs sont parvenus à effectuer un « mouvement de caméra » qui suit le professeur Ratigan tout en tournant autour de lui.

Ce mouvement de caméra était fréquent dans les films avec des acteurs humains, mais n’avait jamais pu être utilisé dans l’animation jusqu’alors.

Ainsi, les studios Disney ont mêlé technologies et techniques traditionnelles pour donner un résultat dynamique, plein de vie et d’une esthétique sans pareille.

Sans oublier que l’on est face à une enquête bien réalisée, bien écrite, une excellente intrigue, du suspense, et une histoire assez complexe tout de même pour des bambins.

D’un côté, le Méchant Ratigan est un rat criminel qui veut qu’on le traite comme une souris (cette information est plus claire en version anglaise qu’en version française) et de l’autre, on a Basil, ce détective marginal excentrique qui ne supporte pas l’échec.

Quant à Dawson, c’est un médecin altruiste qui cherche toujours à bien faire le bien et à aider…

Pas d’ennui devant ce dessin animé, ça virevolte de partout, ça enquête, ça complote à tout va, le Grand Méchant Ratigan est une réussite à lui tout seul et vous savez tout comme moi que lorsque le méchant est réussi, le reste l’est aussi !

Au cas où vous ne le sauriez pas, le personnage de Ratigan est inspiré par l’acteur Vincent Price qui lui donne aussi sa voix en version originale.

Cet usage d’un acteur pour concevoir un personnage avait été fortement critiqué à la sortie du film Le Livre de la jungle (1967). Comme quoi, tout change avec le temps !

En tout cas, j’adore ce dessin animé et si vous ne l’avez jamais vu, c’est le moment où jamais de remettre votre culture à jour !

Et ne prenez pas l’excuse que c’est un Disney !

Cet animé n’a rien de gnangnan, que du contraire, et peut avoir deux lectures : celles pour vos bambins innocents et celle pour les adultes car dans ce Disney, on a tendance à être politiquement incorrect car il y a des coups de feu, de l’alcool, des cigarettes et des pipes, sans oublier que dans la VO-STFR, Ratigan qui dit à Olivia de « fermer sa grande gueule » (ce passage offensant a été redoublé pour le DVD/K7 français, et désormais il lui ordonne juste de se taire)…

Sans parler du passage avec la chanteuse de cabaret sexy…

Un enfant, ne comprendra pas tout ce qui se cache derrière cette simple phrase : « Laissez-moi vous gâter »…

Oui, j’adore ce Disney !

Le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

La Ligne verte – Tome 6 – Caffey sur la ligne : Stephen King

Titre : La Ligne verte, tome 6 : Caffey sur la ligne                big_5

Auteur : Stephen King
Édition: Librio (1996)

Résumé :
– Tu dois le sortir de là, Paul. Il faut le sortir de là ! Tenter une évasion, mentir, prendre des risques…

John Caffey doit sortir de sa cellule. Janice, la femme de Paul l’a compris. Tous le savent. Cet homme est pur…

Comme l’agneau qui vient de naître, comme le Fils venu sauver les hommes. Mais la tragédies est en marche.

Au bout du corridor, l’odieuse machine attend une victime. Le sacrifice doit être consommé. Alors, quand vient son tour de remonter la ligne verte, qui sauvera John Caffey ? Qui peut le sauver ?

Paul Edgecombe voudrait oublier. Oublier que, parfois, il n’existe aucune différence entre le salut et la damnation éternelle.

Et, lorsqu’il cherche le sommeil, ce qu’il voit, ce sont les yeux toujours humides de John Caffey, l’homme miraculeux aux larmes éternelles…

Critique :

Mouchoirs !!

L’exécution de John Coffey, quand l’émotion est palpable et que la salive ne descend plus dans la gorge, que vous avez mal à votre gueule (pour parler mal) à force de crisper les mâchoires devant une injustice avec un grand « I ».

Un miracle de la nature mis à mort…

Oui, j’ai pleuré en lisant le dernier tome. Oui, ce livre a eu des conséquences sur ma manière de penser. Oui, il m’a marqué, plus que d’autres. Oui, il en reste des traces encore maintenant, dès années après ma lecture.

Oui, en y repensant, j’ai encore mal ma gueule…

Merci à Stephen King de l’avoir écrit.

