[TÉLÉFILM] Sherlock Holmes in New York – Sherlock Holmes à New York (1976)

Sherlock Holmes in New York (Sherlock Holmes à New York) est un téléfilm américain réalisé par Boris Sagal, diffusé en 1976 avec Roger Moore (acteur britannique) et Patrick Macnee (acteur britannique) dans les rôles de Holmes & Watson.

Date de sortie initiale : 18 octobre 1976
Réalisateur : Boris Sagal
Société de production : 20th Century Fox Television
Scénario : Alvin Sapinsley
Bande originale : Richard Rodney Bennett

Distribution :
Roger Moore (VF : Jean Roche) : Sherlock Holmes
Patrick Macnee (VF : Roland Ménard) : Docteur Watson
Charlotte Rampling (VF : Brigitte Morisan) : Irene Adler
John Huston (VF : Jean Martinelli) : Professeur Moriarty

Synopsis :
19 – 22 mars 1901 – Londres : Sherlock Holmes arrive chez le Professeur Moriarty, un homme redoutable à la tête du crime organisé londonien. Le détective annonce à son ennemi qu’il a infiltré son organisation criminelle et que tous ses proches collaborateurs ont été arrêtés. Moriarty menace Holmes, mais se retient de le tuer.

L’homme machiavélique annonce qu’il va perpétrer en représailles le « crime du siècle », qui se déroulera sous les yeux du détective sans que celui-ci ne parvienne à l’arrêter, ce qui l’humiliera et le discréditera aux yeux du public.

De retour au 221B Baker Street trois jours plus tard, Watson informe Holmes qu’Irène Adler, devenue chanteuse de music hall à New York, va prochainement donner un récital. Holmes reçoit anonymement par la poste des tickets pour le spectacle, et s’inquiète qu’un lien existe entre les mauvaises intentions de Moriarty et Irène Adler : il décide donc de partir à New York avec Watson.

31 mars – 2 avril 1901 – New York : arrivés de l’autre côté de l’Atlantique, Holmes et Watson se rendent au théâtre où Irène Adler doit se produire le soir même.

Holmes apprend à son grand soulagement que la jeune femme ne semble avoir reçu aucune menace, mais il parvient à comprendre que c’est bien Moriarty qui a envoyé les tickets de spectacle à Baker Street.

Holmes et Watson se rendent le soir-même à la représentation mais le directeur du théâtre informe les spectateurs qu’Irène Adler ne pourra pas se produire.

Le détective, qui apprend l’adresse de la jeune femme, part immédiatement chez elle.

Anecdotes :

  • La voix française de Roger Moore est celle aussi de Nicol Williamson qui joua le rôle de Sherlock Holmes dans « Sherlock Holmes attaque l’Orient-Express ».
  • La voix française du professeur Moriarty joué par John Huston est celle de Perry Mason (Raymond Burr).

Ce que j’en ai pensé :
Chat échaudé craint l’eau froide… C’est donc avec circonspection (et non avec circoncision) que j’ai entamé le visionnage de ce téléfilm dont j’avais peu d’espoir qu’il terminasse au panthéon des films holmésiens.

Rappelez-moi de me coller des baffes pour être partie avec des préjugés et un jugement prédéfini, ce qui ne se fait pas…

Pas d’excitation non plus, mes loulous, on ne se trouve pas devant le summum des téléfilms holmésiens, mais face à quelques chose qui tient la route et qui se révèle moins pire que ce que j’avais pensé au départ.

Hormis quelques détails qui m’ont fait froncer les sourcils dans la scène de départ, pour la suite, c’était plaisant à voir et divertissant.

Commençons directement par ce qui m’a emmerdé tout au long du film :

  • La tronche de constipé du professeur Moriarty, avec ses bajoues de crapauds et sa voix digne du capitaine Mehrlicht ! Alors d’après Wiki, le doubleur est le même que pour Perry Mason, mais ce jour là, il devait avoir fumé des Gitane et des Johnson sans filtres car c’était rocailleux et horrible à souhait, comme s’il avait des glaires de coincé dans le fond de la gorge…

  • Moriarty est le Napoléon du crime, on est bien d’accord ?? Holmes est le roi du déguisement, on est toujours d’accord ? Mais de là à duper Moriarty en se déguisant en colonel Moran sans que celui-ci ne s’en rende compte, il y a un pas à ne pas franchir…
  • Moriarty cause trop ! Comme tous les méchants, il doit donner son plan, l’étaler et parler de la réalisation imminente de son crime du siècle, passé et à venir ! Rien de moins… On se demande même s’il ne va pas aller nous assassiner J.F.K ! Ah merde, non, nous sommes en 1901, 62 ans trop tôt !
  • Dans son bureau, Moriarty possède plus de pièges qu’Oncle Picsou ! Et presque les mêmes, en plus !
  • Le Watson campé par le Patrick Macnee de « Chapeaux melon et bottes de cuir » est limite débile, il ne capte rien, et n’a que peu de traits de lucidité. Durant tout son séjour à New-York, il regarde les américains comme des imbéciles sans savoir qu’il en est un lui-même, d’imbécile ! Et en prime, son boitillement le fait marcher comme un canard.

  • Nooon, Holmes ne va quand même pas se rendre à New-York en deerstalker et macfarlane ?? Ben si ! Et en plus, on lui fait fumer une pipe calebasse ! Même si l’histoire se déroule en 1901, cette pipe n’a pas encore été ramenée en Grande-Bretagne.

  • Heureusement, il ira au théâtre en smoking…

  • Je n’ai rien contre Roger Moore en Holmes, mais bon, parfois, il fait un peu trop du  James Bond, trop de Simon Templar, trop de Brett Sinclair… Trop de Moore, quoi ! mdr
  • Par contre, dans le noir, avec ses cheveux coiffés de la sorte, on dirait Benedict Cumbertbatch à certains moments…

Pour le reste, pas de remarques mesquines à faire, il y a de l’action, du mystère, deux enquêtes et Holmes est pris à la gorge, ne pouvant en résoudre une sous peine d’avoir la mort d’un enfant sur la conscience.

Et quel enfant en plus ! Non, je ne dirai pas qui est sa maman… Ni qui pourrait être son papa…

Charlotte Rampling fait une excellente Irene Adler, de la distinction, de la classe, elle et Holmes s’appelle par leurs prénoms, ce qui fait très choupi, mais à un certain moment, sa doubleuse doit avoir testé plusieurs versions du prénom de Sherlock car elle nous donne du Tcherlock, ce que je déteste et ce qui n’est pas juste.

Le jeu entre elle et Holmes est subtil, on se doute qu’il y a eu des choses entre eux, on se doute qu’il y en a toujours, ils parleront d’un voyage au Monténégro, leur deux, on imagine des choses coquines, mais on ne verra rien, dommage, mais tant mieux, dans le fond, parce qu’il y a plus dans leur non-dit que dans un long baiser qu’ils auraient pu se rouler.

Watson, hélas, est un débile mental profond, il ne voit pas ce que le téléspectateur comprend très vite, ou du mois, ce que nous soupçonnons aisément. Lui, c’est nada, on lui mettrait devant le nez qu’il ne comprendrait pas encore.

Dommage, parce que dans le film, il aura quelques moments de conducteur de lumière ou de boost pour Holmes qui se laisse abattre quand il comprend le piège de Moriarty.

Niveau bagarres, ce n’est pas le top, mais nous nous trouvons dans un vieux film, ce qui est normal, donc, que les scènes aient l’air d’être foireuses… Comme celles des courses-poursuites en fiacre…

New-York, comme la ville de Londres, n’échappera pas au nappes de brouillard, ça donne toujours une certaine ambiance, je trouve, même si elles flottent dans les airs comme des fantômes…

Au final, même si ce n’est pas le téléfilm du siècle, ça se laisse regarder avec plaisir, pour se divertir, c’est ce qu’il faut, on a deux enquêtes où Holmes devra se montrer plus malin que Moriarty, qui lui, a mis au point un plan machiavélique, qui, en cas de réussite, aurait vraiment été le crime du siècle et aurait placé le professeur sur un piédestal par rapport à Holmes.

Mais Sherlock Holmes est le plus fort ! Na.

À voir sans se prendre la tête, avec du pop-corn et un bon mojito !

On oscille donc entre :

Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine  et le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

 

[Sherlock Holmes] [FILMS] Crime en Bohême- The Royal Scandal (2001) [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 26/52]

dvd_gcthv_boheme_2003

Crime en Bohême (The Royal Scandal) est un téléfilm américanocanadien réalisé par Rodney Gibbons et diffusé le 19 octobre 2001 sur Hallmark Channel.

