Une nuit éternelle : David S. Khara [Critique – Défi CannibElphique]

Titre : Une nuit éternelle

Auteur : David S. Khara
Édition : Fleuve Editions (13/11/2014)

Résumé :
Barry Donovan, policier new yorkais, résout désormais ses enquêtes en équipe avec Werner von Lowinsky, un vampire aux méthodes particulières peu appréciées.

Ainsi lorsqu’un crime barbare est commis à l’encontre d’un pasteur noir et de son fils, Barry demande à son ami de rester en dehors de l’enquête, car seul un monstre de l’espèce de Werner peut être à l’origine de ce type de meurtres.

Critique :
— Bonsoir, monsieur le vampire, que vous me semblez beau et élégant… Je serais tentée par le fait que vous me fassiez la conversation, mais voyez-vous, je crains pour mon joli cou fragile… Entre nous, je vous déconseillerais fortement de vous abreuver de mon sang qui doit charrier mille produits mauvais pour la santé ou autres insecticides dû à l’ingestion d’une nourriture que l’on m’a vantée comme bonne pour ma santé…

— Rassurez-vous, chère Belette, mon créateur m’a doté d’autres attributs et a fait en sorte que je ne ressemble pas aux vampires des vos livres : je ne dors pas dans un cercueil, le crucifix m’est égal et, désolé pour les midinettes, mais je ne suis pas prêt de tomber amoureux d’une mortelle !

Proposer un autre regard sur la condition de vampire, David Khara n’est ni le premier, ni le dernier à le faire, mais, contrairement à une certaine mode qui fait des vampires des êtres choupis et kawaï, lui nous propose une créature cultivée, avec une part d’ombre et ne devant pas s’abreuver sans cesse d’hémoglobine.

Et si un certain vampire Edward (pas celui aux mains d’argent) aimait une Bêla (on dit Bella ?), notre créature de la nuit, lui, s’est lié d’amitié avec un homme, un flic, et de ce binôme improbable va naître une fantastique enquête qui va les mener aux confins des portes de l’enfer, au propre comme au figuré.

David Khara possède un style d’écriture bien à lui et cette première lecture d’un de ses romans me laisse augurer encore quelques heures de plaisir livresque en poursuivant la découverte de tout ses romans.

Il y a de l’humour, du sérieux, du fantastique, des mythes et des légendes qui se croisent et se mêlent avec la réalité, augmenté de quelques récits dignes des plus grandes sagas, qu’elles soient réelles ou inventées.

Les personnages et l’histoire auraient pu bénéficier de quelques pages de plus afin que le plaisir dure plus longtemps, mais je ne dois pas me plaindre car en un peu plus de 300 pages, l’auteur arrive donner une densité énorme à ses personnages, un comme si nous les connaissions déjà, hors ce n’était pas mon cas.

Et bien oui, si au lieu de commencer – imbécile que je suis – par le tome 2, j’avais démarré par le tome 1, ces personnages seraient vraiment devenu des vieilles connaissances.

Pas de bol, suite à mon erreur lamentable, tout suspense me sera refusé lorsque j’ouvrirai le premier tome, puisque maintenant je sais tout du traitre qui arpentait les pages dans « Les Vestiges de l’Aube ».

L’humour de l’auteur parsème les pages avec quelques petites saillies dans les dialogues, quelques réparties pas piquées des vers, ainsi que ces private joke envers quelques membres de la Ligue de l’Imaginaire : Bauwen en prend pour son grade, on aura aussi la bijouterie Loevenbruck’s et la ville imaginaire de Chatham.

Sans révolutionner le genre vampirique ou le roman fantastique, sans en chambouler les codes mais en les revisitant, on peut tout de même convenir que Khara nous offre là un petit roman bourré d’adrénaline, d’humour, de fantastique et de réalisme, avec des personnages que l’on apprécierait retrouver dans d’autres aventures (appel du pied) tant ils m’ont conquise.

Le Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) , Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

Pourquoi je l’ai choisi (par Stelphique) :

J’avais beaucoup aimé le premier tome, parce que avant, tout je l’ai trouvé original, donc à sa sortie en poche, dès le premier jour, j’ai couru en librairie, mais bon, on le sait maintenant, c’est la PAL qui a un super pouvoir et nous vampirise à sa façon…Cette LC avec ma binomette adorée était la plus que bienvenue!!!

Synopsis :

Barry Donovan, policier new yorkais, résout désormais ses enquêtes en équipe avec Werner von Lowinsky, un vampire aux méthodes particulières peu appréciées. Ainsi lorsqu’un crime barbare est commis à l’encontre d’un pasteur noir et de son fils, Barry demande à son ami de rester en dehors de l’enquête, car seul un monstre de l’espèce de Werner peut être à l’origine de ce type de meurtres.

Ce que j’ai ressenti :… Une nuit sang pour sang amitié….

Un duo que j’adore retrouver ! Cette amitié qui va au delà du réel et des conventions: mon cœur devient guimauve… Mais pas le temps de s’attendrir dans ce nouveau roman de David Khara car les meurtres sordides frappent encore New-York et que les mystères s’épaississent quand le fantastique s’en mêle…

Toujours en alternant les points de vues de Barry et Werner, on ressent en deux temps, une vision panoramique sous l’œil de faucon et une sensation plus urgente dans les actions, les causes et conséquences de cette résolution…

Un Coeur n’a pas besoin de battre pour saigner. Le mien saigne depuis un siècle et demi.

Un vampire qui se repend avec un flic qui culpabilise, ça fait beaucoup d’émotions qui bouillonnent, mais les voir s’entraider, chacun à leur échelle, cela donne un joli cocktail d’aventures et j’ai adoré où ils m’ont menée : rien de moins que la légende des Templiers et une jolie virée dans le passé de Werner, tout en résolvant une affaire plutôt corsée aux rituels étranges…

J’aime à voyager dans le temps, et avec un personnage aussi charismatique et érudit que Werner, le voyage est d’autant plus palpitant…

Je ne crois pas au bonheur comme état permanent. Tout au plus pouvons-nous prétendre à des instants de joie. À nous de les saisir, de les goûter et les savourer, sous peine de voir les affres incontournables de l’existence nous entraîner inexorablement vers le cynisme et la désespérance.

Au vu du quatuor qui clôt ce roman je peux vous dire que j’ai très envie de voir une suite arriver !!! J’ai été charmée par ce libraire, féru de légendes moyenâgeuses, et la jeune médecin, dépassée par les péripéties en cours…

Je vois bien là, une saga prometteuse parce que cet auteur a su créer des personnages attachants, mais aussi, une veine de thrillers entre rétro et modernisme qui s’entrechoquent, tout en y mettant une foison d’émotions… Forcement, qu’on en redemande !!!!

La peine ne se hiérarchise pas.

Si jamais le cœur vous en dit, et que vous voulez que votre sang ne fasse qu’un tour en lisant ce policier fantastique, je vous recommande chaudement cette lecture!

J’aurai mis le monde à feu et à sang pour partager Ne fût-ce qu’une seconde avec elle.

Petit plus : Clairement, lire ce roman en Lecture Commune avec ma binomette, c’est un moment de complicité et d’amitié à l’image de ces deux personnages, et ça c’est juste extraordinaire !

Quand je vous le dis, que mon cœur devient guimauve… Je souhaiterai une vie éternelle de lecture commune, nourries de cafés, de cornes de gazelles et de fous rires… Merci à ma Belette pour ces échanges: tu es la meilleure des coéquipières de lecture ! ❤

(PS : mais de rien, le plaisir est partagé – Cannibal)

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

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Un vampire menace l’empire – Les enquêtes réservées de Sir John Fox – Tome 1 : Gérard Dôle

Titre : Un vampire menace l’empire – Les enquêtes réservées de Sir John Fox – Tome 1

Auteur : Gérard Dôle
Édition :Terre de brume (2011)

Résumé :
Vous qui aimez les détectives des Ténèbres en charge d’affaires relevant de l’étrange et du surnaturel, Un Vampire menace l’Empire de Gérard Dôle vous séduira assurément car ce recueil propose quatre enquêtes fantastiques tirées des archives secrètes de Sir John Fox, Grand Assistant Commissioner de Scotland Yard.

Lorsque le comte Dragomyr, vampire vomi par la nuit… et tombé d’un ballon dirigeable, fait des siennes dans un petit port anglais, Sir John pense que la personne la mieux à même de résoudre ce problème est Lord Syfret, un aristocrate excentrique et providentiel, né il y a bien longtemps de l’imagination de la romancière Arabella Kenealy.

L’enquête suivante, « Le Fantôme de Sherwood », est confiée au détective de l’occulte Flaxman Low, figure singulière des « Real Ghost Stones » publiées en 1898 dans un magazine londonien.

« L’Enfant sauvage de Whitechapel » oblige Sir John à faire intervenir plusieurs détectives, plus complémentaires que concurrents : d’abord Sherlock Holmes et son élève Harry Taxon, ensuite l’énigmatique Dr M.L.W. qui servit de modèle au John Silence de Blackwood.

Il nous faut aussi signaler que Carnacki, l’illustre « ghost finder », se réserve le mot de la fin dans cette hallucinante aventure.

La dernière affaire au titre joliment inquiétant, « Rampements de spectres et frôlements d’âmes », voit, quant à elle, le retour de Lord Syfret.

Critique : 
— Vous aimez les détectives des Ténèbres en charge d’affaires relevant de l’étrange et du surnaturel ?
— OUIIIIII !! Du surnaturel, du surnaturel !!
— Assurément, ma p’tite dame, ce recueil de nouvelles vous séduira car il vous propose quatre enquêtes fantastiques tirées des archives secrètes de Sir John Fox, Grand Assistant Commissioner de Scotland Yard.
— On croisera la route de Sherlock Holmes et des vampires ?
— Of course ! Vous aurez tout ça puisque les éditions Terre de brume sont spécialisées dans la littérature fantastique.

Vous emballez pas, les gars et les filles, car ceci est une chronique qui ne vous fera pas débourser un euro !

Je me suis ennuyée, mais ennuyée à le lire… Vous pouvez pas imaginer. Moi qui voulait du fantastique qui m’emporte, je suis restée sagement assise dans mon canapé, des soupirs d’ennui au bords des lèvres.

Certes, Sherlock Holmes est bien présent, en effet, mais pas assez à mon goût et, une fois de plus, il est affublé de sa deerstalker et de son macfarlane et son assistant se trouve être Harry Taxon, qui le nomme « maître » et dont je n’ai jamais apprécié la présence.

Pour que vous vous couchiez moins bête au soir, sachez que le Harry Taxon sera le futur Harry Dickson créé par Jean Ray.

Les nouvelles sont lentes à démarrer, pas passionnantes pour deux sous, j’avais les yeux qui se fermaient ou l’esprit qui vagabondait ailleurs.

Même la nouvelle intitulée « L’enfant sauvage de Whitechapel » et mettant en scène Sherlock Holmes ne m’a pas passionnée, alors qu’elle avait tout pour, puisqu’elle débutait dans l’East End de mon cher Jack l’éventreur (oui, je devrais consulter)…

Elle eut beau se terminer au cœur d’un monastère fortifié dans les confins de l’Himalaya, dans le refuge de la lamaserie des morts-vivants, j’ai soupiré d’ennui et j’ai sauté des paragraphes.

Moi qui voulait passer un peu de bon temps avec ce recueil de nouvelles dédié aux amateurs de littérature gothique et peuplé de créatures démoniaques et vampiresques loin de la nouvelle mode qui veut que ces abominations soient sensuelles, sentent bon le savon et ne suce pas le sang des humains…

Sûr que les suceurs de sang présents dans ses pages étaient horribles et tenaient plus des habitants des caves sombres et humides que de ceux des belles villas… Nous étions loin de Twoilet et plus dans la véritable légende.

Et en effet, les spectres étaient bien les entités démoniaques des châteaux et manoirs austères, paumés dans les landes battues par les vents…

Mais bon sang, qu’est-ce que je me suis embêtée durant ma lecture !!

Je dois avoir une malédiction qui pèse sur mes épaules en ce mois de juin 2017 ! Pas possible autrement… Juste au moment où je me mets – enfin – à lire mes romans victoriens ou holmésiens, bardaf, que des déceptions ou des « je suis passée à côté du livre ».

Challenge« Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

American Vampire : Scott Snyder & Rafael Albuquerque

Titre : American Vampire

  • Tome 1 – Sang neuf
  • Tome 2 – Le Diable du désert
  • Tome 3 – Le Fléau du Pacifique
  • Tome 4 – Course contre la mort
  • Tome 5 – La Liste Noire
  • Tome 6 – Une Virée en Enfer
  • Tome 7 – Le Marchand Gris

Scénariste : Scott Snyder
Dessinateur : Rafael Albuquerque

Édition : Urban Comics Editions (2013)

Résumé :
Amérique, fin du XIXe siècle. Le bandit Skinner Sweet est freiné dans sa tentative d’évasion par un vampire venu d’Europe. Laissé pour mort, il revient à la vie et découvre qu’en plus d’être l’un d’entre eux, il est aussi la plus puissante, la plus rapide et la plus redoutable des créatures de la nuit.

Plus d’un siècle plus tard, à Los Angeles, il contamine à son tour la jeune Pearl Jones afin d’en faire le second vampire d’une nouvelle espèce sur le continent, capable de marcher sous le soleil.

Critique :
Vous en avez marre des vampires qui sentent bons la cannelle ou la cocotte bon marché ?

La saga Twoilette (Twilight) vous est sortie par les trous de nez et ça vous a fait chier que dans toutes les adaptations qui ont suivies, les vampires ils étaient gentils, beaux, sexys et qu’ils ne suçaient que du sang de biche ou de SDF ?

Vous aimez les vampires sanglants, dégueux, vaches, sadiques, assoiffés de sang et sans scrupules aucun ?

Alors, la saga American Vampire est faite pour vous car les vampires que l’on croise ne sont pas des enfants de cœur, bien que certains soient plus clean que d’autres. Mais malgré tout…

American Vampire a été créé par Scott Snyder et Stephen King (il est aux commandes du scénario du tome 1) et puisque nos deux hommes détestaient la série Twilight, ils ont fait en sorte de s’en écarter et de revenir aux sources, tout en changeant quelques données dans les règles du jeu.

Le seul bémol à déplorer de la patte du King dans ce comics, c’est que le comics n’est pas l’univers du King et que ça cafouille un peu au départ dû au fait que Snyder et King ont écrit chacun une moitié d’épisode, ne s’occupant (chacun de leur côté) QUE d’un moment précis de la chronologie.

Cela fait un peu perdre le rythme de lecture dans le premier tome, mais malgré tout, le plaisir est bien là d’être en compagnie de VRAIS vampires.

Oui, Snyder a rendu aux vampires leurs lettres de noblesse car dans ces pages, ils les a voulu terrifiants, sauvages et bestiaux, tels que dépeints dans les films qu’il apprécie (Near Dark, The Lost Boys et Let the Right One In).

Quand je vous parlais de changer les règles du jeu, c’est parce que si les vampires originaires de la vielle Europe (les carpatiens) ne savent pas rester au soleil sans protections, le nouveau vampire américain (Skinner Sweet) peut, lui, marcher en plein jour !

Skinner Sweet est un ancien bandit devenu vampire sans que son créateur n’ait voulu le faire. Skinner a un seul péché mignon : les bonbecs sucrés ! Pour le reste, c’est un véritable fils de pute, un sadique, un vrai vampire méchant, mais on s’attache à lui, à sa dégaine et à ses petits sourires en coin.

Si vous commencez la série, elle vous rendra accro, mais un conseil, soyez bien attentif parce que les scénarios sautent d’une période à l’autre, ou parfois, reviennent sur ce qu’il s’est passé 24h avant ou 1 mois. Il faut bien suivre si on ne veut pas perdre son fil.

Nous commençons le récit dans les années 20, dans le cinéma et nos différents scénaristes (Snyder se fait aider par d’autres) s’amusent à revisiter les principales époques de l’Histoire américaine telles que celle de la marche vers l’Ouest, les guerres indiennes, la Grande Dépression de 1929, la ville de Las Vegas qui commence à s’ouvrir, la Guerre du Pacifique ou les fifties avec un personnage qui a tout d’un James Dean.

N’allez pas croire qu’ils abordent ces époques juste pour le plaisir, non, ils mettent aussi l’accent sur les problèmes liés à ces époques, comme la place de la femme, la mort du cinéma muet, l’avènement d’Hollywwod, la politique du « si tu veux jouer dans mon film, suce-moi la bite », les discriminations raciales, la politique de l’époque,…

J’ai apprécié les dessins et le graphisme de Rafael Albuquerque, la manière dont il crée ses décors, celle dont il dessine ses personnages, humains ou vampires, les couleurs des cases,…

Voir évoluer tout ce petit monde est un plaisir de fin gourmet car on découvre leur passé, leurs erreurs, leurs liens, on découvre de nouveaux personnages et on n’est jamais sûr que ce soit un ange ou un fils de pute… Ou les deux en même temps !

Peu de temps mort dans les albums que je viens de lire (7) et j’ai hâte de découvrir la suite du nouvel arc avec le fameux marchand gris qui est bien plus terrible que les vampires et qui serait même leur seul prédateur…

On devrait se réjouir, mais voir mes vampires préférés maltraités, ça me fait mal au cœur car je me suis attachée à certains et je n’aimerais pas les perdre en cours de route.

Bref, si tu veux des vrais vampires, des vrais suceurs de sang sans scrupules, ouvre ce comics et découvre une partie de l’Histoire des États-Unis en compagnie de tes amis les vampires… Ou de tes ennemis…

C’est foutrement addictif…

Collier d’ail et crucifix non fournis !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

Sherlock Holmes – Tome 5 – Le Vampire du West End : Jean-Pierre Croquet & Benoît Bonte

Titre : Sherlock Holmes – Tome 5 – Le Vampire du West End

Scénariste : Jean-Pierre Croquet
Dessinateur : Benoît Bonte

Édition : Soleil (2002)

Résumé :
Alors que Bram Stocker, l’auteur de Dracula, lance les premières représentations de l’adaptation théâtrale de son roman, plusieurs corps vidés de leur sang sont retrouvés à proximité dudit théâtre.

Des témoins parlent d’un homme vêtu d’une cape doublée de soie rouge, comme le fameux héros de Stocker. Les victimes ont toutes une trace de morsure à la carotide.

Le « vampire du West End » terrifie à tel point qu’il pourrait mettre en faillite le théâtre. L’acteur principal, Irving, décide de faire appel à Sherlock Holmes pour résoudre l’affaire.

Critique :
Vu le titre et vu le niveau des 4 précédents opus, je m’attendais au pire et donc, je n’avais jamais cherché activement ce dernier tome de la série éditée par Soleil dans les années 2000.

Il y a peu, elle a surgit devant mon nez et je suis dis « Allez va, puisqu’il le faut pour ta collection ».

Là, je suis étonnée car au final, ce dernier tome ne se révèle pas si catastrophique que ça. Du moins, bien moins pire que ces prédécesseurs.

Nous commencerons avec un vampire, certes, mais c’est un de théâtre..

Et si des victimes semblent bien avoir été mordues par un vampire qui les aurait laissées exsangues et mortes, on ne laisse pas le fantastique prendre le dessus sur l’enquête et on gardera les pieds sur terre, sauf la populace et les feuilles de choux, mais de ce point de vue là, ça ne change jamais.

Les dessins sont corrects, les ambiances et la ville de Londres sont bien mis en valeur, j’ai apprécié le clin d’œil à l’Illustrated News Police, avec des dessins ressemblant trait pour trait à ceux publiés par ce même papier, en 1888, avec Jack.

Les seuls qui me gênent un peu, ce sont ceux de Holmes qui a toujours une tête qui ne me revient pas, et un docteur Watson ventripotent, comme toujours. Mais au moins, il n’a pas le rôle de faire-valoir ou d’imbécile de service, et là, je dis merci.

Si Holmes enfilera une fois de plus les horribles deerstalker et macfarlane alors qu’il n’est pas à la campagne, il sera le plus souvent en costume haut-de-forme, tenue la plus naturelle pour un gentleman à la ville.

L’enquête est intéressante, avec quelques rebondissements afin de laisser planer plus longtemps le mystère et le suspense et j’ai lu la bédé avec infiniment plus de plaisirs que les précédentes, alors que sincèrement, jamais je ne l’aurais pensé une seule seconde.

Par contre, j’ai trouvé que la baronne Ebezert avait un accent à la Ming Li Foo, le blanchisseur chinois du 20ème de cavalerie (Lucky Luke) avec ses « l » en lieu et place des « r », ce qui ne fait pas très pays de l’Est comme ses origines.

Au final, on obtient une bédé agréable à lire, une enquête bien ficelée, plus de trucs bizarres comme dans les 4 autres, hormis une petite chose mais qui, je trouve, ajoute du piment à la légende.

Le Cauchemar de Dracula – Horror of Dracula : Terence Fisher (1958) [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 28/52]

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Le Cauchemar de Dracula (Horror of Dracula) est un film britannique réalisé par Terence Fisher, sorti en 1958. C’est le premier film de la saga Dracula réalisé par le studio Hammer Films dont la suite est « Les Maîtresses de Dracula ».

Résumé : Jonathan Harker se rend dans les Carpates chez le comte Dracula qui l’a engagé comme bibliothécaire.

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Fiche technique :
Réalisation : Terence Fisher (réalisateur britannique)
Scénario : Jimmy Sangster d’après le roman de Bram Stoker
Durée : 72 minutes (version française), 82 minutes (version anglaise)
Langue originale : anglais

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Distribution :
Christopher Lee : Comte Dracula
Peter Cushing : Docteur Van Helsing
John Van Eyssen : Jonathan Harker
Melissa Stribling : Mina Holmwood
Michael Gough : Arthur Holmwood
Carol Marsh : Lucy Westenra
Valérie Gaunt : la femme vampire
Janina Faye : La petite Tania
Barbara Archer : Inga, la servante

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cauchemar-de-dracula-tumblr_nw4d5smzbo1t0t5m3o1_500Ce que j’en ai pensé : Délicieusement rétro et kitch !
Comme vous le savez, je suis toujours  à la pointe de l’actualité et aujourd’hui, je vais vous parler d’un film qui n’est pas encore sorti sur vos écrans, réalisé par une petite boite de production, la « Hammer Films », avec deux acteurs plein d’avenir que son Christopher Lee (Dracula) et Peter Cushing (Van Helsing).

Tiens, je les verrais bien dans les rôles de Holmes, ces deux là… Même d’un Henry Baskerville ou d’un Mycroft Holmes (blague pour les holmésiens).

Sorti en 1958, ça pue le kitch et les effets spéciaux à la noix… Mais j’aime me faire ce genre de soirée Ciné-Club rétro pour moi toute seule.

Alors, d’emblée, si le film se base sur le roman de Stoker, bien des choses ont été changées en cours de route. Déjà le fait que Jonathan Harker (John Van Eyssen) sache très bien où il met les pieds : dans le château d’un vampire !

Le scénariste Jimmy Sangster ayant du condenser 546 pages dans un long métrage de 1h22, il a supprimé une quantité de personnages et d’intrigues secondaires qui épaississait le roman de Stoker : Renfield et Quincey Morris n’existent pas, la tempête sur les côtes britanniques non plus, idem pour le quotidien du Docteur Seward….

Si vous voulez voir un excellent Dracula, je vous conseille la version de Francis Ford Coppola (1992) avec Gary Oldmand dans le rôle titre.

Ici, l’intrigue est épurée au maximum, elle va droit à l’essentiel et se focalise sur trois lieux : le château du Comte, la demeure des Holmwood et le cimetière.

Anybref ! Si notre Harker sait qu’il est dans le château d’un vampire, il reste pour le moins un grand naïf en pensant que la jolie fille qui l’aborde est vraiment une prisonnière du château et lorsque celle-ci se pend à son cou pour lui demander de la sauver, notre naïf lui répond gentiment, avec assurance qu’il va la sortir de là !

Putain, le con, on dirait un marchand de chaussures qui vous assure qu’il va aller vous chercher le soulier que vous aimez en pointure 39 ! Bien évidemment, il se fait mordre !

Ce que j’adore, dans ces films, ce sont les incohérences : en une morsure, Harker va devenir vampire !

Et attention, niveau grosses incohérences, vous n’avez rien vu ! Alors qu’il sait qu’il ne lui reste que quelques heures avant la tombée de la nuit, il cherche la crypte pour trouver le comte et il se souvient qu’en arrivant, il a vu une porte…

Ben oui les gars, si vous cherchez la crypte où repose Dracula (Christopher Lee) le jour, pas la peine de retourner son château ou de s’enfoncer loin dans les souterrains, vous poussez simplement la porte qui se trouve à gauche, lorsque vous êtes face à la porte d’entrée du château.

Oui, faut juste pousser ! Pas fermée à clé, rien du tout. Dracula et sa meuf reposent dans leur caveau, sans couvercles, alors qu’il y a des fenêtres à vitraux dans la crypte… Heu ??

Tiens, nos vampires respirent… déjà que ce n’est pas possible de les voir respirer la nuit, le jour, quand ils dorment du sommeil des morts, c’est encore moins possible !

Au fait, grouillez-vous parce que dans les Carpates, la nuit tombe à une vitesse hallucinante !

Dracula en fuite, c’est l’ami de Jonathan Harker qui va se lancer à sa poursuite : le docteur Van Helsing (Peter Cushing). Mais avant, faut planter un pieu dans le corps de Harker le Vampire.

Pauvre Christopher Lee, dans ce rôle, il a eu 6 lignes de dialogues et puis c’est tout ! Juste ouvrir la bouche et montrer ses canines, c’est tout ce qu’on lui a demandé. Heureusement qu’il a mis à profit sa haute silhouette pour donner du poids à son personnage et utilisé ses origines aristocratiques donner de la prestance au personnage.

Autre choses importantes qui changent, ce n’est pas de Mina dont Dracula est tombé in love, d’ailleurs, il ne tombe in love de personne, il veut juste se faire la fiancée de Harker : Lucy (Mina dans le roman).

La Mina (Melissa Stribling) dans le film, elle, c’est l’épouse d’Arthur Holmwood (Michael Gough), le frère de Lucy (Carol Marsh).

Et puis, nous ne trouvons pas à Londres, comme pour le roman, mais dans un pays de langue germanique puisqu’ils iront à la Frederickstrasse (Friedrichstrasse ?) et que tout ceux qui ont vu un épisode de l’inspecteur Derrick connaissent.

Un acteur qui est mauvais, c’est celui qui joue le rôle d’Arthur Holmwood ! Nom de dieu, mais qu’il est à chier, dans le film !

Alors que sa femme est enlevée par Dracula et que lui et Van Helsing sont à sa poursuite, il n’a pas l’air de paniquer plus que ça, on dirait juste qu’il se dépêche juste pour ne pas arriver en retard à l’église (humour pour un des fils de l’ex nain de jardin).

Autant il y avait de la profondeur dans le roman et dans le film de Coppola, autant il y en a moins dans celui-ci, que je trouve trop épuré de ce qui faisait sa grandeur.

Par contre, si le romantisme est absent, l’érotisme, lui, il est bien présent ! Enfin, si on s’en réfère à son année de sortie, 1958 !

La femme vampire dans le château était belle et possédait des formes voluptueuses, de quoi satisfaire les mains d’un honnête homme… Elle savait charmer et user de ce que la nature l’avait pourvue !

Dracula possède une élégance dominatrice et voir comment Lucy se trémousse dans son lit en l’attendant, on se dit que si c’était un être de chair et de sang qui entrait dans sa chambre, il aurait de fait une solide érection devant l’appel plus qu’explicite de la dame.

Les victimes du comte sont plus que consentantes ! Le sourire chargé de concupiscence que Mina Holmwood a après qu’elle ait rencontré le comte…Son mari aurait sans doute aimé voir le même en allant se mettre au lit…

Tout ça, c’était des mœurs interdites par la société victorienne (époque où se déroulent les faits) ou de celle des années 50 (année de sortie du film) puisque la révolution sexuelle sera pour les années 60.

Je terminerai en ajoutant que le film est bien entendu un combat entre le Bien (Van Helsing, un scientifique) et le Mal, représenté par Dracula, un vampire, une créature surnaturelle qui a des pulsions interdites (on ne boit pas le sang des gens, c’est mal élevé).

Autant dans le film de Coppola on ressentait l’amour que porte Dracula à Mina, autant ici il n’est doté qu’aucune empathie. Par contre, Van Helsing, il est prêt à tout pour détruire Dracula et lui, il a un portrait plus ambigu, moins lisse.

Si le film est considéré comme un classique et marque une apparition importante du comte vampire au cinéma, il n’en reste pas moins que nous nous trouvons devant un film au charme suranné et un peu kitch.

Étoile 3,5

Anecdotes sur le film :
En 1957, le succès de Frankenstein s’est échappé encourage la firme britannique Hammer Films Productions à ressusciter une autre icône du fantastique : Dracula. Le studio négocie un deal avec les américains d’Universal, détenteurs des droits du roman de Bram Stoker. Ces derniers autorisent la Hammer à produire leur film, en échange de l’exploitation internationale.

Avec le temps le film fut reconsidéré comme une œuvre importante dans le cinéma fantastique et britannique. Le bal des vampires parodiera les œuvres de Terence Fisher. Dans Vampire vous avez vampire ? Roddy McDowall incarne Peter Vincent, contraction de Vincent Price et Peter Cushing. Francis Ford Coppola rendra hommage au Cauchemar de Dracula, via certaines scènes de son adaptation. Dans Vampires, John Carpenter transpose la dualité Van Helsing-Dracula, à travers Jack Crow et Valek. Certains éléments sont aussi présents dans les jeux vidéo Castlevania. La 1ère apparition de Dracula fut reprise dans Gremlins 2 : la nouvelle génération et Sleepy Hollow : la légende du cavalier sans tête, dans lequel joue Lee.

Anecdotes du tournage :
Totalement aveuglé par ses lentilles de contact, Christopher Lee manqua plusieurs fois ses prises durant le tournage.

Dans la séquence finale, c’est à Peter Cushing que vint l’idée de se jeter sur les rideaux pour les arracher, contre celle, plus banale, de les tirer pour dévoiler le soleil, comme le prévoyait le script.

Lors d’une prise de la séquence où Dracula enterre l’héroïne, Christopher Lee, perdant l’équilibre, chuta sur la cascadeuse qu’il venait de basculer dans la fosse.

« A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016, le Challenge British Mysteries chez My Lou Book et Le Challenge Halloween (2016) chez Lou & Hilde.

Sherlock Holmes – T3 – La béquille d’aluminium : André-Paul Duchâteau & Guy Clair

Titre : Sherlock Holmes – T3 – La béquille d’aluminium

Scénariste : André-Paul Duchâteau
Dessinateur : Guy Clair

Édition :  Bdétectives – Claude Lefrancq n°24 (1993)

Résumé :
Sherlock Holmes et son fidèle Watson sont appelés en Transylvanie par le comte Pokol, un des descendants du fameux comte Vlad Dracul, rendu célèbre par le roman de l’écrivain anglais Bram Stocker.

Certes, le comte Pokol ne croit pas aux vampires, mais les vampires, eux, croient à Pokol et en profitent pour terroriser le manoir et ses habitants.

Mais s’agit-il de vampires ? Holmes n’en est pas convaincu, d’autant que le cocher du comte, l’énigmatique Orga, est troublant.

Sherlock et Watson se mettent en chasse. Une chasse qui va les mener à Saint-Pétersbourg où ils rencontreront le moine fou Raspoutine; un être qui – déjà – les déteste…

Critique :
What The Fuck ?? C’est ainsi que ce résume le mieux cette bédé qui nous emmène en Transylvanie, chez un descendant du fameux comte Vlad Dracul.

Sherlock Holmes et le docteur Watson (toujours aussi mal dessiné tous les deux) vont affronter la neige, les forêts plus profonde que la Gorge du même nom (arrêtez la machine à fantasme, les mecs) et devront faire face à des loups qui n’aideront pas leurs collègues de France à mieux se faire voir…

Ici, on surfe, pardon, on ski sur le l’élément fantastique en plein et mes relectures de cette collection ne la fait jamais remonter dans mon estime.

Tout ici n’est que bizarreries, loufoqueries, trucs pas nets et pas holmésiens pour un franc cinquante.

Il faut dire aussi qu’un nain et Orga, le cocher aussi aimable qu’une porte de prison tuera quelqu’un avec une béquille en aluminium qui en réalité un fusil transformé…

Holmes et Watson se retrouverons à suivre la piste des zozos dans la neige et le froid. Je n’en dis pas plus, sauf que Holmes porte toujours cette foutue cape et sa ridicule casquette qui me mettent en rogne.

Bon, le livre ne vaut vraiment que pour la présence d’Irene Adler et du fait que Holmes signale à Watson – juste devant l’affiche où l’on voit Irene – qu’il est allé à de nombreux concerts. Le regard de Watson est éloquent…

Bon, ensuite, notre détective sauve la vie de la miss Adler et la voilà étendue sur le lit de Holmes, soignée par le docteur Watson… Mais que c’est cochon, ce livre. Une femme, deux hommes et de nombreuses possibilités. Ben même pas une scène de cul pour me remonter le moral…

Le must c’est quand la belle demande à Holmes de l’appeler « Irène », comme par le passé le tout sous des toussotements de Watson. Là, j’ai pris mon pied.

Le meilleur moment reste quand elle lui avoue qu’elle l’aime, perturbant Holmes qui s’engage tout de même dans le chalet en feu, poussant Watson.

Non, ils ne finiront pas ensemble, les méchants ayant obligé Irène à fuir vers la frontière. Nous la retrouverons dans l’album « la vieille Russe » dont je vous parlerai durant le Mois Anglais si j’ai encore envie de me faire mal.

Pour le reste, beaucoup de fantastique ! Duchâteau en est coutumier, ainsi que des fins pas très explicite du tout.

On dirait que sur la fin, il s’est rendu compte qu’il n’avait pas tout expliqué. Deux phylactères plus loin, c’est fait et j’ai pas tout pigé…

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Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

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[Série] Penny Dreadful – Saison 1 : Une série qui va te vampiriser !

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Penny Dreadful est une série télévisée américano-britannique (double challenge !) créée par John Logan, diffusée depuis le 11 mai 2014 sur Showtime aux États-Unis et depuis le 20 mai 2014 sur Sky Atlantic au Royaume-Uni.

PENNY DREADFUL

1. Synopsis :
Londres, 1891, une menace quasi invisible massacre la population.

Vanessa Ives, une jeune femme aux pouvoirs puissants et hypnotiques, rencontre et propose à Ethan Chandler, un homme rebelle et violent de s’allier à elle ainsi qu’à Sir Malcolm, un homme riche d’un certain âge aux ressources intarissables, pour combattre cette nouvelle menace.

La série nous propose de revisiter tour à tour tous les contes et histoires d’horreur qui se lisaient à cette époque-là dans les revues (les fameuses Penny dreadful, nommées ainsi car elles coûtaient un penny et étaient effrayantes), intégrant les personnages, les créatures et les intrigues avec beaucoup de finesse et d’élégance dans le Londres victorien.

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2. Acteurs principaux :

  • Reeve Carney : Dorian Gray
  • Timothy Dalton : Sir Malcolm Murray
  • Eva Green : Vanessa Ives
  • Rory Kinnear : Caliban / John Clare, la créature de Frankenstein
  • Billie Piper : Brona Croft / Lily
  • Danny Sapani : Sembene
  • Harry Treadaway : Dr Victor Frankenstein
  • Josh Hartnett : Ethan Chandler

Penny-Dreadful-Poster-Saison1Ce que j’en ai pensé :
Permettez-moi d’abord de commencer par une minute de culture. Non, restez, ça fait pas mal.

Penny Dreadful ? Quoi t’est-ce ? Un nouveau cocktail alcoolisée à base de rhum brun, de menthe et de citron vert ? Que nenni !

C’est tout simplement des revues qui ne coûtaient qu’un penny et qui étaient effrayantes à cause des contes et histoires d’horreur qui se lisaient à cette époque-là dans les revues.

Cette série que j’ai découvert je ne sais plus où ( sur un blog ou dans un magazine), m’intriguait et je suis allée chez un de mes fournisseurs de séries préférés. Le brave dealer de série avait la saison 1 et je l’ai chopée afin de voir ce que ça valait.

Londres, 1891… Des meurtres horribles ont eu lieu, des gens ont été démembré, on leur a chipé un rein, un foie, des organes génitaux… L’ombre de Jack plane sur la ville !!

Mais ne brûlons pas les étapes, car au commencement de la série, l’était une mère qui dormait avec sa petite fille.

Prise d’un besoin urgent, elle s’en alla sur les gogues, situé devant une fenêtre (pour les odeurs ?). Enfin, des toilettes… Un trou, une planche et basta ! *la musique des dents de la mer irait très bien, ici*

Soudain, alors que la dame soulageait sa conscience et ses intestins, voilà qu’elle se fait happer par un truc et par derrière ! Même pas eu le temps de s’essuyer !

La petite se réveille, crie « maman » toute angoissée et en ouvrant la porte de dehors (pourtant, on lui avait sûrement dit de ne jamais l’ouvrir la nuit), elle voit quelque chose et elle hurle avant de se faire emporter elle aussi.

Moralité ? Les enfants, n’ouvrez pas la cage aux oiseaux ! Heu,… la porte la nuit.

Ensuite, je me retrouve en terrain connu niveau acteurs !

Déjà, James Bond a dû passer par là parce qu’il a perdu une James Bondgirl : Eva Green, la Vesper Lynd de Casino Royale qui a sans doute envie de tromper le beau Daniel Craig avec un ancien James Bond que je n’ai jamais aimé : Timothy Dalton, celui qui avait son permis de tuer.

Notre Eva Green, heu, Vanessa Ives dans la série, est une sorte de médium et  a des dons de déductions dignes de Sherlock Holmes himself !

Voilà qu’elle nous fait une démonstration formidable devant un Josh Hartnett médusé. Elle lui dira qu’il était bien trop jeune pour avoir vécu l’attaque de Pearl Harbor avec le beau Ben Affleck dans le film de…

Pardon, l’abus de mojitos nuit en tout ! Elle lui dira qu’il était trop jeune que pour avoir participé à une bataille avec Buffalo Bill.

Ethan Chandler (Josh Hartnett) est un américain très bon tireur qui fuit un passé mouvementé et travaille dans un spectacle de western ambulant.

Il est engagé par Vanessa Ives pour aider Sir Malcolm Murray (Timothy Dalton) à retrouver Mina Murray, sa fille. Cet ancien explorateur a plongé dans le monde surnaturel pour tenter de sauver sa fille, mais on ne sait pas où elle est… Non, je ne dirai rien de plus.

Vanessa Ives lui propose d’utiliser ses compétences au tir pour les aider, elle et Sir Malcolm Murray, à sauver la fille de ce dernier : Mina Murray. Il dit oui et la nuit, il va se demander où il est tombé : ben chez des vampires, mon grand ! Et pas des gentils qui sentent bons comme dans « Twoilett ».

Voilà une série originale où la science et le supernaturel marchent main dans la main.

Bon, il y a une surenchère de gore, notamment lorsqu’ils sont dans la planque des vampires : des tas de corps démembrés gisent en grosses piles, il y a du sang, des viscères, des corps de petits bébés, bref, c’est gore à l’exagéré et ça fout tout en l’air, presque. Dommage…

Les décors sont bien rendus, on est dans le Londres de 1892, avec ses costumes, ses cab, ses fiacres, sa misère noire dans les taudis…

La musique est entrainante et elle a un petit air de celle que Hans Zimmer composa pour le film Sherlock Holmes de Guy Ritchie.

Les phénomènes étranges sont légions, mâtinés d’égyptologie et de Livre des Morts ou de personnages bizarres, comme ce jeune médecin qui, à un moment donné, n’aura pas besoin de nous dire son nom pour que l’on sache QUI il est, même si ce n’est pas sa bonne époque et qu’il sort tout droit de la littérature.

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Tout comme le Dorian Gray, inquiétant et sexy en diable…

La série n’est pas que fantastique avec des vampires, mais elle est aussi policière puisque Sir Malcolm Murray enquête sur les meurtres atroces qui ont eu lieu dans le quartier de Spitalfield : bras manquant, reins prélevés, foies aussi, organes génitaux,… Jack The Ripper is back ?

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Qui a laissé trainé son bras sur la voie publique ?

Les acteurs sont bien dans leurs rôles, même le Timothy Dalton que je détestais et ne savait pas voir en peinture ! Comme quoi !

Et puis, nous ne sommes pas à l’abri des surprises durant les épisodes de la saison 1 et les retournement de situations seront là pour nous faire ouvrir grand les yeux !

Les personnages sont troubles, pas nets, pas tout blanc non plus et on en apprendra des belles au fur et à mesure des épisodes.

Ah, j’oubliais, il y a quelques scènes de sexe aussi… Vanessa Ives a le feu au cul ! Elle aurait même couché avec le fiancé de sa meilleure amie juste avant leur mariage…

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Penny Dreadful, c’est une chouette série qui se déroule dans le Londres victorien, avec des décors superbes (le pont de Londres en construction), une musique entrainante, des personnages étranges, qui n’ont pas tous livrés leurs petits secrets pas nets.

Une série où la science et le surnaturel et le paranormal couchent ensemble. Une partouze de genres qui vont bien ensemble.

Étoile 3,5

Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Challenge British Mysteries chez My Lou Book et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

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Hôtel Transylvania 2 [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 1/52]

Hôtel Transylvanie 2 (Hotel Transylvania 2) est un film américain d’animation réalisé par Genndy Tartakovsky, sorti en 2015.

C’est la suite du film Hôtel Transylvanie, sorti en 2012.

1. Synopsis :
Dracula et sa bande de monstres déjantés sont de retour ! À l’hôtel Transylvanie, beaucoup de choses ont évolué : Dracula a enfin accepté de dégeler son cœur et d’ouvrir la porte aux humains.

Mais il se fait du souci pour son petit-fils, Dennis : mi-humain mi-monstre, ce gamin est bien trop adorable à son goût, et il risque de faire un piètre vampire !

Alors, quand les parents du petit, Mavis et Johnny, s’absentent, Drac fait appel à ses amis Frank, Murray, Wayne et Griffin pour apprendre à Dennis à devenir un monstre, un vrai.

Personne ne s’attendait à ce que Vlad, le père de Drac – un vampire très grincheux et très vieille école – choisisse ce moment pour débarquer à l’hôtel. Et quand il découvre que son arrière-petit-fils a du sang humain, rien ne va plus…

2. Fiche technique :

  • Titre original : Hotel Transylvania 2
  • Titre français : Hôtel Transylvanie 2
  • Réalisation : Genndy Tartakovsky
  • Scénario : Adam Sandler et Robert Smigel
  • Direction artistique : Catherine Apple
  • Montage : Catherine Apple
  • Musique : Mark Mothersbaugh
  • Production : Michelle Murdocca
  • Budget : 80 millions de $
  • Société de production : Sony Pictures Animation
  • Pays d’origine : États-Unis

Ce que j’en ai pensé :
J’avais adoré le 1er et c’est avec un mélange de crainte et de bonheur que j’ai accueilli la suite.

Bonheur de retrouver la troupe qui m’avait fait tant rire dans le premier, crainte que mes amis ne soient pas aussi drôles que la fois d’avant.

— Verdict, docteur Cannibal ?

Qu’elle meilleur manière d’entamer le Challenge du Film De La Semaine 2016 [LFDLS 2016] que par ce film d’animation ?? Retrouver mes vieux copain Franck, Drac, Griffin l’homme invisible, Wayne le loup-garou et Murray la momie…

Oui, c’est un plaisir de les retrouver tous en train de faire le pitre.

— Verdict, docteur !!

Oh, vous excitez pas, les gars et les filles, on y arrive de suite !

La suite est bonne, la trogne de Dennis, le fils de Mavis et Jonathan est à bouffer toute crue tant il est minouche avec ses boucles rousse; Drac est toujours aussi névrosé et archi impatient de voir les dents de vampires pousser dans la bouche de son petit-fiston; Wayne, le loup, est toujours aussi foufou et il me fait toujours rire.

Oui, la suite est extra, même si elle m’a fait un peu moins rire que le premier opus. Non pas que j’aie tiré la gueule, je suis bon public dans ces cas-ci, mais malgré mon sourire banane tout au long du film, je n’ai pas vraiment eu d’éclat de rire comme pour le premier qui avait un rythme assez soutenu dès l’entrée en lice de Jonathan dans l’hôtel.

Il y avait dans le premier une fraicheur que je n’ai pas tout à fait retrouvé dans le suivant. Je dois dire que dans le premier, la scène de l’arrivée dans le hall de l’hôtel était magique et je ne savais plus où donner de la tête tant il y avait des petits détails comique qui tuaient un peu partout.

Je trouve aussi que l‘arrivée de Vlad, le papa de Dracula, aurait pu être exploitée un peu plus car il y avait de l’idée dedans dans le sens où il est le déclenchement de tout… C’est ironique, en fait.

Ironique dans le sens où quand vous ne voulez pas qu’une chose se produise, elle se produit néanmoins de par votre fait.

Si Mavis avait demandé l’autorisation à son père d’inviter son grand-père pour les 5 ans de Dennis, Drac aurait refusé et on en serait resté là, mais Mavis l’a invité toute seule, sans rien dire et les conséquences feront qu’elle sera responsable, en quelque sorte, de ce qu’elle ne voulait pas qu’il arrive. Vous suivez toujours ??

Bref, j’ai trouvé que Vlad était sous-exploité, que ça allait trop vite sur la fin et que c’était même un peu gros, la bataille car certains personnages n’avaient pas la force d’accomplir certains K.O.

Malgré tout, j’ai souri durant tout le film des pitreries de Dracula, de son impuissance à utiliser un smartphone, de son énergie mise en œuvre pour faire de son petit-fils un vampire, de ses acolytes qui feront de leur mieux pour tenter de l’aider, sabotant par là même tout le reste (un loup-garou qui ne sait plus chasser, faut l’faire !) et une maman Mavis qui a du mal à lâcher du lest envers son fils.

Plus quelques leçons sur l’acceptation de la différence pour les plus petits et les plus grands aussi, ça ne fait jamais de mal, même si les grands acceptent plus la différence dans les films et les livres que dans la réalité.

À voir pour passer un bon moment cinéma sans se prendre la tête.

Étoile 3,5

Le « Challenge US » chez Noctembule et Le Film De La Semaine 2016 (#LeFilmDeLaSemaine2016).

Docteur Sleep : Stephen King

Titre : Docteur Sleep                        big_4-5

Auteur : Stephen King
Édition : Albin Michel (2013)

Résumé :
Danny Torrance a grandi. Ses démons aussi… Hanté par l’idée qu’il aurait pu hériter des pulsions meurtrières de son père Jack, Dan Torrance n’a jamais pu oublier le cauchemar de l’Hôtel Overlook.

Trente ans plus tard, devenu aide-soignant dans un hospice du New Hampshire, il utilise ses pouvoirs surnaturels pour apaiser les mourants, gagnant ainsi le surnom de « Docteur Sleep », Docteur Sommeil.

La rencontre avec Abra Stone, une gamine douée d’un shining phénoménal, va réveiller les démons de Dan, l’obligeant à se battre pour protéger Abra et sauver son âme…

Critique : 
L’avantage d’avoir attendu aussi longtemps pour lire « Shining », c’est que je n’ai pas dû poireauter 36 ans pour avoir des nouvelles du petit Danny Torrance, moi ! Imaginez ceux qui, l’ayant lu il y a longtemps, se faisant des films sur ce que Danny aurait pu devenir…

Ben moi, juste après avoir posé « Shining » sur la table, j’ai attrapé « Docteur Sleep » et poursuivit l’aventure, retrouvant Danny et sa mère après leurs aventures mouvementées…

« Le deuxième jour du mois de décembre d’une année où un planteur de cacahuètes de Géorgie était aux affaires à la Maison-Blanche, l’un des plus grands hôtels de villégiature du Colorado brûla de fond en comble ».

Wendy n’est pas en forme et Danny est en proie avec ses démons Overlookiens. Heureusement que Dick Halorann est là pour expliquer à son jeune élève comment rendre ses démons muets.

« C’est ce que fait le maître quand l’élève est prêt. Apprendre est un cadeau en soi, tu sais. Le meilleur que quiconque puisse offrir ou recevoir ».

Il fallait oser écrire la suite de « Shining », 36 ans après… Là où l’exercice aurait pu se révéler « casse-gueule » et le devenir, et bien, il n’en est rien.

Le King est parvenu à nous livrer une suite à cent lieues de Shining (pas de huis-clos et je n’ai pas eu la trouille), faisant grandir le petit Danny, sans que l’histoire ne devienne un bouillon infâme.

L’écriture de King a changée, en 36 ans, et il n’était plus en proie aux démons de la dive bouteille. Malgré tout, il sait toujours faire passer les émotions et nous faire avaler une brique sans que l’on ait l’impression d’en lire une.

Sa force ? Savoir faire évoluer ses personnages : Danny a grandi, mais au début, on est loin d’un Superman utilisant son Don pour aider les autres. Loin de là…

Il est alcoolo, a des crises de violence tout comme son père et il est même arrivé à me décevoir énormément sur un acte qu’il a commis… Acte qui le hantera toute sa vie. Oui, Danny est humain ! Son auteur a bien compris qu’il fallait passer par des moments durs et lui faire toucher le fond avant de le faire remonter.

« Il plongea la main dans son sac en papier brun, dévissa le bouchon du contenant en verre empli de liquide alcoolisé et renifla l’odeur ambrée. Cette odeur aussi savait parler, même si elle n’avait qu’un seul message à délivrer : Salut, vieil ami. Meurs encore un peu. »

La force du King réside aussi dans sa manière de renouveler l’histoire, de ne pas tourner en rond : l’invention du « Nœud Vrai » – sorte de secte « vampirique » très riche, sillonnant le pays en camping-car, tels des romanichels de luxe, et voleurs d’un bien plus précieux que l’argent – était un coup de Maître.

Les Méchants sont fouillés, travaillés, c’est le mythe du « vampire suceur de sang » qui est revisité puisqu’ils ne se nourrissent pas de notre fluide rouge, mais d’autre chose… On croise leur route dans le début du roman, sans savoir « qui » ils sont exactement et quel sera leur rôle dans le roman.

De même pour la petite Abra, que nous suivrons dès sa naissance, apprenant toujours plus sur cette enfant possédant le Don. On la suit dans son évolution, on partage ses doutes et on remarque qu’elle possède un tic bien connu des lecteurs de Shining… Un personnage attachant et on sent venir les recoupements avec Dan.

C’est un autre talent du King que de nous parler de tout ces personnages, ingrédients indispensables de la recette finale, alternant les récits, aiguisant notre curiosité, mais sans trop nous révéler de ce que sera leur rôle, jusqu’à ce que tout le monde soit en place et que le lecteur ait tordu ses méninges en vaines supputations.

Si cette suite a été écrite sans que le King n’ait recours à la prise de substances alcoolisées ou illicites, il n’en reste pas moins qu’elle comporte une grande partie de son âme, de sa vie, du fonctionnement des A.A et il n’hésite pas à nous parler de la dépendance à l’alcool qui fait tout perdre, de la famille au boulot, en passant par l’argent, par l’estime que l’on a de soi et la moralité. On perd tout ! Sans doute que le King avait le désir de tordre le cou de ses propres démons d’ancien alcoolo…

Sans oublier l’accent mis sur l’importance de la famille (comme dans Shining), de ses réflexions sur une certaine Amérique et sur ces pensionnés qui sillonnent le pays dans leurs caravanes de luxe, sur ces gens qui vieillissent et rendent leur dernier soupir, la peur au ventre, dans des hospices mouroirs.

L’avantage du livre, c’est qu’il n’est pas bourré d’action au détriment d’un scénario pâlot (comme pour certains films). Que du contraire, le scénario est bétonné, l’action présente, mais pas tout le temps et je me suis laissée emporter par le maelström du grand final qui se met en place lentement mais sûrement.

Durant ma lecture, j’ai même trouvé qu’il y a un bon équilibre entre le tout : la vie que Danny se cherche, sa lutte contre ses démons au goût de malt, son travail à l’hospice, ses réunions aux A.A, ses amis, l’existence du Nœud Vrai, leurs exactions, la vie d’Abra, la montée en puissance de son Don et sa rencontre avec Danny…

« Quand l’élève est prêt, le maître apparaît ».

Bref, la plume du King est un tapis magique qui nous emporte vers l’émerveillement de son histoire. Une suite qui peut se lire indépendamment de Shining, mais entre nous, la lecture du premier apportera bien plus au second !

J’ai aimé Danny tout petit, j’ai aimé ce qu’il est devenu, son travail afin d’aider les mourants à passer le cap final et mon empathie s’est tournée vers la petite Abra parce qu’on a envie de la protéger, comme on voulait protéger Danny dans Shining.

Une scène m’a fait chaud au cœur sur le « toit du monde », dans le final et je remercie Stephen d’avoir inséré cette ultime preuve de l’amour… « Il » n’a jamais voulu le tuer mais « il » n’aurait jamais su résister à la puissance de l’Overlook… C’est tout simplement magnifique et magique.

Laissez-moi terminer par une petite mise en garde : quand vous circulerez sur les routes d’Amérique, méfiez-vous de ces Winnebago et Bounder. On ne sait jamais qui peut se trouver à l’intérieur. Ni « quoi ».

Livre participant au Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014)et au « Challenge US » chez Noctembule.

Dracula : Stoker Bram

Titre : Dracula

Auteur : Stoker Bram

Édition : J’ai Lu

Résumé :

Jonathan Harker, jeune notaire, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le Comte Dracula, nouveau propriétaire d’un domaine à Londres. A son arrivée, il découvre un pays mystérieux et menaçant, dont les habitants se signent au nom de Dracula.

Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu’éprouver une angoisse grandissante.
Très vite, il se rend à la terrifiante évidence : il est prisonnier d’un homme qui n’est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres…

Grand classique de la littérature de vampires, best-seller de tous les temps après la Bible, Dracula est une source d’inspiration inépuisable.

Critique :

Dracula, je l’ai découvert en 1993, c’est vous dire que ça fait une sacrée paye. Je n’ajouterai rien aux commentaires dithyrambiques qui ont été fait, mais j’apporterai tout de même ma petite contribution à l’édifice.

Ce livre, je l’avais choisi pour me faire peur, pour lire autre chose qu’un polar, pour frissonner et regarder sous mon lit si le comte ne s’y cachait pas… Oui, j’étais encore mineure à l’époque !

Pourtant,, ce livre, quand je le prend en main, il fait remonter d’autres souvenirs dans ma mémoire. Ce livre, j’étais en train de le lire lorsque j’ai eu mon « petit » accident. La lame de la Grande Faucheuse n’est pas passée loin, mais je m’en suis tirée avec un peu de sang sur le crâne et une violente commotion cérébrale. Z’avaient pas envie de me voir débouler, là Haut… Je les comprends !

Et voilà tout le problème de cette commotion ! Je crevais d’envie de finir ce livre qui ne me faisait pas peur car j’appréciais le comte Dracula.

Malheureusement, frustration intense : de violents maux de tête m’empêchaient de lire la moindre page. Au bout de deux mots, les lignes se mélangeaient.

Un mois sans lire, un mois sans Dracula… l’horreur à l’état pur.

Je me suis bien rattrapée ensuite et j’ai dévoré le livre dès que j’ai su. Magnifique ! Quelle fresque, quels personnages.

Une belle histoire d’amour et un livre que Monsieur Francis Ford Coppola a su rendre hommage à l’écran.

Lisez « Dracula » au lieu des livres avec des vampires végétariens qui se nourrissent de sang de biche (que fait la protection des animaux ??) et vont encore à l’école alors qu’ils ont cent ans, au moins !

Dracula, c’est sombre, sanglant, peuplé de vampires qui se nourrissent du sang de vierges ou de nourrissons, qui tuent sans pitié et qui dorment dans des cercueils. Ils ne sentent pas la fleur de rose et sont infréquentables.

Dracula, c’est une belle histoire d’amour qui ne virent pas à l’eau de rose guimauve et sentimentale. Non, c’est tragique et pas gnan-gnan.

ça, c’est du vampire !! Allez, buvons un cou… (vieux jeu de mot vampirique).

Titre ayant participé au Challenge « La littérature fait son cinéma – 2ème année » chez Kabaret Kulturel en participant au Challenge « Les 100 livres à lire au moins une fois » chez Bianca.

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