Les Naufragés d’Ythaq – Tome 15 – Imperator Express : Christophe Arleston & Adrien Floch

Titre : Les Naufragés d’Ythaq – Tome 15 – Imperator Express

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Adrien Floch

Édition : Soleil Productions (26/09/2018)

Résumé :
Granite, Narvarth et Danaëlle sont coincés sur la planète Glèbe. Heureusement, des vaisseaux de la Fédération y ont établi une base.

Il faut impérativement les rejoindre. Narvarth cataleptique et Danaëlle hors service, c’est seule, avec ses deux amis inconscients, que Granite doit prendre un train suspendu, l’Imperator Express, où elle se fait engagée comme hôtesse.

Mais elle ignore qu’elle est surveillée par un individu intéressé par les armes technologiques qu’elle cache…

Critique :
Si la première saga des Naufragés d’Ythaq (tomes 1 à 9) m’avait emportée, subjuguée et troué le cul dans ses révélations finales, il n’en est pas de même pour la seconde partie.

Non pas que ces nouvelles aventures ne me plaisent pas, j’ai été contente de retrouver mes compagnons Granite et Narvath, j’ai de nouveau pesté sur cette charogne de Callista, mais on est loin des trépidations des émois de la saga initiale.

Tournerait-on en rond ? Serait-ce LA partie en trop dans une série, un peu à la manière d’un Lanfeust qui me plait moins dans le cycle Odissey ?

Il doit y avoir de ça…

Et pourtant, j’apprécie toujours de découvrir un nouvel album, je pousse même le vice jusqu’à me le faire offrir…

Pas de lassitude des personnages, juste qu’il y a moins de mystère, moins de souffle épique que lorsqu’ils s’étaient retrouvés naufragés sur la planète Ythaq, planète qui n’existait pas dans le système.

Puis surtout, il manque le personnage de Krurgor !!

Si je n’avais pas lu la première partie de la saga, cet album aurait eu tout pour me plaire car il y a de l’action, de la baston, des femmes qui ne s’en laissent pas compter, de l’humour, mais nom de Zeus, comparé à ce que j’ai connu, on dirait que la saga a du mal à se retrouver.

Ce fut un bon moment de lecture, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, mais après avoir bouffé du caviar à la louche, les œufs de lump, ça fait un peu cheap.

J’espère que dans le prochain album, nos amis vont enfin en savoir un peu plus sur ceux qui cherchent à tout prix à récupérer les clés de l’univers et en savoir un peu plus sur le changement radical de la garce de Callista.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

 

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Ekhö monde miroir – Tome 8 – La Sirène de Manhattan : Christophe Arleston & Alessandro Barbucci

Titre : Ekhö monde miroir – Tome 8 – La Sirène de Manhattan

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Alessandro Barbucci

Édition : Soleil (29/08/2018)

Résumé :
Retour à la Grosse Pomme pour cette aventure qui voit la belle Fourmille habitée par l’esprit d’un sommelier assassiné. Une enquête qui se déroule dans les milieux du vin.

Des très chics restaurants de Manhattan aux fantasmatiques égouts, repaires, comme chacun sait, de crocodiles terribles et de créatures d’outre-monde, Yuri et Fourmille affrontent un ennemi inattendu et redoutable…

Critique :
Cet album des aventures de Fourmille et Yuri ne nous fera pas voyager dans Ekhö puisque nous sommes de retour à New-York, à Manhattan, pour être précis, où notre Fourmille va se retrouver habitée par un très grand sommelier.

Si le sommelier l’habite (pardon), c’est qu’il est raide mort… Mais qui a pu tuer un sommelier et surtout, pourquoi ?

C’est ce que notre duo d’enquêteurs, aidé d’un Preshaun, vont devoir trouver et comme vous le savez, peut importe la bouteille, pourvu qu’on ait l’ivresse.

Le tome 6 était un peu en deçà des autres et je vais devoir ajouter que le tome 8 aussi.

L’enquête est intéressante, Fourmille est souvent habitée par l’âme du sommelier, mais il manquait au tableau de Preshaun Sigisbert et, sans lui, il manque quelqu’un.

Il a été remplacé par le Preshaun Van Piperzeel mais je trouve qu’il n’a pas la même saveur que Sigisbert. D’ailleurs, on ne parle même plus de ce qui se passe lorsqu’un Preshaun manque de thé… Bheu, c’est le fil rouge, pourtant.

Quand aux motivations du Grand Méchant, je dirai bof bof, j’ai connu mieux, Arleston m’a habitué à beaucoup mieux et je n’ai pas retrouvé le scénariste génial qui m’a enchanté au début de la série Ekhö.

Le seul moment que j’ai bien aimé, c’est le survol du Central Park version Ekhö…  Avec un rappel de ce qu’avait vécu Yuri une fois, dans ce parc où il ne faut pas trainer une fois la nuit tombée.

Anybref, ce n’est pas que cet album ne soit pas bon, mais j’ai une nette préférence pour les premiers qui avaient plus d’humour, de peps, de Preshaun, de références à notre monde, mais sous forme miroir.

