[FILMS] Les Gardiens de la Galaxie II – Guardians of the Galaxy Vol. 2 : James Gunn (2017)

Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 (Guardians of the Galaxy Vol. 2) est un film de super-héros américain réalisé par James Gunn, sorti en 2017.

Ce film, adapté de la série de comic books du même nom, est le quinzième de l’univers cinématographique Marvel et le troisième de la phase III. Il fait suite au film Les Gardiens de la Galaxie sorti en 2014.

Synopsis : 
Les Gardiens de la Galaxie poursuivent leurs aventures en traversant les confins du cosmos. Ils doivent se battre pour que leur nouvelle famille reste ensemble tandis qu’ils cherchent à percer le mystère de la véritable filiation de Star-Lord.

Fiche technique :

  • Titre original : Guardians of the Galaxy Vol. 2
  • Titre français : Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2
  • Réalisation : James Gunn
  • Scénario : James Gunn, d’après la série de comics Gardiens de la Galaxie

Distribution :

  • Chris Pratt : Peter Jason Quill / Star-Lord
  • Zoe Saldana : Gamora
  • David Bautista : Drax le Destructeur
  • Vin Diesel : Groot (voix)
  • Bradley Cooper : Rocket (voix)
  • Kurt Russell : Ego
  • Michael Rooker : Yondu Udonta
  • Karen Gillan : Nébula

Ce que j’en ai pensé :
Bon, d’accord, on n’est pas dans du cinéma d’auteur, mais dans un film d’action, et à ce niveau-là, on est servi dès la première scène !

Ça castagne, ça se bat, ça tire dans tous les sens et on se marre en voyant Baby Groot qui danse sur la musique de « Mr. Blue Sky » de  Electric Light Orchestra.

Intelligent de mettre la scène de castagne en arrière-plan et de se concentrer sur notre brindille qui danse de manière candide sur une chanson qui nous donne envie d’aller nous trémousser avec lui.

On retrouvera cet humour décalé dans le piège tendu par le raton-laveur Rocket, où la scène des explosions a tout du bon vieux cartoonesque, dans les recherches infructueuses de Baby Groot, ainsi que lorsque Yondu nous montrera un superbe aperçu de ce que sa flèche rouge lumineuse est capable d’accomplir.

Les personnages qui composent de cette drôle de bande de mercenaires sont toujours aussi chouettes, avec leurs défauts, leur sales caractères, leur égo, leurs envies, leurs blessures secrètes et Groot qui dans le premier volet avait un caractère de merde, en version « baby », il est touchant et on aurait envie de l’avoir chez soi, même si ses conversations ne sont pas compréhensibles pour tout le monde…

Par contre, je l’ai trouvé sous-exploité, notre Groot ! Il est touchant, amitieux, en recherche de câlins, mais niveau scènes importantes, il n’en a pas des masses… Ce que je trouve dommage alors qu’ils ont donné à certains personnages une plus grande dimension.

Comme par exemple avec les méchants, qui ont vraiment des sales gueules de méchants, mais les scénaristes n’ont pas oubliés de montrer que tous les méchants ne sont pas toujours des salauds et que les gentils ne sont pas toujours ce qu’ils montrent au départ.

Autrement dit, le second volet se concentrant plus sur les personnages, nous donne des belles évolutions pour certains et même s’ils ont un côté badass, ils n’en restent pas moins touchants, même s’ils ne veulent pas montrer leur sentiments ou leur sensibilité. C’est ce qui les rend encore plus touchant, je trouve.

Mais, a contrario, si on développe certains personnages, d’autres restent un peu creux, comme notre Baby Groot, entre autre; Gamora tout pareil, et une des méchante du film, la dorée Ayesha, aurait pu être un peu plus exploitée.

Nous avons un film de 2h10, ce qui fait qu’ils auraient eu largement le temps de les étoffer un peu plus au lieu de faire de l’humour toutes les 30 secondes, avec toujours les mêmes choses qui reviennent sans cesse (ça va, on a compris), rendant cet humour lourd à la fin.

Sans compter que la scène de baston finale est assez vite expédiée.

Niveau scénario, peu de temps mort, pas le temps de s’endormir sur son mojito car on apprendra enfin QUI est le père de Peter Quill et, malheureusement, là, on arrive dans du connu depuis la nuit des temps, mis en scène par tous les grands dramaturges, même que Freud nous en a parlé en long et en large dans une de ses théories (je ne parle pas du stade anal et du stade phallique)…

Je ne vous dirai rien de plus, mais si certains veulent en savoir plus, via MP, je leur dirai tout !

Un peu bête parce que malheureusement, on voit venir le truc d’assez loin… Pas besoin de sortir de l’ENA ou d’avoir ingénieur… Qui n’a pas vu « Star Wars », déjà ?? Même Lucas n’avait rien inventé…

Par contre, au niveau la bande-son, je ne vous dirai qu’une chose : super !

Bon, au final, ce n’est pas du grand film, ils auraient pu faire mieux pour le second volet et approfondir un peu tout le monde, donner plus d’envergues à certains méchants, éviter les redondance dans l’humour et certaines scènes marrantes, éviter le drame freudien connu de tout le monde et nous donner une scène de baston finale un peu plus badass.

