Vinland Saga – Tome 23 : Makoto Yukimura

Titre : Vinland Saga – Tome 23

Scénariste : Makoto Yukimura
Dessinateur : Makoto Yukimura

Édition originale :Vinland Saga, book 23 (2019)
Traduction : Xavière Daumarie
Édition : Kurokawa Seinen (09/08/2020)

Résumé :
La guerre de succession des Jomsvikings s’est achevée. Thorfinn et sa troupe s’apprêtent à repartir vers Miklagard, étape indispensable pour financer leur voyage vers le Vinland.

De son côté, Sigurd, le mari de Gudrid venu jusqu’à Jomsborg pour la retrouver, s’apprête à rentrer en Islande. Gudrid a promis qu’elle rentrerait avec lui.

De son retour dépend l’honneur de Sigurd. Pourtant, après avoir été au cœur d’une guerre sanglante, Sigurd a des doutes.

Gudrid et lui doivent-ils vraiment vivre l’existence que Halfdan, le père de Sigurd, a choisie pour eux ?

Critique :
QUOI ?? C’est fini ?? Plus de Vinland Saga après ce tome ?? Merde alors, je n’ai pas vu venir le coup…

Ou alors le tome suivant sera consacré au voyage vers le Vinland ? Parce que si tout se termine ici, on ne saura jamais si Thorfinn arrivera à réaliser son havre de paix ailleurs.

Ce tome 23 commence avec Sigurd, un personnage que je n’aimais pas au début, que je trouvais trop violent, trop irréfléchi et qui, au fil des tomes, va changer et nous montrer un autre visage, celui d’un homme qui a besoin avant tout de s’affranchir de son père.

Leur combat sera rocambolesque, les combats avec des chaînes, façon chevalier Andromède, étant un peu trop irréaliste que pour être vrai, mais ce n’est pas ça le plus important dans ce combat, c’est ce qui se passe ensuite.

De son côté, Thorfinn est revenu en Islande, dans son village, retrouver sa soeur, après son voyage à Miklagard (Byzance/Constantinople/Istanbul) où il a réussi à trouver de l’argent pour financer son voyage au Vinland.

Cette partie est un peu plus calme, hormis le retour où sa sœur pique une crise et où Gudrid a peur de croiser son ancien futur beau-père.

Si c’est le dernier tome, c’est dommage, car j’aurais aimé suivre Thorfinn et les siens s’installant au Vinland car c’est tout de même le but premier.

Mais si on doit en rester là, je retiendrai que sous ses abords de manga violent comportant bien des combats de vikings, c’est en fait une oeuvre humaniste qui nous parle de paix, de l’inutilité des combats et que devenir pacifiste est plus belle cause que de devenir un grand guerrier.

Thorfinn était une boule de violence, une graine d’assassin, un garçon qui allait mal finir et il a réussi à renverser la vapeur et à changer de tout au tout. Un beau personnage et le voir grandir et s’affranchir de tout ce que Askelad lui avait appris pour tuer était la plus belle victoire qu’il pouvait prendre sur ce guerrier.

Le manga comporte une autre histoire, se déroulant au Japon et intitulée « Bientôt viendra le temps des adieux ». Le dessin de Makoto Yukimura n’est pas encore aussi aboutit mais l’histoire raconte déjà l’inutilité des guerres entre l’empereur et le shogun.

Vinland saga, je l’ai découverte pas hasard, à la biblio, mais je ne regrette pas de l’avoir suivie, surtout qu’en commençant après tout le monde, je n’ai dû attendre que pour les tomes 21/22 et 23.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°101].

Vinland Saga – Tome 22 : Makoto Yukimura

Titre : Vinland Saga – Tome 22

Scénariste : Makoto Yukimura
Dessinateur : Makoto Yukimura
Édition originale : Vinland Saga, book 22 (2018)
Traduction : Xavière Daumarie
Édition : Kurokawa Seinen (05/12/2019)

Résumé :
Malgré les nombreux assauts des forces alliées de Thorkell, la forteresse de Jomsborg reste imprenable.

Grâce à un passage secret, Thorfinn est parvenu à s’y infiltrer pour libérer Gudrid, retenue en otage par Floki. Mais il se retrouve face à l’enthousiaste Garm, bien décidé à avoir son duel à mort.

Forcé au combat, Thorfinn va-t-il devoir renoncer à son serment et tuer à nouveau, sous le regard accusateur de Hild ?

De son côté, Sigurd, qui a suivi Thorfinn dans la forteresse pour récupérer sa femme, se retrouve au centre du combat lorsqu’il prend Baldur en otage en force les Jomsvikings à ouvrir la porte de la forteresse pour laisser entrer l’armée de Thorkell…

Critique :
Et voilà, j’avais oublié de suivre les sorties et j’en avais loupé deux… Alors que le tome 21 m’avait laissé dans un suspense de fou.

