[SÉRIES] Lonesome Dove – La série qui chante au coucher ♫ I’m poor lonesome dove ♪ ? (1989)

Lonesome Dove est une mini-série américaine en 4 épisodes de 96 minutes réalisée par Simon Wincer, d’après le roman éponyme de Larry McMurtry, qui permit à l’auteur de remporter le prix Pulitzer en 1985. Elle a été diffusée du 5 au 8 février 1989 sur le réseau CBS. En France, elle a été diffusée à partir du 29 décembre 1993 sur Jimmy.

Il s’agit de la première série dérivée de l’univers de Lonesome Dove, quatre lui succèderont : La Loi des justes (1993), Le Crépuscule (1995), Les Jeunes Années (1996) et Comanche Moon (2008).

En France, les quatre premières saisons sont diffusées par Koba Films ; une intégrale est disponible en coffret depuis le 23 février 2012.

Synopsis :
Lonesome Dove, près de la frontière mexicaine.

Gus McCrae (Robert Duvall) et Woodrow F. Call (Tommy Lee Jones) sont des anciens Texas Rangers respectés, reconvertis dans l’élevage de chevaux.

Le retour de l’aventurier Jake Spoon (Robert Urich), après dix ans d’absence, bouleverse leur quotidien : il propose aux deux amis de construire un ranch dans le Montana, un État prometteur.

Séduits par l’idée, Gus et Woodrow entreprennent de traverser le pays jusqu’au Montana, à travers les contrées hostiles de l’Ouest sauvage, où les bandits et les Indiens ont investi le territoire…

Distribution :

  • Robert Duvall : capitaine Augustus « Gus » McCrae
  • Tommy Lee Jones : capitaine Woodrow F. Call
  • Danny Glover : Joshua Deets
  • Diane Lane : Lorena Wood
  • Robert Urich : Jake Spoon
  • Frederic Forrest : Blue Duck
  • D. B. Sweeney : Dishwater « Dish » Boggett
  • Ricky Schroder : Newt Dobbs
  • Anjelica Huston : Clara Allen

Petit plus :

  • Tommy Lee Jones et Robert Duvall ont réalisé eux-mêmes la quasi-totalité de leurs cascades ; à l’exception d’une brève scène où Duvall devait chevaucher au milieu d’une horde de bisons.
  • Lonesome Dove reçut de très bonnes critiques lors de sa diffusion, tant auprès des spectateurs que des critiques. Il fait partie des rares films et séries à avoir obtenu 100 % d’avis positifs sur Rotten Tomatoes. Pourtant la série renoue, peut-être sous l’influence des années Reagan, avec le discours qu’on croyait révolu, du western classique, où les héros conquérants sans peur et sans reproche, combattent en toute bonne conscience, les hors-la-lois et les Indiens.
  • L’année de sa diffusion, en 1989, Lonesome Dove est encensée par sept Emmy Awards (sur dix-neuf nominations).
  • En 1990, elle est lauréate aux Golden Globe dans quatre catégories, remportant celles de « Meilleure mini-série télévisée » et de « Meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm » pour Robert Duvall.

Ce que j’en ai pensé :
Une malédiction doit peser sur ma pauvre tête car, alors que je me faisais une joie de regarder cette mini-série, encensée de tous les côtés, avec des cow-boys et des chevaux (ma drogue) voilà que j’ai failli piquer du nez durant le visionnage !

Rien à redire sur les acteurs, hormis sur mon Tommy Lee Jones (capitaine Woodrow F. Call) qui fait du Tommy Lee Jones et nous gratifie de deux expressions durant toute la série, alors que Robert Duvall (Augustus « Gus » McCrae) nous sort bien plus d’expressions faciales que lui.

Attention, j’adore Tommy mais ici, il m’a un peu laissé sur ma faim, même si le personnage qu’il interprétait était un homme froid, sérieux, ne montrant jamais ses sentiments… Merde, Sherlock Holmes version Ranger !

Sur que dans le rôle de vieux bougon taciturne, Tommy Lee Jones en impose.