1. Résumé :
Sherlock Holmes enquête sur une affaire de chantage, mêlant le prince héritier de Bohême, une princesse scandinave et une talentueuse chanteuse d’opéra…

2. Distribution :
Matt Frewer : Sherlock Holmes
Kenneth Welsh : Docteur Watson
Liliana Komorowska : Irene Adler
Seann Gallagher : Meisener
Daniel Brochu (en) : Wiggins
R.H. Thomson : Mycroft Holmes

3. Dates de sortie :
États-Unis : 19 octobre 2001
Canada : 6 janvier 2002
France : octobre 2003

scandale-royal-076128-jpg-c_215_290_x-f_jpg-q_x-xxyxx

Ce que j’en ai pensé : Le seul crime ne serait-il pas d’avoir fait le film ?

Comme pour le film avec « Le chien des Baskerville, les ayants droit n’ayant pas donné leur autorisation, les scénaristes ont fait ce qu’ils voulaient, pour mon (notre) grand malheur.

Dès les premières images, j’ai écarquillé les yeux de surprise devant la scène d’ouverture qui nous laissait apparaître un Holmes avec des cheveux plus blonds que noirs (blonds ? J’ai bien vu ?), poursuivant un homme et puis se bagarrant avec lui.

Cette scène se passe trois jours après le début de l’affaire. Rassurez-vous, elle vous laisse déjà sur un suspense dont le final est plus que prévisible.

Ben oui, on s’en doute, de la fin !

Le film revient ensuite trois jours en arrière, sur le début de l’affaire, avec un prince déguisé comme au Carnaval, qui vient trouver Holmes au sujet d’une photo compromettante que l’on aurait prise de lui, au lit avec femme (à l’insu du prince, mais du plein gré de la femme).

Leurs tenues étaient celles d’Adam et Eve, feuille de vigne non comprise et leur occupation (horizontale ou verticale ?) devait être l’exploration d’une caverne obscure par le sceptre de Sa Majesté…

Anybref, sa position ne devait pas être très catholique ! Très embêtant, non ?

Bien que l’histoire du prince et de la photo compromettante nous fasse penser à « Un scandale en Bohème », le film n’a que peu à voir avec la nouvelle, le nom du prince allemand étant différent (von Hohenzollern) et la photo aussi (celle-ci étant classée X, vous ne la verrez pas).

Pour le reste, Matt Frewer est fidèle à lui-même et il joue mal, il surjoue, même.

Son Holmes n’est pas crédible. Encore moins quand il explique à papy Watson qu’il connaît bien Irène Adler – reconvertie en infâme maître chanteur dans le film – et qu’elle l’a déjà battue une fois. On saura tout…

Nous avons droit à un flash-back qui nous expliquera leur rencontre, à l’opéra, tandis que Irène donnait une représentation de « Magdalena ». Sirupeux à souhait, la cantatrice qui chante.

Envie de pleurer de rire tellement elle a l’air « déplacée », gesticulant, faisant de grands gestes tout en chantant en play-back. Toujours pas compris pourquoi le public (dont Holmes) était sous le charme.

Autant j’aime beaucoup Gayle Hunnicutt (Granada) et Rachel McAdams dans leurs rôles d’Irène Adler, ici, cette Liliana Komorowska, qui joue Irène, n’est pas à mon goût. Elle en fait trop et je n’ai ressenti aucun attachement avec le personnage.

scandale-royal-royal_scandal

C’est d’ailleurs le problème de cette série de films : pour le moment, je n’accroche à personne. Les acteurs sont fades ou en font trop.

Cela m’a même fait soupirer le fait que Holmes avoue à Watson qu’il ne s’était jamais cru capable de ressentir des émotions et que là, il était subjugué devant elle.

En temps normal, ce genre de remarque m’aurait fait hurler de joie, et là : rien. Voir Holmes sous le charme de l’autre pouf me laisse de glace et lui, il se fait berner de la plus belle des façons (et de quelle manière elle le berne !).

Watson n’avait jamais eu droit à un tel déballage de confidences de la part de Holmes. Moi, je baille d’ennui. C’est vous dire. Ce genre de confidences aurait dû me faire sauter de joie. Là, rien !

Autre petit problème du film : le budget « cheval » devait être fort petit car j’ai vu passer plusieurs fois la même paire de chevaux, mais avec des attelages différents et ce fut pareil avec un cheval monté. Reconnaissable, en plus, avec sa croupe mouchetée de blanc.

Sérieusement, ça fait cloche qu’à chaque déplacement de Holmes, on le voit se promener en arrière-plan. Entre nous, ce n’est pas ça le pire.

Holmes aussi doit avoir des soucis de budget, Watson devant payer lui-même Wiggins (toujours le même, la trentaine bien engagée ! Pas crédible non plus).

De même qu’il est trop facile de faire discuter Irène et Meisener devant des fenêtres afin que Wiggins puisse tout voir ! La ficelle est trop grosse.

Mon nez fin avait flairé depuis longtemps l’odeur d’un complot et la suite me montrera que j’avais raison. Ça complote dans tous les coins au sujet de la photo porno du prince.

Mycroft viendra mettre son nez dans l’affaire et si Irène n’est pas crédible dans son rôle, le frère aîné de Holmes l’est encore moins. Lamentable.

Comme dans le Canon, Holmes se déguisera aussi en pasteur non conformiste, mais je me demande comment Irène ne reconnaît pas son visage anguleux.

Déguisement : zéro pointé ! Dieu que Frewer a mal joué la scène ! Et Irène ne vaut pas un clou non plus. Ils sont bien assortis, tiens.

Le seul bon point ira au jeune Lestrade, tout jeune, débutant dans la profession.

Le pitoyable est atteint avec un Holmes qui fait bien trop de courbettes devant Sa Majesté.

Majesté qui est ridicule avec son petit bouc pendouillant au menton et qui se prend pour un tyran despotique. Ou un despote tyrannique, au choix.

Holmes lui a passé de la crème à reluire pour cinq générations, au moins, lumbago compris à force de se courber devant lui. Ce n’est pas vraiment lui… Nous ne sommes pas devant la reine Victoria !

scandale-royal-the-royal-scandal

On touchera tout à fait le fond quand Sa Majesté sera toute guillerette, prête à sortir cotillons et flonflons, croyant que toute l’affaire est résolue parce qu’Elle (Irene) a récupéré sa photo cochonne. Encore un acteur qui joue mal son rôle.

Juste une mention spéciale à Cadogan West qui joue bien le mort.

Puisque les ayants droits n’ont pas donnés leur accord pour l’histoire (comme susmentionné en haut), autant mélanger plusieurs nouvelles, n’est-ce pas ? On prend donc un peu de « Un scandale en Bohème », on le saupoudre de « Plans du Bruce Partington » et la sauce ne prend pas. Elle tourne à l’aigre, même.

Un autre détail me vient à l’esprit : un jour, je devrais faire une enquête poussée sur le fait que tous les méchants étranglent toujours leur victime par devant.

À moins de vouloir occire un homme en lui enfonçant la pomme d’Adam, je ne vois pas la raison d’accomplir cet acte par devant (je parle toujours de l’étranglement).

Bien trop difficile, la victime peut vous crever les yeux, si elle a les mains libres et en plus, étrangler à la main, c’est fatiguant et pas facile.

Messieurs les assassins, utilisez une fine cordelette et passez derrière la victime.

Messieurs les scénaristes, soyez crédibles dans vos tentatives d’étranglement. Sauf si votre le but est que la victime en réchappe…

Des autres détails m’ont frappé : le thé servit à Holmes ne fume pas, et lorsqu’il suivra une piste, à la fin, il ne regardera pas tout de suite au sol mais courra droit devant lui, comme s’il savait où il devait aller. Il a lu le scénario…

Sans oublier que dans tout bon film d’espionnage sur fond de complot royal ou de sauvegarde du pays, il y a les traîtres, les agents doubles, les vrais qui sont faux, les bons, les brutes, les truands, le Caïn…

Le gros déballage sera pour la fin du film, que j’ai accueillie avec plaisir (la fin, enfin !).

Pour en finir, je parlerai du titre du film en français « Crime en Bohème ». Ne cherchez pas de crime en Bohême, il n’y en a pas. Holmes n’y mettra même pas les pieds. Alors ? « Un scandale royal » n’était pas assez vendeur comme titre ?

Le crime serait-il celui que les scénaristes, à l’âme bohème, ont perpétré en écrivant un truc pareil ? Un crime de « lèche-majesté » que Holmes aurait effectué à force de courbettes ? Celui d’Irène qui est restée seule avec Holmes, se faisant surprendre par l’arrivée intempestive de Watson ?

La question reste ouverte, tout comme les coffres-forts (vous comprendrez l’allusion en faisant l’effort de regarder le film en entier, tout comme moi). Ma boîte à sarcasmes aussi, reste ouverte.

Pour le film, passez votre chemin, sauf si vous êtes maso ou que, comme moi, vous avez acheté le coffret, croyant passer de bons moments.

Les bons moments, je les passe dans mes critiques ! Là, je me fend la gu**** !

étoile 0

« A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016, le Challenge British Mysteries chez My Lou Book, Le Challenge Halloween (2016) chez Lou & Hilde.

