Lady Sherlock – 02 – Conspiration à Belgravia : Sherry Thomas

Titre : Lady Sherlock – 02 – Conspiration à Belgravia

Auteur : Sherry Thomas
Édition : J’ai Lu – Pour elle – Aventures & passions (07/07/2021)
Édition Originale : Lady Sherlock, book 2 : A conspiracy in Belgravia
Traduction : Maud Godoc

Résumé :
Quel est le secret le mieux gardé de Londres ? Une femme qui se cache derrière la figure du légendaire Sherlock Holmes !

Bannie de la haute société, Charlotte a tout le temps de se consacrer à ses enquêtes. Cette fois, il lui faut résoudre une épineuse affaire de disparition.

Lady Ingram a perdu la trace de son premier amour, qui ne s’est pas présenté à leur rendez-vous annuel. Folle d’angoisse, elle fait appel au grand Sherlock pour l’aider en toute discrétion.

Épaulée par son amie, Mme Watson, notre détective en jupon se lance dans une nouvelle aventure…

Critique :
En 2021, j’avais lu « Une étude en rose bonbon », premier tome de cette série étiquetée « Romance », dans le but de ricaner durant ma lecture et de pondre une critique cinglante sur un roman qui mettait en scène une certaine Charlotte Holmes et qui me semblait avoir tout de la littérature guimauve (vu la collection)…

J’en avais été pour mes frais en découvrant un roman qui aurait pu être publié aux éditions 10/18 dans la catégorie Grands Détectives, tant ce roman avait plus du polar historique que du roman d’amûûr à l’eau de rose.

Oubliez la guimauve, les dialogues énamourés, les regards brûlants, nous sommes dans un polar historique avec quelques odeurs d’amour, mais si ténues que l’on en trouverait bien plus dans un Thomas Pitt ou un Lizzie Martin !

Charlotte Holmes a tout d’un Sherlock Holmes, personnage qu’elle a inventé, dans le but d’enquêter. Elle est intelligente, sait faire des déductions et est aussi froide que le détective que nous connaissons.

Oui, elle a un faible pour Lord Ingram, sans pour autant se languir de lui ou de chanter les vertus de l’amour. Elle est réaliste, elle sait que l’amour ne dure pas longtemps et que les hommes sont des imbéciles à chercher la femme parfaite.

Elle n’en veut pas à celle qui a épousé l’homme qu’elle appréciait à sa juste valeur, elle est lucide et comprend très bien que la jeune fille ait dû sauver sa famille de la ruine en épousant un homme pour son argent. N’étant pas à court de jugement, notre jeune demoiselle porte des regards plus que lucides sur la société victorienne, ses codes et sa rigidité.

Dans ce nouvel opus, notre détective en jupons va justement devoir aider Lady Ingram à retrouver une personne et, ce qui au départ semblait être une affaire facile, se révèlera bien plus complexe, pour mon plus grand plaisir.

Le rythme n’est pas trépidant, personne ne court dans tous les sens, et pourtant, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde durant ma lecture. J’ai apprécié que l’autrice parle de la société victorienne, de ses manies, de ses travers, de ses codes, de la période où les familles nobles passaient à Londres, organisant des bals, avant de repartir à la campagne, durant 8 mois…

J’en connaissais une partie, mais c’est toujours plaisant, lorsque que l’on est attirée par l’époque victorienne, de lire sur le sujet (attention, je n’aurais pas aimé y vivre). Londres fait partie des personnages à part entière, ainsi que les droits des uns et des autres, les coutumes, les codes de la société, les moeurs, les pensées…

Les femmes n’ont rien à dire, les hommes sont tout, ne supportent pas qu’une femme puisse être plus intelligente qu’eux, plus perspicace ou tout simplement, qu’elle ait un niveau social plus haut que môssieur. Le mariage et la paternité (ou maternité) sont tout et certains s’y réfugient dans le but de trouver un équilibre, qui n’est pas toujours au rendez-vous…

Anybref, vous l’aurez compris (ou alors, vous n’avez pas suivi), ce roman n’est pas une romance à la guimauve, ni même une romance tout court. Les sentiments amoureux sont proscrits chez Charlotte, elle est bien trop lucide et si la société victorienne avait des jeunes filles de bonne famille rêvant du mariage d’amour, la plupart étaient des mariages de raison ou de pognon.

Véritable polar historique, qui, avec une autre couverture, pourrait se faire publier dans n’importe quelle collection « Policier » d’une maison d’édition, c’est aussi une transposition intelligente et bien réalisée du canon holmésien en version féminine. Moi, quand c’est bien foutu, je ferme ma gueule et je croise les doigts pour en avoir encore.

Certes, ce roman ne révolutionnera pas l’univers du polar, mais au moins, il m’a surpris dans son dénouement final. Les personnages sont bien travaillés, réalistes et l’écriture n’est pas neuneu, que du contraire. Elle est simple, sans être simpliste.

