Serre-moi fort : Claire favan [WRC – Chronique d’une autopsie littéraire annoncée]

Par THE WOMEN’S READING CLUB (WRC)

Conception et idée originale : Stelphique, Mon féérique blog littéraire !!!

Direction logistique : Belette, The Cannibal Lecteur 

Direction artistique : Nathalie, Sous les pavés la page

Chronique autopsie annoncée

Je soussigné, docteur Jack The Reader, Chef du Service de Médecine Légale; certifie avoir procédé à ce jour, en vertu de la réquisition du Cannibal Lecteur, à l’examen médico-légal du roman « Serre-moi fort » de Claire Favan.

Dossier n°1

Madame Ia Belette Cannibal Lecteur, Suite à votre réquisitoire du 22 juin 2016, en cause j’ai l’honneur de vous faire savoir que j’accepte la mission que vous m’avez confiée.

Je jure de remplir ma mission en honneur et conscience avec exactitude et probité.

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Nous avons accompli notre mission et consignons dans le présent rapport, les résultats de nos examens, observations et investigations.

Nous reprenons les éléments importants relevés au cours des examens externe et interne du roman.

Nous les commentons et tentons d’en tirer des hypothèses et/ou conclusions logiques.

Silence on autopsie un livre

Lieu où le roman se trouvait : FN** City 2 – Bruxelles – Rayon polars

Endroit exact : posée sur une table bien en évidence. Sa silhouette a été délimitée par l’équipe des sciences forensics.

Description du roman : à température ambiante, pas trop lourd, prise en main facile, couverture agréable au toucher, titre en rouge et sur la couverture, un origami représentant un chien hurlant à la mort, devenant, dans l’ombre, un loup.

L’objet sans bon le papier frais, les pages font un beau bruit lors de la manipulation, pas de raideurs mal placées.

L’auteur de cet acte est une certaine Claire Favan, aidée en cela par un dénommé Robert Laffont, sérial éditeur bien connue des services de littératures.

Taille du sujet étudié : 140 x 225 mm. 324 pages, petit gabarit

Date du crime d’édition : février 2016, relativement frais encore, le crime n’est pas vieux

Coût de l’intervention du service : 22€ à tout casser

Arme du crime : Objet littéraire identifié, composé de papier recyclé (on l’espère) et d’encre noire, sans oublier une numérotation des pages, en bas.

La découpe de l’objet s’est révélée assez facile à l’aide de l’outil adéquat mais à eu des conséquences imprévues sur l’objet étudié : j’ai obtenu un puzzle et il a fallu recoudre le sujet ensuite pour pouvoir continuer de l’étudier.

Traumatismes : Importants après la lecture, difficulté à surmonter la deuxième et la troisième partie.

Suspects : Clairement madame Claire Favan, psychopathe bien connue des services littéraires suite à ses fréquentations un peu trop exagérées avec des tueurs en série. Récidiviste notoire. Les forces de police doivent l’appréhender au plus vite avant qu’elle ne récidive avec un autre roman coup de poing.

Attention, le suspect est dangereux ! Ne pas tenter une approche seul.

Arme du crime probable : une plume et ensuite un clavier d’ordinateur. Des mots qui ont l’air innocents pris séparément mais qui deviennent potentiellement dangereux lorsqu’ils se regroupent pour former des phrases et extrêmement assassins au moment de former une masse compacte appelée « paragraphes » avant de muter en « chapitres » pour finir, ultime transformation en « partie ».

Modus operandi du crime : Si le début du crime commence sobrement, on ressent vite de l’empathie pour la souffrance d’un des personnages, pauvre garçon transparent qui tente de vivre sa vie de vivant alors que ses parents veulent faire revivre une disparue.