CHALLENGE - Sherlock___Running_Wallpaper_by_draft624 Corrigé

challenge-halloween-2016-lou-hildeBritish Mysteries 2016-2017

[Sherlock Holmes] Le signe des quatre – The Sign of Four (2001) [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 25/52]

dvd_gcthv_sign_2003

The Sign of Four est un téléfilm canadien de Rodney Gibbons, diffusé aux États-Unis le 23 mars 2001 sur Odyssey Network.

1. Résumé : Mary Morstan reçoit une perle de toute beauté chaque année de la part d’un inconnu. Lors du dernier envoi, cette personne demande à la rencontrer.

Elle demande l’aide de Sherlock Holmes et du Docteur Watson. Ils vont se trouver mêlés à une histoire de terrible vengeance…

2. Distribution :
Matt Frewer : Sherlock Holmes
Kenneth Welsh : Docteur Watson
Sophie Lorain : Miss Morstan
Marcel Jeannin : Thaddeus Sholto / Bartholomew Sholto
Michel Perron : Inspecteur Jones
Edward Yankie : John Small
Kevin Woodhouse : Williams

signe-des-quatre-020476_ab87cc511f47404794523a352262b941mv2

Ce que j’en ai pensé : Il suffisait d’un « signe » pour que Frewer se calme un peu.

Bon, ceux qui ont lu ma critique sur le film précédent « Le chien des Baskerville » savent que je n’ai pas aimé l’acteur (Matt Frewer) qui joue Holmes.

Ceux qui ne le savent pas sont priés de se mettre à jour et de lire ma critique. Au trot !

C’est donc avec appréhension que j’ai introduit le DVD… Fallait-il que je fusse dingue !

Sachez d’emblée que le réalisateur a changé beaucoup de choses par rapport au roman canonique et que d’entrée de jeu, vous saurez tout ce qu’il s’est passé en Inde entre Small et les trois autres.

signoffour01

Bon… Ben, puisque l’on sait tout, on pourrait aller boire un mojito, non ?

Mon angoisse la plus terrible était de ce que Frewer allait encore faire de Sherlock Holmes, traumatisée que j’étais encore par le visionnage du précédent film, « Le Chien Des Baskerville »…

La question qui me vient à l’esprit dès que je vis Holmes fut : « Pourquoi l’a-t-on déguisé en écossais ? ».

L’acteur Frewer de mes deux portait une espèce de casquette, la même que le petit vieux dans « Tintin et l’île Noire », faisant grincer son violon au milieu de son gigantesque salon aux trente-six mille fenêtres.

tintin_illu

Pourquoi ? Why ? Tout cela pour obtenir l’avis de Watson sur la monographie qu’il a écrite sur les 120 différentes sortes de tabac.

signoffour02

Le même béret que le petit vieux de l’île noire !

L’avis de Watson sera mitigé : « Trop scientifique. La lecture de la monographie tuerait d’ennui un ours empaillé ».

Bon, Ok, je ne suis pas gentille, Watson lui fait savoir de manière plus diplomatique, mais quand j’ai mes nerfs, je les défoule comme je peux.

Notre brave Watson est toujours aussi vieux (l’âge de la retraite recule), Holmes grimace encore et toujours, comme s’il avait un furoncle mal placé (enfin, l’acteur qui interprète Holmes) malgré son pantalon qui est trois fois trop large pour lui. *Long soupir*

signe-des-quatre-020476_6d20de02cbaa4456a046661d8008d476mv2

Arrive la jeune et jolie Mary Morstan et l’ami Watson veut s’esquiver. Que nenni ! Mary le retient, elle veut que papy Watson reste. Avec ses cheveux blancs, sa moustache blanche, il inspire la confiance sans doute (un air du Père Noël en vacances ?).

signe-des-quatre-sherlock-signoffour_6

Alors papy Watson restera dans le fauteuil, appuyé sur sa canne, louchant sur la belle Mary, se disant qu’avec trente ans de moins, il pourrait lui montrer son piège à fille, son piège tabou, son joujou extra qui fait crac-boum-hue… (je m’égare, pardon !).

Mary, la pauvre choute, a très peur que Holmes ne lui compte un tarif exorbitant (vu la taille du salon et des fenêtres, elle s’est dit que l’appart devait être un gros consommateur en bois) et ce dernier ne la détrompe même pas !

Il aurait pu lui signifier que sa profession contenait elle-même sa propre récompense, comme dans « Le ruban moucheté ». Mais non.

Hérésie, quand tu nous tiens.

Pour sa décharge, je dois dire que l’acteur qui joue Holmes se calme un peu par la suite, passant juste la langue, comme s’il était chez le médecin, à chaque fois qu’il remet sa pipe en bouche.

Agaçant, mais rien de comparable à ses grimaces dans Le Chien.

Holmes évite aussi de s’approcher trop près de Mary, comme si la fille était contagieuse.

signe-des-quatre-sherlock-signoffour_5

Watson, lui, il la bouffe des yeux, se raidissant de plus en plus… à force d’essayer de se tenir bien droit devant elle (vous aviez pensé à quoi, hein ?).

Avec l’âge, les crampes se déplacent, mais plus au même endroit.

Ce qui est canonique, c’est Holmes qui expliquera ensuite à Watson que la femme la plus charmante qu’il ait connu avait empoisonné trois enfants pour toucher l’assurance-vie.

Sans doute dans le but de calmer les ardeurs de Watson envers la cliente, qui venait de s’en aller. Sinon, il lui restait le seau d’eau pour se tremper la chose dedans…

Mais putain, arrêtez de l’affubler de cet horrible deerstalker ! On est à Londres, mille dieux ! Pas à la campagne et Holmes porte un chapeau haut-de-forme ou celui que vous voulez, mais pas une casquette de chasseur !!

signe-des-quatre-sherlock-holmes_995316_2

L’enquête se poursuivra avec leur arrivée chez Thaddeus Sholto, hypocondriaque de son état et bien marrant.

Il m’a fait penser à un G.O pour club Zen de seconde zone qui accueillerait les gentils touristes au milieu de son fatras de coussins et de bougies à l’encens.

Mauvais point par contre pour Pondicherry Lodge qui n’est pas entourée de hauts murs surmontés de tessons de verre et dont le domaine ne donne pas l’impression d’avoir été retourné par toutes les taupes d’Angleterre, réunies en concile extraordinaire, comme dans la version canonique.

Waw, un truc de fou ! Super Papy Watson qui nous défonce la porte de la chambre de Batholomew ! De manière trop facile, cela va sans dire.

Pour une porte censée être fermée de l’intérieur, elle s’ouvre toute seule, lors de la première poussée de papy. Z’êtes sûr qu’elle était fermée ? En tout cas, Barthy, lui, il a avalé son certificat de naissance !

Les dialogues dans la chambre sont des plus amusants :

– Touchez là, Watson.
– C’est dur…
– Et là ?
– Cette rigidité est anormale...

Je vous rassure tout de suite, le film n’a pas viré au porno joyeux (gai).

Holmes parlait des muscles du cou du cadavre de Barthy, avant de nous monter que son visage est atteint de « Rictus sardonicus » (« risus » dans mon canon).

Le pire, c’est que c’est le docteur Watson qui trouvera la solution de la chambre close, Holmes se contentant de se faire mâcher le travail, avant de subir les railleries de l’inspecteur Atheneley Jones, fraîchement arrivé à Pondicherry Lodge et qui est magnifique dans son rôle.

On a envie de l’encastrer dans le mur, l’inspecteur Jones et c’est ce qui fait tout son charme d’inspecteur casse-pieds qui croit avoir tout révolutionné à lui tout seul, se moquant des remarques du théoricien Holmes. Le cou d’un taureau avec l’esprit d’un jeune veau.

Holmes ne citera pas Goethe, mais se sentira l’âme d’un poète en dissertant sur la mort de Batholomew, pendant que Watson piquera une crise de jalousie car il vient d’apprendre que Mary avait accompagné le joli Thaddeus à la police. La vilaine !

Lorsque la bonne osera sous-entendre que c’est parce que Mary a senti (oups) en Thaddeus un héritier plein de fric, Watson s’insurgera, fâché que l’on puisse penser de sa jolie p’tite Mary une chose aussi horrible.

La réponse de la bonne sera cinglante « Vous êtes qui ? Son père ? ». Et pan dans la gueule.

Viendra ensuite les reproches de la Mary car le pauvre Thaddeus est arrêté et elle n’a plus confiance en papy Watson.

Dépité, le pauvre Watson en débite des bêtises. Ça en devient risible.

Là-dessus, pour noyer son chagrin, Watson se rendra chez un taxidermiste, dans le but de trouver de l’affection canine. Un chien, c’est fidèle, ça remue la queue quand on le nourrit ou quand on le caresse et ça vous lèche.

Même Holmes s’extasiera devant Toby le chien (qui ressemble à celui de Columbo) en se comportant comme un gosse. Passons…

Vous vouliez de l’action ? Vous n’en aurez pas, la piste étant suivie à l’allure d’une ballade, le dimanche. À l’aise ! Holmes expliquant à Watson toutes ses déductions et le déroulement de l’affaire.

