Le dernier message : Nicolas Beuglet

Titre : Le dernier message

Auteur : Nicolas Beuglet
Édition : XO Thriller (17/09/2020)

Résumé :
Voulez-vous vraiment connaître la vérité ? Le dernier message pourrait vous plonger dans des abysses d’angoisse et de folie…

Île d’Iona, à l’ouest de l’Ecosse. des plaines d’herbes brunes parsemées de roches noires. Et au bout du  » Chemin des morts « , la silhouette grise du monastère.

Derrière ces murs suppliciés par le vent, un pensionnaire vient d’être retrouvé assassiné. Son corps mutilé de la plus étrange des façons. C’est l’inspectrice écossaise Grace Campbell qui est chargée de l’enquête. Après un an de mise à l’écart, elle joue sa carrière, elle le sait.

Sous une pluie battante, Grace pousse la lourde porte du monastère. Elle affronte les regards fuyants des cinq moines présents. De la victime, ils ne connaissent que le nom, Anton. Tous savent, en revanche, qu’il possédait un cabinet de travail secret aménagé dans les murs. Un cabinet constellé de formules savantes…

Que cherchait Anton ? Pourquoi l’avoir éliminé avec une telle sauvagerie ? Alors qu’elle tente encore de retrouver confiance en elle, Grace ignore que la résolution d’une des énigmes les plus vertigineuses de l’humanité repose tout entière sur ses épaules…

Critique :
On ne pourra pas accuser l’auteur de nous présenter des petits meurtres gentillets, tout propres, style polars pour tout public…

Une fois de plus, le crime est banal mais la méthode pour tuer n’est pas des plus courante car elle exige un savoir-faire, un estomac à toute épreuve et des connaissances médicales.

On ne pourra pas l’accuser non plu d’aborder des thématiques plan-plan, habituelles, banales. Au moins, avec cet auteur, on apprend tout en lisant un thriller ! D’ailleurs, le crime n’est là que pour nous amener ailleurs et là, sans bouger mon cul du fauteuil, j’ai voyagé de l’Écosse à des contrées froides et gelées ! Putain, j’avais même pas mon bonnet…

Une fois de plus, l’auteur nous propose un thriller addictif et des faits avérés, sauf pour une chose, mais nous savons que c’est possible, seule l’éthique tient encore un peu certains scientifique.

Le message délivré dans ces pages n’est pas à prendre à la légère, il est aussi avéré que nous fabriquons une légion de crétins digitaux, de jeunes au langage assez limité et de gosses ayant toujours le nez sur les écrans de papa/maman, et ce, dès leur plus jeune âge.

Nul besoin de s’enflammer avec des complots à la con comme la puce dans la barrette métallique des masques ou celle que l’on nous inenculera… inoculera dans le futur vaccin covid qui sera un suppositoire (si, si) et qui permettra de téléguider tout le monde avec la 5G (au moins, certains trouveront le fameux point G qui n’est pas uniquement au bout du mot Shopping).

Pas besoin de puces, la majorité des gens racontent leur vie, la poste en images, sur les différents réseaux sociaux. Et les salopards savent comment vous tenir ! Non, je n’ai jamais joué à Candy Crush, désolé !

Sans jamais devenir indigeste, l’auteur nous entraîne à la suite de son enquêtrice, Grace Campbell dans un enquête totalement folle, instructive et jamais je n’aurais pensé qu’un meurtre sur la petite île de Iona, dans un monastère, allait m’entraîner dans un baroud pareil ! Ni que j’allais instruire mon petit cerveau.

Alors oui, c’est un thriller ambitieux, mais… Le problème est qu’il est court et que 320 pages ne donnent pas la place nécessaire à bien développer les personnages principaux qui, pour moi, sont trop survolés, pas assez détaillés, pas assez approfondis, alors que l’auteur insiste souvent sur le fait que Grace a de l’embonpoint…

L’enquêtrice Grace a des blessures enfouies (un classique) mais nous n’en saurons pas vraiment plus. Nous ne saurons pas non plus le secret caché derrière sa porte blindée, ni pourquoi elle est si attachée à son anneau au pouce.

Alors quoi ? On en saura plus dans le prochain épisode ? De quoi pousser les lecteurs à suivre l’auteur dans une suite ? Moi je voulais les réponses dans ce tome-ci… C’est décidé, tant que je ne sais pas tout, j’arrête de respirer !

Un thriller ambitieux, qui ne surfe pas sur les enquêtes auxquelles nous sommes habitués, même s’il commence naturellement par du classique, avant de s’en éloigner et de nous entraîner dans un vaste univers fait de science et de secrets.

Si les personnages manquaient de profondeur, le sujet, lui, n’en manquait pas ! Dommage que le thriller soit si court, on a l’impression que tout va trop vite, ce qui, dans un roman ambitieux comme celui-ci, est un tort.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°134].

Les monstres : Maud Mayeras

Titre : Les monstres

Auteur : Maud Mayeras
Édition : Anne Carrière Thriller (02/10/2020)

Résumé :
Ils vivent dans un « terrier ». Les enfants, la mère. Protégés de la lumière extérieure qu’ils redoutent. Sales et affamés, ils survivent grâce à l’amour qui les réchauffe et surtout grâce à Aleph, l’immense, le père, qui les ravitaille, les éduque et les prépare patiemment au jour où ils pourront sortir. Parce que, dehors, il y a des humains.