Alors, hein, what’else ?

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°235] et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Orcs et Gobelins – Tome 14 – Shaaka : Sylvain Cordurié et Jean-Charles Poupard

Titre : Orcs et Gobelins – Tome 14 – Shaaka

Scénariste : Sylvain Cordurié
Dessinateur : Jean-Charles Poupard

Édition : Soleil (08/09/2021)

Résumé :
Longtemps, Shaaka a œuvré pour le Margrave Egilon. Mais lassée de risquer sa peau, elle a quitté son employeur. Jusqu’au jour où Egilon vient la trouver.

Pour s’emparer d’un gisement d’or en Ourann, il a fait empoisonner des points d’eau et a causé la mort de nombreux orcs, s’attirant les foudres d’un orc légendaire.

Pour sauver sa fille, il veut que Shaaka lui fasse quitter l’île d’Enghien.

Critique :
Cet album, je l’attendais impatiemment car il y avait une orc sur la couverture et, jusqu’à présent, si dans les univers Elfes et Nains, nous avions des femmes bien présentes, avec des rôles importants, il n’en était rien dans l’univers des Orcs & Gobelins.

Vu la race, il est difficile de faire dans la dentelle ou la finesse puisque nos culs verts sont spécialisés dans la baston.

Enfin, c’est surtout les Orcs qui aiment la castagne et les guerres, avec les gobelins, on a plus de marge…

Notre héroïne Orc, Shaaka, ne va pas déroger à la règle : elle est badass, a du muscle, sait se battre et est pourvue d’une forte poitrine. Messieurs, la faite pas chier, vous la trouverez et ça fera mal.

Le scénario est classique : un riche seigneur a voulu encore être plus riche, pour cela, fallait virer les Orcs qui se trouvaient sur les territoires et ce crétin n’a rien trouvé de mieux que d’aller faire empoisonner leurs sources.

Les Orcs qui veulent lui expliquer qu’on ne fait pas ce genre de saloperie, ce ne sont pas des enfants de coeur, loin de là. Et le seigneur de confier sa chieuse de fille à notre Orc Shaaka.

Un tandem disparate, ça marche toujours (au cinéma ou ailleurs), surtout si on a l’un des deux qui sait se battre, s’orienter, survivre dehors et pas l’autre qui a pété toute sa vie dans de la soie.

Surtout si l’une d’elle fut de nombreuses années aux ordres d’un seigneur et que l’autre est la vilaine fifille un peu trop gâtée par son pôpa et qui se pense supérieure aux Orcs puisque ceux-ci n’ont que le goût du meurtre dans le sang, oubliant que son père tua bien des êtres vivants pour augmenter sa richesse.

— Ta race a le goût du meurtre dans le sang !
— Si on va par là, la tienne aussi. Même si vos crocs sont moins apparents et que vos manières font parfois illusions.

Non, non, nous ne tomberons pas dans le registre de l’humour, ce tandem-ci, ce ne sont pas « Les compères » mais plus « Les fugitifs », sans les conneries de Pierre Richard, bien entendu. Ici, on est dans une chasse à l’Orc et à la fille du seigneur, tous les coups sont permis, tortures comprises.

Je ne suis pas déçue de ma lecture, même si elle restait conventionnelle dans l’ensemble (avec quelques surprises tout de même), mais j’avoue que pour la première héroïne Orcs de la saga, j’aurais préféré quelque chose de plus fin qu’une guerrière badass devant se coltiner le pur produit du capitalisme seigneurial des terres d’Arran.

Par contre, il y a un bel équilibre entre les Gentils qui ne le sont pas vraiment et les Méchants qui ne sont que les justiciers envoyés par les Orcs pour venger les familles mortes suite à l’empoisonnement des points d’eau.

Ce sont des machines à tuer, certes, mais la vengeance est leur but et on ne peut les blâmer. Quant à nos deux femmes, humaine et Orc, elles ne sont pas des philanthropes non plus et les fabricants d’armes qui les aideront encore moins, mais pas plus salauds que d’autres, ne faisant que vendre un produit demandé.

Oui, j’aurais aimé une autre histoire, mais celle-ci me convient tout de même car l’équilibre des goûts est atteint et le manichéisme n’est pas de mise dans ce récit. À noter qu’il y a tout de même une morale à cette histoire et que j’ai apprécié grandement le final.

On reste donc dans du bon avec ce nouvel album.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°60] et Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 54 pages).

Orcs et Gobelins – Tome 13 – Kor’Nyr : Sylvain Cordurié et Pierre-Denis Goux

Titre : Orcs et Gobelins – Tome 13 – Kor’Nyr

Scénariste : Sylvain Cordurié
Dessinateur : Pierre-Denis Goux
Couleurs : Julia Pinchuck

Édition : Soleil (23/06/2021)

Résumé :
Depuis peu, le peuple du Pays des Vents subit les raids des Aggerskells, des pillards venus du Nord de l’Ourann. Ces redoutables guerriers s’attaquent aux clans orcs et ne laissent que mort et désolation derrière eux.

