Malefico [Saga Marcus et Sandra 2] : Donato Carrisi [LC avec Bianca]

Titre : Malefico [Saga Marcus et Sandra 2]

Auteur : Donato Carrisi
Édition : Le Livre de Poche Thriller (31/08/2016) – Calmann-Lévy (16/09/2015)
Édition Originale : Il cacciatore del buio (2015)
Traducteur : Anaïs Bouteille-Bokobza

Résumé :
Marcus est un pénitencier. Un prêtre capable de déceler le mal enfoui en nous. Mais il ne peut pas toujours lui faire barrage.

Sandra est enquêtrice pour la police. Elle photographie les scènes de crime. Et ferme parfois les yeux.

Face à la psychose qui s’empare de Rome, ils vont unir leurs talents pour traquer un monstre. Ses victimes : des couples. Une balle dans la nuque pour lui. Une longue séance de torture pour elle.

Quel est l’être maléfique qui ne tue que des jeunes amoureux ?

Critique :
Malefico et Diabolo sont dans un bois où deux amoureux se bécotent sur les sièges de le voiture avant de passer à la vitesse supérieure.

Diabolo s’en va, qui reste-t-il ? Melefico ! Et dites adieu au gentil couple d’amoureux qui voulait s’envoyer en l’air dans un petit coin tranquille. Z’avaient qu’a aller dans un hôtel, na !

Un polar avec des relents ésotériques, cela faisait longtemps…

Avant d’aller plus loin, on va mettre de côté le Da Vinci Code et son auteur car ici, nous allons voler (prier ?) bien plus haut que ça, avoir plus de profondeur et de réalisme dans les personnages et éviter de coller une filiation à Pierre, Paul, Jacques, Jésus… Ésotérique certes, mais du haut de gamme.

Tout en respectant les codes du thriller  afin de rendre ses lecteurs addict, l’auteur arrive tout de même à proposer autre chose que l’habituelle soupe, nous servant des personnages marquants, une intrigue qui tient la route, qui sent le souffre tout en restant dans notre monde à nous et en nous balançant quelques changements de plats qui ont ravi mes papilles littéraires.

Attention, c’est sombre ! Violent, aussi… Et on se pose des tas de questions sur la finalité de ces meurtres, sur leur mobile, sur l’assassin, sur son modus operandi (il est horrible), sur les complicités, et ce ne sera que petit à petit que l’auteur dévoilera son jeu, tout en se réservant quelques gros atouts dans sa manche.

Le final m’a fait poser le livre sur la table afin de mieux le digérer, afin de pouvoir y réfléchir, pour l’assimiler, l’avaler…. Parce que oui, c’est fort de café tout en restant dans une réalité banale mais horrible.

Comme quoi, on peut encore écrire des thriller sur le Mal, le Bien, le Vatican, l’Église et les tueurs en série tout en se renouvelant, tout en proposant une intrigue convaincante, basée sur certains faits réels, des lieux existants dans la Ville Éternelle, avec des meurtres un peu gore mais sans voyeurisme, avec des complicité mais sans complot international et proposer un récit addictif sans pour autant sortir les effets spéciaux et la pyrotechnie.

Allumer le feu (oui), pour faire danser les diables et les dieux (en effet), mais en restant dans le réel et sans entrer dans la science-fiction de bas étage comme il aurait été facile de faire.

Mais Carrisi n’a pas fait dans la facilité et, une fois de plus, il me subjugue, me conquiert, me séduit et prend place dans mon panthéon des auteurs que j’apprécie.

Quoique, vu ses écrits, il devrait entrer dans mon pandémonium !

Et ce n’est pas Bianca qui va me contredire !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

Le sang du Suaire : Sam Christer [Défi CannibElphique]

Titre : Le sang du Suaire

Auteur : Sam Christer
Édition : France loisirs (2012) / MA (Pôle noir)
Édition Originale : The Turin Shroud Secret (2012)
Traducteur : Véronique Gourdon

Résumé :
Le Suaire de Turin est l’icône religieuse la plus controversée au monde. D’où vient-il ? De quand date-t-il ?

