Retrouvailles à Strasbourg : Roger Seiter

Titre : Retrouvailles à Strasbourg

Auteur : Roger Seiter
Édition : Le Verger – Les enquêtes rhénanes (2016)

Résumé :
Bruxelles, 1891. Pour échapper au professeur Moriarty qui a juré leur perte, Sherlock Holmes et le docteur Watson sautent dans le premier train en partance – celui de Strasbourg. Ils y retrouveront une vieille connaissance…

Roger Seiter utilise ici le point de départ du Dernier problème de Sir Arthur Conan Doyle pour expliquer à sa manière le « Grand hiatus », cette période sombre de la vie de Holmes entre sa mort officielle dans les chutes du Reichenbach et sa réapparition miraculeuse.

Après avoir rencontré un beau succès avec cette histoire originale sous forme de bande dessinée, le scénariste Roger Seiter nous propose une expérience rarement tentée? : novéliser un album de BD. Il en résulte un récit très vivant, débordant d’action.

En véritable roman, Retrouvailles à Strasbourg donne la part belle aux personnages, explore leur passé, et prend le temps de l’émotion.

Critique :
Lorsque je veux me vider l’esprit après une lecture trop éprouvante, trop dure, j’essaie toujours de choisir un roman qui va me détendre, n’emmener dans une histoire intéressante et surtout plus calme émotionnellement.

Cet apocryphe holmésien traînait depuis trop longtemps sur ma PAL et c’était le bon moment pour l’en sortir.

L’histoire, je la connaissais, ayant lu la bédé « Retrouvailles à Strasbourg » mais sa novélisation est bien plus complète au niveau des émotions ressenties par Holmes…

Sans tomber dans ma mièvrerie ou la bluette d’adolescent, l’auteur ajoute quelques troubles à la machine à penser qu’est Holmes, lorsqu’il recroise la route de LA femme, celle qui lui damna le pion et dont il fut le témoin de mariage à son insu.

Et là, alors qu’il a fui Londres avec le brave Watson et que Holmes a déjà été victime de tentatives de Mort Subite à Bruxelles, une fois, les voilà qu’ils filent dans la ville de Strasbourg où là aussi Holmes est victime de la pègre locale et Watson enlevé.

Alors qu’il ne sait pas encore très bien à quel saint il va se vouer pour retrouver Watson, le voici face à l’opulente poitrine de la belle cantatrice : Irene Adler, LA femme, THE woman. On change de sein…

Reprenons depuis le début pour comprendre pourquoi on en est arrivé là (les distraits du fond qui ne suivent pas) : Holmes a passablement énervé le triste sire Moriarty en lui collant ses sbires à l’ombre et aux frais du contribuable (ou de sa Majesté ??) et ce dernier est comme un buffle rendu agressif par une guêpe qui lui aurait piqué les bijoux de famille.

Alors, notre Moriarty a délégué à d’autres salopards, un peu partout (sa petite entreprise ne connaît pas la crise) pour faire la peau à Holmes et l’accrocher au-dessus de sa cheminée, mais puisqu’on ne peut plus compter sur le petit personnel, qu’il soit bruxellois ou strasbourgeois, le professeur va devoir aller faire le job lui même.

Sa maman lui ayant dit qu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, notre sale type va poursuivre Holmes pour aller le balancer dans les chutes du Reichenbach à Meiringen, Suisse.

Tout le monde sait que Holmes, tel Jésus, reviendra d’entre les morts, mais moins rapidement puisqu’il lui faudra 3 ans (et pas 3 jours)…

La fuite de Holmes comme nous ne l’avions jamais vraiment eu en détail, Conan Doyle se contentant de nous donner les villes traversées et oui, il est passé par la mienne !

