[Série] Whitechapel – Saison 3 & 4 : Une série qui s’est arrêtée avant d’être finie

Whitechapel est une série télévisée policière et dramatique britannique en 18 épisodes de 45 minutes produite par Carnival Films diffusée entre le 2 février 2009 et le 9 octobre 2013 sur ITV.

En France, la série est diffusée depuis le 18 décembre 2009 sur Arte et Paris Première.

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1. Distribution (Acteurs principaux) :

  • Rupert Penry-Jones : Détective Joseph Chandler
  • Phil Davis : Détective Ray Miles
  • Steve Pemberton : Edward Buchan
  • Sam Stockman : Détective Kent
  • Claire Rushbrook : Dr Llewellyn

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ITV commande ensuite une troisième saison en mars 2011 : six épisodes, constituée de trois intrigues de deux épisodes.

Le 24 septembre 2012, la série a été renouvelée pour une quatrième saison : six épisodes diffusée depuis le 4 septembre 2013.

whitechapel_3Ce que j’en ai pensé :
J’avais adoré les deux premières saisons et j’avais hâte de trouver les saisons 3 et 4.

Surtout pour retrouver l’équipe de policiers aux ordres du DI Chandler, homme rempli de TOC.

Revoir la gueule bougonne du DS Miles, l’air égaré de leur aidant, Buchan, véritable encyclopédie des crimes en série sur pattes…

À peine après avoir célébré la publication du livre de Buchan, l’équipe du DI Chandler se retrouve à enquêter sur la mort d’un SDF qui a été tué avec une méthode de torture remontant au 16e siècle.

Quand un second cadavre vient s’ajouter, une véritable chasse aux sorcières semble se dérouler à Whitechapel.

On commence fort pour la saison 3 !

Cette fois-ci, plus de copy cat célèbres (Jack et les frères Kray) comme pour les saisons 1 et 2, mais chaque fois une enquête résolue en deux épisodes : le premier met tout en place, le second la résout, tout en ajoutant des mystères dans les couloirs du commissariat de police, comme si un phénomène surnaturel y avait lieu.

Si l’atmosphère était lourde dans les deux premières saisons en raison des crimes, dans les deux dernières saisons, elle va être encore plus oppressante en raison des personnages qui vont tous se retrouver dans un état de nervosité difficilement contrôlable.

Même les plus pacifiques vont commencer à rentrer dans le lard de leur collègues.

Avec une nouvelle saison composée de trois affaires, Whitechapel va donc poursuivre avec son approche « historique » en y injectant une aura mystique.

La série, dans sa saison 4, a donc décidé de soulever des questions telles que : comment cela se fait-il qu’il y a des meurtres si particuliers, étranges et violents à Whitechapel ? Pourquoi les coupables qu’arrête le DI Chandler finissent-ils tous par trouver la mort ?

Pourquoi pas, après tout ?

J’ai trouvé que cela rajoutait une aura à la X-Files (mais diluée et sans le beau Fox des années 90) et que ces mystères allaient sans doute déboucher soit du fantastique pur et dur (le diable est caché dans ces murs) ou la logique implacable qui allait tout nous expliquer.

Moi, je suis pour ce genre de questions, ça pourrait être intéressant, même si on ajoute du paranormal (la vérité est ailleurs, on le sait) mais là où je m’insurge, c’est quand la série s’arrête à la fin de la saison 4 et qu’on n’en saura jamais plus sur ce qui motivait le Mal à opérer à Whitechapel !

De plus, les saisons 1 et 2 avaient développé une atmosphère oppressante, glauque, sordide, à l’aide de crimes horribles, où les interrogations surnaturelles étaient balayées d’un revers de la main.

Certes, les affaires qui vont occuper notre équipe dans les saisons 3-4 sont glauques aussi, vous aurez votre dose de psychopathes ou de gens dont la place est dans les ailes hautes sécurité d’un HP, mais le côté paranormal m’a appâté et au final, je n’aurai pas d’os à ronger !

On a quelques réponses, mais pas LA réponse finale… et ça me fait chier ! Ce genre de choses, ça vous déconstipe pour une semaine au moins tant j’ai râlé que Aubert puisse chanter dans ma tête ♫ Et voilà, c’est fini ♪ alors que moi je voulais savoir !

Ben, je le saurai pas ! Pas de saison 5 annoncée et je n’ai pas envie d’aller faire un tour à Lourdes pour la demander… Quoique…

Anybref !

La saison 3 de Whitechapel était intéressante, j’ai pris plaisir à tenter de trouver le coupable de ces crimes atroces et son modus operandi, mais pour certains, c’étaient hard…

Dans la saison 3, j’avais aussi apprécié toutes ces intrigues surnaturelles ou tout simplement bizarres et qui auraient dû se résoudre dans la saison 4.

Qui auraient dû… Purée, voilà que je me fais mal à moi-même en l’écrivant, tiens !

Enfin, au moins les crimes de ces deux dernières saisons étaient suffisamment noirs, glauques, remplis de fausses pistes pour mieux nous tromper et de tueurs psychopathes aux méthodes de malade afin de tuer leurs contemporains.

Les personnages étaient toujours aussi bien interprétés, ils bougeaient, changeaient de comportement, le DI Chnadler montrait un peu ses émotions, on apprenait plus sur l’origine de ses TOC, entre lui et le DS Miles, ça collait, il était un peu plus respecté…

MAIS, on aurait pu se passer d’une énigme de plus à savoir QUI orchestrait tout ce Mal à Whitechapel (sorcier, diable,… ou virus ?) si c’était pour ne pas la clore dans un ultime épisode de la saison 4.

Hormis ce bémol, suivre cette série, ses personnages hauts en couleur et ses enquêtes sanglantes fut un plaisir de fin gourmet.

Étoile 3,5

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Le DI Chandler torse nu pour le plaisir des yeux !

[Série] Ripper Street – Saison 3 : Une série à qui on a permis de continuer de t’éventrer !

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Ripper Street est une série télévisée britannique créée par Richard Warlow dont les deux premières saisons ont été diffusées du 30 décembre 2012 au 16 décembre 2013 sur BBC One.

Elle décrit le Londres des années 1889 dans le quartier de Whitechapel au temps de Jack l’Éventreur.

Dans un premier temps, le 4 décembre 2013, BBC annule la série après la 2e saison.

Interviewé le 7 janvier 2014 par la BBC, Matthew Macfadyen déclare que la série pourrait faire son retour.

Et, en effet, le 26 février 2014, Amazon Prime acquiert les droits de la série et produira une troisième saison, diffusée depuis le 14 novembre 2014 par le service.

Maintenant, nous en sommes à la 4ème saison !

Troisième saison (2014)

  1. Whitechapel Terminus
  2. The Beating of Her Wings
  3. Ashes and Diamonds
  4. Your Father, My Friend
  5. Heavy Boots
  6. The Incontrovertible Truth
  7. Live Free, Live True
  8. The Peace of Edmund Reid

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L’annulation de Ripper Street m’avait foutu en rogne. Comment, on me supprime MA série qui se déroule à Whitechapel juste après les crimes de 1888 ??

Mais l’annonce de son retour m’avait réjoui, tout en me faisant craindre que « retour » ne rime avec « foirage ».

Hé, ce ne serait pas la première ni la dernière fois qu’une série qui, après avoir arrêté, annonce recommencer et nous naufrage totalement le scénario, faisant même couler les bons moments.

Ouf, il n’en fut rien ! Ils ont changé un peu la série, sans doute pour lui donner un nouveau souffle et repartir correctement, tout en s’offrant le luxe de changer quelques idées ici et là. Et les changements furent bons.

Cette Saison 3, on la doit grâce à un partenariat entre Amazon et BBC afin de coproduire une nouvelle saison de 8 épisodes et je leur dis « MERCI » car j’adore cette série, les acteurs, ses atmosphères…

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La saison démarre quatre ans après la fin de la saison 2. Il y a donc eu des changements…

Le premier épisode de la saison était assez étrange, je dois dire. Bennet Drake a quitté la Division H pour redémarrer une nouvelle vie à Manchester. Il a gravi les échelons et est devenu Inspecteur. Sur l’ordre de l’Inspecteur-Chef Abberline, il est de retour à Whitechapel où les choses ont bien changé.

Pour un coup de poing, c’était un uppercut, un départ ainsi !

Mais la série devait trouver une façon de se renouveler, loin du spectre de Jack afin de nous proposer quelque chose d’intelligent.

Bien que, entre nous, j’aurais aimé qu’ils exploitent plus, dans la saison 1, les crimes de Whitechapel…

Finalement ce n’est pas du tout l’enquête de 1888 qu’ils nous proposeront dans la saison 1, mais plus ou moins les conséquences que cette histoire a eu sur le quartier, ses habitants, leurs rapports avec les flics.

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Anybref ! Je ne me plains pas, je trouve que la série a continué dans le bon sens pour nous offrir tout ce que l’on peut attendre de sa part.

Mon Inspecteur Reid chéri passe sa vie dans son bureau à amasser des infos sur les criminels avant de les classer dans ses archives… Il a changé, lui aussi…

Le Capitaine Jackson, le légiste et ancien de la Pinkerton, n’officie plus à la Division H non plus… Argh, mon beau capitaine ! Le voilà qui officie désormais en ville dans un cabinet privé.

