Sherlock Holmes – Tome 1 : Leah Moore & John Reppion

Titre : Sherlock Holmes – Tome 1

Scénariste : Leah Moore
Dessinateur : John Reppion

Édition : Panini France (2011)

Résumé :
Chaque fois que l’acteur Robert Downey Jr incarne un personnage, il en fait une star ! Après Iron Man, il a ainsi relancé l’intérêt du public pour le personnage de Sherlock Holmes.

Du coup, l’excentrique détective fait une nouvelle percée dans le monde des comics-books.

Leah Moore (fille d’Alan) et John Reppion (qui nous ont proposé récemment leur vision de Dracula dans la même collection) s’intéressent à sa relation ambiguë avec son ennemi juré Moriarty.

Sherlock comics PlancheA_144658Critique :
Si le canon holmésien est « petit » (4 romans, 56 nouvelles), sa déclinaison en œuvres apocryphes est légion.

Bien entendu, les films de Ritchie et la série de Moffat-Gatiss a réveillé les scénaristes qui se sont empressés de nous produire du Holmes à toutes les sauces, tous les genres.

Pour parler de leur qualité, il me faudrait l’aide de De Funès… Mais si, souvenez-vous, dans « La grande vadrouille », quand Stanislas Lefort, chef d’orchestre à l’Opéra de Paris, a terminé la répétition et qu’il les remercie en disant « Messieurs, c’était très bien… Vous là-bas c’était bien… »

Et bien, ici, c’était…. *grimace d’insatisfaction* Non, vous c’était moyen !

Toute la complexité est de concevoir et de rédiger une intrigue fidèle à l’œuvre originelle… Du moins à ses personnages.

Niveau scénario, il y avait du bon… Londres, 1895. Une explosion de grande ampleur détruit totalement le grand entrepôt à la croisée de Challenger Lane et Doyle’s street.

Simultanément, la presse londonienne annonce la visite imminente du baron allemand Albrecht Lothair, et le rédacteur en chef du journal The Comet reçoit un courrier anonyme.

Ce dernier menace des pires représailles la nation britannique, si cette dernière accueille le fameux baron, au cœur des dissensions continentales relatives au statut de l’Alsace-Lorraine.

Sir Samuel Henry, ancien commissaire-adjoint retiré tôt de la police pour raisons de santé, tuberculeux et alité, écrit à Holmes.

Dans ce courrier, il avertit le célèbre détective qu’il a reçu une lettre anonyme par laquelle il apprend que, malgré son état de mourant, il sera assassiné dans sa chambre le lendemain soir à 19h00 ; son absence au fatidique rendez-vous impliquerait alors la mise à feu de nombreux explosifs disséminés dans Londres.

Holmes se voit convié, par le malade lui-même, à le rejoindre dans sa chambre quelques minutes avant l’échéance… avant d’y être retrouvé – suite à une détonation – un pistolet encore fumant en main devant le corps alité et ensanglanté de la victime, par des policiers et un docteur Watson stupéfaits !

Un meurtre en chambre close, un fameux « whodunit » anglais, Sherlock Holmes accusé de meurtre, une enquête, un meurtre à résoudre, des complots et des mystères. What’else ?

Des indices distillés au fil des pages, à vous de les relever – ou pas – afin d’ajouter un petit plus à votre lecture avant que tout ne soit résolu sur un plateau d’argent à la fin.

Génial, non ? Oui, mais le bât blesse quelque part !

Autant le « Sherlock vs Zombies » était bien fichu comme scénario et niveau dessins, autant ici on n’atteint pas un bon niveau dans les dessins.

Les arrières-plans sont monochromes et les personnages, comment dire… On dirait que parfois ils sont atteint de la petite vérole tant ils ont des petits trous noirs sur le visage. On ne pouvait pas agencer les ombres autrement ? C’est moche !

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Le visage de Watson est bouffi, les dessins sont inégaux, l’encrage est un espèce de flou gênant qui finit par faire réellement mal aux yeux, la tête de Lestrade aurait sans doute mieux convenu à Watson et la tête de bouledogue de Watson, avec un peu de travail, aurait pu aller sur celle de Lestrade.

Et Lestrade qui se permet d’appeler le Dr Watson « John »…

Holmes, lui, il est accusé de meurtre, arrêté, il s’évade et est repris bêtement, accusé levez-vous et hop, innocenté au tribunal, qui en aurait douté ?

Si le scénario avait l’air pas mal dans le postulat de départ, à l’autopsie, il se révèle être assez confus.

Les personnages vont et viennent et leurs actions ne sont pas toujours claires car elles sont parasitées par des scènes de remplissage destinées à créer une atmosphère de tension populaire ou à montrer que Holmes sait se battre, entre autre.

De plus, chaque fois qu’on tourne la page, l’histoire nous est contée avec un autre point de vue narratif, on doit faire face à un changements de lieu, de personnages, le tout sans texte de liaison et cela donne un aspect brouillon à la narration, une incompréhension – ggnnn on est où là ?? – et un sentiment qu’une migraine ne va pas tarder à se pointer !