Challenge « Les 100 livres à lire au moins une fois » de Bianca et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » chez Kabaret Kulturel.

La Ligne verte – Tome 5 – L’équipée nocturne : Stephen King

Titre : La Ligne verte, tome 5 : L’équipée nocturne     big_5

Auteur : Stephen King
Édition: Librio (1996)

Résumé :
« J’l’ai fait. J’l’ai fait, pas vrai ? » répète John Caffey de sa voix basse.

Oh, oui ! il l’a fait ! Il l’a fait pour Mister Jingles et pour Paul Edgecombe. Et ses larmes ont cessé de couler. C’est vrai, pour Delacroix, il n’y pouvait rien. Mais pourquoi ne le ferait-il pas pour Melinda ?

Cette idée folle a germé dans l’esprit du gardien-chef. John Caffey, le colosse étrange et doux, le meurtrier des petites Detterick, peut sauver Melinda. Il est le seul. Paul doit seulement le conduire jusqu’à elle.

Briser le règlement, immobiliser Percy, sortir le prisonnier…

L’expédition est insensée. Mais Paul est allée trop loin… Une onde de choc… Une rafale de vent… Un hurlement… Et cette nuit, cette nuit terrifiante qui n’en finit pas…

Critique :

Moi aussi j’avais compris que Caffey était innocent et qu’il avait un don dans les mains. Montagne de muscles, esprit simple, mais doux.

C’est ici que Paul va parler à ses collègues du don de Caffey et qu’ils mettront au point une folle équipée.

Suspense, lors de cette folle sortie, mon coeur s’est emballé et j’ai crains que malgré tout, Caffey soit tout de même mis à mort…

Ici aussi je suis passée par bons nombres d’émotions, mais la plus prégnante était celle qui ne me lâchait pas d’une semelle et le sentiment qu’une horrible injustice allait avoir lieu et qu’il m’y faudrait y assister, impuissante, tout autant que les gardiens.

Challenge « Les 100 livres à lire au moins une fois » de Bianca et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » chez Kabaret Kulturel.

La Ligne verte – Tome 4 – La mort affreuse d’Edouard Delacroix : Stephen King

Titre : La Ligne verte, tome 4 : La mort affreuse d’Edouard Delacroix

Auteur : Stephen King                                          big_5
Édition : Librio (1996)

Résumé :
Sur le lino vert du pénitencier, Mister Jingles gît dans son sang. Dans ses petits yeux noirs de souris, une expression d’agonie et de stupeur bien trop humaine.

Au-dessus de lui, Percy sourit. Et le hurlement de Delacroix n’y change rien. Le tonnerre, ce jour-là, n’avait cessé de gronder.

Le ciel était lourd de nuages, déchiré d’éclairs. Une tornade meurtrière s’était levée. Les éléments déchaînés protestaient. C’était l’exécution de Delacroix.

Autour de la chaise électrique, Percy s’affaire. Il jubile. C’est son heure. C’est lui qui pose le masque sur le visage du condamné, lui qui lève la main pour.

Mais quelque chose ne va pas! Oh! un simple détail. Les autres n’ont rien vu! Et cette fois, hélas, John Caffey, oui, John Caffey lui-même n’y peut rien.

Critique :

Là, j’ai vraiment eu envie de tuer de mes propres mains ce fils de sa mère de Percy.

La souffrance, il s’en nourrit, surtout de celle des autres. Mais là, on dépasse toutes les bornes et, bien que Delacroix ait du sang sur ses mains, il ne méritait pas une telle mort. Elle s’étale sur plusieurs pages et j’ai poussé un cri muet de terreur, imaginant ce qu’un homme pouvait ressentir.

Percy se fera taper sur les doigts par ses collègues.

Delacroix a réussi à faire naître de l’empathie chez moi. Comme quoi, même les criminels peuvent nous émouvoir de temps en temps, sous la plume de King dans ses meilleurs jours.

Challenge « Les 100 livres à lire au moins une fois » de Bianca et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » chez Kabaret Kulturel.

La Ligne verte – Tome 3 – Les Mains de Caffey : Stephen King

Titre : La Ligne verte, tome 3 : Les Mains de Caffey      big_5

Auteur : Stephen King
Édition: Librio (1996)

Résumé :
Ils sont trois à présent. John Caffey, Delacroix et Bill Wharton, le plus jeune et le plus dangereux.