Roger Seiter nous offre un « Dernier Problème » tel que j’eusse aimé l’avoir, avec des émotions, de l’action, des mystères, une enquête, des déguisements, de la ruse et quelques rougeurs devant la croupe incendiaire d’une Irene impudique qui se désape derrière un paravent mais avec un miroir derrière elle…

C’est frais, c’est enjoué, c’est enlevé, on passe du bon temps, on ne s’embête pas, on retrouve des personnages que l’on aime et dans un autre contexte, sans pour autant virer à la guimauve de bas étage ou à la romance version Harlequin.

Ok, je sais pertinemment bien que pour certain(e)s puristes, Holmes troublé par une femme, c’est déjà une crime de lèche-majesté, mais moi, ça ne me dérange absolument pas !

Mon seul bémol sera pour l’utilisation un peu trop radine de Watson, le pauvre étant fameusement en retrait par rapport aux autres personnages, d’ailleurs, il n’est même pas le narrateur de l’aventure, mais là, ça ne m’a pas dérangé que l’on passe à des narrateurs multiples.

Pour le reste, l’enquête est logique mais ne révolutionnera pas le genre policier. Malgré tout, elle est correcte et de bonne facture.

Et puis, l’auteur se permet de changer un détail à la fin, lorsque Holmes sort du ravin et ça rajoute du piquant au final car là, toutes les supputations sont ouvertes, et avec moi, ça vire vite au cochon !

Dommage que ce roman soit le seul et qu’il n’y ait pas une suite (il y en a une à la version bédé : Sherlock Holmes – Tome 3 – Sherlock Holmes et l’Énigme du Jodhpur de Manunta & Seiter).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

 

Publicités

Sherlock, Lupin et moi – Tome 5 – Le Château de Glace : Irene Adler

Titre : Sherlock, Lupin et moi – Tome 5 – Le Château de Glace

Auteur : Irene Adler (Alessandro Gatti et Pierdomenico Baccalario)
Édition : Albin Michel (29/08/2018)
Édition Originale : Il castello di ghiaccio (2013)
Traducteur : Béatrice Didiot

Résumé :
Juin 1871, quelques mois après les récentes aventures de notre trio à Évreux et Paris, Irene se rend à Davos pour rencontrer Sophie von Klemnitz, sa vraie mère, et connaître enfin les raisons pour lesquelles celle-ci s’est séparée d’elle juste après sa naissance.

Sherlock et Lupin rejoignent leur amie pour l’aider à surmonter cette épreuve et la découverte de lourds secrets familiaux.

Durant leur séjour, on tente de voler le précieux collier d’une excentrique voyante russe, un grand brûlé disparaît au grand désespoir de son frère qui séjournait au Belvédère avec lui, un individu louche est assassiné.

Les trois comparses décident de mener leur enquête. Bien vite, ils se retrouvent pris dans une affaire d’espionnage qui les dépasse…

Critique :
Cette série jeunesse comportant mon détective préféré est toujours une parenthèse agréable dans mes lectures et si je suis toujours heureuse de découvrir une nouvelle aventure, je sais que je la lirai trop vite et qu’ensuite, le manque se fera sentir.

Une fois de plus, sans révolutionner le genre policier, cette série fait le job : divertir ses lecteurs et les emmener, une fois de plus, sur une enquête dépaysante.

Pas de meurtre, mais bien des mystères opaques dans cette ville bien connue pour ses forums économiques mondiaux.

Irene va rencontrer sa véritable mère et, ne sachant trop comment faire face à ce maelström d’émotions comme seule une ado peut avoir, demande à ses amis, Lupin et Holmes, de venir la rejoindre.

Si le mystère sur sa mère ne sera pas levée dans cet opus, celui du zoologiste le sera et nos jeunes amis vont vivre, une fois de plus, une aventure mouvementée où tout ne sera pas tel que certains le pensaient.

Les personnages sont toujours bien campés et, tel un Club des Cinq à trois, ils vivent toujours des aventures que nous aurions rêvé de vivre à leur âge. Pas de bol pour nous, il faudra les vivre par procuration et à l’âge adulte, en ce qui me concerne.

