Les Naufragés d’Ythaq – Tome 17 – La grotte des faces : Christophe Arleston et Adrien Floch

Titre : Les Naufragés d’Ythaq – Tome 17 – La grotte des faces

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Adrien Floch

Édition : Soleil (09/12/2020)

Résumé :
Alors que le féroce Surkun’hr s’empare de la galaxie, sur Glèbe, Granite est le dernier espoir de la Fédération. Dans la mystérieuse Grotte des Faces, elle pourrait récupérer son pouvoir et contrer la grande attaque qui s’annonce.

Guidée par un étrange chaperon aux identités multiples, elle s’enfonce dans les tunnels qui parsèment la montagne, alors que Narvath et Danaëlle peinent à la rejoindre.

Critique :
Si je me plaignais d’un tome 16 qui tournait en rond comme une grosse partie de ce nouveau cycle, je ne pourrai pas me plaindre du rythme effréné de ce tome qui clôt ce cycle, ni de son feu d’artifice final.

Oserai-je dire que cela va trop vite ? Ok, je sors…

Mes appréhensions sont vite tombées avec ce tome qui met le turbo et je dois dire que j’ai même été surprise de le voir terminer le cycle avec le retour de Surkun’hr, le bouffeur de galaxie, celui que Narvath avait réussi à contrer dans le premier cycle.

Même Calista ne fait pas de conneries, ni sa diva et ne fout pas tout en l’air, ce qui est assez rare que pour être souligné. Mieux, elle fera preuve de courage et osera avoir le bon geste.

Les dessins d’Adrien Floch sont égaux à eux-mêmes, c’est-à-dire très bien, les couleurs sont vives et les cases ne manquent pas de dynamisme.

Le rythme de l’album est vif, alternant les passages entre Granite qui arrive à la fameuse grotte des faces, aidée par son guide et de l’autre, Narvath et Danaëlle qui eux, ont bien du mal à y arriver.

Une fois de plus, c’est tous ensemble qu’ils parviendront à réussir la mission de sauver l’univers, parce que, c’est bien connu : l’union fait la force.

Ce second cycle est en-deçà du premier qui recelaient des tas de surprises et des albums avec du rythme et de l’action, tandis que ce second cycle est plus poussif, plus « je tourne en rond » et si certains tomes auraient pu être plus court, celui qui clôt la résurrection de Surkun’hr aurait pu avoir plus de pages afin de rendre le combat final plus long, plus étoffé, bref, faire durer le suspense (jamais contente !).

Mais au moins, on termine sur une bonne note et je suis soulagée de ne pas avoir tourné en rond une fois de plus.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°152].

Ekhö, Monde miroir – Tome 9 – Abidjan-Nairobi Express : Christophe Arleston et Alessandro Barbucci

Titre : Ekhö, Monde miroir – Tome 9 – Abidjan-Nairobi Express

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Alessandro Barbucci

Édition : Soleil (13/11/2019)

Résumé :
À travers la planète entière, des Preshauns meurent de honte après avoir brusquement perdu leurs poils. Un mal étrange sur lequel Fourmille doit enquêter.

Point commun de toutes le victimes : un séjour à Abidjan.

C’est donc vers l’Afrique que s’envolent Yuri et Fourmille, qui doit également résoudre le meurtre de Niele, célèbre conteuse ivoirienne, assassinée car elle savait des choses sur la plante-qui-pue-des-pieds, celle-là même qui ferait tomber les poils des Preshauns…

Critique :
Moi qui me plaignais que les tomes 8 et 10 soient de moins bonne qualité comparés aux premiers, voilà que le tome 9 (que j’avais sauté par inadvertance) sauve les meubles.

Comparé aux premiers tomes de la série, il est nettement en deçà de ce que Arleston nous offrait en début de saga, mais après deux tomes en demi-teinte (8 & 10), celui-ci semble génial.

Du moins, il est correct et semble plus travaillé que le dernier en date.

Perdre ses poils, pour un Preshaun, c’est la honte absolue et eux, ils savent tomber raide mort de honte.

À qui profite le crime ? Pourquoi est-ce que cette perte de pilosité intervient-elle après un passage à Abidjan et surtout, pourquoi est-ce que cette maladie touche essentiellement les Preshaun appartenant à la caste des Authentistes, ceux qui se laissent aller à leur vraie nature ?

Pour enquêter sur les poils, rien de tel que d’envoyer à Abidjan notre chère Fourmille et Yuri pour mettre fin à ces morts et éviter une guerre entre les castes de Preshaun.

On a de l’humour, des références à notre monde, des petites piques dirigées vers les chasseurs qui vont dézinguer des animaux en Afrique car ils sont à la recherche de sensations fortes, ainsi que des Preshauns qui se sentent toujours attaqué sur leur mode de vie, un peu comme certains humains qui voient des attaques contre eux tout le temps (ou des complots les visant).

Pas de temps mort dans l’album, nous avons une vraie enquête, des pistes que l’on remonte, des indices recherchés, une rencontre avec un seigneur de la jungle et un hommage à la nourriture et les taxis brousses.

Alors non, ce n’est pas le meilleur, alors oui, les trois premiers sont les plus mieux, mais dans l’ensemble, celui-ci est correct et est clairement plus jubilatoire que les tomes 8 et 10 qui étaient fadasses comparé à ce chouette tome 9.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°148].

Ekhö, Monde miroir – Tome 10 – Un fantôme à Pékin : Christophe Arleston et Alessandro Barbucci

Titre : Ekhö, Monde miroir – Tome 10 – Un fantôme à Pékin

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Alessandro Barbucci

Édition : Soleil (25/11/2020)

Résumé :
Pour un prochain grand show à Broadway, Fourmille, Youri et Sigisbert se rendent à Pékin afin d’y recruter des artistes de cirque.

Mais les plus doués viennent d’un monastère Shaolin et il leur faut entreprendre le voyage jusqu’aux portes du Tibet.

Critique :
Ekhö est un monde parallèle au nôtre, mais sans la technologie, sans l’électricité et pourvu d’animaux pour le moins étrange.

Fourmille continue de l’arpenter et pour cette dixième aventure, elle nous emmène à Shangaï avant de faire un crochet par le Tibet et ensuite par Pékin.

L’aventure est amusante, les personnages sont toujours aussi plaisants à retrouver, les dessins, les couleurs, tout ça, c’est génial, mais…

Ben oui, encore un « mais »…

On dirait que tout cela s’essouffle et on est loin des fourmillements géniaux du début, de la satire qu’étaient les premiers tomes, des enquêtes géniales qu’il fallait mener pour résoudre la mort d’une personne (dont le fantôme prenait possession de Fourmille).

L’auteur dénoncera les gigantesques ateliers qui naissent dans la ville de Pékin, de ces gens qui quittent les campagnes pour venir travailler à la ville, mais rien de plus, alors qu’il y avait tant à dire sur Pékin, tant de petits coups sous la ceinture à donner.

Mais voilà, nos personnages passent plus de temps à voyager vers les monts Shaolin et à courir jusque Pékin que de dénoncer les travers de nos sociétés.

Heureusement, on a toujours la présence des petits clins d’œils à notre monde, comme les éléphants chars d’assaut et le petit livre rouge, notamment.

Alors oui, l’album est amusant, j’ai souri, le moment « détente lecture » était au rendez-vous, mais il m’a laissé une dent creuse et l’impression de ne pas avoir été rassasiée comme avec les premiers albums.

Dommage parce que j’avais adoré ma première rencontre avec l’univers de Fourmille, dans le Lanfeust Mag, j’avais trouvé ce nouvel univers foisonnant de références au notre, rempli de belles promesses, j’en ai eu beaucoup, mais là, le tome 8 m’avait déjà fortement déçu et ça continue avec le 10 (oui, j’ai sauté le 9, un oubli que je vais réparer de suite).

Arleston, tu peux faire mieux, tu es un scénariste de talent, et Fourmille mérite mieux que ces albums en demi-teinte. Ekhö est un monde aussi vaste que les terres d’Arran, que celui de Troy, alors, on va éviter de nous la faire façon naufragés d’Ythaq qui sont en train de tourner en rond depuis quelques albums…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°144].

Les naufragés d’Ythaq – Tome 16 – Les assiégés de Glèbe : Christophe Arleston et Adrien Floch

Titre : Les naufragés d’Ythaq – Tome 16 – Les assiégés de Glèbe

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Adrien Floch

Édition : Soleil (18/09/2019)

Résumé :
Granite a rejoint les exilés de la Fédération. Mais les nouveaux maîtres de la galaxie ont trouvé un moyen de passer à travers les portes qui relient les univers et sont à leur poursuite.

Alors que le plus titanesque vaisseau jamais construit se lance en chasse, c’est une quête mystique qui va mener Granite au bout d’elle-même afin de chercher à retrouver son pouvoir sur le feu…

Critique :
Cela faisait un petit temps que je n’avais plus lu un album de mes naufragés et j’ai profité de mon passage en librairie pour acquérir le dernier tome sorti en septembre 2019…

Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai l’impression que l’on tourne un peu en rond et j’en avais déjà fait la remarque dans ma chronique du tome 15.

Nom de Zeus, Marty, autant où le premier cycle était punchy, fun, amusant, profond, bourrée de rebondissements, de surprises, de coups de pieds au cul, j’ai l’impression que depuis le tome 10 (second cycle), on n’avance pas fort dans la suite de l’histoire et que les albums sont de qualité inégale.

Les dessins ne sont pas en cause, depuis le départ de la saga, je les apprécie, mais point de vue du scénario, j’ai l’impression que Arleston fait du sur place et n’apporte rien de neuf dans les derniers albums, ou si peu.

Une fois de plus, Granite est envoyée seule dans une mission et Navarth n’a pas un grand rôle, si ce n’est donner une fessée au petit génie, façon Lucky Luke avec Billy The Kid, quand à Callista, fidèle à elle-même, elle est imbuvable et la présence de l’entité à l’intérieur de sa tête n’arrange pas les choses…

Autre petit détail : la couverture n’est pas tirée d’une scène de l’album puisque ce que nous voyons n’est pas la réalité : Granite et la créature ne s’affronteront pas. Ça m’énerve un peu, ce genre de couverture, car cela donne l’impression au futur lecteur d’avoir du danger alors qu’il n’y en aura pas…

Et puis, Granite va avoir une réaction disproportionnée lorsqu’on lui apprendra quelque chose et elle ne se posera même pas la question de savoir « qui ? » lui a collé ce truc à cet endroit précis…

Anybref, comparé à certains anciens tomes qui étaient excellents, celui-ci ne brille guère, sans pour autant être de la daube. On avance à tout petits pas, cela donne l’impression de faire du sur-place depuis des lustres…

Frustrant pour les lecteurs qui doivent attendre la parution d’un nouvel album, qui se ruent dessus avec voracité et qui se rendent compte à la fin de leur lecture que ce n’est pas cet album-là qui fera avancer le schmilblick !

Il serait temps que je me fasse plaisir en relisant tout le premier cycle…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°130].

Le grand livre de l’horreur – T05 – Sur les traces de Sherlock Holmes : N. M. Zimmermann

Titre : Le grand livre de l’horreur – T05 – Sur les traces de Sherlock Holmes

Auteur : N. M. Zimmermann
Illustrations : Caroline Hüe

Édition : Albin Michel (30/01/2019)

Résumé :
Pour cette nouvelle mission, Le Grand Livre de l’Horreur envoie Virgile à la rencontre du plus célèbre des détectives : Sherlock Holmes !

Virgile, son lapin Pollop et sa grande sœur Mahaut doivent l’assister dans une tâche des plus périlleuses : protéger un riche héritier du chien démoniaque lancé à sa poursuite.

Mais quand le monstre fait de Virgile la cible de ses flammes incandescentes, la situation devient critique. Ce revers porte de toute évidence la signature du Maliseur, bien décidé à empêcher Virgile d’interférer dans ses plans, une bonne fois pour toutes.

Quelle que soit l’issue de leur confrontation, le monde de l’horreur en restera marqué à jamais…

Critique :
Il était marqué « À partir de 9 ans » et j’ai un peu plus de 9 ans, donc, je pouvais le lire, na !

Et puis, ce n’est pas tous les jours qu’on peut entrer dans un livre et essayer de le sauver des machinations du Maliseur, cet espèce de Méchant qui veut anéantir tous les classiques de l’horreur.

Et comment sauve-t-on le roman de Conan Doyle ? En pyjama, tout simplement…

Oui, il est possible de sauver le roman ET Sherlock Holmes, en pyjama !

Et avec l’aide de son lapin Pollop aussi… Et avec un peu d’aide de Mahaut, sa grande sœur, tombée dans le roman par erreur, elle et qui pense que Sherlock Holmes, c’est le détective sexy de la télé et de notre époque… Mahaut, un jour, on va t’expliquer…

Bon, accessoirement, pour aller sauver le roman où se trouve Holmes, il faut aussi posséder « Le grand livre de l’horreur » qui est en fait un portail pour voyager dans des mondes parallèles. Heu, dans les romans d’horreur.

C’est pour les enfants, mais un adulte peut y trouver du plaisir littéraire quand même ! On ne prend pas les lecteurs pour des quiches, on leur offre de l’aventure, du mystère, de la frousse et des héros réalistes, attachants.

Le lapin Pollop est amusant aussi, même si, une fois transvasé dans les romans à sauver, il change et devient un grand ronchon. Puisque le fait d’entrer dans un roman lui donne la parole, il est normal qu’il l’utilise pour se plaindre.

Cette version-ci pourrait faire plus peur que celle de Conan Doyle, puisque, sans spolier l’affaire, dans le roman canonique, le chien diabolique sorti des Enfers n’en était pas un, mais un vrai chien recouvert de phosphore pour briller…

Là, ce qui poursuit Virgil, sa soeur Mahaut, le lapin Pollop et Sir Henri Baskerville, c’est un vrai chien démoniaque ! Oui, oui, un vrai de vrai sorti des Enfers. Ça, Holmes ne l’avait pas déduit. Normal, lui il vit son aventure dans le roman et ne connait sans doute pas l’existence du Maliseur.

Virgil et Mahaut se détestent dans la vraie vie, comme des frères et sœurs normaux, mais une fois dans la mouise, ou dans le bourbier de Grimpen, ils savent mieux que personne que l’union fait la force et que pour vaincre la boue aspirante et ensuite le Maliseur, va falloir s’entraider.

Parce que Pollop a beau être un lapin qui parle, pour vous sortir du bourbier, c’est difficile !

Un chouette roman illustré, qui conviendra aux petits comme aux plus grands.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°253, Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°14] et Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9).

Les Naufragés d’Ythaq – Tome 15 – Imperator Express : Christophe Arleston & Adrien Floch

Titre : Les Naufragés d’Ythaq – Tome 15 – Imperator Express

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Adrien Floch

Édition : Soleil Productions (26/09/2018)

Résumé :
Granite, Narvarth et Danaëlle sont coincés sur la planète Glèbe. Heureusement, des vaisseaux de la Fédération y ont établi une base.

Il faut impérativement les rejoindre. Narvarth cataleptique et Danaëlle hors service, c’est seule, avec ses deux amis inconscients, que Granite doit prendre un train suspendu, l’Imperator Express, où elle se fait engagée comme hôtesse.

Mais elle ignore qu’elle est surveillée par un individu intéressé par les armes technologiques qu’elle cache…

Critique :
Si la première saga des Naufragés d’Ythaq (tomes 1 à 9) m’avait emportée, subjuguée et troué le cul dans ses révélations finales, il n’en est pas de même pour la seconde partie.

Non pas que ces nouvelles aventures ne me plaisent pas, j’ai été contente de retrouver mes compagnons Granite et Narvath, j’ai de nouveau pesté sur cette charogne de Callista, mais on est loin des trépidations des émois de la saga initiale.

Tournerait-on en rond ? Serait-ce LA partie en trop dans une série, un peu à la manière d’un Lanfeust qui me plait moins dans le cycle Odissey ?

Il doit y avoir de ça…

Et pourtant, j’apprécie toujours de découvrir un nouvel album, je pousse même le vice jusqu’à me le faire offrir…

Pas de lassitude des personnages, juste qu’il y a moins de mystère, moins de souffle épique que lorsqu’ils s’étaient retrouvés naufragés sur la planète Ythaq, planète qui n’existait pas dans le système.

Puis surtout, il manque le personnage de Krurgor !!

Si je n’avais pas lu la première partie de la saga, cet album aurait eu tout pour me plaire car il y a de l’action, de la baston, des femmes qui ne s’en laissent pas compter, de l’humour, mais nom de Zeus, comparé à ce que j’ai connu, on dirait que la saga a du mal à se retrouver.

Ce fut un bon moment de lecture, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, mais après avoir bouffé du caviar à la louche, les œufs de lump, ça fait un peu cheap.

J’espère que dans le prochain album, nos amis vont enfin en savoir un peu plus sur ceux qui cherchent à tout prix à récupérer les clés de l’univers et en savoir un peu plus sur le changement radical de la garce de Callista.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

 

Ekhö monde miroir – Tome 8 – La Sirène de Manhattan : Christophe Arleston & Alessandro Barbucci

Titre : Ekhö monde miroir – Tome 8 – La Sirène de Manhattan

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Alessandro Barbucci

Édition : Soleil (29/08/2018)

Résumé :
Retour à la Grosse Pomme pour cette aventure qui voit la belle Fourmille habitée par l’esprit d’un sommelier assassiné. Une enquête qui se déroule dans les milieux du vin.

Des très chics restaurants de Manhattan aux fantasmatiques égouts, repaires, comme chacun sait, de crocodiles terribles et de créatures d’outre-monde, Yuri et Fourmille affrontent un ennemi inattendu et redoutable…

Critique :
Cet album des aventures de Fourmille et Yuri ne nous fera pas voyager dans Ekhö puisque nous sommes de retour à New-York, à Manhattan, pour être précis, où notre Fourmille va se retrouver habitée par un très grand sommelier.

Si le sommelier l’habite (pardon), c’est qu’il est raide mort… Mais qui a pu tuer un sommelier et surtout, pourquoi ?

C’est ce que notre duo d’enquêteurs, aidé d’un Preshaun, vont devoir trouver et comme vous le savez, peut importe la bouteille, pourvu qu’on ait l’ivresse.

Le tome 6 était un peu en deçà des autres et je vais devoir ajouter que le tome 8 aussi.

L’enquête est intéressante, Fourmille est souvent habitée par l’âme du sommelier, mais il manquait au tableau de Preshaun Sigisbert et, sans lui, il manque quelqu’un.

Il a été remplacé par le Preshaun Van Piperzeel mais je trouve qu’il n’a pas la même saveur que Sigisbert. D’ailleurs, on ne parle même plus de ce qui se passe lorsqu’un Preshaun manque de thé… Bheu, c’est le fil rouge, pourtant.

Quand aux motivations du Grand Méchant, je dirai bof bof, j’ai connu mieux, Arleston m’a habitué à beaucoup mieux et je n’ai pas retrouvé le scénariste génial qui m’a enchanté au début de la série Ekhö.

Le seul moment que j’ai bien aimé, c’est le survol du Central Park version Ekhö…  Avec un rappel de ce qu’avait vécu Yuri une fois, dans ce parc où il ne faut pas trainer une fois la nuit tombée.

Anybref, ce n’est pas que cet album ne soit pas bon, mais j’ai une nette préférence pour les premiers qui avaient plus d’humour, de peps, de Preshaun, de références à notre monde, mais sous forme miroir.

À noter les petits clins d’oeil à King Kong et à une référence au combat titanesque entre Godzilla et le Kong, version « autres animaux ».

En espérant que le suivant soit plus intéressant et que nos deux amis explorent un peu plus ce monde fascinant qu’est Ekhö.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018).

Ekhö Monde miroir – Tome 6 – Deep South : Christophe Arleston & Alessandro Barbucci

Titre : Ekhö Monde miroir – Tome 6 – Deep South

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Alessandro Barbucci

Édition : Soleil (12/04/2017)

Résumé :
À New York, la bomba latina Soledad vient de sortir un disque pour gramophone qui lui vaut les foudres d’un groupuscule presbytérien mené par le très médiatique révérend Fox.

On ne pardonne pas à la chanteuse de militer pour le choix en matière d’avortement.

Agressée lors d’un show-case, elle se réfugie chez son agent, Fourmille Gratule.

Fourmille va accompagner Soledad et son groupe dans une tournée mouvementée qui les emmènera vers le sud jusqu’à la Nouvelle-Orléans.

Critique :
♫ En mi soledad ♪ Laisser glisser… ♪ En mi soledad ♪

Non, ici il n’est pas question d’Opispo mais de la chanteuse Soledad (comme le titre d’Opispo) qui a des soucis avec la ligue de La Foi, un espèce de groupuscule qui prône des tas de choses en contradictions avec les paroles de la chanteuse et de son mode de vie.

Ceux de La Foi veulent laver plus blanc que blanc et être plus catholique que le pape, si tant est qu’il y ait un pape sur le monde miroir d’Ekhö…

Ce tome revient sur la fusion thaumique entre Yuri et Fourmille et notre Preshaun Sigisbert de Motafiume voudrait avoir plus de détail sur cette fameuse nuit, ce que Yuri ne veut pas lui révéler, bien entendu.

On sent bien dans ce tome que Yuri voudrait avouer ses sentiments à Fourmille, mais celle-ci n’en a cure, ne voit rien venir ou préférerait l’utiliser comme un sex-toys grandeur nature ce qui fait que notre roux préféré va aller voir ailleurs sur l’herbe est plus verte, emportant avec lui ses petits oiseaux bleus gazouilleurs.

N’oubliez pas que sur le monde miroir d’Ekhö, l’électricité n’existe pas et que ce monde, miroir du nôtre, utilise les animaux (dragons et autres bêtes fantastiques) pour se déplacer ou communiquer.

Comme tout le stock d’album de Soledad a été vandalisé, Fourmille a l’idée géniale de partir en tournée avec elle et d’enregistrer on live ! Et on descend dans l’Amérique profonde, celle du Sud et des rednecks.

Les dessins sont magnifiques, les couleurs chaudes et profondes, mais je trouve qu’Arleston donne le sentiment de survoler un peu différent sujet sans vraiment l’approfondir.

Que ce soit avec les espèces d’illuminés de la foi, les groupuscules religieux, les gens qui voudraient nous faire revenir en arrière, le viol, tout est survolé en peu de temps et on passe vite à autre chose, comme si nous étions encore à l’époque de la censure et qu’il ne fallait pas trop s’attarder sur certains sujets sensibles.

Certes, nous sommes dans de la bédé humoristique, mais malgré tout, il n’y a pas de mal à shooter là où ça fait mal puisque l’on aborde certains travers de nos sociétés.

Une fois de plus, Fourmille va prendre l’âme d’un mort et devenir lui, parlant comme lui, ce qui était assez chiant à cause de tous les « fuck’n » utilisés.

Un tome aux paysages somptueux, avec des Preshaun bien présent mais un tome en deçà de ce que j’ai connu. De plus, fallait pas être grand clerc pour deviner le truc avec le révérend Fox, ça m’a sauté aux yeux tellement le truc est éculé de chez éculé.

Malgré tout, on passe un bon moment de lecture, mais je trouve que l’on joue moins avec les sauts de personnalité de Fourmille, que son enquête sur le révérend Fox est  trop rapide et que le secret de Soledad, on s’en doutait un peu.

Notre Yuri est peu présent puisqu’il s’est éloigné de Fourmille et tente, tout seul de son côté, de monter un truc avec des petits oiseaux bleus permettant de transmettre des messages : Touïte.

Un album en demi-teinte par rapport aux précédents qui avaient placé la barre très haute.

Cela ne n’empêchera pas de découvrir avec plaisir la suite des aventures thaumique de Fourmille et Yuri et de voir si Sigisbert va trouver matière à son étude…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018).

 

Ekhö Monde miroir – Tome 3 – Hollywood Boulevard : Christophe Arleston & Alessandro Barbucci

Ekhö - Tome 3 - Hollywood Boulevard

Titre : Ekhö – Tome 3 – Hollywood Boulevard

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Alessandro Barbucci

Édition : Soleil (2014)

Résumé :
On peut faire du cinéma sans électricité ! C’est ce que découvrent Fourmille Gratule et Yuri, de passage à Hollywood pour signer dans leur agence l’immense star Norma-Jean. Mais cette dernière est retrouvée morte. Meurtre ? Suicide ?

Dans la peau de Norma-Jean, Fourmille ne peut faire autrement que résoudre l’énigme…

Une enquête sur Ekhö où des Preshauns sont les derniers nababs des studios, dans laquelle Arleston et Barbucci s’amusent à revisiter des classiques du cinéma de toutes les époques, avec bien sûr la vraie explication sur la mort de Marilyn, celle que personne ne vous a jamais donnée…

Ekhö tt-9782302042469_1_75Critique :
♫ California loveeee… ♪ California… knows how to party ♫ California… knows how to partyIn the city of L. A. ♫ In the city of good ol’ Watts ♪ In the city, the city of Compton ♫ We keep it rockin ♫ (2Pac)

Bienvenue à Hollywood, là où tout est permis, là où toutes les plus grandes actrices sont présentes, là où tous les grands films se tournent, sans électricité !!

Oui, ne l’oublions pas, bien que Ekhö soit un monde miroir, ici, les technologies ne passent pas !

Pour le moment, Fourmille et Yuri sont à Hollywood pour rencontrer l’actrice Norma Jean et si vous avez écouté la version originale de « Candle in the wind », vous savez que c’est le véritable nom de Marilyn Monroe !

Une fois de plus, le scénariste qu’est Arleston passe en revue et au détail les plus grands films du cinéma américain et si vous êtes attentifs, vous apercevrez Alien, E.T, Dark Vador, un T-Rex, Harry Potter et ses potes et j’en passe.

Comme toujours, une mort violente, non résolue et le fantôme du mort qui vient prendre possession de cette pauvre Fourmille (car il ne sait pas qu’il est mort, l’esprit du mort, un peu comme les cons qui ne savent pas qu’ils sont cons) qui ici va se retrouvée habitée par l’esprit de Norma Jean et faire frotti-frotta avec un Yuri qui ne pourra pas résister.

Tout en essayant de gérer sa partenaire instable qui ne sais pas contrôler les esprits qui l’habitent (mdr), notre pauvre Yuri va enquêter avec elle et Sigisbert, notre Preshaun préféré et grand buveur de thé dès qu’il est un peu nerveux, sinon… C’est la catastrophe.

Les références à notre monde sont nombreuses et le plaisir est de découvrir comment, sur ce monde miroir, ils réalisent des films sans la moindre once de fée électricité, tout en cherchant durant notre lecture des références à des films ou des acteurs connus.

De l’humour, du suspense, une enquête, la mort mystérieuse de Norma Jean expliquée, des complots, des hectolitres de thé et toujours le plaisir de voir nos deux amis se taper dessus, d’engueuler et menacer à tout moment de rompre l’équilibre thaumique, sauf quand ils… Vous voyez, quoi… Crac boum hue !

Les dessins sont toujours superbes, même si les femmes sont toutes plantureuses et que Norma Jean ressemble un peu trop à Fourmille, il me semble. Les couleurs sont lumineuses et on le reprend encore une fois pour en profiter un peu plus.

C’est drôle, décalé, rempli d’humour et de calembours (je fais des vers sans en avoir l’air) et les personnages sont attachants, sympathiques et puis j’aime quand Yuri se prend des baffes.

Juste un bémol c’est que dans ce tome, nous n’avons pas avancé sur les mystères entourant les Preshauns, mais on a résolu la mort mystérieuse de Norma Jean, quand au gouverneur, il a de furieux airs de JFK…

Une fois de plus un bon moment de détente dans le monde miroir qu’est Ekhö.

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Cow-Boys coucher soleil

All the leaves are brown and the sky is gray
Toutes les feuilles sont brunes et le ciel est gris
I’ve been for a walk on a winter’s day
Je suis allé marcher par un jour d’hiver
I’d be safe and warm if I was in L. A.
Je serais en sécurité et au chaud si j’étais à L. A.
California dreamin’ on such a winter’s day
Rêver de la Californie par un jour d’hiver comme celui-ci

Stopped into a church I passed along the way
Arrêté à l’église que j’ai longée sur mon chemin
Well I got down on my knees and I pretend to pray
Bon je me suis agenouillé et j’ai fait semblant de prier
You know the preacher like the cold
Tu sais que le prêtre aime le froid
He knows I’m gonna stay
Il sait que je vais rester
California dreamin’ on such a winter’s day
Rêver de la Californie par un jour d’hiver comme celui-ci

All the leaves are brown and the sky is gray
Toutes les feuilles sont brunes et le ciel est gris
I’ve been for a walk on a winter’s day
Je suis allé marcher par un jour d’hiver
If I didn’t tell her I could leave today
Si je ne lui avais pas dit que je pouvais partir aujourd’hui
California dreamin’ on such a winter’s day
Rêver de la Californie par un jour d’hiver comme celui-ci
California dreamin’ on such a winter’s day
Rêver de la Californie par un jour d’hiver comme celui-ci
California dreamin’ on such a winter’s day
Rêver de la Californie par un jour d’hiver comme celui-ci