Undertaker – Tome 5 – L’indien blanc : Xavier Dorison & Ralph Meyer

Titre : Undertaker – Tome 5 – L’indien blanc

Scénariste :
Dessinateur :

Édition : Dargaud (31/10/2019)

Résumé :
Une diligence se fait sauvagement attaquer par les Apaches de Salvaje. Ceux-ci se montrent sans pitié et tuent les hommes blancs qui ont osé s’aventurer sur leurs terres. Pourtant, parmi les agresseurs, se trouve un Indien blanc…

Autrefois appelé Caleb, le jeune homme a été kidnappé et torturé par les amérindiens qui en ont fait l’un de leurs meilleurs guerriers.

Ce fut leur façon de punir sa mère, Joséphine Barclay, propriétaire de l’entreprise du même nom, pour avoir voulu faire passer le chemin de fer sur les terres apaches.

Critique :
Comment mon croque-mort préféré, mon Jonas, allait-il rebondir après le départ de deux femmes qui l’accompagnaient ?

Bonne question. Ça me faisait même un peu peur car selon l’évangile de Jonas « Quand tu enlèves de ton récit deux femmes fortes, méfie-toi que ce récit ne s’effondre comme une vieille bite ».

Si le récit ne s’est pas effondré, ses deux compères qui apportaient une touche de féminité (hum) m’ont tout de même un peu manqué.

Une fois de plus, les dessins sont soignés, au poil, magnifiques. Les décors nous plongent de suite dans l’histoire et l’action ne se fait pas attendre avec l’attaque d’une diligence par les Indiens.

Après, un peu de calme avec notre Undertaker qui enterre les morts et puis, on replonge dans les mystères, le suspense, l’action, l’aventure, le danger et les bons mots tout droits sortis de la bouche de notre Jonas.

Les auteurs nous en disent un peu plus sur son passé, qui, comme on nous l’avait fait entrevoir, n’est pas rose ! Il est même infréquentable, notre fossoyeur !

Ou du moins, il est toujours en train de marcher sur la ligne rouge, oscillant sans cesse entre le Bien et le Mal car entre les deux, la frontière est mince, poreuse et parfois, il faut laisser agir le Mal pour qu’il en ressorte du Bien, comme nous l’avions vu dans un tome précédent, même si c’est toujours dur à avaler.

Sur base d’un départ scénaristique classique (un jeune homme enlevé par les Indiens et qui devient l’un d’entre eux), nous allons nous en éloigner pour prendre un chemin de traverse, connu lui aussi, mais qui surprend toujours car les secrets peuvent surgir de n’importe où.

Nous offrant un Jonas un peu moins prolixe en citation de son évangile propre, les auteurs ont su rebondir après des albums très profonds, très chargés niveau émotions fortes et avec un Méchant vachement bien réussi.

Pas évident de rebondir après tout cela, sans oublier que notre Jonas n’a plus les deux femmes pour l’épauler, mais heureusement, il lui reste Jed, le vautour qui semble doué d’une grande perception qui fait de lui un ange gardien des plus atypique.

Un album qui reste dans le haut du panier, qui entame un nouvel arc narratif, à suivre sur le prochain tome et un scénario vieux comme le monde mais bien mis en scène et ça, c’est ce qui est le plus important.

Vivement la suite…. En espérant ne pas devoir trop attendre.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°115 et Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur.

Jerry Spring – Tome 07 – Le ranch de la malchance : Jijé

Titre : Jerry Spring – Tome 07 – Le ranch de la malchance

Scénariste : Jijé
Dessinateur : Jijé

Édition : Dupuis (1959 / 1985)

Résumé :
Trois histoires dans cet album :
1. LE RANCH DE LA MALCHANCE : Jerry et Pancho sauvent la passagère d’une diligence attaquée par des bandits.

L’un de ces derniers, blessé, est abattu par un de ses acolytes. La jeune dame –Jane Ellis- arrive de Boston pour reprendre le ranch de son oncle décédé.