On ne s’embête pas, sans pour autant déménager à tout allure, l’auteur prend le temps de planter son décor, de faire se rencontrer Irene et sa mère avant que ses deux complices n’arrivent à Davos.

Une fois le mystère levé comme un lièvre, nos amis commencent leur enquête et les multiples indices qui parsèmeront leur histoire mettront Holmes sur la piste de ce qu’il se trame vraiment dans la vallée…éééee…. de Davos… ♫

Si j’avais compris certaines choses, j’en avais loupée d’autre. Pas de soucis, Holmes nous expliquera tout à la fin, si jamais nous n’avions pas fait tilt nous-mêmes.

Par contre, je n’ai toujours pas compris l’illustration de la couverture où l’on voit notre trio dans un traineau tiré par un cheval, dans la neige…

Cette scène n’existe pas dans le roman, nous sommes peut-être en Suisse, mais après la mi-juin, ce qui limite les chutes de neige dans la ville de Davos. Mais bon, ça faisait sans doute plus mieux sur la couverture.

En tout cas, je n’attends qu’une chose : la parution du suivant car j’adore lire cette collection jeunesse avec mon détective préféré, jeune, en compagnie du futur roi des cambrioleurs, l’Arsène et de LA femme, Irene Adler.

 

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

Sherlock Holmes 2 – A Game of Shadows : Guy Ritchie [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 22/52]

052112_1229_TheMostPort1

Sherlock Holmes : Jeu d’ombres [A Game of Shadows]

Sherlock Holmes : Jeu d’ombres (Sherlock Holmes: A Game of Shadows) est un film anglo-américain réalisé par Guy Ritchie, sorti en 2011.

Inspiré des personnages créés par sir Arthur Conan Doyle, il fait suite à Sherlock Holmes sorti en 2009, avec Robert Downey Jr. et Jude Law dans les rôles principaux.

sherlock-holmes2-still02

1. Synopsis : Sherlock Holmes a toujours été réputé pour être l’homme à l’esprit le plus affûté de son époque. Jusqu’au jour où le redoutable professeur James Moriarty, criminel d’une puissance intellectuelle comparable à celle du célèbre détective, fait son entrée en scène…

Il a même sans doute un net avantage sur Holmes car il met non seulement son intelligence au service de noirs desseins, mais il est totalement dépourvu de sens moral.

Partout dans le monde, la presse s’enflamme : on apprend ainsi qu’en Inde un magnat du coton est ruiné par un scandale, ou qu’en Chine un trafiquant d’opium est décédé, en apparence, d’une overdose, ou encore que des attentats se sont produits à Strasbourg et à Vienne et qu’aux États-Unis, un baron de l’acier vient de mourir…

Personne ne voit le lien entre ces événements qui semblent sans rapport, hormis le grand Sherlock Holmes qui y discerne la même volonté maléfique de semer la mort et la destruction.

Et ces crimes portent tous la marque du sinistre Moriarty. Tandis que leur enquête les mène en France, en Allemagne et en Suisse, Holmes et Watson prennent de plus en plus de risques.

Mais Moriarty a systématiquement un coup d’avance et semble tout près d’atteindre son objectif.

S’il y parvient, non seulement sa fortune et son pouvoir seront sans limite, mais le cours de l’Histoire pourrait bien en être changé à jamais…

Sherlock-Holmes-A-Game-of-Shadows-2011-upcoming-movies-27312094-1280-1024

2. Fiche technique :

  • Titre original : Sherlock Holmes: A Game of Shadows
  • Titre français : Sherlock Holmes : Jeu d’ombres
  • Réalisation : Guy Ritchie
  • Scénario : Kieran Mulroney et Michele Mulroney
  • Décors : Sarah Greenwood
  • Genre : thriller, action, aventure, policier
  • Budget : 125 millions de dollars
  • Dates de sortie : États-Unis /  Royaume-Uni : 16 décembre 2011 / France : 25 janvier 2012 / Belgique : décembre 2011

Critictoo-Cinema-Sherlock-Holmes-2-poster-17

3. Distribution :

  • Robert Downey Jr. : Sherlock Holmes
  • Jude Law : Dr. John Watson
  • Jared Harris : Professeur Moriarty
  • Noomi Rapace : Madame Simza Heron
  • Rachel McAdams : Irène Adler
  • Stephen Fry : Mycroft Holmes
  • Kelly Reilly : Mary Morstan Watson
  • Paul Anderson : Colonel Sebastian Moran
  • Eddie Marsan : Inspecteur Lestrade
  • Geraldine James : Mme Hudson

jude-law-as-dr-john-watson-in-sherlock-holmes (2)

4. Musique :
La musique du film du film est composée, comme pour le 1er film, par Hans Zimmer. Il a conservé le thème du premier film, tout en développant un style de musique tzigane, pour coller au personnage de gitane de Sim. Pour cela, le compositeur s’est rendu dans des campements en Slovaquie.

Outre les compositions de Zimmer, un morceau composé par Ennio Morricone a été « emprunté » au film Sierra torride de Don Siegel en 1970. Die Forelle de Franz Schubert et Don Giovanni de Wolfgang Amadeus Mozart sont également utilisés.

sherlock-holmes-juego-de-sombras_58010Ce que j’en ai pensé :
Là, je ne vais pas faire dans la dentelle mais dire tout droit ce que je pense ! Être comme d’habitude, quoi !

On commencera par le début, c’est à dire les affiches du film où sur certaines, comme ici, on voit Holmes arborer un gros flingue tel Durango le cow-boy solitaire.

Certes, Watson se faisait souvent dire de prendre son « révolver d’ordonnance » pour certaines enquêtes, mais personne n’a jamais tué quelqu’un et Holmes n’en maniait pas, hormis pour tracer les lettres « V.R » sur le mur du 221b.

J’ai même vu Watson avec une mitraillette, c’est vous dire comme on veut attirer les foules en leur montrant les gros trucs phalliques !

Début du film, Holmes déguisé en mandarin chinois, ça passe, mais il en fait trop, ce n’est pas lui, pas le Holmes canonique !

ROBERT DOWNEY JR. as Sherlock Holmes and RACHEL McADAMS as Irene Adler in Warner Bros. Pictures’ and Village Roadshow Pictures’ action adventure mystery “SHERLOCK HOLMES: A GAME OF SHADOWS,” a Warner Bros. Pictures release.

Certes, ils l’adaptent, je dis pas, mais ici, il est encore plus barakî de kermesse que dans le premier ! Il s’est disputé avec son coiffeur, ou quoi ?

Irene Adler qui jouait aussi un double jeu dangereux avec Moriarty (on le savait depuis le premier film) car elle est prise au piège et le fait pour protéger Holmes…

Moriarty (Jared Harris) est bien campé mais il… Non, il va pas faire ça… Non, elle va pas…

JARED HARRIS as Dr. James Moriarty and RACHEL McADAMS as Irene Adler in Warner Bros. PicturesÕ and Village Roadshow PicturesÕ action adventure mystery ÒSHERLOCK HOLMES: A GAME OF SHADOWS,Ó a Warner Bros. Pictures release.

Nooooon ! Si ! Ils ont osé ! Bande de salauds d’avoir fait ce que vous avez fait !!! Fallait pas tuer ce personnage, maintenant, plus de pitié pour vous !

Ce film est donc un gros blockbuster avec des balles qui vont voler dans tous les sens, des explosions à gogo, des canonnades à donf, des mutilations de pauvres forêts innocentes car il y a des mecs qui chassent les moustiques au bazooka !

robert-downey-jr-as-sherlock-holmes-in-sherlock (2)

Reprenons nos esprits et allons en suivant, si possible…

Sherlock Holmes redouble les combats, ok, il savait se battre, mais là, ça devient trop…

sherlock-holmes2-still03

Sherlock Holmes toujours aussi mal fagoté, mal rasé, mal lavé, cheveux longs, horrible, pas frais, pas lui d’être aussi sale !

SHERLOCK HOLMES: A GAME OF SHADOWS

John Watson, lui, il est parfait… Même s’il devrait aller s’acheter une paire de couille pour résister un peu plus aux demandes de Holmes !

Par contre, Holmes qui a besoin absolument de Watson la veille de son mariage et qui le fait arriver en retard à son mariage, sale et crasseux, rempli de suie, non, là je dis non. Ce n’est pas digne de lui, ça !

Jamais le Holmes de Conan Doyle n’aurait fait ça… Je ne suis pas contre les changements, les adaptations, mais tout de même, là, on dirait que c’est juste pour les situations drôles ou pour ajouter une couche de gay friendly. Je vous ai déjà dit que ça m’énervait ?

sherlock-holmes-a-game-of-shadows-20111209091428787

Encore pire, là, j’ai touché le fond et le Sherlock de Conan Doyle aussi…

Monsieur et madame Watson, fraichement mariés, prennent le train…

Qui les suit ? Sherlock Holmes ! Comment ? Déguisé, bien entendu ! Un déguisement sobre et passe-partout ?

Non ! Que nenni ! Déguisé en femme !

images

Certes, Holmes s’est déjà déguisé en femme, il le dit lui-même dans « La pierre de Mazarin », mais c’était en vielle dame et il était tellement bien réussi que le comte Sylvius lui avait ramassé son ombrelle et la lui avait rendue, sans se rendre compte que c’était Holmes lui-même la vieille dame !

Mais ici, on est dans le trash le plus total !

Je ne vous parlerai même pas de Holmes avec à moitié les seins dehors (torse nu, quoi) couché aux côtés de Watson parce que ça canarde…

screen-shot-2015-04-10-at-14-00-59

Si je pensais avoir touché le fond avec Holmes si mal déguisé et si peu passe-partout, j’avais encore rien vu ! Cette scène à dû rendre les amatrice de gay friendly folles de joie.

Anybref ! Après avoir fait balancé madame Watson du train qui roulait toujours et du haut d’un pont pour qu’elle retombe dans la flotte, elle est réceptionnée par un Mycroft Holmes en barque…

Là où je suis tomber de ma chaise en voyant plus tard Mycroft recevoir en tenue d’Adam une madame Watson furibarde.

hqdefault

Ce n’est pas digne d’un Mycroft Holmes et je n’ai pas vu l’utilité de la recevoir nu, hormis la gêner horriblement, mais ceci n’est pas un comportement d’un gentleman à l’époque victorienne !

La rencontre avec la tzigane,  Madame Simza Heron (Noomi Rapace) est un peu mieux parce que Noomi est parfaite dans le rôle, mais j’ai pas aimé qu’elle tourne ainsi autour de mon Sherlock qui n’a pas montré beaucoup de peine pour le décès de sa chère Irene.

Par contre, une scène qui est drôle mais un peu poussée, c’est Holmes à cheval. Il nous lance la phrase bien connue « Le cheval est un animal dangereux aux deux bouts et inconfortable au milieu ».

a1d7a23e896f0fe0c4951ebdc897a525

Je ne lui donnerai pas tort, je connais les dangers inhérents à la pratique de l’équitation, j’ai eu assez de bobos et de radios en tout genre pour le confirmer…

Mais qu’on lui balance un poney, là, c’était la goutte d’eau qui a fait déborder mon vase qui débordait déjà, de toute façon !

tumblr_m5iwkkfJWJ1qajc4eo2_1280

Pour leur défense, je dirai que la musique piquée à Ennio Morricone et au film « Sierra torride » était de plus belle pour illustrer en fond sonore leur chevauchée fantastique, Holmes juché sur son poney.

