Black Butler – Tome 5 : Yana Toboso

Titre : Black Butler : Tome 5                                            big_2-5

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2010)

Résumé :
Ciel Phantomhive est l’héritier d’une grande famille de la noblesse anglaise. C’est sur ses épaules que repose l’empire familial. Il vit dans un grand manoir entouré de ses domestiques et de Sebastian, son majordome qui lui sert aussi de garde du corps.

Mais il ne faut pas se fier à ses belles manières car des gangsters menaçant la vie de son jeune maître découvrent, à leurs dépends, sa vraie nature… Ciel aurait-il signé un pacte avec le Diable ?!

Critique : 
Non, on ne devient pas fournisseur de la Cour en claquant des doigts ou en faisant une risette à la reine Victoria ! Pour obtenir le précieux sésame qu’est le Royal Warrant, faut se sortir les tripes et proposer des produits irréprochables !

Deux règles, en fait : se distinguer durant un concours ET servir gratuitement la famille royale durant trois ans.

Cette fois-ci, le curry est à l’honneur avec un concours de cuisine à faire pâlir Master Chef. Notre beau et sexy Sebastian doit affronter l’ancien serviteur du prince Soma, Aghni, doté, comme Diego Maradonna, de « la main de dieu ».

Entouré de montagnes d’épices permettant des combinaisons infinies, Sebastian s’affaire car il n’a jamais préparé de curry de sa vie et s’il veut que son maître gagne de Royal Warrant, va falloir faire mieux qu’un truc avec de la poudre de curry !

— Ce curry manque de corps !

[Pensées de Sebastian] Donner du corps en conservant le goût tel quel ? Quelle indication ambiguë. Les humains aiment ce qui est obscur et incompréhensible… c’est bien pourquoi ces créatures sont faites pour moi…

Lorsque j’avais lu la première fois ce tome, j’avais terminé ma lecture avec l’eau à la bouche de voir tout ces mets passer devant mon nez !

Quasi incollable sur le sujet on devient… car dans ce tome, pas vraiment d’enquête, juste le match au sommet entre Aghni, préparateur de curry du tonnerre de Dieu et Sébastian, diable de majordome.

Bon, il faudra penser aussi à la fin de l’épisode de clôturer l’enquête des pendus par les pieds… mais c’est bouclé en vitesse, le coupable n’étant pas puni.

Si la reine Victoria, en guest star dans ce tome, fait « débile » à force de se coucher à terre en pleurant son prince Albert qui a passé l’arme à gauche, le prince Soma, lui, prend un peu de plomb dans la cervelle en se rendant compte que tout le monde n’est pas à son service.

Au final, Sebastian nous concoctera un curry « indien » avec une touche anglaise ! Et me donnera faim !

« Il met quelque chose dans la marmite ! Du chocolat ?!

— Du chocolat dans le curry ?

— C’est répugnant ! Il est fou ?

[Pensées d’Aghni] C’est un véritable ingrédient ! Le mélange de cacao, de beurre de cacao, de lait et de sucre accentue l’arôme et l’amertume tout en conférant plus de corps et d’onctuosité à l’ensemble ! C’est une idées que seuls les anglais pourraient avoir ! Un indien n’y penserait jamais.

Ok, agréable, mais j’ai quand même hâte d’avoir une véritable enquête dans le prochain !

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), au Challenge « Polar Historique » de Samlor (repris par Sharon), au Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, au « Mois anglais III » chez Titine et Lou, au Challenge « Victorien » chez Arieste et au Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

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Black Butler – Tome 4 : Yana Toboso

Titre : Black Butler : Tome 4                                    big_3

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2010)

Résumé :
A Londres, Ciel Phantomhive et son fidèle majordome, Sebastian, enquêtent sur une affaire qui défraie la chronique et éclabousse la royauté: des bourgeois et des nobles revenant des Indes sont agressés les uns après les autres.

En pleine mission, Ciel et Sebastian rencontrent un jeune Indien, Soma Asman Kadâr, qui affirme être de sang royal… Une rivalité en gants blancs va naître entre Sébastian et l’irréprochable majordome au service du prince !

 

Critique : 
Mais qui s’permet ?? En voilà une autre sale affaire à résoudre à Londres : des bourgeois et des nobles revenant des Indes sont agressés les uns après les autres. Pendus par les pieds, en plus.

Ces agressions défraient la chronique et éclaboussent la royauté (pas éclaboussé au sens premier du terme, tout le monde sait que les pendaisons par les pieds éclaboussent moins qu’un massacre à la tronçonneuse).