Trois meurtriers du bloc E, qui n’ont plus rien à espérer de l’existence.

Au bout de la ligne verte, la chaise électrique les attend. Mais avant.

Avant, se souvient Paul Edgecombe, tout s’est mis à aller de travers. Oh! pas tout d’un coup. Non. Mais lentement, comme ça.

Des événements insignifiants qui, bout à bout, auraient permis de comprendre, de prévoir, d’éviter. Wild Bill s’en foutait. De tout.

Caffey, égaré dans son silence, demeurait une énigme. Un doute, Delacroix était de trop bonne humeur.

Et Percy. Percy, arrogant et lâche, n’avait pas sa place au bloc E. Pourtant, quand Mister Jingles traverse la ligne verte à la poursuite de son jouet, il est là.

Et Paul Edgecombe, horrifié, se souvient.

Critique :

Dans ma critique précédente, emportée par les souvenirs, j’ai sans le vouloir critiqué le tome 2 et le 3.

C’est dans ce tome ci que Caffey enlève, grâce à l’imposition de ses mains, l’infection de Paul. La partie avec la chaise électrique et la rébellion d’un condamné, ce n’était pas dans le 2.

La sensation se malaise augmente dans ce tome, crescendo. Percy cherche tout le monde et déteste Mister Jingles, bien évidemment.

Étouffant, on sent qu’il va se passer quelque chose de grave. Si ce n’était qu’une chose de grave.

Ce roman de King est vraiment à découvrir, si vous ne l’avez jamais lu. Le film est quasi le même que le livre, à un détail près.

Challenge « Les 100 livres à lire au moins une fois » de Bianca et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » chez Kabaret Kulturel.

La Ligne verte – Tome 2 – Mister Jingles : Stephen King

Titre : La Ligne verte, tome 2 : Mister Jingles                  big_5

Auteur : Stephen King
Édition: Librio (1996)

Résumé :
Dans les années 30 au pénitencier de Cold Mountain (Louisiane), le gardien-chef Paul Edgecomb responsable du Bloc E, où se trouve le couloir de la mort « la ligne verte ». Il est très attaché au règlement, mais reste très humain avec les condamnés qui lui sont confiés en attendant leur exécution.

Paul est secondé par plusieurs personnes dont Brutus Howell « Brutal », plutôt doux, il a un physique impressionnant, et Percy Wetmore personne antipathique, qui ne travaille au Bloc E que dans l’unique but de diriger une exécution capitale.

Dans le couloir de la mort il n’y a qu’un seul condamné Edouard Delacroix meurtrier un peu simplet qui a apprivoisé une souris surdouée baptisée « Mr. Jingles ».

Puis il est rejoint par John Caffey (comme la boisson mais ça s’écrit pas pareil). C’est un colosse noir condamné pour le viol et le meurtre de deux fillettes, malgré son physique et sa condamnation il semble doux et inoffensif.

Mister Jingles

Critique :

Même après la lecture de l’accablant dossier, Paul était resté très dubitatif au sujet de la culpabilité de Caffey, et moi aussi.

Crise de démence passagère ? Erreur judiciaire ?

Percy Wetmore, lui, le salopard, jubilait de la destination des détenus du bloc E. Ses collègues le détestent, c’est une teigne, mais ce crétin sadique est parent avec le gouverneur. Et vu que la teigne veut aller ailleurs, il va magouiller.

En plus de frapper les détenus, il ne rêve que d’une chose : monter au front et griller du prisonnier. Dans ce chapitre, vous le verrez dans toute sa roublardise et vous n’aurez qu’une envie, le faire griller vous-même !!

L’arrivée extravagante de William Wharton, criminel de 19 ans qui n’avait plus rien à perdre avait dévoilé la peur qui poussait Percy à être ce qu’il était. Oui, Percy est un trouillard, un couillon, un pisseur dans son froc. Seuls les faibles profitent du fait qu’une personne ne sait pas se défendre pour s’en prendre à elle.

