Falcon Rising : Ernie Barbarash [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 10/52]

John Chapman est un ancien soldat souffrant de syndromes post-traumatiques. Lorsque sa sœur, volontaire dans une organisation humanitaire est agressée au Brésil, il part sur place pour traquer les criminels. Il va alors plonger dans l’univers interlope des favelas…

Genre : Action
Réalisateur : Ernie Barbarash
Avec à l’affiche : Michael Jai White, Neal McDonough, Laila Ali, Lateef Crowder, Hazuki Kato, Masashi Odate, Millie Ruperto
Date de sortie : 05 Septembre 2014

Ce que j’en ai pensé :
Est-ce que ça vaut vraiment la peine de faire une critique de ce film d’action ? Oui et non.

Non parce que le scénario est téléphoné et j’avais déjà compris ce qui allait se passer après quelques minutes sans en avoir vu le résumé.

Oui parce que c’est un film d’action « correct » qui m’a fait passer le temps et dont j’ai aimé les scènes de combats.

L’intrigue est pourrie de lieux communs, comme je vous le signalais et la fin « happy end » est pressentie directement.

Mais bon, si on a un moment à perdre et rien à faire d’autre (Chouchou regardait le film et je n’arrivais pas à ma concentrer sur ma lecture, donc…).

L’acteur Michael Jai White n’est pas un grand bavard, mais plutôt un homme d’action avec des silences qui en disent longs. La faute à son personnage qui n’est pas un modèle d’expressivité.

Niveau coupables, j’avais trouvé de suite qui était dedans et j’ai eu des soupçons pour un troisième durant tout le film. Raté pour le dernier… Comme quoi, il y avait un truc dedans qui n’était pas téléphoné, tiens.

Neal McDonough, acteur que je connaissais pour son rôle dans « Desperate Housewives » est parfait ici, toujours à jouer les ambigus...

Le début démarre doucement, on place les personnages, la trame et de ce fait, peu de combats. Eux, ils auront la part belle sur la fin du film. Des beaux combats…

Niveau cadavres, il y en a tellement que ça en devient risible.

Dommage, il y avait moyen de faire un film un peu plus recherché avec le dépaysement qu’offraient les favelas de Rio et tout ce qui tourne autour niveau trafics en tout genre.

Moyen de faire plus aussi avec un vétéran de l’Irak traumatisé...

Un film fait pour admirer admirer la grosse masse de muscles qu’est Michael Jai White, ça ne pas chercher bien loin dans la psychologies des personnages, ça castagne un peu trop pour être crédible (vous savez, le mec qui se relève encore et toujours ou le gars qui, seul face à trois autres, arrive pourtant à les mettre K.O), ça canarde de partout, un seul mec fout en l’air une organisation bien rodée juste parce qu’il voulait savoir qui avait cassé la gueule à sa sœur…

C’est bourrin, bourré de testostérone mais bon, au moins, ça n’essaie pas de faire autre chose que de vous détendre tout en défouraillant du yakusa à tour de bras.

Bourré de bons sentiments, quoi… À voir si on n’a rien d’autre à faire…

Étoile 2

Le « Challenge US » chez Noctembule.

(Film visionné bien avant les attentats du 22/03/16).

deuil

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Corrosion : Jon Bassoff

Titre : Corrosion

Auteur : Jon Bassoff
Édition : Gallmeister (2016)

Résumé :
Un vétéran d’Irak au visage mutilé tombe en panne au milieu de nulle part et se dirige droit vers le premier bar. Peu après, un homme entre avec une femme, puis la passe à tabac.

L’ancien soldat défiguré s’interpose, et ils repartent ensemble, elle et lui. C’était son idée, à elle. Comme de confier ensuite au vétéran le montant de l’assurance-vie de son mari qui la bat.

Ce qu’elle n’avait pas réalisé, c’était qu’à partir de là, elle était déjà morte.

Critique : 
Qui a éteint la lumière ? Parce que ce roman est noir de chez noir. Il n’y a d’ailleurs personne à sauver dans ses pages.

Si la corrosion désigne l’altération d’un matériau par réaction chimique avec un oxydant, ici, il est question que de corrosion de l’âme des gens, de leur cœur, de leur esprit.

Et quand la corrosion lente commence, on ne l’arrête plus.

Le début nous présente Joseph Downs, un vétéran d’Irak, le visage mutilé par la guerre… Mais il n’a pas que ça de mutilé, son âme aussi l’est.

Dans cette histoire, tout n’est que noirceur, crasses, ténèbres et j’en passe. C’est noir de chez noir et même pas un petit peu blanc.

J’ai eu un peu de mal au début, avec la narration inhabituelle des dialogues : pas de tirets cadratins, pas d’ouverture de guillemets mais des dialogues plaqués sans rien sur la feuille, au milieu des autres phrases.

Le deuxième récit est encore plus noir que le premier (j’aurais pas cru ça possible) et la corrosion de l’âme de Benton Faulks se réalisera sous nos yeux horrifiés, pétrifiés, avant que le récit ne revienne ensuite dans sa troisième partie sur Joseph Downs.

C’est à ce moment là que l’ultime corrosion sera atteinte. Comme quoi, c’est toujours possible de faire pire que le précédent.

Un roman noir de chez noir mais qui ne m’a pas fait battre le cœur. J’ai frémi, j’ai été horrifiée mais pas conquise à cent pour sang.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), Le « Challenge US » chez Noctembule et Une année avec Gallmeister : les 10 ans chez LeaTouchBook.

Étoile 3,5