Parce qu’eux sont des monstres et que, tant qu’ils ne seront pas assez forts pour les affronter, ils n’ont aucune chance.

Mais un jour Aleph ne revient pas, un jour les humains prédateurs viennent cogner à leur porte. Alors, prêts ou pas, il va falloir faire front, sortir, survivre.

Pendant ce temps, dans une chambre d’hôpital, un homme reprend conscience. Une catastrophe naturelle sème la panique dans la région. La police, tous les secours, sont sur les dents. Dans ce chaos, l’homme ne connaît qu’une urgence : regagner au plus vite la maison où on l’attend.

Critique :
— Vous savez pour quelle raison le grand méchant loup ne pourra jamais vous dévorer les enfants ?
— Nous l’ignorons Aleph.
— Parce que c’est vous le grand méchant loup.

Avais-je déjà lu un tel livre ? Non, je n’en ai pas souvenir…

Avais-je déjà lu un livre aussi angoissant que terrifiant ? Oui, sans aucun doute… De plus, la réalité dépassera toujours la fiction et l’auteur n’a malheureusement rien inventée… Elle nous a juste permis de voir l’intérieur…

Avais-je déjà lu un livre terrifiant parce que les adultes font aux enfants des choses qu’ils ne doivent pas faire ? Hélas oui, mais malgré tout, ce roman est un sacré putain de bon roman qui fout les miquettes, te donnant envie de te planquer sous un plaid mais sans pour autant arriver à lâcher le livre.

Pourtant, tout est malsain dans ces pages, tout est malsain dans le fait que des enfants vivent dans un terrier avec leur mère, sans jamais voir la lumière du jour, qui les brûleraient à coup sûr. On pense aux horreurs que vécurent certaines gamines, enfermées dans des caves, à la merci de leur bourreau, seules… Sauf qu’ici, il y a leur mère…

Oui, on baignera dans le glauque tout au long du récit, sans pour autant que ce glauque soit de la surenchère juste pour en faire. L’auteure a su doser cette glauquitude afin que le lecteur ne vomisse pas son quatre heures et son midi aussi. Malgré tout, vu le pitch, on est prévenu d’avance et difficile de porter plainte parce que les Bisounours ne sont pas de la partie.

Ce roman, c’est un conte de Perrault qu’on vous fait à l’envers puisque vous vivrez avec des enfants qu’un ogre nomme « monstres », comme si les Grands Méchants Loups, c’étaient ces gosses-là… Les petits cochons ne sont pas de la partie non plus, l’ogre ayant dû les bouffer avec le Petit Poucet depuis belle lurette.

Et la mère dans tout ça ? Difficile de la juger, difficile de la condamner, une fois que l’on sait tout. L’auteure lui a donné une personnalité qui ne laissera pas indifférente, qui nous fera poser des questions, réfléchir et se dire « mais qu’aurions-nous fait à sa place ? » car cette résignation, cette soumission est tout simplement horrible, effroyable, et si vite acceptée.

Sans oser vous en dire plus, sachez juste que ce roman est sombre, noir, et que c’est du jamais lu. Des romans tels que celui-là, il n’en existe pas beaucoup, sauf à lire les récits de ceux ou celles qui ont vécu un enfermement, disparaissant de la surface de la terre pour des années.

C’est angoissant, malsain, ça serre les tripes et on sait que face à tant de sombritude de l’âme humaine, personne n’en sortira indemne, même pas le lecteur.

Malgré tout, c’est une lecture que je ne regretterai pas car elle m’a permis d’aller où je n’étais pas encore allée et quand bien même je n’ai plus envie d’aller sonder cette partie inhumaine de l’Humain, il fallait bien qu’un jour j’y descendisse dans un roman (mais j’éviterai les témoignages réels de ceux et celles qui l’ont vécu en vrai).

Maud Mayeras, une fois de plus, nous a sorti un grand roman noir.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°129].

La proie – Benny Griessel 06 : Deon Meyer

Titre : La proie – Benny Griessel 06

Auteur : Deon Meyer
Édition : Gallimard Série noire (13/08/2020)
Édition Originale : The Last Hunt (2018)
Traduction : Georges Lory

Résumé :
Au Cap, Benny Griessel et Vaughn Cupido, de la brigade des Hawks, sont confrontés à un crime déconcertant : le corps d’un ancien membre de leurs services, devenu consultant en protection personnelle, a été balancé par une fenêtre du Rovos, le train le plus luxueux du monde.

Le dossier est pourri, rien ne colle et pourtant, en haut lieu, on fait pression sur eux pour qu’ils lâchent l’enquête.

À Bordeaux, Daniel Darret, ancien combattant de la branche militaire de l’ANC, mène une vie modeste et clandestine, hanté par la crainte que son passé ne le rattrape. Vœu pieux : par une belle journée d’août, un ancien camarade vient lui demander de reprendre du service.