Autre coup de tonnerre, Jackson et Susan ne vivent plus ensemble et Susan a repris les affaires de Duggan et gère l’Obsidian Estates.

Susan a aussi changé de profession mais se retrouve mêlée à une affaire sordide qui formera l’arc de la saison.

Quant à Rose, elle est devenue une véritable artiste et s’apprête à épouser un notable.

Ouf, ça déstabilise…

Tout a changé, on nage dans le brouillard puisque les cartes ont été redistribuées et je vous avoue que si le premier épisode était une claque, une surprise, il fut aussi éprouvant.

Les épisodes sont rythmés, nous en apprennent plus sur la vie du quartier, de la police, des personnages que nous suivons depuis quelques temps, déjà.

Nous avons des rebondissements, mais sans que cela ne devienne nauséeux. Non, ici, tout a bien été dosé. Pas de rebondissements juste pour dire qu’ils ont rebondit.

Pas de manichéisme non plus, dans la série. Les femmes ne sont pas des pauvres créatures sans défenses, mais possèdent des griffes et savent s’en servir, nom de Dieu !

Les hommes, quant à eux, ils sont fidèles à eux-mêmes sans sombrer dans la caricature facile du mec qui est maître chez lui. Non, le tout est bien travaillé. Juste.

Comme toujours, on abordera différents thèmes propre à cette époque (et qui nous sont contemporains aussi) tel le travail des femmes, le mariage, la liberté sexuelle, l’avortement, la contraception, le droit à l’enseignement, la politique,…

Tous sont toujours abordés avec élégance et finesse, jamais en éléphant dans un magasin de porcelaine.

Et les habits des dames sont magnifiques, même si je n’aurais pas aimé les porter en raison du temps qu’il devait falloir pour les enfiler ou les retirer… oups !

Quant au final, il aurait pu clore la série si jamais les contrats n’étaient pas renouvelés pour une saison 4. Prudents, les gars ! On ne sait jamais, si jamais on n’avait pas reconduit la série pour une saison 4, elle se terminait sans fin ouverte.

Finalement, cette nouvelle saison parvient à nous raconter quelque chose de différent, le tout fonctionnant en grande partie sur l’alchimie qu’il y a entre les membres du casting et au fait qu’ils aient mis les femmes en avant durant plusieurs épisodes, sans que cela sombre dans le porte nawak.

Whitechapel… ce fameux quartier londonien où des crimes atroces furent commis et où les gens vivaient dans une misère noire.

Misère des quartiers bien retranscrites dans les épisodes, les dédales tortueux des ruelles sombres, les indigents, les marchés où s’entasse toute la population en quête de meilleur.

Oui, ma critique de la saison 3 est bonne car ils ont fait évoluer les personnages, les ont travaillés, tout comme les scénarios ont été travaillés afin de nous proposer la même atmosphère, la même âme, mais en changeant tout de même de direction afin de ne pas nous proposer encore et toujours les mêmes choses, les mêmes trames.

Ces 8 épisodes qu’on nous a produit, c’était du petit-lait, un délice, et j’ai hâte de suivre avec la saison 4.

L’attente fut un peu longue, tant j’avais envie de voir la suite qu’ils allaient donner suite au final de la saison 3.

Le casting et les scénaristes sont suffisamment bons pour nous raconter encore tout un tas d’histoires différentes, à la fois policières, politiques, mais également romantiques car après tout, que serait cette série policière sans ses femmes ?

Tout cela laisse présager du bon pour la suite.

Étoile 4

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Hell Blade – Tome 1 : Je-Tae Yoo [MANGA]

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Titre : Hell Blade – Tome 1

Scénariste : Je-Tae Yoo
Dessinateur : Je-Tae Yoo

Édition : Ki-oon (2011) – Ceci est un manhwa (Corée du Sud et pas Japonais comme le manga)

Résumé :
Londres, 1888. La ville entière est plongée dans la peur depuis que Jack l’Éventreur rôde dans les ruelles mal famées de Whitechapel.

À la nuit tombée, il traque, assassine et mutile ses victimes avec une extrême férocité. Son macabre rituel se répète inlassablement, laissant les enquêteurs sans le moindre indice.

Mais les apparences sont trompeuses : bourreau comme victimes dissimulent un effroyable secret…

Un ballet gore et énigmatique, véritable réinterprétation du mythe de Jack l’Éventreur…

hell-blade-1458366Critique :
Quant on parle de réinterprétation du mythe de Jack l’Éventreur, c’est vraiment de la réinterprétation !

Londres, 1888, des femmes sont assassinées de manière violentes, des organes sont prélevés, la police piétine.

L’inspecteur Roy Johnson est sur l’enquête avec son collègue Herald et rien n’avance ! Jusque là, rien de neuf sur les pavés de Whitechapel.

Roy frouchelle aussi horizontalement avec Susan, une riche veuve, toujours sous la coupe de sa belle-mère et la vioque est plutôt violente.

Là où tout bascule, c’est lorsque Susan, en état de légitime défense, tue sa belle-doche et que son fiancé secret doit la sortir de là.

— Je suis persuadé que la vieille femme a été mise en pièces par un être humain ! Son meurtre suggère un mélange de remords, de doute et de peur … vous comprenez ?

La réinterprétation est totale, je vous le dis, le Jack que l’on connait, on l’oublie, on zappe tous les suspects qui ont, un jour, été considérés comme LE Jack.

Ici, rien à voir et entre nous, que ceux qui n’aiment pas le fantastique passent leur chemin parce que ce manhwa (qui se lit de gauche à droite, contrairement au manga) est orienté plein pot sur le fantastique.

Les couteaux utilisés par Jack The Reaper (Jack Le Faucheur) sont étranges, il utilise un flingue et n’a rien à voir avec l’idée que l’on se ferait du tueur de Whitechapel. L’idée du scénariste (qui est aussi le dessinateur) est même très bonne parce qu’inattendue.

Les dessins sont excellents, j’ai adoré cette ambiance de clairs-obscurs, les personnages sont intrigants peuvent nous réserver des surprises, de grosses surprises, même.

Tiens, au détour d’une page, j’ai croisé Sherlock Holmes ! Oui, un espèce de blondinet fumant la pipe. Et vu que j’ai revu le blondinet sur les couvertures des tomes 4 et 5, m’est avis que mon détective ne fera pas de la figuration dans l’affaire.

Âmes sensibles, s’abstenir quand même car c’est gore et violent.

Niveau personnages, les femmes sont mal barrées, pas à leur avantages et on toutes le même nez…

Niveau mecs, baraqués, remplis de muscles, sexy en diable, mais pour le moment, je ne me suis encore attachée à aucun. En espérant qu’ensuite ça change car c’est important, dans une histoire, de s’attacher à des personnages ou d’avoir des mystères autour d’eux.

Il y a deux choses qui m’ont déplu dans les dessins, dont une m’a énervé : lorsque l’on voit un document, un papier, un extrait de journal, dans les images, pas la peine d’essayer de le lire, on ne s’est même pas donné la peine d’écrire du texte dessus, c’est du Lorem Ipsum, autrement dit, on a utilisé un générateur en ligne de textes aléatoires.

Ce qui m’a prodigieusement énervé, par contre, c’est le fait que le dessinateur ne sache pas dessiner un cheval et ne prenne même pas la peine de vérifier sur le Net comment un harnachement se présente ! Le mors ? Pas besoin… Ok, à l’époque victorienne, on montait sans mors, comme en licol éthologique, sauf qu’ici, il a tout d’une bride normale sans mors, donc, sans frein !

Pire, un attelage, deux chevaux… Oukylè le timon entre les deux chevaux ?? Pas nécessaire, sans doute. Au fait, vos chevaux, dans une descente, ils retiennent comment la roulotte ?

Parce que le dessinateur nous a fait un harnachement sans le précieux avaloire ! Il a oublié aussi la croupière, la barre de fesses, les courroies de reculement, les anneaux de sellette pour les rênes. My god, les boulettes !

Et puis, à Londres, on roule en fiacre, en cab, en tout ce que vous voulez, mais la roulotte, ça fait un peu ♫ le gitan, le gitan, que tu ne connais pas ♪ (et on en revoit encore une dans le tome 2).

Anybref, on voit bien que je n’étais pas dans les parages quand il dessinait parce que je lui aurais expliqué deux ou trois choses sur les canassons, moi.

Une relecture du mythe de Whitechapel à la sauce fantastique, mais qui ne m’a pas déplu et comme j’ai acheté les 5 tomes directement, en occase, je vais pouvoir vous en parler durant tout le mois de juin car j’ai envie d’en savoir un peu plus sur l’affaire.

Vive le Mois Anglais !

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

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CHALLENGE - Mois Anglais 2015 SH

Nous ne sommes qu’ombre et poussière : Lyndsay Faye

Titre : Nous ne sommes qu’ombre et poussière

Auteur : Lyndsay Faye
Édition : Pocket (2015)

Résumé :
Londres, automne 1888. Les atrocités commises sur deux prostituées assassinées dans le quartier de Whitechapel vont convaincre l’inspecteur Lestrade de solliciter le célèbre spécialiste des affaires criminelles.

