Les dossiers secrets de Sherlock Holmes : June Thomson

Titre : Les dossiers secrets de Sherlock Holmes

Auteur : June Thomson
Édition : Le Masque (1995)
Édition Originale : The Secret Journals of Sherlock Holmes
Traducteur : Albert Pigasse

Résumé :
Pour diverses raisons, le docteur John H. Watson avait préféré soustraire à la publication le récit de certaines enquêtes menées par son célèbre ami Sherlock Holmes.

Mais ces notes inédites, après bien des avatars, ont été sauvegardées grâce aux soins d’un autre Watson, docteur en philosophie. Il a légué les précieux textes à sa nièce, qui a décidé de les publier…

Ainsi le voile se lève-t-il aujourd’hui sur des énigmes auxquelles l’œuvre de sir Arthur Conan Doyle ne faisait que de brèves allusions…

Pour le plus grand plaisir des fanatiques du Maître, toujours aussi fascinés par les extraordinaires déductions du cerveau le plus puissant de toute la littérature policière…

– Préface (par Audrey B. Watson)
– L’affaire du millionnaire persécuté
– La démence du colonel
– La tragédie Addleton
– Le brocanteur terrorisé
– La rixe à bord du Friesland
– La succession Smith-Mortimer
– Le scandale Maupertuis
– Appendice (par John F. Watson)

Critique : 
La malle en fer blanc du docteur Watson est comme le tonneau des Danaïdes, elle est sans fond !

Mais au lieu de la remplir sans fin, on en extirpe sans fin des nouvelles histoires de Holmes, faisant comme si elles n’avaient jamais pu être publiées de son vivant.

Nous aurons donc le plaisir de lire des pastiches jusque la fin des temps. Ou du moins, jusqu’à l’heure de notre mort.

Qui a dit « amen » ??

C’était un bon recueil de nouvelles !

Pas de panique, il est toujours un bon pastiche, mais j’utilise l’imparfait parce que cela faisait plus de 20 ans que je l’avais lu. Et j’avais tout oublié.

June Thomson est une auteure de pastiches holmésiens qui prend plaisir à glisser ses histoires dans des espaces laissés vides par Conan Doyle : les célèbres « untolds stories » dont je vous ai mainte et mainte fois parlé.

Pour les endormis du fond, les untold stories sont les histoires dont Watson parle dans le canon holmésien, mais sans jamais nous les expliquer. Du sadisme pur, comme je l’ai déjà dit.

Vu leur nombre, il y a là matière à écrire ! Ce que madame Thompson a fait dans ce recueil, pour mon plus grand plaisir. Peut-être aussi pour le votre, mais ça je ne le sais pas.

Ainsi, nous découvrons le vieil Abraham, que Holmes ne peut « laisser dans sa frayeur », au cours de « La disparition de Lady France Carfax » de Doyle. « La disparition » est une aventure canonique, mais l’auteure a trouvé manière à nous raconter une histoire en sus.

Non, pas pour le même prix… Fallait acheter ce recueil que l’on ne doit plus trouver que sur les brocantes.

Autre exemple : « La succession Smith-Mortimer » est une untold stories qui mentionnée dans « Le pince nez en or » mais jamais racontée, nom de Zeus ! Maintenant, si, mais malgré tout le talent des auteurs, jamais ils n’auront la patte de Conan Doyle, ni ne se mettront dans sa tête.

Anybref, durant la lecture des différentes nouvelles, il y a des tas de références sous forme de rappels des lieux visités par Holmes, sous la plume de son père non aimant, Conan Doyle.

Le livre est plutôt conseillé aux holmésiens qui approfondiront leur savoir et satisferont leur curiosité ou aux amateurs de Holmes qui se contentent de lire ses aventures sans approfondir le mythe et s’arracher les cheveux sur les erreurs des textes, des dates,…

Attention, rien n’empêche un non initié de découvrir la plume de madame Thompson et de lire la geste holmésienne ensuite. Ce sera une jolie découverte pour lui ou elle.

Je conseillerais, malgré tout, de commencer par les récits canoniques, autrement dit, A.O.C ! Ceux de A.C.D.

Le ton du livre est envolé, vif et quelques déductions peuvent sembler un peu hâtives.