Là où cela devient grotesque et de mauvais goût, c’est quand ils arrivent devant la maison du loueur de bateau.

Dieu, quel cinéma Frewer/Holmes fait ! Et viens-y que je raconte à l’épouse du loueur qu’il fait une compétition avec deux autres personnes, sans donner la description des deux hommes qu’ils poursuivent, inventant autre chose.

Quel mauvais jeu d’acteur. Heureusement que la femme avait lu le scénario et qu’elle lui a donné les réponses, parce que dans la réalité, Holmes n’aurait rien eu !

Et c’est repartit ensuite pour un numéro de drague du Watson qui est atteint du démon de minuit (vu son âge, ce n’est plus celui de midi) et il fait tout pour impressionner la Mary (sauf le strip tease), lui révélant même des choses qu’elle ne doit pas apprendre.

Maman Holmes se fâchera sur le Johnny Boy qui ferait mieux d’arrêter les frais de drague avec la cliente. Ensuite, le détective s’excusera pour ses mouvements d’humeur.

Holmes qui s’excuse ? Warf ! *rire gras*

Ah tiens, je me plaignais de l’âge pré-pubère de l’acteur qui jouait Sir Henry de Baskerville dans le Toutou des Baskerville, mais ici, c’est le contraire : Wiggins à l’air d’avoir trente ans. Ça choque.

Le reste ? L’inspecteur Jones est plus têtu que tout un troupeau de mules, Small devient « le plus dangereux criminel du monde » (oui, du monde !), Wiggins se fait secouer par Jones, Holmes veut faire synthétiser un antidote aux fléchettes empoisonnées, la fameuse course poursuite sur la Tamise est amputée (faute de budget ? D’autorisations ?) et elle est remplacée par une bagarre dans le hangar où se trouve l’Aurore (le bateau).

Tonga n’a rien d’un pygmée, ressemblant plus à un Bruce Lee piercé de toutes parts (au visage) plutôt qu’à un nain des îles Andaman.

Bref, le sauvage est politiquement correct et Small est un grand barbu…

signe-des-quatre-signoffour05

Dans toute cette bagarre, le pauvre Watson se fera toucher par une flèche (pas celle de Cupidon, ayant déjà frappée, elle), mais par une fléchette de Bruce Lee.

Évidemment, Holmes le sauvera avec l’antidote, mais zigouillera Tonga et laissera Small se suicider après avoir tout raconté.

On s’écarte fort du récit original, dans ce film.

Contrairement au canon, ce n’est pas Watson qui ouvre le coffre en présence de Mary, mais c’est le gros inspecteur Jones qui l’ouvrira devant les policiers. Vide ! Là, rien ne change !

Nous terminerons avec papy Watson qui fait de la résistance à l’hosto, Holmes jouant à l’infirmière à ses côtés, les mimiques étant restées au vestiaire.

Watson jouera à l’homme fort et se plaindra juste de ses rhumatismes. Avec l’âge, les raideurs se déplacent, c’est bien connu !

Toujours « in love », il pense que Mary a un grand sens moral, ce que Holmes dément.

signe-des-quatre-020476_edc976d6b4564246ae6e04a779145bc4mv2

Ça vous étonne ? Pas moi. Bingo, Mary fond en larmes en apprenant que le trésor est perdu et s’en va, sans même un regard pour le pauvre vieux Watson alité sur son grabat. Holmes : un point ! Watson : zéro !

Cupidon n’est pas en reste puisque nous avons Mary qui reviendra au 221b, en compagnie de Thaddeus l’hypocondriaque amoureux. Je m’en doutais qu’ils finiraient ensemble, ces deux là ; Watson ne pouvant pas épouser la Mary.

Touchant : Mary va construire des écoles en Inde. Le Saint-Esprit lui serait-il tombé sur la tête ? Non, elle voulait juste l’argent du coffre pour retourner en Inde et perpétrer la mémoire de son père…

Oups, Holmes s’est donc trompé ! Watson : un point.

Le détective se défendra en parlant de sa profession qui le rend cynique. Watson jubile en constatant que Holmes avait tort, même si Thaddeus enlève sa princesse et qu’il ne pourra pas lui montrer son stéthoscope.

Le film était moins « catastrophique » que Le Chien, mais bon, faut pas être trop exigeante avec Le Signe des Quatre.

Frewer en fait moins, ça va déjà mieux. Même si le film ne restera pas dans mes annales, sauf si ce sont les anales avec un seul « n ».

Étoile 2

« A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « La littérature fait son cinéma – 4ème année » chez Lukea Livre, Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016, Challenge British Mysteries chez My Lou Book et Le Challenge Halloween (2016) chez Lou & Hilde.

challenge-halloween-2016-lou-hilde British Mysteries 2016-2017

CHALLENGE - Sherlock___Running_Wallpaper_by_draft624 Corrigé

[Sherlock Holmes] Le chien des Baskerville – The Hound of the Baskervilles (2000) [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 24/52]

dvd_gcthv_bask_2003

The Hound of the Baskervilles est un téléfilm canadien de Rodney Gibbons, diffusé aux États-Unis le 21 octobre 2000 sur Odyssey Network.

1. Résumé : Sherlock Holmes et le docteur Watson enquêtent sur les menaces qui pèsent sur l’héritier des Baskerville…

2. Distribution :
Matt Frewer : Sherlock Holmes
Kenneth Welsh : Docteur Watson
Jason London : Sir Henry Baskerville
Gordon Masten : Docteur Mortimer
Robin Wilcock : Jack Stapleton
Emma Campbell : Beryl Stapleton
Arthur Holden : Barrymore
John Dunn-Hill : Frankland
Leni Parker : Mrs Barrymore

Ce que j’en ai pensé : Le chien des Baskerville avait de la conjonctivite…

Déjà, en entrée de jeu, un avertissement écrit me signale que le film est inspiré du roman de Conan Doyle mais que les ayants droits ne l’ont pas laissé le reproduire tel quel.

Ah, ça commence bien. Je tremble déjà, avant même l’entrée en scène du clébard maudit.

Ben, tiens, en parlant du clébard, v’là Charles Baskerville qui attend devant sa propriété, près de la grille. On voit bouger les taillis et la caméra nous montre le point de vue du chien : une vision en rouge.

Moi qui pensais que seules les études étaient en rouge… La vie ne doit pas être drôle pour nos amis les chiens s’ils voient tous de cette couleur.

Le chien grogne, Charles détalle de suite et pense même à fermer la grille derrière lui, comme je le lui soufflais. La bête ne saura pas entrer !! Machiavélique, non ?

Que nenni ! La Bête devait avoir un passe et la voilà qui le poursuit dans le parc.

Ce pauvre Charles meurt d’une crise cardiaque provoquée par la peur (je divulgue rien, on connaît l’histoire, sinon, vous le verrez assez vite).

L’animal s’approche, le renifle (va-t-il lever la patte et pisser dessus ? Non) et la bête n’essaye même pas de grignoter le cadavre. Même pas drôle.

Alors ce fameux chien… Des dents plus grandes que celles d’un tigre sabre et un poil noir qui aurait besoin d’un sérieux étrillage tellement on lui a collé des touffes de poils sur le dos.

Le pire, se sont ses yeux… Rouges ! La pauvre bête souffre de conjonctivite aiguë, pas possible autrement. Je comprends qu’elle ait la haine. À force de voir tout en rouge, ça fout les boules.

le-chien-des-baskerville-the-hound-of-the-baskervilles-2000

Passons ensuite à Baker Street dans le salon du 221b qui est de la taille d’une salle de bal, au moins : un plan sur un Watson (Kenneth Welsh) avec des cheveux blancs, frisant plus la soixantaine qu’autre chose. L’âge d’être le père de Holmes, en fait, sauf si le détective est avec un déambulateur.

Tiens, il est où, Holmes, au fait ?

Ah, il est là… Lorsque je l’aperçu pour la première fois, l’exclamation qui franchi mes lèvres fut : « Nom de Dieu de putain de bordel de merde ! » Et je ne m’excuserai pas pour le juron, ni avant, ni maintenant.

Mais qu’est-ce que c’est que ce guignol qu’ils ont choisi pour jouer Holmes ? On dirait un bouffon ! Non, c’est un bouffon. Beaucoup trop de grimaces en très peu de temps.

Je sais que certains reprochaient à Jeremy Brett d’en faire trop, mais ses mimiques, ses haussements de sourcils, ses sourires et tout le reste, ils étaient distillés à bon escient chez lui !!!

Pas chez Matt Frewer !! Il en fait des tonnes pour rien. Rien qu’en le voyant gesticuler, j’ai grogné plus fort que le chien maudit des Baskerville.

L’acteur se moque ouvertement de Watson et du personnage de Holmes qu’il ne doit pas connaître, gambade comme un chien fou, jacasse, fanfaronne,… : insupportable. Pitié !