Qui mieux que Sherlock Holmes, aidé du Dr Watson, saurait traquer l’homme qui sème désormais la terreur parmi la population de l’East End ? Mais le grand détective ne sortira pas indemne de cette enquête.

Pour démasquer son insaisissable adversaire, dont le nom, Jack l’Éventreur, restera longtemps gravé dans les mémoires, il devra enfreindre bien des règles, briser les codes, et tenter de sauver sa vie autant que sa réputation.

Critique : 
Confronter Jack The Ripper avec Sherlock Holmes est un exercice des plus casse-gueule qui soit, puisque, quoique l’on décide, le détective ne pourra jamais revendiquer le fait de l’avoir attrapé.

L’identité de l’Éventreur doit rester un mystère pour le grand public…

Casse-gueule aussi car il y a un long moment entre les victimes Stride/Eddowes et la dernière, Mary Jane Kelly, et puis parce qu’on mélange réalité et fiction, aussi bien dans les faits que dans les personnages. Bref, l’auteur marche sur une corde raide, sur le fil du scalpel (oserais-je dire ?).

C’est donc toujours avec de la crainte mêlée d’envie que j’ouvre ce genre de roman qui réuni deux personnages qui ont marqué leur époque commune, de différente manière, cela va de soi.

Si « Duel en enfer » de Bob Garcia m’avait déçu, il n’en fut rien avec ce pastiche de Lyndsay Faye qui tient la route dans tous les sens.

Reprenant les faits qui ensanglantèrent l’automne 1888, elle y a introduit les personnages de Conan Doyle avec brio. Watson a bien son côté protecteur, l’ami qui est prêt à tout pour seconder Holmes et un détective un peu froid, prêt à tout pour résoudre une enquête, sauf à mettre en danger son ami. On sent bien leur amitié profonde dans ce pastiche qui possède une petite dose d’humour.

— Holmes, elle a reçu vingt coups de couteau.
— Et votre expertise médicale inattaquable est qu’un seul aurait suffi.
— Ma foi, oui, répondis-je avec hésitation.

Quand à Lestrade, il est fidèle à lui-même, venant quérir l’aide de Holmes, ne le croyant pas toujours, tenace comme un bouledogue, s’envoyant des piques tout deux, mais l’inspecteur n’est pas dupe, il sait ce que le Yard doit à Holmes…

— Lestrade, je dois vous féliciter car votre hypothèse ne va à l’encontre d’aucun des faits connus. Malheureusement, elle échoue lamentablement à les valider tous pris globalement. Mais vous avez commis une erreur pire encore, mon bon ami, car votre théorie présente des points délicats.

— Je peux vous assurer, Watson, que si Scotland Yard devait me rembourser le temps perdu sur des indices fichus en l’air à cause de leur négligence ou de leur manie de l’hygiène, je pourrais sans problème prendre ma retraite sur l’heure.

Les temps d’attente entre deux crimes ne sont pas ennuyeux, Sherlock Holmes et John Watson sont bien campés – même si aucun auteur ne sera Conan Doyle – et la ville de Londres aussi, bien qu’ici nous ayons surtout arpenté ses bas-fonds, ses ruelles sombres, sales où s’entassent la misère humaine et une fumerie d’opium.

— Pour vivre dans ce quartier, commenta Holmes, il faut soit fermer les yeux, soit intégrer l’élément criminel. Regardez cette rue, Flower and Dean – c’est un des endroits les plus dangereux au monde –, et nous ne sommes pas dans les contrées sauvages de l’Afrique mais à quelques kilomètres du lieu où vous et moi accrochons si paisiblement nos chapeaux.

Sans entrer trop dans les détails des problèmes liés à l’enquête (tels les chiens pisteurs, Warren qui s’en prit plein la gueule et la Reine qui intervint pour éclairer Whitechapel à coup de réverbères) ou de la misère noire qui régnait dans ces quartiers, l’auteur se concentre sur Holmes qui mène l’enquête et sur la presse qui publiait tout et n’importe quoi pour vendre leurs torchons.

— Watson, si on devait condamner les journaux chaque fois qu’ils font des spéculations, toute la presse anglaise aurait bientôt mis la clé sous la porte.

Du suspense, du mystère, une enquête pas facile, des déductions, de l’amitié, des fausses-pistes, des bâtons dans les roues, des ruelles sordides, des mano à mano, des balles, des guet-apens, des coups de couteau qui vous larde la chair, des tripes répandues, des erreurs de Holmes qui n’était pas infaillible (il est humain) et une auteure qui nous emmène vers une solution finale tout à fait plausible.

— Tout en morceaux ! sanglota le gosse. Tout ce qui devait être dedans était dehors…

Un roman que l’on repose sur la table avec un pincement au cœur, quittant deux vieux amis de plus de 27 ans, en ce qui me concerne.

Un excellent pastiche qui ravira les holmésiens (il cherchera les références canoniques) et les amateurs d’enquête policières.

— Mais c’est une erreur fatale, un péché impardonnable, que de vouloir plier les faits pour valider une théorie, plutôt que valider sa théorie en s’appuyant sur les faits.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le « Challenge US » chez Noctembule (auteur américaine), le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et « A year in England » chez Titine.

Étoile 4

Le Mois Anglais is dead for one year… See you tomorrow – I’ll be back !!

CHALLENGE - Mois Anglais 2015 Minions - OKCHALLENGE - Mois anglais 2015 flag

♫ Voilà, c’est fini
Nos deux mains se desserrent de s’être trop serrées ♪
♪ La foule nous emporte chacun de nôtre côté
C’est fini…hum c’est fini ♫
[Voilà C’est Fini – Jean-Louis Aubert]

Ben oui, le Mois Anglais est terminé et j’oscille entre le burn-out – pour le boulot abattu durant le mois – et la déprime – parce que c’est terminé !!

Je remercie les trois gentilles organisatrices Titine, Lou et Cryssilda pour leur super challenge dont c’était ma troisième participation.

Pour rappel, ma première participation (2013) le fut à l’insu de mon plein gré puisque Titine, sans se douter le moins du monde qu’elle ouvrait la porte de la bergerie au loup, m’avait inscrite d’office parce que je n’avais pas envie de participer…

Juste pour l’ennuyer, j’avais sorti la grosse artillerie : 36 billets en juin 2013 !

Lors de ma deuxième participation (2014), ce n’est pas moins de 62 billets pour le Mois Anglais de juin 2014 que j’avais posté.

Allais-je faire mieux ? Non, impossible, je n’étais pas en récup, pas en vacances annuelles non plus durant mon adoré mois de juin, donc : pas de folie, mais fallait que je fasse mieux que 2013…

Pari réussi ?

Après 378 tasses de café serrés, des litres et des litres de thé, des tas de cafés glacés, des massages des épaules et des doigts par Chouchou car, à force de pianoter, j’avais des crampes, après des heures d’affalement dans le canapé pour visionner (ou revisionner) des films, des séries et après des heures de lecture dans les transports en commun et bien tard le soir, je peux vous dire ceci : JE SUIS MORTE !!

11707540_1770004986559219_2368948373760653226_nMais je suis contente d’avoir participé afin de pourrir la vie de ma Titine !

Ce que je voulais lire (liens et noté dans ordre de publication ) et ce que j’ai ajouté en cours de route et qui n’était pas prévu (+) : 41 fiches dont 15 romans !

  1. Black Butler – Tome 17 : Yana Toboso [Manga]
  2. Bryanston Mews : Anne Perry [LC – ROMAN]
  3. La nuit de l’Éventreur : Robert Bloch [ROMAN]
  4. Black Butler – Tome 18 : Yana Toboso [Manga]
  5. Am Stram Gram : M. J. Arlidge [ROMAN]
  6. Imitation Game : Morten Tyldum [FILM]
  7. Enquêtes de Sherlock Holmes : Komusubi Haruka [Manga]
  8. Sherlock HolmesVolume 1 : Ishinamari / Ishikawa [Manga]
  9. Meurtre à Oxford : Tessa Harris [ROMAN]
  10. Les tragédies du ghetto : Zangwill [ROMAN]
  11. Le crime était presque parfait : Film d’Alfred Hitchcock [FILM]
  12. Les énigmes de Sherlock Holmes : Dr John Watson [Jeu]
  13. Sherlock Holmes – De Baker Street au grand écran : Natacha Levet [Étude]
  14. Sherlock Holmes : Filmographie [ARTICLE] (+)
  15. The Hound Of The Baskervilles (1959) : de Terence Fisher [FILM]
  16. Whitechapel : Sarah Pinborough [ROMAN]
  17. Rebecca : Daphné du Maurier [LC – ROMAN]
  18. Elephant Man : Film de David Lynch [FILM]
  19. Les oiseaux : Daphné du Maurier [ROMAN]
  20. Sherlock Holmes – Granada : The naval treatry [Série]
  21. Le dico Sherlock Holmes : Baudou / Gayot [Étude]
  22. Le secret de la pyramide : de Barry Levinson [FILM]
  23. Sale temps pour le pays : Michaël Mention [ROMAN]
  24. Sherlock Holmes – Détective consultant : Bastardi-Daumont [Étude]
  25. Jack l’Éventreur, affaire classée : Patricia Cornwell [LC – ROMAN]
  26. Qque chose de pourri au royaume d’Angleterre : Cook (II) [ROMAN]
  27. Sherlock Holmes – Granada : The solitary cyclist [Série]
  28. The Hound of the Baskervilles (1972) : de Barry Crane [FILMS] (+)
  29. La dernière victime : Emmanuel Ménard [ROMAN] (+)
  30. Whitechapel – Saison 2 [Série]
  31. 1974 : Davis Peace [ROMAN]
  32. Les abeilles de Monsieur Holmes : Mitch Cullin [ROMAN] (+)
  33. Sherlock Holmes – Granada : The copper beeches [Série]
  34. La vie privée de Sherlock Holmes : Film de Billy Wilder [FILM]
  35. Sherlock Holmes – Granada : The greek interpreter [Série]
  36. S.H attaque l’Orient Express : de Herbert Ross [FILM]
  37. Lundi mélancolie : Nicci French [ROMAN]
  38. Jack l’Éventreur sur la toile : ça déchire ! [ARTICLE] (+)
  39. Jack The Ripper : de Jesús Franco (1976) [FILMS] (+)
  40. Les mystères de Londres : de Rachel Goldenberg [FILMS] (+)
  41. L’Inconnue de Blackheath : Anne Perry (+)