L’empreinte de ce corps martyrisé est-elle celle du corps du Christ ? C’est à ces questions que vont être confrontés deux inspecteurs américains.

Lancés à la poursuite d’un tueur en série qui enveloppe ses victimes d’un fin linceul blanc, leur enquête va les mener de Los Angeles jusqu’au Vatican.

Mais leurs découvertes risquent d’ébranler les fondements même de la chrétienté…

Le Sang du Suaire est un roman extrêmement bien documenté, riche de péripéties et de multiples rebondissements qui s’enchaînent à un rythme effréné.

Critique :
Alors, le suaire de Turin, est-ce une vraie relique qui aurait contenu le corps du Christ (amen) ?

Est-ce un faux habile ? Un vrai faux refait après la perte du vrai véritable ? Un vrai faux refait après le premier vrai faux qui aurait cramé dans un incendie ?

Besoin d’aspirines, peut-être ?

Anybref, les chercheurs scientifiques, après avoir brillamment résolu le mystère entourant les dessous des kilts écossais, compris le pourquoi du comment les jupes de Sa Très Gracieuse Majesté Elizabeth II ne se soulevaient jamais, même par grand vent et séchant sur le fait que les écossais ne prennent jamais froid aux couilles, ils se sont dit qu’ils se pencheraient bien un peu sur le suaire de Turin, qui était à Jésus Christ avant, enfin, on suppose. On suppute, même si certains disent que oui, il l’est !

Ce roman végétait sur mes étagères depuis des temps immémoriaux (6 ans) et c’est pour ma LC avec Stelphique que je l’ai sorti de l’endroit où il somnolait. En juin, faut sortir ses auteurs anglais !

Au départ, j’ai eu du mal à accrocher au duo de flics, surtout que nous avions de nouveau un grand torturé (l’inspecteur Nic Karakandez) et sa coéquipière (Mitzi Fallon) brutalisée par son abruti de mari alcoolo et chômeur de profession. Ça puait le déjà lu. De plus, on sentait à plein nez les flics américains que l’on voit dans les multiples séries en provenance de chez eux.

J’avais aussi la crainte de ce que l’auteur pourrait nous balancer sur le linceul gardé plus précieusement que l’hymen de Marie et le prépuce de Jésus (je finirai en enfer, moi) et entouré de tellement de mystères que toutes les hypothèses sont plausibles…

Ce que je ne voulais pas non plus, c’était une resucée du Da Vinci Code.

Emballée, je ne l’ai pas été au début, et puis, petit à petit, j’ai commencé à m’attacher à ces deux policiers, à craindre pour eux, à les encourager dans leur enquête, le cul entre deux pays et deux villes (Los Angeles en Amérique et Turin en Italie), à mener des investigations en leur compagnie, tout en suivant les pérégrinations d’un tueur en série qui rôde, d’un psychopathe zinzin qui se prend pour l’instrument de Dieu et pour anachorète qui doit provenir de chez les cénobite pas tranquille.

La question au sujet du suaire est ouverte, à vous de croire ce que vous voulez croire, de suivre les scientifiques ou les hommes à robe longue qui, dès qu’ils n’ont pas la réponse, invoquent le miracle (c’est un miracle Salomon, un vrai miracle).

Je ne sais si l’hypothèse émise dans le roman est plausible, mais elle passe bien et elle a eu le mérite de me faire sourire, tout en expliquant bien des choses. J’ai d’ailleurs envoyé un courrier à François pour lui demander son avis éclairé.

Au fur et à mesure, j’ai commencé à m’attacher aux personnages, au grand flic torturé, à sa collègue qui a des couilles, elle aussi et j’ai suivi leur enquête fébrilement, voulant savoir absolument la fin de l’histoire.

Bon, on a tout de même quelques airs de Da Vinci, mais depuis sa publication, qui n’en a pas vu qu’ils lui ressemblent tous, mais j’ai trouvé plus plausible le personnage de flic de Nic Karakandez que celui du professeur Langdon qui, sans jamais avoir donné un coup de poing de sa vie, a joué au James Bond Indiana Jones durant tout le roman !