Ce premier acte posé, on découvre, horrifié, la main de l’auteur qui se pose froidement sur votre épaule. Jusque là, j’ai tenu le choc, j’étais même « chaude comme une baraque à frites » (en français de Belgique)

La seconde partie du jeu meurtrier entre l’auteur/suspect Claire favan et sa victime, le lecteur, est plus perfide et la final m’a fait hurler. J’ai d’ailleurs augmenté ma consommation de café pour tenter de justifier le tremblement de mes mains.

La troisième et dernière partie du crime est la pire, oppressante, on sent que le sujet a souffert et autopsier le personnage est plus difficile car on s’est attaché à lui et ceci est incompatible avec le métier.

Belette légiste

Verdict du médecin légiste Jack ? Je supporte mieux les crimes de 1888 que ceux commis par la suspecte dangereuse Claire Favan. Le traumatisme dû à la lecture était encore là lorsque je tapais mon rapport. Un putain de bon crime, ce roman !

Verdict du détective Cannibal ? La suspecte Favan, dangereuse auteur, n’a pas assez couvert sa piste et moi, fin limier, biberonné aux romans mettant en scène un célèbre détective anglais résidant au 221b, Baker Street, je n’ai pas été dupe et j’ai senti de suite qu’il y avait « une frite dans la bière »…

Cela aurait pu me gâcher le final de la partie mais j’ai choisi de mettre ça de côté et le talent de l’auteure aidant, j’ai occulté ce que je me doutais et profité de ma lecture. Avant de me faire massacrer dans la partie 3 parce que mon cerveau brillant ne voulait pas croire ce que tous les indices convergents me hurlaient. Je redoutais que ma théorie colle avec les faits, mais hélas, j’avais raison.

Une bien belle enquête qui ne laisse pas son enquêteur de lecteur indemne.

Je  jure avoir rempli ma mission en honneur et conscience, avec exactitude et probité.

Jack The Reader, médecin légiste pour cette autopsie littéraire et Belette Cannibal Lecteur, consultant detective.

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Veuillez trouver ci-joint le rapport de mes autres collègues :

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Stelphique prend son objectif et fait un méga zoom :

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La photo instantanée: L’origami…

Nous avons enfin une preuve ! Les petites ailes et notre invisibilité nous ont permis de saisir cette photo instantanée !! Mais que se cache réellement derrière ce pliage ? Cet origami est un indice de malheur: faites gaffe à vos filles, si jamais elles le recevaient…

La rédaction ne peut par contre pas vous fournir, le contenu de ce pliage sous peine de gêner l’enquête en cours….

De source sûre, il semble que La Bête Noire et Robert Laffont soit de mèche pour vous faire hurler de peur, à la lune…

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Le gros zoom: Serre moi fort, ou comment les groupes de soutien peuvent soutenir les victimes…

Claire Favan semble avoir saisi l’importance de ces groupes qui se réunissent dans le malheur, dans la tragédie. Elle nous offre une mise en lumière d’un phénomène de société dans son Serre Moi Fort, on ressent tout l’importance de ce soutien, cette main tendue vers ces humains qui ont subi un choc émotionnel fulgurant.

Peu d’informations sur ce qui fait vraiment leurs forces et leurs influences, mais la police craint leur ardeur mordante, semble ne pas tout saisir de leur hargne, mais en fait, ce ne sont que des êtres humains blessés et la souffrance qu’ils ressentent les mènent dès fois, à court-circuiter l’enquête en cours, autant qu’elle pourrait la font avancer.

On partage leurs peines autant que leurs petites victoires, et finalement, si c’était juste cela la magie de ce regroupement: ressentir de l’empathie ???…

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 Le panorama: L’ombre des prédateurs…

Les prédateurs de la Nature se cachent et étudient le meilleur moment pour attaquer leurs proies… Il semblerait que ce comportement animal soit observable chez les humains.

Tueurs de l’ombre, tueur dans l’ombre ou l’ombre d’un tueur, voici donc toutes les possibilités qui se multiplient à l’infini dans ses pages, mais tout cette somme d’éventualités, est bel et bien fatale pour leurs victimes…

Le Sérial Killer prend ses quartiers dans toutes les aspérités sombres, le spectacle fatal est donc en place, des coulisses à la mise en scène, rien ne nous sera épargné : le Mal est en marche et pourrait être capable de vous paralyser et faire de vous son petit pantin asservi….

En conclusion, Serre Moi fort est un roman qui se place autant du coté des victimes, des enquêteurs et d’une certaine âme dérangée, et nous espérons que ses trois zooms vous auront éclairé sur ce qui sera sans doute votre prochaine lecture… Affaire à suivre….

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justice-gavel-and-bookMonsieur le Président, Mesdames et messieurs les Membres du jury, Cher auditoire,

Je me tiens devant vous afin d’évoquer cette folie de Claire Favan, cette propension à faire couler le sang, encore et encore, cet acharnement à assassiner d’innocentes victimes ! Car oui, Mesdames et Messieurs les jurés, Claire Favan est dangereuse et son dernier crime le prouve à nouveau !

Jugez par vous même et relisez le rapport d’autopsie du Dr Jack The Reader ! La perfidie de cette auteure atteint des sommets lorsqu’elle oblige ses lecteurs a aimer ses personnages et ce, pour mieux leur assener le coup final !

La presse s’enflamme et les articles de la journaliste Stelphique ( pièce à conviction n°32) sont à votre disposition pour prouver que les lecteurs ne sont que des marionnettes ! J’accuse Claire Favan de les attirer avec de l’empathie! Elle leur donne un point de vue original dans ce dernier opus, celui de l’enfant survivant… mais ne soyez pas dupes !

favanRegardez cet air angélique, ces yeux innocents, ce sourire enjôleur…

Cette femme nous manipule depuis le début Mesdames et Messieurs les jurés car voyez tous ces meurtres qu’elle a à son actif depuis les prémices de sa sanglante carrière !

En réalité, c’est pourquoi je m’adresse à vous, Monsieur le Président et Mesdames et Messieurs les jurés et vous implore de déclarer cette auteure coupable !

Coupable d’avoir écrit un très bon thriller malgré quelques raccourcis que j’estime préjudiciables à la qualité de l’intrigue. Coupable d’imagination cruelle. Coupable d’immersion dans l’esprit de ses assassins. Coupable de talent!

Enfin, l’accusée Claire Favan renoue avec ses premiers forfaits, elle avoue là son évidente culpabilité et je laisse à votre appréciation les multiples indices de son modus operandi.

Mon réquisitoire touche à sa fin et au fond de moi, je n’ai qu’une seule certitude, celle que vos délibérations se feront de la plus objective des façons.

Cependant, Mesdames et Messieurs les jurés, n’oublions jamais qu’à la barbarie du crime ne doit pas répondre la barbarie du châtiment.

De ma plaidoirie, je l’espère, dépendra votre clémence.

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Article de Stelphique (Mon féérique blog littéraire)

Article de Nathalie (Sous les pavés la page)

Coming out… du placard en dessous de l’escalier

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Oui, aujourd’hui c’est le jour des aveux… Il y a bien le jour du poisson !

Vous le saviez déjà, vu mes pseudos, que certains jours je me prenais pour une Belette et à ce moment là, fallait pas laisser trainer ses mollets parce que je mordais dedans.

Des fois, c’était un Cannibal Lecteur qui venait m’habiter et là, je dévorais des livres et des livres.

Mes infirmiers de l’HP s’y étaient habitués, c’était pas bien méchant et puis, avec une camisole et une muselière, je faisais moins de dégâts. 

De plus, tant que j’ai des livres à me mettre sous les canines, une connexion Internet qui ne rame pas, du café, des mojitos et à bouffer, je reste relativement calme.

Dernièrement par contre, je ne sais pas ce qu’il m’a pris après un mail de Stelphique et une proposition pour réaliser des LC « autrement », j’ai senti une troisième personnalité naître en moi et, attrapant un scalpel qui trainait, je me suis mise à déchirer des livres qui me passaient sous les yeux.

Non, rassurez-vous, pas des polars ou des romans noirs ! Jamais de la vie. J’ai juste étripé des Harlequin, éventré des 50 Nuances, profané de ma lame des Merci Pour Ce Moment…

Mes infirmiers m’ont alors donné le pseudo de Cannibal The Ripper avant que je leur conseille, sous la menace de mon arme, de me nommer, dans ces moments là, Jack The Reader.

Oui, désolé, mais le Jack médecin légiste nouveau collaborateur n’était qu’un avatar de moi-même et de mon cerveau psychologiquement atteint. Juste pour les besoins de l’article de lancement…

J’ai poussé le vice jusqu’à m’interviewer moi-même (ICI), ce qui prend du temps car je devais à chaque fois changer de place, de déguisement, de personnalité, avec les risques que cela comporte (j’aurais pu tenter de pisser debout en me prenant pour Jack !).

Dans un soucis de perfectionnement, je lui ai fait un faux profil Gravatar, une adresse mail et je l’ai invité à devenir rédacteur sur mon blog afin de pouvoir répondre à vos commentaires sous son identité à lui, ce qui, je vous l’avoue, est un exercice de haut vol parce que je devais penser à écrire autrement, à ne pas dire de conneries, de trucs sexuels et une fois, en répondant à Ida en tant que Jack, j’ai oublié de changer le pseudo.

Rebelote avec Geneviève de Collectif Polar, je pensais être en mode « Jack » et c’était en mode « Belette »… J’ai accusé les lutins de WP et des cafouillages imaginaires, aussi créative que des hommes politiques pris la main dans le pot de confiture.

Les sueurs froides que je me suis payée !! Ouf, elles n’ont rien vu et ont sans doute cru que WP pétait une case (Collectif) ou, dans le cas de Ida, que c’était la Belette (mon pseudo, mon avatar) qui répondait bizarrement.

J’ai bien tenté des corrections, mais hélas, si le nom de mon faux collabo apparaît bien, mon avatar, lui, est resté.

J’aurais voulu pousser le vice jusqu’à vous avouer le pot aux roses APRÈS la publication de la chronique du roman sous forme d’autopsie littéraire, mais cela aurait été en contradiction avec le fait que mes 2 complices devaient publier leur chroniques littéraire sur la même page que la mienne.

Là, vous auriez compris qu’il y avait une frite dans la bière… Un citron en plastique dans le mojito au rhum sans alcool…

De plus, impossible de jouer deux personnalités différentes trop longtemps, c’est épuisant et pas facile. Mais comment fait James Bond ??

Donc, je passe aux aveux et vous avoue l’arnaque : le médecin légiste interviewé n’existe pas, le fameux Jack The Reader n’est pas un nouveau collaborateur de mon blog.

Ce n’était que moi, la psychopathe de service. Mes deux complices ont joué le jeu, trouvant bizarre tout de même de me parler à moi sous cette autre identité en faisant comme si ce n’était pas moi. Les blondes suivent toujours ??

Ida, ne pleure pas ! Ne boycotte pas non plus les produits belges…  Ne me fait pas le supplice de l’eau ou de la roue. Continue de me laisser des messages qui me font pisser de rire.

Non, ne pleurez pas, car puisque Jack The Reader existe dans ma tête, vous me retrouverez sous cette identité de médecin légiste non conventionné pour le WRC :

Le WOMAN’S READING CLUB composé de trois filles un peu folles-dingues : Nath, Stelphique et moi-même.

Le tout sur une idée de Stelphique et des mois et des mois de mails pour arriver à pondre quelque chose de neuf dans ces LC qui se feront à trois !

Nom de Zeus, une nouvelle partouze littéraire !!

PS : les LC en duo avec Stelphique restent toujours !!

Pour ceux qui auraient loupé l’interview, il est ici : Fin du mystèèèèère : Chronique d’une autopsie littéraire annoncée… [Présentation]

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