Le problème qui fera monter ma tension, et celles des gardiens, ce sera Wharton, qui, faisant semblant d’être sous haute dose de calmants, s’était réveillé d’un coup et avait envoyé les gardiens au tapis, manquant de peu d’étrangler Dean Stanton sous les yeux de Percy paralysé de peur. Trouillard, je vous le disais et j’avais, une fois de plus, envie d’entrer dans le livre pour le flinguer.

Le fantastique est arrivé ensuite, pendant que les collègues s’occupaient du dingue, Paul était resté seul avec Caffey et le géant noir l’avait attrapé à travers les barreaux, posant sa main sur le pubis du chef. Quelques secondes plus tard, il reculait en titubant et s’allongeait après avoir exhalé une nuée de petits insectes qui disparaissaient.

Ensuite ? Paul n’avait plus l’impression de pisser des rasoirs. Envolée l’infection urinaire qui lui pourrissait la vie.

Sans oublier Delacroix qui fait réaliser des tours à sa souris, nommé Mister Jingles.

Moi qui déteste les souris, celle là, je l’ai adorée !!

Toujours un chapitre qui se dévore, la tension monte et l’adrénaline aussi.

Challenge « Les 100 livres à lire au moins une fois » de Bianca et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » chez Kabaret Kulturel.

La Ligne verte – Tome 1 – Deux petites filles mortes : Stephen King

Titre : La Ligne verte, tome 1 : Deux petites filles mortes             big_5

Auteur : Stephen King
Édition:  Librio (1996) / J’ai Lu / Livre de Poche

Résumé :
Octobre 1932, pénitencier d’État, Cold Mountain, Louisiane. Le bloc E, celui des condamnés à mort, reçoit un nouveau pensionnaire : John Caffey rejoint ceux qui attendent de franchir la ligne verte pour rencontrer la chaise électrique, Miss Cent Mille Volts.

Mais Caffey n’est pas comme les autres. D’accord, on l’a retrouvé auprès des cadavres ensanglantés de deux petites filles, mais il est étrangement absent. Jusqu’au jour où Paul, le gardien-chef, tombe malade et alors une terrible vérité semble s’esquisser.

Qui est ce prétendu meurtrier aux pouvoirs étranges ? Qui dresse Mister Jingles, l’étrange souris, bien trop intelligente ? Quand Paul commence à répondre à ces questions, il sent que personne dans le bloc E ne sortira indemne de la rencontre avec John Caffey.

Petit plus : Renouant avec la tradition des feuilletonistes, Stephen King, le prolifique auteur de fantastique, propose un récit troublant, initialement en six volumes, entre roman noir et conte de fées, dont a été tiré un film, La Ligne verte, avec Tom Hanks.

Critique :

Roman publié aux éditions Librio en six parties (*), et, curieuse, j’avais acheté le premier volet, celui qui met en place les personnages de ce couloir de la mort, ce bloc E, cette antichambre de l’enfer, située dans le pénitentier de Cold Mountain. Miss Cent-Mille-Volt se trouve être votre dernière étape avant de passer de l’autre côté.

Fervente adepte de cette méthode barbare, le livre m’a fait changer de mentalité. Nous sommes en 1932 (dans le livre) et c’était déjà barbare, la peine de mort. Et en 2012, « non, non, rien n’a changé, tout à continué ».

Les personnages de King, que ce soit les gardiens ou les prisonniers, étaient fouillés, travaillés et certains m’ont ému au-delà de tout.

Ce premier livre nous raconte le meurtre atroce de deux petites filles et l’arrivée du meurtrier : un grand homme noir, qui tenait les petits cadavres dans ses bras. John Caffey, comme le café, mais ça s’écrit pas pareil. Montagne de muscle, mais montagne de douceur.

C’est là aussi que l’on croise l’assassin prénommé Delacroix, son étrange souris et du gardien Percy Wetmore, une sale teigne qui se repait de la souffrance des autres.

A la fin de ce premier tome, j’étais accro et je râlais de ne pas avoir acheté les cinq autres.

En un tome, j’étais déjà passé par beaucoup d’émotions : tristesse et colère pour la mort des deux enfants, empathie envers Caffey, haine de Percy,…

Challenge « Les 100 livres à lire au moins une fois » de Bianca et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » chez Kabaret Kulturel.

(*) Existe aussi aux éditions « Livre de Poche » et « Presse Pocket » en un seul et unique roman. Moi, je l’ai suivi peu de temps après sa sortie.

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