Anybref, ça ne va pas casser trois pattes à un pape, ni déchirer le suaire ou déclencher une vague de protestations (hormis chez les coincés du culte), ni révolutionner le genre, mais je dois dire que ça se lit facilement, que c’est assez addictif et bourré de mystères avec le suaire et les meurtres violents qui ont lieu sans que l’on sache qui les commet.

En passant, je vais en profiter pour énoncer les petites choses qui fâchent, les petits trucs qui m’ont fait grincer des dents, comme, notamment, les expressions horrifiées affichées sur les visages des morts, ou, apaisées…

Nom de dieu, à notre mort, tout s’arrête et les muscles se relâchent, donnant cette impression d’apaisement et lorsque la rigor mortis arrive, les muscles peuvent se tendre à cause du manque d’eau et donner à nos traits des airs épouvantés ou torturés.

Mention « pas bien » au serial-killer qui a réussi à aller chier là où il mangeait, le crétin de bougre d’imbécile ! Là, je déposerai plainte devant l’auteur, c’était un peu poussé, comme le fait qu’il aille se rendre à la police aussi. J’ajouterai à cela les deux bonnes femmes, travailleuses dans une société, qui avaient tout de la caricature tant elles étaient méchantes et bêtes. Un peu de nuance n’aurait pas fait de mal !

Rien de transcendantal mais ça se lit avec plaisir, tout en se prenant la tête en tentant de résoudre les énigmes.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

Pourquoi je l’ai choisi (par Stelphique) :
Nous avions ce livre, Ma Belette et moi même, dans la liste Défi CannibElfique pour déquiller en duo, et pour votre plaisir, les livres oubliés de notre PAL… Pour la petite histoire du livre-objet, il était encore emballé (depuis 2012, ça fait peur^^), donc j’ai eu le plaisir de le lire avec l’odeur d’un livre neuf… J’adore….

Synopsis :
Le Suaire de Turin est l’icône religieuse la plus controversée au monde.

D’où vient-il ? De quand date-t-il ? L’empreinte de ce corps martyrisé est-elle celle du corps du Christ ? C’est à ces questions que vont être confrontés deux inspecteurs américains.

Lancés à la poursuite d’un tueur en série qui enveloppe ses victimes d’un fin linceul blanc, leur enquête va les mener de Los Angeles jusqu’au Vatican. Mais leurs découvertes risquent d’ébranler les fondements même de la chrétienté…

Ce que j’ai ressenti :
La première impression qu’il m’est venue, c’est cet effet « Too much ». Pas inintéressant.

Pas mauvais, loin de là,  mais un poil de « Trop », et elle ne m’a pas quittée durant toute ma lecture.

Finalement le personnage le plus réussi, est sans doute le « Méchant » de l’affaire parce que, lui, pour qu’il soit crédible, il valait mieux « trop » en faire que « pas assez »…

Je pense qu’il m’a manqué un certain dosage de finesse dans la plume, c’était intéressant, mais ça l’aurait été plus sans cette surenchère de vouloir en faire trop.

Pour ce qui est de l’enquête qui se joue autour du Suaire de Turin étant donné, que cette impression de « Too Much » est bien restée imprégnée, j’ai eu du mal à accrocher à cette théorie, même si on ne saura jamais le fin mot de l’Histoire, à part peut être, à notre Jugement Dernier…

L’orgueil précède la chute.

Pour ce qui est du thriller en lui même le rythme est bien dosé, les rebondissements bien sanglants et les stratèges bien infiltrés.

C’était d’une belle efficacité, on ne s’ennuie pas à dénicher les petits secrets millénaires et un tueur en série quelque peu nauséabond…

Ça suinte, ça découpe, ça dissimule à tout va, et j’ai tourné bien vite les pages (bien moins vite que ma binôme comme d’habitude, mais bon, c’est quasi impossible de rivaliser de vitesse avec elle, en lecture, et j’ai de l’entraînement pourtant depuis 3 ans de LC^^ ).

Très bientôt, la scène de crime aura disparue. Lavée par madame la marée, la vieille complice de tant de meurtres.

Au niveau des personnages, j’ai une préférence pour Mitzi, et je pense que c’est celle qui m’a le plus touchée, parce qu’elle est faible et forte à la fois, victime et à la fois, une femme forte qui ne s’en laisse pas compter.

Son histoire personnelle et le cheminement vers sa nouvelle vie, est le petit fil qui m’a tenue toujours attentive.

Pour les autres personnages, j’ai ressenti encore cet effet de « trop », qui m’a un peu enlevé l’attachement envers eux…Et la fin ne m’a pas du tout convaincue…

D’après mon expérience, le Mal ne fait pas sa propre publicité. Il reste caché et se déplace comme un criminel en fuite.

En bref, c’était dans l’ensemble une lecture agréable, prenante, mais j’ai eu un peu de mal avec la plume.

Il ne me laissera pas un souvenir impérissable mais il a quand même rempli sa part du contrat, puisque j’ai voyagé de Los Angeles à Turin en passant par le Liban , j’ai appris quelques informations bien intéressantes sur la science et les trésors mystérieux de la religion chrétienne et puis j’ai lu ce livre en duo, et il n’est pas plus doux que de lire avec son amie <3.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 6/10

Oscar Wilde et les crimes du Vatican : Gyles Brandreth [Saga Oscar Wilde 5]

oscar wilde et les crimes du vatican

Titre : Oscar Wilde et les crimes du Vatican

Auteur : Gyles Brandreth
Édition : 10-18 (2012)

Résumé :
« En 1892, Arthur Conan Doyle, épuisé d’avoir crée son personnage Sherlock Homes, se retire au spa de Bad Homburg, en Allemagne.

Mais sa cure de repos ne se déroule pas comme prévue. La première personne qu’il voit est Oscar Wilde et quand les deux amis font une série de découvertes macabres parmi le courrier des lecteurs auquel Conan Doyle avait prévu de répondre, (un doigt sectionné, une mèche de cheveux et même une main), ils sentent que le jeu ne fait que commencer.

La piste les mène à Rome, au cœur de la cité éternelle, au Vatican. Le Pape Pie IX vient de mourir. Les temps sont incertains.

Pour résoudre le mystère et comprendre pourquoi l’inventeur de Sherlock Homes a été convoqué de la sorte, Oscar et Conan Doyle s’introduisent dans le cercle le plus privé de l’Eglise Catholique, où les sept hommes religieux les plus influents du monde, ont beaucoup à perdre.

Gyles Brandreth est un brillant touche-à-tout à l’excentricité So british, à la fois journaliste, producteur de théâtre, homme d’affaires, acteur…

Inconditionnel d’Oscar Wilde, il a toujours vécu sous le signe du célèbre dandy. Grâce à sa connaissance profonde de l’œuvre et de la vie du poète, il a su restituer le génie du personnage, dont les enquêtes connaissent un franc succès dans le monde. »

sqlg160rome_piazza-san-pietro.400Critique : 
Mon vieil ami Oscar Wilde m’avait donné rendez-vous à Hombourg, une ville d’eau en Allemagne où nous avons, par chance, croisé le docteur Arthur Conan Doyle.

Vu qu’on avait rien à faire dans cette ville, vu que Oscar et moi étions épuisés de ne pas parler et vu qu’on venait d’envoyer une main et un doigt embaumé à Sherlock Holmes, nous mîmes le cap sur Rome avec Doyle pour résoudre cette affaire étrange.

Pourquoi Rome et la citée Vaticane ? Parce que les indices laissaient penser que c’était là qu’il fallait aller, nom de Dieu !

Autant certains tomes commençaient de suite avec une ou plusieurs morts suspectes, ici, les cadavres devront se faire attendre, sauf si la main droite et le doigt embaumés reçus par Holmes au 221b venaient d’assassinats tout frais.

Sherlock Holmes ? Oui, oui, Sherlock Holmes au 221b ! Non, je n’ai pas abusé de mojitos, oui il s’agit bien des aventures d’Oscar Wilde, mais Conan Doyle avait un accord avec la poste de Marylebone qui rassemblait toutes les lettres destinées à Holmes et la poste les transmettait à son éditeur qui faisait suivre à l’ami Arthur puisque la rue s’arrêtait au n°100.

— Non, regardez l’étiquette sur l’emballage. Elle a été adressée à Holmes, 221b, Baker Street, Londres. Évidemment, cela n’existe pas. La numérotation de Baker Street s’arrête à 100. Le bureau de poste du quartier de Marylebone a l’amabilité de rassembler les lettres et de les transmettre à mon éditeur.

Anybref ! Voilà donc Oscar Wilde et Arthur Conan Doyle qui débarquent au Vatican et dans une Rome sous le soleil, exactement.

Pour une fois, ce n’est pas Robert Sherard le narrateur, mais Conan Doyle himself et je vous avoue que ce fut du petit lait de suivre son récit, lui qui est déjà fatigué de son excentrique détective mais qui reconnaissait qu’il lui faisait trèèès bien gagner sa vie.

Certes, moins de cadavres dans cette affaire, d’ailleurs, originalité, on n’est même pas sûr que quelqu’un est mort, qu’il y a là-bas un crime impuni, mais une aura de mystère plane sur la cité et Oscar est bien décidé à faire toute la lumière.

« Fiat Lux » pourrait-il même dire à la fin.

Enquête inhabituelle, mais elle ne fut pas ennuyeuse pour autant car j’ai dévoré les 400 pages en deux seulement tant j’ai pris plaisir à suivre les déambulations de nos deux amis dans la ville éternelle, entrer dans la cité du Vatican, causer avec des cardinaux…

Une fois de plus, les talents de déductions et d’enquêteur d’Oscar Wilde vont se révéler judicieux, Conan Doyle étant là pour être son faire-valoir, ne sachant pas toujours où son ami veut venir, mais cela lui donnera des bonnes idées puisqu’il vient de doter Sherlock d’un frère, Mycroft, copié en partie sur Oscar.

C’est frais, c’est bourré d’humour et de petites répliques de Wilde qui font que votre journée est meilleure, plus ensoleillée, plus gaie. Tiens, il parle même à trois reprises de « Belette »…

— […] C’est de l’hermine ? Ça ressemble plus à un manchon de dame qu’à une étole pontificale.
— C’est une belette ! annonça Cesare Verdi avec un éclat de rire.

— Dans ce cas, fit mon ami, qui alluma une cigarette, puis souffla l’allumette, contentons-nous de supposer qu’il n’était intéressé que par une belette ou une hermine, comme Breakspear.

— Prenez cette histoire de goûter à toutes les espèces animales. Manger de la belette, de l’hermine et du porc-épic. C’est grotesque.

De plus, le roman est parsemé de références à l’univers holmésien et c’est le pied.

— Je ne l’ai pas « deviné », déclara Oscar, indigné. Je m’autorise de temps en temps un « élan d’imagination », mais jamais je ne « devine ». Comme vous le dirait Holmes, l’ami d’Arthur, élaborer une théorie avant d’avoir réuni les données est une erreur capitale. On se met insensiblement à tordre les faits pour les accorder à la théorie, au lieu de faire l’inverse.

— Ne supposez jamais, Éminence. Comme vous le dirait Sherlock Holmes : c’est une règle d’or.

— « Lorsqu’un fait semble contredire une longue série de déductions, c’est invariablement qu’il possède une autre interprétation. »

Pas de courses-poursuites, pas de suspense tendu comme une corde de violon ou de string, mais une bouffée d’air frais, un plaisir de lecture une fois de plus et mon seul regret est que je n’ai plus qu’un tome à lire dans cette série.

Oscar Wilde va me manquer ensuite, c’est sûr !

— Nous allons entendre une histoire de Sherlock Holmes, n’est-ce pas, Mr Wilde ? C’est ce qui nous a été promis.
— C’est par Sherlock Holmes que tout commence, précisa Oscar pour allécher son auditoire.

— « Que mes amis se partagent ma bibliothèque ! »

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

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