Ce qui désirait arriver : Leonardo Padura [LC avec Rachel]

Titre : Ce qui désirait arriver

Auteur : Leonardo Padura
Édition : Métailié (06/05/2016)
Édition Originale : Aquello estaba deseando ocurrir (2015)
Traducteur : Elena Zayas

Résumé :
En quelques mots, on y est. Cuba, La Havane, comme un regret sans fond, comme la musique d’un vieux boléro. Un doigt de rhum Carta Blanca (quand il en reste), soleil de plomb, solitude. Magie des décors qui n’ont pas besoin de description, ou si peu.

Les héros de Padura sont des tendres ; ils se heurtent à la société, au destin, au temps qui passe ; à ce désir qu’ont les choses, souvent, d’arriver contre notre gré, sans nous consulter. Ainsi, les toits qui s’effondrent, les pénuries de rhum, le départ intempestif d’êtres aimés.

On trouve de tout dans ce recueil de nouvelles, amours bêtement gâchées, soldat en fin de mission à Luanda, archange noir, nuits torrides, jeunes gens désœuvrés, fonctionnaires désabusés, souvenirs cuisants…

On trouve surtout le sel des romans de Leonardo Padura, sa marque de fabrique : l’humanité qui irradie à chaque ligne, la nostalgie des vies qu’on ne vit pas, et l’art suprême de nous plonger dans une île qu’on emporte toujours avec soi.

Critique :
Caramba, encore raté !

Je pense qu’il ne me reste plus qu’à aller me noyer dans la baignoire à mojitos d’Anne-Ju pour oublier cette nouvelle défaite avec Leonardo Padura.

Zut alors, moi qui voulais conclure avec lui, moi qui rêvais de ressentir ce que deux copinautes avaient ressenti en lisant ses romans, et bien, c’est loupé !

Ce n’était pas la première fois avec lui et notre premier essai n’avait pas été concluant.

Je ne dirais pas que j’avais regardé le plafond et pensé à mes factures, mais j’avais été soulagée d’arriver à la fin de notre petite affaire, pas vraiment enchantée de ce que l’auteur m’avait montré durant l’exercice.

Puis les copinautes m’ont dit que puisque j’étais tombée de cheval, je devais remonter en selle au plus vite, mais en choisissant un autre bourrin que ceux de la quadrilogie des saisons.

Une fois de plus, donc, je me suis retrouvée avec Padura, choisissant, pour cette remontée en selle, un recueil de nouvelles. Pas folle la guêpe, les nouvelles, c’est court et si on n’en aime pas une, on peut zapper vers la suivante.

Une fois de plus, j’ai admiré les mouches au plafond, pas conquise par son style, sa prose, ses personnages.

Je mentirais en disant que je n’ai pas apprécié au moins deux nouvelles : « La porte d’Alcalá » et « La mort heureuse d’Alborada Almanza » qui étaient agréables à lire et ne m’ont pas endormies comme les autres (autres que j’ai fini par abandonner, entre nous).

Dommage, parce que j’aurais aimé partir à la découverte du Cuba sombre avec l’auteur, en apprendre plus sur la vie au pays du cigare à Fidel et de l’embargo américain à cause de baies qu’on aurait donné aux cochons…

Heureusement, l’auteur n’est pas avare d’explications et dans les cinq nouvelles que j’ai lues, j’ai déjà eu un aperçu de la vie peu glorieuse et misérable que vivent les cubains.

Au vu de ces deux échecs cuisants avec le sieur Leonardo Padura, je ne retenterai sans doute pas l’expérience, bien qu’on m’ait dit le plus grand bien de « Hérétiques ».

Je suis venue, je l’ai lu et ça n’a pas conclu !

LC avec Rachel, grande amatrice de Padura.

 

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29 réflexions au sujet de « Ce qui désirait arriver : Leonardo Padura [LC avec Rachel] »

  1. Pas de mojito pour moi sur ce coup là. Merci… c’est pas trop mon truc Cuba, l’Amérique latine et toussa toussa… je préfère les pays nordiques moi… 🙄

    Bon j’vous laisse… faut que j’aille voir la télé pour comprendre ce qui fait qu’un responsable de la sécurité rapprochée d’un président ait eu autant de privilèges et ait été tellement couvert dans ses exactions… C’est à se demander jusqu’à quel point la sécurité était rapprochée… notamment la nuit… surtout quant on sait qu’il l’accompagnait dans ses déplacements privés et quand on s’en rappelle comment a été traité un directeur de radio publique limogé rapidement et qui était impliqué dans des rumeurs concernant le dit président… moi je dis que tout ça sent très mauvais…

    Aimé par 1 personne

    • Bien sûr que ça sent mauvais !! Déjà que ça ne sent pas très bon quand ça ressort de notre truc à nous, mais si ça sort d’un trou du cul, sûr que ça va puer ! 😆

      Pinaise, les flics le voyait toujours avec votre préz et des hauts gradés de flics, tu penses qu’ils ont fermé leur gueule, pas envie de se retrouver chez Paul Emploi (oups) avec un joli C4 en main ! Pas folles, les guêpes !

      Guillon avait eu des tas de soucis avec son affiche « en mai, j’arrête aussi ». Ah, non, c’était « en mai 2012, stephane guillon s’en va aussi ».

      Heureusement que nous vivons dans des démocraties, ailleurs, ces types seraient morts !!!!

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      • Oui dans les démocraties on a compris que l’exécution médiatique qui décrédibilise toute parole de l’opposant est souvent suffisante… quoi que… il y a régulièrement des gens gênants qui meurent opportunément dans des accidents ou de crises sur cardiaques sans antécédents… ou alors ils se suicident de 10 balles dans le dos… et attention hein! Tu auras droit à quelques missions d’experts sur les théories du complot qui disent que ceux qui y croient sont des tarés…🤔

        Aimé par 1 personne

        • Ou des putains de camions… je me pose toujours la question !!

          j’ai ri ce matin parce que mon mari avait la même théorie que toi sur le garde un peu trop zélé… quand je lui ai fait par de ta théorie, j’ai pas eu besoin d’aller jusqu’au bout pour qu’il me dise qu’il le pense aussi…. c’est soit ça, soit l’autre sait des choses sur lui et le tiens donc par les couilles, mais de manière moins sensuelle….

          Si on me retrouve suicidée de 50 balles dans le dos, sachez que je vous aimais bien tous et toutes et que vous m’avez fait passer de belles années blogesque !

          Et non, ce ne sera pas le homard qui m’aura tué parce que je ne mange pas de homard ! 😉

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  2. Je vois que l’actualité inspire tout le monde. Et, en grande lectrice de romans policier, je me demande également pourquoi tant d’avantages et une telle indulgence envers ses brutalités (désolée, je ne trouve pas d’autres mots). Ce pourrait être le début d’un polar, malheureusement -surtout pour les jeunes sur son passage- on est dans la vraie vie.
    Sinon, je partage ton avis sur Padura. C’est un auteur que j’aimerais aimer mais rien à faire je n’y arrive pas.

    Aimé par 1 personne

    • Je viens de relire ma chronique et je ne vois pas où je parle de brutalité dans celle-ci… ou alors, tu faisais référence à une autre ???

      L’actualité inspire toujours mais je ne cautionne pas la violence gratuite, malheureusement, elle fait partie de la société et en parler brise sans doute des tabous.

      J’aime le polar, j’aime la brutalité dans le polar, mais pas dans la vie réelle.

      Padura, on aime ou on aime pas !

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