Les Crimes Culinaires De Dame Ida [Par elle-même et non rémunéré]

Halloween était enfin passé et Dame Ida tentait de s’en remettre avec une tasse de lapsang souchong…

Le chat n’était pas rentré depuis la veille au soir, terrorisé sans doute par le défilé incessant de tous les enfants grimés en zombies, sorcières et squelettes qui lui avaient permis de se débarrasser de tous ses médicaments périmés, laxatifs, comprimés contre la toux à la codéine, somnifères et autres joyeusetés qu’elle avait malgré tout dissimulées dans une quantité raisonnable de bonbons tout aussi périmés.

Quitte à shooter les enfants du quartier, et à provoquer quelques fausses gastros, mieux valait rester discret.

La soirée n’avait pas été si réussie que cela…

Au premier essai sur le chat, la chaise électrique avait provoqué un court circuit qui avait plongé la rue dans le noir jusqu’à ce qu’une équipe de dépannage d’urgence du fournisseur d’électricité n’intervienne, sans définir la cause évidente de la panne.

C’était plutôt une bonne nouvelle car la popularité de la famille de Dame Ida dans le quartier s’en serait encore trouvée écornée…

L’argument que de passer Halloween à la lueur des chandelles n’aurait pas tenu de toute façon. Dame Ida perdue dans ses pensée, réalisa alors que le chat n’avait peut être pas apprécié l’essai de la chaise électrique…

Pas plus que le fait de n’être nourri que de scones ratés depuis quinze jours.

Pas eu le courage de mettre une moche photo…

En effet, c’est bien gentil d’avoir du thé acceptable pour envisager de recevoir la nonagénaire chapeautée en la priant de se déplacer depuis Pâlemoral…

La moindre des choses serait d’avoir des scones à proposer avec la cup of tea !

Or, depuis trois semaines, Dame Ida galérait comme une damnée pour essayer de tirer de son four forcément défectueux, quelque chose ressemblant un tant soit peu à des scones.

Elle avait tout essayé, même de les acheter tout faits. Les scones d’une pseudo marque qui n’avait d’anglais que le nom s’était révélés infâmes, pâteux et difficiles à digérer…

Et les recettes trouvées sur le net étaient toutes aussi nulles les unes que les autres.

Trois recettes différentes glanées sur un site très fameux de partage de recettes… Deux autres piquées sur d’autres sites similaires…

Et même LA recette ultime proposée par LE grand magasin du luxe londonien, fournisseur de toute la famille de la nonagénaire et présentée comme celle utilisée pour fabriquer les scones mis en vente dans leur salon à l’heure de l’afternoon tea…

Toutes ces recettes, avaient été catastrophiques, ne donnant que des petits machins
tous plats et durs comme des galets !

Aucun des dits scones ne parvenaient à lever.

T’as essayé avec ça ????

Peu importaient les dosages du rapport farine/levure/sucre variable d’une recette à l’autre, peu importait le type de levure (chimique ou boulangère), l’ajout ou non de bicarbonate, rien n’y faisait !

Pire encore, certaines recettes parlaient d’une température de four à 220° et d’autres à 180°, différence pourtant effarante pour quiconque a déjà un peu pâtissé…

Les scones ne levaient jamais.

Et le gingembre, t’as essayé ??? Ça donne la gaule…

Dame Ida ne put essayer la recette de la Mère Cocotte, célèbre bloggueuse vue à la télé en train de jouer les couguars auprès de Sir Iliniack qui ne trouvait plus l’actrice quinqua Sophie Marteau assez vieille pour lui…

Car en effet, pour éviter les problèmes, la Mère Cocotte renvoyait les lectrices à l’utilisation d’ingrédients providentiellement inaccessibles de notre côté de la Manche !

Non seulement il faudrait aller se fournir dans un type de farine qu’on ne vend pas chez nous, et même de lait fermenté qu’on ne trouve qu’en boutique spécialisée…

Il semblerait que le secret du levage réside dans l’association bicarbonate/acidité spécifique du lait fermenté anglais, et de la consistance unique de cette farine secrète made in UK…

Et pis ça commence à bien faire cette affaire ! Et comme dirait si élégamment Sieur Toquéfada : « Ça fait même bien chier la bite » !

Dame Ida n’allait quand même pas traverser la Manche dans un sens ou dans l’autre à chaque fois qu’une envie de pâtisserie la prendrait.

Dame Ida se dressa sur ses ergots et poussa un tonitruant « Cocorico ! ». C’est fini les scones ! C’est fini les afternoon tea ! On est en France ici, et la nonagénaire à strasses irait se faire gaver ailleurs !

Elle proposerait sa cup of tea avec des pâtisseries bien françaises, faites avec des ingrédients qu’on trouve vraiment au supermarché quand on fait ses courses, et de préférence avec les ingrédients qu’on a de façon générale dans ses placards !

Epicétou !

Elle alla s’acheter le livre des desserts de la collection providentielle « Simplissime », qui permet de faire des super plats ou gâteaux qui ont de la tenue et du goût en moins de 30mn de préparation et avec maximum six ingrédients simples à trouver.

Et puis voilà !

De toute façon, si Agatha Christie a autant écrit sur les meurtres par poisons, c’est parce que la cuisine anglaise l’avait inspirée…

Avec le niveau calorique des afternoon tea pris à 17h et associant pour une seule personne : 3 sandwichs salés aux ingrédients improbables (œufs dur/cresson, beurre de crabe, concombre/crème de gruyère…), deux scones bourratifs à la crème et à la confiture (qui gonflent dans l’estomac sous l’effet du thé ingurgité pour les faire glisser), suivis de quelques mignardises hyper glucidiques, et cela, sans dispense de dîner…

Il y a de quoi mourir d’une crise fulgurante de diabète, si on a échappé à l’empoisonnement à l’agneau bouilli sauce menthe suivi de jelly !

Bref, dans les thriller britanniques, inutiles d’aller jusqu’au bout en cas de mort par empoisonnent : le coupable, c’est le cuisinier !

Alors, ça suffit ! On arrête le massacre des scones…

Parce qu’en plus c’est même pas si terrible que ça, même quand on les réussit ! Et y a pas la recette dans « Simplissime » !

C’est donc une tasse d’Earl Grey à la main et dans ces nouvelles bonnes résolutions qui semblèrent curieusement faire descendre le niveau d’angoisse de tous les membres de sa famille, que Dame Ida feuilleta le Simplissime des cocottes faciles, espérant y trouver une recette de civet au chat… au cas où celui-ci reviendrait…

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Ekhö Monde miroir – Tome 7 – Swinging London : Christophe Arleston & Alessandro Barbucci

Titre : Ekhö Monde miroir – Tome 7 – Swinging London

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Alessandro Barbucci

Édition : Soleil (22/11/2017)

Résumé :
Au Royaume-Uni, la situation est des plus critiques. Il y a pénurie de thé et les Preshauns peinent à contrôler leur pendant bestial.

Les incidents se multiplient et les humains voient des choses qu’ils ne devraient pas voir. Yuri et Fourmille sont mandatés pour tirer ça au clair.

Coiffé d’un chapeau melon et bottée de cuir, ils vont, à l’ombre de Big Ben, mener l’enquête au milieu des bobbies et des punks.

Critique :
Que pourrait-il y avoir de pire que du Lapsang Souchong introuvable en Europe ? Une pénurie TOTALE de thé en Angleterre…

Jetez un seau d’eau glacée à la figure de tous les amateurs de thé, cette situation horrible se passe sur Ekhö, le monde miroir du nôtre !

Ça n’en reste pas moins une catastrophe internationale pour les Preshauns qui, sans ce breuvage divin pour les calmer, pourraient en arriver à se laisser aller à leurs penchants bestiaux et monstrueux…

Mais que fait Scotland Yard, good lord the bloody bastard ? Ben Scotland Yard, il sèche sur le mystère du thé qui disparaît des entrepôts !

Fourmille Gratule pourra bien coiffer la deerstalker qui n’est pas de Sherlock Holmes afin de résoudre cette affaire ô combien explosive !

Aidé du fidèle Yuri qui aimerait mélanger ses fluides téluriques aux siens, les voici enquêtant dans un Londres qui n’a rien de celui que nous connaissons puisque dans le monde miroir, aucune machine électrique ne fonctionne.

Depuis que j’ai découvert Ekhö dans mon Lanfeust Mag© (en vente dans toutes les bonnes librairies), je ne me lasse pas des enquêtes de Fourmille et de Yuri dans ce monde décalé qu’est Ekhö, et les savoir à Londres a augmenté mon plaisir.

Pour ceux qui ne connaitrait pas le prolifique scénariste qu’est Arleston, il convient de vous mettre en garde : il a de l’humour, beaucoup d’humour, il s’amuse à mélanger les codes de notre monde avec ceux des autres et à jouer avec les lieux communs d’un pays ou d’une ville.

Ce qui veut dire qu’en plus de l’action liée à l’enquête, qu’en plus des personnages drôles et attachants que sont Fourmille et Yuri, vous risquez aussi d’avoir des grands sourires bêtes devant certains faits détournés de notre société ou devant certains dialogues.

Moi, c’est ma tasse de plaisir, lire les aventures de Foumille et en plus, la voir se faire habiter par l’esprit de Sherlock Holmes, c’est un petit plus sur lequel je ne cracherai pas.

L’inconvénient de ma lecture, c’est que j’ai découvert cet album en plusieurs épisodes, puisque prépublié dans le génialissime Lanfeust Mag, et donc, je serai bien obligée d’aller l’acheter lorsqu’il sortira en album afin de me remettre toute cette aventure désopilante en tête !

Je me demande bien où le prochain album de Ekhö va entrainer notre duo… Après New-York, Paris, Hollywood, Barcelone, Rome, le Sud Profond et Londres, que nous réserve ce scénariste prolifique qui, à lui seul, occupe une grande place dans ma biblio vu toutes ses séries ?

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et et le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

À LA RECHERCHE DU THÉ PERDU… LE THÉ RETROUVÉ… [ou la petite madeleine de Dame Ida]

À LA RECHERCHE DU THÉ PERDU… LE THÉ RETROUVÉ…

ou la petite madeleine de Dame Ida [toujours non rémunérée]

Après avoir nettoyé la flaque de thé et les éclats de sa tasse qui avaient ruiné sa moquette, Dame Ida essaya maintes fois d’apaiser sa frustration en cherchant à attraper le chat en vain pour le passer au lave-vaisselle et au micro-ondes…

Dépitée et épuisée elle chiffonna la recette de chat en civet au vin et aux carottes trouvée dans son dernier numéro de Femme+ pour son déjeuner dominical.

Sa belle-mère devait venir manger… Dame Ida décida qu’elle se contenterait d’une part de tarte à la grimace. Elle la réussissait depuis bien des années pour elle !

Non… Dame Ida ne se laisserait pas démoraliser pour si peu! C’était une battante ! Elle était bien parvenue à détourner Toquéfada de son ambition pour la prêtrise et d’une grande carrière d’Inquisiteur !

Elle l’avait séduit et depuis, il se contentait de torturer et de brûler des sorcières en amateur dans sa cave…

De toute façon, il n’y en avait plus tant que ça en liberté de nos jours, et il n’aurait jamais pu gagner sa vie ainsi !

Anybref ! Elle avait tout de même réussi quelque chose dans sa vie !

Certes ses enfants en pleine crise d’ado lui attirait les regards courroucés des voisins du fait de leur déplorable habitude de se courir l’un après l’autre dans les cages d’escaliers de l’immeuble en brandissant les ustensiles de torture fauchés à leur père pour s’entre-tuer…

Et elle avait été convoquée par le proviseur de son fils le jour où le débat en instruction civique portant sur l’abolition de la peine de mort avait conduit leur aîné à regretter profondément d’avoir dû renoncer à devenir « exécuteur des hautes œuvres »…

Et il y avait cette sombre histoire avec sa fille en cours de biologie, lors d’expériences sur des batraciens… le professeur s’étant évanouie ne supportant pas très bien la façon dont sa pioupioute s’était bien amusée au médecin légiste sur les grenouilles…

Non ! Dame Ida n’allait pas se laisser abattre pour si peu !

Après tout, s’il n’y avait plus de Lapsang Souchong dans son placard, voire en Europe, Dame Ida avait d’autres possibilités pour se faire plaisir.

Proust avait sa petite Madeleine…

Et bien Dame Ida aussi : le Mélange Madeleine de chez Hédiard, délicatement vanillé et parfumé à l’huile essentielle d’orange était un véritable délice, et accompagnait très bien la nouvelle recette de scones qu’elle avait trouvée sur internet et qu’elle se promettait d’essayer un jour !

En effet, recherchant où l’on pouvait contourner l’embargo Européen supposé contre les thés fumés, Dame Ida s’était donc tournée vers les partisans du Brexit qui s’était affranchis de telles mesures…

Et comme Dame Ida n’aime pas la gnognote, elle avait carrément envoyé une petite lettre à une fameuse Nonagénaire drapée de robes aux couleurs vives et constellée de pierreries (mais si, vous savez… celle qui agite encore très gracieusement la main quand on la plante sur son balcon londonien, et qui file ensuite bouder à Pâlemoral pour tout l’été!), pour lui demander où elle-même se fournissait !

Son ami Charlot Kolmse à qui elle avait envoyé ses félicitations pour son divorce très lucratif d’avec le Docteur Jo Newattesön, lui avait donné son adresse postale.

La Nonagénaire lui avait fait répondre par un de ses nombreux secrétaires d’aller voir chez Fortnum and Mason (https://www.fortnumandmason. com/) si elle y était.

Puisque c’est en effet chez cette prestigieuse maison, sise depuis plus de trois siècles sur Piccadilly, que la Nonagénaire cousue d’or et son fils qui rêvait d’être le tampon hygiénique de sa nouvelle femme, se fournissaient.

Dame Ida s’en fut alors voir sur le site de la prestigieuse maison dont elle avait une fois par mégarde avalé une boîte entière de chocolats devant la télé…

Avant de réaliser que la personne qui la lui avait offerte avait déboursé près de 100 euros pour lui filer une crise de foie…

Elle craignait le pire, mais la boîte de Lapsang Souchong était proposée pour une dizaine d’euros les 125g… Ce qui était très raisonnable.

Un peu plus loin sur le site, elle trouva même LA recette de leur scones (ici : https://www.fortnumandmason. com/fortnums/scones-made-in- piccadilly ) !!!

Hélas ! La E-card de crédit de Dame Ida ne fonctionnait plus ! Impossible de commander son lapsang souchong par internet ! Là c’était trop !

Dame Ida essaya alors d’attirer le chat avec la souris de l’ordinateur, espérant pouvoir l’étrangler avec le câble pour se passer les nerfs…

Mais le chat ne fut pas séduit par la bestiole, que Dame Ida essaya de lui jeter à la tête pour l’assommer.

Malheureusement, le câble était trop court, et fit brutalement revenir la souris qui percuta l’écran, achevant définitivement son ordinateur ! La commande de lapsang était franchement compromise !

Dame Ida avait bien besoin de consolation et de Mélange Madeleine, faute de Lapsang Souchong…

Hélas, il n’y en avait pas davantage dans ses placards ! Elle se précipita donc sous la pluie battante vers la dernière boutique Hédiard « de proximité » qui n’était qu’à 20km de chez elle…

Après avoir subi les embouteillages du marché et victorieusement forcé le passage pour piquer la place que convoitait un bellâtre en voiture de sport, elle s’en fut sous les insultes de malotru vers la boutique de ses rêves, sans oublier d’agiter son majeur avec classe et distinction vers le type qui soudainement paraissait nettement moins beau, et encore moins jeune, au point que Dame Ida douta franchement que les dents et les cheveux du dit type lui aient toujours appartenu.

Évidemment dans la boutique noire et rouge, la vendeuse était débordée et la fit attendre deux trop longues minutes avant de venir la voir…

— Bonjour Madame, vous désirez ?
— Auriez vous du Mélange Madeleine s’il vous plaît ?
— Mais certainement ! Voyons voir…
10 minutes plus tard… après avoir retourné toutes les boîtes à thé du rayon…
— Hé Robert ? Tu sais où est rangé le mélange Madeleine ?
— Il est en rupture ! Cherche plus, Paulette !

Dame Ida sentit tout à coup sa main se crisper sur son parapluie, estimant d’un regard le nombre de clients présents dans la boutique et se persuadant que chacun d’entre eux pouvait constituer autant de témoins gênants devant une cour d’Assises si elle se laissait aller à son furieux désir de s’en servir pour empaler la vendeuse.

Se contentant de prendre son air le plus pincé et le moins aimable, Dame Ida redressa dignement la tête, rejetant une mèche comme elle l’avait vu faire dans les films par les bourgeoises élégantes, et tripotant un triple rang de perles imaginaires, elle repris plein de morgue :

— Et je suppose évidemment qu’il en est de même pour le lapsang souchong ?

Convenons en, une telle remarque par les temps qui courent était d’une vile mesquinerie…

Mais semblant ne pas le relever, la vendeuse esquissa un large sourire et répondit :

— Mais si, Madame, nous en avons !

Sous l’effet du choc, Dame Ida s’accrocha à son parapluie qui heureusement pouvait aussi servir de canne, afin de ne pas tomber.

Presque assommée, balbutiante, se prenant soudainement pour une tradeuse un jours de flambée boursière, Dame Ida bredouilla un « Je prends ! Je prends ! » qui tenait plus de l’éructation d’une junkie en manque que de la digne bourgeoise pour qui elle aurait encore voulu passer quelques fractions de secondes plus tôt.

Treize euros et 200 grammes plus tard, repartie de la boutique avec son précieux paquet, Dame Ida était prête à défendre chèrement sa vie et son thé, brandissant son parapluie tel un sabre, négligeant de l’ouvrir sous la pluie.

La pluie, on s’en fout ! Le paquet était étanche!…

Et c’est une fois séchée, bien au chaud chez elle, affalée dans son fauteuil le plus moelleux, que faute de mélange Madeleine, après un toast à la santé de la Nonagénaire chapeautée, Dame Ida se délecta du suave nectar, oubliant allégrement le chat qui ronronnait à ses pieds au point d’omettre de l’écraser d’un coup de talon !

Le Mystère Mystérieux du Thé Interdit [Par Ida]

Le Mystère Mystérieux du Thé Interdit

Par notre envoyée spéciale et non rémunérée, Dame Ida

Théinomane notoire, et accro aux petits gâteaux qui vont avec la cup of tea, Dame Ida se rendit un beau matin à son comptoir de thés préféré afin de refaire les niveaux des boîtes de ses mélanges favoris.

Earl Grey (parfait pour accompagner les scones et le Victorian Sponge Cake), Thé vert à la menthe et à la rose (pouvant être bu n’importe quand et sans sucre ni lait), mélange fruité de roibos pour le soir, Darjeeling pour les shortbreads, et… Pour aller avec les spécialités chocolatées… du Lapsang Souchong.

Et là, vlan ! Y en a pas !

Le vendeur en uniforme crème, avec toute la bonne éducation et le vocabulaire choisi qu’il a dû démontrer pour se faire embaucher dans ce lieu un peu select, explique à la pauvre Dame Ida dépitée, que non seulement il n’est plus en mesure de lui vendre la précieuse substance, mais qu’en plus, par-dessus le marché il ne sera pas en mesure de lui en vendre avant longtemps, de nouvelles réglementations européennes ayant proscrit l’importation de cette variété de thé.

Dame Ida senti alors les larmes lui monter aux yeux.

Déjà que la fermeture ces dernières années des deux magasins Hédiard de proximité l’avait privée de la possibilité de racheter sans aller au Diable, son Mélange Madeleine préféré (thé noir, subtilement parfumé aux huiles essentielles d’orange et de vanille) parfait en toute circonstance…

L’annonce fut un terrible et tragique choc qui la laissa sidérée.

Afin de mieux comprendre les tenants et aboutissants de cette sinistre affaire, Dame Ida parcouru la toile en long, en large et en travers… Et ce à plusieurs reprises…

Pour se rendre compte que si d’autres qu’elle avaient eux aussi tapé les mêmes mots clés dans leur moteur de recherche, les pages proposées par internet ne levaient absolument rien ou presque de l’énigme.

Tout au mieux mentionnait on de façon très vague que certains thés chinois pouvaient se trouver interdits d’importation car trop chargés en pesticides, les normes locales étant plus souples que les normes européennes…

Mais rien de plus spécifique concernant le Lapsang Souchong.

Dame Ida essaya alors de remobiliser ses vieux souvenirs de classe d’anglais et se lança dans l’écriture d’une longue bafouille au Sieur Charlot Kolmse, éleveur d’abeilles retiré des affaires londoniennes dans le Surrey, et dont certains de ses fans disaient qu’il s’agissait de son thé préféré…

Probablement pourrait-il alors éclaircir le mystère ?

A sa grande satisfaction, Dame Ida appris que le Sieur Charlot Kolmes avait été lui aussi sollicité pour les mêmes raisons par une très éminente nonagénaire chapeautée richissime souvent aperçue dans la presse people, habillée de couleurs acidulées et chargée de bijoux comme un sapin de Noël, et dont la principale activité est d’agiter sa main gantée d’un balcon ou à la fenêtre de sa voiture.

On la croise une fois par an paraît-il au Parlement, en train de nettoyer le sol avec une lourde serpillère géante en fourrure et velours, affublée d’un casque de sécurité étincelant de mille feux… et on lui propose assez vite de s’asseoir sur un siège totalement dément peu facile à caser dans le salon de n’importe qui, pour reprendre son souffle le temps d’un speech et de refaire le même chemin en sens inverse.

Mais ça… C’est une autre affaire… Surtout depuis que son mari refuse de lui servir de déambulateur dans ce genre de pinces-fesses.

L’intérêt de cette sollicitation prestigieuse, était que la dite nonagénaire cousue d’or et de diamants avait déjà largement rétribué le Sieur Charlot Kolmes, qui n’exigea alors aucun honoraire pour lui transmettre les informations à sa disposition avec un pot de miel de ses ruches… Qui au passage n’était guère fameux… Mais comme il était gratuit, il était bienvenu pour sucrer le rooibos du soir fruité de Dame Ida.

La réponse du Sieur Charlot Kolmes consistait en ces quelques lignes que je me suis permise de traduire (probablement avec quelques erreurs) afin de les rendre plus accessibles aux lectrices et lecteurs francophones :

« Chère Dame Ida,

C’est avec plaisir que je vous transmets gracieusement les quelques informations dont je dispose sur les raisons votre impossibilité à vous fournir en Lapsang Souchong.

Il faut tout d’abord comprendre réellement ce qu’est le Lapsang Souchong en revenant à l’étymologie des deux vocables qui s’associent pour le désigner. Le terme « souchong » renvoie non pas à un vieux chanteur français dont on peut encore se demander par quel mystère il parvient à écouler des disques depuis si longtemps, mais découle du terme chinois qui désigne de manière générique tous les thés fumés.

Le terme « Lapsang » quant à lui vient du mot chinois qui désigne la dernière feuille, plus épaisse, moins délicate et aux arômes peu subtils prélevée au théier lors de la cueillette.

Et oui, le lapsang souchong est un thé composé avec les feuilles les moins intéressantes du théier !

Cette feuille est traitée par oxydation afin de devenir un « thé noir » puis ensuite fumée, généralement avec un feu de bois d’épicéa (comme le saumon est généralement fumé au bois de hêtre !).

La légende voudrait que le Lapsang Souchong soit le fruit d’une erreur ou d’un accident, un peu comme votre tarte tatin…

En effet, au cours du XIXème siècle, dans un climat de relative instabilité politique (qui aboutira finalement à l’effondrement de l’Empire Chinois et à une « république » communiste), des cultivateurs de thé qui avaient mis leur récolte à sécher furent contraints de fuir leurs plantations avant qu’elles ne soient détruite.

Afin de ne pas perdre la récolte en cours de séchage, ils voulurent hâter le processus en mettant le thé au-dessus d’un feu de bois, ce qui laissa à la marchandise un goût fumé… (à l’instar du Scout qui passe à côté de vous après une soirée autour d’un feu de bois et qui ne s’est évidemment pas douché – NB : Je n’ai pas précisément testé le goût du Scout fumé n’étant pas cannibale comme une Belette, mais juste été incommodé par leur odeur en faisant la queue derrière eux à la boulangerie).

Le thé fumé ainsi obtenu était destiné à l’exportation européenne et surtout anglaise, les Chinois préférant garder les meilleures feuilles pour eux (n’oubliez pas qu’il s’agissait de « lapsang », c’est-à-dire des feuilles les moins bonnes), c’est avant tout en Occident que ce thé oxydé connût un véritable succès tandis qu’il était peu consommé en Chine.

Le Lapsang, ils ne souhaitaient pas le garder… Et lorsqu’il fut Souchoung ils s’en débarrassèrent encore plus volontiers.

Je connais d’ailleurs quelques mélomanes et amateurs de poésie française qui voudraient bien se débarrasser de leur Souchon également. On pourrait lui suggérer de rejoindre un certain Florent P. au Portugal où il pourrait bénéficier de super réductions d’impôts à condition de se taire à jamais… mais c’est une autre question.

Les informations dont je dispose maintenant sont hélas bien parcellaires et ne reposent que sur mes déductions personnelles issues du peu d’éléments et d’indices qui m’ont été transmis.

Les thés fumés étant exposés à des composants carbonés peuvent être devenus potentiellement cancérogènes, cancérigènes ou oncogènes (trois mots qui veulent dire la même chose et renvoient à la même cruelle réalité), à l’instar de la viande fumée, du saumon fumé, du barbecue, et de la cigarette pourtant bien plus addictogène et meurtrière (elle tuerait un consommateur sur deux) mais qu’on laissera en vente libre puisqu’elle permet de moins payer de retraites et d’engranger plus de taxes en faisant croire que les gens coûteraient moins cher à la société lors de leurs dernières années de vie s’il ne fumaient pas, ce qui est rigoureusement faux si on considère les coûts de la grande dépendance des sujets très âgés qui n’ont pas fumé.

Le potentiel oncogène des thés fumés serait considérablement augmenté par la saturation en pesticides des thés de Chine que l’Union Européenne aurait dans le collimateur.

La Chine se débarrassait déjà des feuilles de thé dont elle ne voulait pas, alors si en plus, elles sont pleines de pesticides et rendues potentiellement plus toxiques à cause du fumage, où va-t-on !

Bien entendu, on pourra rappeler que le tabac dont on fait les cigarettes n’est pas moins chargé en pesticides et aussi en substances aromatiques ou de texture… majorant l’effet addictogène et cancérigène… Mais ce serait de la mesquinerie, évidemment.

En tout cas, d’après certaines rumeurs, un grand nombre d’aristocrates britanniques auraient convaincu en sous-main certains parlementaires de rouler pour le Brexit et la sortie de la Grande Bretagne de l’Union Européenne, simplement pour pouvoir à nouveau importer chez eux ce thé interdit dont il paraît qu’il peut encore se commander sur certains sites internet…

Mais pas sur tous… D’ailleurs, la dénomination « Lapsang Souchong » n’est plus au catalogue de Mariage, de Dammann, de Kusmi, Hédiard…, on pourra vous y proposer d’autres variétés de thés fumés, mais dont le goût restera éloigné de celui du Lapsang Souchong.

En revanche on trouvera une référence de Lapsang Souchong pour 17 euros les 90g sur la boutique en ligne de Fauchon… S’agit-il de vieux stocks pas encore totalement écoulés ? D’un contournement de la loi par le biais d’internet ? Quelque chose serait-il en train de bouger ? De nouvelles techniques de fumage ou des jardins chinois répondant à des normes de culture plus conformes aux attentes européennes seraient-ils en voie d’apparition ? La recette de ce mélange ne serait-elle pas la recette originale ?

Je ne suis malheureusement pas en mesure de répondre davantage à la question pour le moment car les maisons de thé semblent peu communiquer sur le sujet de peur que le public qui voit dans le thé un produit de santé ne finisse par le bouder : la mise en cause de la saturation en pesticide des thés chinois ne concernerait pas que les thés fumés ou le Lapsang Souchong mais toutes les autres importations.

C’est ce qui explique probablement l’absence d’informations claires sur la toile…

Absence d’informations qui nous laisse hélas à nos conjectures et ne fait pas autre chose que de souligner l’existence d’un complot international des marchands dirigé par un certain Maury Harty qui a sans doute utilisé le scandale du Lapsang Souchong pour favoriser le Brexit et spéculer sur la baisse de la livre sterling ».

Le Sieur Charlot Kolmse termina sa lettre par quelques badinages à faire rougir, vantant les formes généreuses et appétissantes de Dame Ida, et sur la beauté de sa voix qu’il comparait à celle d’une ancienne gloire des scènes lyriques, une certaine Irena Delair qu’il avait bien connue dans un sens, mais pas bibliquement s’empressa-t-il de préciser de peur que cessent les rumeurs sur son mariage tardif supposé avec un certains Jo Newattsön, et qui lui permettait de bien écouler son miel dans les milieux interlopes LGBT et asexuels fans de fandoms de la toile.

Mais en dire plus sur ce registre consisterait à lever le voile sur des affaires très intimes qui ne nous regardent pas, ce qui fait que nous ne nous étendrons pas sur la question.

Dame Ida en fut quitte pour perdre quelques euros afin de goûter un ersatz de thé légèrement fumé sans grand intérêt qu’elle essaie d’écouler en le proposant à sa belle-mère lorsqu’elle s’invite pour le thé, attirée par les odeurs diaboliques de pâtisserie émanant de sa cuisine.

Il est vrai que ses afternoon tea agrémentés de son sponge cake à la strychnine, ses scones à l’arsenic, et ses sandwiches au beurre moules périmées (qui remplacent avantageusement le crabe), et ses petits fours à la Landru ont résolu bon nombre de ses embarras sociaux.

Dame Ida, se prit alors à rêver d’une invitation dans la résidence écossaise où la nonagénaire aux jolies robes s’enferme pour bouder (le château s’appelle depuis « Pâlemoral »), pour prendre un vrai thé fumé dans les règles du lard, en compagnie d’autres aristocrates comme Lady Gaga ou des stars du showbiz comme les nouveaux mannequins vedettes de mode pour bébés comme Georges et Charlotte, qui tels de parfaits top-models ont appris à tirer la tronche en lisant dans The Sun que leur dévergondée de maman leur préparait un petit frère ou une petite sœur, pendant que leur père apprenait à retirer des draps recouvrant des plaques commémoratives par-ci par-là où à couper des rubans avec des gros ciseaux…

Peut-être y serait-elle également présentée à ses stars préférées, Hercule Poivrot, Miss Marble et Agatha Chippie ?

Ah ! si seulement… Vautrée dans son fauteuil, le sourire aux lèvres et la tête à Pâlemoral, Dame Ida sombra dans son abîme de rêverie, imaginant le buffet de scones et de pâtisseries proposés dans le grand monde… sans se rendre compte que sa main tenant son ultime tasse de Lapsang Souchong relâchait sa prise et laissait écouler le divin nectar sur ses pieds… « Sa mère la pute qui suce des ours morts en enfer ! » s’écria-t-elle alors dans un sursaut rageur, tant sous l’effet de la douleur de ses pieds ébouillantés, de ses Loboudins ruinées, et du thé perdu.

Elle jeta sa tasse vide à travers la pièce en visant le chat qu’elle n’avait pas encore réussi à faire entrer dans le grille-pain, en hurlant : « Ben puisque c’est comme ça, je me mettrai au café ! ».

TEA TIME : vous reprendrez bien une cup of tea [PART 2/2]

Après quelques petits rappels historiques nécessaires pour tout savoir sur le carburant sans lequel les auteurs de polars anglais ne pourraient écrire, nous allons aborder aujourd’hui quelques règles de base de sa préparation, histoire de n’avoir pas à rougir si Her Magesty The Queen venait frapper à votre porte pour le tea time ».

Bon d’accord… ce serait mieux avec une recette de sponge cake… Car un afternoon tea sans scones et sponge cake est une hérésie… Mais bon… Faut pas pousser ! C’est un blog littéraire chez Belette ! Et c’est une Cannibale ! Pas une mangeuse de cakes ! Il lui faut de la viande encore tiède à autopsier !

Comme pour les vins, les thés se regroupent en familles de couleurs (noir, bleu, vert, jaune, blanc), mais en aussi en pays (Chine, Japon, Inde) ou régions de production (Darjeeling, Assam, Ceylan etc…)…

Et pourront prendre des noms particuliers en fonction des saisons ou des modes de préparation.

Le thé n’est pas une boisson uniforme, mais un ensemble quasiment infini d’arômes et de nuances subtiles.
Au restaurant, lorsque l’on commande du « vin » on vous demandera de préciser si vous voulez qu’il soit rouge, blanc, rosé, sec, moelleux, pétillant ou non, fruité, tanique… si vous voulez un bordeaux, un bourgogne un côte du Rhône, un vin d’Alsace de Loire ou d’Arbois…

Quand on ne vous propose pas les vins des autres pays du monde ! On peut ne pas aimer le rouge, et adorer le blanc… ne pas aimer les bordeaux et préférer les bourgognes… Etc…

De fait… j’aurais tendance à penser qu’on ne peut pas dire qu’on n’aime pas le thé tant qu’on ne les aura pas goûté tous !

Si le thé vert (« gunpowder ») à la menthe fraîche très sucré est une tradition bien ancrée dans le moyen orient, et si le très britannique et fameux Comte (« Earl » en anglais) Grey (pitié ! Pas celui des 50 nuances !!!) nous a légué un thé noir parfumé à la bergamote pour faire plaisir à sa femme, la tradition des thés aromatisés reste très française.

Les thés aromatisés représentent un tiers des ventes par chez nous…

Si les thés aromatisés de la grande distribution associent dans leurs sachets de la poudre de thé issue des feuilles de moindre qualité sans caractère et sans subtilité à des cristaux d’arômes artificiels souvent très agressifs pour l’estomac, les marchands de thés spécialisés qui proposent des thés plus qualitatifs, vendrontdes feuilles ou brisures de feuilles aromatisées par des huiles essentielles naturelles.

Les fleurs ou morceaux de fruits séchés ajoutés au thé pour faire joli et « naturel » n’apportent en réalité rien au goût entièrement porté par les huiles essentielles dont on a imprégné les feuilles.

NB : sur les boîtes de thé, du fait d’un flou juridique, la mention « arômes naturels » ne garantit en rien que les arômes soient réellement naturel si la nature de l’arôme n’es pas précisée (comme par exemple « arômes naturels de bergamote »).

Je vous avoue que le petit passage du reportage de France 5 nous expliquant quels produits mélangeant chimie et poussière de thé de qualité zéro on nous vend aujourd’hui dans la grande distribution, a eu le don de me faire monter ma tension, surtout quand on sait que la consommation de thé est très entretenue par sa réputation de produit bon pour la santé !

Feu Jean Pierre Coffe nous aurait lancé un tonitruant « C’est de la merde » bien mérité !

Au-delà du choix de la qualité du thé (poudre commune insipide aromatisées aux cristaux corrosifs vs feuilles entières de qualité aromatisées ou non avec des huiles naturelles), la réussite d’une bonne tasse de thé passe par d’autres critères très délicats.

La théière peut être de n’importe quelle matière. Il est juste conseillé de faire attention à ce que votre bec verseur ne verse pas à côté (certaines théières très jolies inondent toute la table avant que votre tasse soit pleine !), de n’utiliser qu’une seule sorte de thé avec une théière en terre cuite (la terre s’imprègne des arômes du thé), et de se contenter de les rincer à l’eau tout de suite après usage (l’astringence du thé dispense de l’utilisation de produit vaisselle qui mal rincé peut gâcher le goût de la prochaine préparation).

Il est conseillé d’ébouillanter sa théière par une première eau que l’on videra, avant de la remplir avec le thé et l’eau du thé. Elle maintiendra mieux la chaleur du breuvage.

Le choix de l’eau réclame plus de précautions : il ne faut jamais utiliser d’eau minérale. Seulement de l’eau de source ou de l’eau du robinet filtrée et qu’on laissera reposer quelques minutes pour évacuer le chlore.

Le calcaire et les minéraux fixent les tanins et renforcent leur goût au point d’altérer les arômes du thé. On peut s’aider d’un thermomètre de cuisine pour vérifier la température.

Pour l’eau à 95°C, il faut savoir que c’est la température atteinte dans la bouilloire juste avant l’ébullition. Il est dit qu’un bon anglais est censé savoir à l’oreille à quel moment il doit arrêter sa bouilloire !

Le Dosage : Le site du Palais des thés recommande un dosage de 6g/30cl pour la grande majorité des thés. Malheureusement nos balances de cuisines ne sont pas toujours assez précises. Certains site proposent de mettre une cuillère à café de 2 à 2,5g par tasse…

Mais là encore difficile de peser… et ces sites ne précisent pas la contenance de la tasse (cela étant la tasse a thé est plus grande que la tasse à expresso – je crois que le mug a une contenance de tasse à thé).

Le mieux est encore d’utiliser une cuillère à dosage vendue dans les magasins spécialisés. C’est un investissement raisonnable qui permet d’éviter les erreurs.

Chaque type de thé réclame une température d’eau et un temps d’infusion qui lui est particulier. Une eau trop chaude casse le goût du thé… Une eau trop froide ralentit ou empêche une bonne infusion… Un temps d’infusion insuffisant rendra le thé insipide et un temps trop long le rendra amer ou acide… Voici donc quelques données pour s’y retrouver :

THÉS NOIRS (Chine, Ceylan, Assam, Darjeeling, Pur Erh) : Température entre 80°C et 95° – Infusion entre 3 et 5mn (jamais plus et pour le Pur Erh pas moins de 4mn)

THÉS VERTS (parfumés ou pas) Température entre 70°C et 75°C pendant 2 à 4 mn (trop acide au-delà).

THÉS BLANCS (très rares et aux arômes très délicats) Température 70°C temps d’infusion entre 5 et 10 minutes

OOLONGS (une technique d’infusion plus complexe existe mais… c’est pour les pros !) : Température 95°C pendant 5 à 7mn

THÉ AU JASMIN (méthode déterminée par les exigences du jasmin) : Température 70°C-75°C pendant 3 à 4 minutes

THÉS PARFUMÉS (des thés noirs le plus souvent) OU FUMÉS (lapsang souchong) Température 80-95°C pendant 4 ou 5 minutes

THÉS ROUGES ou Rooibos : il ne s’agit pas réellement de thé mais d’une plante dont la saveur est voisine et qui ne comporte pas de théine. La nouvelle législation ne permet d’ailleurs pas de le vendre sous la dénomination « Thé » Ils sont rarement employés seuls mais dans des mélanges aromatisés – Température 90°C pendant 5 à 6 minutes.

Une fois que l’infusion est terminée, il ne faut JAMAIS laisser le thé dans la théière.

Pour finir je ne saurais que trop recommander de considérer le thé avant tout comme un produit de plaisir et de convivialité plus que comme un produit de santé.

En effet, même si le bio (peu de thés peuvent garantir l’être réellement et les certifications locales en matières de pesticides et engrais sont peu exigeantes) et le détox sont aujourd’hui à la mode, même si l’on vous assure que la teneur en antioxydant du thé (vert en particulier – les thés noirs ou aromatisés ne sont pas concernés) aurait des vertus préventives contre le cancer…

Les médecins n’en ont actuellement pas la preuve, et vous rappelleront que si vous fumez ou avez une hygiène de vie ou alimentaire déplorable… boire des litres de thé vert ne servira à rien d’autre qu’à vous faire aller souvent aux toilettes et à favoriser des carences en fer (le thé empêche la fixation du fer), et par conséquent à favoriser l’anémie (le fer est la composante principale de l’hémoglobine nécessaire à nos globules rouges) notamment chez les femmes du fait de leurs embarras mensuels et éventuels régimes.

Donc… À consommer avec modération ! Et oui… même le thé !

Voilà maintenant que vous savez toutes les bases de ce qu’une honnête femme doit savoir sur le thé et surtout pour ne pas le rater… Je n’ai plus qu’à vous dire : « À vos théières ! »

TEA TIME : vous reprendrez bien une cup of tea ? [PART 1/2]

© Article rédigé par Ida et illustré par la Belette-Cannibal Lecteur

Apprécier une aventure de Sherlock Holmes, d’Hercule Poirot ou de Miss Marple ou tout autre bon thriller made in Britain réclame que le lecteur se mette dans des conditions optimales afin de porter l’expérience à son paroxysme.

La « cup of tea » s’impose d’autorité comme le breuvage adéquat pour de telles lectures, comme le Sauterne est devenu le partenaire indissociable du foie gras !

Dame Belette m’a chargée de convaincre les dernières récalcitrantes des bienfaits du thé en vous imposant une petite leçon de chose afin de vous ôter le souvenir des médiocres Teawings, Clipton et Laid-les-Faons qui ont traumatisé tant de papilles et d’estomacs, et vous rendre l’envie de découvrir toutes les richesses des bons thés de qualité.

La diffusion d’un récent reportage sur Arte**, quelques pages de Wikipedia*, de blogs et autres sites de références sur le thé m’ont permis de compiler toutes ces informations de base d’une absolue nécessité pour qui veut bien se lancer dans une expérience positive de la découverte du thé.

Car oui, mesdames et messieurs, il vous est très officiellement recommandé dès aujourd’hui de balancer à la poubelle tous ces sachets remplis de poussières de thés de dernières catégories dont le mauvais goût est simplement écrasé par… des arômes chimiques propices à vous attaquer l’estomac.

Mais… Comme c’est ici un blog littéraire, et non une annexe de Marmiton, avant de passer aux conseils de dégustation, faisons un petit détour culturel et un rappel historique qui nous permettra de briller en société, lorsqu’on ne sait plus quoi se dire lors d’un afternoon tea chez la très pure et très chaste Lady Marmelade.

Or donc… On retrouve les premières traces attestées de la consommation de thé en Chine au cours du deuxième siècle avant Jésus Christ, bien que la légende voudrait qu’il fût déjà connu depuis 2000 ans avant cette date, après que l’Empereur Shennong n’ait bu une eau qu’il avait fait bouillir (ben oui, pas de robinet avec eau chlorée ou de carafe Brita à l’époque !) et dans laquelle était malencontreusement tombée une feuille d’un arbre à thé soit d’une certaine espèce de camélia (je vous déconseille fermement de vouloir utiliser celui que Monsieur votre Chéri vous ramènera de chez la fleuriste).

C’est au cours du VIIIe siècle (après JC) qu’un certain LU YU rédigera le premier ouvrage consacré au thé.

À cette époque, la feuille est réduite en poudre et compactée et séchée en brique que l’on gratte pour en extraire la poudre lorsqu’on veut la réutiliser.

Le problème c’est que la conservation n’est jamais très bonne à cette période et que des parasites et insectes contaminent les briques (qui ressembleraient presque à un fromage Corse!).

La poudre extraite est alors grillée, bouillie avec du sel, et d’autres ingrédients aromatiques (gingembre, oignons…) et servie sous forme de mixture épaisse appréciée pour ses vertus revigorantes.

Le thé est alors si précieux qu’il est utilisé comme monnaie de troc et que le gouvernement établit un monopole.

Entre le IXe et le XIIIe siècle, la conservation des briques semble s’améliorer car on commence à préparer le thé battu.

La poudre de thé est grattée sur la brique et incorporée dans une eau chaude à l’aide d’un petit fouet.

C’est ainsi qu’il se prépare toujours lors de la cérémonie du thé japonaise.

En effet, c’est au XIIe siècle que le thé et ses briques sont introduits au pays du Soleil Levant où il est encore aujourd’hui conservé également sous cette forme.

C’est au XIVe siècle sous la fameuse dynastie des Ming que le thé infusé fait son apparition.

On ne fait plus de brique de poussière de thé, mais on conserve les feuilles entières pour les sécher. On les plie ou les roule de façons différentes en fonction des régions, ce qui permet de mieux repérer les origines des thés.

Le thé infusé nécessite alors une théière, et des tasses, ce qui vient enrichir la diversité de l’art des céramiques et porcelaines chinoises en plein essor à cette époque.

A la fin du XVe siècle Vasco de Gama ouvre la route maritime vers les Indes. Quelques décennies plus tard, vers la moitié du XVIe siècle, le Portugal commence à importer le thé à partir de ses comptoirs du Japon.

Le thé de Chine quant à lui arrive en Europe et dans le Moyen Orient en passant par la Russie, par la fameuse route de la soie.

C’est au cours du XVIIe siècle que le thé se popularise progressivement en Grande Bretagne et en Europe.

Au XIXe la Duchesse de Bedford, amie de la Reine Victoria se rend célèbre en instituant la tradition de l’Afternoon Tea (thé accompagné de sandwiches salés, de scones et de pâtisseries, dont le fameux victorian sponge cake) voulant imiter la tradition perdue des salons mondains parisiens disparue depuis la révolution française.

Cette tradition revisitée par nos voisins britanniques revint en France au cours du XIXe…

C’est à cette même période que le thé d’abord Chinois, puis Japonais, commença à être cultivé en Inde sous l’impulsion des anglais (l’Inde était une colonie britannique) qui avaient découvert dans la région d’Assam une espèce locale de théiers.

La culture du thé s’étendra alors de l’Himalaya (Dardjeeling) jusqu’à Ceylan.

La culture du thé s’est étendue dans de nombreuses régions à partir de variétés diverses d’arbres à thé, qui vont développer des arômes subtilement différents en fonction de la saison de la cueillette, ou du fait que l’on cueillera les bourgeons (pour les thés blancs) ou les feuilles les plus tendres…

TO BE CONTINUED…

Voilà, vous vous coucherez moins bêtes ce soir… et vous saurez tout, tout, sur le… THÉ en regardant le reportage de FR 5 dont Ida m’a gentiment passé le lien !

À bientôt pour la suite (et fin) de cette immersion dans l’Histoire du thé !

*https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_th%C3%A9
**https://www.youtube.com/watch?v=Qt_eT2e1UtM&t=280s

Tea time [and coffee] : Tag avec Stelphique

Cannibal Lecteur : C’est sur le blog de Bianca que j’ai chipé ce petit TAG. Le thé est une boisson que j’apprécie beaucoup, surtout par fortes chaleurs ou grands froids…

Stelphique : Moi aussi Grande Amatrice de tous les thés, ce Tag alliant Thé/Lecture me branchait plus que tout !

Bref, je comptais faire le TAG. La petite nouveauté c’est qu’il sera réalisé avec ma binômette Stelphique et que puisque nous sommes amatrices de café, on a ajouté une section kawa. Sans le bô Georges Clooney à côté de la machine, mais avec toute notre verve livresque.

Et là, c’est juste l’idée de folie, parce que Thé/Café/Lecture, c’est encore plus de bonheur Je vous dis pas quand Cannibal Lecteur m’a proposé cette jolie extension comme j’étais trop contente !!!! Elle est si géniale ma binôme, plein de ressources cette fille, j’adooooooooooooooooooooore!

En principe, si je n’avais pas fait ma Blonde, nous aurions dû faire le TAG Musique à deux… mais bon, parfois je capte pas bien.

Ouais je crois qu’on aurait encore plus rigolé sur celui-ci !!! Parce que vive les mêmes références et délires similaires !!!!

Comme toujours, je triche un peu !

Ben forcement, sinon on te reconnaitrait pas….^^

English breakfast tea – Un livre que tout le monde t’as recommandé et que tu as donc fini par lire…
Cannibal Lecteur :
Heu, il y en a assez bien, mais je dirais que le dernier était « Nous rêvions juste de liberté » de Loevenbruck. Sans les potes de la blogo, je ne l’aurais même pas regardé. J’aurais perdu une superbe lecture.

Et oui que feriez sans nous?!!!!;)

Stelphique : On me conseille rarement des livres, c’est plus dans l’autre sens que ça fonctionne. Donc vive la blogo, pour piocher les bonnes idées! 😉

Earl Grey – Un livre sombre qui t’as laissé une forte impression même après l’avoir terminé…
Cannibal Lecteur : Mon premier traumatisme littéraire de jeunesse « Mon ami Frédéric » de Hans Peter Richer. Il y a aussi « La plupart ne reviendront pas » d’Eugenio Corti. Comme je triche, j’ajouterai « Le village » de Dan Smith, « Grossir le ciel » de Franck Bouysse et « Une terre d’ombre » de Ron Rash.

Stelphique : Je dirais Miserere de Grangé. Très dérangeant cette idée de mettre le Mal absolu dans des enfants. Je ne m’en remets toujours pas, mais niveau lecture , super évidemment !

Rooibos – Un livre qui t’as fait découvrir un autre pays que le tien…
Cannibal Lecteur : Le roman de Deon Meyer « Les soldats de l’aube » et « La tuerie d’octobre » de Wessel Ebersohn qui m’ont fait découvrir des pans peu reluisant de l’Afrique du Sud et de son apartheid.

Stelphique : J’ai été surprise et enchantée de partir en Mongolie, avec Yeruldegger de Ian Manook. C’est rare cette destination, donc d’autant plus intéressant.

Chaï – Un livre de ta PAL, que tu es sûre d’aimer avant même de l’avoir lu…
Cannibal Lecteur : Heu, j’hésite, j’en ai tellement… allez, mes dernières acquisitions : « Trait Bleu » de Jacques Bablon, sans oublier « Et justice pour tous » de Michael Mention et « Lonesome Dove » de Larry McMurtry.

Stelphique : allez moi aussi je pioche dans les nouveautés de ma PAL!!!!;) Donc « Trait Bleu » de Jacques Bablon (tiens c’est si bizarre, ça!!! Une autre LC ma binomette ???) et « Revival » de Stephen King.

Darjeeling – Une pépite que tu aimes tellement que tu la recommandes à tout le monde…
Cannibal Lecteur : Je recommande rarement des romans autour de moi car peu de gens lisent chez moi. Du moins, pas comme moi ! Sur la blogo, je ne fais pas non plus de la pub pour un seul livre, tout le monde n’ayant pas les mêmes goûts.

Stelphique : Souvent mes coups de cœur du moment, mais je crois que celui que je suis arrivée à convaincre le plus de lecteurs occasionnels, c’est « Nous rêvions juste de Liberté » de Loevenbruck.

Oolong – Le genre livresque que tu considères comme ton péché mignon…
Cannibal Lecteur : Les romans policiers à énigmes. Des vrais madeleines de Proust que sont devenus tous les Sherlock Holmes de Conan Doyle ou les Hercule Poirot de la mère Agatha Christie. Les déductions pour Holmes, les sorte de huis clos pour Poirot et la réunion de tous les protagonistes… j’adore !

Stelphique : La Bit-Lit. C’est pas mon genre de lecture préférée, mais quand je craque, je me régale.

Ginseng – Un livre qui t’as fait sortir d’une panne livresque…
Cannibal Lecteur : Vu mon stock, ma dernière panne livresque doit remonter à l’époque lointaine où j’avais 12 ans ! Sinon, je dirais qu’en décembre 2001, n’ayant pas de roman pour lire dans le train (oublié le mien à mon studio et là j’étais en visite chez mes parents),c’est ma sœur qui m’a dépannée en me mettant dans les mains le tome 2 de J.K Rowling « Harry Potter et la chambre des secrets » que je me refusais à lire. Je l’ai lu et j’ai continué la série !

Stelphique : Les pannes livresques ça arrive, mais, comme moi, ça tient de la folie pure, je ne peux m’empêcher de lire quand même, mais si je suis au creux de la vague, je prends souvent un Jeunesse. Pas prise de tête de préférence….

Camomille – Un livre qui t’as endormi et que tu n’as pas pu finir…
Cannibal Lecteur : immanquablement « Le roi en jaune » de Robert William Chambers. Il aura la palme de la plus belle sieste. C’est le dernier qui m’a endormi, sinon, j’ai les noms des autres aussi, si jamais vous étiez insomniaques.

Stelphique : « Songes de Mevlido » de Antoine Volodine, mais bon rien que déjà le titre il donnait envie de dormir, j’aurai du me méfier!!!!

Thé au jasmin – Un livre qui t’as chamboulé mais que tu n’as pas pu reposer avant de l’avoir fini…
Cannibal Lecteur : Il y a eu dernièrement « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » de Harper Lee que j’ai failli dévorer en une seule journée. Dommage que je devais me lever tôt le lendemain, sinon, je le bouffais tout cru ! Et pour me chambouler, il m’a chamboulé. Idem avec « Sweet Sixteen » d’Annelise Heurtier.

Stelphique : « Wave« , de Sonja. Un témoignage bouleversant, une confidence que je n’arrivais pas à lâcher. 

Thé vert Matcha – Le livre que tu considères comme le joyaux de ta bibliothèque…
Cannibal Lecteur : Je dirais une édition anglaise du canon holmésien, en provenance toute droite du musée de Sherlock Holmes à Londres. J’ajoute aussi mon édition bilingue de chez Omnibus dans mes joyaux. Allez, soyons fous, on peut prendre toute ma collection littéraire holmésienne en fait… ainsi que les mémoires de Valérie T. en 36 volumes ! PTDR

Stelphique : C’est toute ma bibliothèque que je trouve être mon joyau de la maison, mais je dirais pour le coté sentimental, les Stephen King (d’époque) de ma grand mère.

Stelphique : Non mais là, je suis juste horrifiée !!!! Why ??? What ???? Pas de thé à la menthe ??? Mais c’est quoi ce TAG qui connait pas la douceur d’un très oriental moment ????!!! Pour qui veut, je peux vous en faire un merveilleux, j’ai eu ma formation auprès de ma belle famille…Il est fabuleux avec les gâteaux qui vont avec…. 😉 (Dix kilos plus tard….)

Cannibal Lecteur : T’énerves pas ma binômette, la Belette Cannibal va réparer l’oubli horrible. Oui, moi aussi j’adore le thé à la menthe !

Thé à la menthe – Le roman oriental de ta bibliothèque…
Cannibal Lecteur : Là, c’est la colle ! Ah, si, ça me revient, j’ai un roman de Marek Halter qui met en scène, de manière romancée, Fatima, la fille du prophète Muhammad.

Stelphique : Je dirais l’édition en quatre volumes des Contes des Milles et Une Nuits… Mais bon aussi la fameuse trilogie de Marek Halter que ma binôme vient de nommer !!! 😉

Café filtre — Le livre dont on voit le fond mais qu’on aime bien une fois de temps en temps…
Cannibal Lecteur : La collection des « Wiggins », romans de Béatrice Nicodème, rayon jeunesse. On y parle de Wiggins, le meneur des « Baker Street Irregulars », de Sherlock Holmes, mais bon, ça reste léger, très léger.

Stelphique : la saga Twilight. C’est cousu de fil blanc, mais c’était quand même un plaisant moment de lecture, je pense par contre que si je le relisais aujourd’hui, ça ne me ferait plus le même effet….(10 ans ont passé quand même !!!)

Expresso — Le roman noir bien serré qu’on a lu ou qu’on aimerait se faire…
Cannibal Lecteur : « Les mois d’avril sont meurtriers » et « J’étais Dora Suarez » de Robin Cook (l’anglais !) dans ceux que j’ai fait. L’excellentissime « La bête contre les murs » de Bunker. Dans ceux que j’aimerais déguster, il y a « Et justice pour tous » de Mention ainsi que « Trait bleu » de Bablon.

Stelphique : Ça sera ma prochaine lecture, mais je le sens d’ici qu’elle va être noire cette lecture : Perfidia de James Ellroy.

Américano — Le roman noir allongé (pas trop noir quoi)…
Cannibal Lecteur : Les romans de R.J Ellory. Un contexte social, mais pas QUE ça, des enquêteurs, des vrais, des assassins, un tableau assez sombre des États-Unis, sans être tout aussi Noir que ceux des pères fondateurs du Roman Noir.

Stelphique : Il était noir de chez noir !!! « Natural Enemies » de Julius Horwitz.

Macchiato — Le roman corsé mais onctueux en bouche…
Cannibal Lecteur : Mes romans Western publiés chez Actes Sud dans la collection « L’Ouest, le vrai ». Une collection dirigée par Bertrand Tavernier, ainsi que mes western publiés chez Gallmeister. On est loin des westerns gentillets, on est dans l’ouest, le vrai, c’est corsé, âpre, on ne rigolait pas tous les jours, on risquait même de se faire refroidir, mais le tout est onctueux parce que les histoires sont bonnes et qu’elles me font chaud au cœur lorsque je les déguste.

Stelphique : « Les Neufs Cercles » de R.J.Ellory. On ne ressort pas indemne d’une telle lecture, mais la plume de l’auteur reste divine!

Cappuccino — Le roman gourmand, celui qu’on se garde pour les jours où on a moins la forme…
Cannibal Lecteur : Les romans de Gilles Legardinier sont parfaits pour les lectures gourmandes. On rit, on pleure, ça fait un bien fou.

Stelphiqu : « Charley Davidson » de Darynda Jones, avec un cappuccino, ben c’est juste merveilleux !

Blue Montain — Le grand cru parmi nos romans…
Cannibal Lecteur : Là, c’est la colle parce que j’en ai des tas. Les écrits canoniques de Conan Doyle, mon édition ancienne de « Jane Eyre », mes vieux romans de Perry Mason, édités dans la collection Presse de la Cité…

Stelphique : Sans hésitation, « Papillon de Nuit » de R.J.Ellory. Mon coup de foudre de l’année !!!! (© Cannibal approuved)

Café biologique — Le roman édité par une petite maison d’édition et qui vaut la peine d’être mis en lumière…
Cannibal Lecteur : Je dirais les romans de la petite maison d’édition « Caïman ». Chez eux, la notion de Territoires n’est pas vaine, tous les polars ont un ancrage dans différents terroirs. De plus, la maison d’éditions est tenue par deux passionnés, et ils ont des soucis. Si j’avais dû faire ce TAG il y a quelques années, j’aurais dit « Gallmeister » et « Mirobole » mais je pense que maintenant, ils n’ont plus rien de petits, mais tous des grands. Dans le bon sens !

Stelphique : Il me tient à cœur de parler donc de « 2097 Mémoires de mon père », de Jérôme Bezançon. Il est édité aux éditions Atria. Un trésor de SF, avec une plume très actuelle et un auteur vraiment sympa !!!!!

Pacamara — Le roman où beaucoup de sujets se mélangent…
Cannibal Lecteur : Je dirais ceux du duo Giacometti et Ravenne : romans policiers ésotériques, historique, maçonnique. Idem avec les romans de Steeve Berry ou de David Gibbins. De temps en temps, ça change de pareilles lectures, même si certaines sont un peu légères ou finissent par toutes se ressembler.

Stelphique : c’est vrai que les romans de Steeve Berry sont passionnants, mais ceux de Dan Brown également, je me régale dès que j’ouvre un de leurs livres!!!!;)

Stelphique : Le meilleur moment du café, c’est celui que je partage aux alentours de 13h. Que ce soit avec mes collègues de boulot, ou avec ma binôme, virtuellement. J’en suis accro à celui là !!! C’est pour cela que mon meilleur moment de lecture c’est celui que je partage avec Cannibal Lecteur, je suis addict à nos LC donc que ce soit avec du Thé ou avec du café, la lecture partagée reste pour moi le Nec plus Utra ! Merci à Belette pour ses moments de délire, contente d’avoir pu aussi partager autour d’un TAG.

Cannibal Lecteur : Le café, j’en suis accro aussi. Une première tasse à 7h, une autre à 8h, sans oublier celle de 9 et de 10h. Après le repas, aussi, vers 15h à la pause, et puis, ma meilleure, c’est celle du soir ! 7 par jour, presque, si pas plus. Les jours où je dois créer les intros de nos LC, je carbure au café pour trouver l’inspiration afin de contenter ma binôme et nos lecteurs. Les 15 du mois sont attendus, pire que si c’était un jour où on toucherais nos salaires.