Les dessins m’avaient fait grimacer, les couleurs aussi, les traits, n’en parlons pas… alors, si on y ajoute une narration alambiquée, moi, je démissionne !

Je pourrais résumer en disant « Tout ça pour ça ?? ». Vu le scénario de départ, je m’attendais à mieux… beaucoup mieux !

Je l’avais achetée en 2011, à sa sortie, lue à ce moment-là mais jamais chroniquée. Ma relecture n’a pas sauvé cet album, mon avis est peut-être même encore pire car je n’ai pris aucun plaisir dans ma relecture et j’ai même perdu ma concentration à certains moments.

Point positif, tout de même : Londres donne vraiment l’impression qu’elle est très sale et poisseuse, y compris dans le West End…. Mais ça ne sauvera pas le bazar !

Étoile 2

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Challenge British Mysteries chez My Lou Book et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

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Code 93 : Olivier Norek [LC avec Stelphique] – Impressions de lecture (3/3)

Impressions du Cannibal (page 0 à 100) : RÉALISME ! Oui, c’est le mot qui me vient à l’esprit avant « gore » ou « mort dégueu » ou « sans couilles » (pour un cadavre). Ici, on sent que l’auteur connait le milieu, le job… Vous ne verrez pas des test ADN à gogo, comme dans CSI car le test ADN, nous ne le savions pas, coute bonbon et met du temps !
Les personnages nous sont présentés, bien typés, et on sent déjà des amitiés se créer entre eux et moi. Le premier cadavre est tout comme je les aime et je suis conquise pour le moment !

Dans son corps ouvert se lisaient les effets d’une consommation abusive de drogues et d’alcool ainsi que le résultat de relations sexuelles si violentes qu’on ne pouvait les imaginer consenties. Jamais auparavant dans sa carrière de médecin légiste elle n’avait utilisé l’expression de « délabrement périnéal massif ».

— Victor, je crois qu’il lui manque les couilles. Elle se reprit, dans un registre plus approprié. – Incision chirurgicale, ablation des testicules après ligature. Il n’a pas dû aimer, les blessures sont visiblement ante mortem. C’est confirmé par l’utilisation de ce qui m’apparaît comme de la ficelle à rôti, à la base du pénis, à la manière d’un garrot.
— Ça ne confirme rien, ça précise.
— C’est-à-dire, Sherlock ?

Impressions de Stelphique (page 1 à 100) : Intriguée.
J’ai failli vomir rien qu’avec le prologue, donc j’imagine que ça ne sera pas une ballade bien tranquille ce thriller….
Je suis curieuse de voir ce que va donner la suite, car pour l’instant on a presque de l’irréel. Des zombies, des combustions spontanées. On nage dans les légendes, et c’est bizarre je pensais pas que c’était comme ça le 9-3 !!!!! Agréablement surprise par l’enquête, mais j’attends un peu plus des personnages à ce stade.

— Alors au boulot, « Fox Mulder » (p86)

livre 018Impressions du Cannibal (page 101 à 200) : Enquête ! C’est le cas de le dire, cette enquête n’est pas une classique à la Columbo, même si, avant la page 200, vous saurez tout de qui l’a fait et comment. Mais je sens qu’il me manque une pièce du puzzle… L’important est ailleurs… La vérité aussi. Suspense ! J’adore l’équipe de flics, j’adore le ton, l’humour.

— Jevric t’a raconté son histoire ? Le type qui s’est fait couper le doigt pour un kil’ de cannabis ? Alors si un doigt égale un kilo de shit, une paire de testicules égale ?
— Ça a l’air simple, les maths avec toi, tu devrais avoir des gosses, tu les aiderais sacrément pour les devoirs à la maison.

« Certaines strates sont trop élevées pour que la Justice vienne y jouer les alpinistes ».

Impressions de Stelphique ( page 101 à 200) : Atterrée… Ça y est, j’ai eu la communion entre moi et ce groupe de flics hétéroclites : Un « Camion », un Don Juan, une Tique, un Chef tenant à bout de bras son équipe et tout un tas de de masses grouillantes qui interfèrent la cohésion (sinon c’est pas drôle…) .
Reste que ce quartier et ses habitants, est à vomir. Entre corruption et pouvoir, on a le portrait d’hommes pas franchement reluisants.
A fond, donc dans cette lecture, j’en apprécie le ton, les quelques perles d’humour, mais surtout le réalisme des scènes.

— On va rejoindre deux équipes des compagnies d’interventions pour passer la cité au Karcher.
— Attention, tu parles aussi mal qu’un président. (p129)

Il est de coutume que lorsque deux flics font connaissance, l’un comme l’autre, déroulent leur parcours, comme deux chiens se sentent le cul. (p189)

Impressions du Cannibal (page 201 à la fin) : Horreur, douleur, haine, jambes coupées.
Maintenant que je sais tout, je suis sonnée. Que ce genre de manigances existe, je n’en ai jamais douté depuis que je suis adulte. Mais qu’elles aient lieu dans ce genre de circonstances, si c’est véridique, là, ça me coupe un peu plus les jambes. Soufflée je suis. Mais j’ai toujours envie d’aller boire un verre avec l’équipe de flics du roman… Rendez-vous en septembre pour une bière bien fraiche en leur compagnie !

Impressions de Stelphique (page 201 à la fin) : Bluffée
Nous avons tous les tenants et aboutissants de ce Code, et on ne sait plus si on a peur, ou si on est juste triste…
Tout prend son sens, c’est parfaitement maitrisé dans l’écriture. On a eu raison d’attacher notre ceinture, cette lecture n’aura pas été de tout repos : on a pris des virages déroutants, des vols planés et des descentes vertigineuses. Un looping-thriller géniallissime !!!!

Simetierre : Stephen King [LC avec Stelphique] – Impressions de lecture (3/3) FIN !

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Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 1 à 200) : Calme, découverte (de la famille, du cimetière des animaux), innocence. Happée directement !

Le début du roman est assez gentil, on fait la connaissance de la famille Creed, papa Louis, maman Rachel, petite Eillie et le bébé Gage. Et le chat Winston Churchill, dit Church. Le voisin, Jud, leur a fait découvrir le cimetière des animaux. J’aime bien, Jud. ♫ Hé, Jud…♪

C’est calme, comme je disais, mais on sent déjà bien que la tension est là, que le Mal n’est pas loin et le King nous a déjà donné quelques petits aperçus du fantastique et un moment de tristesse.

À la page 200, on entre dans une autre dimension. L’effroi !!!

Impressions de Stelphique (page 1 à 200) : Hypnotisée.
Je ne sais si c’est les beaux yeux verts de ce matou qui m’ensorcèlent (ma version de 1986!!!), ou si le King a encore frappé fort, mais je dévore ce livre même, à des heures indues comme 3h du matin (vive la parentalité).

D’ailleurs en parlant de ça, cette jolie famille (avec le choix du roi), risque de ne plus trop apprécier les us et coutumes du Maine racontées par cet énigmatique Jud. Il me fout la trouille, moi, le petit vieux, pas si brinquebalant que ça…… *Frisson*

Impressions du Cannibal (pages 201 à 400) : Légendes,chat, angoisses, peurs, émotions, frissons.
♫ Hé Jud, explique comment ♪ tu connaissais-hé, ces vieilles légendes-endes ♪ Le cimetière ♪ Indien-hin-hin-hin ♪ c’était pas malin, pas malin du tout ♪ (mes plus plates excuses aux Beatles et à Yvan, dont je viens d’écorcher les tympans – et ça rime encore !).

Oh putain de bordel de Zeus ! Les vieilles légendes expliquées par Jud, le voisin d’en face, c’était encore… gérable, dirais-je, pour mon petit cœur.

Mais à la page 300, je me suis pris des émotions plein ma tronche, ma gorge était nouée, mes lèvres tremblaient, mes yeux s’humectaient comme si j’épluchais des oignons et j’ai maudit le King du Maine (qui n’a rien à voir avec le King de Memphis, celui qui est mort le futal baissé sur les mollets, assis sur les chiottes) pour m’avoir donné tant d’émotions dans ce roman que j’adore (mais ÇA reste number one) et qui m’entraine encore plus fort dans la sombritude (© Royal pour l’idée).

Impressions de Stelphique (pages 201 à 400) : Estomaquée
Je me suis pris un coup dans le ventre, un de ceux qui vous coupent la respiration, et puis surtout je l’ai pas vu venir. Un choc envoyé comme ça de but en blanc, c’est hard pour les petits cœurs de lecteurs…. Je me mets à la place de Lou, et, je pense que moi aussi j’aurai entendue la tewwible voix, et à l’heure actuelle je ne sais si je me serai laissée influencer ou pas…. Elle est terriblement insidieuse cette histoire….
J’y retourne vite !!!!!

Impressions du Cannibal Lecteur (pages 401 à 572) : Horreur, souffrance, dégoût.
L’horreur, selon le King, ce n’est pas un monstre sanguinaire, mais un homme éperdu de douleur et qui va aller dîner à la table du diable sans se munir d’une longue cuillère. Peine devant sa souffrance, cœur qui bat plus vite, dégoût devant la scène et heureusement, ce n’est pas en odorama.

Le fantastique est présent, mais pas à la grosse louche, c’est discret, mais d’une précision diabolique. Quand le Mal a besoin d’esclaves ou de petites mains, il fait ce qu’il faut… Poils hérissés sur mes bras, lecture superbe mais éprouvant pour les nerfs.

Impressions de Stelphique (pages 401 à 572) : Peinée.
Comment ne pas avoir la boule au ventre et les yeux tout humides ????!!!!! La tentation était trop forte, la frontière pas si éloignée que cela, et pourtant l’horreur ne nous quitte pas. C’était morbide, mais ce geste désespéré avait quelque chose d’humain.

J’ai fini cette lecture le cœur serré mais avec beaucoup de compassion pour ce père au bord de la folie douloureuse…..