La situation déplorable du pays justifie un attentat. Darret, qui cède à contre cœur, est aussitôt embarqué, via Paris et Amsterdam, dans la mission la plus dangereuse qu’on lui ait jamais confiée.

Traqué par les Russes comme par les services secrets sud-africains, il ne lâchera pas sa proie pour autant…

Critique :
Lire un roman Noir, c’est plonger de plein pieds dans une atmosphère particulière et choisir un roman Noir sud africain apportera une ambiance qu’on ne retrouvera nulle part ailleurs.

Chaque « nationalité » de roman noir a sa propre saveur et ce que je trouve chez Deon Meyer, je ne le croiserai jamais dans un roman Noir américain, anglais, ni même russe.

Pas besoin d’avoir lu les précédents romans mettant en scène Benny Griessel, l’auteur nous le présente en quelques mots, son enquête achèvera le portrait que l’on se fait de l’homme et assurément, c’est un enquêteur avec ses fêlures, ses blessures, ses doutes, ses démons et s’il a laissé tomber l’alcool, les tentations sont parfois encore là.

Un meurtre a eu lieu dans un train de luxe, le Rovos. Niveau luxe, il vaut bien l’Orient-Express mais ici, point d’Hercule Poirot, ni de neige bloquant le train : Benny Grisel et son acolyte Vaughn Cupido, tous deux de la brigade des Hawks, vont avoir bien du mal à résoudre cette enquête car il semblerait que des certaines personne ne veulent pas que ce meurtre en soit un…

Bref, on aurait retrouvé le corps de Johnson Johnson (oui, des parents méritent un procès) lardé de douze coups de couteau différents dans le dos que certains déclareraient tout de même un suicide.

Cette enquête de plus de 500 pages ne se concentre pas uniquement sur la mort bizarre du gars dans le train, mais nous entraînera aussi à Bordeaux, auprès de Daniel Darret. Au départ, on ne comprend pas très bien le rapport mais on se laisse porter par l’histoire, par le personnage, sympathique, agréable, avec ses secrets bien enfouis.

Ce ne sera que sur le final que les deux histoires se suivront sans temps mort, vous faisant faire un grand écart en l’Afrique du Sud post Mandela et la France, dans un rythme endiablé qui vous interdira de respirer.

Le scénario a l’air simple, au départ, mais l’auteur est un homme qui connait son affaire, son pays, ses problèmes et sous le couvert d’une enquête policière, il en profitera pour nous en parler de son pays qui a connu l’apartheid et qui, maintenant connait les magouilles qui, comme ailleurs, minent le pays.

Un excellent roman Noir sud-africain à découvrir, si ce n’est pas encore fait !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°127].

L’île du Diable – Inspectrice Sarah Geringën 03 : Nicolas Beuglet

Titre : L’île du Diable – Inspectrice Sarah Geringën 03

Auteur : Nicolas Beuglet
Édition : XO Thriller (19/09/2020) / Pocket Thriller (03/09/2020)

Résumé :
Où, après l’affaire du Vatican qui l’a menée en prison, Sarah Geringën, l’inspectrice norvégienne, ancienne des forces spéciales, se retrouve confrontée à un meurtre qui va l’ébranler au plus profond de son être, réveillant la douleur d’un passé aux multiples zones d’ombre.

Critique :
Sarah Geringën est de retour en mode warrior.

À peine sortie de prison où elle était détenue alors qu’innocente, notre inspectrice pas tout à fait réintégrée dans la police doit enquêter sur un meurtre horriblement dégueulasse, le tout en stoemelings (prononcer stoumelinnks), comme on dit à Bruxelles (en cachette).

Pas le temps de s’arrêter pour boire un café, lorsqu’on plonge dans ce roman mettant en scène notre inspectrice toujours aussi pressée et qui voudrait avoir les résultats avant de les demander, qui ne laisse pas toujours les autre s’exprimer, qui est têtue comme une mule et qui commençait à me courir sur le haricot avec son sentiment de culpabilité dont elle n’avait aucun souvenir.

Le problème avec les roman qui pulsent et qui ne font que 300 pages, c’est qu’ils laissent peu de place pour le développement des nouveaux personnages introduits dans ce dernier opus de la trilogie.

De plus, après un an d’emprisonnement, Sarah Geringën n’a aucun soucis à revenir dans la vie civile, comme si cette peine de prison, alors qu’elle était innocente, ne lui a pas porté préjudice. Soit elle est très forte, soit elle cache toujours bien son jeu, comme elle le fait souvent.

Après une enquête menée à toute vitesse, sans temps mort, après toutes les baffes que l’on se prend dans la gueule, l’auteur revient à du plus calme sur la fin, afin de reposer son lecteur, le mettre en confiance, juste avant de lui refoutre une claque magistrale.

Dans ce roman, des claques, j’en ai prise quelques unes ! Je vais porter plainte, tiens, parce que je me suis encore faite avoir et que j’ai rien vu. J’en ai pris aussi dans les références à la fin du roman : moi qui pensais avoir pris des claques avec de la fiction et bien non, les claques étaient véridiques.

Si le précédent opus, Complot, développait des thématiques très fortes, celui-ci s’en éloigne sans toutefois se contenter d’un crime banal ou de thématiques sans forces. Ce qui est soulevé dans ce roman est costaud, à la limite de la nausée et le pire, c’est que c’est vrai et que nous n’en savions rien.