« Ciel Phantomhive et Sebastian, cette mission est pour vous, si vous l’acceptez… Ce télégramme s’autodétruira dans 5 secondes ».

Ce tome m’avait étonné lors de ma découverte et il continue à le faire.

Nous voici partis sur une enquête « banale » dans le but de résoudre des agressions suspectes sur des bourgeois anglais ayant été aux Indes…

L’inspecteur Abberline ne s’en sort pas et la reine Victoria envoie son chien de garde, Ciel, s’occuper de l’affaire. Jusque là, rien d’anormal, vous me direz.

C’est ensuite que tout part dans tous les sens puisque nos deux compères croisent la route de Soma Asman Kadâr, qui se dit être un Prince Indien.

Un drôle de type, lui. Assez fantasque et changeant d’avis aussi vite que le vent. Un jeune homme gâté, très superficiel en somme qui pense que tout lui est dû. Il est à la recherche d’une jeune femme…

Là où la rencontre est intéressante, c’est que Sebastian tombe sur Aghni, le serviteur du prince et que ce dernier est aussi fort que lui… alors qu’il est humain ! Cela l’intrigue fortement.

L’enquête sur les pendus par les pieds piétine un peu mais ensuite, tout est à l’arrêt avec l’arrivée impromptue et non souhaitée du prince Soma dans la maison londonienne de Ciel. Cela donnera lieu à des situations cocasses, drôles aussi, mais à la fin, ça devenait lourdingue.

Heureusement que cela repart de plus belle et que nous avons l’explication du pourquoi des pendaisons, ainsi que le nom du coupable et de son complice ! Mhouhahahaha, je ne dirai rien !

Là où ce tome est intéressant, c’est que l’on en apprend plus sur la famille de Ciel et notamment sur ses liens qui l’unit avec la famille royale d’Angleterre : des réponses en plus à mes questions !

Sans parler d’un passage qui ressemble à sa rencontre avec son diable, lorsqu’il était au plus mal. Mais nous n’avons droit qu’à des bribes d’informations.

Le prince indien Soma est un personnage que j’ai peu apprécié, trop surfait, et super chiant, une sorte d’enfant gâté. Un bon point pour lui à la fin du tome, la carapace se fendille un peu.

— Il y a des choses qu’on ne peut jamais retrouver, même en se débattant de toutes ses forces. Il y a aussi des désespoirs dont on ne peut jamais sortir.

Mais il restera toujours un type épuisant et j’ai été contente que Sebastian lui remonte les bretelles.

— Vous vous trouvez ici, en Angleterre, dans la résidence du comte Phantomhive. Vous n’êtes ni dans votre pays, ni dans votre château. Ici, vous n’avez pas le droit de me donner des ordres ! Vous n’êtes qu’un gosse ! Un enfant impuissant qui ne peut rien faire sans Aghni ! Pourtant, même Aghni, votre planche de salut, vous a trahi.
— C’est vrai, je n’ai plus rien, j’ai tout perdu.
— Perdu ? Votre délire de persécution est ahurissant ! Vous n’avez rien perdu car vous ne possédiez rien au départ ! Le rang que vous ont donné vos parents, le château que vous ont donné vos parents, les serviteurs qui vous ont donné vos parents… dès le départ, vous n’avez jamais rien possédé.

Par contre, j’ai bien aimé Aghni, son majordome et bras droit. À se demander ce que cet homme fait au service d’un mégalo et immature comme le prince. On le saura à la fin de ce tome…

Aghni a fortement perturbé Sebastian car il s’est trouvé face à son égal point de vue compétence, mais à la différence que Agnhi est humain, lui ! De plus,  il arrive à tirer quelques chose des bras cassés que sont les trois membres du personnel.

On ressent un plaisir sans nom à voir Sebastian cherchant à deviner d’où l’autre majordome tirait une telle force.

Quelques bons points, mais un peu en deçà des trois premiers tomes. Lors de ma première lecture, j’avais tout de même hâte de voir ce que la suite allait me réserver et je sentais bien qu’on allait nous parler de cuisine avec la confection de curry !

— Vous ne connaissez pas le vrai curry ! Ce sont les épices qui font un vrai curry. Il faut choisir les épices parmi plusieurs centaines de variétés, les doser et les mélanger pour déterminer le goût, le caractère piquant, le parfum du curry… qui varient à l’infini. Le choix est illimité. Préparer le meilleur curry est comme trouver la vérité dans l’immensité de l’univers.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), au Challenge « Polar Historique » de Samlor (repris par Sharon), au Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, au « Mois anglais III » chez Titine et Lou, au Challenge « Victorien » chez Arieste et au Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.