J’ai été contente de retrouver Ricky ou la belle vie dans le personnage de Newt, fils du  capitaine Woodrow F. Call, mais qui ne le sait pas. De suite j’ai reconnu sa bouille d’enfant dans son visage d’ado.

Niveau paysages, j’ai été plus que servie, niveau chevaux aussi, j’ai vu des selles western qui auraient très bien été sur le dos de ma jument et j’ai rêvé de convoyer, moi aussi, un immense troupeau de vaches à travers les paysages sublimes de l’Amérique.

Les personnages sont intéressants, bien distincts, avec une forte de manichéisme puisque les Bons sont sans peur et sans reproches et que les Méchants sont des vilains bandits qu’il ne faut pas hésiter à brancher au premier arbre venu.

T’as bien raison mon gars ! Quand on aime son cheval, on ne le vend pas.

Dotée de gros moyens, cette mini-série de quatre épisodes en 1 h 30 chacun ne lésine pas sur la qualité des décors !

Ils sont allés jusque dans les moindres détails et nous offrent une magnifique reconstitution de l’Ouest américain des années 1880.

D’après ce que j’ai lu sur le Net, la série est extrêmement fidèle au bouquin de Larry McMurtry avec ses deux anciens Texas Rangers et leurs compagnons qui quittent la bourgade désolée de Lonesome Dove (au bord du Rio Grande), pour convoyer un troupeau de bétail volé au Mexique jusqu’au Montana, à 3.500 kilomètres au nord.

Vous vous doutez qu’on ne fait pas un périple de 3.500km à cheval et avec un troupeau de bêtes comme on va au supermarché du coin. Ici, à tous les coins de rues, enfin, à chaque croisée des chemins, à chaque traversée de rivière, c’est l’Aventure avec un grand « L » qui attend toute la troupe de pied ferme.

Au menu, nous aurons des tempêtes de sable, des orages, des grosses crues, de la sécheresse, des animaux dangereux, des bandits en tous genres, des indiens rebelles et plus, si affinités. Le souffle de la grande aventure, quoi !

Alors, où tout cela à foiré ?

Dans le rythme qui est lent, très lent, très très lent et où l’action n’est pas toujours présente, ce qui rend la série longue et m’a donné envie de piquer du nez durant le visionnage de cette intégrale.

Alors oui, on a un voyage épique et de l’aventure avec un grand « A », mais entre les deux, on s’endort un peu.

Certes, trop d’action aurait tué l’action… on va dire que je ne suis jamais contente mais voilà, je m’attendais à un truc un peu plus trépidant et certains dialogues étaient fort empesés, je trouve, ce qui a renforcé cette cassure dans le rythme.

Comme je ne suis pas rancunière, je me pencherai sur les romans de l’auteur car dans la littérature, un rythme plus lent n’est pas toujours synonyme d’endormissement ou de bâillement.

J’aurais peut-être dû aussi fractionner les 4 épisodes sur 4 jours et non sur 1,5… Ou, comme le temps passait, je me suis enquillé trois épisodes l’un à la suite de l’autre. Ou comment passer 4h30 dans son divan à ne rien foutre.

Vous l’apprécierez peut-être mieux que moi en coupant les épisodes. Malgré tout, je ne regrette pas mon visionnage, j’ai tout de même passé quelques bons moments.

Le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018).

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Jerry Spring – Tome 1 – Golden creek : Jijé

Titre : Golden Creek                                                       big_3

Scénariste : Jijé
Dessinateur : Jijé
Édition : Dupuis (1955)

Résumé :
Les éleveurs sont à la recherche d’un groupe de mexicains qui volent le bétail.

Jerry Spring arrive de l’est pour épauler le shérif et arrêter les malfrats. Et si ces derniers n’étaient pas ceux que l’on croit mais une sombre organisation visant à s’approprier les terres en pourchassant des boucs émissaires ?

Une véritable chasse à l’homme est alors lancée dans les grandes étendues de l’ouest américain…

Critique : 
« Caramba, c’est raté » aurait pu dire le mexicain qui tenta de voler le cheval du gringo… Mais Ruby n’est pas un cheval qui se laisse monter par des cavaliers inconnus, lui, il ne tolère que Jerry Spring, son gringo de proprio.

Alors, d’un merveilleux coup de rein, il envoya le mexicain mordre la poussière.

Voilà comment une amitié a commencé entre Jerry Spring et Pancho, le mexicain qui avait fuit son ranch.

Des vaches ont été volées et les ranchman accusent les anciens vaqueros (cow-boy mexicain) d’y être pour quelque chose. Ils leur font la vie dure et les mexicains sont obligés de quitter leurs fermes. Jerry est en route pour aider le shérif.

Cette première aventure est pleine de bons sentiments : les gentils sont sans défauts, intelligents et bons comme le pain, quand aux méchants, ils cumulent les défauts que ça en devient exagéré. Mais c’est l’époque qui voulait ça (1955) et la très puritaine maison Dupuis.

Le dessin n’est pas encore aussi détaillé que dans les albums suivants, mais on sent bien qu’on aura affaire à autre chose qu’une bédé aux « gros nez ».

Malgré les bons sentiments et le happy end, l’auteur glisse tout de même des piques en direction des gens qui n’aiment pas l’autre et qui sont prêt à tout pour le rendre coupable.

Tir à la mitraillette aussi sur ceux qui n’hésitent pas à faire paître leurs troupeaux sur les terres laissées vacantes par les mexicains qui ont fui les représailles et dont les ranchmen pensent déjà à s’approprier. Tiens, donc, un air de déjà-vu !

L’enquête sur les vols de troupeau se résout assez vite (p27), Jerry Spring étant un véritable petit Sherlock Holmes en chaps, le Stetson remplaçant le haut-de-forme. Mais il faut aussi attraper le vilain pas beau !

La poursuite dans le désert m’a fait penser à celle que livra Lucky Luke avec le Docteur Doxey.

C’est aussi dans ce premier album que Jerry Spring rencontrera l’apache « Une seule flèche ».

Un album bourré de bons sentiments tels un fils pardonnant au meurtrier de son père et voulant le livrer à la justice… Sérieusement, moi, je livrerais l’assassin de mon père à la justice, mais après l’avoir découpé en morceaux (vivant) et frit dans des oignons !

Challenge « Le mois Américain » chez Titine, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez Cannibal Lecteur, « Thrillers et polars » de Liliba (2014-2014), « Polar Historique » de Sharon et le « Marathon Bédé » chez Chroniques Littéraires.

Jerry Spring est une série de bande dessinée franco-belge créée en 1954 par Jijé dans le n°829 du journal Spirou.

Elle met en scène Jerry Spring un cow-boy qui résout des problèmes dans l’Ouest américain.

Le scénario va être successivement assuré par Maurice Rosy, René Goscinny, Jean Acquaviva, Jacques Lob, Dubois, Philip, Jean Giraud et Festin.

Après le décès de Jijé, le dessin va être assuré par Franz le temps d’une histoire.

1. Synopsis :

La série se déroule à l’époque de l’Ouest américain sauvage.

Elle met en scène Jerry Spring, un cow-boy humaniste qui n’hésite pas à prendre parti pour les plus opprimés comme les Amérindiens ou les Noirs.

2. Historique :

Créée par Jijé en 1954 dans le n°829 du journal Spirou, la série est publiée régulièrement dans Spirou et les scénaristes vont se succéder, Maurice Rosy, René Goscinny, Jean Acquaviva, Jacques Lob, Dubois, Philip et Jean Giraud vont aider Jijé.

À partir de 1955 la série est publiée en albums par les éditions Dupuis. Après la mort de Jijé, la série est reprise en 1990 pour un ultime épisode par Franz au dessin et Festin au scénario.

3. Personnages :

Jerry Spring, le héros de l’histoire. Il possède un cheval rouge nommé Ruby et n’hésite pas à payer de sa personne pour défendre les opprimés.

Pancho, un Mexicain que Jerry Spring rencontre dès ses premières aventures, va devenir dès lors son plus fidèle compagnon. Il aime la sieste et la tequila.