Fables – Tome 15 – Sorcières : Bill Willingham & Mark Buckingham

Titre : Fables – Tome 15 – Sorcières

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateurs : Mark Buckingham / Jim Fern / David Lapham

Édition : Urban Comics Editions (2014)

Résumé :
Alors que M. Dark a pris le contrôle des ruines de Fableville et que les Fables ignorent tout de ses projets et agissements, Bufkin, le singe docile, se terre dans ce qui reste du Bureau des Affaires Courantes, enfermé aux côtés de la sorcière maléfique Baba Yaga et entend bien résister à l’ennemi.

À la Ferme, Gepetto réapparaît et œuvre afin devenir le chef des Fables et prendre le commandement des sorcières, mais saura-t-il convaincre la communauté de sa loyauté soudaine ?

fables-tome-15-sorcieresCritique :
Chouette, dans ce tome on revient à des bons vieux combats entre nos Fables et le Nouvel Ennemi !

Et une fois de plus, on découvre des personnages sous un nouveau jour, comme Bufkin, le singe bleu volant qui aidait Blanche dans le Bureau des Affaires Courantes.

Mais avant de découvrir la bravoure et la malice de notre singe, l’auteur nous propose de découvrir un peu le passé de M. Dark et comment il avait été emprisonné, comment avaient fini ses objets magiques…

On en apprend des belles sur l’origine de la cape magique…

Ce tome met non seulement en avant notre petit singe préféré, mais aussi des anciens qu’on aimait pas, comme les têtes des soldats de bois, Gepetto, Baba Yaga et le Génie, chacun suivant sa route vers le Bien ou le Mal et parfois, les salauds ne sont pas toujours là où on le croyait.

Ma copine Frau Totenkinder est aussi mise à l’honneur, une fois de plus, et on découvre de nouvelles choses sur elle, toujours en ayant l’impression qu’elle n’est pas nette alors que oui. Enfin, je l’espère parce qu’elle est nette car elle me plait de plus en plus au fil de chaque tome.

Cet album est riche en rebondissements et en action, on avance, même si ce n’est que de quelques pas, mais on sent que les Fables vont de nouveau s’organiser pour faire face à l’ennemi qui est bien plus puissant que ne le fut l’Envahisseur et ses troupes.

Les dessinateurs qui aident Mark Buckingham dans sa tâche sont au top, pas de dessins trop distants de celui du dessinateur principal. J’avoue que de tous les dessins, ce sont ceux de Buckingham que je préfère.

Il arrive à donner vie et une présence à tous les personnages, j’adore.

Les deux derniers épisodes auraient pu être une bouffée d’air pur car ils concernent notre Gobe-Mouche dans son royaume paisible de Haven.

Mais non, il n’en est rien et nous auront une leçon sur le bien gouverner et notre Gobe-Mouche aura besoin de toute sa science pour mener à bien le premier meurtre sur son Royaume qui pourrait bien devenir une affaire d’état.

Allez, vivement le suivant parce que là, on a renoué avec l’essence même de la série : suspense, mystères, action, personnages intéressants, travaillés, qui bougent, scénario excellent et rebondissements dans on ne sait jamais quels sens.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Fables – Tome 14 – La grande alliance : Bill Willingham & Mark Buckingham

Titre : Fables – Tome 14 – La grande alliance

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham

Édition : Urban Comics Editions (2014)

Résumé :
Déçu par la tournure que prend sa vie à Hollywood, Jack Horner décide de faire son grand retour à Fableville. Il espère bien, par la même occasion, reconquérir le coeur de la belle Rose Rouge, triste et vulnérable depuis la mort de Boy Blue.

Pendant ce temps, l’écrivain Kevin Thorn reste déterminé à réécrire l’histoire des Fables, selon ses propres caprices

fables-tome-14-la-grande-alliance-598897Critique :
Ben voilà, il fallait qu’un jour ça arrive et que je sois un peu déçue par un tome des Fables et c’est avec celui de La Grande Alliance que ça s’est passé.