La propriété semble fortement intéresser un voisin : Tom Halley.

2. ENQUÊTE À SAN JUAN : Un vieux bâtiment, la nuit, où Jerry a décidé de prendre du repos. Du repos ?..

Il parvient à sauver un homme qui va être lynché par quelques cow-boys qui l’accusent d’un meurtre. L’homme s’enfuit. Le lendemain, Jerry rencontre le shérif des lieux et le met au courant.

3. LE TESTAMENT DE L’ONCLE TOM : Jerry et Pancho découvrent le cadavre d’un indien Navajo. Ce dernier, curieusement loin de son territoire, a été abattu dans le dos. Un morceau d’un pli est retrouvé. Cet indice amène nos amis à Yaqui-Town, chez un certain Mansfield.

Critique :
Jerry Spring est un vieux pote de chevauchée, toute petite déjà, je rêvais de posséder un cheval comme le sien : vif, rapide, intelligent, obéissant, bref, un cheval de cirque au service de son maître.

C’est dans les anciens Spirou de mon père que j’ai découvert cet autre redresseur de torts de l’Ouest qui ne fera jamais d’ombre à Lucky Luke car ici, on a moins d’humour (l’humour est différent).

Niveaux dessins, ceux de Jijé sont plus réalistes que ceux de Morris et pas de gros nez dans cette série, mais bien souvent des personnages aux traits qui se ressemblent, comme ici un régisseur de ranch et le conducteur de la diligence.

Je vous le dis de suite, ce n’est pas le meilleur de la série ! La première investigation va très vite, trop vite même et aurait mérité plus que 16 pages de traitement car « la rapidité nuit à l’efficacité » (vous la ressortirez pour ce que vous voulez, cette citation offerte avec cette chronique).

La seconde aventure a plus d’une enquête, mais elle sera, elle aussi, assez rapide, Jerry Spring ayant sans doute regardé « Il était une fois dans l’Ouest » et compris pourquoi Reiner voulait tant acheter les ranchs des environs, à n’importe quel prix, mais celui de la mort pour qui refusait.

Quant à la dernière, qui met en scène Pancho pour une piste à remonter, elle est tellement courte qu’on se demande s’il ne manque pas des pages ! Limite si on ne nous livre pas l’explication finale en vitesse, parce qu’on va se trouver à court de cases et que on est dans un album de 46 pages.

Franchement, Jerry Spring a beau être bourré de bons sentiments (les gentils triomphent des méchants), se terminer toujours bien pour nos héros (même si Pancho, dans les autres albums, est toujours victime du racisme envers les mexicains), là, on est face à des scénarios faiblards de chez faiblards.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°47, Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le Mois Américain – Septembre 2019 – chez Titine.

Itinerrance dans l’Ouest des USA : Josyane Cassaigne & Alain Cassaigne

Titre : Itinerrance dans l’Ouest des USA

Auteurs : Josyane Cassaigne & Alain Cassaigne
Édition : De La Boussole (2000)

Résumé :
Les États-Unis d’Amérique restent bien souvent un rêve et symbolisent le Voyage et la Liberté. Les grands paysages de l’ouest des USA, parmi les plus beaux de la Terre et les plus étonnants dans leur existence même, ne peuvent qu’attirer, au moins une fois dans sa vie, tout voyageur, qu’il soit photographe ou simple curieux en quête d’émotions nouvelles.

Ici l’espace est grand comme le ciel. Découvrons au travers de ce magnifique album les fabuleux paysages et l’ambiance inégalée du Far-West !

Photographes indépendants dans la tradition des couples voyageurs, Josyane et Alain Cassaigne sont unis dans la vie comme dans leur passion : la Photographie.

Ils souhaitent poursuivre leur témoignage de ce monde fragile, à l’évolution parfois déroutante, pour conserver des images originales, furtives ou graphiques, de lieux, d’époques et des hommes rencontrés au hasard des routes et des villes.

Itinerrance dans l’ouest des USA est leur troisième livre.