Sinon, dans les toutes dernières scènes, on a un grand moment d’émotion, même si c’est du déjà-vu et déjà-vécu car tout le monde a cherché ailleurs ce qu’il avait sous les yeux…

Malgré tout, ça se regarde avec plaisir, ça vous change les idées, ça vous fait passer un bon moment devant votre écran car les effets spéciaux sont de grandes envergues et le temps du film, vous oublierez les soucis ou les emmerdes de la vie quotidienne !

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Lucky Luke – Tome 12 – Les Cousins Dalton : Morris & René Goscinny

Titre : Lucky Luke – Tome 12 – Les Cousins Dalton

Scénariste : René Goscinny
Dessinateur : Morris

Édition : Dupuis (1958)

Résumé :
Les frères Bob, Grat, Bill et Emmet Dalton sont morts. Leurs cousins Joe, Wiliam, Jack et Averell Dalton sont bien vivants et veulent venger la mort de leurs cousins en tuant Lucky Luke. Malheureusement pour eux, ils sont de très mauvais bandits.

Après plusieurs semaines de pratique, ils deviennent de terribles desperados. Ils réussissent à capturer Lucky Luke et vont le convaincre de devenir un criminel.

Critique :
♫ Tagada tagada voilà les Dalton ♪ Y font peur à personne ♪ C’est pas les vrais frères Dalton ♪

Ben non, les cousins Dalton, ils ne font peur à personne !

Leur têtes sont mises à prix pour 5 ou 2,5$, Averell n’est même pas recherché, c’est vous dire leur cote de popularité quand on sait que la tête de Bob Dalton culminait à 50.000$.

De plus, ils sont pitoyables au tir, nullissimes dans l’attaque des diligences et niveau boxe, ce sont des gros loosers !

Ils font sourire tout le monde, sauf Lucky Luke qui comprend, à un moment donné, que les Dalton ont évolués après s’être soumis à un entrainement drastique !

Ici on sent bien la patte de Goscinny dans le festival de gags qui nous est offert à chaque page !

Si Morris s’était tiré une balle dans le pied en faisant mourir les véritables frères Dalton, en créant les cousins Dalton, c’est une mine d’or qu’il a trouvé ! Mine d’or en gags, en humour, en situation cocasse, en personnages hauts en couleur et en rentabilité…

De plus, si l’humour est archi présent et les bons mots aussi, si le scénario est au top, on peut dire aussi que Morris nous sert un album avec des dessins moins grossiers car dans les premiers tomes, c’était pas vraiment la gloire.

Goscinny est aussi un scénariste futé car même s’il ne donnera de la profondeur qu’à seulement deux des Dalton dans tous les albums suivants (Joe et Averell), il a eu aussi la bonne idée d’en faire des types plus bêtes que méchants, des forts en gueule mais rien de plus, des bandits qui, malgré leur défaut, plairont aux lecteurs, à tel point que nous sommes toujours heureux de les voir entrer en scène.

Pire, dans cet album, on dirait même que Lucky Luke est un peu en retrait par rapport à la fratrie Dalton, même s’il leur jouera des tours pendables très drôles.

Notons que pour la première fois, Lucky Luke boit du coca en bouteille, avec une paille et qu’il cite nommément la marque.

Internet me signale que cette habitude ne constitue pas un anachronisme car la boisson gazeuse est apparue en 1886 et les méfaits des frères Dalton datent du début des années 1890, ceux de leurs cousins ne pouvant donc qu’être postérieurs.

Cela permettra aussi au duo de nous démontrer une fois de plus la rapidité au tir de Lucky Luke qui, sans lâcher sa bouteille de coca, dégaine, tire, et reprend sa bouteille qui est toujours au même niveau…

Graphiquement, l’album est une réussite, scénaristiquement aussi, avec une profusion de jolis petits gags, de situations très drôles, avec des Dalton qu’on aime déjà pour leur bêtises, leur méchanceté drôle et leur côté gros looser.

Anybref, je ne me lasse pas de lire et relire les anciens albums de Lucky Luke, ceux publiés chez Dupuis et j’avoue ne pas retrouver cette magie, cette nostalgie, cette ambiance, dans ceux publiés chez Dargaud (que je viens de découvrir mais pas encore chroniqué).
Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.

[TÉLÉFILM] Sherlock Holmes in New York – Sherlock Holmes à New York (1976)

Sherlock Holmes in New York (Sherlock Holmes à New York) est un téléfilm américain réalisé par Boris Sagal, diffusé en 1976 avec Roger Moore (acteur britannique) et Patrick Macnee (acteur britannique) dans les rôles de Holmes & Watson.

Date de sortie initiale : 18 octobre 1976
Réalisateur : Boris Sagal
Société de production : 20th Century Fox Television
Scénario : Alvin Sapinsley
Bande originale : Richard Rodney Bennett

Distribution :
Roger Moore (VF : Jean Roche) : Sherlock Holmes
Patrick Macnee (VF : Roland Ménard) : Docteur Watson
Charlotte Rampling (VF : Brigitte Morisan) : Irene Adler
John Huston (VF : Jean Martinelli) : Professeur Moriarty

Synopsis :
19 – 22 mars 1901 – Londres : Sherlock Holmes arrive chez le Professeur Moriarty, un homme redoutable à la tête du crime organisé londonien. Le détective annonce à son ennemi qu’il a infiltré son organisation criminelle et que tous ses proches collaborateurs ont été arrêtés. Moriarty menace Holmes, mais se retient de le tuer.