L’écriture convaincante de l’auteur suffira à les faire admettre dans l’immédiat, d’autant que, dans certains cas, ce sont des déduction d’ambiance, juste pour le fun et pas nécessaires à la résolution des intrigues principales.

June Thomson maîtrise parfaitement la forme canonique, mais c’est aussi une réelle auteur de polar : les intrigues sont bien agencées, les descriptions sont « juste bien » pour ne pas lasser, le format « nouvelle » est bien rythmé et il convient très bien à Holmes.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

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Les carnets secrets de Sherlock Holmes : June Thomson

Titre : Les carnets secrets de Sherlock Holmes

Auteur : June Thomson
Édition : Le Masque (1993)
Édition Originale : The Secret Chronicles of Sherlock Holmes
Traducteur : Jef Tombeur

Résumé :
SIR Arthur Conan Doyle n’avait pas tout dit des enquêtes menées par le plus renommé des résidents de Baker Street et pas son inséparable compagnon, le fameux Dr WATSON.

Élémentaire …

Au hasard des successions et des péripéties de la vie, une pleine malle de cahiers en est venue à tomber dans les mains d’un obscur orthodontiste, du nom de Watson lui aussi. Il les fait publier.

Ainsi nous sont révélées les solutions d’énigmes encore inconnues, dans un Londres où le pas des chevaux des cabs s’étouffe dans le smog.

Et où le bon Mr Holmes nourrit ses réflexions des senteurs du tabac de sa pipe et des charmes sulfureux de ses chères seringues…

– Préface
– L’affaire de la chambre Paradole
– L’affaire du prodigieux Jacquemart
– L’affaire de la pie voleuse de Maplestead
– L’affaire du spécialiste de Harley Street
– L’affaire de la vieille servante russe
– L’affaire de l’empoisonnement de Camberwell
– L’affaire du rat géant de Sumatra
– Appendice (par John F. Watson)

Critique :
Ah, la bonne vieille boîte en fer blanc appartenant au docteur Watson… Ou la malle, ça marche aussi…

TOUS les auteurs d’apocryphes holmésiens ont commencé leurs préfaces par de vieilles valises, des vieilles malles, des vieilles boîtes, des lettres, trouvée chez un notaire ou dans un coffre à la banque… à croire que Watson en a semé partout.

Bref, c’est dans une boîte en fer blanc que l’on retrouve ces carnets appartenant au brave docteur Watson et ces aventures ne pouvaient être publiées du vivant des protagonistes.

Je peux concevoir qu’il n’y a pas 36 manières différentes d’aborder le fait que l’on publie une nouvelle du Docteur Watson lorsque l’on sait qu’il ne publia que 4 romans et 56 nouvelles !

June Thomson est toujours aussi savante dans sa connaissance canonique et c’est toujours intéressant de les découvrir ou de se replonger dedans, comme je le fais maintenant.

Ai-je vieilli ? Suis-je moins encline en prenant de la bouteille ? Mais il me semble que les nouvelles n’étaient que d’un intérêt moyen.

En fait, ce recueil de nouvelles est composé de ce que l’on appelle des untolds stories, c’est-à-dire des histoires nommées par Watson dans le canon, mais jamais narrées par lui, comme ce fut le cas avec l’histoire du « Rat géant de Sumatra » (cette histoire « à laquelle le monde n’est pas encore préparé » comme le disait si bien Holmes).

Watson, sale garnement, nous mettait l’eau à la bouche dans le canon avec des titres d’enquêtes qu’il ne nous raconterait jamais. Sadique !

Anybref, ça se lit avec plaisir, mais rien d’exceptionnel non plus.

La nouvelle sur le fameux Rat Géant de Sumatra qui termine l’ouvrage, est assez crédible, sauf en ce qui concerne le mobile. Fallait vraiment avoir la dent dure et la rancune tenace !

Un recueil plaisant à lire, mais les nouvelles ne marqueront pas durablement mon esprit, hélas. Mémoire, quand tu nous quitte…

À noter que les appendices à la fin de chaque nouvelle expliquent bien certains petits détails à côté desquels un petit chiffre est noté et qui vous y renvoi.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).