Dracula : Bram Stoker

Titre : Dracula

Auteur : Bram Stoker
Édition : Pocket (1993 – 2011 – 2017) / J’ai Lu (2012)
Édition Originale : Dracula (1897)
Traductrice : Lucienne Molitor

Résumé :
Répondant à l’invitation du conte Dracula qui prépare son prochain voyage en Angleterre, Jonathan Harker découvre à son arrivée dans les Carpates un pays mystérieux.

Un pays aux forêts ténébreuses et aux montagnes menaçantes. Un pays peuplé de loups dont les habitants se signent au nom de Dracula.

Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu’éprouver une angoisse grandissante.

Ce comte, qui contrôle son courrier et verrouille les portes de son château, ne se reflète pas dans les miroirs et se déplace sur les murs en défiant les lois de l’apesanteur…

Jonathan Harker doit se rendre à la terrifiante évidence : il est prisonnier d’un homme qui n’est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres…

Critique :
Dracula, ça, c’est un vrai vampire !

Fourbe, cruel, buveur de sang humain et s’il le faut, de sang animal, mais le sang de biche innocente n’est pas vraiment à son menu.

Anybref, Dracula n’a rien avoir avec les vampires vegan de Twoilet !

Dracula, je l’avais lu il y a… plus de 25 ans (1993) ! C’était il y a un siècle, une éternité (allez-y, chantez).

À cette époque lointaine, j’avais commencé à le dévorer lorsqu’une commotion cérébrale avait appuyé sur la touche « pause » de la lecture car il m’était impossible de lire plus de quelques lignes tant la douleur me vrillait le crâne.

C’est donc après 3 semaines d’arrêt lecture que j’avais pu et su le reprendre, mais j’avais cette frustration de ne pas avoir pu l’avaler d’un seul coup.

Ma vengeance est accomplie puisque j’ai pu, maintenant, le bouffer tout cru, le sucer jusqu’à la moelle et me pourlécher les canines.

L’avantage de le relire après avoir vu 36 fois le film, c’est que les personnages du livre ont pris les visages des acteurs du film.

Autant où j’avais détesté le style épistolaire des « Liaisons dangereuses » autant où dans Dracula il ne m’avait pas dérangé du tout, que le récit se déroule aux travers d’un journal intime, des lettres de Jonathan Harker ou d’articles de journaux.

Cela lui donne un réalisme bien plus grand qu’avec un narrateur omniscient ou à la première personne du singulier. Bref, ça vous fout la trouille et augmente votre tension, ainsi que votre respiration.

Et bien oui, croyez-moi ou pas, malgré toutes ces années passées, j’ai ressenti toujours des picotements dans l’estomac, des emballements du cœur et le suspense était toujours présent alors que ma mémoire se souvient encore de la plupart des événements.

Je me demande si ce n’est pas ça qui me fait flipper encore plus : le fait de savoir !

Les personnages sont toujours aussi intéressants, intrigants, attachants, surtout Mina qui à l’époque déjà m’avait marquée au fer rouge avec cet amour qui était bien plus beau que le dégoulinant d’une saga de vampires végétariens.

Attention, dans le film de Coppola (et pas Coppula), ils avaient fait du personnage de Mina un ancien amour de Dracula et la belle en était sa réincarnation, son voyage à Londres pour la retrouver était la raison !

Dans le livre, c’est le fait que Harker se soit enfui qui fait rappliquer notre suceur dare-dare pour le faire taire et puisque de toute façon il voulait y venir pour se faire de nouveaux disciples, autant profiter de l’occasion ! Et puis, Lucy passait par là, une proie facile et hop, le moustique Dracula l’a prise dans ses rets.

Le charme s’est accompli une nouvelle foi, Dracula m’a emporté, parce que oui, je l’adore, malgré le fait que c’est un vampire (ou alors, c’est pour ça, psychanalysez-moi), j’ai vibré durant tout le récit, marmonnant des inutiles « fuyez, pauvres fous » puisque le récit ne pouvait pas changer en mûrissant 26 ans de plus dans mes étagères.

Quel bonheur de relire ce grand roman de vampires, ce récit bit-litt bien plus mordant que certains à qui on a dû mettre une muselière ou limer les dents.

Ma relecture m’a tellement plu qu’elle gagne un demi Sherlock en plus !

Lucie, Lucie c’est moi je sais
Il y a des soirs comme ça où tout
S’écroule autour de vous
Sans trop savoir pourquoi toujours
Regarder devant soi
Sans jamais baisser les bras, je sais
C’est pas le remède à tout
Mais ‘faut se forcer parfois
Lucie, Lucie dépêche toi, on vit
On ne meurt qu’une fois
Et on n’a le temps de rien
Que c’est déjà la fin mais
C’est pas marqué dans les livres
Que le plus important à vivre
Est de vivre au jour le jour
Le temps c’est de l’Amour

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

Frankenstein Junior : Mel Brooks [FILMS]

Frankenstein Junior (Young Frankenstein) est un film américain réalisé par Mel Brooks, sorti en 1974.

Synopsis :

Frederick Frankenstein, arrière petit-fils du docteur Frankenstein, n’est pas fier des travaux de son arrière grand-père.

Après avoir donné un cours sur le système nerveux, Frederick est abordé par un homme apportant le testament de son grand-père. Frederick laisse alors sa fiancée Elizabeth et se rend au château familial en Transylvanie, où il est accueilli par Igor, un serviteur bossu et Inga, une laborantine.

Frederick décide à son tour de créer un être vivant à partir de cadavres. Igor est chargé de trouver le cerveau d’un génie pour l’implanter dans la tête de la créature. Malheureusement, Igor se trompe et apporte à son maître un cerveau anormal.

Fiche technique :

  • Titre français : Frankenstein Junior
  • Titre original : Young Frankenstein
  • Réalisation : Mel Brooks
  • Scénario : Gene Wilder et Mel Brooks, d’après le roman Frankenstein ou le Prométhée moderne, de Mary Shelley
  • Production : Michael Gruskoff
  • Musique : John Morris et Victor Herbert
  • Photographie : Gerald Hirschfeld
  • Montage : John C. Howard
  • Décors : Dale Hennesy
  • Costumes : Dorothy Jeakins
  • Société de distribution : Twentieth Century Fox
  • Budget : 2 800 000 $
  • Pays d’origine : États-Unis
  • Langue : anglais, allemand

Distribution :

  • Gene Wilder (VF : Gabriel Cattand) : le docteur Frederick Frankenstein (prononcé Frankenstine)
  • Marty Feldman (VF : Georges Riquier) : Igor (prononcé Aïgor)
  • Peter Boyle (VF : William Sabatier) : le Monstre
  • Madeline Kahn (VF : Perrette Pradier) : Elizabeth
  • Cloris Leachman (VF : Lita Recio) : Frau Blücher
  • Teri Garr (VF : Claude Chantal) : Inga
  • Kenneth Mars (VF : Georges Aminel) : l’inspecteur Hans Wilhelm Friederich Kemp
  • Gene Hackman (VF : Claude Joseph) : Harold (le vieil aveugle)
  • Richard Haydn : Gerhard Falkstein
  • Liam Dunn : monsieur Hilltop
  • Danny Goldman (VF : Jean-Pierre Leroux) : l’étudiant en médecine
  • Oscar Beregi Jr. (VF : Philippe Dumat) : le geôlier sadique

Ce que j’en ai pensé : HI-LA-RANT ! Pas à se rouler par terre, mais j’ai eu un sourire débile et béat pendant le visionnage de ce vieux film en noir et blanc.

Ici, tout est burlesque, aussi bien dans les dialogues que dans les scènes.

Du serviteur bossu Igor (prononcez Aïgor), avec sa bosse qui change de côté et dont ses yeux globuleux sont un régal, à la gardienne du château du Baron Frankenstein, Frau Blücher, dont le seul nom fait cabrer les chevaux de peur, en passant par Inga, l’assistante laborantine du petit-fils Frankenstein qui pense un peu trop souvent au sexe.

Quant au descendant du docteur Frankenstein, celui qui se faisait appeler docteur Fronkonstine pour ne plus rien à voir avec son tristement célèbre aïeul, celui qui criait haut et fort qu’on ne pouvait pas réanimer la matière morte, et bien, il vaut tout les Oscars du monde.