Oh, rien de grave, rien de calamiteux, j’en ressors avec une impression mitigée que ce tome était en fait un de transition et que l’on a meublé mon Fables avec des chapitres du spin-off Jack of Fables.

Sans oublier les littéraux qui font leur apparition dans la série, nous donnant un crossover de trois séries en même temps, ce qui apporte beaucoup de confusion.

Pas dans le sens où il n’y a pas de scénario ou qu’il cafouille, juste qu’il y a une profusion de personnages qui auront tous leur quart d’heure de gloire et au final, ça fait un peu capharnaüm !

Attention, ce tome n’est pas à jeter aux orties ou à zapper, il contient des tas de belles choses, comme la suite des aventures de Jack Horner, notre tête à claques insupportable (lui, il n’est pas encore remonté dans mon estime), ce noceur, coucheur, magouilleur, celui qui a un jour grimpé à son Haricot Magique…

Mais le problème est que si on n’a pas suivi le spin-off Jack Of Fables, on se retrouve un peu perdu lorsque tout ces autres personnages furent venus.

Seuls Blanche et Bigby Wolf, notre grand méchant sac à puce, sont égaux à eux-mêmes et ça fait plaisir de les retrouver pour une enquête sur les Littéraux, loin de la Ferme et des autres Fables.

Dommage parce qu’on partait sur un bon chemin avec un autre Grand méchant qui venait s’ajouter au Croque-Mitaine qui était sorti de son coffre…

Croque-Mitaine qui exacerbe les caractères « forts » chez les Fables et même chez les humains, puisque la ville de New-York est en proie à une montée du banditisme.

Le Nouveau Méchant, c’est Kevin Thorn, un littéral, le plus puissant d’entre eux, et il en a marre de ses créations (toutes les Fables et peut être même le monde des Communs et l’Univers) qui ont échappées à son contrôle pour prendre des chemins qu’il réprouve (comme Blanche et son Loup) et il veut recréer entièrement les Fables et leur monde…

L’idée était bonne puisqu’elle lui donnait le rôle du Créateur de tout et faisait aussi intervenir d’autres Littéraux comme Western, Blockbuster, Mystère, Noir, Horreur, Fantasy, SF, Comédie… 4 filles nommées « Pages », un « Révise », celui qui coupe des scènes dans les romans et la fameuse page blanche…

Mais sur la fin, ça devient juste le prétexte à des scènes d’humour déluré, qui, si elles font passer un bon moment, nous égarent plus qu’elles ne nous aident.

Sans aucun doute un tome de transition, un moment d’humour décalé, du potentiel scénaristique mais pas assez ou mal exploité.

Là, ça donne juste l’impression de remplir des pages et d’ajouter un tome pour le lecteur, surtout que l’histoire avec les Littéraux se termine là.

Étoile 3

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Fables – Tome 13 – L’âge des ténèbres : Mark Buckingham & Bill Willingham

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Titre : Fables – Tome 13 – L’âge des ténèbres

Scénariste : Mark Buckingham
Dessinateurs : Bill Willingham / Allred / Gross

Édition : Urban Comics – Collection Vertigo Classiques (2014)

Résumé :
La grande bataille qui opposait les Fables au puissant empire de l’Adversaire est enfin terminée.

S’ouvre alors pour chacun d’eux une ère d’accalmie et de deuil durant laquelle la communauté fabuleuse se rappelle les héros tombés pour eux.

Au même moment, alors que Mowgly s’aventure en terres hostiles pour le compte de Bigby, un mal très ancien se réveille au cœur des Royaumes désormais libérés.

EDIT : par manque de café, j’avais cafouillé et publié le tome 14 avant le 13. Ceci a été corrigé… Ceci étant, cet article était le 1111ème que je publiais… Rendez-vous au 2222 !