Ancien khan qui s’est retiré des combats dans la fleur de l’âge parce qu’il ne voulait pas servir les intérêts des Hommes, Kor’nyr rassemble plusieurs chefs orcs.

Son but : constituer une force qui pourra écraser les Aggerskells dans un premier temps, mais aussi faire enfin des orcs un peuple uni, capable de décider de son destin.

Critique :
Kor’Nyr a écorné son image de khan en voulant jouer à Temudjin unissant les différents peuples et les menant à la victoire contre les autres…

Déjà que chez les Orcs, si les clans tolèrent un chef, ils ne tolèreront jamais un Capo di tutti capi, ni un despote, ni un tyran.

Se foutre sur la gueule l’un l’autre, d’accord, mais pas s’en prendre plein la gueule quand on l’ouvre, juste parce que le grand chef rêve de vengeance.

Pourtant, l’idée était foutrement bonne d’unifier tout les Orcs ensemble afin de se débarrasser de tous les envahisseurs. Kor’Nyr (et non Kor’Ryn, il le prendrait mal) est un fin stratège, contrairement aux autres chefs qui foncent dans le tas.

Le départ de l’album commence comme un vieux classique : le gobelin Viil nous parle de ce chef Orc qu’il a servi durant de nombreuses années. Avec lui, nous assisterons à son basculement de chef éclairé à chef tyrannique despotique, mégalo et suspicieux, ivre de vengeance et n’écoutant plus rien d’autre que sa parano.

Comment en est-il arrivé-là ? Lisez l’album et vous le saurez !

Pierre-Denis Goux nous offre des dessins de très grande qualité, dont une double planche magnifique lors de l’affrontement avec les Nains du Bouclier. La coloriste, Julia Pinchuck, donne à tous ces dessins des jolies couleurs, mettant tout le reste en valeur.

Quant à Sylvain Cordurié, il nous a pondu un très bon scénario, mélangeant habillement l’action, la politique, les magouilles, les guerres et le mode de vie des culs-verts que sont les Orcs.

Un seul bémol, vu le nombre de chefs de clans, il y a moyen de se perdre dans toutes ces gueules fracassées, ces noms gutturaux. Heureusement, j’ai bien observé les détails et grâce à des cicatrices sur la trogne, des incisives cassées, des coupes afro, des piques dans la cuirasse, j’ai réussi à départager qui était qui, lorsque je les croisais dans les cases.

Un scénario qui partait sur des bases classiques avant de bifurquer sur d’autres sentiers, différents de ce que j’avais lu dans une autre bédé, mettant aussi en scène des Orcs (La Guerre des Orcs – 01 & 02) et l’un deux qui rassemblait tous les clans sous une seule bannière. J’ai eu peur d’une redite, il n’en fut rien.

De plus, le final est tout en émotion, ce qui était totalement inattendu. Mais bien vu. Si le tome 13 était une course pour échapper à des horreurs sur jambes (et du pur divertissement), celui renoue avec les scénarios plus approfondis, plus travaillés, plus politiques

Je me faisais la réflexion que, contrairement aux sagas Elfes, Nains et Mages, celle des Orcs & Gobelins ne comportait que des grands mâles couillus et aucune femme, si ce n’est la demi-orc du tome précédent (et qui ne faisait pas de la figuration !), là où les autres sagas alignent des femmes qui en ont. Surprise, la couverture du prochain tome comporte une femme !! Yes !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°XX] et Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 58 pages).

Sang Chaud : Un-Su Kim [LC avec Rachel]

Titre : Sang Chaud

Auteur : Un-Su Kim
Édition : Matin Calme (09/01/2020)
Édition Originale : Hot Blooded (2010)
Traduction : Kyung-ran Choi et et Lise Charrin

Résumé :
Huisu, homme de main pour la mafia de Busan, atteint la quarantaine avec pas mal de questions.

Jusque-là, il n’a vécu que pour les coups tordus, la prison, les exécutions, tout ça pour se retrouver dans une chambre minable, seul, avec pour horizon des nuits passées à dilapider son argent au casino. il est temps de prendre certaines résolutions… avec un solide couteau de cuisine dans son poing serré.

Critique :
♫ Parla più piano e nessuno sentirà ♪ Il nostro amore lo viviamo io e te ♫ ♪Nessuno sa la verità, Nemmeno il cielo che ci guarda da lassù. ♪

Avec la mafia, même Coréenne, il vaut mieux parla più piano (parler moins fort) e nessuno sentirà (personne n’entendra).

Si Séoul peut-être comparé à Paris, Busan pourrait être l’équivalence d’un Marseille avec son port qui est d’une importance capitale.

On a beau être au pays du matin calme, à Busan, les habitants ont le sang chaud et dans le quartier mal famé et sordide de Guam (qui n’existe pas en vrai).