Arrive ensuite le docteur Mortimer, un homme gras et bedonnant alors que canoniquement parlant, il est mince et grand. Mais au point où j’en étais, hein…

Mortimer raconte la légende qui hante la famille Baskerville : les images sont troubles et je comprends pourquoi le chien des Baskerville a les yeux rouges : il a regardé le film dont la caméra était manipulée par un type soufrant de tremblote. Ou alors ils ont tourné la scène par moins vingt degrés et le caméraman était torse nu.

Bref, ça me fait pleurer les yeux, comme si je ne pleurais pas assez depuis le début du film.

Le pire fut atteint quand Holmes sortit prendre l’air avec les docteurs Mortimer et Watson, vêtu de la cape macfarlane et la ridicule casquette. En plein Londres !! Non mais allo quoi ? J’hallucine !

Et je n’avais encore rien vu : Holmes prend une pomme dans un étal, la frotte et s’en va en la mangeant. Watson payant derrière lui, comme une mère le ferait avec son gamin indiscipliné. Mes yeux sont sortis de leurs orbites.

Alors, un bon point tout de même pour Henry Baskerville l’héritier, mignon comme tout, en cow-boy tenderfoot arrivé en droite ligne du Texas. On lui pincerait le nez qu’il en sortirait encore du lait…

J’en aurais bien fait mon ordinaire dans la lande si les gamins de seize ans étaient ma tasse de thé. Là, j’aurais eu de sérieux problèmes avec la loi si j’avais, ne fut-ce que, admiré son kiki lorsqu’il pissait.

chien-henry

Je n’épiloguerai plus sur Matt Frewer qui nous a parodié un Holmes aux antipodes de l’original, arrivant en retard à l’hôtel, jouant au guignol, disant à Watson qu’il a fumé quatre pipes comme si c’était un exploit et me donnant envie de vomir mon quatre-heures.

Quant à la robe de chambre qu’il porte au 221b et son ridicule chapeau, sortis d’on ne sait où, je n’ai pas compris pourquoi on devait l’affubler de ces horreurs. Un surplus que le cirque Bouglione soldait, peut-être ?

Quand à se manière de jouer du violon, passons, on est loin des Lieder de Mendelssohn. De toute façon, on est loin de tout dans ce téléfilm de merde.

Ouf, on quitte Holmes et notre brave vieux Watson part dans la « lande désertique et sauvage, avec un paysage lunaire et sordide qui doit te ficher la trouille et une dépression sévère rien qu’en la voyant…

Heu, pardon, je m’excuse, je pense qu’ils ont changé de destination au dernier moment pour une contrée verte et magnifique, comme on en voit dans les guides touristiques.

Le Professeur Alpenstock (de la SSHF) avait raison : c’est la Suisse Romande et pas la lande désertique qu’on nous montre dans ce téléfilm. Ou peut-être la verte Irlande ? J’irais bien en vacances là, tiens, tellement c’est verdoyant.

chien-watson-henry

Ah oui, j’oubliais de vous dire que les dialogues sont à mourir de rire ou de honte, selon que vous êtes le téléspectateur ou le scénariste. « J’échange un de mes grizzly contre ton chien, hahaha » (le jeune Henry Baskerville, crâneur) et j’en passe des vertes et des moins mûres !

Tout le reste du film tient de l’horreur ou de la farce, au choix : le magnifique château qui fait même pas peur qu’on dirait celui des contes de fées, les employés sont souriant comme des huissiers sur le point d’être saisis par leurs confrères.

Le majordome Barymore, barbu et joyeux comme des papes réunis en conclave sans vin, sans bouffe et sans putes (ou gigolos), sa chère épouse qui ressemble à la gamine de la Famille Adams à l’âge de la ménopause (vu son humeur, elle doit l’avoir faite deux fois, sa ménopause).

Le Sir Henry qui s’extasie devant chaque truc qui lui appartient, dont un mini Stonehenge, des bergers, des moutons (pourra p’têt même s’faire un mouton, l’gamin), des terres… Merde, grandis un peu, gamin !

Le fond fut atteint une fois de plus avec le terrible bourbier de Grimpen dont Stapelton le binoclard les mettra en garde. Ouf, nos amis l’ont échappée belle. Même s’ils n’allaient pas patauger dedans.

« Heu, c’est ÇA le terrible bourbier de Grimpen ? » me demandais-je dubitative. Il y a le même dans les campagnes, chez moi, après de fortes pluies. À part perdre une botte, on ne risque rien d’autre… Ah si, salir sa chaussette.  Grave !

Vient Béryl, la soeur (hem) de Stapelton, habillée pour le bal de la Rose et qui met Watson en garde avec un « casse-toi, pov’con! » (enfin, un truc dans le genre, avec les formes, mais le fond est le même), le prenant pour « Sir Henry le cow-boy pied tendre », tandis que ce dernier observait le gros agaric de Stapelton, derrière un chêne.

Rien de cochon, l’agaric étant un champignon et il ne ressemble pas à la phalle impudique, même si nos deux glands se trouvaient au pied d’un chêne.

(Phallus impudicus, qui, à l’état adulte, évoque la forme d’un pénis en érection, d’où son nom. C’était la minute culturelle).

Ne me demandez pas pourquoi Stapelton voulait à tout prix montrer un champignon à Sir Henry. Sans doute pour laisser Watson seul avec sa sois-disant sœur…

Autre gros plantage : quand nos amis se promènent sur la lande, après avoir vu le barbu Barymore faire des signaux sémaphores (la rime !) à la fenêtre et entendu la confession de madame Ménopause (son épouse) au sujet de son frère Selden qui a le Q.I d’un gant de toilette et qui s’est échappé du pénitencier…

Et bien, malgré le fait que c’est à l’heure « où s’exaltent les puissances du mal » (dixit eux), bizarrement, dans la trouée du feuillage des arbres, dans leur dos, on peut apercevoir les rayons du soleil !

Diable, les puissances du mal ne travaillent plus la nuit ? Ça coûtait trop cher et elles payaient trop de taxe, sans doute. Tout fou l’camp, ma brave dame !

Bref, du grand n’importe quoi durant nonante (90 en traduction simultanée) longues minutes !

Les ayants droits ne leur ayant pas permis de reprendre l’histoire, du coup le réalisateur s’y est donné à cœur joie pour massacrer le tout, les scénaristes se sont englués dans le bourbier de leur connerie, qui était incommensurable, et ils ont changés des tas de choses dans le déroulement de l’histoire.

À vomir, je vous dis.

Allez, je vous offre un peu plus d’horreurs canines : quand les hurlements du chien retentissent (plus de croquettes Pedigree Pall dans la gamelle ?), Watson voit le chien précipiter Henry dans un ravin – se disant sans doute qu’il aurait mieux fait d’écouter maman Holmes et de ne pas sortir la nuit, après minuit.

chien-chute

La nuit ?? Mon cul oui !

Watson retrouve donc le pauvre Henry, la tête fracassée, mais pas le chien, qui a survécu à la chute, lui ! La preuve que c’est le chien du diable !

Stapelton arrive, inquiet (mais qu’est-ce qu’ils foutent tous sur la lande sauvage à cette heure là, eux ?) et ouf, ce n’était pas le « bon Henry » qui avait été précipité par la « brute de chien », mais le « truand de Selden » qui portait la panoplie complète de John Wayne de notre Sir Henry le cow-boy tenderfoot !

Bien sûr, le cow-boy était depuis peu déguisé en lord anglais et le barbu Barrymore avait refourgué les habits western à l’évadé vagabond. Comme si cela faisait discret un chapeau de cow-boy sur la lande… Warf, warf, warf ! *Rire canin*.

Le sommet de la débilité fut définitivement atteint (moi qui croyait déjà avoir touché le fond) avec le message d’invitation de Béryl qui pue le coup fourré à dix kilomètres.

Mais comme Sir Henry aimerait fourrer un coup à la Béryl, la testostérone étant la plus forte que la raison, il y va, se disant que à défaut de labourer et ensemencer ses terres, il pourrait peut-être… la bourrer… Hem, je m’égare.

Heureusement, Watson est sur les talons de l’étalon. On a raison de dire que l’on mène les hommes par leur estomac et autre chose. Béryl le savait.

Non, j’vous raconte pas la fin, tiens !

Sachez juste que le chien avait été rendu aveugle par son maître (le méchant) et qu’il se dirigeait à l’odeur. Sauf que, mon chien étant devenu aveugle en fin de vie, il avait les pupilles blanches, laiteuses, voilées, mais pas rouges et il se cognait aux meubles, mon vieux pèpère (c’était un berger malinois croisé allemand).

De plus, si le chien des Baskerville était miro, comment se fait-il que l’on ait vu au travers de son regard au début du film ?

Comment a-t-il fait pour venir grogner sous la fenêtre de Henry ? Comment pouvait-il sentir son odeur, alors qu’il était dans sa chambre, au deuxième, les fenêtres fermées ?