Bon, ce n’est pas encore cette fois-ci que notre Thorfinn arrivera au Vinland…

Je vais finir par croire que tel Moïse, il n’arrivera jamais dans la Terre promise car son auteur et père littéraire veut ajouter des tomes.

Quand on a de la qualité scénaristique, je ne vais pas trop me plaindre.

On avait laissé Thorfinn aux prises avec Garm, l’espèce de dégénéré de la lance, le tueur fou, l’azimuté du cerveau, qui voulait absolument un combat à mort avec Thorfinn puisque pour Garm, le gagnant est celui qui survit au combat (parce qu’il a tué son adversaire).

Hors pour Thorfinn, c’est celui qui survit et qui ne tue pas son adversaire qui gagne… Notre gamin devenu adulte a compris que la vie avait un prix et que la gaspiller en combats vains et inutiles était totalement puéril.

Le paradis promis n’existe pas et l’auteur nous l’illustrera magnifiquement bien avec un guerrier qui meurt heureux, persuadé d’entrer au Valhalla et qui ne voit que du noir car il n’y a rien qui l’attend après un valeureux combat et une mort les armes à la main.

On a assez bien de cases remplies d’action et de combats puisqu’en plus des acrobaties de notre Thorfinn qui essaie de gagner le combat contre Garm sans le tuer, on a aussi la forteresse de Jomsborg qui ploie sous l’assaut des guerriers de Thorkell.

Serait-ce la fin des Jomsvikings ? Floki, le chef, va-t-il plier le genou devant la montagne de muscle qu’est le puissant guerrier Thorkell (qui me fait toujours rire) ?

Bon, là, faut avouer que le mangaka abuse un peu de la force herculéenne de Thorkell, mais le personnage est ainsi depuis le début et malgré les incohérences, il est drôle, faut bien l’avouer.

Malgré les scènes de combats et de violences, certains personnages principaux ou secondaires font preuve de clairvoyance (Baldur, Sigurd, des guerriers des camps ennemis et même Garm dont on découvre un peu de son passé) et l’auteur nous livre de grands moments de profondeur en nous démontrant l’absurdité de ce combat.

Merci à Gudrid de nous faire relâcher un peu la tension sur le final.

Une fois de plus, c’est un tome de transition avant le grand départ vers le Vinland (j’espère), un pas de plus pour Thorfinn pour abandonner ce que l’on veut qu’il soit, pour prendre le pouvoir avant de le laisser, tout en essayant d’instaurer la paix entre les peuples et de respecter l’engagement qu’il a pris de ne plus prendre de vie.

Anybref, un excellent tome de transition sur l’absurdité des guerres. Même si nous le savions déjà, ça fait toujours du bien de nous le rappeler.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°97].

Preacher (Urban) – Tome 1 : Garth Ennis et Steve Dillon

Titre : Preacher (Urban) – Tome 1

Scénariste : Garth Ennis
Dessinateur : Steve Dillon

Édition : Urban Comics Vertigo Essentiels (2015)
Édition Originale : Preacher, book 1 (2009)
Traduction : Jérémy Manesse

Résumé :
Au premier abord, le révérend Jesse Custer ne semble pas différent des autres petits pasteurs de province des États-Unis. Isolé dans une petite ville du Texas, le temps s’y dilue sans agitation, et avec lui, l’ardeur de sa foi.

Jusqu’au jour où un terrible accident vient anéantir son église et décimer l’ensemble de ses fidèles. Depuis lors, Jesse développe d’étranges pouvoirs émanant d’une force spirituelle appelée Genesis.

En proie au doute et à de multiples interrogations, l’homme se lance alors à la recherche de Dieu et, chemin faisant, croise la route de Tulip, son ex-fiancée, et de Cassidy, un vampire irlandais.

Un pèlerinage au coeur de l’Amérique, où le Bien et le Mal ne font qu’un.

(Contient Preacher #1-12)

Critique :
Bon, il est temps que j’écrive ma chronique au lieu de me taper la main sur la cuisse tellement j’ai apprécié ce comics.

De l’audace, il ne fallait que ça pour arriver à mettre en scène une histoire déjantée, sombre, noire, folle, aux dialogues extras.

N’en jetez plus, même les dessins, je les ai appréciés !

Par contre, si vous êtes allergiques au fantastique, prenez une boîte d’antihistaminique car vous pourriez avoir une crise de boutons…

Imaginez un paradis où un ange aurait copulé avec un démon et qu’un enfant serait né de cette union sauvage et sensuelle. Désolée de vous l’apprendre de cette manière, mais apparemment, les anges ont un sexe (une bite) et ils peuvent l’utiliser.