Critique :
Voilà le livre idéal pour s’en mettre plein les mirettes sans trop lire de texte.

Maintenant, si vous voulez lire plus, faudra sélectionner un autre bouquin sur le sujet !

Les images sont superbes, pleines de couleurs, de paysages flamboyants, naturels, sauvages, bref, de la jouissance garantie pour ceux et celles qui aiment la Nature avec un grand N.

Loin des villes surpeuplées, partez à la découverte de l’Ouest des U.S.A où tout est dans la démesure, que ce soit au niveau des paysages à couper le souffle ou de par la magnificence des lieux photographiés.

Cela fait des années que je possède ce petit bouquin et de temps en temps, je l’ouvre pour prendre ma dose de paysages lunaires et fantasmagoriques, rêvant que j’y suis en vrai, que je foule de mes petits pieds plats cet univers hors norme.

Un plaisir pour les yeux. Un livre à regarder plus qu’à lire.

Le Mois Américain – Septembre 2019 – chez Titine.

Des nouvelles du monde : Paulette Jiles

Titre : Des nouvelles du monde

Auteur : Paulette Jiles
Édition : La Table ronde Quai voltaire (17/05/2018)
Édition Originale : News of the World (2016)
Traducteur : Jean Esch

Résumé :
Hiver 1870, le capitaine Jefferson Kyle Kidd parcourt le nord du Texas et lit à voix haute des articles de journaux devant un public avide des nouvelles du monde : les Irlandais migrent à New York ; une ligne de chemin de fer traverse désormais le Nebraska ; le Popocatepetl, près de Mexico, est entré en éruption.

Un soir, après une de ses lectures à Wichita Falls, on propose au Capitaine de ramener dans sa famille, près de San Antonio, la jeune Johanna Leonberger. Quatre ans plus tôt, la fillette a assisté au massacre de ses parents et de sa sœur par les Kiowas qui l’ont épargnée, elle, et élevée comme une des leurs.

Le vieil homme, veuf, qui vivait jadis de son métier d’imprimeur, profite de sa liberté pour sillonner les routes, mais l’argent se fait rare. Il accepte cette mission, en échange d’une pièce d’or, sachant qu’il devra se méfier des voleurs, des Comanches et des Kiowas autant que de l’armée fédérale.

Sachant aussi qu’il devra apprivoiser cette enfant devenue sauvage qui guette la première occasion de s’échapper.

Pourtant, au fil des kilomètres, ces deux survivants solitaires tisseront un lien qui fera leur force.

Dans ce splendide roman aux allures de western, Paulette Jiles aborde avec pudeur des sujets aussi universels que les origines, le devoir, l’honneur et la confiance.

Critique :
Donnez-moi la main que je vous hisse dans le chariot estampillé « eaux curatives » aux côtés du Kep-Ten Kidd et de la jeune Chohenna car le voyage vaut la peine d’être vécu et je vous envie de ne pas l’avoir encore fait…

Le capitaine Jefferson Kyle Kidd parcourt le nord du Texas pour lire aux gens des nouvelles, tirées de différents journaux, choisissant les plus intéressantes, des exotiques, évitant de parler politique si l’endroit ne s’y prête pas.

Sa haute stature d’1,80m, sa voix posée, agréable et son grand âge de 71 ans en impose aux autres, mais rien ne le prédestinait à escorter une jeune gamine de 10 ans qui a passé 4 ans chez les Kiowas après que ceux-ci aient massacré sa famille.

Il est dit que les enfants enlevés par les indiens et élevés parmi eux ne savent jamais vraiment tout à fait se réadapter à la vie dite civilisée, même si leur captivité n’a durée qu’une seule année. Comme s’ils avaient été marqué à jamais par leur famille d’adoption, ces enfants restaient indiens toute leur vie.

C’est le cas de Johanna qui prononcera ensuite son prénom « Cho-hanna » et qui fera du capitaine un « kep-ten », ayant bien du mal à prononcer les lettres « r » ou le « th » anglais alors qu’elle manie la langue kiowas avec habilité, même si celle-ci est très difficile car basée beaucoup sur des positions du corps, des mains, des voyelles, des sons chantés.

