L’exorciste : William Peter Blatty

Titre : L’exorciste

Auteur : William Peter Blatty
Édition : J’ai Lu (28/11/2007)
Édition originale : The Exorcist – Harper & Row Edition (1971)

Résumé :
Pour Chris MacNeil et sa fille Reagan, une adolescente de quatorze ans, la vie s’écoule heureuse et aisée dans un quartier bourgeois de Washington.

Et puis, un jour, des bruits étranges résonnent dans la calme demeure, des objets disparaissent, des meubles sont déplacés.

Quant à Reagan, d’étranges métamorphoses la défigurent, des mots obscènes jaillissent de sa bouche.

Tandis que peu à peu la personnalité de l’enfant se dédouble et se disloque, face aux médecins impuissants, des profanations souillent une église voisine, un crime mystérieux a lieu sous les fenêtres des MacNeil.

l-exorciste-william-blatty-225x300Critique :
Disons-le directement : non, ce livre ne fait pas peur ! Certes, évitez tout de même de le lire à vos moutards de 5 ans dans le but de les endormir le soir… Certaines scènes pourraient les traumatiser et leur faire penser que les crucifix sont des engins sexuels.

Ce genre d’idées pourrait être dommageable si vous possédez des crucifix de grande taille qui pourraient provoquer des dilatations assez importante à un endroit que rigoureusement ma mère m’a défendu d’nommer ici.

Par contre, le début du roman est un peu endormant, ça commence doucement, ça ressemble même à un tableau idyllique et si le titre avait été caché, je vous jure que j’aurais posé ce roman et basta, terminé la lecture.

Oui, mais voilà ! C’était l’exorciste que je tenais en main ! (N’allez pas imaginer des choses cochonnes, hein, je vous surveille !).

Ça puait le souffre et les souvenirs de certaines scènes cultes du film que j’avais vues – les yeux à moitié fermés, les oreilles bouchées, sans jamais oser aller plus loin de peur de faire des cauchemars jusque mes 20 ans – revenaient dans ma tête à toute allure. Horrible ces scènes…

La seule chose que j’aimais de ce film, c’était la musique « Tubular Bells »…

Si jamais de ma vie je n’ai osé voir ce film, je me disais que je pourrais au moins tenter le coup avec le livre. Exorciser cette peur. J’ai eu raison car même pas peur !

Une fois l’intro terminée et Regan, l’adorable gamine de 11 ans contaminée par une entité diabolique, il est difficile de lâcher le livre.

Difficile aussi, durant sa lecture, de faire abstraction des horribles images du film qui, malgré mes yeux à moitié fermés et mes oreilles bouchées de l’époque, me revenaient dans la face ! Surtout que je revoyais la copine qui me rejouait les phrases les plus crues du film.

— Ta mère suce des queues en enfer, Karras !

— N’approchez pas ! La truie est à moi ! Baise-moi ! Baise-moi !

— Fais-toi baiser par Jésus! Que Jésus te baise!

Malgré le fait que le roman ne fait pas peur, il vaut tout de même la peine d’être lu, ne fut-ce que pour exorciser la peur de ce film, afin de comprendre que les exorcistes, contrairement aux Démons, ne sont pas Légion, et qu’il faut réunir des tas de preuves avant que l’Église ne consente à réaliser un exorcisme.

Pourtant, nom de dieu, je ne sais pas ce qu’il leur aurait fallu de plus que cette enfant qui prend des voix différentes, qui parle à l’envers, qui a souplesse d’un bonhomme en caoutchouc, qui vomit de la bile ou fait s’écouler des diarrhées qu’on se demanderait bien comment un corps aussi petit pourrait contenir tout ça, sans parler de la force prodigieuse.

Ah ces jésuites, hommes de peu de foi, va !

Mais bon, je ne vais pas juger le père Damien Karras, déjà que  le démon lui a dit que sa mère suçait des bites en enfer, si en plus je lui jette la pierre, il risquerait de la trouver mauvaise, parce qu’en fin de compte, sans le père Karras, on serait toujours dans la mélasse (elle était facile, je l’avoue).

Autant Karras s’interroge sur sa Foi, autant le père Lankaster Merrin est un croyant pur et dur, un vrai de vrai, un homme bon, un homme de bien, un prêtre que j’ai grandement apprécié, même s’il est moins présent que Karras.