Nous sommes dans les années  90. Les habitants tirant tous et toutes le diable par la queue, la prostitution et les trafics en tous genre sont légions. Ils sont bien souvent les seuls moyens de survie ou de quoi mettre un peu de beurre dans les épinards.

Pourtant, malgré les trafics, les gens sont souvent perclus de dettes et les taux d’intérêts dépassent souvent la dette en elle-même. Dès que l’on contracte une dette, on se retrouve pieds et poings liés pour la vie, impossible de s’échapper.

Oui, ce roman noir, c’est un peu la version Coréenne du Parrain : plusieurs clans règnent sur les trafics, sur les quartiers, mais la plupart des chefs n’ont pas de sang sur les mains, comme le père Sohn, le chef de Huisu. Pas parce qu’il est tendre et bon, juste parce qu’il délègue ce genre de choses à d’autres, comme Huisu.

Au début du récit, tout semble calme et paisible dans le petit monde des mafiosi coréens, on se salue, on fait des courbettes, on mange ensemble, on se tape parfois dessus, mais juste avec les poings, rarement avec des armes à feu… Mais faut jamais jurer de rien, après le soleil, la tempête peut arriver.

Ce roman noir, c’est une carte postale sombre de la Corée du Sud, l’envers du décor, les coulisses sordides des trafiquants, des jeux de pouvoir, des guerres du trône, des trahisons, des coups fourrées, de couteau à sashimi planté dans le ventre ou dans le dos.

Au départ, je me suis un peu perdue dans cet univers, j’ai mélangé les noms, j’ai un peu galéré avant de me sentir à mon aise dans ces pages. Et puis, je me suis attachée à Huisu, au père Sohn et à différents personnages.

L’auteur leur a donné du corps mais surtout une âme, des sentiments, des questions existentielles, des doutes, une conscience, des sentiments… Non, nous ne sommes pas face à des truands méchants, stéréotypés et sans nuances. Ce sont des êtres humains et ils sont soumis aux mêmes questionnements que tout le monde, à des emmerdes, à des trahisons… Ok, nous, dans les bureaux, on ne règle pas nos problèmes avec des couteaux…

Un polar noir qui a tout d’une tragédie, une tragédie qui arrive doucement, qui prend son temps pour se mettre en place car l’auteur ne se dépêche pas et pose toutes les bases de son récit, de ses personnages, de ses décors afin que l’on s’immerge en douceur dans ce monde que nous ne connaissons pas vraiment.

C’est sanglant, meurtrier, violent et sans concession. Les mafiosi, qu’ils soient italiens ou coréens, ce ne sont pas des Bisounours… Un roman à découvrir avec l’esprit bien ouvert et un petit papier afin de noter certains noms et ne pas se tromper ensuite. Une belle plongée dans le monde de la mafia du pays du matin calme.

Un polar noir qui m’a donné envie de ne plus manger QUE des poissons végétariens et plus des carnivores… Je vous laisse deviner pourquoi… Mais au moins, je salue l’esprit de recyclage des truands coréens. On n’y pense pas assez souvent.

Un grand merci à Rachel de m’avoir proposé cette LC Coréenne (on y est abonnés, aux auteurs Coréens) car cela faisait longtemps que je voulais découvrir ce roman policier dont tout le monde avait beaucoup parlé en début 2020 (la blogo). Pour connaître son avis, suivez le lien.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°216].

Les Naufragés d’Ythaq – Tome 17 – La grotte des faces : Christophe Arleston et Adrien Floch

Titre : Les Naufragés d’Ythaq – Tome 17 – La grotte des faces

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Adrien Floch

Édition : Soleil (09/12/2020)

Résumé :
Alors que le féroce Surkun’hr s’empare de la galaxie, sur Glèbe, Granite est le dernier espoir de la Fédération. Dans la mystérieuse Grotte des Faces, elle pourrait récupérer son pouvoir et contrer la grande attaque qui s’annonce.

Guidée par un étrange chaperon aux identités multiples, elle s’enfonce dans les tunnels qui parsèment la montagne, alors que Narvath et Danaëlle peinent à la rejoindre.

Critique :
Si je me plaignais d’un tome 16 qui tournait en rond comme une grosse partie de ce nouveau cycle, je ne pourrai pas me plaindre du rythme effréné de ce tome qui clôt ce cycle, ni de son feu d’artifice final.

Oserai-je dire que cela va trop vite ? Ok, je sors…

Mes appréhensions sont vite tombées avec ce tome qui met le turbo et je dois dire que j’ai même été surprise de le voir terminer le cycle avec le retour de Surkun’hr, le bouffeur de galaxie, celui que Narvath avait réussi à contrer dans le premier cycle.

Même Calista ne fait pas de conneries, ni sa diva et ne fout pas tout en l’air, ce qui est assez rare que pour être souligné. Mieux, elle fera preuve de courage et osera avoir le bon geste.