Le voyage est long – 600km – et je vous conseille de bien vous installer sur le banc du chariot car même si on n’a pas le temps de s’ennuyer tant le récit est dense du fait que ce voyage n’a rien d’une balade tranquille, nous devrons aussi faire face au choc de deux cultures diamétralement opposées et à une petite fille qui est de nouveau arrachée aux siens.

Ajoutons à cela une écriture assez petite et le fait que les tirets cadratin et guillemets sont partis en vacances sans prévenir le lecteur (c’est une mode cette économie de tirets et guillemets ??). Bon, cette absence n’a pas gêné ma lecture le moins du monde car l’agencement des phrases est bien fait à tel point que vous ne douterez jamais de qui parle.

Voilà un magnifique récit fait partie de ceux qu’on lit à son aise, sans se presser, comme on savourerait un grand whisky qui a patiemment muri dans son fut de chêne (ou de ce que vous voulez), comme on savourerait un met exquis et raffiné, cuisiné avec amour et professionnalisme par un grand chef : on prend le temps de savourer, on ne se bâfre pas et on ne fait pas cul-sec.

Ce roman est bourré d’émotions en tout genre, pas de celles qui vous font verser une larme à chaque fois, mais de tas de petits moments intenses, de petits gestes, d’apprivoisement entre deux êtres que tout oppose et qui se trouvent réuni sans vraiment l’avoir voulu. Ces deux êtres qui vont vivre un voyage où ils devront avoir confiance l’un dans l’autre.

Et puis, cette traversée d’une partie du Texas, les traumatismes encore apparents d’une guerre fratricide qui opposa le Nord et le Sud, cette civilisation qui voit émerger le progrès alors que les bandits, des pillards et les guerres indiennes font encore des ravages… Ces paysages magnifiques parsemés de maisons calcinées et de famille décimées. Magnifique et horrible en même temps.

Ne vous attendez pas, ici, à un récit palpitant à la manière d’un James Bond sautant de toit en toit, mais plus à un Sean Connery vieilli et blanchi sous le harnais de l’armée, un homme instruit, qui sait se défendre mais n’a plus 20 ans, ni même 50, mais 70 !

Les palpitations seront ailleurs et même dans les moments les plus calmes, on ne sait jamais ce qui peut surgir d’un coin de la plaine ou au détour d’un bosquet. Et puis, l’auteur, de sa plume habile et poétesse, arrive sans peine à entraîner son lecteur même pour traverser des rivières en crue ou affronter des êtres dépourvus de toute humanité et abjects.

Un voyage magnifique que je viens de faire à bord du chariot estampillé « Eaux curatives » et ce roman, à l’instar de ces eaux, eut un véritable effet curatif, mettant du baume à mon cœur, un antidote à la morosité ambiante tant par ses deux personnages principaux que par leur récit de leur périple.

Un roman fort, émouvant, profond, merveilleux, des personnages qu’on a du mal à quitter et un récit porté par une plume magnifique.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur.

Mélange de sang : Roger Smith

Titre : Mélanges de sangs                                                              big_4

Auteur : Roger Smith
Édition : Calmann-Lévy (2011) / Livre de Poche (2013)

Résumé :
Jack Burn, sa femme enceinte et leur petit Matt sont en plein dîner lorsque deux membres du gang des Americans les agressent. Ex-marine qui a fui les États-Unis après un hold-up meurtrier, Jack les tue… tous les deux.

Le vieux veilleur de nuit Benny Mongrel a vu les gangsters entrer dans la villa, mais sans en ressortir. Ancien du gang des 28, il vit dans l’enfer des Flats et, ne voulant surtout pas replonger, il ne dira rien de ce qu’il a vu à personne.

Jusqu’au jour où le flic Gatsby Barnard l’interroge et commet une erreur impardonnable.

La guerre est alors déclarée et tous les coups sont d’autant plus recommandés que Barnard est lui-même sous la surveillance de Disaster Zondi, un enquêteur zoulou qui veut sa tête pour torture, meurtre et corruption.

Petit Plus : Terrifiante description des Flats, ce roman a reçu le Deutschen Krimi Preis et fera l’objet d’un film avec Samuel L. Jackson dans le rôle de Disaster Zondi.

Mélanges de sangs - Roger SmithCritique : 
Afrique du Sud. Direction Le Cap ! De grâce, laissez vos vuvuzelas au placard et munissez-vous plutôt d’une arme à feu car ce n’est pas au stade de foot que nous allons, mais dans les Cape Flats.

Vu l’endroit et les multiples gangs qui s’y trouvent, vaut mieux être armé ! Nous sommes tout de même dans les mauvais quartiers de la ville. Le bidonville.

Si vous rêviez de l’Afrique du Sud comme destination de vacances, alors ne lisez pas ce livre.

Tout compte fait, lisez-le et changez de destination ! Ça vous évitera de vous retrouver à Cape Town, la ville la plus dangereuse du pays, celle où la criminalité est un fléau depuis des années.

Une dichotomie flagrante dans cette ville : d’un côté, les villas luxueuses des nantis, les Blancs, villas protégées (mais pas toujours) et de l’autre, les Flats où toute la misère du monde semble s’être donnée rendez-vous. Drogues, viols d’enfants, meurtres, enlèvements, tabassages en règle, règlements de comptes, alcool, pauvreté, trafics en tout genre…

Des personnages aux parcours et origines différentes – mais pas tant que ça – vont se croiser et s’affronter.

Jack Burn, américain, a emménagé au Cap, dans les beaux quartiers, avec sa petite famille. Notre homme a tout de l’être propre sur lui jusqu’à ce qu’il tue les deux petites frappes qui s’étaient introduits chez lui. Sombre passé ??

Benny Niemand (« Personne » en afrikaans) est un métis, a fait de la prison et était un galonné dans le gang des Mongrels, le gang 28. Maintenant, il est veilleur de nuit sur un chantier juste en face de la maison des Burn et ça a toute son importance.

Rudi Barnard – Blanc – flic obèse et ventripotent : plus corrompu et sadique que lui, tu meurs. Le genre de mec auquel tu voudrais faire la peau de suite. Il règne sur les Flats en maître.

Disaster Zondi, un zoulou, Noir, enquêteur et super-flic qui est là pour faire tomber Barnard pour corruption et pour meurtres.

L’apartheid a beau être de l’histoire ancienne et avoir été aboli, on le sent toujours présent, les tensions raciales ne se sont pas fait la malle et la couleur de peau revêt toujours une importance capitale. Pas qu’entre les Noirs et les Blancs, mais aussi chez les Métis. Selon qu’ils sont café léger au lait, café sans beaucoup de lait ou lait russe. Ça change tout.

Destins croisés, vengeances, rédemption, passés sombres, fautes, erreurs qui se payent cher, drogues, assassinats… Tout se mêle et s’entremêle entre les protagonistes pour se terminer en feu purificateur et destructeur.

Les personnages sont travaillés. Sans en faire trop, l’auteur nous donne l’essentiel. Avec lui, c’est du light corsé.

L’écriture se lit toute seule mais la plume est sans pitié pour la ville du Cap, ses bidonvilles, sa corruption et son taux de criminalité élevé.

Un roman noir qui dépote, violent. Un roman où les flics sont pourris et se foutent bien de résoudre les crimes qui ont lieu dans les Flats. Un roman qui n’est pas tendre avec l’Afrique du Sud et son Histoire sombre et tourmentée.

Un roman superbe qui ne vous donnera pas envie d’aller visiter la ville où Mandela fut emprisonné (la prison de Pollsmoor après son transfert) mais qui ne vous laissera pas de marbre, ni indemne.

BILAN - Coup de coeurChallenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015, Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle (Deutschen Krimi Preis) et Ma PAL « Canigou »… C’est du massif !