Certes, mon chien détectait ma présence, même quand j’étais derrière une fenêtre, mais plus quand il était aveugle !

De plus, les seuls chiens capables de suivre une odeur dans les airs, ce sont ceux de la race Saint-Hubert (pas des méchants chiens)… Les autres collent leurs truffes au sol et suivent la piste.

Bizarrement, le chien maudit pas, il court la truffe au vent.

Cela pourrait s’expliquer si Sir Henry n’avait plus pris de bain depuis trois ans, ceci expliquant pourquoi le chien en avait après lui : une odeur de chenil pareille, c’est une provocation pour la bête !

Ce n’était plus les forces du Mal, qui s’exaltaient, mais l’odeur du Mâle !

Autre erreur: quand un chien aboie, il ne mord pas et a contrario, quand il mord, il n’aboie pas, il grogne.

Le chien des Baskerville, il mord et aboie en même temps. Je pensais qu’en ouvrant sa gueule, il laisserait choir le fromage, heu, le bras de Sir Henry.

Rien de cohérent dans ce film…

Moralité ? Qui vit par l’épée périra par l’épée et qui fait l’malin avec son chien, finira dans le ravin.

Là, c’est dans une flaque d’eau. Minable. Un bourbier, c’est des marais, de la boue qui vous avale lentement, pas de la flotte à foison !

L’explication finale n’est pas mieux : Holmes montrant un tableau et disant qu’il a tout compris en le voyant.

Vu qu’il vient de le voir, cela en dit long sur l’intellect du détective. Et son arrogance, elle est insupportable !

chien-sherlock

Dégoûtée, je vous dis.

Mon homme regardait le téléfilm avec moi et j’ai dû lui expliquer, tellement les éclaircissements de l’acteur qui se moquait de Holmes étaient obscurs.

Encore un peu je ne les comprenais pas. Dire qu’il me reste trois DVD à me farcir avec cet acteur… Ce sera ad nauseam, je pense.

Quand je pense qu’en 1993, Spielberg nous faisait des Tyrranosaurus « Rex » (warf) plus vrai que nature et que dans ce téléfilm sortit en 2000, ils sont même pas foutus de nous faire un Médor qui fout vraiment les chocottes !

J’hésite fortement entre :
1. Emmener Matt Frewer dans la lande et le noyer dans le grand bourbier de Grimpen avant de le découper en morceaux;
2. Aller hurler à la mort avec ce pauvre animal après lui avoir fait soigner sa mauvaise conjonctivite…

Ok, je noie d’abord Frewer et je vais hurler ensuite.

étoile 0

« A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016, le Challenge British Mysteries chez My Lou Book et Le Challenge Halloween (2016) chez Lou & Hilde.

challenge-halloween-2016-lou-hildeBritish Mysteries 2016-2017

CHALLENGE - Sherlock___Running_Wallpaper_by_draft624 Corrigé

chien-watson

Jack l’Éventreur sur la toile : ça déchire !

[Article réalisé dans le cadre du challenge le Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda].

Jack l’Éventreur, qui terrorisa le quartier de Whitechapel – East End – en 1888, a inspiré une multitude d’œuvres de fiction.

Mon second vice se retrouve mentionné dans des romans, des nouvelles, des bandes dessinées, des jeux vidéo, des chansons, des pièces de théâtre, des opéras, des séries télévisées, des films et des jeux de société.

Bref, autant de succès que mon vice premier : Sherlock Holmes !

Paraîtrait que les descriptions les mieux connues se trouvent dans le roman The Lodger (1913) de Marie Belloc Lowndes, repris et adapté au théâtre et au cinéma, et dans l’ouvrage Jack the Ripper : The Final Solution (1976) de Stephen Knight.

Celui-ci décrit une hypothétique conspiration impliquant des membres de la franc-maçonnerie (comme par hasard, les Frères Trois Points), la royauté britannique (évidemment, qui dit complot, dit haut pouvoir) et la profession médicale (puisqu’il fut dit aussi qu’il devait être ou médecin, ou chirurgien, ou barbier ou boucher ou dépeceur dans un des nombreux abattoirs du coin).

Cette thèse sera reprise dans plusieurs œuvres dramatiques (Murder by decree, entre autre). Une thèse farfelue, un peu comme celle de madame Patricia…

Les ouvrages de la fin de l’époque victorienne, dont les premières enquêtes de Sherlock Holmes et L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde, ont largement inspiré les auteurs, lesquels ont mêlé plusieurs genres où apparaît le tueur en série.

Les ouvrages de science-fiction et d’horreur ont aussi recours à ce personnage parce qu’il est internationalement reconnu comme l’incarnation du Mal.

Puisque je parlais de mon vice premier, Sherlock Holmes apparaît régulièrement aux côtés de Jack l’Éventreur dans les ouvrages de fiction.

Par exemple, l’amusant pastiche de Sherlock Holmes Jack El Destripador (Jack l’Éventreur), écrit en espagnol, paraît peu de temps après les meurtres.

Les deux personnages sont présents dans The Last Sherlock Holmes Story (1978) de Michael Dibdin, A Study in Terror (1966) d’Ellery Queen, Black Aura (1974) de John T. Sladek et Sherlock Holmes and the Royal Flush (1998) de Barrie Roberts.

6da15e0c53-sherlock holmes logo9851OKMais assez parlé de littérature pour aujourd’hui et profitons de la fin de ce Mois Anglais 2015 (*lourds sanglots*) pour passer sur la Toile et parler de Jack vs films !

En cherchant un peu, je me suis rendue compte que, à l’instar de Holmes et de la littérature, le Jack avait beaucoup de films à son actif (mais moins que Holmes) et quelques nanars !

J’en ai visionné certains, d’autres pas, ce qui fait qu’il me reste encore quelques Mois Anglais à remplir de mes deux vices, qu’ils soit télévisuels ou littéraire.

Le roman The Lodger (1913) de Marie Belloc Lowndes inspire cinq films et  contrairement à l’intrigue du roman, le pensionnaire (lodger) traque le tueur en série, ce qui explique son comportement étrange :

  • The Lodger : A Story of the London Fog d’Alfred Hitchcock (1927),
  • The Lodger (1932),
  • The Lodger (1944),
  • Man in the Attic (1953)
  • The Lodger (2009)

L’intrigue de Room to Let (1950) ressemble à celle du roman The Lodger, mais s’inspire plutôt d’une dramatique radiophonique de 1948 conçue par Margery Allingham.

C’est l’un des premiers films d’horreur produit par Hammer Film Productions. Valentine Dyall joue le pensionnaire, le Dr. Fell, qui s’est échappé d’un asile où il a été enfermé pendant 16 ans après avoir commis les meurtres de Whitechapel. La société Hammer sort deux films inspirés de l’histoire du tueur en série en 1971.

Dans La Fille de Jack l’Éventreur, jouée par Angharad Rees, la vedette voit son père tuer sa mère et devient à son tour meurtrière.

Dans Dr Jekyll et Sister Hyde, le Dr Henry Jekyll se transforme en une femme diabolique, Sister Hyde, responsable des meurtres imputés à Jack l’Éventreur.

Dans Terror in the Wax Museum (1973), un meurtrier se déguise en une poupée de cire ressemblant à Jack l’Éventreur.

Jack the Ripper (1958) est un téléfilm de la série The Veil mettant en vedette Boris Karloff dans le rôle d’un clairvoyant qui identifie le tueur en série comme un chirurgien respecté dont la mort a été maquillée pour cacher son internement dans un asile. L’intrigue s’inspire d’un article de 1895 qui rapporte que Robert James Lees a utilisé de prétendus pouvoirs de voyance pour traquer Jack l’Éventreur jusqu’à la maison d’un médecin londonien.

Jack l’Éventreur (1959), produit par Monty Berman et Robert S. Baker sur un scénario de Jimmy Sangster, s’inspire librement de la thèse de Leonard Matters selon laquelle le tueur en série est un docteur vindicatif. Il reprend des icônes de films d’horreur à succès, que ce soit Dracula (1958) ou Frankenstein s’est échappé (1957), en faisant porter à Jack l’Éventreur une cape et un haut-de-forme.

Sherlock Holmes contre Jack l’Éventreur (1965) A Study in Terror (en english) et Meurtre par décret (1979) oppose Sherlock Holmes à Jack l’Éventreur.

Le film A Study in Terror et le roman du même titre d’Ellery Queen, publié en parallèle,, décrivent la famille parfois démente du duc de Shires, où l’histoire d’amour entre l’un des fils et une prostituée sert de prétexte aux meurtres.

Murder by decree (Meurtre par décret), mettant en vedette Christopher Plummer et James Mason en tant que Sherlock Holmes et le docteur Watson, s’inspire beaucoup de la thèse conspirationniste prônée par l’auteur Stephen Knight dans Jack the Ripper : The Final Solution qui affirme qu’un médecin est le tueur en série.

Une partie de l’intrigue est reprise dans le téléfilm Jack l’Éventreur (1988), où Michael Caine joue le rôle de l’inspecteur Frederick Abberline.

Dans le film The Ripper sorti en 1997, Samuel West joue le rôle du Prince Eddy, qui est le tueur.

En 2001, les frères Hughes, s’inspirant de la bande dessinée From Hell, produisent le film du même titre où Johnny Depp joue le rôle de l’inspecteur Abberline.

Même si l’histoire du film s’inspire de la thèse de Knight, le personnage d’Aberline emprunte à la fois des traits de Sherlock Holmes par son remarquable sens de la déduction et sa dépendance aux drogues (Holmes n’était pourtant pas si dépendant que ça !), ainsi que de Robert James Lees par sa clairvoyance et son sens de l’anticipation.

Dieu et mon droit (1972), satire de l’aristocratie britannique, relie cette classe sociale à Jack l’Éventreur. Jack Gurney, 14ème comte de Gurney joué par Peter O’Toole, croit être le tueur en série et commet quelques meurtres.

Le film d’humour noir Deadly Advice (1994) met en vedette Jane Horrocks en tant que tueuse en série qui croit recevoir les conseils des fantômes de meurtriers célèbres. John Mills joue le rôle d’un coiffeur aux manières douces qui est aussi Jack l’Éventreur.

Dans Docteur Folamour, film d’humour noir sorti auparavant, l’un des personnages s’appelle « General Jack D. Ripper », mais le scénario n’explore pas davantage le lien avec le tueur.

Cheeseburger film sandwich est une comédie parodique sortie en 1987 dans laquelle le monstre du Loch Ness se déguise en Jack l’Éventreur.

Le film Drôle de drame de Marcel Carné (1937) est une autre parodie du tueur en série dans lequel Jean-Louis Barrault est un végétarien de l’East End londonien qui massacre les bouchers pour venger la mort des animaux.

Night After Night After Night (1970) est un film à petit budget dans lequel le juge d’une cour de justice supérieure (joué par Jack May) imite Jack l’Éventreur en agressant les prostituées dans le quartier Soho de Londres.

Pendant les années 1970 et 1980, des liens insignifiants sont faits avec l’histoire de Jack l’Éventreur pour des raisons commerciales.

Par exemple, les films de sexploitation et d’horreur Blade of the Ripper (1970), The Ripper of Notre Dame (1981) et L’Éventreur de New York (1982) n’ont, titres exceptés, aucun lien avec le tueur.

The Ripper of Notre Dame est dirigé et écrit en collaboration par Jesús Franco, auquel on doit aussi Jack l’Éventreur (1976) – fiche à venir – qui met en vedette Klaus Kinski dans le rôle d’un médecin meurtrier dont la mère est une prostituée.

What the Swedish Butler Saw (1975), dans lequel le tueur en série se cache dans un studio de photographe, est surtout un film de pornographie soft.

Les thrillers Jack the Mangler of London (1973), New York, deux heures du matin (1984), Night Ripper (1986) et Jack’s Back (1988) ont reçu de mauvaises critiques.

Edge of Sanity (1989) est dans le prolongement du film Psychose où Anthony Perkins joue à la fois Dr Jekyll et son alter ego Jack Hyde ; il est mal reçu par la critique.

Jill the Killer (2000) de Dolph Lundgren renverse les rôles de victimes et criminels puisque c’est une femme qui tue des hommes.

Dans C’était demain (1979), inspiré du roman Time After Time de Karl Alexander, Jack l’Éventreur se rend dans un San Francisco moderne grâce à une machine à voyager dans le temps, où il est poursuivi par H. G. Wells.

Dans un premier temps, le scénariste a envisagé que le chasseur soit Robert Louis Stevenson, auteur de L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde.

Dans Terror at London Bridge (1985), mettant en vedette David Hasselhoff, l’esprit de Jack l’Éventreur occupe une pierre maléfique logée dans le London Bridge de Lake Havasu City en Arizona aux États-Unis.

Dans The Ripper (1985), son esprit est au contraire scellé dans un anneau maléfique.

Ripper Man (1994) dépeint un homme qui se croit la réincarnation de George Chapman, tueur britannique soupçonné d’avoir été Jack l’Éventreur après son arrestation et son exécution en 1903.

Sortis la même année, les films Ripper et Bad Karma (renommé Hell’s Gate) sont éclipsés par From Hell.

Ripper raconte l’histoire de l’étudiante en psychologie Molly Keller qui étudie les tueurs en série et en vient à rechercher un imitateur qui tue ses collègues.

Bad Karma reprend le thème de la réincarnation en ajoutant toutefois une complice, jouée par Patsy Kensit.

signatureÀ partir des années 1960, la télévision américaine exploite Jack l’Éventreur comme une « force du Mal universelletrad » ; il est donc susceptible d’apparaître dès que le concept du Mal doit être véhiculé.

Dans l’épisode The New Exhibit de la série télévisée La Quatrième Dimension diffusée en 1963, Martin Balsam incarne le conservateur d’un musée de cire qui devient obsédé par cinq figures de cire personnifiant des meurtriers, y compris Jack l’Éventreur, et il en vient à commettre un assassinat pour les protéger.

Dans l’épisode Un loup dans la bergerie (1967) de la série Star Trek, l’auteur Robert Bloch reprend, en partie, sa nouvelle Yours Truly, Jack the Ripper. Un être éternel, appelé « Redjac », se nourrit de la peur et a déjà commis une multitude de meurtres, dont ceux habituellement attribués à Jack l’Éventreur.

Dans l’épisode Knife in the Wilderness de la série télévisée Cimarron (1968), écrit par Harlan Ellison, Jack poursuit ses activités criminelles à travers les États-Unis et s’arrête dans Cimarron City, où des Amérindiens mettent fin à sa vie.

Dans la série télévisée Max la Menace, l’épisode House of Max (1970) montre le tueur sous la forme d’une poupée de cire animée.

Lynda Day George a aussi joué dans la première série Mission impossible.

Dans l’épisode With Affection, Jack the Ripper de la série télévisée Le Sixième Sens (1972), un homme devient fou à la suite d’une expérience paranormale où il s’incarne dans le corps de Jack l’Éventreur..

Le même auteur, Don Ingalls, a écrit un épisode de L’Île fantastique, aussi intitulé With Affection, Jack the Ripper (1980).

Dans cet épisode, Lynda Day George incarne la criminologue Lorraine Peters qui utilise un portail temporel pour confirmer ses soupçons que Jack l’Éventreur est le médecin Albert Fell, joué par Victor Buono. Fell la suit à travers le portail, la capture et l’amène en 1888, où l’énigmatique M. Roarke intervient à propos et Fell meurt quelques instants plus tard pendant sa fuite.

Un portail temporel est aussi utilisé dans A Rip in Time (1997), premier épisode de la série télévisée Timecop, où un policier qui voyage dans le temps se rend en 1888 pour capturer un criminel qui a tué et remplacé Jack l’Éventreur.

L’épisode Comes the Inquisitor de la série Babylon 5 (1995) met en vedette le personnage Sebastian qui est dans les faits Jack l’Éventreur, enlevé par des extraterrestres vorlons en 1888 et forcé de devenir inquisiteur pour tester (par la torture) des êtres sélectionnés pour occuper de hautes fonctions.

La BBC diffuse en 1973 la minisérie Jack the Ripper. Elle met en vedette deux policiers de la série Z-Cars qui enquêtent sur les meurtres selon une perspective historique.

Dans le premier épisode, Kolchak: The Night Stalker (1974), le journaliste Carl Kolchak poursuit un tueur aux pouvoirs surnaturels dont les victimes présentent les mêmes traits que celles de Jack l’Éventreur.

Un épisode d’Au-delà du réel : L’aventure continue intitulé Ripper (1997) se déroule en 1888 et met en vedette Cary Elwes jouant le rôle du Dr Jack York, qui tue les femmes possédées par un être extraterrestre selon lui.

Dans l’épisode The Knife de la série télévisée Le Monde perdu (2001), les explorateurs rencontrent deux hommes que l’auteur Stephen Knight accuse de meurtres selon sa théorie conspirationniste : le médecin William Gull (un proche de la reine Victoria) et le policier Robert Anderson (rattaché à Scotland Yard).

Spike Milligan a parodié les clichés du genre dans The Phantom Raspberry Blower of Old London Town.

D’autres séries télévisées s’inspirent de l’affaire « Jack l’Éventreur ».

Ripper Street, de BBC One, se déroule dans le district de Whitechapel en 1889, six mois après les meurtres imputés à Jack l’Éventreur.

Dans Esprits criminels (épisode 18 de la saison 2, L’Éventreur), des meurtres sont commis en Louisiane après l’ouragan Katrina.

Le mode opératoire du tueur ressemble à celui de Jack l’Éventreur.

Dans Les Enquêtes de Murdoch, l’épisode L’Éventreur de Toronto (deuxième saison, épisode 2) raconte l’histoire d’Edward Scanlon, un enquêteur de Scotland Yard en visite à Toronto qui affirme être sur les traces de Jack l’Éventreur. Dans les épisodes 20 et 21 de la quatrième saison de la série télévisée Grimm, un imitateur de Jack l’Éventreur sévit.

CHALLENGE - Mois Anglais 2015 Minions - OK Sherlock___Running_Wallpaper OKQuelques affiches :

Sherlock Holmes : Films

Sherlock Holmes est le personnage de fiction qui a été le plus représenté au cinéma avec plus de 260 films où il est le personnage principal.

Dès les débuts de ce nouvel art, Conan Doyle déplorait que les enquêtes de Holmes fussent situées à l’époque où le film se tournait et non à l’époque victorienne, qui est celle des récits originaux.

De cette erreur de départ découla plus tard, pendant la Seconde Guerre mondiale, l’utilisation du personnage à des fins de propagande par les Américains, qui l’opposèrent au Troisième Reich de manière anachronique.

Les œuvres plus récentes s’attachent toutes à reconstituer l’ambiance victorienne.

En parallèle, de nombreux films se servirent d’Holmes comme d’un archétype du détective.

À cet égard, l’anecdote révèle que le tout premier film (muet) consacré à Sherlock Holmes (Sherlock Holmes Baffled) est un film parodique, mettant en scène un personnage anonyme portant casquette et fumant la pipe.

Plusieurs acteurs eurent le rôle de Sherlock Holmes.

Parmi eux, l’interprétation de l’acteur britannique Peter Cushing dont la figure ascétique est devenue indissociable, aux yeux des cinéphiles, de celle du personnage qu’il n’incarna pourtant qu’une seule fois à l’écran dans « Le Chien des Baskerville » de Terence Fisher en 1959.

Basil Rathbone incarna le personnage dans pas moins de 26 films datant des années 1940, devenant ainsi l’autre référence picturale du personnage.

462811092_640Vous trouverez ici quelques titres (parmi les plus célèbres) des films, téléfilms, séries télés ou dessins animés mettant en scène le célèbre détective de Baker Stret.

En rouge, ceux que j’ai visionné et tous n’ont pas tous fait l’objet d’une fiche détaillée).

Ça me laisse encore de belles heures de visionnage devant moi !!

1. Principaux films :

  • 1900/1903 : Sherlock Holmes Baffled, film muet d’Arthur Marvin
  • 1929 : Le Retour de Sherlock Holmes, premier film parlant mettant en scène Sherlock Holmes
  • 1937 : On a tué Sherlock Holmes avec Hans Albers (Holmes) et Heinz Rühmann (Watson)
  • Une série de 14 filmsavecBasilRathbone (Holmes)etNigelBruce (Watson) :
    • 1939 : Le Chien des Baskerville (The Hound of the Baskerville), de Sidney Lanfield avec Richard Greene.
    • 1939 : Les Aventures de Sherlock Holmes (The Adventures of Sherlock Holmes), de Alfred Werker
    • 1942 : La Voix de la terreur (Sherlock Holmes and the Voice of Terror)
    • 1942 : Sherlock Holmes et l’arme secrète (Sherlock Holmes and the Secret Weapon), réalisé par Roy William Neill.
    • 1943 : Échec à la mort ou Sherlock Holmes face à la mort (Sherlock Holmes Faces Death) de Roy William Neill
    • 1943 : Sherlock Holmes à Washington (Sherlock Holmes in Washington), de Roy William Neill
    • 1944 : La Griffe sanglante ou Sherlock Holmes et la Griffe sanglante (The Scarlet Claw), de Roy William Neill
    • 1944 : La Perle des Borgias ou Sherlock Holmes et la Perle des Borgias (The Pearl of Death), de Roy William Neill
    • 1944 : Sherlock Holmes et la femme à l’araignée (The Spider woman), de Roy William Neill
    • 1945 : La Maison de la peur ou Sherlock Holmes et la Maison de la peur (House of Fear), de Roy William Neill
    • 1945 : La Femme en vert ou Sherlock Holmes et la Femme en vert (The Woman in Green), de Roy William Neill
    • 1945 : Mission à Alger ou Mission au soleil (Pursuit to Algiers), de Roy William Neill
    • 1946 : Le Train de la mort (Terror by night), de Roy William Neill
    • 1946 : La Clef ou Sherlock Holmes et la Clef (Dressed To Kill) de Roy William Neill
  • 1959 : Le Chien des Baskerville (The Hound of the Baskerville), de Terence Fisher, avec Peter Cushing, André Morell et Christopher Lee.
  • 1962 : Sherlock Holmes et le collier de la mort (Sherlock Holmes und das Halsband des Todes) avec Christopher Lee (Holmes)
  • 1967 : Sherlock Holmes contre Jack l’Éventreur (A Study in Terror) de James Hill.
  • 1970 : La Vie privée de Sherlock Holmes (The Private life of Sherlock Holmes) de Billy Wilder
  • 1975 : Le Frère le plus futé de Sherlock Holmes, comédie avec Gene Wilder
  • 1976 : Sherlock Holmes attaque l’Orient Express (The Seven Percent Solution), où Holmes rencontre Freud, avec Robert Duvall
  • 1979 : Meurtre par décret (Murder by Decree) avec Christopher Plummer (Holmes) et James Mason (Watson)
  • 1985 : Le Secret de la pyramide (Young Sherlock Holmes), de Barry Levinson dans lequel on apprend qu’Holmes et Watson ont fait connaissance au collège
  • 1988 : Élémentaire, mon cher… Lock Holmes (Without a Clue), de Thom Eberhardt avec Michael Caine et Ben Kingsley).
  • 2015 : Mr. Holmes, de Bill Condon. Adaptation du roman Les Abeilles de monsieur Holmes, dans lequel Sherlock Holmes est âgé de 93 ans.

Dès 2009, Warner Bros. lance une franchise librement inspirée des romans de Conan Doyle. Deux films sont déjà sortis, et un troisième est prévu.

  • 2009 : Sherlock Holmes, de Guy Ritchie, avec Robert Downey Jr., Jude Law, Rachel McAdams, Kelly Reilly et Mark Strong.
  • 2011 : Sherlock Holmes : Jeu d’ombres (Sherlock Holmes: A Game of Shadows), de Guy Ritchie avec Robert Downey Jr., Jude Law, Rachel McAdams, Kelly Reilly et Jared Harris.

 2. Séries télévisées

  • 1949 – 1954 : Sherlock Holmes, 262 épisodes diffusée sur la BBC en Grande-Bretagne, avec Basil Rathbone dans le rôle-titre.
  • 1971 – 1973 : Les Rivaux de Sherlock Holmes, 26 épisodes diffusée sur ITV, Grande-Bretagne
  • 1979 – 1980 : Sherlock Holmes et le docteur Watson (« Sherlock Holmes and Doctor Watson »), 24 épisodes, États-unis – Pologne
  • 1979 – 1986 : Les Aventures de Sherlock Holmes et du docteur Watson (« Приключения Шерлока Холмса и доктора Ватсона »), série de 8 téléfilms soviétiques de Igor Maslennikov, avec Vasili Livanov qui a reçu en 2006 l’Ordre de l’Empire britannique pour son rôle de Sherlock Holmes et Vitali Solomin (docteur Watson) ;
  • 1984 – 1994 : Sherlock Holmes de la Granada Television, Grande-Bretagne
  • 2000 – 2001 : Les Mystères du véritable Sherlock Holmes (Murder Rooms: Mysteries of the Real Sherlock Holmes)
  • 2010 – : Sherlock produit pour la BBC Wales avec Benedict Cumberbatch (Holmes) et Martin Freeman (Watson)
  • 2012 – : Elementary, produit pour CBS avec Jonny Lee Miller (Holmes) et Lucy Liu (Watson).

3. Téléfilms :

Une série de 4 téléfilms canadiens de Rodney Gibbons avec Matt Frewer et Kenneth Welsh

  • 2000 : Le Chien des Baskerville (The Hound of the Baskervilles)
  • 2001 : Le Signe des quatre (The Sign of Four)
  • 2001 : Crime en Bohême (The Royal Scandal)
  • 2002 : Le Vampire de Whitechapel (The Case of the Whitechapel Vampire)
  • 2004 : La revanche de Sherlock Holmes (Sherlock Holmes and the case of the silk stocking), de Simon Cellian Jones avec Rupert Everett et Ian Hart
  • 2010 : Sherlock Holmes : Les Mystères de Londres avec Ben Syder (Holmes) et Gareth David-Lloyd (Watson)

affiche-Le-Vampire-de-Whitechapel-The-Case-of-the-Whitechapel-Vampire-2002-1

 

4.  Dessins animés :

  • 1984 – 1985 : Sherlock Holmes, production italo-japonaise d’Hayao Miyazaki
  • 1986 : Basil, détective privé, film d’animation de Disney.

image

Article réalisé pour le Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda.

CHALLENGE - Mois anglais 2015 flag Sherlock___Running_Wallpaper OK