Par contre, si le final est un peu plus calme, il me reste toujours des questions sans réponses, notamment sur le financement de la base, sur l’engagement du personnel et sur ce qu’il advient de cette base perdue après tout ça : elle est toujours là ou pas ? Bref, quelques pages d’explications en plus n’auraient pas été du luxe.

Malgré mes quelques petits bémols, ce thriller reste addictif et il est difficile de le lâcher tant l’auteur réussi à captiver son lecteur dès les premières lignes. Dans ce thriller, il y a des émotions, de la profondeur, de la nausée pour certains faits Historiques, de la science sans conscience, de la folie humaine, le tout mis en scène d’une manière précise, le tout taillé au scalpel pour éviter le superflu.

Un peu de superflu aurait été intéressant afin d’étoffer un peu certains portraits, certaines situations, certaines théories et avoir le fin mot de l’histoire.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°120].

Impact : Olivier Norek

Titre : Impact

Auteur : Olivier Norek
Édition : Michel Lafon (22/10/2020)

Résumé :
Face au mal qui se propage et qui a tué sa fille

Pour les millions de victimes passées et les millions de victimes à venir

Virgil Solal entre en guerre, seul, contre des géants.

Critique :
Impact, le dernier roman de Norek, fait l’effet d’un missile reçu sur la gueule…

Problème c’est qu’en recevoir un sur la tronche m’aurait empêché de lire, je vais donc le comparer à une douche glacée (2.000 litres) reçue sur soi un jour de grand froid. Ça te glace jusqu’au tréfonds des os.

Après, une fois que tu es bien trempée, on te mettra les doigts dans une prise de courant, histoire de te coller un électrochoc. Lire Norek, ce n’est jamais synonyme de lecture douce mais toujours de lectures violentes, justes, dures, noires, sombres, réalistes… La vérité noir sur blanc.

J’attends impatiemment le jour où l’auteur écrira un roman minouche, style Père Castor racontant une histoire gentille aux Bisounours.

Et j’apprécierais aussi qu’il arrête de s’en prendre aux chats ! Là, dans un des chapitres, le chat est aux prises avec un autre animal qui « l’accoste » (jeu de mot uniquement compréhensibles pour ceux qui ont lu le roman).

Comment arriver à vous donner de l’empathie pour un assassin ? C’est chose faite ! Je ne devrais pas, mais tant pis ! Virgil Solal a tout de même moins de sang sur les mains que certains grands patrons d’entreprises qui tuent avec notre consentement tacite puisque nous regardons ailleurs ou pire, nous nous en foutons royalement tant que nous avons du carburant à la pompe, de l’eau au robinet, des batteries lithium qui tiennent le coup, de la bouffe plein les supermarchés et nos armoires.

Non, je ne vais pas me faire plus catholique que le pape ou plus vierge que Marie elle-même… J’ai beau essayer de faire attention, je pollue comme tout le monde.

Le dernier roman de Norek est engagé, une fois de plus et cette fois-ci, il dénonce les grandes entreprises pollueuses, tueuses qui ne veulent pas changer leur fusil d’épaule avant 50 ans et tant pis si on va droit dans le mur (on y est déjà).

Moi même j’ai parfois l’impression d’être devant les écuries d’Augias à nettoyer : le truc est tellement énorme que l’on ne sait pas trop par quoi commencer et à la fin, on se décourage et on va s’asseoir, refilant le boulot à un (des) autre(s).

L’auteur tire à boulets rouges sur les pollueurs et les chiffres font froid dans le dos. Hélas, l’auteur leur fait un procès à charge et nulle part ne cite une décharge. Les industriels et grands patrons ne sont pas des anges et n’ont que le profit à la bouche, je le sais. Si l’un d’entre eux veut changer, il ira changer tout seul ailleurs.

Bon sang, ça doit quand même exister des industries à taille humaine qui font en sorte que leur empreinte soit la plus petite possible, non ? Qui essaient au moins ? Ils sont en voie de disparition eux aussi ?

Sans oublier d’autres coupables qu’il faudrait citer à comparaître : les cons-sommateurs.

Nous avons créé la Bête, nous avions des demandes qui ont été exaucées, on nous a créé des besoins inutiles, nous n’avons pas dit non, nous avons con-sommé et nous nous sommes doucement déconnecté de la Nature et de la réalité qui veut que le steak ne pousse pas sur les arbres. Nous voulons tout pas cher, tout de suite, en toute saison et éthique, si possible, ce qui est impossible.

Anybref, je ne me ferai pas l’avocate du diable mais un peu moins de dichotomie aurait rendu le récit moins à charge et équilibré les torts tout en lui donnant un meilleur équilibre.

Une chose est sûre, c’est que les personnages sont directement adoptés, même si j’aurais aimé en apprendre un peu plus sur eux, ce qui est impossible en 322 pages. Par contre, si on veut qu’un récit percute fort, faut le faire au plus court.

La partie plaidoirie m’a énormément plu, mais j’ai toujours eu un faible pour les prétoires et les grands avocats qui savent défendre l’indéfendable en mettant le nez de tout le monde dans leur propre merde. Parfois, le coupable n’est pas que celui qui se trouve dans le box des accusés.

L’écriture de Norek fait toujours mouche, elle est comme une balle qui te traverse de part en part, ses dires sont étayés par des articles cités dans les références et son roman donne à réfléchir (en plus de donner des sueurs froides).

A-t-on maintenant les cojones de changer, ça, c’est une autre histoire ! Je n’y crois pas, l’Homme restera sur sa ligne de conduite jusqu’au boutisme. Quelques uns le feront, l’ont déjà fait, mais ça reste trop peu, hélas.

Un roman de la puissance d’un missile pris sur le coin de la tronche, une douche glacée en plein hiver, un électrochoc puissant, le tout porté par des personnages sympathiques, réalistes, et un assassin qu’on a du mal à détester, même s’il a tué.

Un thriller écologique qui fait réfléchir, qui donne des sueurs froides car on touché l’iceberg et il n’y a pas de canots de sauvetage pour tout le monde… Juste pour les passagers de la première classe, celle des trèèèès riches. ♫ Comme d’habitude ♪

Et nous ? On coulera (ou on crèvera de soif, de faim, de fatigue,…).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°119].

Sous le parapluie d’Adélaïde : Romain Puértolas

Titre : Sous le parapluie d’Adélaïde

Auteur : Romain Puértolas
Édition : Albin Michel (30/09/2020)

Résumé :
Le matin du 25 décembre, alors que le spectacle de Noël bat son plein sur la place de la ville de M, Rose Rivières, une jeune femme, est assassinée au beau milieu de la foule.

Le comble est que sur les cinq cents personnes présentes, aucune n’a vu ni entendu quoi que ce soit. Sauf peut-être, cet insolite témoin, abrité sous le parapluie d’Adélaïde…

Romain Puertolas est décidément un maître des coups de théâtre. De fausse piste en rebondissement, tel un Sherlock Holmes, il poursuit une enquête littéraire qui vous mènera là où vous ne vous y attendiez pas !

Critique :
J’avais dit, après le premier opus (La police des fleurs, des arbres et des forêts), qu’on ne m’y reprendrais plus car j’avais trouvé le truc dès le départ : la faute au quatrième de couverture trop bavard.

Mais après la lecture du dernier Marc Levy, j’avais envie de fraîcheur, de simplicité et de tester ma sagacité légendaire (on ne rigole pas).

Ma sagacité a une fois de plus parlé et j’ai senti l’oignon dans le pâté (pour rester polie), sauf que cette fois-ci, cela n’a pas gâché ma lecture.

L’immersion dans les années 20 dépourvues de moyens techniques était une vraie bouffée d’oxygène après un techno thriller et je me suis attachée à cette avocate commise d’office.

Déjà, dans les années 20, être avocate, c’était rare mais en plus, Martine Moinard est une battante, une Sherlock Holmes qui ne renonce jamais et qui enquête afin de prouver l’innocence de son client.

Ce roman policier se lit tout seul, les pages se tournent, sous nos yeux appréciateurs car la plume de l’auteur nous gratifie de quelques touches d’humour de-ci de-là tout en nous contant la vie difficile dans les campagnes en 1920.

Pour être parfaitement honnête, un indice m’avait mis la puce à l’oreille et j’avais mon coupable mais je n’arrivais pas à trouver la totalité du modus operandi. Il me manquait un détail et mon cerveau ne le trouvait pas. Bon sang, mais c’est bien sûr ! Ma sagacité en a pris un coup car c’était simple tout en étant bien fichu. La mère Agatha aurait apprécié sans doute.

Par contre, moi qui voulait un peu de douceur dans ce monde de brutes et qui pensait ricaner un bon coup comme dans le premier, j’en ai été pour mes frais car certains passages sont émouvants, tristes et nous remette les idées en place : il y a 100 ans à peine, les conditions et les droits des femmes étaient inexistants et elles étaient à la merci de leurs époux. Toujours de nos jours, pour certaines.

Non, ce n’est pas qu’un agréable petit roman policier qui fait passer le temps, il y a aussi des messages et le final est tout sauf drôle. C’est touchant, émouvant, triste.

Mon seul bémol ira pour une action que notre avocate battante n’a pas tentée, après l’affaire du compartiment de train… Là, elle m’a déçue car il y avait matière à déposer une plainte et ne pas rester les bras ballants. Une preuve de plus que la femme n’était que peu de choses en 1920 ?

Un charmant roman policier qui se lit agréablement en cherchant l’endroit où l’auteur va jouer avec nous. Si chez Agatha Christie c’était imperceptible, ici, une fois de plus, ça m’a sauté aux yeux et j’ai de suite compris l’entourloupe.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°117].

 

C’est arrivé la nuit : Marc Levy

Titre :9 – Tome 1 – C’est arrivé la nuit

Auteur : Marc Levy
Édition : Robert Laffont Versilio (29/09/2020)

Résumé :
Ils sont hors-la-loi. Mais ils œuvrent pour le bien
Ils sont amis et partagent leurs secrets
Pourtant ils ne se sont jamais rencontrés
Jusqu’au jour où…

C’est arrivé la nuit. Le premier tome de la série 9.

Critique :
Voilà, je l’ai enfin fait… Pourtant, j’avais juré que jamais de ma vie je ne ferais ça…

Pourquoi ? Parce que ce genre de truc ne me tentais absolument pas (j’étais même réfractaire) et que je laissais ça à ceux ou celles qui aimaient ce genre de chose. Moi c’était niet dans toutes les langues.

Mais maintenant, j’appartiens à ceux et celles qui ont franchi le pas. Et je suis contente d’avoir essayé. Même pas eu mal, tiens.

Hein ? What did you expect ? Mais enfin, bande d’obsédés, je ne parle pas de pratiques textuelles consistant à passer par la sortie ! Je parle d’avoir lu pour la première fois de ma vie un Marc Levy ! Non, je n’avais rien contre l’auteur, juste pas intéressée par le genre littéraire dans lequel il sévissait.

Mais un techo thriller qui parle de hacking et de scandales dévoilés par des lanceurs d’alertes qui naviguent dans l’illégalité tout en risquant plus que les criminels en cols blancs, moi, je demandais à voir. Ayant appris que l’auteur avait bossé dans la vallée de la Silicone, aux premières minutes de l’Internet, j’étais encore plus tentée.

Comme devant une piscine remplie d’eau froide, j’y suis allée doucement, trempant mon gros orteil pour tester si entre nous ça allait matcher et l’auteur m’a poussé dedans d’un grand coup d’épaule. Allez hop, à la la flotte !

Verdict ? Conquise de cette nage en eaux troubles ! Ce thriller est hyper addictif, il se lit tout seul, mais donne des sueurs froides. Je connaissais certains scandales de par mes lectures du « Canard Enchaîné » mais j’en ai découvert des autres qui font tout aussi froid dans le dos…

Surtout que les lanceurs d’alerte risquent beaucoup plus que les criminels qui augmentent le prix de l’insuline (ou autre médocs indispensables), qui manipulent des gens pour faire sortir un pays de l’Union Européenne ou de Fesse De Bouc qui collecte nos données et s’en fait des en or.

D’ailleurs, après avoir lu ce roman et s’être attaché aux différents personnages que composent ce Groupe 9, on a une envie folle de se tenir loin des réseaux sociaux !

On est manipulé non stop et le pire, c’est qu’on plonge car on nous demande de réagir de suite, sans avoir le temps de vérifier les infos ou de se poser pour analyser à tête reposée les infos que l’on vient de lire.

Avant de partager ou de s’offusquer et de lyncher à tour de bras, la plupart des utilisateurs des réseaux sociaux devraient tourner 7 fois leur clavier avant de poster une réponse incendiaire. Des vies peuvent être détruite à tout jamais pour rien.

Mon léger bémol sera pour le fait que l’on n’a pas toujours le temps de bien s’imprégner des différents personnages que compose ce Groupe 9. On nous apprend l’essentiel, le strict minimum.

Cela ne m’a pas empêché de m’attacher à ces Grey Hat (des hackeurs qui agissent avec éthique ou pas, tout dépend) qui se battent dans l’ombre afin de dénoncer des scandales alors qu’ils risquent beaucoup, eux.

Un techno thriller addictif, des personnages attachants, sympathiques, le genre de groupe qui ressemble à des Avengers dont les pouvoirs magiques sont concentrés dans leurs doigts qui pianotent des claviers de PC afin de jouer les Robin des Bois dans ce Monde gouverné par le pouvoir et l’argent.

Une série que je ne manquerai pas de suivre (mais ne me demandez pas de lire les autres romans de l’auteur, ils ne sont pas pour moi) et que je conseille de lire.

Mais après, éteignez votre PC, votre smartphone, vos réseaux sociaux et reprenez une vie normale ! FB sait plus de choses sur vous que votre conjoint ou vos parents et FB a plus de données sur vous que la C.I.A et le F.B.I réunis. Sans compter qu’il s’en fait des « kloten en or » sur votre dos en revendant vos données. Je ne vous parle même pas des sondages débiles qui n’ont pour but que de mieux vous cibler…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°116].

Octobre : Søren Sveistrup [LC avec Bianca]

Titre : Octobre

Auteur : Søren Sveistrup
Édition : Albin Michel (2019) / Livre de Poche (2020)
Édition Originale : Kastanjemanden (2018)
Traduction : Caroline Berg

Résumé :
Début octobre. La police fait une découverte macabre dans une banlieue de Copenhague. Une jeune femme a été tuée et abandonnée sur un terrain de jeu. On l’a amputée d’une main et au-dessus de sa tête pend un petit bonhomme en marrons.

On confie l’affaire à la jeune inspectrice Naia Thulin, à qui on donne comme coéquipier un inspecteur en burn out, Mark Hess.

Ils ne tardent pas à découvrir que le bonhomme en marrons est porteur de mystérieuses empreintes, celle de la fille de Rosa Hartung, ministre des Affaires Sociales, enlevée un an plus tôt et présumée morte. Mais un suspect a déjà avoué avoir assassiné la fillette et le dossier semble clos.

Quelques jours plus tard, on découvre une deuxième femme assassinée et au-dessus de sa tête, un autre bonhomme en marrons sur lequel se trouvent à nouveau les empreintes de Kristine Hartung. Thulin et Hess cherchent un lien entre l’affaire de la disparition de la fille de la ministre, les femmes mortes et l’assassin qui sème la terreur dans tout le pays, et s’engagent dans une course contre la montre.

Car ils en sont convaincus : le meurtrier est en mission et il n’en a pas encore terminé…

Critique :
Ce roman, c’est comme un paquet de Dragibus (ou autre bonbon) : on ne sait plus s’arrêter une fois que l’on a ouvert le paquet, ou alors, avec beaucoup d’abnégation.

Il est tellement addicitf que l’on devrait prévenir les lecteurs avec un bandeau rouge vif « Attention, avec ce roman, vous en oublierez de manger/bouger ».

Dès l’ouverture, vous serez plongé en 1989 et dans un bain de sang, avant de repasser de nos jours pour une série de meurtres sordides où les policiers perdent leur latin (ou leur danois).

Je me suis attachée de suite aux enquêteurs principaux : Naia Thulin, jeune femme forte qui doit supporter Mark Hess, un ancien d’Europol qui a été mis dehors. Leur duo fonctionne bien car notre duo réserve quelques surprises et évolutions inattendues.

Les chapitres sont courts, rythmés, bourrés de suspense, de mystère, de questionnements sur les crimes sordides, sans compter qu’une affaire classée semble vouloir refaire surface… L’a-t-on classée trop vite ? Ou bien le meurtrier joue avec les kloten (cojones)  des flics ?

Pas le temps de s’embêter dans ce policier danois, les pages se tournent toutes seules, le récit se dévore et l’auteur a fait en sorte que nous ayons tout le temps envie de continuer l’enquête car à aucun moment il ne relâche la pression (ou si peu) tout en en gardant sous la pédale.

Suspectant tout le monde à la fois, je n’ai rien vu venir quand l’auteur m’a envoyé la balle dans le figure. Le genre de chose que j’apprécie toujours dans un polar.

Octobre a tenu ses promesses, il m’a tenu en haleine, m’a fait passer l’heure du dîner (midi) sans aucun souci puisque je dévorais à pleines dents ce thriller policier si bien construit que l’on ne voit pas le temps passer.

Je me remercie ma copinaute Bianca de m’avoir proposé cette LC au pied levé car ce polar m’a sorti de mon marasme littéraire de ces derniers jours où ce que je lisais manquait de saveur. La machine est relancée ! Elle aussi a adoré, d’ailleurs, elle l’a eu terminé avant moi, ce qui est un exploit.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°114].

Le Loup des Cordeliers : Henri Loevenbruck [LC avec Bianca]

Titre : Le Loup des Cordeliers

Auteur : Henri Loevenbruck
Édition : XO (2019)

Résumé :
Mai 1789, un vent de révolte souffle sur Paris.

Gabriel Joly, jeune provincial ambitieux, monte à la capitale où il rêve de devenir le plus grand journaliste de son temps. un enquêteur déterminé à faire la lumière sur les mystères de cette période tourmentée.

Son premier défi : démasquer le Loup des Cordeliers, cet étrange justicier qui tient un loup en laisse et, la nuit, commet de sanglants assassinats pour protéger des femmes dans les rues de Paris…

Les investigations de Gabriel Joly le conduisent alors sur la route des grands acteurs de la Révolution qui commence : Danton, Desmoulins, Mirabeau, Robespierre, personnages dont on découvre l’ambition, le caractère, les plans secrets.

Alors que, le 14 juillet, un homme s’échappe discrètement de la Bastille, Gabriel Joly va-t-il découvrir l’identité véritable du Loup des Cordeliers, et mettre au jour l’un des plus grands complots de la Révolution française ?

UN ENQUÊTEUR REDOUTABLE

Une fresque magistrale des premiers jours de la révolution.

Critique :
— C’est une révolte ?
— Non, Sire, c’est une révolution !

Évidemment, à ce moment-là, personne ne pensait que Louis XVI et Marie-Antoinette perdraient un jour la tête (comme bien d’autres).

Le loup des Cordeliers m’a pris dans ses crocs directement, après quelques lignes. J’étais dans le roman, accrochée aux pages, la bouche ouverte de contentement (honni soit qui mal y pense).

Génial, me suis-je dis, j’allais pouvoir vivre la Révolution de 1789 de l’intérieur ! C’est tout de même assez violent de faire la révolution, la nôtre, en 1830, fut plus calme.

L’auteur a évité tout manichéisme en faisant du peuple qui se révolte le Bon, les Nobles les Méchants et la royauté les Truands… Vous aurez sans doute constaté, tout comme moi, que les révoltés se comportent très vite aussi mal que ceux qui étaient au pouvoir et qu’il ne faut pas beaucoup de temps pour qu’ils copient tous leurs travers.

Ce que j’ai aimé, dans ce récit, c’est que le côté Historique ne bouffe pas le côté enquête mais y soit intégré de manière harmonieuse. J’ai appris des choses, j’ai fait la révolution et cela ne m’a pas semblé insipide ou assommant comme un cours d’Histoire, mais vivant.

Les personnages sont bien campés, réalistes, les fictifs croisant les réels et notre jeune journaliste enquêteur, Gabriel (♫ tu brûles mon esprit, ton amour étrangle ma vie ♪ – je n’ai pas pu résister), doit être un ascendant de Sherlock Holmes car il possède, comme lui, des dons de déduction. Très utile dans la vie et pour son enquête aux côtés d’un ancien pirate (que j’ai adoré aussi).

Notre Gabriel Joly aimerait faire de vrai journalisme et non s’occuper des programmes des spectacles. Lui rêve de raconter les faits depuis l’intérieur de la révolution, dire ce qu’il se passe sans mentir, mais ça fake news de tous les côtés alors qu’il n’y a pas réseaux sociaux, juste des gens qui parlent sans savoir. ♫ Non, non, rien n’a changé ♪

Un polar historique qui mélange habillement l’Histoire et une enquête, sans jamais être rébarbatif ou donneur de leçons, qui vous fait vivre la révolution de l’intérieur, comme si vous aviez le pouvoir d’être avec le peuple mais aussi en compagnie des autres, les nobles et tout ce qui gravite autour de la personne du roi.

Un roman qui vous décrit les rues de Paris comme si vous y étiez, les petits estaminets, les bouges infâmes, les ruelles pavées. Un roman qui vous fera côtoyer les brigands, les pirates et puis le beau linge de la France d’en haut, vous faisant passer de l’un à l’autre sans que cela ne vous choque.

Un excellent roman qui se dévore, bourré de mystères et de suspense, le tout porté par une écriture simple mais jamais simpliste. Une belle réussite, tout simplement.

Une LC réussie avec ma copinaute Bianca qui a adoré ce récit d’aventure révolutionnaire autant que moi.

PS : Ce roman est à suivre, je ne le savais pas en le commençant. Pas un gros problème pour nous deux puisque la suite arrivera bientôt, mais je trouve ça un peu cavalier que la maison d’édition XO n’ait pas signalé sur le roman que c’était en deux tomes… La surprise est de taille lorsqu’on arrive au bout et qu’on ne le sait pas, c’est frustrant.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°101].

Preacher (Urban) – Tome 1 : Garth Ennis et Steve Dillon

Titre : Preacher (Urban) – Tome 1

Scénariste : Garth Ennis
Dessinateur : Steve Dillon

Édition : Urban Comics Vertigo Essentiels (2015)
Édition Originale : Preacher, book 1 (2009)
Traduction : Jérémy Manesse

Résumé :
Au premier abord, le révérend Jesse Custer ne semble pas différent des autres petits pasteurs de province des États-Unis. Isolé dans une petite ville du Texas, le temps s’y dilue sans agitation, et avec lui, l’ardeur de sa foi.

Jusqu’au jour où un terrible accident vient anéantir son église et décimer l’ensemble de ses fidèles. Depuis lors, Jesse développe d’étranges pouvoirs émanant d’une force spirituelle appelée Genesis.

En proie au doute et à de multiples interrogations, l’homme se lance alors à la recherche de Dieu et, chemin faisant, croise la route de Tulip, son ex-fiancée, et de Cassidy, un vampire irlandais.

Un pèlerinage au coeur de l’Amérique, où le Bien et le Mal ne font qu’un.

(Contient Preacher #1-12)

Critique :
Bon, il est temps que j’écrive ma chronique au lieu de me taper la main sur la cuisse tellement j’ai apprécié ce comics.

De l’audace, il ne fallait que ça pour arriver à mettre en scène une histoire déjantée, sombre, noire, folle, aux dialogues extras.

N’en jetez plus, même les dessins, je les ai appréciés !

Par contre, si vous êtes allergiques au fantastique, prenez une boîte d’antihistaminique car vous pourriez avoir une crise de boutons…

Imaginez un paradis où un ange aurait copulé avec un démon et qu’un enfant serait né de cette union sauvage et sensuelle. Désolée de vous l’apprendre de cette manière, mais apparemment, les anges ont un sexe (une bite) et ils peuvent l’utiliser.

Je ne vous en dirai pas plus, z’avez qu’à lire le comics, tiens ! Partez sur la route en compagnie de Jesse, le pasteur habité par l’entité Genesis (pas le groupe), suivi de Tulip, son ex-copine et de Cassidy, le vampire. Faites juste gaffe au Saint des tueurs.

Oui, c’est irrévérencieux au possible, c’est violent, sombre, les têtes explosent, les gros mots fusent, le racisme crasse colle aux basques de certains personnages, mais bon sang, qu’est-ce que c’est jouissif ! Sauf si vous êtes une grenouille de bénitier… Là, vous risquez de défaillir grave votre mère.

Certains personnages sont un peu dans la caricature, mais la majorité sont étoffés, travaillés. Les personnages secondaires sont pour la plupart des trous du cul bas de plafond.

Une fois de plus, je me dois de remercier Jean-Marc-Les-Bons-Tuyaux (Actu du Noir) pour m’avoir donné envie de lire cette saga. J’ai mis un peu de temps mais maintenant que je suis lancée, j’espère avoir le temps de la lire en entier.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°95] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc [FIN DU CHALLENGE].