9782365773799_p_5Critique : 
L’Adversaire est vaincu, il l’a eu dans le cul ! L’adversaire, malheureusement, vit toujours et les dirigeants de Fableville lui ont fait bénéficier de l’amnistie, ce qui n’est pas au goût de chacun et je les comprends très bien…

C’est à cause de l’Adversaire qu’ils ont du fuir leur Royaumes respectifs, ils ont tous perdu des gens qu’ils aimaient et alors qu’ils vivaient plus ou moins heureux dans notre monde, le Grand Con-Quérant voulait mettre la main dessus aussi.

J’avais cru, grande bête que je suis, que j’allais lire un tome avec du calme et de la volupté, savourer le fait qu’on lance des tomates pourries sur l’Adversaire et tout le reste… Mais non !

Ce tome en fait est triste… Ceux qui l’ont lu savent pourquoi et j’ai souffert de la perte d’un personnage auquel j’étais grandement attachée.

Mais en plus de la perte d’un ami cher, nos Fables vont devoir faire face à un autre ennemi sans doute plus puissant que ne fut l’Adversaire (qui l’était déjà pourtant).

Si j’avais craint que Mark Buckingham n’ait plus grand-chose à raconter dans ses Fables après la défaite de l’Adversaire, et bien, je me suis fourrée le doigt dans l’œil. Puisqu’il s’inspire des contes, la matière est vaste et on pourrait encore continuer bien longtemps.

Mon coup de gueule ira au dessinateur Allred, une fois de plus, qui nous propose des dessins qui n’ont rien à voir avec ceux des autres, changeant même la tête des personnages les plus emblématiques, comme Pinocchio que j’ai eu du mal à reconnaître puisqu’il avait plus l’air d’un véritable petit garçon avec une tête normale et plus sa bouche de travers, comme dans les planches de Bill Willingham.

Quand aux couleurs de ses planches, n’en parlons pas, elles sont unies, sans ombres, sans jeu de différentes couleurs. Comme coloriées aux marqueurs d’un bloc.

Le reste de l’album est bien dessiné, on retrouve les dessins de Willingham et les personnages dessinés comme je les aime et mieux encrés.

En 12 tomes, je me suis attachée aux personnages, j’ai appris au fil des tomes à les apprécier de plus en plus, à faire de plus amples connaissances avec eux, à modifier mon jugement premier sur eux.

Mon envie est toujours aussi grande de les accompagner pour la suite de leurs aventures, mais j’ai un peu peur de perdre des personnages dans leur future guerre avec le nouveau Mal qui se répand peu à peu.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Fables – Tome 12 – La guerre des nerfs : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 12 – La guerre des nerfs

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateurs : Mark Buckingham – Niko Henrichon
Édition : Vertigo Classiques (2013)

Résumé :
La petite communauté des Fables est prête à tout pour gagner sa liberté, y compris à réduire l’Empire à néant si cela s’avère nécessaire.

Après sa victoire contre les Soldats de Bois de l’Adversaire, elle a déjà pris un avantage considérable, mais les récentes innovations technologiques de l’ennemi risquent fort de mettre à mal cette heureuse percée. Le conquérant des Royaumes est un fin stratège, et il réserve quelques surprises aux vaillants héros de Fableville.

aug080229dCritique :
♫ Cendrillon, malgré les siècles, est la plus forte des agents secrètes ♪ Elle sait se battre ♪ Ne se laisse jamais abattre ♪ Emmitouflée dans son manteau, elle va te trouer la peau ♪

Oui, j’ai adoré le passage avec Cendrillon dans son rôle de James Bond Girl, sauf que l’agent avec un permis de tuer, c’est elle ! Et notre belle blonde a eu des siècles et des siècles pour peaufiner les techniques, là où un humain ne dispose que de quelques années.

Jolie petite entrée en matière aussi avec notre Boy Blue à la Ferme, réveillé tous les matins par Fétide.

