Jack The Ripper – 7. Quatrième victime : Catherine Eddowes

Résumé d’hier : Fâché d’avoir été ainsi dérangé durant son travail sur Elizabeth Stride, Jack prit ses cliques et ses cloaques et se vengea sur une autre dame de petite vertu.

Oui, m’sieurs dames, ce 30 septembre, il y eu deux cadavres de sa main !

Le policier Edward Watkins y faisait sa ronde de nuit. Il passa vers 1h30 et ne vit rien de particulier. Il revint vers 1h45 (45mn après la découverte du corps de Elizabeth Stride à Dutfield’s Yard) et tout lui sembla calme et désert.

Mais lorsqu’il tourna sa lanterne vers l’un des coins de la cour, il découvrit le corps mutilé d’une femme.

Elle était allongée sur le dos dans une mare de sang, sa robe remontée au-dessus de sa taille, la gorge coupée et ses entrailles à l’air.

À Mitre Square, l’Éventreur s’en est pris à Catherine Eddowes (43 piges) et là, on peut dire qu’il a eu le temps de bien faire les choses !

Attention âmes sensibles…

Non seulement cette pauvre femme aura la gorge tranchée jusqu’à l’os, mais aussi le nez coupé et la peau des joues partiellement pelée.

Revenez, j’ai pas terminé ! Notre homme l’a éventrée (faut quand même le mériter, son surnom !) de la vessie jusqu’à la cage thoracique et les intestins avaient été placés sur son épaule droite. Il a entaillé aussi le lobe d’une de ses oreilles.

Ensuite, tranquillement, Jack a coupé le foie en morceaux, tranché le pancréas et prélevé l’utérus et le rein gauche…

[descriptions horribles terminées]

Oui, vous avez deviné, ce pourrait être la moitié de ce rein gauche là qui fut envoyé le 16 octobre par la poste au président du comité de vigilance !

Souvenez-vous, la lettre « From Hell » dans laquelle l’auteur disait avoir mangé l’autre moitié du rein et que c’était délicieux… Bingo !

Notre Jack est bien élevé tout de même, il avait fait frire le rein avant de la manger. La viande crue, c’est indigeste, tout le monde sait ça. Un profileur pourrait dire que Jack a une âme de cuisinier. D’ailleurs, « Master Chef » aimerait avoir la recette du rein de prostituée frit…

Dans le livre « Les grands crimes de l’histoire », il est dit que le légiste identifia la moitié du rein comme étant celui de Eddowes. Mais vous savez depuis le début que tout est à prendre avec des pincettes !

Le Dr Openshaw avait établit que le rein était celui d’un être humain adulte, qui avait été préservé dans de l’alcool de vin plutôt que du formol. Il est possible que ce rein ait été atteint de la maladie de Bright (ou « néphrite »), mais les avis des médecins étaient partagés.

Les surprises n’arrivant jamais seules et comme je vous l’expliquais aussi hier dans mon article consacré aux lettres reçues…

Mais si, rappelez-vous, faites un effort… Dans la lettre « Dear Boss », l’auteur, non seulement se désignait comme étant le meurtrier, mais il y affirmait aussi qu’il attaquerait prochainement une autre femme et lui trancherait les oreilles.

Or, ce 30 septembre, soit 3 jours après la réception de la lettre « Saucy Jack » par la Central News Agency (si et seulement si elle fut bien envoyée le 27/09), le corps de Catherine Eddowes est retrouvé mutilé et le lobe d’une de ses oreilles avait été effectivement entaillé.

C’est à ce moment là que lettre prit une importance notable dans l’affaire et fit l’objet d’une publication dans la presse dans l’espoir qu’une personne reconnaitrait l’écriture d’un de ses proches. Mais bernique !

Gardons tout de même à l’esprit que pour certains, la lettre « Saucy Jack », fut envoyée APRÈS le double meurtre du 30 septembre à la « Central News Agency » et qu’ils ne la considèrent pas comme « vraie ».

Quelqu’un m’a dit que la lettre « Saucy Jack » fut postée le 1er octobre, soit un jour après le double meurtre. Par contre, elle était de la même écriture que la « Dear Boss ».

Retenez aussi que je ne sais plus trop à quel sein me vouer… saint !! Pardon.

Bon, revenons à Catherine Eddowes, notre quatrième victime… égorgée très vite après Elizabeth Stride.

Tellement vite que les policiers eurent du mal à comprendre comment le tueur avait pu agir, surtout en si peu de temps, dans Mitre Square.

Il faut savoir que beaucoup d’agents de police patrouillaient dans ce quartier, à cette heure.

Superman est recherché activement en tant que suspect !

En plus de l’agent Watkins (celui qui découvrit le corps de Eddowes) et du veilleur de nuit Morris (auquel Watkins fit appel lorsqu’il fit la maccabre découverte), il y avait un autre policier dont la ronde incluait une partie de Mitre Square.

Ce dernier était passé vers 1h42 et n’avait rien vu ni entendu. Un autre agent de police vivait non loin et avait dormi sans être réveillé par quoi que ce soit.

Une fois de plus, rien vu, rien entendu !

L’assassin s’était approché de sa victime sur la place, l’avait étranglée, égorgée, éventrée puis s’était enfui, et tout cela en l’espace de 15mn, montre en main ! Qui dit mieux ?

À suivre…

 

Advertisements

7 réflexions au sujet de « Jack The Ripper – 7. Quatrième victime : Catherine Eddowes »

    • Le coupable était mon arrière-grand père maternel ! Pour le nom du coupable, je te proposerai un panel de théories toutes plus oufs les unes que les autres. Tu feras ton choix !

      Si on savait QUI à 100%, cela perdrait de son charme 😉

      J'aime

  1. Franchement j’adore tes billets sur Jack!!!!! Je dois être un peu tordue mais cette affaire me fascine toujours autant!!! J ai hâte de savoir si tu as une conclusion et un coupable!!!

    J'aime

    • Une conclusion ? La voici : personne ne sait rien !! Encore mieux : on n’a pas le nom du coupable et toutes les théories ne seront jamais que des théories ! 😆

      Non, je ne donne pas de nom; ça gâcherait tout le plaisir de l’aura de mystère qui plane toujours sur lui. D’ailleurs, je refuse qu’on me certifie à 100% que X est bien le tueur 😀

      J'aime

  2. Là c’est vraiment dégueu et la photo, pauvre femme… quel dommage (et c’est un euphémisme) que ce monstre n’ait jamais été attrapé, il aurait mérité de subir ce qu’il a fait subir à ses victimes

    J'aime

    • La tentation de faire ce qu’il a fait aux autres serait grande, mais y succomber ne serait que s’abaisser à son niveau et moi, je refuse.

      Où les tortionnaires en seraient dégoutés et traumatisés à jamais ou ils y prendraient goût… quelque soit le cas, je refuse cette chose. 😉

      Mais je me doute que c’est tentant…

      J'aime

  3. Ping : Le "Mois Anglais 2014" : Bilan de mes publications | The Cannibal Lecteur

C'est à votre tour d'écrire !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s