Ceux que je voulais lire mais que je n’ai pas su :

  1. 1977 : David Peace [ROMAN – NON LU]
  2. Rouge ou mort : David Peace [ROMAN – NON LU]
  3. Une étude en soie : Emma Jane Holloway [ROMAN – NON LU]
  4. Un nom pour l’Éventreur : Russel Edwards [ROMAN – NON LU]
  5. Sombre mardi : Nicci French [ROMAN – NON LU]
  6. Maudit mercredi : Nicci French [ROMAN – NON LU]
  7. Terrible jeudi : Nicci French [ROMAN – NON LU]
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— Non, Sherlock, le english month est terminé !! — Damned ! Déjà ??

Bon, ben, c’est pas tout ça, mais là, je pense que je vais prendre un peu de repos parce que le mois anglais, ça use !
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[Série] Whitechapel – Saison 2 – Le retour des frères Kray (2010)

Whitechapel-saison21. Synopsis                                                                                        big_3-5

Chandler, travaillant officiellement à Whitechapel avec Miles, McCormack et Kent, se voit rarement affecté à de gros dossiers suite à leur échec face au copycat de Jack l’Éventreur. Une situation qui n’est pas aidée par le fait qu’il n’y a pas de meurtres dans le quartier. Rapidement pourtant, un corps est retrouvé dans la Tamise, et une série attaques suivant ce crime vient faire écho aux actes commis par les frères Kray dans les années 1960 …

s7488_image_38008-cropCe que j’en ai pensé :
Après avoir dévoré la saison 1 l’année dernière, je me suis mise en quête de la saison afin de voir ce que les scénaristes nous réservaient. Difficile de trouver mieux que l’Éventreur, le challenge était donc élevé.

Le générique nous propose une belle mise en bouche avec des vieilles images des quartiers populaires de Londres.

Le beau blond, le DI Chandler souffre de l’inertie dans laquelle il est plongé, lui et son équipe et de ce fait, le premier épisode est un peu lent à se mettre en place, comparé au premier de la saison 1 où on plongeait direct dans l’action avec un crime ressemblant à ceux de jack l’Éventreur.

Malgré tout, j’ai retrouvé du plaisir à revoir cette fine équipe qui s’entend un peu mieux… enfin, presque !

Avantages et inconvénients de cette série, c’est qu’elle ne fait que 3 épisodes.

Pas de risque de s’enliser durant une éternité, mais petit problème, c’est parfois trop court pour mettre tout en place.

Lorsque nous avons affaire à un copy-cat de Jack, tout va très vite, mais lorsque nous sommes dans de la corruption et la pègre, ça met un peu plus de temps.

Le second épisode est plus mieux car il démarre vraiment la saison 2 après un épisode 1 qui avait l’air de se chercher et d’avancer à tâtons dans le noir. Les frères Krays avaient tout du cheveu dans la soupe en matière de copycat, comme si les scénaristes n’y croyaient pas vraiment eux-mêmes.

Les frères qui ?? Ouvrons une petite parenthèse culturelle…

Les frères jumeaux Ronald « Ronnie » Kray (24 octobre 1933 – 17 mars 1995) et Reginald « Reggie » Kray (24 octobre 1933 – 1er octobre 2000) étaient des gangsters anglais originaires du quartier de Hoxton à Londres, et de grands noms du crime organisé dans l’East End de Londres dans les années 1950 et 1960. On suppose que Ronald souffrait de schizophrénie paranoïde.

Avec leur gang, « The Firm », les jumeaux Kray ont commis des braquages à main armée, incendies, rackets, agressions, et les meurtres de Jack « The Hat » McVitie et George Cornell. Craints et respectés dans leur milieu, ils sont devenus si célèbres qu’ils ont eu droit à une interview télévisée.

En parallèle, ils étaient gérants de boîtes de nuit et ont ainsi fréquenté des célébrités. Ils finirent par être arrêtés en 1968 et condamnés à la prison à vie en 1969.

La légende des frères Kray a marqué durant des années le quartier de Whitechapel. Ce qui les rendait effrayants était la démence de Ronnie, les actes de violence, leur popularité mais surtout le fait qu’ils tuaient eux-mêmes, la plupart du temps.

Ronnie Krays a dit, dans une interview : « C’étaient les plus belles années de notre vie. Ils appelaient ça les « Swinging sixties ». Les Beatles et les Rolling Stones gouvernaient la pop, Carnaby Street gouvernait le monde de la mode… Et mon frère et moi gouvernions Londres. Putain, on était intouchables… » (Science de la déduction).

Fin de la parenthèse culturelle.

Dans le deuxième épisode, on sent que les scénaristes contrôlent la situation et ils nous scotchent devant notre écran en nous faisant rencontrer Jimmy et Johnny Kray, qui se présentent comme les descendants d’un des frères Krays.

Aaaah, maintenant, on la sent mieux, la menace ! Elle est tangible, elle a un visage, non, deux, puisque ce sont des jumeaux.

Le premier épisode nous montrait les résultats de ces menaces avec des personnes mutilées qui n’osaient pas témoigner, mais le tout était brumeux et nos policiers n’avaient pas l’air de croire Edward Buchan, le spécialiste des tueurs, alors que ce dernier les avaient bien aidé pour Jack The Ripper.

L’avantage de Jack, c’est qu’il est plus facile à ressusciter que les frères Krays qui sont moins connus que l’autre, de ce côté-ci du Channel.

Niveau personnages, on est au top, Ray Miles est toujours aussi hargneux, le chef Chandler toujours aussi « je souffre de TOC mais je me soigne pas » et la petite bande de flics aura du pain sur la planche avec ce vent de corruption qui souffle sur la police. À qui faire confiance ou pas ?

Le troisième et dernier épisode est rempli de tension, de peur, de suspense, de joutes entres nos policiers et les deux malfrats.

Le final m’a scotché à mon fauteuil et je ne savais pas si je devais rire ou avoir peur lorsque j’entendis un des frères Krays appeler sa mère pour lui demander une confirmation. Il y avant, dans la voix de ce grand caïd, celle d’un petit garçon apeuré et quoi voit ses joujoux enlevé de ses mains.

Par contre, les amis, j’avais trouvé le traître bien avant vous ! Rien qu’à sa gueule, tiens.

Verdict ? Début un peu poussif, l’air de se chercher, l’air de se demander comment on va faire intervenir Edward Buchan, le type spécialisé dans les tueurs (et surtout dans Jack), choisissant de l’imposer, presque, pour finalement retomber sur ses pieds dans les épisodes 2 et 3, justifiant pleinement la présence de cet hurluberlu qui en a tout de même sous le bob.

Des personnages qui évoluent et de la tension tout plein sur la fin. Malgré tout, un peu en deçà de la saison 1.

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La dernière victime : Emmanuel Ménard

Titre : La dernière victime                                                         big_3-5

Auteur : Emmanuel Ménard
Édition : Le masque (1992) CyLibris (2002)

Résumé :
Le 31 août 1888 débute dans les bas-fonds de Londres, dans le quartier de Whitechapel, une des plus célèbres affaires criminelles au monde.

En l’espace de quelques mois, la mort de quatre prostituées, retrouvées horriblement mutilées, fait surgir la figure diabolique de Jack L’Éventreur, la terreur de l’East End, dont l’identité est encore à ce jour demeurée mystérieuse.

Depuis cet automne de 1888, les hypothèses les plus folles se sont succédé… Complot franc-maçon, rejeton royal sombré dans la folie, médecin de la reine cherchant à venger la mort de son fils syphilitique, toutes les pistes ont été suivies…

Sans résultat, et pour cause, ainsi que vous pourrez le découvrir ici en côtoyant tous les acteurs de ce drame, du chef de la police londonienne, sir Charles Warren, à un jeune auteur de romans de détection, un certain médecin du nom de Conan Doyle…

Critique : 
The return of Jack The Ripper ! ♫ Tonton Jack est revenu ♫ Du sang, des viscères, comme on en avait jamais vu ♪

Non, non, il n’est pas « revenu » au sens premier du terme, c’est juste moi qui ait lu beaucoup sur lui ce mois-ci, dont un pas plus tard que le lundi 15 juin.

