Les bienfaits de la mort : Lee Jackson [Inspecteur Decimus Webb 3]

Titre : Les bienfaits de la mort (Enquête de Decimus Webb)

Auteur : Lee Jackson

Édition: 10/18 (2007)

Résumé :
Deux jeunes prostituées sont retrouvées sauvagement assassinées dans une maison close de Londres.

Dans la main de l’une des victimes, un morceau de papier sur lequel est inscrite une énigmatique citation biblique. Quelques jours plus tard, un cadavre est volé dans un cimetière de la capitale.

L’inspecteur Decimus Webb de Scotland Yard suspecte rapidement un lien entre ces deux macabres affaires.

Si Webb connaît par cœur les dédales crasseux et les maisons cossues de la capitale britannique, il est aussi aguerri aux turpitudes de l’âme humaine.

Ses investigations vont bientôt le mener jusqu’à un honorable homme d’affaires et bon père de famille, Jasper Woodrow.

Au cœur des faux-semblants de la société victorienne, Webb devra user de sa légendaire perspicacité s’il veut empêcher un nouveau meurtre…

L’histoire se déroule en 1874, soit 10 ans après Le cadavre du Métropolitain. C’est le second volet des enquêtes de l’inspecteur Webb.

Critique :

« Quels peuvent être les bienfaits de la mort ? », me demanderez-vous et je vous répondrai que on ne doit plus se lever pour aller gagner sa croute même si on continue, malgré tout, à engraisser une armée de rampants : les vers (ça change de l’armée qui nous gouverne).

Je plaisante, pas de ma faute si le roman porte un titre pareil…

Qu’avons nous au menu du crime ? Deux jeunes prostituées qui sont retrouvées sauvagement assassinées dans une maison close de Londres : une égorgée, l’autre étouffée (avait-elle voulu crier sa joie ?).

L’inspecteur Decimus Webb est sur l’affaire et il découvre, dans la main de l’une des victimes… Je sens que vous êtes subitement plus attentifs, bande de petits cochons…

Non, il a juste découvert, dans la main de l’une, un morceau de papier sur lequel est inscrite une énigmatique citation biblique. Ce n’était pas « Tu ne suceras point », c’est plus mystique, tiré du livre de Zob, heu, de Job.

Quelques jours plus tard, un cadavre est volé dans un cimetière de la capitale. Pas un frais, mais un vieux de 25 ans !

Moi, je n’ai pas vu quel pouvait être le rapprochement avec les meurtres, mais l’inspecteur Webb – étant plus branché que moi – a suspecté rapidement un lien entre ces deux macabres affaires (ou alors, il avait lu le quatrième de couverture, lui aussi).

Ses investigations vont bientôt le mener jusqu’à un honorable homme d’affaires et bon père de famille, Jasper Woodrow, dont nous avons – nous, lecteurs – déjà fait connaissance dès le début du roman, entrant chez lui, découvrant sa manière de vivre, sa vie, sa famille, ses amis, ses emmerdes et son commerce qui a fait sa fortune : les habits de deuil.

Il a tout du « suspect potentiel », le Jasper ! Mais Agatha Christie m’a mise à bonne école et j’ai hésité à le suspecter… Parfois, les auteurs désignent un suspect, on ne le pense pas fautif et au final, il l’est… ou pas ! Prise de tête.

Si vous voulez du trépidant, passez votre chemin, Webb va à son aise et l’auteur nous fait entrer dans la société anglaise victorienne.

Par contre, si vous avez envie de vous plonger dans le thé et les scones, de découvrir les moeurs de la société de cette époque, alors, plongez !

Le seul bémol sera pour le nom de famille d’une des protagoniste, une américaine qui vient rendre visite chez les Woodrow : mademoiselle Krout… Non, mais j’vous jure, quel nom ! Heureusement qu’elle est charmante.

Ce qui m’a fortement intrigué, dans l’histoire, ce sont les quelques interludes où le coupable à l’air de s’adresser à cette miss Krout. Intrigant. L’explication sera pour le fin.

Non, je n’avais pas vu venir le nom du coupable, bien que j’ai compris une chose importante, et assez vite.

Un bon moment passé dans la société victorienne et une résolution d’enquête dont je n’avais pas suspecté toute les ramifications, ce qui me fit une belle surprise.

Titre participant aux challenge « Polar historique » de Samlor, « Thrillers et polars » de Liliba, « I Love London » de Maggie et Titine, à « Objectif PAL Noire à Zéro » de George et « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur.

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Meurtre sur la voie Appia : Steven Saylor [Les Mystères de Rome 5]

Titre : Meurtre sur la voie Appia

Auteur : Steven Saylor

Édition : 10-18 (2002)

Résumé :

Janvier 52 avant notre ère. Rome tremble, Rome gronde. La Ville Lumière tressaille du Forum aux quartiers populaires.

Par bandes et partisans interposés, le populiste Publius Clodius et son ennemi juré, le patricien Titus Milon, se disputent le contrôle des élections populaires.

Et lorsque ce 18 janvier Clodius et son escorte croisent Milon et la sienne, sur la voie Appia, les glaives ne tardent pas à sortir du fourreau. Embuscade ? Attaque préméditée ?

Une seule certitude : au soir de ce funeste jour, Clodius rejoint les mânes de ses ancêtres. Dès l’annonce de sa mort, Rome s’enflamme.

Des bâtiments sont incendiés, rasés, même le sacro-saint siège du sénat. La Ville n’est plus que désolation, rumeur, accusations, meurtres, massacres. Pompée le Grand se voit bien en sauveur providentiel. Mais il faut répondre à une question : que s’est-il passé sur la voie Appienne ?

Quelles furent les véritables circonstances de la mort de Clodius ? Et son meurtrier doit-il être réprouvé comme un maudit ou honoré comme un sauveur de la République ?

Au milieu de cette tourmente, un seul homme à Rome saura rester droit, intègre, l’esprit vif : Gordien. C’est lui que le général charge de l’enquête sur la mort de Clodius.

Entre Cicéron qui vole au secours de Milon et les partisans de Clodius qui veulent sa peau, Gordien va, une fois de plus, se risquer dans les bas-fonds de la Ville, où tout n’est que faux-semblants, faux amis, vrais ennemis.

Et, cette fois, même la maison, la famille du détective ne seront pas épargnées par l’ouragan.

Critique :

Nous sommes en 52 avant notre ère… En 52 avant Jésus-Christ ; toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ?

OUI, toute ! Dans ce roman, pas de village peuplé d’irréductibles Gaulois qui résistent encore et toujours à l’envahisseur.

Ici, nous sommes presque dans la réalité, dans une partie de l’Histoire de Rome. Les personnages de fiction côtoient les personnages ayant réellement existé.

Au départ, je pensais que le meurtre de Publius Clodius était de la fiction, mais non : Clodius, partisan de César, a bien été tué sur cette Via Appia !!

Assassinat, oui, mais comment ? Une embuscade ? Une attaque préméditée ? Titus Milon, son adversaire aux élections, est-il coupable ?

C’est ce que Gordien, dit « Le Limier » devra découvrir à partir de la page 143… à la demande du Grand Pompée.

Une seule certitude dans toutes les rumeurs discordantes : Clodius est mort et à rejoint les mânes de ses ancêtres.

Si l’assassinat de François-Ferdinand en 1914 à Sarajevo enflamma l’Europe avec les conséquences que nous savons, l’assassinat de Clodius enflamme Rome.

Dès l’annonce de sa mort, ses partisans se rassemblent, des bâtiments sont incendiés, rasés, même le sacro-saint siège du sénat !

La Ville n’est plus que désolation. Tout n’est que rumeur, accusations, meurtres, massacres. Les partisans de Clodius, appelés les clodiens (et pas les Claudettes), veulent voir la tête de Milon, son adversaire et probablement assassin, orner une pique.

Rome tremble, Rome gronde. Rome outragée ! Rome incendiée ! Rome martyrisée !

Gordien aura fort à faire pour démêler ce sac de nœud, pour sortir le vrai du faux, extirper la vérité du mensonge, de la rumeur ou du « tout et n’importe quoi ».

Personnage sympathique, Gordien, pour notre première rencontre, m’a bien plu.

Le côté Histoire aussi, même si parfois, il prend plus de place que l’enquête à proprement dit.

Pas besoin de se mettre à quatre pattes ou de faire marcher ses petites cellules grises, Gordien n’a qu’à interroger les différents témoins, même si on lui mettra des bâtons dans les roues. Pas d’enquête trépidante ou de course poursuite en char sur la Voie Appia à la manière de Ben-Hur dans le cirque.

L’histoire va à son rythme et on plonge vraiment dans la Rome de l’époque de César, Pompée, Marc Antoine, Cicéron…

Je que j’ai apprécié aussi, c’est qu’alors que je pensais l’affaire pliée, l’auteur nous fait un « coucou, me revoilou » et un « t’avais pas pensé à ça, hein, avoue ? ».

Surprise !

Bien que j’aie failli à un moment donné sauter des pages, je me suis retenue et j’ai eu bien raison.

Titre participant aux challenges « Polar Historique » proposé par Samlor, « Thrillers et Polars » chez Liliba, « Pal Noire à zéro » chez George ainsi que « Vingt mille lieues sous mes étagères« , chez The Cannibal Lecteur.

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Le sacrifice du guerrier – Tomes 1 et 2 : Jacques Martel

Sacrifice du Guerrier 1

Titre : Le sacrifice du guerrier – Tomes 1 et 2
 
Auteur : Jacques Martel
Édition : Mnémos (2008)

Résumé :

Tome 1 : Jarl, fils d’Arkhai le Brûlé, Khan des Khans des clans nomades de la Grande Aride, montre des aptitudes à la guerre dès son plus jeune âge.

Craignant pour sa vie, Isara, sa mère, veut empêcher l’accomplissement de cet avenir sanglant. Il quitte alors les clans pour étudier dans une grande cité.

Lorsque Arkhai est fait prisonnier par l’Empire de l’Amer, Isara comprend que les fils de la destinée de Jarl sont déjà tissés. L’animosité et le désir de conquêtes de l’Empire le contraignent à reprendre le projet d’unification des tribus de la horde.

A ses côtés, deux héros légendaires, le Roi Solitaire et la Reine Vierge lui apportent leur soutien. Il se heurte pourtant à l’hostilité des autres Khans qui ne reconnaissent pas l’autorité du  » sans nom « .

Il décide dans ces conditions de libérer son père. Dans l’ombre, le mystérieux hoplite veille sur sa destinée…

Une épopée fantastique pavée de fureur et de sang.

Sacrifice du Guerrier 2

Tome 2 : Arkhai le Brûlé, Khan des Khans des clans nomades de la Grande Aride est mort.

L’opération de sauvetage mené par son fils a échoué.

Pourtant, son sacrifice offre à Jarl un nom de guerre et le respect des autres clans.

Jonas, humilié par cette incursion dans la capitale, décide en représailles de capturer la femme et la mère de Jarl. Ses mercenaires exécutent son plan avec succès.

Jarl souhaite négocier leur libération mais il est convaincu par les guerriers des clans d’organiser un raid sur Arnok la nouvelle afin de sauver sa famille et d’en finir avec la menace de l’Empire de l’Amer.

La colère et la guerre, sous le regard bienveillant du Hoplite, sculptent désormais la destinée de Jarl.

GUERRIER - FANTASYCritique Tome 1 : 

Ce livre aurait dû être vendu avec un GPS intégré !

Nous commençons par le début qui nous fait penser à une fin de tome. Pas de problème, ma curiosité est attisée.

Ensuite, c’est le bordel avec des alternances de chapitres qui vous font perdre le fil de l’histoire.

Lorsque les chapitres sont alternés, cela ne me gêne pas, le suspense étant maintenant et attisé, mais là, on alterne entre des chapitres qui nous parlent d’une guerre en préparation et un étrange individu, ensuite, c’est le pillage d’un village avec le futur viol des femmes présentes, puis une réunion des guerriers sou l’égide du Khan et nous faisons connaissance avec d’autres personnages qui jouent aux « défis » et font étalage de leur super-puissance, puis on a un chapitre avec la vie d’un gamin (et on fait le lien avec le gamin présent durant le pillage du village, le futur Khan et tout le tralala)…

Ainsi de suite ! Au bout de quelques chapitres, j’avais perdu le Nord, le Sud et mon latin. Bref, j’ai laissé tomber le livre.

Mais, j’y songe… ayant acheté ce livre (et sa suite, c’est con, hein) en occase, il manquait peut-être le kit de bricolage comprenant une paire de ciseau, du papier collant et une note explicative nous invitant à remettre les chapitres dans le bon ordre.

Bon sang, mais c’est bien sûr ! Vite, transformons-nous en Bob le Bricoleur et refaisons ce livre.

Non, j’ai pas aimé du tout ! Abandon avant la fin… et non lecture du tome 2 !

Livre lu dans le cadre des objectifs « PAL Noire à zéro » et « vingt mille lieues sous mes étagères ».

CHALLENGE - objectif-pal-001 (2)CHALLENGE - Gaston final