L’homme machiavélique annonce qu’il va perpétrer en représailles le « crime du siècle », qui se déroulera sous les yeux du détective sans que celui-ci ne parvienne à l’arrêter, ce qui l’humiliera et le discréditera aux yeux du public.

De retour au 221B Baker Street trois jours plus tard, Watson informe Holmes qu’Irène Adler, devenue chanteuse de music hall à New York, va prochainement donner un récital. Holmes reçoit anonymement par la poste des tickets pour le spectacle, et s’inquiète qu’un lien existe entre les mauvaises intentions de Moriarty et Irène Adler : il décide donc de partir à New York avec Watson.

31 mars – 2 avril 1901 – New York : arrivés de l’autre côté de l’Atlantique, Holmes et Watson se rendent au théâtre où Irène Adler doit se produire le soir même.

Holmes apprend à son grand soulagement que la jeune femme ne semble avoir reçu aucune menace, mais il parvient à comprendre que c’est bien Moriarty qui a envoyé les tickets de spectacle à Baker Street.

Holmes et Watson se rendent le soir-même à la représentation mais le directeur du théâtre informe les spectateurs qu’Irène Adler ne pourra pas se produire.

Le détective, qui apprend l’adresse de la jeune femme, part immédiatement chez elle.

Anecdotes :

  • La voix française de Roger Moore est celle aussi de Nicol Williamson qui joua le rôle de Sherlock Holmes dans « Sherlock Holmes attaque l’Orient-Express ».
  • La voix française du professeur Moriarty joué par John Huston est celle de Perry Mason (Raymond Burr).

Ce que j’en ai pensé :
Chat échaudé craint l’eau froide… C’est donc avec circonspection (et non avec circoncision) que j’ai entamé le visionnage de ce téléfilm dont j’avais peu d’espoir qu’il terminasse au panthéon des films holmésiens.

Rappelez-moi de me coller des baffes pour être partie avec des préjugés et un jugement prédéfini, ce qui ne se fait pas…

Pas d’excitation non plus, mes loulous, on ne se trouve pas devant le summum des téléfilms holmésiens, mais face à quelques chose qui tient la route et qui se révèle moins pire que ce que j’avais pensé au départ.

Hormis quelques détails qui m’ont fait froncer les sourcils dans la scène de départ, pour la suite, c’était plaisant à voir et divertissant.

Commençons directement par ce qui m’a emmerdé tout au long du film :

  • La tronche de constipé du professeur Moriarty, avec ses bajoues de crapauds et sa voix digne du capitaine Mehrlicht ! Alors d’après Wiki, le doubleur est le même que pour Perry Mason, mais ce jour là, il devait avoir fumé des Gitane et des Johnson sans filtres car c’était rocailleux et horrible à souhait, comme s’il avait des glaires de coincé dans le fond de la gorge…

  • Moriarty est le Napoléon du crime, on est bien d’accord ?? Holmes est le roi du déguisement, on est toujours d’accord ? Mais de là à duper Moriarty en se déguisant en colonel Moran sans que celui-ci ne s’en rende compte, il y a un pas à ne pas franchir…
  • Moriarty cause trop ! Comme tous les méchants, il doit donner son plan, l’étaler et parler de la réalisation imminente de son crime du siècle, passé et à venir ! Rien de moins… On se demande même s’il ne va pas aller nous assassiner J.F.K ! Ah merde, non, nous sommes en 1901, 62 ans trop tôt !
  • Dans son bureau, Moriarty possède plus de pièges qu’Oncle Picsou ! Et presque les mêmes, en plus !
  • Le Watson campé par le Patrick Macnee de « Chapeaux melon et bottes de cuir » est limite débile, il ne capte rien, et n’a que peu de traits de lucidité. Durant tout son séjour à New-York, il regarde les américains comme des imbéciles sans savoir qu’il en est un lui-même, d’imbécile ! Et en prime, son boitillement le fait marcher comme un canard.

  • Nooon, Holmes ne va quand même pas se rendre à New-York en deerstalker et macfarlane ?? Ben si ! Et en plus, on lui fait fumer une pipe calebasse ! Même si l’histoire se déroule en 1901, cette pipe n’a pas encore été ramenée en Grande-Bretagne.

  • Heureusement, il ira au théâtre en smoking…

  • Je n’ai rien contre Roger Moore en Holmes, mais bon, parfois, il fait un peu trop du  James Bond, trop de Simon Templar, trop de Brett Sinclair… Trop de Moore, quoi ! mdr
  • Par contre, dans le noir, avec ses cheveux coiffés de la sorte, on dirait Benedict Cumbertbatch à certains moments…

Pour le reste, pas de remarques mesquines à faire, il y a de l’action, du mystère, deux enquêtes et Holmes est pris à la gorge, ne pouvant en résoudre une sous peine d’avoir la mort d’un enfant sur la conscience.

Et quel enfant en plus ! Non, je ne dirai pas qui est sa maman… Ni qui pourrait être son papa…

Charlotte Rampling fait une excellente Irene Adler, de la distinction, de la classe, elle et Holmes s’appelle par leurs prénoms, ce qui fait très choupi, mais à un certain moment, sa doubleuse doit avoir testé plusieurs versions du prénom de Sherlock car elle nous donne du Tcherlock, ce que je déteste et ce qui n’est pas juste.

Le jeu entre elle et Holmes est subtil, on se doute qu’il y a eu des choses entre eux, on se doute qu’il y en a toujours, ils parleront d’un voyage au Monténégro, leur deux, on imagine des choses coquines, mais on ne verra rien, dommage, mais tant mieux, dans le fond, parce qu’il y a plus dans leur non-dit que dans un long baiser qu’ils auraient pu se rouler.

Watson, hélas, est un débile mental profond, il ne voit pas ce que le téléspectateur comprend très vite, ou du mois, ce que nous soupçonnons aisément. Lui, c’est nada, on lui mettrait devant le nez qu’il ne comprendrait pas encore.

Dommage, parce que dans le film, il aura quelques moments de conducteur de lumière ou de boost pour Holmes qui se laisse abattre quand il comprend le piège de Moriarty.

Niveau bagarres, ce n’est pas le top, mais nous nous trouvons dans un vieux film, ce qui est normal, donc, que les scènes aient l’air d’être foireuses… Comme celles des courses-poursuites en fiacre…

New-York, comme la ville de Londres, n’échappera pas au nappes de brouillard, ça donne toujours une certaine ambiance, je trouve, même si elles flottent dans les airs comme des fantômes…

Au final, même si ce n’est pas le téléfilm du siècle, ça se laisse regarder avec plaisir, pour se divertir, c’est ce qu’il faut, on a deux enquêtes où Holmes devra se montrer plus malin que Moriarty, qui lui, a mis au point un plan machiavélique, qui, en cas de réussite, aurait vraiment été le crime du siècle et aurait placé le professeur sur un piédestal par rapport à Holmes.

Mais Sherlock Holmes est le plus fort ! Na.

À voir sans se prendre la tête, avec du pop-corn et un bon mojito !

On oscille donc entre :

Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine  et le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

 

Les enquêtes d’Alfred et Agatha – Tome 1 – L’affaire des oiseaux : Ana Campoy

Titre : Les enquêtes d’Alfred et Agatha – Tome 1 – L’affaire des oiseaux

Auteur : Ana Campoy (auteure espagnole)
Édition : Bayard Jeunesse (01/10/2015)

Résumé :
Si Alfred Hitchcock et Agatha Christie s’étaient rencontrés lorsqu’ils étaient enfants, quelles aventures auraient-ils pu vivre ensemble ?

Après avoir fait atterrir un avion de sa fabrication sur la perruque du poissonnier, le jeune Alfred se retrouve en prison, pour une nuit. Il y fait la connaissance d’un détenu, Victor. Le jeune homme clame son innocence et supplie Alfred d’aller demander de l’aide à Agatha Miller.

Dès sa sortie, le garçon se rend à l’adresse indiquée par Victor. Quelle n’est pas sa surprise de découvrir qu’Agatha a 10 ans, comme lui ! Et la fillette, qui a monté une agence de détectives, lui apprend que Victor, le jardinier ses riches voisins, est accusé de leur avoir volé des objets de valeur : des oiseaux en or, ornés de pierres précieuses…

Critique :
Si Alfred Hitchcock et Agatha Christie s’étaient rencontrés lorsqu’ils étaient enfants, quelles aventures auraient-ils pu vivre ensemble ?

Et bien maintenant, je sais quelles genres d’aventures ils auraient pu vivre, ces deux monstres, ces deux génies, ces maîtres du genre policier et du suspense à couper au couteau.

Vu qu’ils sont jeunes et que nous sommes dans de la littérature jeunesse, nous n’auront pas droit à une île où les convives disparaissent l’un après l’autre, ni à une scène avec un rideau de douche et une musique qui augmente le rythme cardiaque.

Sans révolutionner le genre des jeunes qui enquêtent (je suis blindée, j’ai lu toutes les aventures du Club Des Cinq en son temps), l’auteur nous propose néanmoins un roman qui plaira aux plus jeunes et qui reposera l’esprit des plus grands.

Non, ceci n’est pas le polar du siècle, ni même de l’année, encore moins du mois, ou de la journée, mais il se lit très vite, les doigts de pieds en éventail dans son fauteuil de jardin, un mojito à la main.

Le livre sera terminé que votre glace pillée n’aura pas encore entièrement fondu, c’est vous dire si ça se lit vite.

Évidemment, comme dans tout bon livre avec des jeunes qui mènent l’enquête, tout va toujours pour le mieux, même dans les pires situations, ils arrivent à résoudre des trucs que même la police n’y était pas arrivée, se sortent de toutes les pires situations, mais bon, souriez, c’est de la fiction pour les jeunes.

Par contre, il y a tout de même une incohérence avec ce qu’il se passe dans la volière, la nuit… Celui qui y pénètre se fait attaquer par les oiseaux. Hors, s’il y a une chose que je sais, c’est que la nuit, les oiseaux, ça dort !! La nuit, un oiseau, ça ne vole pas, et ça sait encore moins viser un humain pour l’agresser, sauf si la volière était remplie de rapaces nocturnes, mais ce n’était pas le cas.

En tout cas, ça donnera sans doute des idées de films au petit Alfred !

Anybref, même si on ne révolutionne pas le genre, ça se laisse lire avec l’esprit apaisé, tranquille, ça repose la tête après des nouvelles peu réjouissantes, tristes, commises par des imbéciles, ça peut aussi vous détendre après des romans particulièrement lourds ou oppressants.

Un agréable petit moment de détente avec deux personnages attachants, que tout oppose puisque si Alfred vit dans l’East End, Agatha, elle, vit dans une belle maison de riches, mais dont la soif de résoudre des mystères va faire naître une belle amitié.

Un chouette petit roman jeunesse qui met à l’honneur deux grandes figures anglaises, qu’elles soient de la littérature ou du cinéma et dont quelques clins d’œil à leurs ouvres sont disséminés dans les pages, avec une note en fin d’ouvrage pour celui qui les aurait loupé.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Polar Historique » de Sharon et le Challenge du « Mois Espagnol » chez Sharon (Mai 2017).

Sang maudit : Dashiell Hammett

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Titre : Sang maudit

Auteur : Dashiell Hammett
Édition : Folio Policier – Gallimard (2011)
Édition Originale : The Dain Curse (1929)

Résumé :
San Francisco, fin des années 20. Le détective de la Continental Op, le héros sans nom d’Hammett, vient enquêter sur un vol de diamant pour le compte des assurances et va interroger les victimes du vol, la famille Legget.

Il remarque quelques faits insolites comme le comportement erratique de la fille, Gabrielle, dont il découvre rapidement la dépendance à la morphine.

Notre détective met alors le pied dans une histoire dont il ne sortira pas indemne…

hammett-the-dain-curse-consulCritique :
Je me faisais une joie de retrouver le détective sans nom de l’agence Continental Op, celui qui avait si bien su tirer son épingle du jeu dans « Moisson Rouge » lorsqu’il devait s’attaquer à une ville gangrenée par la corruption et les bandits, celui qui avait regardé les cadavres s’empiler sous ses yeux…

Si ce fut une joie de suivre une de ses nouvelles enquêtes, je dois dire qu’après la première partie, l’intrigue est devenue tellement touffue que sa solution en est devenue alambiquée au possible.

Déjà que la résolution de l’énigme du vol des diamants n’était pas simple tant il y avait des contre-vérités ou des non-dits, mais bon, on s’en sortait sans tube d’aspirines.

On pense que tout est terminé, que notre détective va passer à une autre enquête, et bien non, on revient sur la première car il y a des faits nouveaux qui se produisent sous nos yeux ébahis.

Bon, notre brillant détective résout la seconde enquête et la migraine me guette parce que les éléments nouveaux intercèdent avec les anciens, ceux de la solution de la première enquête.

Troisième partie… et là je dis « non, faut arrêter de tout compliquer de la sorte et de remettre sans cesse en compte les résolutions des énigmes précédentes » !

— Pas maintenant, plaida-t-il. Plus tard, quand tu auras achevé ton récit, tu pourras l’agrémenter de tes « si » et de tes « mais », le déformer et le remodeler, le rendre aussi opaque, confus et incohérent que tu le voudras. Mais de grâce, achève-le d’abord pour que je me le représente au moins une fois dans son état d’origine avant que tu entreprennes de lui apporter des améliorations.

Dommage, parce que les personnages étaient bien travaillés, la Gabrielle était une jeune femme tourmentée, en proie à un passé sombre, trouble, et son caractère versatile en faisait un personnage qu’on aurait aimé baffer de temps en temps, surtout lorsqu’elle se croit victime de la malédiction du sang de sa famille.

« Tu es la fille de ma sœur lui jeta-t-elle, et tu portes la malédiction de cette âme noire et de ce sang corrompu dont elle, moi, et tous les Dain avons hérité ; tu es maudite par le sang de ta mère que tu as répandu sur tes mains alors que tu étais enfant ; et par cet esprit pervers et cette soif de drogues dont je t’ai fait cadeau ; ta vie sera aussi noire que l’ont été celle de ta mère et la mienne ; les vies de tous ceux que tu approcheras seront aussi noires que celle de Maurice l’a été (…). »

Il y avait tout pour faire un excellent roman noir, des énigmes, un vol mystérieux, le passé qui ressurgit, des mensonges, des non-dits, des demi-vérités, des personnages haut en couleur, mon détective sans nom, du sang, une secte, des spectres, mais au final, cela donne un truc trop lourd, trop gros, où les réponses sont sans cesse remise en question et où au final, on n’y comprend plus grand-chose.

Un bon départ, une bonne première partie et puis j’ai commencé à décrocher doucement avant de dévisser complètement dans la troisième partie et d’ouvrir grand mes yeux à LA révélation finale. Heu ???

Étoile 2,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (326 pages).

Lucky Luke – Tome 18 – À l’ombre des derricks : Morris & Goscinny

À l'ombre des derricks - lucky luke

Titre : Lucky Luke – Tome 18 – À l’ombre des derricks

Scénariste : Morris
Dessinateur : Morris

Édition : Dupuis (19)

Résumé :
Lucky Luke est appelé par le maire de Titusville pour faire régner l’ordre dans la ville qui fait l’objet d’une véritable ruée vers le pétrole.

Des puits sont creusés de toutes parts et certains esprits malveillants sont bien décidés à imposer leur loi pour s’enrichir et prendre le pouvoir.

Parmi eux, le méchant Barry Blunt, un ancien avocat sans scrupule qui veut récupérer tous les puits de pétrole de la région.

Mais Luke, nouveau shérif de la ville, va tout faire pour les neutraliser.

luckyluke_t18Critique : 
— Quelle est cette affreuse odeur ?
— C’est le parfum le plus délicieux de la terre ! c’est le parfum du pétrole !…

Hé oui, il n’y avait pas que les ruées vers l’or jaune qui fit courir les gens, il y a eu aussi celle de l’or noir qui les transforma véritablement en fous aussi.

Mais revenons en arrière, si vous me le permettez…

Parce que si vous avancez quand moi je recule, comment voulez-vous que je vous… explique !

1857, Titusville en Pensylvanie, à une époque où l’on méprisait le pétrole, ce truc noir et puant qui ne servait à rien et qui foutait en l’air les terres ou les puits dans lesquels il jaillissait.

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Un jour, on découvrit qu’il faisait un merveilleux combustible mais personne n’avait de technique infaillible pour le trouver, alors, on s’en référait au petit bonheur la chance pour le trouver.

Puis vint le colonel Edwin Drake qui inventa, pour le plus grand bonheur des petits vieux, l’inspecteur Derrick !

Oh, pardon, je me trompe de derrick ! Ce n’est pas l’ami policier des après-midis de nos chers petits vieux dont on parle ici, mais de la tour en charpente en bois montée au-dessus d’une installation de forage (nous sommes en 1859, pas encore de charpentes métalliques).

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Mais qu’est-ce que le colonel Drake venait d’inventer, là ?? Tout à coup, tout le monde devient fou et c’est la ruée vers l’Or Noir à l’Est !

— Avec mon compère, Billy Smith, en creusant notre puits, nous avons déchaîné l’enfer. Les gens ont perdu la raison ! Tout le monde cherche du pétrole, négligeant tout le reste ! Même l’eau commence à manquer dans la région ! Et on me surnommait « le fou » quand je suis arrivé. [Colonel Drake]

Un bordel monstre vient de naître et ce qui est décrit dans ces pages ne fait pas honneur au genre humain qui aurait tendance à régresser lorsqu’il a la possibilité de s’enrichir.

Évidemment, Goscinny et Morris ont choisi l’humour pour illustrer ces gens qui ne vivent plus que pour le forage et la découverte du pétrole : le maire ne se sent plus, le juge creuse et je juge plus, le shérif est parti prospecter, ne reste présent et sain d’esprit que l’adjoint du shérif qui lui n’aime que le whisky.

Niveau du méchant, on en a un qui est super en la personne de Barry Blunt, ancien avocat, homme roublard qui voudrait, non pas être calife à la place du calife, mais posséder tous les puits de pétroles des autres et pour y arriver, il ne lésinera pas sur les magouilles et les intimidations.

Pour contrebalancer le méchant qu’on ne peut pas récupérer, il y a son ancien homme à tout faire, Bingle et avec lui vont naître des comiques de situation tel le fait qu’après avoir voulu sortir de sa cellule, il ne voudra plus la quitter quand le pétrole jaillira pendant qu’il creusait un souterrain pour s’évader. Il ferait tout pour y retourner…

— Je suis un criminel endurci !!… J’ai de mauvais penchants !… Je battais mes petits frères !…[Bingle]

Si tout le reste n’est que fiction, l’invention du derrick par le colonel Drake est bien réel et la page explicative en début d’aventure nous donnera quelques explications sur ce phénomène qui pris une ampleur dingue, transformant de vertes prairies en champ de boue immonde.

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Encore un bel album qui parle d’écologie avant l’heure et de folie humaine, le tout avec humour.

À noter que je devrais acheter les nouveaux albums pour ne plus avoir ces couleurs merdiques qui colorisaient tous les paysages ou les personnages en une seule et même couleur !

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Ma page…

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Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur,  le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

Jerry Spring – Tome 1 – Golden creek : Jijé

Titre : Golden Creek                                                       big_3

Scénariste : Jijé
Dessinateur : Jijé
Édition : Dupuis (1955)

Résumé :
Les éleveurs sont à la recherche d’un groupe de mexicains qui volent le bétail.

Jerry Spring arrive de l’est pour épauler le shérif et arrêter les malfrats. Et si ces derniers n’étaient pas ceux que l’on croit mais une sombre organisation visant à s’approprier les terres en pourchassant des boucs émissaires ?

Une véritable chasse à l’homme est alors lancée dans les grandes étendues de l’ouest américain…

Critique : 
« Caramba, c’est raté » aurait pu dire le mexicain qui tenta de voler le cheval du gringo… Mais Ruby n’est pas un cheval qui se laisse monter par des cavaliers inconnus, lui, il ne tolère que Jerry Spring, son gringo de proprio.

Alors, d’un merveilleux coup de rein, il envoya le mexicain mordre la poussière.

Voilà comment une amitié a commencé entre Jerry Spring et Pancho, le mexicain qui avait fuit son ranch.

Des vaches ont été volées et les ranchman accusent les anciens vaqueros (cow-boy mexicain) d’y être pour quelque chose. Ils leur font la vie dure et les mexicains sont obligés de quitter leurs fermes. Jerry est en route pour aider le shérif.

Cette première aventure est pleine de bons sentiments : les gentils sont sans défauts, intelligents et bons comme le pain, quand aux méchants, ils cumulent les défauts que ça en devient exagéré. Mais c’est l’époque qui voulait ça (1955) et la très puritaine maison Dupuis.

Le dessin n’est pas encore aussi détaillé que dans les albums suivants, mais on sent bien qu’on aura affaire à autre chose qu’une bédé aux « gros nez ».

Malgré les bons sentiments et le happy end, l’auteur glisse tout de même des piques en direction des gens qui n’aiment pas l’autre et qui sont prêt à tout pour le rendre coupable.

Tir à la mitraillette aussi sur ceux qui n’hésitent pas à faire paître leurs troupeaux sur les terres laissées vacantes par les mexicains qui ont fui les représailles et dont les ranchmen pensent déjà à s’approprier. Tiens, donc, un air de déjà-vu !

L’enquête sur les vols de troupeau se résout assez vite (p27), Jerry Spring étant un véritable petit Sherlock Holmes en chaps, le Stetson remplaçant le haut-de-forme. Mais il faut aussi attraper le vilain pas beau !

La poursuite dans le désert m’a fait penser à celle que livra Lucky Luke avec le Docteur Doxey.

C’est aussi dans ce premier album que Jerry Spring rencontrera l’apache « Une seule flèche ».

Un album bourré de bons sentiments tels un fils pardonnant au meurtrier de son père et voulant le livrer à la justice… Sérieusement, moi, je livrerais l’assassin de mon père à la justice, mais après l’avoir découpé en morceaux (vivant) et frit dans des oignons !

Challenge « Le mois Américain » chez Titine, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez Cannibal Lecteur, « Thrillers et polars » de Liliba (2014-2014), « Polar Historique » de Sharon et le « Marathon Bédé » chez Chroniques Littéraires.

Jerry Spring est une série de bande dessinée franco-belge créée en 1954 par Jijé dans le n°829 du journal Spirou.

Elle met en scène Jerry Spring un cow-boy qui résout des problèmes dans l’Ouest américain.

Le scénario va être successivement assuré par Maurice Rosy, René Goscinny, Jean Acquaviva, Jacques Lob, Dubois, Philip, Jean Giraud et Festin.

Après le décès de Jijé, le dessin va être assuré par Franz le temps d’une histoire.

1. Synopsis :

La série se déroule à l’époque de l’Ouest américain sauvage.

Elle met en scène Jerry Spring, un cow-boy humaniste qui n’hésite pas à prendre parti pour les plus opprimés comme les Amérindiens ou les Noirs.

2. Historique :

Créée par Jijé en 1954 dans le n°829 du journal Spirou, la série est publiée régulièrement dans Spirou et les scénaristes vont se succéder, Maurice Rosy, René Goscinny, Jean Acquaviva, Jacques Lob, Dubois, Philip et Jean Giraud vont aider Jijé.

À partir de 1955 la série est publiée en albums par les éditions Dupuis. Après la mort de Jijé, la série est reprise en 1990 pour un ultime épisode par Franz au dessin et Festin au scénario.

3. Personnages :

Jerry Spring, le héros de l’histoire. Il possède un cheval rouge nommé Ruby et n’hésite pas à payer de sa personne pour défendre les opprimés.

Pancho, un Mexicain que Jerry Spring rencontre dès ses premières aventures, va devenir dès lors son plus fidèle compagnon. Il aime la sieste et la tequila.

Ric Hochet – Tome 4 – L’ombre de Caméléon : A-P Duchateau & Tibet

Ric Hochet 4 - Ombre Caméléon

Titre : Ric Hochet – Tome 4 : L’ombre de Caméléon      big_3

Scénariste : A-P Duchateau
Dessinateur : Tibet

Édition : Le Lombard (1966) 

Résumé :
Le journaliste détective Ric Hochet a décidé de réaliser un reportage sur les conditions de détention des condamnés. Pour ce faire, il s’immerge dans le milieu carcéral sous le contrôle de son ami le Commissaire Bourdon. Mais Ric est reconnu et doit participer de force à l’évasion de plusieurs détenus dont Pierrot Volcan alias l’inspecteur Manière alias le Caméléon.

Ayant abandonné le journaliste, les évadés s’évaporent dans la nature après avoir, par l’intermédiaire du Caméléon, défié les forces de l’ordre.

Commence alors une chasse à l’homme éprouvante dans laquelle les malfrats ont semble-t-il une longueur d’avance sur les enquêteurs. Pour sûr, cette situation ne peut perdurer puisque Ric en fait une affaire personnelle.

POLAR - RH Ombre caméléonCritique :
Ric Hochet en prison ?? Non ? Impossible ! Rhââ, dommage que le scénariste n’ait pas joué avec nos nerfs en nous le faisant croire vraiment… Il aurait pu insérer le passage où Ric Hochet demande au directeur à se faire enfermer en prison, en flash-back. Dommage, il a raté l’occasion de nous donner plus de sueurs froides.

En taule pour rédiger son article, tel un bon journaliste, Ric a un peu de mal à se faire accepter par ses deux collègues de cellule. Ils ne lui font pas confiance, normal, ils vont se la jouer comme les frères Dalton : évasion !

Ric se fait mettre au parfum – après quelques tests destiné à vérifier si son signe astrologique n’est pas « Balance ascendant Mouchard » – et notre ami s’évade avec eux…

Aie, aie, aie, le voici face à un ancien détracteur qu’il a côtoyé lors d’une affaire de détournement de dossiers secrets ! Et son ennemi, alias le Caméléon, semble à nouveau prêt à en découdre avec la police en cherchant à la ridiculiser sur des forfaits que le malfaiteur aura annoncés en public préalablement. Le matricule de Ric va chauffer !

Dans ce tome 4, bien que le Commissaire Bourdon tienne sa place de policier, il se fait berner et mener en bateau trop souvent.

La résolution de l’affaire  lui filera une fois de plus des doigts ! Notre journaliste détective est au top et comprendra les tenant et aboutissant de ces cambriolages grand guignolesques dont le Caméléon vient de réaliser à la manière d’un Arsène Lupin.

Duchâteau, le scénariste, s’amuse avec son lecteur en lui proposant une énigme où les pistes sont multiples et où tous les intervenants sont des bandits potentiels.

Le scénario est audacieux et il vaut mieux lire les albums dans l’ordre afin de ne pas obtenir l’identité du méchant vu dans le tome 1.

La première fois que je l’avais lu, j’avais été bluffée par l’histoire et, tel Bourdon et tous les autres, je m’étais fait prendre au piège.

Course-poursuites, foutage de gueule envers la police, cambriolages de haut-vol et sensations fortes avec  des cascades non doublées, dignes d’un Bébél dans ses jeunes années.

Les dessins sont clairs, de très bonne qualité, énergiques, Ric Hochet y est plus mieux que dans les plus récents.

Explications claires et précises, pas de folie comme dans certains tomes. Bref, un bon album.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014).

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CHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (1)

Rutland Place : Anne Perry [Charlotte et Thomas Pitt 5]

Titre : Rutland place

Auteur : Anne Perry
Édition:  10/18
Résumé :

Charlotte Pitt reçoit un message de sa mère, Caroline Ellison, car un objet compromettant qu’elle possède a disparu. En se rendant à Rutland Place, elle s’aperçoit que plusieurs autres choses se sont volatilisées dans le voisinage. De plus, Caroline se sent épiée.

Quand une femme est assassinée, Thomas Pitt entre en scène. Aidé de Charlotte et d’Emily Ashworth (qui fait son grand retour), il va tenter d’établir des liens entre les faits et d’éclaicir le mystère, malgré les réticences habituelles de la haute société à dévoiler ses secrets.

Chantage, empoisonnement, idylles, tout est réuni pour une nouvelle aventure des époux Pitt…

POLAR - Big BenCritique : 

Bien que l’héroïne sa prénomme Charlotte, nous sommes loin de l’univers enchanteur du dessin animé « Charlotte Aux Fraises ».

Retrouver Charlotte et son mari, l’inspecteur Thomas Pitt est synonyme d’une plongée dans le Londres assez glauque de l’époque victorienne où la femme aristocratique avait souvent le rôle de « sois belle et par pitié, tais-toi, ne parle que de chiffons avec les autres pendant que nous, les hommes, allons au club, à la City, aux putes ».

Non, non, ce temps là n’est pas tout à fait révolu de nos jours… Ma lecture du livre « LA Banque : comment Goldman Sachs domine le monde » m’en a apporté la preuve, les épouses des dirigeants, des associés et des employés sont priées de jouer le même rôle que ces pauvres dames anglaises.

Mais revenons à notre tasse de thé. Grâce à Charlotte et à un objet appartenant à sa mère (et auquel elle tient plus que tout), nous allons nous glisser dans les salons feutrés pendant l’heure du thé et grignoter des petits biscuits.

Ce qui, au départ, avait l’air d’une banale histoire de disparition d’objet disparate, débouchera tout de même sur une mort brutale.

Ne faisant que 310 pages, l’enquête est rapide et on a terminé l’affaire avant même d’avoir pu esquisser un baîllement poli durant les visites dans le beau monde de Rutland Place.

L’auteur s’amuse à nous lancer des pistes, des hypothèses et à les résoudre au fur et à mesure de l’avancée du livre, comme d’habitude.

Une fois de plus, bien que j’ai eu une pensée mal placée au sujet de deux personnage, j’étais encore en-deçà, la preuve que mon esprit n’est pas aussi noir et tordu qu’on pourrait le penser.

Ce fut une lecture rafraîchissante après une précédente qui était éprouvante, une immersion dans les arcanes de la société « aristocrato-bourgeoise » après celles de LA banque (Goldman Sachs), mais le dégoût de cette société dite « bien pensante et en col blanc » est bel et bien présent au final.

Ils dirigent le monde et la destinée des autres, se moquant bien au passage des petites gens qui crèvent, quelque soit l’époque ou le lieu.

Pourrait-on faire un grand trou et les foutre tous dedans autant qu’ils sont ? Non ? Dommage…

Ce titre laisse plus de place à Charlotte et à sa mère, au détriment de Pitt, ce qui est un peu dommage (juste un peu) mais c’était très plaisant à lire, une scène du livre est mémorable et en plus, je me suis laissée dupée par l’auteur avec grand plaisir.

Par contre, je ne sais pas ce que fument l’imprimeur, le traducteur ou autre parce qu’il y a une faute énorme au nom de famille du père de Charlotte : « Allison » (coquille) au lieu de « Ellison ».

Titre participant au Challenge « Thrillers et polars » de Liliba, au Challenge « Polar Historique » de Samlor, au Challenge « I Love London » de Maggie et Titine, à l’Objectif « PAL Noire à Zéro » de George et à « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur.