Le bazar des mauvais rêves : Stephen King [LC avec Stelphique – Intro]

— Belette, si je te dis « Bazar », tu me réponds quoi ?
— Bordel ? Celui que je fous dans mon bureau… Mes piles de livres qui trainent…
— Non, moins terre à terre. On oublie le « brol » comme vous dites à Bruxelles.
— Quand j’étais gosse, je croyais que le Grand Jojo disait « bazar » dans sa chanson « Jules César », mais en fait c’était « falzar »… Ça aurait pu marcher… Dire que durant des lustres j’ai cru que le mec il mettait pas de bazar pour qu’on voit ses belles jambes
— Mais de quoi tu parles ??
— Allez, je vous la chante ! ♫ Jules César ♪ On l’appelait Jules César ♫ Il mettait pas d’falzar ♪ Pour qu’on voie ses belles jambes ♫ Ses jolies jambes ♪ Ses jambes de Superstar ♪
— Oh mon dieu… La Belette Cannibal a encore pété un plomb… Yvan, reviens, je vais la faire arrêter de chanter ! Bon, je vais dire « Bazar » et « King » et je chante pas du Elvis, s’il te plait !
— Oh non, pas « Bazaar » de Stephen King ! J’ai jamais osé le lire. J’ai une peur panique de cette boutique dont l’enseigne est aussi originale qu’alléchante : le bazar des rêves !
— Ok, je te pardonne sur cette erreur… Mais moi je te parlais de son recueils de nouvelles, Le Bazar des mauvais rêves !! Regarde ta liste de nos LC et tu le trouveras noté à « mars ».
— Oups, j’ai encore foiré, on dirait ! Mais grâce à moi, des milliers de gens connaissent le Grand Jojo et son répertoire de chansons, certes, peu profondes, mais terriblement entrainantes !!

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Simetierre : Stephen King [LC avec Stelphique] – Impressions de lecture (3/3) FIN !

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Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 1 à 200) : Calme, découverte (de la famille, du cimetière des animaux), innocence. Happée directement !

Le début du roman est assez gentil, on fait la connaissance de la famille Creed, papa Louis, maman Rachel, petite Eillie et le bébé Gage. Et le chat Winston Churchill, dit Church. Le voisin, Jud, leur a fait découvrir le cimetière des animaux. J’aime bien, Jud. ♫ Hé, Jud…♪

C’est calme, comme je disais, mais on sent déjà bien que la tension est là, que le Mal n’est pas loin et le King nous a déjà donné quelques petits aperçus du fantastique et un moment de tristesse.

À la page 200, on entre dans une autre dimension. L’effroi !!!

Impressions de Stelphique (page 1 à 200) : Hypnotisée.
Je ne sais si c’est les beaux yeux verts de ce matou qui m’ensorcèlent (ma version de 1986!!!), ou si le King a encore frappé fort, mais je dévore ce livre même, à des heures indues comme 3h du matin (vive la parentalité).

D’ailleurs en parlant de ça, cette jolie famille (avec le choix du roi), risque de ne plus trop apprécier les us et coutumes du Maine racontées par cet énigmatique Jud. Il me fout la trouille, moi, le petit vieux, pas si brinquebalant que ça…… *Frisson*

Impressions du Cannibal (pages 201 à 400) : Légendes,chat, angoisses, peurs, émotions, frissons.
♫ Hé Jud, explique comment ♪ tu connaissais-hé, ces vieilles légendes-endes ♪ Le cimetière ♪ Indien-hin-hin-hin ♪ c’était pas malin, pas malin du tout ♪ (mes plus plates excuses aux Beatles et à Yvan, dont je viens d’écorcher les tympans – et ça rime encore !).

Oh putain de bordel de Zeus ! Les vieilles légendes expliquées par Jud, le voisin d’en face, c’était encore… gérable, dirais-je, pour mon petit cœur.

Mais à la page 300, je me suis pris des émotions plein ma tronche, ma gorge était nouée, mes lèvres tremblaient, mes yeux s’humectaient comme si j’épluchais des oignons et j’ai maudit le King du Maine (qui n’a rien à voir avec le King de Memphis, celui qui est mort le futal baissé sur les mollets, assis sur les chiottes) pour m’avoir donné tant d’émotions dans ce roman que j’adore (mais ÇA reste number one) et qui m’entraine encore plus fort dans la sombritude (© Royal pour l’idée).