C’est lorsqu’on apprend que ce roman est tiré d’un fait réel qu’il fait froid dans le dos, mais niveau trouille, j’ai eu des Stephen King qui m’ont fait réellement trembler et des romans post-apocalypse (ou de black-out) qui m’ont fait me cacher sous la couette.

Mais même sans les frissons de peur à la clé, le roman reste tout de même agréable à lire et quelques scènes sont assez… gore ou à éviter de lire après un bon repas. Heureusement, l’odorama n’existe pas encore dans les romans !

Si je veux frissonner vraiment, je n’ai plus qu’à me faire  le film…

Heu… j’ai encore peur du film !!

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule, Le Mois du polar 2017 chez Sharon (Février 2017) et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (400 pages).

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Évangile du serpent – Les Prophéties I : Pierre Bordage [LC avec Stelphique]

Évangile du serpent - Bordage Pierre

Titre : Évangile du serpent – Les Prophéties I

Auteur : Pierre Bordage
Édition : Diable Vauvert (2001) / Folio Gallimard (2003) – 675 pages

Résumé :
Un christ et quatre évangélistes : Pierre Bordage transcrit le Nouveau Testament dans l’univers des médias fous et du XXIe siècle naissant.

Matthieu, Marc, Luc et Jean s’appellent ici Mathias, tueur professionnel manipulé par une police parallèle, Marc, journaliste fatigué par ses propres lâchetés, Lucie, strip-teaseuse sur le Net, et Yann, le disciple des premiers jours jaloux de ses privilèges.

Tous les quatre éclairent de leur trajectoire l’avènement d’un jeune Indien d’Amazonie élevé dans l’Aubrac.

Par la chaleur de sa présence, le jeune homme sauve, guérit et réunit autour de lui des dizaines de milliers de fidèles en quête d’une nouvelle alliance.

Dans la chaleur moite d’une Europe en proie aux dérèglements climatiques, le mouvement se transmet comme une lame de fond qui déverse sur les routes des foules de curieux abandonnant leurs possessions et leurs vêtements.

ADN serpentCritique du Cannibal (Stelphique plus bas) :
♫ Mes biens chers frères, mes biens chères sœurs ♫ Reprenez avec moi tous en cœur ♪

Ma foi, si Vaï-Ka’i (non je ne suis pas enrhumée), le Maître-esprit, indien Desana de la forêt amazonienne avait présenté la chose ainsi, sans doute que les biens-pensants et ceux à la tête de nos pays lui auraient fichu une paix royale.

Pas de bol, il n’en fut pas ainsi, mais au final, tant mieux ! Ça nous fait une histoire à lire.

Je vous fera mon acte de contrition en vous avouant qu’au départ, j’ai eu du mal à entrer dans le roman sans doute à cause des chapitres en alternance pour les 4 personnages « principaux ». Chapitres présentés comme les Évangiles.

Deux histoires qui s’alternent, c’est motivant, c’est frustrant, mais un véritable plaisir nait de cette frustration, tandis qu’ici, le temps qu’on arrive au 4ème personnage, on a déjà tout oublié du lieu où se trouvait le premier et ce qu’il faisait quand on revient à lui.

Je trimais donc, et puis tout à coup, paf, le Saint-Esprit s’est rappelé qu’il devait m’éclairer et là, plus aucun soucis de lecture et je l’ai terminé en ne le lâchant plus, en le dévorant, en me gorgeant des mots de l’auteur et des vérités qu’il balançait dans ses pages.

Sous le couvert d’un thriller au relents SF (dérèglements climatiques), l’auteur dresse une critique amère mais vraie de notre société de consommation, de l’Occident et de ses squelettes dans les placards, de l’Église (l’institution) et de ses représentants qui représentent très mal Celui qu’ils sont censés servir.

— Les péchés, les règles, les absolutions, les rites, ce sont des inventions des prêtres pour couper chaque être humain de sa source et l’expulser de son jardin.

En tout cas, jamais l’auteur ne tombe dans l’écueil de rendre Dieu et les religions responsables de nos maux, mais donne les noms des véritables coupables puisque, lorsque l’on veut noyer son chien, on l’accuse d’avoir la rage.

— Ici, ce n’est pas toi qui décides de ce qui est bien et de ce qui est mal.
— Non, c’est le prophète, le Coran.
Hakeem hocha la tête d’un air dubitatif.
— Pas le Coran, l’interprétation qu’on en fait.
— J’ai l’impression que tu n’es pas toujours d’accord avec l’interprétation qu’en font certains, avança Mathias.

Je conseillerais la lecture de ce roman à ceux qui n’ont pas encore compris que Dieu et les religions n’étaient que les boucs émissaires, des excuses, des prétextes utilisés par ceux qui veulent justifier leurs violences et exactions et que dans le fond, tout est politique.

— Ça, ce sont les fables qu’on sert aux médias et aux populations. Les Américains vont toujours là où se trouvent leurs intérêts. Et si leur intérêt est de soutenir une révolution islamique quelque part dans le monde, ils n’ont aucun scrupule à le faire. Les Talibans n’auraient jamais accédé au pouvoir sans l’appui des Pakistanais, donc des Américains. Le contrôle des pipe-lines, de l’acheminement du pétrole, tu comprends ?

On veut tout posséder, on ne veut rien perdre et on a peur de tout, surtout des autres.

— On peut gagner de l’argent sans être corrompu…
— Sans doute, mais il faut être prêt à renoncer à tout. À son confort, à ses habitudes, à ses certitudes. Qui, autour de cette table, accepterait de tout plaquer pour être en totale conformité avec lui-même ?

Entre nous, si Vaï-Ka’i existait vraiment, ou si, par une opération de magie, je me retrouverais transposé dans le roman, je ne le suivrais pas !

Non pas que son enseignement n’est pas bon, il a raison dans le fond, mais premièrement, je déteste les foules, parce que suivre la masse n’est pas mon crédo et deuxièmement, je n’ai nullement l’intention de me promener cul nu !

Un roman coup de poing dans le plexus, même si on savait déjà ce qui est dit, voir que d’autres ont compris, ça fait du bien.

— De tout temps, on s’est servi des extrémismes religieux pour envahir des territoires, pour contrôler les richesses naturelles, les populations, les frontières.
— Avec le risque non négligeable que ceux que vous croyez manipuler échappent à votre contrôle et se retournent contre vous. C’est déjà arrivé dans le passé, les exemples sont légion dans le présent, ça risque de se reproduire dans le futur.

Un roman qui, bien que datant de 2001, est toujours d’actualité, il lui colle bien, même. Un roman où les personnages sont bien distincts (un journaliste, une prostituée du Net, un tueur à gage et un disciple qui aiment ses privilèges) et n’ont rien d’enfants de cœur, mais nos zigotos évoluent, changent, et c’est tant mieux.

S’habillant le plus souvent en écolière, jupe plissée à carreaux, chemisier, couettes, sous-vêtements de coton blanc – un franc succès […]

Un roman écrit avec une plume cynique, amère, une critique bien sentie de notre société et de notre mode de pensées, d’actions, sur nos peurs, le tout sans donner de leçon.

— Sans doute que les stratèges détournent l’attention sur un ennemi fantasmatique pour mieux promulguer certaines lois, pour mieux faire passer les potions amères, tu sais, certaines décisions qu’on dit impopulaires.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle (Prix Bob Morane du meilleur roman francophone en 2002), Le Pavé de l’Été chez Sur Mes Brizées (675 pages) et RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires.

Pourquoi je l’ai choisi :
Nous avons suivi avec ma binômette, les bons conseils d’un certain bloggeur influent : Yvan

Synopsis :
 » Et vous, César, Napoléon, Adolphe, Joseph, Bill, Vous les soldats, les conquérants de l’inutile, Qu’avez-vous fait du jardin des hommes ? Des chemins de folie qui retournent à Rome , Des arcs de triomphe, des monuments aux morts, des chaînes, des barbelés, des miradors, Déluge, déluge, déluge…  »

Jeune Indien d’Amazonie élevé en Lozère, Vaï Ka’i incarne la sagesse du serpent double, symbole chamanique de l’ADN. Il prône l’abandon des possessions, le respect de la Terre et accomplit des miracles. Quatre évangélistes, Mathias, tueur à gage, Marc, journaliste désabusé, Lucie, strip-teaseuse sur le Net, et Yann, premier disciple, racontent celui que la presse surnomme bientôt le Christ de l’Aubrac…

Grand roman contemporain humaniste, aventure littéraire inoubliable, L’Évangile du Serpent transpose le Nouveau Testament dans notre présent.

Les personnages :
Mathias, Marc, Lucie, Yann : un quatuor qui se glisse dans l’air du temps: Notre temps, celui de la violence, des désillusions, de la déchéance…Et Vaï Ka’i de relever le niveau, par sa seule présence…

Un contraste entre cette vie tourbillonnante et le calme serein de ce nouveau Jésus qui a le mérite de nous titiller, de vouloir nous faire voir une autre façon de vivre, de penser, de rêver même.

Chacun de ses personnages a une histoire, un passé. Ils sont aux antipodes dans leur façon de vivre, et malgré cela, on arrive à s’attacher d’une certaine manière à eux, à ressentir leurs émotions et si on ne les aime pas toujours dans leurs imperfections, on suit avec intérêt et compréhension leur cheminement.

Ce que j’ai ressenti:… Un projet ambitieux…
Pendant tout ce grand weekend, j’ai marché sur la Toile, emprunté des chemins de croix, assemblé des pièces de puzzles, essayé de visualiser le Grand Œuvre de la vie. J’ai suivi un Serpent, une nouvelle Philosophie, un nouveau Prophète, à moins que je n’ai juste trouvé un vieil Ami, humble et altruiste…

L’amour sincère a le pouvoir immense de réparer les déchirures de la trame. C’est la force la plus puissante dans la Création, infiniment plus puissante que les forces fondamentales qui maintiennent la cohérence de l’univers.

Alors en première impression comme ça, je me dis, que j’ai trouvé que c’était long, mais en le refermant je suis bien obligée de me dire que cet auteur a vraiment du talent! Il pose son intrigue avec intelligence, et en prenant le temps de poser les bases solides de sa trilogie.

Il nous fait connaitre, parfois jusque dans leur intimité, les personnages qui seront les pierres angulaires de cette saga prometteuse.

C’est une fiction oui, mais je lui ai trouvé de drôles d’accents de vérité contemporaine, d’actualités brûlantes, de sujets sensibles…

Et finalement, c’est là qu’est le plaisir, avoir l’opportunité une lecture particulièrement intéressante, aux idées un peu plus poussées que d’habitude…

Cette lecture laisse des traces, puisque c’est le regard plus lourd que nous posons sur notre propre perspective dans cet avenir de capitalisation à outrance…

Tout le monde savait que la Terre se réchauffait, tout le monde se doutait qu’elle préparait sa mue, qu’elle n’avait pas d’autres choix que de s’adapter pour survivre, comme n’importe quel organisme vivant , mais tout le monde s’en contrefoutait, tout le monde ne songeait qu’à jouir de ses privilèges, qu’à étendre ses possessions, qu’à s’étourdir en danses macabres sur des scènes de plus en plus branlantes.

Je suis vraiment curieuse de lire la suite des aventures de ses quatre apôtres revisités, car il a bien fallu attendre la toute fin, pour connaitre, enfin, les prémices du second volet, mais là, je veux absolument voir où nous emmène cet auteur !

Je veux poursuivre l’aventure humaine et spirituelle de ce roman d’anticipation, je veux encore me régaler des reparties que l’auteur distille ça et là, comme des miettes de lumières jetés dans les collines françaises, je veux savoir si le Serpent va encore continuer sa chorégraphie hypnotisante…

— C’est la liberté de choix qui donne toute sa valeur aux actes.

Premier livre lu (enfin!) de cet auteur, je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin, vu ce que je pense pouvoir deviner de potentiel chez lui…

Nous sommes déjà partantes pour lire la suite avec ma chère binôme et j’ai déjà hâte de voir ce que les autres lectures me réservent de bons mots et de réflexions intenses, une fois la dernière page tournée!

« Je préfère de loin les cyniques aux idéalistes. Les cyniques ont un minimum de recul sur les évènements, appelons ça une certaine marge de sagesse. On ne peux pas transiger avec les idéalistes. »

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

index LC

L’Alchimiste : Paulo Coelho [LC avec Stelphique]

Titre : L’Alchimiste                                                                         big_3

Auteur : Paulo Coelho
Édition : Anne Carrière (1994) pour la première édition / J’ai Lu / Livre de Poche

Résumé :
L’alchimiste Santiago, un jeune berger andalou, part à la recherche d’un trésor enfoui au pied des Pyramides. Lorsqu’il rencontre l’Alchimiste dans le désert, celui-ci lui apprend à écouter son cœur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve.

Merveilleux conte philosophique destiné à l’enfant qui sommeille en chaque être, ce livre a déjà marqué une génération de lecteurs.

Critique :
Voilà un roman que je n’avais jamais voulu lire… Tout le monde me bassinait avec ce livre en 1995 et puisque tout le monde ne jurait que par lui, j’avais pris la décision ferme et définitive de ne jamais le lire. Na !

Pourquoi ce revirement ? À cause de ma binômette de Lecture Commune, Stelphique, qui l’adore et qui a insisté (pas trop) pour qu’enfin je le découvre et puisse ensuite le critique ou le porter aux nues.

C’est donc avec circonspection que j’ai commencé ma lecture, vu les critiques peu élogieuses que j’avais lues sur ce best-seller.

Je conseillerais à ceux qui veulent le commencer de le faire avec l’esprit d’un enfant, avec le côté fantastique enclenché et de le voir en tant que conte philosophique. Sans ça, j’aurais trouvé le style à chier, neuneu, cliché, trop mielleux, naïf, simpliste, bourré de philosophie à deux balles (ou de comptoir) et râlé que tout tombe tip-top.

C’est justement la possibilité de réaliser un rêve qui rend la vie intéressante.

Je t’aime parce que tout l’Univers a conspiré à me faire arriver jusqu’à toi.
 
Il n’y a qu’une chose qui puisse rendre un rêve impossible : c’est la peur d’échouer.

Personne ne peut fuir son cœur, c’est pourquoi il vaut mieux écouter ce qu’il dit.

Mais voilà, j’ai ouvert mon âme enfantine plus fort que madame Cash juste avant une triple… *vous savez quoi* et j’ai suivi avec le sourire les pérégrinations de Santiago qui voulait accomplir son rêve, sa Légende Personnelle.

Quand on veut une chose, tout l’Univers conspire à nous permettre de réaliser notre rêve.

Certes, niveau écriture, c’est du « easy reader », de l’écriture fast-food, low-cost, ça cassera pas 5 pattes à un dromadaire, mais je vous avoue qu’une fois ouvert ce roman, je ne l’ai pas reposé avant de l’avoir terminé.

Pourquoi ?? Un Djinn m’aurait-il enchanté ?

Non, mais de temps en temps, j’aime lire des histoires assez simple, bourrée de clichés, de philosophie bas-de-gamme que tout le monde connait, me donnant souvent l’impression de lire un article rempli de citations ou d’être dans « Les citations des Minions », mais que voulez-vous, ma raison a ses raisons que ma propre raison ignore : j’ai aimé ce bouquin !

J’aurais dû hurler devant ses clichés plan-plan, devant ces deus ex machina utilisé pour sortir Santiago de l’impasse, j’aurais dû balancer le livre devant certains faits impossibles, mais puisque c’était un conte, je l’ai pris comme tel et j’ai passé deux bonnes heures de lecture sans me prendre la tête.

La peur de la souffrance est bien pire que la souffrance elle-même…

Quand nous avons de grands trésors sous les yeux, nous ne nous en apercevons jamais. Et sais-tu pourquoi ? Parce que les hommes ne croient pas aux trésors.

Tout ce que nous craignons, c’est de perdre ce que nous possédons, qu’il s’agisse de notre vie ou de nos cultures. Mais cette crainte cesse lorsque nous comprenons que notre histoire et l’histoire du monde ont été écrites par la même Main.

Comme quoi, les miracles peuvent arriver : j’ai lu ce roman, je l’ai apprécié, même s’il ne fera jamais partie de mon Top 20 littéraire.

Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle (Grand prix des lectrices Elle – Roman – 1995).