Je ne vous en dirai pas plus, z’avez qu’à lire le comics, tiens ! Partez sur la route en compagnie de Jesse, le pasteur habité par l’entité Genesis (pas le groupe), suivi de Tulip, son ex-copine et de Cassidy, le vampire. Faites juste gaffe au Saint des tueurs.

Oui, c’est irrévérencieux au possible, c’est violent, sombre, les têtes explosent, les gros mots fusent, le racisme crasse colle aux basques de certains personnages, mais bon sang, qu’est-ce que c’est jouissif ! Sauf si vous êtes une grenouille de bénitier… Là, vous risquez de défaillir grave votre mère.

Certains personnages sont un peu dans la caricature, mais la majorité sont étoffés, travaillés. Les personnages secondaires sont pour la plupart des trous du cul bas de plafond.

Une fois de plus, je me dois de remercier Jean-Marc-Les-Bons-Tuyaux (Actu du Noir) pour m’avoir donné envie de lire cette saga. J’ai mis un peu de temps mais maintenant que je suis lancée, j’espère avoir le temps de la lire en entier.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°95] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc [FIN DU CHALLENGE].

Ni vivants ni morts : Federico Mastrogiovanni

Titre : Ni vivants ni morts

Auteur : Federico Mastrogiovanni
Édition : Métailié – Bibliothèque hispano-américaine (09/02/2017)
Édition Originale : Ni vivos ni muertos (2015)
Traduction : Francois Gaudry

Résumé :
Depuis une dizaine d’années, on compte plus de 30.000 disparus au Mexique. Avec les 43 étudiants de l’École normale d’Ayotzinapa, l’onde de choc s’est répandue dans le monde, mais ni la pression internationale, ni les associations des droits de l’homme, ni les initiatives des familles n’ont suffi, dans ce cas comme dans d’autres, à faire apparaître la vérité – et encore moins à enrayer le phénomène.

Ni vivants ni morts : les disparus sont là, dans cet interstice, ce no man’s land, invisibles, sans corps, sans tombe, sans aucune existence. Arrachés à leur vie, et comme dissous dans l’atmosphère.

Pour leurs proches, aucun recours, le deuil impossible, l’angoisse interminable, les menaces, l’hypocrisie des autorités.

L’enquête fouillée de Federico Mastrogiovanni, à travers des entretiens avec les parents des victimes, des experts, des activistes, des journalistes, démontre que la disparition forcée est un outil de pouvoir terriblement efficace, qui fait taire jusqu’à la possibilité d’une contestation.

C’est le portrait sensible et effrayant d’un pays miné par la peur, où l’État piétine sciemment ses propres prérogatives – et les droits de ses citoyens –, quand il ne se comporte pas directement comme le pire des délinquants.

Critique :
La prochaine fois que je ronchonnerai sur nos gouvernants, j’aimerai qu’on me susurre à l’oreille « Mexico » ou « Felipe Calderon », juste pour me rappeler que malgré leur gabegie et leur incompétence, il est préférable d’être dirigé par ces voleurs que par les assassins au pouvoir qui sévissent au Mexique.

Les mexicains ne savent plus où finit l’Etat et où commence le crime, et vice-versa car tout le système est infiltré, pourri, gangrené par les cellules d’un cancer qui est plus terrible que le vrai.

Ne faites confiance ni à la police, ni à l’armée, ni aux dirigeants. Ils sont pire que tout…

Ni vivants, ni morts… Tel le chat de Schrödinger, ces personnes disparues se retrouvent dans une dimension parallèle pour leurs familles qui ne savent pas faire leur deuil puisque personne ne sait si ces disparus sont morts, assassinés ou servent de main d’oeuvre bon marché quelque part.

Le néant total et donc, zéro enquête et zéro justice puisque le concept de « disparitions forcées » (inventée par les nazis) n’est pas inscrit dans le code pénal. Un peu comme si tout ce gens (plus de 30.000) avaient décidé de partir ailleurs sans prévenir personne.

Ce roman qui oscille entre roman noir et roman policier n’est ni l’un ni l’autre. C’est en fait une gigantesque enquête sur une réalité glaçante que sont ces disparitions ou ces assassinats… Parfois même, ce sont les habitants de villages entiers qui ont disparu et croyez-moi, même Fox Mulder saurait que ce n’est pas l’oeuvre des extra-terrestres.

Bizarrement, dans des zones ultra violentes, des sociétés investissent quand même… Le sous-sol est riche d’or, de gaz de schiste, de métaux, de pétrole et les techniques d’extractions sont toutes plus polluantes les unes que les autres. Non content d’avoir fait disparaître des populations entières ou de les avoir chassé par la violence, le saccage continuera et après pillage, pas de nettoyage… Si ce n’est des corps.

Le pire pour les familles des disparus ? En plus de ne rien savoir sur leurs proches disparus, les familles doivent aussi encaisser une criminalisation des victimes retrouvées parfois assassinées dans un fossé, comme si en fin de compte, elles l’avaient bien méritées puisque appartenant au milieu du crime. Hors, il n’en est rien !

Douche froide sur ma tête car moi aussi, lorsque je vois aux infos qu’un criminel-délinquant a été assassiné, je me dis que ce n’est que justice…

Mais non, ce n’est pas de la justice. Et si cette personne était innocente, alors ? Je serais complice de tout ceux qui la criminalise pour se dédouaner de leur assassinat et laver le sang sur leurs mains, même si nous ne sommes pas au Mexique. J’étais moins fière, tout à coup.

Ce roman d’enquête, après son introduction qui vous fige déjà la bouche ouverte devant autant d’horreur, va nous parler de quelques personnes disparues, nous livrer les récits des témoins (qui se terrent), du ressenti de leur famille, de leurs combats, voués à l’échec, du cauchemar qui commence, de cette attente, de cette mort lente qui va les prendre dans ses bras.

Le cœur est au bord des lèvres durant la lecture. La vie d’une famille a basculé parce que Untel était au mauvais endroit, au mauvais moment. Kidnappé ? Assassiné ? Devenu un esclave ? Une mule ?

Quelques réponses mais jamais de justice. Normal, la disparition forcée au Mexique est utilisée surtout comme stratégie de terreur car chaque personne disparue affecte le moral de beaucoup de monde autour de lui.

Sous l’empire de la terreur, on fait tout ce qu’on ne devrait pas faire et on permet ainsi la progression du processus de guerre et d’enfermement. La phrase qu’on entend le plus au Mexique aujourd’hui est : « Je ne peux plus sortir de chez moi ». Alors on libère la rue, le territoire du délit pour les délinquants et ceux qui contrôlent le territoire peuvent agir en toute impunité.

Est-ce la police qui l’a enlevé ? Les narcos ? Est-ce l’armée qui a assassiné ces étudiants ? Oups, pardon, sujet tabou ! La Grande Muette n’a jamais aussi bien portée son nom. Les pires âneries seront dites en conférence de presse, après l’exécution de ces 43 étudiants mais gare à ceux qui mettraient en doute ce qui a été dit.

C’est un Mexique loin des cartes postales, que l’auteur nous dévoile, c’est un pays de tortionnaires, de voyous, d’assassins et les pires ne sont pas chez les narcos ou le crime organisé. Le pire est bien souvent à la tête de l’état. Un état qui ne fait pas son mea culpa alors qu’il se comporte comme l’Allemagne nazie le fit, en son temps.

C’est une enquête qui glace les sangs, qui serre les tripes, qui met le coeur au bord des lèvres. C’est un livre qui fait monter en vous des sensations horribles lorsque vous pensez à la douleur des familles, à la terreur qui cloue ces gens car on ne sait jamais où le prochain coup va tomber.

Si la peur fait bouger les gens, les poussent à réfléchir, à se dépasser, la terreur, elle, les fige au milieu de la route, dans les phares… Les prédateurs n’ont plus qu’à donner le coup de grâce aux pauvres lapins.

Un roman enquête qui ne laisse pas indifférent et à éviter de lire avant de partir en vacances là-bas, ça vous les gâcherait… Moi, je n’irai pas.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°230 et le Mois Espagnol et Sud-Américain chez Sharon – Mai 2020 [Lecture – 18].

Le soleil des rebelles : Luca Di Fulvio

Titre : Le soleil des rebelles

Auteur : Luca Di Fulvio
Édition : Slatkine (2018) / Pocket (2019)
Édition Originale : Il bambino che trovo il sole di notte
Traduction : Françoise Brun

Résumé :
Le jeune prince Marcus est encore un enfant lorsqu’il assiste impuissant au massacre de toute sa famille.

Marcus ne doit son salut qu’à la jeune Eloisa, fille d’Agnete, la lavandière du village qui l’accueillera sous son toit pour l’élever comme s’il était son fils.

Luca di Fulvio retrace l’ascension paradoxale d’un petit prince qui va devoir apprendre dans la douleur comment devenir un homme.

Critique :
Marcus est un jeune prince, appelé à régner (araignée, quel drôle de nom) un jour sur le petit royaume de son père.

La convoitise étant mère de bien des vices et des crimes, le voisin, attiré par l’odeur alléchée des richesses qu’il convoite, fit massacrer tout le monde afin d’annexer ce territoire au sien.

Tout le monde est tué ? Non, le jeune héritier, Marcus, a échappé au massacre et il résiste encore et toujours à la mort, caché dans le sol, sous une trappe, chez une sage-femme et on l’a renommé Mikael.

Cela ne vous fait pas penser à une histoire universelle et bien connue, même si l’oncle assassin est remplacé par un seigneur voisin ? L’histoire d’un héritier qui, à un moment donné, va comprendre qu’il doit récupérer son royaume et ne pas oublier qui il est ?

Bingo ! Le roi lion ! Quoi, vous pensiez à autre chose ? Qu’il y avait quelque chose de pourri au royaume de Saxe ?

Si l’histoire racontée est universelle, c’est le talent de conteur de l’auteur qu’il faut mettre en avant car, grâce à sa plume, il va nous transporter en l’an de grâce 1407 mieux que si vous étiez réellement. Le froid mordra votre peau, les manches des outils déchireront vos mains délicates, la pluie ruissellera sur vos épaules frêles et votre estomac connaîtra la faim.

Les injustices vous tomberont dessus pire qu’une invasion de sauterelles et puisque vous appartenez à votre seigneur et maître et que ce dernier est un sale type capricieux, sadique, méchant, assoiffé d’argent, têtu, tyrannique, il se repaîtra de votre souffrance.

Si le réalisme ne manque pas du côté des décors et de la dure vie des serfs, je mettrai un petit carton rouge pour les personnages un peu trop manichéen à mon goût. Que les gentils soient bons, ça passe encore car Di Fulvio nous a créé des personnages attachants, bourrus, mais auxquels il est difficile de ne pas adhérer.

Le bât blesse au niveau des méchants… Autant où Scar était méchant mais emblématique, autant il a manqué d’épaisseur au seigneur d’Ojsternik.

Qu’il soit sadique et tyrannique, je n’en doute pas un seul instant, à cette époque, la vie n’a aucune valeur. Mais l’auteur aurait dû mettre un peu plus de profondeur à ce personnage central pour en faire un Méchant qui marque les esprits, tels un Scar ou un Geoffrey dans Game Of Thrones.

Le grand méchant de cette histoire m’a simplement agacée (au départ, il m’avait m’horrifiée).

Un autre petit bémol sera pour la longueur… Non pas celle des pages, mais des brimades subies par les petites gens de la Raühnvahl, où Marcus/Mikael a trouvé refuge.

Certes, je ne nierai pas que ces gens étaient à la merci de leur seigneur et que si ce dernier était cruel, ils allaient en baver, mais à force qu’il leur arrive trop d’horreurs, ça perd de sa puissance, le cerveau se déconnecte et on n’attend qu’une chose, que Marcus/Mikael arrive enfin à sa vengeance pour éliminer cet enculé de méchant qui n’a même pas entièrement l’étoffe d’un grand, même si, lui au moins n’est pas un cruel trouillard, comme Geoffrey Barathéon (GOT).

Le final est prévisible, de ce côté là, pas de surprise à attendre de la part de l’auteur. Je ne dirai rien là-dessus, un peu de douceur après toutes ces brutalités, ces horreurs, ces privations, ces brimades, ces assassinats, ça fait du bien.

Ce ne sera pas un coup de coeur total, mais n’allez pas non plus croire que je me sois embêtée durant ma lecture, loin de là ! Je l’ai appréciée, vraiment, mais quelques détails m’ont fait tiquer et si chez les autres, c’est passé comme une lettre à la poste, ça passera peut-être muscade chez vous aussi.

Il me reste encore deux pavés de cet auteur et je les lirai aussi car les aventures sont belles et les personnages « gentils » sont attachants, du genre de ceux qu’on aimerait croiser dans sa vie.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°210 et le Challenge Pavévasion – Saison 1 (17 mars – 15 avril ?) chez Mez Brizées [Lecture N°02 – 640 pages].

Vinland Saga – Tome 16 : Makoto Yukimura

Titre : Vinland Saga – Tome 16

Scénariste : Makoto Yukimura
Dessinateur : Makoto Yukimura

Édition : Kurokawa (12/05/2016)

Résumé :
Alors que Thorfinn, Einar et Leif se préparent à partir pour la Grèce, première étape de leur expédition au Vinland, ils sont forcés de quitter l’Islande précipitamment en emmenant Gudrid, qui, incapable de renoncer à ses rêves de découverte du Monde et d’endosser le rôle d’épouse rangée que lui impose la tradition, a poignardé Sigurd lors de leur nuit de noces.

Leur voyage à peine commencé, les imprévus à gérer pleuvent : fugitive, bébé, chien, poursuivants, ours tueur?

La situation se complique encore davantage lorsque Thorfinn se retrouve face à face avec l’enfant d’un homme qu’il a assassiné sur les champs de bataille ?

Critique :
Comme le disait si bien madame Musquin (le père Noël est une ordure) : « Allez hop, à Créteil » mais ici, on remplacera par « Allez hop, en Grèce ».

Heureusement, si nos amis vont vivre quelques aventures périlleuses en mer et sur terre, jamais ils ne se retrouveront coincés dans un ascenseur à jouer de la trompette en plastique pour appeler à l’aide ou à dévisser le panneau de commande de l’ascenseur avec un tournevis pour enfant.

On se demande d’ailleurs ce qu’aurait fait Gudrid avec un tournevis en plastique… Aurait-elle su poignarder son mari Sigurd juste avant qu’il ne consomme la nuit de noce ? M’est avis que ça aurait fait moins mal à la jambe mais encore plus à son égo.

Parlons-en, de Gudrid, cette jeune veuve qui ne rêve que d’une chose, être marin et qui lutte contre sa condition de femme qui la place dans un carcan « Cuisine-enfants » (ne manque que l’Église et on reproduit les 3 K chers aux nazis) alors que elle a plutôt envie de faire la révolution féminine d’une manière moins disciplinée que sa future belle-mère qui a tout d’une cynique.

Leur bateau n’est pas un fameux trois mats, hissez haut, Santiano, d’ailleurs, Gudrid a eu si mal au cœur sur la mer en furie, qu’elle a vomi son quatre-heures et son minuit aussi.

Passant par les iles Féroé et les îles Shetland pour finir à Bergen en Norvège, nos amis n’auront pas une minute de répit tant les aventures et les mésaventures vont se succéder à un rythme infernal. Le pire sera sans doute le changement d’une couche à un bébé dont tout le village a été massacré.

On sent que l’on se dirige vers un autre arc narratif, une fois de plus, qu’on change de cap, comme on l’a fait souvent durant 16 tomes, mais toujours en restant réaliste et crédible, même si le magaka a plus d’une fois surpris son lectorat.

Et moi, j’aime les surprises et ne pas trop savoir où un auteur n’emmène ! Ici, je suis gâtée niveau mystères et suspense, surtout qu’on est poursuivi par un Sigurd qui a la haine et qu’un nouveau personnage féminin vient de faire son apparition, nous laissant sur un cliffhanger de malade.

M’en fous, j’ai le tome suivant !!

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°21.

Vinland Saga – Tome 15 : Makoto Yukimura

Titre : Vinland Saga – Tome 15

Scénariste : Makoto Yukimura
Dessinateur : Makoto Yukimura

Édition : Kurokawa Sheinen (12/11/2015)

Résumé :
Thorfinn et Einar, enfin libres, retournent avec Leif Eriksson en Islande, terre natale de Thorfinn, dans l’espoir d’y trouver le financement nécessaire à leur établissement d’une colonie au Vinland.

Seul Hafdan, l’homme le plus riche de la région, aurait les moyens de financer leur expédition. Si l’homme semble intéressé par l’exploitation du Vinland, il ne voit pas d’un bon œil l’absence de garanties de Thorfinn.

Pourtant, pour fêter les noces de son fils avec le belle-sœur de Leif qui préférerait quant à elle partir à la découverte du Monde, Hafdan fait un étrange cadeau à Thorfinn.

Critique :
Pour aller au Vinland, faut des pépettes pour acheter un bateau et monter une expéditions et à cette époque là, les sites de crowdfunding n’existaient pas et donc, Thorfinn et Einar vont devoir aller en demander à un riche propriétaire en Islande parce que quand on a tout fini, le financement participatif, on n’a quand même rien inventé de mieux !

Halfdan est un salopard et sa technique est toujours usitée de nos jours : il suffit de prêter de l’argent à un fermier déjà en difficulté et d’attendre qu’il ne sache pas payer sa dette pour saisir ses bâtiments et ses terres.

Évidemment, du temps des fiers vikings, les exploitation étaient moins imposantes que celle de notre siècle, mais la technique, elle, elle n’a pas changé. Elle est simple et peut rapporter gros.

Notre Thorfinn, apaisé, rasé de près et les cheveux plus court que ceux qu’il portait avant et avec lesquels il se serait fondu dans le paysage à Woodstock, recherche un financement pour son voyage au Vinland tandis que le sombre Halfdan pense plutôt aux possibilités de business que le mariage de son fils, Sigurd, va lui rapporter en épousant une soeur de Leif car ce dernier possède une ferme au Groenland.

On quitte le monde des combats pour entrer dans un monde qui a tout de celui d’un banquier véreux qui calcule aussi bien qu’il manie la chaîne. Si vous vous souvenez du chevalier Shun, le Chevalier de Bronze d’Andromède (Saint Seiya) et bien, Halfdan manie la chaîne comme lui !

De nouveau, on est face à un tome transitoire qui va lancer un nouvel arc narratif, mais pas vers le Vinland, comme on pourrait le penser, mais vers un autre pays afin de récolter des sous et de pouvoir monter une expédition pour le pays de Trump !

On se doute aussi que les manigances de Halfdan porteront à conséquences, même si nos amis ne le savent pas encore et que seule Gudrid, la nouvelle épouse de Sigurd, est au courant des projets du sordide Halfdan.

Arrivera-t-elle à les prévenir et à partir avec eux, elle qui ne rêve que de naviguer et qui, à cause de son statut de femme, est condamnée à se marier, faire des gosses et tenir la maison ? Mais que fait le MLF ??

Une fois de plus, le suspense et le mystère sont au rendez-vous !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°17.

Vinland Saga – Tome 14 : Makoto Yukimura

Titre : Vinland Saga – Tome 14

Scénariste : Makoto Yukimura
Dessinateur : Makoto Yukimura

Édition : Kurokawa Seinen (12/03/2015)

Résumé :
L’armée du roi Knut a débarqué au domaine de Ketil. Loin de s’avouer vaincu, Ketil a rassemblé ses troupes pour défendre sa ferme. Mais sans une réelle formation militaire, les paysans sont loin d’être de taille face aux redoutables Jomsvikings.

Une folie meurtrière s’abat sur la ferme. De leur côté, Thorfinn et Einar, qui ont enfin gagné leur liberté, décident de tout quitter avec Leif pour fonder, au Vinland, un pays où règnera la paix.

Si Einar est tenté de partir sans un regard en arrière, ce n’est pas le cas de Thorfinn. Ce dernier reste furieux contre Maître Ketil depuis que celui-ci a tué… [no spolier]

Critique :
Je pourrais vous chanter ♫ dans la vallée, hoho, de Dana ♪ mais comme on est dans la ferme de Ketil, ça va pas le faire !!

En plus, ici, pas d’armées de Cimériens prêts à croiser le fer, juste des Jomsvikings, la crème des guerriers face à des ouvriers de ferme qui ne savent pas encore qu’ils ne feront pas le poids. Ne nous leurrons pas, ce serait irréaliste.

Beaucoup d’événements dans ce tome, entre le maître, Ketil, qui a pété un câble et nous la joue limite Jack Torrance dans Shining, son fils ainé, Thorgeir le guerrier, qui veut la guerre et tuer le roi Knut et son frangin Ormar (Sharif ? Sy ? Non) lui, veut juste se prosterner aux pieds de son roi et demander la réédition…

Bref, personne n’est d’accord avec personne, mais en attendant, le sang inonde la vallée de Ketil.

Thorfinn a essayé lui aussi d’avoir un entretien avec le roi, mais ce dernier étant plus occupé qu’un président en grand meeting et tout aussi hautin que celui que je vise, a laissé ses sbires s’occuper du cas de notre grand blond qui tente de trouver sa voie dans la non-violence, mais on peut dire qu’il encaisse !

Une fois de plus, on a de l’action, des personnages qui évoluent, ou du moins, qui tentent d’évoluer, on a des dialogues pas piqué des hannetons, des personnages qui veulent la même finalité, mais utilisent une méthode diamétralement opposée et des dessins toujours aussi géniaux.

La rencontre au sommet entre Thorfinn et le roi Knut est un grand moment et niveau évolution, certains personnages prennent du galon. De plus, Thorfinn a des paroles pleines de bons sens et on aimerait que les dirigeants en aient les mêmes.

Bref, si ce tome termine l’arc narratif de l’esclavage de Thorfinn dans la ferme de Ketil au Danemark d’une manière magistrale et la suite ne peut que nous promettre du bon, si le train du récit continue de suivre les mêmes rails.

Une saga que je suis contente d’avoir découverte et je compte bien aller au bout le plus vite possible…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2019-2020) – N°12.

Vinland Saga – Tome 13 : Makoto Yukimura

Titre : Vinland Saga – Tome 13

Scénariste : Makoto Yukimura
Dessinateur : Makoto Yukimura

Édition : Kurokawa (13/11/2014)

Résumé :
Thorfinn a tourné le dos à sa vie de mercenaire et aspire aujourd’hui à une vie de non-violence. mais après la fuite avortée de Gardar et Arneis, qui s’est soldée par la mort de plusieurs des hommes du Serpent ainsi que de Gardar lui-même.

Arneis , Throfinn et Einar sont ligotés et enfermés dans la grange pour attendre leur châtiment.

Quelques jours plus tard, Maître Ketil revient clandestinement à la ferme au bord du bateau de Leif, après que le roi, bien décidé à le déposséder de ses richesses l’a accusé de haute-trahison.

Lorsqu’il apprend le sort d’Arneis, Ketil sombre dans une folie meurtrière et décide d’entrer en guerre contre le roi Knut…

Critique :
NON ?? Ben si, l’auteur a osé… Rien que pour cela, je le maudis car c’est très vache, le coup qu’il a fait à un personnage que j’appréciais beaucoup, même si c’est sa mort qui va décider Thorfinn à chercher le Vinland, cette terre vierge de tout et d’en faire un pays où la violence, l’esclavage, les meurtres, la guerre, n’existeront pas.

Le monde des Bisounours existe peut-être, mais en attendant de jouer à Christophe Colomb sur les terres de Trump, va falloir sauver sa peau parce que le roi Knut a attaqué la propriété de maître Ketil et que ça chauffe pour les miches de certains.

Knut, le roi Anglais qui vient des pays nordiques a bien évolué dans cette saga et est passé de couillon pleurnicheur à roi sans merci, prêt à tout pour remplir ses coffres, quand à maître Ketil, qui était un esclavagiste que j’appréciais car modéré, il est descendu dans mon estime lorsqu’il a pété un câble sur Arneis…

Deux autres qui ont pétés des câbles, ce sont ses deux fils, Thorgeir et Ormar. Si Thorgeir est un fana de la guerre et des combats, s’il a fait partie de l’armée du roi Knut, le voici bien décidé à ce que son roi ait un aller simple pour le terminus des prétentieux et il est décidé aussi à entraîner son frangin couillon et pleutre dans ce régicide.

Les dessins sont magnifiques et, pour une fois, je ne me plains pas que dans ce manga, toutes les tronches des personnages se ressemblent ou me font penser à d’autres d’une série concurrente.

Niveau psychologie des personnages, ils sont toujours aussi fouillés et évoluent au fil des pages, le blondin excité s’étant calmé alors que son pote Einar a soudainement la haine qui l’étreint et on peut le comprendre.

Ce tome sonne le glas du statut d’esclave de nos deux amis, Thorfinn et Einar et je suis impatiente de voir vers quels nouveaux flots les tomes suivants vont nous emmener.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019- juillet 2020) – N°10.

Vinland Saga – Tome 12 : Makoto Yukimura

Titre : Vinland Saga – Tome 12

Scénariste : Makoto Yukimura
Dessinateur : Makoto Yukimura

Édition : Kurokawa (14/11/2013)

Résumé :
Esclave à la ferme de Ketil, au Danemark, Thorfinn n’a plus grand-chose à voir avec le mercenaire qui arpentait les champs de bataille dans l’espoir de venger son père en tuant le cynique Askeladd.

Au contact des habitants de la ferme, qu’ils soient libres ou esclaves, Thorfinn découvre une nouvelle vie loin des combats, faite de dur labeur, de sueur et de terre.

Toujours hanté par ses crimes passés, il fait le serment de renoncer à la violence. Mais lorsqu’un esclave en fuite arrive dans le domaine de Ketil avec à sa poursuite le Serpent et ses hommes, il devra décider s’il n’est pas des situations qui méritent que les hommes d’honneur se battent.

vinland-saga-3475267Critique :
Gardar aurait pu chanter ♫ Que je t’aime, que je t’aime ♪ à son Arneis car il vient de rompre ses chaînes pour retrouver sa femme qu’il avait perdu de vue depuis son départ à la guerre.

C’est beau l’amour, mais c’est violent, parce qu’il ne faut pas oublier que Einar, le pote à Thorfinn est fou d’amour pour la belle Arneis, elle même favorite du maître de l’exploitation, Ketil. Vous me suivez toujours ?

Un beau tome bien tristounet avec non seulement deux personnes qui s’aiment, un guerrier qui voudrait retrouver sa belle et leur fils, mais il ne sait pas qu’il est mort et un chef des mercenaires, Serpent, qui voudrait bien mettre la main sur le Gardar, puisque ce dernier a massacré toute la famille de son maître.

Ce tome est surtout intéressant pour le personnage de Thorfinn qui a promis de ne plus user de la violence et qui là, se retrouve le cul entre deux chaises ! S’il veut aider Arneis, qui est son amie aussi, il va devoir utiliser autre chose que la diplomatie !

La violence peut-être légitime ? Mais où se trouve la légitimité face à un assassin ?

Le personnage de Serpent, le mercenaire qui garde la propriété de Ketil, prend plus d’ampleur dans cette histoire, tout en gardant son aura de mystère. J’espère qu’on en apprendra plus sur lui dans les tomes suivants.

Un tome assez triste qui fait pencher l’histoire d’un autre côté et je me doute que la suite ne va pas être une partie de pêche sur un lac tranquille.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).