À noter les petits clins d’oeil à King Kong et à une référence au combat titanesque entre Godzilla et le Kong, version « autres animaux ».

En espérant que le suivant soit plus intéressant et que nos deux amis explorent un peu plus ce monde fascinant qu’est Ekhö.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018).

Ekhö Monde miroir – Tome 6 – Deep South : Christophe Arleston & Alessandro Barbucci

Titre : Ekhö Monde miroir – Tome 6 – Deep South

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Alessandro Barbucci

Édition : Soleil (12/04/2017)

Résumé :
À New York, la bomba latina Soledad vient de sortir un disque pour gramophone qui lui vaut les foudres d’un groupuscule presbytérien mené par le très médiatique révérend Fox.

On ne pardonne pas à la chanteuse de militer pour le choix en matière d’avortement.

Agressée lors d’un show-case, elle se réfugie chez son agent, Fourmille Gratule.

Fourmille va accompagner Soledad et son groupe dans une tournée mouvementée qui les emmènera vers le sud jusqu’à la Nouvelle-Orléans.

Critique :
♫ En mi soledad ♪ Laisser glisser… ♪ En mi soledad ♪

Non, ici il n’est pas question d’Opispo mais de la chanteuse Soledad (comme le titre d’Opispo) qui a des soucis avec la ligue de La Foi, un espèce de groupuscule qui prône des tas de choses en contradictions avec les paroles de la chanteuse et de son mode de vie.

Ceux de La Foi veulent laver plus blanc que blanc et être plus catholique que le pape, si tant est qu’il y ait un pape sur le monde miroir d’Ekhö…

Ce tome revient sur la fusion thaumique entre Yuri et Fourmille et notre Preshaun Sigisbert de Motafiume voudrait avoir plus de détail sur cette fameuse nuit, ce que Yuri ne veut pas lui révéler, bien entendu.

On sent bien dans ce tome que Yuri voudrait avouer ses sentiments à Fourmille, mais celle-ci n’en a cure, ne voit rien venir ou préférerait l’utiliser comme un sex-toys grandeur nature ce qui fait que notre roux préféré va aller voir ailleurs sur l’herbe est plus verte, emportant avec lui ses petits oiseaux bleus gazouilleurs.

N’oubliez pas que sur le monde miroir d’Ekhö, l’électricité n’existe pas et que ce monde, miroir du nôtre, utilise les animaux (dragons et autres bêtes fantastiques) pour se déplacer ou communiquer.

Comme tout le stock d’album de Soledad a été vandalisé, Fourmille a l’idée géniale de partir en tournée avec elle et d’enregistrer on live ! Et on descend dans l’Amérique profonde, celle du Sud et des rednecks.

Les dessins sont magnifiques, les couleurs chaudes et profondes, mais je trouve qu’Arleston donne le sentiment de survoler un peu différent sujet sans vraiment l’approfondir.

Que ce soit avec les espèces d’illuminés de la foi, les groupuscules religieux, les gens qui voudraient nous faire revenir en arrière, le viol, tout est survolé en peu de temps et on passe vite à autre chose, comme si nous étions encore à l’époque de la censure et qu’il ne fallait pas trop s’attarder sur certains sujets sensibles.

Certes, nous sommes dans de la bédé humoristique, mais malgré tout, il n’y a pas de mal à shooter là où ça fait mal puisque l’on aborde certains travers de nos sociétés.

Une fois de plus, Fourmille va prendre l’âme d’un mort et devenir lui, parlant comme lui, ce qui était assez chiant à cause de tous les « fuck’n » utilisés.

Un tome aux paysages somptueux, avec des Preshaun bien présent mais un tome en deçà de ce que j’ai connu. De plus, fallait pas être grand clerc pour deviner le truc avec le révérend Fox, ça m’a sauté aux yeux tellement le truc est éculé de chez éculé.

Malgré tout, on passe un bon moment de lecture, mais je trouve que l’on joue moins avec les sauts de personnalité de Fourmille, que son enquête sur le révérend Fox est  trop rapide et que le secret de Soledad, on s’en doutait un peu.

Notre Yuri est peu présent puisqu’il s’est éloigné de Fourmille et tente, tout seul de son côté, de monter un truc avec des petits oiseaux bleus permettant de transmettre des messages : Touïte.

Un album en demi-teinte par rapport aux précédents qui avaient placé la barre très haute.

Cela ne n’empêchera pas de découvrir avec plaisir la suite des aventures thaumique de Fourmille et Yuri et de voir si Sigisbert va trouver matière à son étude…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018).

 

Ekhö Monde miroir – Tome 3 – Hollywood Boulevard : Christophe Arleston & Alessandro Barbucci

Ekhö - Tome 3 - Hollywood Boulevard

Titre : Ekhö – Tome 3 – Hollywood Boulevard

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Alessandro Barbucci

Édition : Soleil (2014)

Résumé :
On peut faire du cinéma sans électricité ! C’est ce que découvrent Fourmille Gratule et Yuri, de passage à Hollywood pour signer dans leur agence l’immense star Norma-Jean. Mais cette dernière est retrouvée morte. Meurtre ? Suicide ?

Dans la peau de Norma-Jean, Fourmille ne peut faire autrement que résoudre l’énigme…

Une enquête sur Ekhö où des Preshauns sont les derniers nababs des studios, dans laquelle Arleston et Barbucci s’amusent à revisiter des classiques du cinéma de toutes les époques, avec bien sûr la vraie explication sur la mort de Marilyn, celle que personne ne vous a jamais donnée…

Ekhö tt-9782302042469_1_75Critique :
♫ California loveeee… ♪ California… knows how to party ♫ California… knows how to partyIn the city of L. A. ♫ In the city of good ol’ Watts ♪ In the city, the city of Compton ♫ We keep it rockin ♫ (2Pac)

Bienvenue à Hollywood, là où tout est permis, là où toutes les plus grandes actrices sont présentes, là où tous les grands films se tournent, sans électricité !!

Oui, ne l’oublions pas, bien que Ekhö soit un monde miroir, ici, les technologies ne passent pas !

Pour le moment, Fourmille et Yuri sont à Hollywood pour rencontrer l’actrice Norma Jean et si vous avez écouté la version originale de « Candle in the wind », vous savez que c’est le véritable nom de Marilyn Monroe !

Une fois de plus, le scénariste qu’est Arleston passe en revue et au détail les plus grands films du cinéma américain et si vous êtes attentifs, vous apercevrez Alien, E.T, Dark Vador, un T-Rex, Harry Potter et ses potes et j’en passe.

Comme toujours, une mort violente, non résolue et le fantôme du mort qui vient prendre possession de cette pauvre Fourmille (car il ne sait pas qu’il est mort, l’esprit du mort, un peu comme les cons qui ne savent pas qu’ils sont cons) qui ici va se retrouvée habitée par l’esprit de Norma Jean et faire frotti-frotta avec un Yuri qui ne pourra pas résister.

Tout en essayant de gérer sa partenaire instable qui ne sais pas contrôler les esprits qui l’habitent (mdr), notre pauvre Yuri va enquêter avec elle et Sigisbert, notre Preshaun préféré et grand buveur de thé dès qu’il est un peu nerveux, sinon… C’est la catastrophe.

Les références à notre monde sont nombreuses et le plaisir est de découvrir comment, sur ce monde miroir, ils réalisent des films sans la moindre once de fée électricité, tout en cherchant durant notre lecture des références à des films ou des acteurs connus.

De l’humour, du suspense, une enquête, la mort mystérieuse de Norma Jean expliquée, des complots, des hectolitres de thé et toujours le plaisir de voir nos deux amis se taper dessus, d’engueuler et menacer à tout moment de rompre l’équilibre thaumique, sauf quand ils… Vous voyez, quoi… Crac boum hue !

Les dessins sont toujours superbes, même si les femmes sont toutes plantureuses et que Norma Jean ressemble un peu trop à Fourmille, il me semble. Les couleurs sont lumineuses et on le reprend encore une fois pour en profiter un peu plus.

C’est drôle, décalé, rempli d’humour et de calembours (je fais des vers sans en avoir l’air) et les personnages sont attachants, sympathiques et puis j’aime quand Yuri se prend des baffes.

Juste un bémol c’est que dans ce tome, nous n’avons pas avancé sur les mystères entourant les Preshauns, mais on a résolu la mort mystérieuse de Norma Jean, quand au gouverneur, il a de furieux airs de JFK…

Une fois de plus un bon moment de détente dans le monde miroir qu’est Ekhö.

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Cow-Boys coucher soleil

All the leaves are brown and the sky is gray
Toutes les feuilles sont brunes et le ciel est gris
I’ve been for a walk on a winter’s day
Je suis allé marcher par un jour d’hiver
I’d be safe and warm if I was in L. A.
Je serais en sécurité et au chaud si j’étais à L. A.
California dreamin’ on such a winter’s day
Rêver de la Californie par un jour d’hiver comme celui-ci

Stopped into a church I passed along the way
Arrêté à l’église que j’ai longée sur mon chemin
Well I got down on my knees and I pretend to pray
Bon je me suis agenouillé et j’ai fait semblant de prier
You know the preacher like the cold
Tu sais que le prêtre aime le froid
He knows I’m gonna stay
Il sait que je vais rester
California dreamin’ on such a winter’s day
Rêver de la Californie par un jour d’hiver comme celui-ci

All the leaves are brown and the sky is gray
Toutes les feuilles sont brunes et le ciel est gris
I’ve been for a walk on a winter’s day
Je suis allé marcher par un jour d’hiver
If I didn’t tell her I could leave today
Si je ne lui avais pas dit que je pouvais partir aujourd’hui
California dreamin’ on such a winter’s day
Rêver de la Californie par un jour d’hiver comme celui-ci
California dreamin’ on such a winter’s day
Rêver de la Californie par un jour d’hiver comme celui-ci
California dreamin’ on such a winter’s day
Rêver de la Californie par un jour d’hiver comme celui-ci