Bon, le train lancé à grande vitesse, le combat avec Moriarty et la chute dans les chutes, tout ça c’est moyen moyen, ça manque d’envergure, d’émotions, trop de rocambolesque et Holmes est trop du chien fou dans ce film.

primary_Sherlock-Holmes-A-Game-of-Shadows-2015

J’arrête ici, j’en jette plus, j’ai été déçue par ce second opus qui défouraille un peu trop à mon goût, comme si le petit-fils turbulent de la Reine, le Kaiser de mes deux, était déjà entré en guerre, comme si le monde allait s’écrouler et qu’il faille Holmes pour le sauver, tel un Superman de l’époque victorienne.

sherlock_game_shadows_hero1

Voyez les affiches, on voit Big Ben qui fume et la tour Eiffel qui n’a plus froid ses pieds…

Voyez ces armes de destruction dans leurs mains, comme si Holmes c’était Lucky Luke ou un super-homme armé qui défend le monde !

two-character-posters-for-sherlock-holmes-2

Non, c’était un détective conseil qui résolvait des énigmes, des enquêtes, qui n’hésitait pas à courir, ou à se battre s’il le fallait, mais qui n’avait rien à voir avec ce que cette production à fait de lui.

Je peux comprendre que c’est ce genre là qui attire les foules, mais bon, trop is te veel, comme on dit chez nous !

Ma déception pour ce film fut encore plus grande parce que je l’attendais comme on attend le Messie, je scrutais, tous les mois, les magazines de ciné, dans l’espoir de voir une photo, une anecdote sur le film.

Mais le résultat final ne fut pas à la hauteur de mes attentes initiales et je prie pour qu’il n’y ai pas de N°3… Sauf s’ils engagent un VRAI scénariste anglais, avec son humour, ses qualités, son cerveau !

Un film ô combien décevant, un Holmes à l’opposé de ce qu’il est vraiment et s’il avait été un peu moins cradingue, s’il ne s’était pas déguisé en pouffiasse, s’il avait été moins foufou et si Mycroft n’avait pas montré son p’tit oiseau à Mary Watson, j’aurais pu aimer ce film, malgré la profusion d’armes, de coups de grosse Bertha ou de course-poursuite pour empêcher le grand complot de se déclencher.

Étoile 2

Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016 et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

keep-calm-it-s-my-wedding-the-d-day-and-the-english-month-2.jpg

Sherlock Holmes- A Game of Shadows - Outside The Train

Frankenstein ou Le Prométhée moderne : Mary Shelley [Impressions de lecture]

Impressions du Cannibal Lecteur (page 1 à 100) : Prise aux tripes
Plongée dans ce roman que j’avais dévoré il y a plus de 20 ans et dont je ne me souvenais plus que des grandes lignes. Les wagons ont été accrochés direct et je l’ai redécouvert. Calme au départ, et puis, le récit commence à prendre forme, à s’épaissir. La création… ou quand l’homme veut se faire l’égal de Dieu.

Impressions de Stelphique (page 1 à 110) : Surprise…
Frankenstein le savant fou, déjà c’est une surprise… Et puis Exit aussi la créature verte… Je crois qu’il fallait que je lise ce Classique pour m’en faire ma propre idée !!!
Je ne le vois pas du tout comme ça dans mon esprit, et je ne pensais pas que l’œuvre serait écrite de cette façon aussi….
Ouais, Surprise c’est le mot !!!!! Allez je vais voir ce qu’il a dire maintenant !!!!! 😉

Impressions du Cannibal Lecteur (page 101 à fin) : Mal aux tripes
Oui, mal aux tripes de voir comment Frankenstein a abandonné sa créature, celle pour qui il avait donné deux ans de sa vie. Mal de voir comment cet homme créé de toutes pièces fut rejeté et mal de voir comment il a tourné. Mes frissons furent de dégoût devant tout ces morts inutiles, tout ça pour la mégalomanie d’un homme.

Impressions de Stelphique (pages 101 à fin) : Dubitative.
Cette deuxième partie me laisse un peu perplexe. Je me suis un peu ennuyée dans ce milieu de roman, mais la fin a au moins le mérite de remonter tout ça ! Une lecture en demi teinte, loin des frissons que j’en attendais…