Le seul bémol est que je n’ai pas vraiment apprécié les dessins de Niko Henrichon, Boy Blue a perdu, sous sa plume, ses traits de joli blond. Mais bon, j’ai vu bien pire, alors…

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Enfin on affronte l’Adversaire ! On est prêt à aller fucker la race de l’Empereur avec les armes des Communs, là où les envahisseurs utilisent encore des épées, nous, nous avons des bombes et des armes à feu.

Surprise je fus car je m’attendais à des combats épiques durant des tomes et des tomes et tout compte fait, l’auteur m’a encore surprise !

Le suspense est à son comble, on tremble pour nos amis (nos préférés), on voudrait foutre la pâtée à cet Empereur à la noix et on tourne les pages avec angoisse.

La stratégie des nos Fables est excellente, bien que sur la fin, ils se sentent un peu trop supérieurs et de ce fait, baisse la garde !

Les dessins de Buckingham sont des petits bijoux, les personnages ne restent jamais figés et ici, c’est le Prince Charmant qui m’a étonnée : je ne l’aimais pas, je le trouvais fat, capricieux, enfant gâté et voilà que le bougre de gigolo me troue le cul de par sa vaillance (ailleurs qu’au lit).

Par contre, j’ai trouvé mes Fables un peu trop gentilles avec l’amnistie du cerveau de tout cela : il méritait le bûcher, la guillotine, l’écartèlement, la chaise électrique et la pendaison jusqu’à ce que mort s’ensuive !

Le laisser en vie est de la folie pure…

Ayant encore plus d’une dizaine de tomes à découvrir, je me demande bien ce qu’ils me réservent. Et j’ai comme l’impression qu’ils vont se mordre les doigts d’avoir laissé l’Adversaire vivant.

Viiiiiite la suite !

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule, Challenge « Totem » par Liligalipette (Loups) et le RAT a Week, le marathon de l’épouvante Édition 2016 chez Chroniques Littéraires.

Fables – Tome 11 – Le bon prince : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 11 – Le bon prince

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham – Aaron Alexovich
Édition : Vertigo Classiques

Résumé :
Les batailles opposant les forces de l’Adversaire aux Fables retranchés dans le monde des Communs s’intensifient. Dorénavant, la suite des évènements repose sur le modeste concierge Gobe-Mouche, jadis grand Prince des Fables.

Frappé d’amnésie il y a des siècles, il se lance aujourd’hui dans une nouvelle épreuve, de celles qui le mèneront des terres maudites de l’ennemi au cœur même de son Royaume.

album-page-large-22041Critique :
Bufkin, le singe volant, celui qui classe tous les livres a fait une sacrée gaffe en faisant tomber l’armure du chevalier parjure.

Grosse gaffe puisque nos fables doivent fermer le bureau des affaires courantes, les pièces de l’armure étant remplie de magie pure.

Voilà encore un tome que j’ai dévoré à pleines dents car il met en avant un autre personnage que j’apprécie beaucoup : Gobe-Mouche, ou Ambrose de son vrai nom.

L’auteur aimant nous réserver des surprises, c’en fut une de taille de voir notre nettoyeur préféré, le Mouche qui avait l’air un peu niais, être un Prince et de le voir accomplir la mission que Lance lui a confié.

Une tâche d’une ampleur importante, ou moult dangers l’attendent, mais n’écoutant que son courage et sa gentillesse, notre Mouche va être plus qu’un caillou dans l’engrenage de l’Empereur.

— Et toi, Gobe-Mouche ? Quels crimes commis dans ton ancienne vie avais-tu besoin de te faire pardonner dans la nouvelle ? De quels forfaits l’amnistie t’a-t-elle blanchi ? … Ne dis rien, vieux. La question était purement rhétorique. Je connais déjà la réponse. […] En fait, tu es le seul Fable de ma connaissance qui n’avait rien à se faire pardonner, à étouffer ou à dissimuler. Tu étais pur, bon et innocent quand tu as débarqué chez nous. C’est pour ça que je ne t’apprendrai jamais à faire couler le sang… même si c’est nécessaire ou mérité. […] Comment pouvais-tu t’imaginer que j’allais pervertir le seul Fable honnête parmi nous… le seul que j’ai toujours admiré sans réserve ?