Là, je suis contente de ma lecture, pas de dégommage de roman en règle, pas de tir au bazooka sur un auteur qui tenterait à l’aide d’hypothèses foireuses ou capillotractées de nous faire croire que l’affaire est classée car il (elle) l’a résolue.

Nous sommes face à de la fiction, mais avec des personnages connus puisque nous croiserons Arthur Conan Doyle, médecin écossais qui a écrit un roman avec une sorte de détective appelé Sherlock Holmes (marchera jamais, mdr), le fameux incompétent Sir Charles Warren (chef de la police de Londres), l’inspecteur Abberline, Sa Très Gracieuse Majesté, etc.

— Ce général Warren, fit Elizabeth, tout gentleman qu’il est, me paraît fort incompétent.
— Je ne suis pas d’accord, s’écria Hallward émergeant de son mutisme. Warren n’a rien d’un gentleman.

Ici, les descriptions des meurtres, tout en étant véridiques, sont tout de même édulcorées, vous ne devrez pas lire les rapports d’autopsie (zut alors), ce qui fait que les âmes sensibles pourront le lire sans défaillir.

Les descriptions de l’East End ne sont pas détaillées comme dans les autres romans qui avaient tout du roman noir, mais l’accent est plus mis sur la psychologie des gens.

Nous avons tout d’abord le reflet des mœurs et des pensées de l’époque : pas de femmes dans la police; les meurtres ne peuvent être que des actes d’étrangers, jamais un anglais de ferait ça; le colonialisme, c’est bon pour les peuples parce qu’ils faut bien les civiliser, ces sauvages; quand à l’esclavage, c’est pas mauvais pour la santé, enfin !

Sans oublier que tous ces gens bien pensant des beaux quartiers se fichaient pas mal des gens qui vivaient dans « l’abîme » (l’East End), étaient tout à fait d’accord et heureux lorsque Sir Charles Warren fit charger 20.000 chômeurs par les policiers, déclenchant un Bloody Sunday…

Les gens riches et aisés se moquaient bien de la misère noire qui régnait dans certains quartiers et après deux meurtres sanglants, les voilà qui veulent jouer les bons samaritains. Hypocrisie, quand tu nous tient.

—[…] Depuis la mort de Mary Nichols, tout le monde, et notamment les gens aisés de Londres, s’aperçoivent que durant des années, ils ont côtoyé avec un mépris souverain une misère noire qui les dérangeait parce qu’elle était devant leur porte. Et pour rattraper des décennies d’hypocrisie, tout le monde s’émeut brusquement, clame la misère de l’East End, et veut apporter son écot pour améliorer la situation de Whitechapel. Ceux là même qui applaudissaient Warren quand il fustigeait « la racaille » sont les premiers à vouloir jouer les bons samaritains. Quel qu’ait été le but de Jack l’Éventreur, il aura au moins réussi à nous ouvrir les yeux sur la situation de l’East End ! D’après mon ami, tel a peut-être été toujours été le mobile de l’assassin.

Avec un style tout ce qu’il a de plus classique dans l’écriture, l’auteur nous entraine dans les rues de Whitechapel ainsi que dans l’enquête sur le fameux Jack menée par un pair du royaume : Lord Edward Ashley.

Œuvre de fiction, donc, pas de coupable ayant une existence réelle, mais tout de même bien trouvé. J’ai entrevu la vérité peu de temps avant Edward et je me suis demandée comment l’auteur allait meubler les 60 dernières pages.

Pas de panique, elles furent bien meublées et j’en suis restée ébahie. Purée, c’est vache un coup pareil mais bien pensé. Juste un léger bémol : tenir autant de gens dans le secret n’est pas très réaliste parce que les gens, ça parle !

Mention très bien pour un blackmailer qui, malgré toute ses exactions m’est resté sympathique jusqu’au bout.

Un bon roman fictionnel sur Jack The Ripper, sans trop de sang ou de boyaux, sans les théories fumeuses habituelles, avec une enquête bien ficelée, brillante et des personnages sympathiques et réels (pour certains).

Ça fait du bien après les spéculations orientées de madame Patricia Cornwell…

Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle (Prix du Roman Policier du festival de Cognac 1992) et le Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda.

Jack l’Éventreur – Affaire classée – Portrait d’un tueur : Patricia Cornwell [LC]

9782253090311Titre : Jack l’Éventreur – Affaire classée – Portrait d’un tueur

Auteur : Patricia Cornwell                                                               big_1-5
Édition : Le Livre de Poche (2004)

Résumé :
Entre les mois d’août et novembre 1888, au moins sept femmes furent assassinées à Londres dans le quartier de Whitechapel.

La nature effroyable de ces meurtres provoqua la panique et la terreur dans l’East End, et donna naissance au surnom qui allait devenir synonyme de serial killer : Jack l’Éventreur. Pendant cent quinze ans, ces meurtres ont constitué une des plus grandes énigmes criminelles du monde.

C’est lors d’une visite à Scotland Yard, en mai 2001, que Patricia Cornwell s’est intéressée à « l’affaire » Jack l’Éventreur et à la personnalité ambiguë et inquiétante de Walter Sickert, un peintre impressionniste britannique célèbre à la fin du XIXe siècle.

Très vite, elle a eu l’intime conviction que Sickert et l’Éventreur ne faisaient qu’un. Après avoir mis en piste les plus fins enquêteurs et experts en médecine légale, l’auteur nous livre les résultats de son enquête et, comme un véritable témoin à charge, présente ses preuves.

Grâce à sa connaissance des enquêtes criminelles, à l’étendue de sa documentation et à ses talents de romancière, Patricia Cornwell reconstitue l’arrière-plan de cette sinistre affaire : l’Angleterre à l’époque victorienne.

Patricia Cornwell réussit un véritable thriller, avec une parfaite maîtrise et une conviction sans faille.

La critique de ma binôme Stelphique se trouve sous la mienne…

crimechatiment12Critique : ♫ Si j’avais un scalpel, je découperai le livre ♪ Comme Jack The Ripper, ♫ Je prélèverais des morceaux ♫ Oho Et j’en jetterais au feu ♫ Ou les mettrais dans les W.C ♫ Pour pouvoir m’essuyer, les jours où j’ai plus rien ♫ Ohoho, ce serait le bonheur ♪

Oui, hérésie que de couper dans un livre, mais j’ai une envie folle de lui briser l’échine et, aidée d’un scalpel, d’ôter tous les passages qui m’ont énervés prodigieusement : tout ce qui a trait à Walter Sickert, en fait !

Patricia Cornwell a décidé que c’était lui et que l’affaire était classée. Elle l’a même fait noter sur la couverture. J’t’en foutrai moi, des affaire classée !

Durant ma lecture, j’ai sauté les nombreux paragraphes consacré à ce peintre car c’est vraiment une bio indigeste et là, zapping.

Avant même de l’ouvrir, je savais très bien que « Jack l’Éventreur, affaire classé, portrait d’un tueur » de Patricia Cornwell sentait le souffre (et pour beaucoup d’autres aussi, notamment les Ripperologues qui l’ont crucifiée).

Autrement dit, il n’était pas question que ce roman, oscillant entre biographie, enquête orientée et témoignages fasse un jour son entrée dans ma bibliothèque.

Pourquoi ? Parce que je savais que Patricia Cornwell avait interprété les faits pour les faire coïncider avec sa théorie et qu’il était flagrant que son enquête n’avait pas été partiale du tout.

Hors, Sherlock Holmes l’a bien dit « C’est la théorie qui doit coller avec les faits ». Parce que bâtir des théories avant d’avoir les données est une erreur monumentale : insensiblement on se met à torturer les faits pour qu’ils collent avec la théorie.

Et pour Patricia Cornwell – qui retrace tout de même avec précision et minutie ces meurtres – le coupable ne peut être qu’un seul homme : Walter Sickert, ce peintre renommé qui n’a pas d’alibi pour les meurtres commis en 1888 (comme 99,99% des habitants de Londres). Pour elle, il EST Jack The Ripper. Point barre.

Sickert ? Bio exprès : peintre, aussi beau qu’amoral – au sens victorien du terme – réputé pour son cynisme, pour sa passion des déguisements, des pseudonymes, des barbes postiches, pour sa manie d’errer des nuits entières dans les quartiers mal famés ainsi que pour les ateliers secrets dans lesquels il se livrait à des activités plus ou moins louches. Le profil type, quoi !

Ses thèmes de prédilection dans ses peintures peuvent aussi prêter à suspicion : les prostituées, les cadavres, les hommes menaçants penchés sur de faibles femmes et même… Jack l’Éventreur ! Rhôôô, on se rapproche là !

Mais jusqu’à ce que Patricia Cornwell ne lui tombe sur le paletot, le Walter  n’était qu’un nom sur une looooongue liste de candidats éventuels. Et pas dans le peloton de tête, en plus…

Le duc de Clarence, casaque jaune, toque noire, galopait en tête de liste, talonné par les francs-maçons, casaque rouge, toque verte, menant un train d’enfer avec les yearling Aaron Kośmiński et John Pizer. Avec quelques petits dépassement, de-ci, de-là. Sans oublier le vieux canasson de retour : Sir William Gull, médecin de la Reine Victoria.