Impressions de Stelphique (pages 201 à 400) : Estomaquée
Je me suis pris un coup dans le ventre, un de ceux qui vous coupent la respiration, et puis surtout je l’ai pas vu venir. Un choc envoyé comme ça de but en blanc, c’est hard pour les petits cœurs de lecteurs…. Je me mets à la place de Lou, et, je pense que moi aussi j’aurai entendue la tewwible voix, et à l’heure actuelle je ne sais si je me serai laissée influencer ou pas…. Elle est terriblement insidieuse cette histoire….
J’y retourne vite !!!!!

Impressions du Cannibal Lecteur (pages 401 à 572) : Horreur, souffrance, dégoût.
L’horreur, selon le King, ce n’est pas un monstre sanguinaire, mais un homme éperdu de douleur et qui va aller dîner à la table du diable sans se munir d’une longue cuillère. Peine devant sa souffrance, cœur qui bat plus vite, dégoût devant la scène et heureusement, ce n’est pas en odorama.

Le fantastique est présent, mais pas à la grosse louche, c’est discret, mais d’une précision diabolique. Quand le Mal a besoin d’esclaves ou de petites mains, il fait ce qu’il faut… Poils hérissés sur mes bras, lecture superbe mais éprouvant pour les nerfs.

Impressions de Stelphique (pages 401 à 572) : Peinée.
Comment ne pas avoir la boule au ventre et les yeux tout humides ????!!!!! La tentation était trop forte, la frontière pas si éloignée que cela, et pourtant l’horreur ne nous quitte pas. C’était morbide, mais ce geste désespéré avait quelque chose d’humain.

J’ai fini cette lecture le cœur serré mais avec beaucoup de compassion pour ce père au bord de la folie douloureuse…..

ÇA est nos impressions de lecture, une fois… (5/5) : LC terminée !!

Oui, ce n’est pas très français, notre titre, mais il est très bruxellois ! Et j’avais envie de jouer avec le français pas très correct pour inclure le mot ÇA dans le titre. Et puis, j’estime qu’un Belge peut se foutre lui-même de sa gueule… Parce qu’on le fait mieux que les autres !!

Alors, nos impressions de lecture ?? A-t-on déjà regardé sous notre lit afin de voir si un monstre ne s’y tapissait pas ? Évite-t-on les caniveaux et les égouts ?? Regarde-t-on les crimes concernant des enfants d’un autre œil, cherchant à savoir si Grippe-Sou est derrière tout ça ?

On vous dit tout sur nos impressions de lecture… Voyez sous la couverture du livre !!

Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 1 à 200) : Horreur, souvenirs, vie adulte, perte de mémoire, flash-back.
Le roman est prenant, le King sait comment nous attraper pour nous entrainer, tel un bateau en papier, sur l’eau de pluie qui s’écoule, furieuse, dans les caniveaux. Le trou béant de l’égout arrive, on voudrait s’en extirper, mais la plume du King nous a hypnotisée et on reste impuissant, tel un lapin dans les phares d’une voiture. Et on sombre avec lui dans l’Horreur avec un grand H (faudra que je la replace, celle-là !). Étrange est sa construction du roman, peu habituelle, mais j’aime ça et je vous en reparlerais plus une autre fois, j’en ai déjà trop dit !! ❤ ❤ ❤

« Dans la géographie de son visage, des montagnes allaient s’élever, des continents dériver. Il ne laisserait personne suggérer qu’il était un suceur de queues ».

« Enfants, la fiction n’est que la vérité qui cache le mensonge, et la vérité cachée dans un récit est suffisamment simple : la magie existe. »

Impressions de Stelphique (page 1 à 200) : Hypnotisée, Happée
Ouah quelle plongée dans les égouts de Derry !!!! J’ai le texte et les images mélangées (je me suis revu la première partie de Ça en téléfilm !!!), le Clown garde toute son effroyable attraction, mais en lisant le texte, on s’aperçoit que c’est bien plus riche et profond qu’il n’y parait…. Je suis, une fois de plus, totalement fan de l’écriture du King, qui sait travailler aussi bien ses personnages que des faits de société malheureusement encore d’actualité.

« Il m’emporte dans les profondeurs noires de la peur à l’état pur et j’ai moi aussi la chair d’autruche » (p128) !!!!

« Viens flotter avec nous, Don ! fit le clown de sa grande bouche écarlate et souriante ». (p33)

Ça ne vous donne pas envie ????!!!!!

Impressions de lecture de Cannibal Lecteur (pages 201 à 400) : Terreur, frousse, flash-back, enfance, adrénaline, suspense, tension artérielle à son comble.
Les enfants, héros du livre, nous font partager leur rencontre angoissante avec Ça. On découvre les 7 enfants, leur vie, leurs soucis, on s’attache à eux comme c’est pas possible. Solitaires, mal aimé pour certains, étouffé par maman pour d’autre, invisible aux yeux des parents, aussi. Ils n’ont rien du super-héros, ils ont peur et se posent des questions, sur Ça et sur les choses de la vie. Ils comprennent aussi que tout le monde peut mourir.

Quelques chapitres consacrés à leur vie d’adulte et au fait qu’ils convergent tous vers la ville de Derry, celle qui les a vu grandir, celle qui abrite la créature. Suspense, suspense !

Des têtes avaient roulé… sans parler des bras… d’un pied ou deux… et d’un pénis, que l’on avait retrouvé cloué au mur de la cabane.

Il savait qu’en devenant plus grand, quelque chose sortait du pénis quand il était dur.

Il tomba sur les légers renflements de sa poitrine naissante, et il ne se sentit pas mieux.

Henry avait bondi sur le morveux, souple comme une belette et vif comme une vipère, et lui avait asséné deux coups de poings d’une main noircie par le travail.

Elle se dit : Je suis prête à parier qu’il a une jolie petite queue de collégien. Assez longue pour s’amuser, mais pas assez grosse pour être vraiment prétentieuse.

Richie regarda la table, près de la fenêtre. Alignés au garde-à-vous par Mrs. Denbrough, à demi ouverts, se tenaient ainsi les bulletins de notes de George. A les voir ainsi, sachant qu’il n’y en auraient pas d’autres, que l’enfant était mort avant d’être capable de rester entre les lignes qu’il coloriait et que sa vie s’était achevée irrévocablement, pour l’éternité, sur ces bulletins de la maternelle et de l’école, l’imbécile réalité de la mort vint frapper Richie de plein fouet, pour la première fois de sa vie. Comme si un gros coffre-fort de fer était venu s’enfouir dans son cerveau. Je pourrais mourir! s’écria-t-il en lui-même, horrifié par une sorte de sentiment de trahison. ça arrive à n’importe qui ! À tout le monde !

Impressions de lecture de Stelphique (pages 201 à 400) : Je vole tout comme Silver  Je pédale contre le diable, lancée à toute vitesse vers ce qui ce révèle la meilleure lecture de l’année….

« Ya-hou, Silver, EN AVANT! » (p333)

La cohésion de groupe se met doucement en place et surtout Ça prend sa place, pour ne plus la quitter !!!!! Il devient enfin « le » pronom qui le détermine, et nous on commence à deviner tout son pouvoir derrière un si petit mot. Entre 200 et 400, j’ai vécu 2 scènes d’horreur pure à me ronger les sangs, à sursauter comme une dingue au moindre bruit, mais aussi, pourquoi lis-je ce livre la nuit ???!!!!!! Les sombres recoins de Derry vous filent une trouille d’enfer, mais qu’est ce c’est bon !!!!!! 😉

Impressions de lecture de Cannibal Lecteur (pages 401 à 600) : Histoire de la ville de derry, racisme, armée, terreur, tension artérielle dans le rouge.
Retour vers le passé ! Chaque petites anecdotes qu’un enfant (ou un adulte) raconte est détaillée, fouillée, bien racontée. C’est autant de petites histoires dans la grande Histoire car elles nous éclairent aussi sur les années 30 et son racisme crasse et sur les années 50 qui ne sont pas mieux, mais il y a le rock au moins. La tension est en haut et ne redescend plus. D’ailleurs, pourquoi suis-je en train de perdre mon temps à vous donner mes impressions de lecture alors que j’ai un putain d’excellent roman qui m’attend !! Lequel ?? Ben, ÇA !

On sait bien que dans une course avec les Blancs, il faut toujours rester un peu derrière. Sans quoi, y en a toujours un pour te casser les jambes, histoire de te ralentir.

Chaque fois qu’il fait sa crotte, il doit regarder dans le manuel d’instruction comment on fait pour se torcher. Ah-ah.

— Les morts, Stanley. Nous sommes les morts. Nous avons coulé, mais maintenant nous flottons… et tu vas flotter, toi aussi.

Impressions de Stelphique (pages 401 à 600) : Unie avec le Club…..
Rendez vous dans les souvenirs et liens intrinsèques qui ont fait ce beau groupe hétérogènes mais unis: le Club des Ratés. « Ça » veille et semble contrôler une partie des événements de l’été 1958, mais aussi sur toute leur vie, les faisant tous revenir vers Derry inexorablement, 27 ans plus tard…
Elle est belle leur unité, je trouve, tous différents, mais complémentaires. L’amitié qui les unit, fait plaisir à lire, entre fous rires et crise de peur panique. Ils sont 7, mais moi je dirais qu’on est 8 (ou 9, je compte ma chère binôme sur ce coup! 😉 ), le lecteur est forcé de ressentir une empathie. Je me sens membre de leur groupe, littéralement en hypnose, voire en apnée devant les scènes d’horreur qu’ils vivent.

Impressions de lecture de Cannibal Lecteur (pages 601 à 800) : Souvenirs, plans de bataille, amitié, le Club des 7, visions, courage, rires, effroi.
Ma lecture se partage entre des Ah-Ah de rire et des Aaaaah d’effroi. Jamais plus je n’ouvrirai un frigo, et Sherlock Holmes ne devra plus me parler de cette untold story intitulée « La sangsue rouge ». Mon Dieu, mon pauvre cœur ! Partagé qu’il est entre me coller une crise cardiaque ou s’emballer de plaisir pour cette lecture qui est un vrai coup de cœur ❤ !!

L’aiguille du tensiomètre, quand à elle, est allée se planter dans le plafond… J’ai même halluciné en lisant, dans sur la même page, « Sherlock Holmes » et « Belette »

Une vraie purée de pois, mon cher Watson, pensa Richie qui, pendant quelques instants, se prit pour Sherlock Holmes remontant d’un pas décidé Baker Street ; Moriarty n’était pas loin, un fiacre l’attendait et tout était en place.

Il était assis à l’indienne, directement en face de Richie, et avait les yeux aussi rouges que ceux d’une belette.

— Je me suis pris pour Sherlock Holmes pendant une minute. Puis pour une star du rock. Tes yeux sont tellement rouges que c’en est incroyable.
— Les tiens aussi. Un vrai couple de belettes dans un poulailler, c’est nous, ça.

Impressions de Stelphique (Pages 601 à 800) : Tendue !
Tous les protagonistes de cette histoire ne sont épargnés! Passé et Présent s’excitent, et nous donnent des frissons infantiles, mais aussi diablement adulte… La confrontation avec Ça se fait sentir, la pression monte d’un sérieux cran, le passé a eu son moment d’épouvante mais il se pressent pour l’avenir, une lutte de tous les diables où tous les coups sont permis ! Je ne sais même pas pourquoi je suis ici (ah oui la fameuse LC interactive !) , alors que je devrais terminer ce joli pavé !!!!! Très impatiente de retourner avec les Ratés….. a+ !!!!

Impressions de lecture de Cannibal Lecteur (pages 801 à 1075 – FIN) : Angoisses terribles, liens d’amitié solide, affrontement et lutte finale.
Mon Dieu, j’ai mordu dans la langue de Ça et je vous jure que c’était horrible ! Pour nos amis, ♫ c’est la luuuuttte finnnaaaaale ♪ et, telle la devise de mon petit pays, L’Union Fait La Force ! Oui, la Force était avec eux et la crise cardiaque avec moi. Une scène m’a choquée… Pourtant, j’aime le sexe, mais là. Jésouille de jésouille !

Il lui restait encore assez de bon sens pour se dire que si tout ce qu’il tirait d’une vision était de se voir en Sherlock Holmes arpentant Baker Street, la notion de vision était rudement surfaite. Sauf bien sûr que ce n’est pas Moriarty qui nous attend dehors. Ce qui nous attend, c’est Ça. Et c’est réel, Ça.

Et comme Henry et Victor lui faisaient face, elle pouvait voir leurs choses. C’étaient les premières choses qu’elle voyait de sa vie. [Les garçons avaient le pantalon baissé] Elle remarqua que ces choses étaient comme de petits tubes leur pendant entre les jambes. Celle de Henry était petite et glabre, mais celle de Victor, en revanche, était de belle taille et surmontée d’un fin nuage.

— Ouais, ouais ». Patrick parlait maintenant d’un ton boudeur. Boudeur et un peu effrayé. Puis il éclata : « Mais ça t’a plu ! T’as bandé ! La plus grosse queue que j’aie jamais vue ! »

Ça avait créé un endroit à sa propre image que ça contemplait avec satisfaction grâce aux lumières-mortes qui étaient ses yeux. Derry était son abattoir, les gens de Derry son troupeau.

Impressions de Stelphique (Pages 801 à FIN) : Conquise !
Et bien , quelle lecture !!!! Tout de même, plus de 1000 pages, ce n’était pas une mince affaire !!!!! Ça m’a donné le frisson, jusqu’à la dernière page, j’ai eu les cheveux hérissés et le cœur en bouillie de stress pour nos 7 Ratés (heu, Formidables, moi je pense !!)… Cette fin apocalyptique a tenu toute ses promesses, et Stephen King a su mener d’une main de Maitre son suspense passé/présent, pour nous tenir en haleine….. Quel Talent !!!!! Il m’a eu dans le Mille !!!!!! 😉