Mon coup de gueule sera pour le dessinateur Aaron Alexovitch qui dans l’épisode 64 « Interlude » nous offre des personnages horribles à tel point que je ne reconnaissais pas Rose, Boy Blue et les louveteaux !!

Hormis ces horribles dessins, tout le reste est conforme à ce que j’ai depuis le départ : un scénario extra, des personnages que l’on découvre un peu plus chaque fois, la résistance qui se met en place, des vieilles connaissances qu’on aurait mieux aimé ne pas revoir et de la stratégie militaire qui vous fait gagner des batailles sans verser le sang.

Rien à dire, cette série, c’est de la balle !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Totem » par Liligalipette (Loups) et le RAT a Week, le marathon de l’épouvante Édition 2016 chez Chroniques Littéraires (228 pages).

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Fables – Tome 10 – Les fils de l’empire : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 10 – Les fils de l’empire

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateurs : Middleton Joshua – Inaki Miranda – Mark Buckingham – Allred Mikael

Édition : Panini France (2010) / Vertigo Classiques (2013)

Résumé :
Les Fables, exilés dans le monde des Communs, viennent de porter un coup fatal à l’Adversaire en détruisant l’un des plus précieux trésors de l’Empire. Pendant que le chef des Royaumes panse ses plaies et retrouve des forces, les citoyens de Fableville profitent du bref moment d’accalmie que leur accorde cette victoire.

Mais chacun sait que la trêve ne durera pas. La tempête couve déjà, et les vents eux-mêmes devront choisir leur camp.

12042_t10Critique :
Comment détruire Fableville et en même temps le monde des Communs (des humains) ? Pas de soucis, la Reine des Neiges a un plan encore plus diabolique que de chanter « Libérée, délivrée » durant 365 jours, 24h sur 24, volume à fond…

Quoi ? Mais quel pourrait être ce plan encore plus inhumain que ce truc que même à Guantánamo ils n’osent pas faire, tant c’est horrible ??

Oh, juste la broutille des Quatre Fléaux : la pestilence, le feu, l’hiver non stop et la famine. On a échappé au pire !

Voilà un tome qui ne fait pas beaucoup avancer le Schmilblic mais qui repose un peu le lecteur fortement éprouvé par les tomes précédents.

Tandis que cette salope de Reine des Neiges expose son plan pour nous exterminer jusqu’au dernier, c’est Noël à Fableville et nous avons droit à quelques scènes de vie courante chez Blanche Neige et Bigby et leur six louveteaux.

Alors qu’on sourit et qu’on se dit que là, on va se la couler douce, le scénariste – le fourbe – nous sort de notre torpeur bienveillante pour nous emmener, nous et toute la famille du Grand Méchant Loup, chez son père, Mr North, vent du Nord de son état et que Bigby, son rejeton, déteste au plus haut point.

Une fois de plus je n’ai pas vu le temps passer ! Même si l’histoire ne progresse guère, on apprend d’autres faits sur nos Fables et on est toujours étonné de ce que l’on découvre, souvent à l’opposé de ce que l’on imaginait.

Le seul bémol sera pour les dessins de Michael Allred dont le trait est fort simpliste, même si Bigby est plus beau sous son trait que celui qui nous le dessine avec les lèvres rentrées.

Par contre, son Pinocchio, j’ai failli ne pas le reconnaître tant il était différent de l’habituel !

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Totem » par Liligalipette (Loups) et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Lone Ranger

Fables – Tome 9 – Les Loups : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 9 – Les Loups

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham – Jim fern – Shawn McManus

Édition : Panini France (2010)

Résumé :
La communauté des Fables, installée en secret parmi nous, a été frappée de plein fouet par l’Adversaire, son ennemi de longue date.

Mais l’heure de la vengeance a sonné. Dernier bastion à résister, Fableville entend bien rester libre et en faire voir de toutes les couleurs au conquérant assoiffé de pouvoir.

Cependant, le seul capable de mener à bien le plan de représailles a pris la clé des champs, et même si l’agent chargé de le retrouver réussit sa mission, il aura du mal à le convaincre de revenir. Sauf si le retour de Bigby Wolf s’assortit d’un bonus…

11614_t9Critique :
♫ Qui craint le grand méchant loup ♪
C’est p’têt’ vous, c’n’est pas nous ♪

Non, c’est sûrement pas Mowgli qui a peur de Bigby Wolf, le Grand Méchant Loup de Fableville qui a décidé de disparaître de la surface de la terre.

En véritable petit Sherlock Holmes, notre beau Mowgli va remonter sa piste jusqu’en Russie, où elle s’arrête, discuter avec des loups, se battre avec leur Alpha et arriver enfin à une bonne déduction au sujet de l’endroit où se trouve Bigby !

Là, je suis contente de revoir un peu plus mes deux préférés que sont Blanche-Neige et Bigby !

Ce tome met notre Loup à l’honneur avec une mission, qui, si vous l’acceptez, consistera à infiltrer les anciens Royaumes pour tenter de mettre l’Adversaire à mal. Mission phallique puisque notre loup devra grimper le long du Haricot magique de Jack…

Une fois de plus j’ai aimé les ambiances, les dialogues, les situations, les personnages qui évoluent, qu’on prend plaisir à revoir, à découvrir sous un autre jour ou à faire plus ample connaissance.

Par contre, je me dis qu’à la Ferme les habitants manquent de logique : ils ont interdit à Bigby d’y mettre les pieds, normal vous me direz, c’est le Méchant Loup, mais se trouvait déjà, à la Ferme des Fables, la panthère Bagheera et le tigre Shere-Khan et maintenant, les 6 rejetons de Blanche, des louveteaux et pire, monsieur North, le papa de Bigby !

Oui, Bigby, tu es en droit de te poser des questions sur la logique de tes semblables. Mais que veux-tu, tu es victime de leur peurs primales et ancestrales et toi, tu n’as pas le droit de mettre une patte à la Ferme alors que tu n’en mangerais aucun.

En plus d’avoir passé un excellent moment avec la piste de Mowgli (mdr), la mission d’infiltration de Bigby et la surprise finale, j’ai eu aussi bien du plaisir avec la mission de Cendrillon.

Allez, vivement la suite pour voir si le plan pour contrer l’Adversaire va fonctionner…

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Elementary

 

 

Fables – Tome 8 – Les mille et une nuits (et jours) : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 8 – Les mille et une nuits (et jours)

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham, Lan Medina & Jim Fern

Édition : Panini Comics (2009) / Vertigo Classiques (2013)

Résumé :
Maintenant qu’ils connaissent la véritable identité de l’Adversaire, les Fables fourbissent leurs armes pour défendre leur bastion dans le monde des Communs et cherchent à forger de nouvelles alliances avec les Royaumes jusque-là épargnés par l’ennemi.

Mais l’arrivée à Fableville d’une délégation venue d’Arabie démontre à quel point la formation d’une coalition peut s’avérer délicate – surtout quand l’un des deux camps dissimule des armes de destruction magique !

9782365772129_p_6Critique :
Exit mes personnages préférés que sont Le Grand méchant Loup Bigby et Blanche, qui est un peu en retrait…

Même si on a droit à sa présence avec ses 6 rejetons tout poilus sous la surveillance de tante Rose !

Par contre, cet album est l’occasion pour nous découvrir deux sexy baby en les personne de Mowgli et de Sinbad…

Oups, pardon, je me laisse aller !

Je disais donc que ce huitième tome était aussi l’occasion pour nous et les habitants de Fableville de découvrir d’autres Fables, en provenance direct d’Orient.

En effet, la précédente mission de Mowgli, touriste perpétuel, consistait à faire venir une délégation des Fables des terres arabes afin de créer une sorte d’alliance.

Et là, je me pose quelques questions… La délégation arabe est représentée de manière fort caricaturale avec son harem, ses esclaves et sa manie de traiter les Fables de New-York de chiens d’infidèles, de pouilleux ou autres mots doux…

Non, je ne nierai pas que certains dignitaires contemporains se déplaçent avec ce que nous appellerons des esclaves modernes, on n’a rien inventé dans la fiction, la réalité la dépassera toujours.

Certes, on a le côté burlesque d’un Yusuf, bras droit de Sinbad, qui essaie de parler anglais et qui utilise les mauvais mots, on aussi une belle preuve de l’incurie du nouveau Maire, le Prince Charmant, mais même si Sinbad évolue, ça reste malgré tout une caricature assez exagérée.

Maintenant, l’auteur a-t-il caricaturé ce qu’il pense être la manière de vivre des gens du Moyen-Orient ou bien est-ce juste la caricature des personnages de Fables puisque ceux que nous avons en face de nous n’existent que dans les contes !

Je pencherais pour la représentation des personnages fictifs des fables et non d’une grossière représentation des gens existant réellement, même si ce genre d’hurluberlus esclavagistes existent bel et bien (mais ne sont pas la majorité, heureusement).

Malgré ce petit côté caricatural, je reste sur une très bonne impression de cet album, les dessins de Lan Medina étant sublimes tandis que ceux de Jim Fern pour la dernière partie (la balade de Rodney et June) sont fort simplistes avec peu de nuances dans les couleurs des arrières-plans.

Ce tome 8 nous réserve encore quelques belles surprises niveau traitrise et Frau Totenkinder joue un rôle central dans leur lute contre un ennemi introduit sournoisement avec les émissaires des Fables d’Arabie.

Et puis, l’introduction des nouveaux Fables est bien réalisée, on les juge, on les découvre sous un autre jour, on les apprécie, et l’avenir nous dira si nous avons bien fait ou pas, parce que ce n’est pas le premier Fable à qui je donnerais le bon Dieu sans confession et qui est un traitre fini.

D’autres évoluent dans le bon sens, comme Rose-Rouge et Boy Blue qui sont plus matures et plus courageux qu’on aurait pu le croire au départ, quand au Prince Charmant, il est pareil à lui même et à voulu être maire à la place du Roi Cole juste pour lui ravir son titre, son joujou, comme il fait avec les femmes… Après, il se rend compte qu’il n’est pas fait pour le poste.

Vivement les prochains tomes que je les dévore à pleines dents !!

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Eagle+flag

Fables – Tome 7 – Les royaumes : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 7 – Les royaumes

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham & David Hahn

Édition : Panini France (2008)

Résumé :
Après avoir repoussé la première incursion de l’Adversaire dans leur communauté, les habitants de Fableville fourbissent leurs armes, conscients que la guerre est imminente.

Mais l’un d’eux fait cavalier seul et s’aventure dans les anciens Royaumes, au cœur même du territoire ennemi, où il découvre enfin la véritable identité de l’Adversaire.

9782809406740-14026-large-fables-tome-7-les-royaumesCritique :
Deux histoires s’entremêlent dans ce tome 7 : celle de Jack, parti pour Hollywood et l’incursion de Boy Blue dans les territoires possédés par l’Adversaire.

S’il y a bien une chose que j’apprécie aussi dans cette série, en plus des scénarios maitrisés et des personnages bien travaillés, c’est qu’ils ne restent pas figés !

Lorsque je voyais Boy Blue, je le voyais en pleutre, en couard, juste bon à jouer de la trompette… Il m’avait déjà étonné dans « Le dernier bastion », mais ici, il m’a troué le cul !

Son incursion dans les territoires conquis par l’Adversaire est tout simplement époustouflante, héroïque et au final, c’est lui qui découvre l’identité de l’Adversaire.

— J’ai du mal à croire que tu étais un valeureux guerrier avant notre rencontre à Fableville. Et tous les exploits que tu as accomplis pour arriver jusqu’ici… La vache, mec ! Tu es un méga-super-héros !

Un grand pas en avant, donc, dans ce septième tome : nous avons l’identité de celui qui fit la guerre aux Fables, nous savons comment tout à commencé, qui sont ses complices et nous savons aussi qui est l’Empereur.

L’autre personnage mis à l’honneur dans ce tome, c’est Jack, qui a quitté Fableville pour monter à Hollywood et accéder à plus de puissance.

Si certains de mes favoris sont un petit peu mis en retrait (Blanche, Rose Rouge, Bigby) c’est pour mieux faire avancer les autres personnages qui restaient dans l’ombre jusqu’à présent.

Franchement, l’auteur a du mérite d’arriver à nous présenter tout un panel de personnages, de les faire évoluer en bien ou en mal, de nous les présenter sous un jour et puis de nous étonner en nous les montrant sous un autre éclairage, tout en préservant leur essence même, à savoir leur comportement propre, leurs tics, leurs manies…

Étoile 4,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Elementary

Fables – Tome 5 – La marche des soldats de bois : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 5 – La marche des soldats de bois

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham & Tony Akins

Édition : Panini France (2008)

Résumé :
Depuis des siècles, les Fables surveillent les portails entre notre monde et leurs royaumes magiques perdus, à l’affût du moindre signe d’invasion.

Alors qu’ils sont toujours plus divisés en cette période électorale, l’Adversaire envoie ses troupes à la conquête de Fableville. Une opération militaire est en cours, dont l’objectif est la destruction totale de la ville et de ses citoyens.

Après une longue période de tranquillité, les Fables vont de nouveau être confrontés aux dures épreuves de la guerre. Pour affronter les Soldats de Bois, ils devront mettre de côté leurs divergences et unir leurs forces.

Petit Plus : « Fables – La Marche des Soldats de Bois » regroupe les épisodes 23 à 27 de la légendaire série VERTIGO signée Bill Willingham et Mark Buckingham.

9782365770996_p_3Critique :
Je me disais bien que la bouche des trois M.I.B avait un air de famille avec un Fable bien connu ! Bon sang, mais c’est bien sûr !

L’Adversaire ne recule devant aucun sacrifice pour envahir Fableville et c’est toute son armée de soldats de bois qu’il envoie au casse-pipe…

Enfin, on pourrait croire que nos Fables vont gagner, mais le combat est rude, acharné, difficile et violent.

Nos personnages préférés vont en prendre un coup, certains vont même morfler grave et dire que personne n’avait voulu écouter Jack quand il les avait prévenue de la présence d’homme en bois à New-York.

Les dialogues font mouche une fois de plus, on découvre certains autres personnages de Fableville qu’on n’avait pas encore mis sous le feu des projecteurs et la personne qui était traitre a été démasquée. Une belle révélation dans ce cas-ci aussi.

J’ai aimé les bordures autour des pages, la mise en scène, la mise en page, les retournements de situations, Blanche qui perd les eaux et la petite histoire de Cendrillon libertine.

Assurément, un excellent tome une fois de plus et un suspense toujours insoutenable pour savoir QUI est l’adversaire. Bien que, j’aie ma petite idée, maintenant… et si j’ai vu juste, c’est tout simplement un truc de malade !

Notre shérif poilu Bigby va encore devoir se démener pour aider ses semblables !

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Cow-Boys