Alors, pourquoi ai-je lu ce roman, moi qui ne voulait pas le voir trôner sur mes étagères ?? Parce que l’on me l’a donné…  Ben oui, merde alors. Je me suis dit qu’il serait peut-être temps que je l’analyse afin d’avoir la preuve, noir sur blanc, de ses boniments et de la torsion de la vérité. Quitte à ce que je finisse avec une distorsion d’intestins. Et puisque ma binôme de Lecture Commune était prête à faire l’indigestion avec moi… GO !

Revenons à nos moutons, ou notre peintre. Comment la mère Patricia a-t-elle pensé à lui ?? Bêtement en étant invitée à Londres et en discutant avec un inspecteur de Scotland Yard qui lui a dit que Walter Sickert avait le bon profil pour être ze Jack. Patricia, jusque là, n’avait même pas connaissance des meurtres de 1888 !

Alors, épluchant la biographie de Sickert, notre Kay Scarpetta du cold case lui a trouvé des similitudes avec la psychologie d’un serial-killer. Et pas n’importe que serial-killer, je vous prie.

Elle est même certaine que les multiples lettres envoyées aux journalistes ou à Scotland yard (certaines furent prises pour des canulars) sont en fait TOUTES de la main de Sickert (oui, toutes !). Comment ? Le bougre pouvait aisément contrefaire son écriture et inclure exprès des fautes d’orthographes (jamais les mêmes, of course).

Puisqu’il était adepte des costumes, notre limière est intimement persuadé qu’il était passé maître dans l’art de se travestir et de se fondre dans la foule : idéal pour passer aperçu et commettre des homicides sans être repéré par la suite.

Sickert connaissait l’East End même s’il n’y habitait pas. Bref que de points communs avec le tueur. What’else ?

Mais Cornwell va encore plus loin en l’accusant d’autres meurtres dans Londres, en Angleterre et même jusqu’en France : des femmes égorgées ou des corps démembrés – ce qui implique un changement de méthode mais qui s’accordent avec les déplacements probables du peintre et la sauvagerie de Jack. Pour elle, le Tueur au Torse et Jack sont Sickert ! Avec Sickert, tu doubles la prime !

Pourquoi lui et pas un autre vous me direz ? Cornwell n’est pas la première à l’avoir soupçonnée… Et son livre – qui m’a fait grincer des dents – a quand même été une petite bombe dans le milieu, tellement elle est allée loin dans ses recherches. L’ayant lu, je peux vous dire qu’elle a mangé, bu, vécu, baisé en ayant Sickert dans la peau.

Ça lui a couté un pont, aussi. Quatre millions de dollars selon le Richmond City Magazine, 6 millions selon le New York Times.

Si cher ?? Oui, parce que quand Patricia enquête, les experts du CSI – Gil Grissom et Horatio Caine peuvent même aller se rhabiller.  Comme si c’était GI Joe qui débarquait, elle a embauché des bataillons de graphologues, de chimistes et d’experts en tout genre.

Sans compter que tout ce qui était à vendre sur Sickert, la romancière l’a acheté : tableaux, gravures, lettres et même le livre d’or d’un hôtel de Cornouailles sur lequel aurait gribouillé Sickert… Vous comprenez le prix… Niveau enquête, elle y est allée fort, de ce côté là, on ne pourra pas lui reprocher la légèreté.

Madame voulait son ADN et madame pense qu’elle l’a eu (mais bon, qui prouve que c’est bien le sien ?? En plus, plus de 100 ans après, non, mais, allo quoi ? Et Sickert s’est fait incinérer !). Mais quel ADN de suspect avons-nous ? Lequel utiliser ? Comment trouver le bon ?

La police avait reçu des centaines de lettres moqueuses, elle a donc fait rechercher des bribes d’ADN au dos des timbres et sur le rabat des enveloppes afin de les comparer avec d’autres échantillons appartenant à Sickert. Autrement dit, si Sickert a envoyé une lettre pour se foutre de la gueule de Scotland Yard ou des flics locaux, boum, le voilà passé à la postérité en tant que Jack The Ripper.

L’auteur a tout de même reconnu que les résultats étaient encourageants, mais pas concluants : ça a éliminé environ 99% de la population anglaise, mais les résultats sont trop incomplets pour qu’on puisse affirmer que Jack Sickert est bien Walter l’Éventreur. Pardon, le contraire !

En revanche, l’analyse des lettres est très instructive (mais hyper chiante à lire) : non seulement on retrouve le même papier, avec le même filigrane, mais on constate que l’assassin écrivait parfois avec un pinceau en guise de plume et de la peinture en guise d’encre. Un examen minutieux conduit même à identifier des taches d’eau-forte. Or, Sickert était aussi réputé pour ses gravures que pour ses toiles.

Que garderais-je de ce roman qui, malgré ce que je pouvais penser, m’a tout de même apporter quelques jouissances littéraires ? Tout ce qui concerne la ville de Londres, son histoire, ses mauvais quartiers, les mœurs des gens, les putes, les meurtres, les rapports d’autopsie… Tout ce qui fait l’essence d’un grand roman noir ! Pas étonnant que Jack London appelait l’East End « L’Abîme ».

Les chapitres qui traitent de ces aspects techniques, de la psychologie des tueurs en série et des principes de profilage intéresseront les amateurs de polar. Me suis régalée, là.

Les amateurs de gore ou de comptes rendus d’autopsie tels que moi seront rassasiés, puisque, pour rappel à ceux qui ne suivaient pas, ce bon vieux Jack avait cette délicate attention qui était celle d’égorger ses victimes, puis de leur ouvrir le bas-ventre afin de récupérer l’utérus, le haut du vagin ou un morceau de vessie. Là, j’ai pris mon pied.

Les lecteurs aux penchants moins morbides préféreront le voyage dans le Londres de 1888 auquel nous convie la mère Cornwell. M’en suis pourléchée les babines aussi, de ces passages là.

De ce côté là, rien à critiquer, les ambiances sont là, les personnages importants aussi et la ballade dans les rues sombres (en 1888 l’éclairage public laissait encore beaucoup à désirer) est ravissante.

Mon verdict final ? Y’a à boire et à manger… et des tas de choses à scalper. Cornwell  est une brillante procureur qui maîtrise son dossier parfaitement, qui le connait sur le bout des doigts et qui nous sort des raisonnements sans faille avec une éloquence implacable. Et ce, à l’écrit ou à l’oral (sur les ondes de la BBC, elle n’aurait fait qu’une bouchée de ses adversaires). Madame a réponse à tout. Elle admet les faiblesses de son dossier mais nie la déformation des faits.

Pourtant, après lecture, et à mon humble avis, l’auteure n’a fait que réunir un faisceau de présomptions et fait tout pour que l’on croit Sickert coupable. On me dira que ça fait beaucoup de coïncidences, mais bordel, ça reste des coïncidences et des conjonctures, des théories et du bla-bla.

Celui ou celle qui ne lirait que ce roman serait persuadée d’avoir eu la réponse à cette vieille affaire et le ferait savoir à tout le monde que l’identité de Jack est connue ET prouvée, fin de l’histoire.

Certes, tout ceci n’est que théorie, il n’y a pas mort d’homme innocent, mais je n’ai pas aimé cette impression que l’auteur prenait des libertés avec les faits, avec les preuves, afin que tout colle avec sa théorie de départ : Sickert.

Il y a comme une odeur de mauvaise foi dans ce récit. Or, dans une enquête, on réuni toutes les preuves, tout ce que l’on a, ce que l’on sait et on élimine l’improbable au fur et à mesure. Mais ce sont les faits qui doivent conduire à une théorie, et jamais le contraire.

On ne part pas d’un potentiel coupable afin de chercher tout ce qui pourrait l’incriminer car en faisant de la sorte, on risque d’omettre des preuves qui pourraient conduire à un autre.

Verdict du procès ? Coupable sur toute la ligne !

Ce que je devrais faire avec ce roman, c’est scalper toutes les pages qui concerne Sickert, toutes les digressions et ne garder que le meilleur, la quintessence du roman : les crimes, la vie dans Londres en 1888, bref, tout ce qui ne comporte pas le nom de Sickert…

PS : Pour ceux que ça intéresse de savoir pourquoi Walter aurait tué… bref, son ou ses mobiles, je vous le dis de suite, c’est encore une histoire de petite bite !

Oui, messieurs, une petite bite peut faire de vous un tueur en série potentiel… D’ailleurs, je pense que je vais tous vous éviter dorénavant, messieurs. Notre homme, lorsqu’il était enfant, a subi une série d’opérations d’une fistule.

Bon, jusque là, rien de grave, vous me direz. Oui, mais, ces opérations le laissèrent avec un pénis nanifié, tronqué, difforme. Puisqu’il ne pouvait pas grimper aux rideaux ou s’amuser avec la bêbête à deux dos (impuissant), il aurait donc joui avec le poignard à la main. Objet phallique, en plus.

BILAN - Minion mauve - WTF OKChallenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et le Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda.