Les dessins d’Adrien Floch sont égaux à eux-mêmes, c’est-à-dire très bien, les couleurs sont vives et les cases ne manquent pas de dynamisme.

Le rythme de l’album est vif, alternant les passages entre Granite qui arrive à la fameuse grotte des faces, aidée par son guide et de l’autre, Narvath et Danaëlle qui eux, ont bien du mal à y arriver.

Une fois de plus, c’est tous ensemble qu’ils parviendront à réussir la mission de sauver l’univers, parce que, c’est bien connu : l’union fait la force.

Ce second cycle est en-deçà du premier qui recelaient des tas de surprises et des albums avec du rythme et de l’action, tandis que ce second cycle est plus poussif, plus « je tourne en rond » et si certains tomes auraient pu être plus court, celui qui clôt la résurrection de Surkun’hr aurait pu avoir plus de pages afin de rendre le combat final plus long, plus étoffé, bref, faire durer le suspense (jamais contente !).

Mais au moins, on termine sur une bonne note et je suis soulagée de ne pas avoir tourné en rond une fois de plus.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°152].

Le crépuscule et l’aube – Kingsbridge 0 : Ken Follett [LC avec Bianca]

Titre : Le crépuscule et l’aube – Kingsbridge 0

Auteur : Ken Follett
Édition : Robert Laffont (17/09/2020)
Édition Originale : The Evening and the Morning (2020)
Traduction : Jean-Daniel Brèque, Odile Demange, Nathalie Gouyé-Guilbert, Dominique Haas

Résumé :
En l’an 997, à la fin du haut Moyen Âge, les Anglais font face à des attaques de Vikings qui menacent d’envahir le pays. En l’absence d’un État de droit, c’est le règne du chaos.

Dans cette période tumultueuse, s’entrecroisent les destins de trois personnages. Le jeune Edgar, constructeur de bateaux, voit sa vie basculer quand sa maison est détruite au cours d’un raid viking.

Ragna, jeune noble normande insoumise, épouse par amour l’Anglais Wilwulf, mais les coutumes de son pays d’adoption sont scandaleusement différentes des siennes.

Aldred, moine idéaliste, rêve de transformer sa modeste abbaye en un centre d’érudition de renommée mondiale.

Chacun d’eux s’opposera au péril de sa vie à l’évêque Wynstan, prêt à tout pour accroître sa richesse et renforcer sa domination.

Critique :
Il y a 3 ans, pour inaugurer notre première Lecture Commune, Bianca et moi avions choisi le volume 3 des Piliers de la Terre : Une colonne de feu.

Nous revoici, toujours de concert, pour le préquel des Piliers de la Terre, celui qui placera la future ville de Kingsbridge là où elle doit être.

Disons d’emblée, Ken Follet fait du Ken Follet, comme d’habitude.

Quesaco ? Et bien, chez lui, les Gentils sont trèèès gentils, sympathiques, bons, le genre de personnes avec qui tu aurais envie d’écluser de la cervoise tiède dans une taverne anglaise… Pardon, de la bière noire, la cervoise tiède, c’est pour Jolithorax, le cousin d’Astérix.

Quant aux Méchants, je vous le donne en mille, ils sont foutrement méchants, avares, ladres, mesquins, mauvaise foi, dominateurs, violents, salopards, cupides, voleurs, manipulateurs, magouilleurs, mauvais perdants et j’en passe.

Anybref, je reprocherai toujours à Follet son manque de nuance dans ses personnages et ce côté manichéen. Pourtant, avec lui, je pardonne. Le seul personnage qui aura un peu plus de nuance, c’est Aldred, un jeune moine que j’ai adoré car il a des failles, des blessures, il doute, son ego peut le mener dans le ravin.

Edgard est un brave garçon, je l’ai adoré, mais son créateur littéraire l’a doté d’un peu trop de qualités, il a solution à tout, il sait tout faire (ou quasi) et Ragna, la femme forte de ses pages, possède elle aussi un peu trop de force.

Ken Follet aime les femmes fortes, les femmes de tête, les femmes qui ne se laisse pas faire, mais cela donne souvent l’impression de déjà-vu, comme s’il recyclait ses différents personnages et montait toujours ses romans sur le même squelette.

Alors que les Piliers de la Terre et la Colonne de Feu foisonnaient d’action, de rebondissements, ce tome-ci est plus calme, hormis au début avec l’attaque des Vikings et puis c’est tout… C’est furtif un viking, ça va, ça vient, ça pille et ça fout le camp en vitesse.

Ne nous y trompons pas, Ken Follet est toujours un merveilleux conteur, sa plume est un plaisir à lire, son dernier roman est rempli de détails de la vie en Angleterre en 997, de la politique de l’époque, de la condition humaine, de la place des femmes, du pouvoir des hommes, des nobles, des hommes de Dieu,…

Sans oublier les lois qui ne sont pas applicables à tout le monde de la même manière. Un homme riche, influent, avec du pouvoir aura la loi pour lui, un pauvre paysan ou une femme non. Heureusement que ça a bien changé et que ce n’est plus comme ça de nos jours… Heu, pourquoi toussez-vous tous et toutes, subitement ???

— Mais l’homme importe plus que la loi, comme vous le savez.

C’est une véritable immersion dans cette fin d’année et dans le début de l’an mille (de 997 à 1007), une immersion grandeur nature, réaliste, manquait plus que l’odeur et le sang, mais niveau action, faut pas vous attendre à des trépidations de folie, c’est assez calme. Par contre, j’aurais aimé qu’on me parle d’Histoire de la sorte, à l’école car jamais elle ne devient indigeste, avec lui.

Honnêtement, je ne me suis pas embêtée mais ça se dévore avec moins d’avidité que les autres pavés de la saga. Certains auteurs peuvent nous surprendre et d’autres pas, Ken Follet fait partie de ceux qui ne surprennent plus car son scénario se déroule souvent sur les mêmes grandes lignes directrices.

Une LC que je qualifie tout de même de réussi, avec ma copinaute Bianca, et un beau voyage dans l’Angleterre sombre, celle des âges crépusculaires où l’esclavage était normal… Ça jette toujours un froid.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°137] et le Challenge « British Mysteries 2019 » chez MyLouBook.

 

Elfes – Tome 28 – Au royaume des aveugles : Olivier Peru et Stéphane Bileau

Titre : Elfes – Tome 28 – Au royaume des aveugles

Scénariste : Olivier Peru
Dessinateur : Stéphane Bileau

Édition : Soleil (21/10/2020)

Résumé :
Se pourrait-il que l’ultime défi de la jeune elfe blanche Alyana soit d’affronter son propre peuple ? Après avoir vaincu les géants et provoqué un raz-de-marée qui a tué des milliers de personne, Alyana n’est plus que l’ombre d’elle-même. Son cœur ne bat plus.

Quant à ses immenses pouvoirs, ils disparaissent. Elle désire seulement vivre en paix auprès des siens.

Mais rares sont les elfes blancs prêts à l’accepter, quelques uns veulent même profiter de sa faiblesse pour en finir avec elle.

Critique :
La Poisse est un orkelin que j’apprécie énormément et Alyana est une Elfe dont je devrais relire la saga car elle est complexe et à l’époque de l’album 18, je n’avais pas bien compris où les auteurs voulaient arriver avant de découvrir le tome 23 et d’apprécier l’histoire.

Maintenant que la saga Alyana est close, je la comprend mieux et l’apprécie tout autant.

Après les désastres survenus dans l’album 23 où Alyana, dans le but de sauver les Elfes Blancs, a fait presque pire, elle se retrouve sans pouvoir, affaiblie et en proie aux siens qui voudraient s’en débarrasser, surtout un grand sage.

Une fois de plus, cet album est rempli de faux-semblants, de manigances, de manipulations des foules, et de certains qui voudraient devenir calife à la place du calife, n’hésitant pas à violer les règlements mis en place dans la société des Elfes Blancs.

Quand on veut armer son peuple pour se défendre d’attaques qui n’ont pas lieu (mais qui pourraient, en poussant loin les hypothèses), on a déjà un pied dans la folie, dans le fascisme, dans la dictature, dans le contrôle absolu de tout. Un État ultra sécuritaire n’est pas une solution…

Cet album nous montrera qu’à force de manipuler pour armer ses soldats et tuer ceux qui se mettent en travers de la route, on va droit dans le mur en accomplissant toujours plus de fautes graves, en reniant tout ce qui compte dans la société des Elfes Blancs et à la fin, on devient comme ceux dont on voulait se prémunir : des assassins sans vergogne.

Une histoire classique de prise de pouvoir sur fond de folie sécuritaire, mais une fois de plus, elle est bien racontée, bien mise en scène, servie par des personnages qui ne sont pas manichéens, qui douteront, qui se fourvoieront et qui risqueront eux aussi de sombrer du côté obscur de la Force.

Si le premier tome de la saga était un peu faiblard (mais faudra que je le relise), les deux suivants avaient plus de punch et ce fut un réel plaisir de courir pour sauver ma peau aux côtés de La Poisse, mon petit orkelin vert et Alyana.

Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois… Au Royaume des Elfes Blancs, les Orkelins ne comptent pas pour des prunes…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°135].

Les naufragés d’Ythaq – Tome 16 – Les assiégés de Glèbe : Christophe Arleston et Adrien Floch

Titre : Les naufragés d’Ythaq – Tome 16 – Les assiégés de Glèbe

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Adrien Floch

Édition : Soleil (18/09/2019)

Résumé :
Granite a rejoint les exilés de la Fédération. Mais les nouveaux maîtres de la galaxie ont trouvé un moyen de passer à travers les portes qui relient les univers et sont à leur poursuite.

Alors que le plus titanesque vaisseau jamais construit se lance en chasse, c’est une quête mystique qui va mener Granite au bout d’elle-même afin de chercher à retrouver son pouvoir sur le feu…

Critique :
Cela faisait un petit temps que je n’avais plus lu un album de mes naufragés et j’ai profité de mon passage en librairie pour acquérir le dernier tome sorti en septembre 2019…

Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai l’impression que l’on tourne un peu en rond et j’en avais déjà fait la remarque dans ma chronique du tome 15.

Nom de Zeus, Marty, autant où le premier cycle était punchy, fun, amusant, profond, bourrée de rebondissements, de surprises, de coups de pieds au cul, j’ai l’impression que depuis le tome 10 (second cycle), on n’avance pas fort dans la suite de l’histoire et que les albums sont de qualité inégale.

Les dessins ne sont pas en cause, depuis le départ de la saga, je les apprécie, mais point de vue du scénario, j’ai l’impression que Arleston fait du sur place et n’apporte rien de neuf dans les derniers albums, ou si peu.

Une fois de plus, Granite est envoyée seule dans une mission et Navarth n’a pas un grand rôle, si ce n’est donner une fessée au petit génie, façon Lucky Luke avec Billy The Kid, quand à Callista, fidèle à elle-même, elle est imbuvable et la présence de l’entité à l’intérieur de sa tête n’arrange pas les choses…

Autre petit détail : la couverture n’est pas tirée d’une scène de l’album puisque ce que nous voyons n’est pas la réalité : Granite et la créature ne s’affronteront pas. Ça m’énerve un peu, ce genre de couverture, car cela donne l’impression au futur lecteur d’avoir du danger alors qu’il n’y en aura pas…

Et puis, Granite va avoir une réaction disproportionnée lorsqu’on lui apprendra quelque chose et elle ne se posera même pas la question de savoir « qui ? » lui a collé ce truc à cet endroit précis…

Anybref, comparé à certains anciens tomes qui étaient excellents, celui-ci ne brille guère, sans pour autant être de la daube. On avance à tout petits pas, cela donne l’impression de faire du sur-place depuis des lustres…

Frustrant pour les lecteurs qui doivent attendre la parution d’un nouvel album, qui se ruent dessus avec voracité et qui se rendent compte à la fin de leur lecture que ce n’est pas cet album-là qui fera avancer le schmilblick !

Il serait temps que je me fasse plaisir en relisant tout le premier cycle…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°130].

Le mystère de la main rouge – Le Loup des Cordeliers 02 : Henri Loevenbruck [LC avec Bianca]

Titre : Le mystère de la main rouge – Le Loup des Cordeliers 02

Auteur : Henri Loevenbruck
Édition : Xo Editions (22/10/2020)

Résumé :
Juillet 1789.

La Bastille vient de tomber. Danton, Desmoulins et Robespierre entrent dans l’Histoire. Au milieu du tumulte, le jeune et brillant journaliste Gabriel Joly a découvert l’identité du Loup des Cordeliers, ce mystérieux justicier qui hante, la nuit, les rues de Paris. Mais alors qu’il est sur le point de le confondre, voilà que celui-ci disparaît !

La course-poursuite s’engage, menant Gabriel jusque dans les maquis de l’île de Corse, sur les traces de la Main rouge, étrange société secrète dont les membres tentent d’influer sur la Révolution en cours.

Accompagné du pirate Récif et de l’intrépide Théroigne de Méricourt, Gabriel parviendra-t-il à retrouver le Loup des Cordeliers et à découvrir ses plus noirs secrets ?

Entre complots et trahisons, il devra faire usage de sa plus grande sagacité pour résoudre l’énigme de la Main rouge.

Critique :
C’est avec les souvenirs encore chauds que j’ai commencé à dévorer la suite du Loup Des Cordeliers puisque j’avais lu le premier opus début octobre.

Ce deuxième tome est différent du premier, même si l’auteur continue l’Histoire avec les mêmes personnages (et quelques nouveaux) et que nous sommes toujours durant la Révolution de 1789.

Le premier était punchy à fond, je dirais même plus, il était « Green, green, green », même « super green », pour paraphraser Ruby Rhod (5ème élément).

Attention, je ne dis pas que ce nouvel opus est nul ou ennuyeux, loin de là, il est juste différent et il punch moins que le premier, mais tout aussi instructif et nous avons beau nous situer après la prise de la Bastille, ça reste toujours chaud chaud dans les rues où les lanternes servent plus à pendre haut et court qu’à éclairer les cerveaux.

La théorie de l’évolution est peut-être vraie pour le corps humain mais pas pour son cerveau, sa manière d’agir, de réfléchir, de ne pas se laisser manipuler…

Emporté par la foule, les têtes roulent et se retrouvent sur des piques, après que des Trolls aient agités et excités les esprits déjà en surchauffe et assoiffés de vengeance (et de sang) sur les sites Internet de l’époque : DansLaRue et SurLaPlacePublique. ♫ Non, non, rien n’a changé ♪ On continue de lyncher ♪ Hé, hé ♪

Les personnages clés sont toujours bien travaillés, je les adore et les personnages fictifs côtoient toujours les personnages réels comme si tous étaient de notre monde. La partie Historique est inséré dans l’histoire normale et je n’ai pas eu l’impression que le cours était assommant, que du contraire, j’ai aimé apprendre, en immersion totale, comme si je vivais en direct la Révolution Française (et sans danger).

La société secrète de La Main Rouge ajoutera une petite touche d’ésotérisme, sans que jamais cela ne vire à du Dan Brown. L’auteur s’est documenté et ça se sent dans son récit, lui donnant la couleur du réalisme, ce qui ajoute du plaisir à la lecture.

Alors même s’il était moins punchy que le premier, même s’il est un peu moins « green, super green », il n’en reste pas moins un excellent roman Historique, un polar addictif, instructif, qui nous permet de vivre la Révolution de 1789 comme si nous y étions (le risque de perdre la tête en moins) aux côtés de personnages ô combien attachants, travaillés, réalistes, même les fictifs.

N’hésitez pas à venir à l’abordage de cette saga et d’embarquer pour un voyage fabuleux dans le Paris et la France de 1789. Le seul Récif de ce roman est un personnage et il est l’homme qu’on a envie d’avoir à ses côtés pour cette aventure de capes et d’épées qui fait mouche !

Une LC avec Bianca réussie, une fois de plus car nous avons toutes deux apprécié l’aventure. Juste que n’étant pas à la maison le dimanche, je n’ai pas vu son MP qui me disait : publication demain. Autrement dit, lundi… Voici l’origine du décalage de publication.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°125].

Ira Dei – Tome 3 – Fureur normande : Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat

Titre : Ira Dei – Tome 3 – Fureur normande

Scénariste : Vincent Brugeas
Dessinateur : Ronan Toulhoat

Édition : Dargaud (06/09/2019)

Résumé :
Bataille de Vénosa. Après la Sicile, c’est le sud de l’Italie qui doit faire face au déferlement normand. Les troupes, guidées par Guillaume de Hauteville et grossies par l’arrivée de nouveaux mercenaires normands attirés par leurs exploits, écrasent sans aucune pitié l’armée byzantine, menée par le capétan Dokéianos.

Face à une telle puissance, le Basileus Michel IV doit prendre des mesures radicales et fait sortir Maniakès de ses geôles pour le placer à la tête de son armée. Empli de haine, celui-ci compte bien se venger.

Si la démonstration de force des Normands ne lui plaît guère, les échecs byzantins sont, au contraire, vus d’un très bon œil par l’Église. Ayant la confiance de Guillaume, Étienne est chargé de manipuler ce dernier afin que son armée ne devienne pas une nouvelle menace pour la foi chrétienne.

Quant à Tancrède, il repart au combat au côté d’Harald, qui ne voit plus en son ancien ami qu’un faible. Normands et Byzantins sont sur le point de s’affronter à nouveau, car manigances et tromperies sont légion…

Critique :
Quand on est un grand con… quérant, faut conquérir et pour ça, faire des guerres, attaquer, échafauder des stratégies et être plus perfide que son ennemi.

Ou tout simplement utiliser ses chefs de guerres, ses mercenaires, ses soldats comme des pièces sacrifiables sur un échiquier où tous les coups de putes sont permis.

Le strategos Maniakès avait été jeté en prison mais comme il est le meilleur dans son boulot de stratège, le Basileus l’a fait sortir.

Le chef Varègue, Harald et Tancrède ont dû quitter la Sicile pour l’Italie qui plie sous les coups de boutoir des normands de Guillaume (lui-même conseillé par l’Église). Harald en a marre d’écouter les conseils pleins de prudences de Tancrède.

Ce dernier, depuis qu’il a perdu ses amis, n’est plus que l’ombre de lui-même. Voir Tancrède moins arrogant, plus posé, plus réfléchi, ça fait tout drôle. Entre nous, Harald aurait dû l’écouter…

Les dessins sont tout en fureur dans ce troisième tome, certaines planches étant même présentées de manière oblique, durant une bataille. Étrange mais bonne idée, ça donne encore plus de furie à la charge des Varègues.

Puisqu’il est question de con-quérant, il est aussi question de trahison, de plans machiavéliques pour faire tomber l’autre dans un piège, sauf que des autres ont pu aussi monter un coup foireux et que l’arroseur peut à tout moment finir en arrosé.

Un bon album, avec de l’action, des trahisons, des moments forts et des dessins qui mettent tout cela en valeur.

Le tome suivant, consacré au cycle Italien, me trouvera fidèle au poste car je voudrais savoir ce qu’il va se passer entre Hugues et Tancrède (et tous les autres).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°113].