Certes, l’humour ne fait pas dans le fin, on est dans le burlesque, dans l’outrancier, ici, mais je n’ai pas trouvé que c’était trop gras, ça vole tout de même plus haut qu’un certain Pilote dont-on se demandait s’il était dans l’avion !

Tout comme dans le roman, la Créature ne demande qu’un peu d’amour et de compassion, elle a beau avoir obtenu le cerveau d’un anormal, elle reste néanmoins un être vivant qui n’aime pas qu’on que le conspue ou que se moque.

La scène entre la créature et la petite fille est formidable, on sent venir la chose et lorsqu’elle se produit, on pète de rire. Mais le top du top revient à la scène avec l’ermite aveugle (Gene Hackman dans le rôle) qui elle, est à pisser de rire.

Et lorsque que notre aveugle, ne comprenant pas pourquoi son nouveau compagnon muet le quitte alors qu’il lui a servi une soupe, du vin et allumé un cigare lui crie « J’allais nous faire un expresso » on ne peut que s’esclaffer en se disant qu’on a perdu une scène burlesque car tout ce qui venait avant était tordant.

Dans le roman original, il y avait aussi un vieil aveugle, mais il ne vivait pas seul, mais avec ses enfants. Et cela n’avait rien de marrant, je vous le jure.

Bref, je vous avoue que ça fait du bien de se taper un film burlesque de temps en temps et je remercie mon vieux collègue et ses bons plans ciné !

Faut dire aussi que mon collègue doit dater d’avant l’invention du cinéma muet.

 

Hôtel Transylvanie 1 [Films Animation]

Hôtel Transylvanie (titre original : Hotel Transylvania) est un film américain réalisé par Genndy Tartakovsky, sorti en 2012.

Fiche technique :

  • Titre original : Hotel Transylvania
  • Titre français : Hôtel Transylvanie
  • Réalisation : Genndy Tartakovsky
  • Scénario : Peter Baynham et Robert Smigel, d’après une histoire de Todd Durham, Dan Hageman et Kevin Hageman

Synopsis : Bienvenue à l’Hôtel Transylvanie, le somptueux hôtel de Dracula, où les monstres et leurs familles peuvent enfin vivre leur vie, se détendre et faire « monstrueusement » la fête comme ils en ont envie sans être embêtés par les humains.

Pour l’anniversaire de sa fille, la jeune Mavis, qui fête ses 118 printemps, Dracula invite les plus célèbres monstres du monde – Frankenstein et sa femme, la Momie, l’Homme Invisible, une famille de loups-garous, et bien d’autres encore…

Tout se passe très bien, jusqu’à ce qu’un humain débarque par hasard à l’hôtel et se lie d’amitié avec Mavis…

Ce que j’en ai pensé : Les mauvais coucheurs vous diront que c’est téléphoné, trop sucré, trop rempli de bons sentiments sur l’acceptation des autres et de la tolérance. Bref, certains pourraient trouver ça niais ou que la relation romantique entre notre jeune touriste américain et la fille chérie du comte Dracula est sans alchimie.

Moi, je laisse les mauvais coucheurs dehors et je vous dit, sans mentir, que j’adore voir et revoir ce film d’animation. Oui, les situations sont du déjà-vu, mais la mise en scène me fait rire et me divertit, ce qui me comble de joie lorsque j’ai le moral en baisse.

Dracula a une fille, il la chérit plus que tout, lui interdisant même d’aller voir le monde qui l’entoure, allant mêle jusqu’à lui en brosser un portrait peu flatteur, quitte à mentir ou travestir la réalité.

Alors, quand un jeune touriste américain débarque dans l’Hôtel réservé à des monstres, le jour de l’anniversaire de la fille chérie, pensez bien que ça va foutre un bordel pas possible.

Situations cocasses, dialogues au poil et quiproquos drôles et marrants.

Voir ce vampire de père faire tout pour que sa fille ne sache pas que cet étrange arrivant est un humain et ensuite, éviter qu’elle ne tombe amoureuse de cet humain qu’elle prend pour un monstre est cocasse et me fait toujours passer du bon temps.

Les codes du fantastiques sont tous présent, mais inversés puisque ici, ce sont les êtres humains qui sont les monstres.

Bref, on est toujours le monstre d’un autre.

Alors, même si tout est cousu de fil blanc, voir ce dessin animé est toujours un plaisir, surtout les petits détails dans le grand hall de l’Hôtel (genre le petit loup-garou qui pisse au fauteuil, le couple de puce qui passe sa nuit de noce, les armures qui se déglinguent et les têtes coupées faites par les Jivaros…).

J’aime aussi le changement qui s’opère dans ce père : lui qui n’aime que s’amuser calmement, le jeune Jonathan va lui montrer comment se marrer avec des tables et l’amener progressivement à changer.

Oui, j’adore regarder ce film d’animation lorsque je suis crevée et que mon cerveau ressemble à de la gelée de groseille. J’en ai toute une collection, et un jour, si vous êtes sage, je vous parlerai de la quadrilogie de Ice Age !

Le Challenge Halloween chez Lou & Hilde et Le « Challenge US » chez Noctembule.

CHALLENGE - US

Dracula : Bram Stoker

 Titre : Dracula

Auteur : Stoker Bram
Édition : J’ai Lu

Résumé :
Jonathan Harker, jeune notaire, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le Comte Dracula, nouveau propriétaire d’un domaine à Londres. A son arrivée, il découvre un pays mystérieux et menaçant, dont les habitants se signent au nom de Dracula.

Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu’éprouver une angoisse grandissante.
Très vite, il se rend à la terrifiante évidence : il est prisonnier d’un homme qui n’est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres…

Grand classique de la littérature de vampires, best-seller de tous les temps après la Bible, Dracula est une source d’inspiration inépuisable.

Critique :
Dracula, je l’ai découvert en 1993, c’est vous dire que ça fait une sacrée paye. Je n’ajouterai rien aux commentaires dithyrambiques qui ont été fait, mais j’apporterai tout de même ma petite contribution à l’édifice.

Ce livre, je l’avais choisi pour me faire peur, pour lire autre chose qu’un polar, pour frissonner et regarder sous mon lit si le comte ne s’y cachait pas… Oui, j’étais encore mineure à l’époque !

Pourtant,, ce livre, quand je le prend en main, il fait remonter d’autres souvenirs dans ma mémoire. Ce livre, j’étais en train de le lire lorsque j’ai eu mon « petit » accident. La lame de la Grande Faucheuse n’est pas passée loin, mais je m’en suis tirée avec un peu de sang sur le crâne et une violente commotion cérébrale. Z’avaient pas envie de me voir débouler, là Haut… Je les comprends !

Et voilà tout le problème de cette commotion ! Je crevais d’envie de finir ce livre qui ne me faisait pas peur car j’appréciais le comte Dracula.

Malheureusement, frustration intense : de violents maux de tête m’empêchaient de lire la moindre page. Au bout de deux mots, les lignes se mélangeaient.

Un mois sans lire, un mois sans Dracula… l’horreur à l’état pur.

Je me suis bien rattrapée ensuite et j’ai dévoré le livre dès que j’ai su. Magnifique ! Quelle fresque, quels personnages.

Une belle histoire d’amour et un livre que Monsieur Francis Ford Coppola a su rendre hommage à l’écran.

Lisez « Dracula » au lieu des livres avec des vampires végétariens qui se nourrissent de sang de biche (que fait la protection des animaux ??) et vont encore à l’école alors qu’ils ont cent ans, au moins !

Dracula, c’est sombre, sanglant, peuplé de vampires qui se nourrissent du sang de vierges ou de nourrissons, qui tuent sans pitié et qui dorment dans des cercueils. Ils ne sentent pas la fleur de rose et sont infréquentables.

Dracula, c’est une belle histoire d’amour qui ne virent pas à l’eau de rose guimauve et sentimentale. Non, c’est tragique et pas gnan-gnan.

Ça, c’est du vampire !! Allez, buvons un cou… (vieux jeu de mot vampirique).

Titre ayant participé au Challenge « La littérature fait son cinéma – 2ème année » chez Kabaret Kulturel en participant au Challenge « Les 100 livres à lire au moins une fois » chez Bianca.

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