Pourquoi je l’ai choisi :
Si j’en crois mon marque page, j’ai acheté ce livre en 2005…. Ça, c’est un livre qu’il fallait dépoussiérer……… ou pas….. Dans tous les cas, -1 dans ma PAL gigantesque !!!!! Youpi!!!!!

Synopsis :
Entre les mois d’août et novembre 1888, au moins sept femmes furent assassinées à Londres dans le quartier de Whitechapel. La nature effroyable de ces meurtres provoqua la panique et la terreur dans l’East End, et donna naissance au surnom qui allait devenir synonyme de serial Biller Jack l’Éventreur.

Pendant cent quinze ans, ces meurtres ont constitué une des plus grandes énigmes criminelles du monde. C’est lors d’une visite à Scotland Yard, en mai 2001, que Patricia Cornwell s’est intéressée à  » l’affaire  » Jack l’Éventreur et à la personnalité ambiguë et inquiétante de Walter Sickert, un peintre impressionniste britannique célèbre à la fin du XIXe siècle. Très vite, elle a eu l’intime conviction que Sickert et l’Éventreur ne faisaient qu’un.

Après avoir mis en piste les plus fins enquêteurs et experts en médecine légale, l’auteur nous livre les résultats de son enquête et, comme un véritable témoin à charge, présente ses preuves.

Grâce à sa connaissance des enquêtes criminelles, à l’étendue de sa documentation et à ses talents de romancière, Patricia Cornwell reconstitue l’arrière-plan de cette sinistre affaire l’Angleterre à l’époque victorienne. Patricia Cornwell réussit un véritable thriller, avec une parfaite maîtrise et une conviction sans faille

Ce que j’ai ressenti :

On en peut pas dire que ça ai été la lecture la plus passionnante qui soit. Pourtant Dieu sait que dès que je vois Jack L’éventreur, je ne peux m’empêcher de me jeter dessus. Après je suis moins experte que ma chère binôme Cannibal Lecteur, mais bon, assez pour voir que ce livre est un sacré ramassis de c*****  et spéculations.

On ne sait pas où l’auteure décide de nous emmener mais certainement pas à la réponse énigmatique de ce cher Jack. Toutes ses théories ne reposent sur rien de concret, même elle, nous le démontre, faut le faire quand même!!!!

Le Londres victorien est bien retransmis, on sent bien (oui même jusqu’aux odeurs !!!!) toute la misère, la saleté environnante, mais surtout le peu de moyens et de compétences dont dispose la Police , la Justice de l’époque. Un tel tueur ne POUVAIT pas se faire attraper, tout simplement parce que ce genre de carnage dépasse l’entendement, mais qu’il n’y avait pas encore la criminologie et la science à son secours.

Cornwell nous démontre que les coroners sont corrompus, la police impuissante face au taux de misère et de criminalité, les juges pas forcement bien renseignés sur les enquêtes en cours, les docteurs dépassées par les évènements et ne respectant aucune hygiène, sans compter les témoignages de soulards en tous genre.

Et là , elle espère nous faire croire qu’elle a trouvé des preuves tangibles et recevables, alors que il est bien apparent que c’est du grand n’importe quoi dans ses rues de Whitechapel, le chaos total ou rien n’est archivé ou respecté comme il se doit….

Tenir un couteau et tenir un stylo sont deux choses différentes, il faudra lui expliquer un jour à Patricia…. Ce n’est parce qu’ elle trouve des similitudes d’écritures ou de papier entre Sickert et les lettres du soi disant Jack que ça en fait un meurtrier !!!! Peut être que ces lettres sont un canular et que plusieurs personnes se sont engouffrés dans la brèche  de la pseudo célébrité. Éventrer une femme et se prendre pour un artiste écrivant à l’encre rouge, il y a un monde entre…..

Mais le mieux du mieux, c’est son obstination à vouloir faire de Sickert , son coupable. C’est fou le nombre de fois où elle extrapole, invente, relie des évènements qui n’ont rien avoir sur sa vie intime.

Attention spoiler, passez la ligne de couleur…. [spoiler] Moi j’aimerais bien lui demander si elle a remonté le temps pour nous donner toutes ses infos: si jamais elle a été voir dans le slibart de Monsieur pour savoir le pourquoi du comment de ses suppositions ??? Si elle était avec lui voir ce fameux Elephant Man ??? Et si jamais elle a lu par dessus son épaule ses lectures, pour nous affirmer qu’il a lu des ouvrages d’anatomie? [/spoiler] … Je ne connais pas ce pauvre artiste qui a dû bien assez souffrir déjà, mais là, je le vois se retourner dans sa tombe à ses accusations honteuses et non fondées.

Quel beau « ha,ha » cette lecture….Tiens d’ailleurs, à JETER aussi dans le grand néant imaginaire des limbes que j’ai ouvert il y a peu….

Ma note Plaisir de Lecture :fee clochette fachee

Jack l’Éventreur : Affaire classée ou cassée ?? [LC avec Stelphique] – Impressions de lecture (3/3)

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Impressions du Cannibal Lecteur (page 1 à 200) : Me pompe l’air, me fais chier, mais me fait jouir aussi… Impossible ? Non, je vous le démontre !
Failli jeter le livre dès la page 3, ce qui est du jamais vu, je dois dire dans toute la vie de lectrice. Le chapitre 1, après deux pages bucoliques de description des ambiances de Londres, vire vers une biographie de Walter Sickert, LE véritable Jack pour Patricia (no spoiler, c’est dans le résumé). Putain, là, me casse déjà les bonbons, royalement ! Dans le Chapitre 2, on a droit à ses états d’âmes parce qu’elle connait le nom du tueur et elle doit le dire…

Oui, elle aurait pu me libérer de mon contrat, mais moi, je n’aurais jamais pu me libérer de cette histoire. Je connaissais l’identité d’un meurtrier et il m’était impossible de détourner le regard.

Heureusement que les chapitres suivants (les 3, 4, 7, 8) sont consacrés à la vie à Londres, aux quartiers merdiques, aux mœurs, aux meurtres, aux putes,… bref, à tout ce qui me fait triper et sauter de joie.  Les chapitres 5 et 6 sont de nouveaux bourrés de la vie de Sickert, de son petit zizi atrophié et je me fais chier durant ces chapitres !!

Impressions de Stelphique (page 0 à 200) : Désistement.
Je suis désolée….. On m’avait mis au défi de défendre la victime face à une juge pas forcément partiale. Je ne vais pas pouvoir tenir ce rôle. J’ai trop de respect envers la Justice, et pour moi, la valeur Présomption d’Innocence est très importante.

Patricia Cornwell nous livre une théorie (qui pourrait se tenir….), mais commence par nous donner Son coupable…. Et brode, extrapole, invente sur cette personne. C’est perturbant. On nous parle d’ADN, de preuves solides, et dans ses 200 pages, on a une pathétique réinterprétation d’un Sérial Killer quelquonque (avec de préférence une petite partie intime). On ne sait pas si on est dans la réalité d’une enquête, ou dans une démarche romancée, enfin en tous cas, j’ai du mal à adhérer à ce choix d’écriture, et pour tout vous dire je voulais abandonner cette lecture…..

Impressions du Cannibal Lecteur (pages 201 à 400) : Vie et mœurs dissolues de la population de Londres et de l’East End.
Rhôôô, je prends mon pied avec la description de Londres, de sa police, de l’enquête, des meurtres, des pendaisons d’avant… mais les passages sur Sickert me cassent les roudoudous (toujours) et on sent bien que tout est orienté pour faire de lui le coupable parfait. Sophie Herrefort avait mené une enquête, elle aussi, et après moult élimination, était arrivée à un tout autre nom. Bref, enquête orienté, les faits doivent coller et on les aidera un peu. Et madame ne manque pas d’air en vous balançant ça :

Il est triste de constater que des hommes dont les vies et les carrières ont été influencées par l’affaire de l’Éventreur puissent débiter des théories presque aussi farfelues que celles proposées par des personnes qui n’étaient même pas nées à l’époque de ces crimes.

Impressions de Stelphique (pages 200 à 400) : Énervante la Patricia…..
On ne peut pas dire que ses 200 pages supplémentaires s’améliorent….. Bon si je dois quand même dire un truc gentil, c’est que le Londres de 1880 est bien retransmit…. Donc il parait improbable avec les éléments qu’elle nous donne, qu’à elle, toute seule elle est résolu l’affaire du siècle. Elle se torpille plutôt toutes ses argumentations….(Je vous en reparlerai avec beaucoup de balises dans la chronique peut être….). Je continue donc sur ma lancée, mais bon sachant qu’on avait déjà envie avec Cannibal Lecteur de jeter le livre en travers de la pièce dès le premier chapitre je ne crois pas que sa conclusion soit très pertinente…..

Impressions du Cannibal Lecteur (pages 401 à 700) : Engluée dans le livre comme une mouche agonisante sur du papier tue-mouche.
Mes aïeux… Que ce fut long et dur et pour une fois, je n’ai pas aimé ça. La seule chose qui m’a fait continuer la lecture c’est que je suis une petite fille persévérante et que je voulais boire le calice jusqu’à la lie. Les digressions de madame Cornwell sont soulantes au possible, à vomir tellement elle nous gave avec Walter Sickert et les 36.000 coïncidences ou théories du « il aurait pu » sans jamais nous parler du « il aurait pas pu ». La seule bonne chose a retirer du livre sont les descriptions des meurtres, les parties sur la médecine légale, sur la vie de Londres à cette époque, bref, tout paragraphe qui ne porte pas la mention « Sickert ».