BILAN - LC réussie - OK
Pourquoi je l’ai choisi (par Stelphique) :
Je relis souvent pour le pur plaisir ce livre régulièrement, mais cette fois ci, je partage cette lecture avec ma binôme complètement délurée: Cannibal Lecteur et ça me touche qu’elle m’ait suivi sur cette lecture. Merci encore à elle…;)

Synopsis :
Un jeune berger andalou, Santiago, part à la recherche d’un trésor enfoui au pied des pyramides. Il découvrira pendant son périple la clef d’une quête spirituelle. ‘L’ Alchimiste’ est le récit d’une quête, celle de Santiago, un jeune berger andalou parti à la recherche d’un trésor enfoui au pied des Pyramides. 

Dans le désert, initié par l’alchimiste, il apprendra à écouter son cœur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve. Destiné à l’enfant que chaque être cache en soi, ‘L’ Alchimiste’ est un merveilleux conte philosophique, que l’on compare souvent au ‘Petit Prince’, de Saint Exupéry, et à ‘Jonathan Livingston le Goéland’, de Richard Bach.
Ce que j’ai ressenti….Un doux apaisement…..

 » C’est justement la possibilité de réaliser un rêve qui rend la vie intéressante. « 

Pourquoi Est-ce Mon Livre Préféré ?
Tout d’abord parce que c’est un conte. Un conte merveilleux, d’une douceur apaisante. Je suis fan de Andersen, Perrault, Grimm, je relis sans cesse leurs histoires, car j’admire leur façon d’écrire sous couvert de féérie, les drames de l’Histoire.

Et ce conte là de Paulo Coelho me touche particulièrement, car il nous montre un berger à la recherche de son trésor, un homme qui observe le monde qui nous entoure, en suivant sa destinée.

Je crois que si ce livre m’a autant plu, c’est que je l’ai lu avant que mon innocence se soit envolée, et je le relis sans cesse pour ne pas oublier cette vision de la vie simple et ouverte sur notre monde, juste pour essayer de ne jamais perdre cet esprit d’enfant ébloui, par la beauté de notre planète.

J’ai appris que le monde possède une âme, et celui qui pourra comprendre cette âme comprendra le langage des choses.

Il n’a qu’une façon d’apprendre, répondit l’Alchimiste. C’est par l’action. Tout ce que tu avais besoin de savoir, c’est le voyage qui te l’a enseigné.

Le monde arabe nous est raconté avec magie et spiritualité. Le désert n’aura jamais autant été si beau et aussi enivrant, les pyramides, un rêve à portée de main, l’Islam aussi généreux. Santiago a un œil neuf, observateur attentif aux signes, à la vie tout simplement…. Il va devenir au cours de sa route un homme transformé, un être courageux et confiant, un esprit éclairé.

Suivre sa destinée lui a permis de mieux se connaitre, mieux comprendre le monde qui nous entoure, mieux appréhender l’avenir. Oui, un conte merveilleux qui aurait pu commencer par la formule autrement célèbre « Il était une fois »  » Once upon a time »: la formule magique qui englobe ô combien d’idées merveilleuses.

Peut-être Dieu a-t-il créé le désert pour que l’homme puisse se réjouir à la vue des palmiers »

Ensuite c’est un conte philosophique. Il y a à l’intérieur une certaine forme de spiritualité, un courant de pensée apaisant. Une histoire riche en rebondissements et en enseignement porteur de lumière.

Si on se laisse guider par ce flot, on en ressort profondément touché en plein cœur, grandi d’une vision d’amour et de partage, élevé d’ Espoir.

C’est certes une philosophie simple, (d’autres diront naïve), mais il n’y a pas de mal à se faire du bien? La simplicité ne serait -elle pas la clé du bonheur ?

Moi , j’aime y voir dans ces pages un simple berger, instruit et attentif aux signes, qui s’ouvre spirituellement pour toucher la Magie de ce monde, de le voir se transformer en vent, de le voir s’ouvrir aux secrets de l’Alchimie, de le voir succomber à l’Amour dans un regard.

Je suis une incroyable romantique, une inconditionnellement rêveuse, et une fée émerveillée encore de Merveilleux, pour moi ce texte est puissant car rempli de simplicité et d’altruisme, il se lit en deux vitesses et comporte ce qu’il faut de féérie pour nous faire rêver plus fort.

« Avant de réaliser un rêve, l’Âme du Monde veut toujours évaluer tout ce qui a été appris durant le parcours. Si elle agit ainsi, ce n’est pas par méchanceté à notre égard, c’est pour que nous puissions, en même temps que notre rêve, conquérir également les leçons que nous apprenons en allant vers lui. Et c’est le moment où la plupart des gens renoncent. C’est ce que nous appelons, dans le langage du désert : mourir de soif quand les palmiers de l’oasis sont déjà en vue à l’horizon. »

En bref, lorsque je relis ce livre, il m’apporte l’apaisement, il me permet de me recentrer, de revenir à l’essentiel et surtout de garder mon âme d’enfant.

A chaque lecture, j’ai l’impression de découvrir une nouvelle chose qui trouve sa voie dans mon quotidien. En ces jours si sombres qui frappent la France, cette lecture m’a permis  de trouver la force de croire encore à un avenir meilleur.

« Quand on veut une chose, tout l’Univers conspire à nous permettre de réaliser notre rêve. »

« C’est dans le présent que réside le secret ; si tu fais attention au présent tu peux le rendre meilleur. Et si tu améliores le présent, ce qui viendra ensuite sera également meilleur. Oublie le futur et vis chaque jour de ta vie selon les enseignements de la Loi, et en te fiant à la sollicitude de Dieu à l’égard de ses enfants. Chaque jour porte en lui l’Éternité. »

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

L’Alchimiste : Paulo Coehlo [LC : Impressions de lecture 2/2]

Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 1 à 100) : Prise en main avec circonspection…
Entrée dans le livre très vite car j’avais allumé mon cœur d’enfant, ouvert mon esprit aussi grand que si j’allais entamer la lecture d’un conte. La magie a opéré. Oui, Magie, c’est le mot.

Impressions de Stelphique (page 1 à 100) : Nostalgie….
C’est avec nostalgie que je relis ce livre, près de 10 ans après, mais pour la treizième fois. Quel apaisement dans ses lignes… Un homme a la recherche de son chemin personnel dans un monde compliqué. Aller au bout de ses rêves, se donner la peine de les accomplir, et garder foi en l’avenir… Que de jolies philosophies abordées…. Allez je vais me confronter au désert….

Impressions du Cannibal Lecteur (pages 101 à fin) : La quête !! (un mot que j’aime bien, phonétiquement parlant… je sors !)
Ah, le désert, les chevauchées fantastiques, les cheveux au vent, le chèche dans le cou, les Touaregs… Plus quelques enseignements que je connaissais déjà. Dévoré le roman en une fois, d’un coup, avec mon âme d’enfant, et digestion ensuite…

Impressions de Stelphique (pages 100/à fin) : Apaisement.
En plus de lire une belle histoire, c’est un flot d’apaisement qui nous envahit à la lecture de ses lignes. Une certaine magie nous envahit, une féérie du désert qui opère, une forme de spiritualité qui nous éveille sur le monde. Un merveilleux moment de lecture.

L’Alchimiste : Paulo Coelho [LC avec Stelphique – Intro]

— Voilà, j’ai sorti tout mon matériel de parfait petit chimiste, comme Gaston Lagaffe ! Je suis on ne peut plus prête pour cette nouvelle expérience !

— [Stelphique] Mais pourquoi Belette ?

— Ben, tu m’as proposé une LC sur Al le Chimiste donc, on va faire sortir de la fumée de nos tubes à essais avant de faire tout péter pour que nos voisins Ducrant et Lapoigne appellent les pompiers.

— Mais… mais… La LC n’a rien à voir avec l’univers marrant de Gaston Lagaffe !! Je n’ai pas parlé d’un chimiste qui se prénommerait Al, mais du roman de Paul Coelho, L’Alchimiste ! Une grande œuvre que j’adore, qui fait partie de mon Top 20 et que je voudrais partager avec toi.

— [Dépitée] Oh, rien à voir avec des expériences de chimie de Lagaffe, alors ?? On ne va pas reproduire sa fameuse recette de la morue aux fraises avec de la mayonnaise chantilly aux câpres et flambée au pastis ?? On va pas tout faire péter comme lui ??

— Au secours, la Belette a pété un câble !