Impressions 400 à fin : Ouf  c’est fini !!!!
Voilà finie la torture de part et d’autre, d’ailleurs….. En conclusion, je ne suis pas plus avancée sur le mystère Jack L’éventreur, il y a trop de zones d’ombres encore, et ne pourront JAMAIS être éclairées. Il ne peut que nous échapper encore une fois, et ce livre aurait été une bonne tranche de rigolade si jamais il l’avait eu entre les mains….. »HA, Ha, impossible d’attraper Jack… tous des imbéciles » pourrait-il dire encore une fois…..

Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Victorien » chez Arieste, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et le Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda.

CHALLENGE - Mois anglais 2015 flag

Whitechapel : Sarah Pinborough

Titre : Whitechapel                                                        big_4

Auteur : Sarah Pinborough
Édition : Bragelonne (2014)

Résumé :
Londres, 1888. Lorsque des cadavres de femmes atrocement mutilées sont repêchés dans la Tamise, le médecin légiste Thomas Bond comprend qu’un second tueur sévit dans les rues de Whitechapel.

Or cet assassin paraît plus inhumain que Jack l’Éventreur lui-même…

Pour lutter contre ses insomnies, le docteur Bond passe ses nuits dans les fumeries d’opium.

Chaque soir, un inconnu en noir vient examiner les rêveurs perdus dans les brumes opiacées. Pourrait-il être la clé du chaos qui s’est emparé de la capitale ?

Critique : 
À ma gauche, poids lourd, Jack The Ripper, dit « L’Éventreur », spécialisé dans l’ouverture au couteau et le découpage de femmes de petites vertus dans les rues mal éclairées de Whitechapel.

À ma droite, poids lourd aussi, le Tueur de la Tamise dit « Tueur au Torse », spécialisé dans le « démembrage » (néologisme) des femmes afin d’en faire des puzzles et qui les éparpille pour que les roussins s’amusent plus en travaillant plus.

Deux tueurs sur le ring, deux tueurs opérant au même moment, mais chacun de leur côté, chacun ayant sa méthode personnelle pour faire couler le sang et rendre les policiers chèvres. Aucun des deux ne fut identifié de manière formelle et n’eurent jamais à répondre de leurs crimes. Que le match commence !

Jack l’Éventreur et le Tueur de la Tamise, deux ombres tapies dans les recoins de mon esprit, deux monstres sans formes ni contours, mais tout aussi menaçants, deux assassins aux méthodes bien différentes.

Pardon, on me signale en régie que Jack The Ripper ayant eu droit à tous les honneurs des médias en son temps et les recevant encore maintenant au travers de nombreux ouvrages, il ne pourra pas voler pas la vedette du Tueur de la Tamise dans ce roman. Le combat des Titans n’aura pas lieu.

Jack, tue dans ton coin, amuse-toi, fais un peu parler de toi dans ce roman,  mais ne vient pas faire de l’ombre à ce criminel qui était plus inhumain encore que toi.

Non, ce roman ne nous parlera pas une Xième fois de l’ami Jack, mais d’un autre tueur qui a sévit au même moment et dont on a peu parlé, Jack ayant éclipsé tous les autres.

Le roman nous parle donc de ce tueur qui démembrait des femmes et jetait les troncs dans l’eau, les autres parties étant manquantes : Le Tueur au Torse !

Scotland Yard est sur les dents et le docteur Bond, médecin légiste, insomniaque, fumeur d’opium et enquêteur à la petite semaine, va tenter de résoudre cette affaire qui a des ramifications bien plus complexe qu’il ne le pense au départ.

Si l’enquête ne comporte pas de course-poursuite en fiacre, elle est rythmé et le suspense est entretenu par un récit qui fait souvent quelques bonds dans le temps afin que nous ayons une vue d’ensemble complète.

Le changement de narrateur permet aussi de nous donner différents points de vue et rend le récit moins linéaire qu’avec un seul narrateur. On passe même aussi d’un récit à la première personne (avec le docteur Bond) à des récits à la troisième personne avec d’autres personnages.

Bref, une belle découpe du récit et, bien qu’au départ cela soit un peu éparpillé, à la fin, le corps du récit est complet et il ne nous manque pas une seule pièce.

Le style d’écriture est simple, mais pas basique, il est même émaillé de quelques mots à chercher au dico.  Point de vue descriptions des meurtres ou des cadavres retrouvés, on ne fait pas dans la dentelle, on détaille le tout sur un ton froid et médical.

Le tronc de la victime – une femme – n’avait plus ni bras, ni jambes, ni tête. Au niveau des extrémités tranchées, des amas grouillants de vers plongeaient dans les chairs en putréfaction pour s’en repaître. Dans le silence du caveau, nous entendions distinctement le chuintement humide des asticots à l’œuvre. Par endroits, quelques larves blanches tombaient à terre à force de se tortiller.

— Je suis bien content, dis-je en me penchant sur le torse. La partie inférieure du vagin est toujours présente dans le pelvis, et même chose pour le rectum. Ainsi que la partie avant de la vessie, ajoutai-je en inclinant la tête pour mieux voir.

Niveau personnages, on a un peu de tout, de tous les milieux et je les ai trouvé correctement dépeint, sans en faire trop ni trop peu. J’ai bien aimé le docteur Bond, homme de science à l’esprit plutôt cartésien, troublé et cherchant l’oubli dans les fumeries d’opium.

Quant au petite coiffeur bien connu des ripperologues de tout poils, ça m’a fait tout drôle de le voir dans un tout autre rôle que celui qui lui échoit régulièrement. Et oui, si ceci est une fiction, elle se base tout de même sur des faits et des personnages réels !

Bien entendu, qui dit Éditions Bragelonne dit petits éléments fantastique dans l’enquête. Le tout étant bien amené, ça glisse comme un couteau bien aiguisé dans le corps de Mary Jane Kelly.

Et puis, qu’est-ce que je ne donnerais pas pour me retrouver dans le Londres de Sherlock Holmes et pour m’encanailler dans les pubs mal famés et les gargotes à opium !

Ici, on ne passe pas trop de temps dans les beaux salons mais on arpente les rues remplies de smog et on respire les miasmes du Londres pollué. Sans parler des odeurs de cadavres putréfiés !

Toute la misère du monde est concentrée dans le quartier de Whitechapel, c’est cru, l’auteur ne recouvre pas la pauvreté de beaux atours, elle la décrit de manière brute de décoffrage : meurtres, alcool, opium, sexe violent, enfants crevant de faim, gens entassés les uns sur les autres, femmes vendant leurs corps, gosses abandonnés…

Combien de familles vivent ici, tassées dans une ou deux pièces, et priant pour avoir de quoi payer la semaine ? Depuis leurs grandes demeures bien chauffées où ils comptaient leur fortune, les propriétaires anonymes chargeaient avocats et huissiers de tirer de leurs proies jusqu’au dernier penny.

Les pires bordels y étaient légion. Les plaisirs fugitifs que les marins venaient y chercher en provenance des quais tout proches avaient toutes les chances de s’accompagner d’une bonne vérole, entre autres infections carabinées.

À Londres cohabite la misère et la richesse… Et l’auteur nous retranscrit bien cette dichotomie londonienne.

Il existait deux Londres bien distinctes. La première appartenait à ceux qui s’habillaient pour aller à l’opéra, et la seconde à ceux qui survivaient en vendant des allumettes dans la rue devant l’Opéra.

[…] Ces messieurs et gentes dames si prompts au geste charitable et si soucieux de « leurs pauvres », comme s’ils avaient la moindre idée de l’enfer que vivaient ces gens-là.

Londres était une ville cupide et rapace, où le fossé entre la richesse et la misère avait la taille d’un gouffre.

C’est un roman qui se lit facilement et lorsqu’on commence, on a du mal à ne pas aller jusqu’au bout. L’enquête n’est ni trop rapide, ni trop lente, un bon compromis entre les deux et elle est bien fichue, en plus.

Une belle plongée dans les rues sombres de la ville à la recherche des morceaux de femmes, une pipe à opium coincée dans la bouche.

Au fait, la tête de la dame, elle est où ?? ♫ Latêtoutai, latêtoutai ♪ ??

PS : Le tueur au torse a fait au moins deux victimes, deux femmes dont on a retrouvé seulement les torses, amputés de tous leurs membres. L’une d’elles fut même retrouvée sur le chantier des nouveaux locaux de Scotland Yard. Comme Jack, il ne fut jamais attrapé. Mais son modus operandi était différent, ce qui fait dire aux spécialistes qu’il y avait bien deux tueurs. Les meurtres de Whitechapel, au nombre de onze, furent commis sur des femmes du district londonien élargi de Whitechapel, entre le 3 avril 1888 et le 13 février 1891. Ces assassinats ont été attribués, sans être identifiés avec certitude, ici à Jack l’Éventreur, là au « tueur aux torses ». Pour fins d’enquêtes, le Metropolitan Police Service monta alors un dossier nommé « Whitechapel murders » (« Meurtres de Whitechapel »).

Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et le Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda.