1. Sherlock Holmes : Un scandale en Bohème – A scandal in Bohemia

Sherlock Holmes : Un scandale en Bohème – A scandal in Bohemia (Série Granada 1984).

SAISON 1 – ÉPISODE 1

  • Production : Michael Cox, Stuart Doughty
  •  Réalisation : Paul Annett
  •  Scénario : Alexander Baron
  •  Décors : Michael Grimes, Margaret Coombes, Tim Wilding
  •  Musique : Patrick Gowers
  •  3ème épisode tourné
  •  Série 1 : 1/7
  •  1ère diffusion : Angleterre : 24 avril 1984 – ITV Network (1er épisode diffusé)/ Etats Unis : 14 mars 1985 – WGBH/ France : 15 janvier 1989 – FR3 (4ème épisode diffusé)
  • Durée : 52 min.
  • Distributions :

Jeremy Brett …  Sherlock Holmes
David Burke …  Dr. John Watson
Gayle Hunnicutt …  Irene Adler
Wolf Kahler …  Roi de Bohemia
Michael Carter …  Godfrey Norton
Max Faulkner …  John
Tim Pearce …  Cabby
Rosalie Williams …  Mrs. Hudson
Will Tacey …  Clergyman

SCAN 7c1b27f778cf8c69Le pitch ? Une mystérieuse lettre arrivée au 221b, annonce la visite imminente d’un client. Sherlock Holmes reconnaît le roi de Bohème qui est venu sous un faux nom.

Il lui demande d’écarter le scandale qui naîtrait, au moment de ses fiançailles avec une princesse, si révélation était faite de la liaison qu’il eut jadis avec la cantatrice Irène Adler.

Le détective a trois jours jusqu’à la publication des bans, pour récupérer une photographie compromettante.

Le 24 avril 1984, l’épisode pilote de la série Granada faisait découvrir le nouveau Sherlock Holmes aux téléspectateurs anglais.

Rhââ, quel épisode que celui où Holmes se fait damner le pion par la belle Irène Adler.

D’ailleurs, la série commence par nous présenter la belle cantatrice en proie à des cambrioleurs et elle n’a pas peur d’eux. L’arme ne tremble pas. Mais on la sent « fatiguée » de tout cela.

Ensuite, la voix off de Watson nous dit que pour Sherlock Holmes, elle est LA femme

Envoyez le générique ! ♫

La seconde scène d’ouverture est celle qui voit arriver le docteur Watson à Baker Street. De retour, il appréhende l’état dans lequel il va trouver son ami et cela attise la curiosité du téléspectateur.

Après avoir croisé des fiacres qui nous transportent totalement dans l’époque de la reine Victoria, nous rencontrons madame Hudson, la logeuse.

Celle qui n’a en tout et pour tout guère plus que 20 lignes dans le Canon aura un rôle plus important ici. Rosalie Williams, son interprète, lui donnera toutes ses lettres de noblesse.

La pauvre logeuse est obligée de supporter son locataire qui est imprévisible et peut transformer tout l’étage en épais smog à cause d’une expérience de chimie…  Mais c’est presque une mère pour eux.

Rosalie Williams était heureuse de jouer le rôle de madame Hudson et le plaisir était double puisqu’elle retrouvait Jeremy Brett, avec qui elle avait travaillé quand il débutait sa carrière au Manchester’s Library Theatre.

Elle apparaît brièvement à l’écran, mais sa présence dans presque tous les épisodes, apporte une touche de tendresse.

Holmes s’amusera souvent la critiquer et la houspiller, hurlant pour avoir de l’eau chaude ou lui reprochant sa lenteur à débarrasser la table. Mais on sent bien qu’ils s’aiment, ces deux là.

Le réalisateur Paul Annett n’est pas un con, il sait entretenir le suspense et pour cela, il a utilisé un stratagème de mise en scène pour le faire monter tout doucement mais sûrement. Oui, je parle bien du suspense !

La scène où Watson entre dans leur meublé de Baker Street est tout simplement géniale de par sa conception : Holmes est assis devant le feu, fenêtre ouverte, ce qui fait « sourire » le docteur. Prévenant de la santé de son ami, notre docteur va fermer la fenêtre.

« My dear Holmes » commence-t-il pour le sermonner sur la fenêtre ouverte alors que dehors, il fait dégueu et sur le bordel qui règne sur son bureau avant de stopper net car notre brave docteur vient d’apercevoir une seringue dans un tiroir mal refermé.

Cette seringue est une référence à l’addiction de Holmes à une solution à 7% de cocaïne qu’il prenait lorsqu’il n’avait aucune affaire sur le feu.

Le regard de Watson se voile et il prononce cette phrase bien connue des lecteurs « What is it tonight ? Morphine or cocaïne ? » prêt à se sermonner son ami sur cette dangereuse manie.

Holmes lui tourne toujours le dos, il fixe la cheminée où les flammes dansent et ne bronche pas d’un poil. Le réalisateur est un sadique, il voulait faire durer le plaisir du téléspectateur pour qui c’était le tout premier épisode.

Sans nous dévoiler son visage, Holmes lui répond qu’il préconise une solution à 7% de cocaïne.

Soudain, il se retourne brusquement, les yeux fixés sur Watson et le téléspectateur découvre Jérémy Brett dans le rôle, demandant à son ami s’il veut essayer cette fameuse solution.

Les traits sont fins, ciselés, il est joli môme et moi je n’avais qu’une envie, c’est de lui confier ma petite affaire (enfin, pas à cette époque, j’étais mineure d’âge !).

Watson lui fait la leçon sur les innombrables dangers que cette drogue pourrait faire à son brillant cerveau… Pour Holmes, la drogue n’est qu’un stimulant lorsqu’il est à l’arrêt. De plus, ce n’était pas interdit à l’époque.

Ensuite, sa belle voix nous sort cette réplique bien connue : « My mind rebels against stagnation. Give me problems, give me work, give me the most abstruse cryptogram, or the most intricate analysis, and I am in my own proper atmosphere. But I abhor the dull routine of existence. I crave for mental exaltation ».

Traduction : « Mon esprit se rebelle contre la stagnation, confiez moi donc les problèmes les plus complexes, confiez moi les plus obscures cryptogrammes, les plus étranges intrigues à dénouer, je m’y retrouve dans mon propre domaine, mais j’abhorre la triste routine de l’existence. Je ne tire aucune gloire de mes succès, le problème à résoudre, et le plaisir de mettre mes dons à l’épreuve des faits sont ma seule récompense. »

Il nous précise aussi qu’il a créé la profession de détective consultant et qu’il est le seul au monde. Tout à fait canonique, bien que le passage sur sa profession vienne de « Une étude en rouge ».

Un gloussement de Holmes se produit avant qu’il n’avertisse son ami qu’il a fait un mauvais diagnostique (rhôô, le sadique ! Il a joué avec ses pieds) et qu’il a son stimulant : et il nous sort une lettre de sa poche avant de la tendre à Watson pour lui demander ce qu’il en déduit.

Dès le début, la Granada s’était voulue la plus fidèle possible aux textes et à l’univers de Conan Doyle. Et, hormis quelques fois (surtout dans les films et les dernières saisons), elle respecta son deal. Brett était fort regardant aussi, tenant à respecter les textes du canon. Canon qu’il avait lu entièrement avant le tournage !

Bref, les déductions sur l’étrange lettre reçue s’enchaînent et Brett est parfait dans le rôle du détective. Je sais que certains lui reprochent d’en faire trop, mais pour moi, tout est parfaitement dosé : les mimiques, les haussements de sourcils, les gloussements ou les éclats de rire, la gestuelle, la froideur ou la retenue. C’est Holmes !

Les acteurs sont parfaitement à leur place, ils s’entendent bien, surtout Brett avec David Burke (Watson) et cela transparaît à l’écran.

De plus, Michael Cox, le producteur, avait été malin et leur avait fait tourner « Le cycliste solitaire » en premier.

« Un scandale en Bohème » est en fait le troisième épisode tourné. Les acteurs étant rodés, il était plus facile pour eux de trouver leurs marques ainsi qu’aux membres de l’équipe, avant de tourner cet épisode crucial qui ouvrirait la série et sur lequel elle serait jugée.

On pourra juste reprocher aux deux acteurs un trop grand âge

Beaucoup oublient que Sherlock Holmes a commencé très jeune. Si l’on prend 1854 comme année de naissance la plus probable, cela lui faisait 24 ans lors de première enquête en 1878.

Sa collaboration avec John Watson a eu lieu en 1881 ou 1882… Il avait donc entre 27 et 28 ans. En 1904, il se retirait des affaires. La retraite à 50 ans, pas mal.

Jeremy Brett étant né en 1933, il avait déjà 51 ans lors du tournage de la série. David Burke était né, quant à lui, en 1934. Bref, ils n’étaient plus de toute première jeunesse, sans pour autant être de vieux croulant !

La série n’a pas trop mal vieilli et pour moi, c’est toujours un plaisir de me regarder les premières saisons.

Si cet épisode est toujours au top, il possède tout de même quelques grands moments kitch, notamment avec le fameux roi de Bohème qui, pour ne pas être reconnu, porte un loup des plus ridicules. Son costume, sa grosse moustache et sa coiffure genre « je suis en guerre avec mon coiffeur » parachevait le tout.

Revenons à notre série ! Holmes ne se montre pas impressionné pour autant d’avoir un futur king dans son salon. De toute façon, les rois et les reines, ils vont aux chiottes comme tout le monde !

Après avoir démasqué facilement ce futur roi qui pensait être incognito, Holmes lui demande de tout raconter le pourquoi du comment il a besoin de son aide.

Pas à dire, le royal récit de sa rencontre avec la cantatrice qui veut le faire chanter (maintenant qu’il va se marier avec une autre) possède aussi de grands moments de « kitchitude » ainsi que de gros accents de « Sissi » : scènes de bal sirupeuses où les musiciens ont les yeux bandés pour ne pas témoigner de ce qu’ils n’ont pas vu, les deux amants chevauchant dans la campagne, s’embrassant dans la chambre…

LA photo…

Par contre, voire Irène Adler habillée en homme dans des cabarets est un délice car le haut-de-forme lui va à ravir. Une femme libérée et qui n’avait pas peur de porter des costumes masculins.

Le choix de l’actrice était crucial et important et je dois dire que le rôle va comme un gant à Gayle Hunnicutt qui, comme nous expliqua un jour Jeremy Brett, portait un parfum « Bluebell » qui avait beaucoup perturbé Holmes. Ou l’acteur…

Il m’a d’ailleurs semblé le voir reluquer discrètement dans son décolleté lors de la scène où, déguisé en pasteur non conformiste, il fait semblant d’être mal.

Sur quoi tu louches, Sherlock ??

Une autre bonne idée, c’est d’assister au démaquillage de Holmes après son enquête chez miss Adler, déguisé en valet d’écurie : « hirsute, le visage en feu et paraissant ivre, avec des favoris et des vêtements qui ne payent pas de mine ».

Petite anecdote, Brett était tellement bien grimé qu’on ne le reconnu pas sur le plateau de tournage ! Tout comme son personnage, il avait le sens du déguisement et il aimait ça.

Holmes enquête donc chez les employés de la dame, entrant à son service comme valet d’écurie et il me semble que je l’ai vu un peu troublé lorsqu’il entendra le jolie voix de la cantatrice

Il racontera à Watson comment, en suivant la belle et son avoué, Geodfrey Norton, il assistera à leur mariage en cachette, devenant leur témoin involontaire car il en fallait un pour légaliser le mariage à l’église.

La belle Irène le remerciera et lui offrira un souverain en or pour la peine ou comme « little souvenir » (moment intensément romantique dans ma tête) et le détective décidera de l’accrocher à sa chaîne de montre, ce qui laissera Watson perplexe.

Un autre grand moment, c’est lorsque Holmes se déguisera en « un pasteur non conformiste, aimable et un peu naïf. Avec un grand chapeau noir, un pantalon trop ample, une cravate blanche, un sourire plein de sympathie, un regard attentif et un air de curiosité bienveillante » dans le but de récupérer la photo compromettante du futur roi qui avait été assez bête que pour se faire prendre en photo au côté de sa maîtresse.

D’ailleurs, je préciserai aussi que les dessins de Sidney Paget qui illustraient les « Aventures » dans le Strand Magazine ont servi de modèle pour créer les costumes et les déguisements.

À savoir aussi que certaines scènes sont la copie conforme des dessins de Paget : la visite du roi de Bohème au 221b Baker Street, celle où Irène Adler, déguisée en homme souhaite le bonsoir à Holmes sur le pas de sa porte ainsi que celle du mariage.

Dans le but de son enquête, Holmes a engagé des jeunes gens pour se disputer et chahuter assez fort au retour d’Irène et lui, en preux chevalier, il arrivera pour défendre madame Adler et il se fera assommer… seul moyen d’entrer dans la maison !

La scène avec Irène qui lui tamponne le front avec un chiffon humide est toute mignonne mais Holmes détourne la tête pour ne pas qu’elle remarque que le rouge sur son front n’est que de la peinture.

La pauvre femme ne se rend pas compte qu’elle a sur son divan le grand détective tout à fait alerte et non pas un vieux pasteur gentil et assommé.

Mais lors du faux incendie, lorsqu’elle ouvre la cachette afin de prendre le cliché où elle pose avec le futur king of Bohème, là, elle commence à avoir des doutes sur le gentil pasteur et l’incendie… qui n’est qu’un pétard fumigène lancé par Watson.

Holmes jubile dans le fiacre qui le reconduit à Baker Street, il est fier de sa trouvaille, de son plan… Oui, Holmes fut rusé ce soir là, mais le jeune homme qui lui souhaita « Bonne nuit, monsieur Holmes » devant le 221b l’était encore plus que lui !

Irène avait compris… Le lendemain, elle n’était plus là, mais elle laissait une lettre à Holmes et promettait de ne pas envoyer la fameuse photo le jour des fiançailles du roi. Elle aimait et était aimé en retour.

On sent bien aussi dans cet épisode tout le mépris et la froideur de Sherlock Holmes envers ce futur monarque prétentieux.

Lorsque le roi, furax de voir que la photo laissée n’est pas la compromettante, il ordonnera à Holmes de lui donner la lettre, ce à quoi il lui répondra « It is adressed to me ». « C’est adressé à moi »… Alors Sherlock, c’est « Fuck the king ».

Dans cette aventure, Holmes se rend compte aussi qu’il a eu affaire à une femme intelligente et rusée, une femme blessée par un homme qu’elle avait aimé et qui lui avait promis le mariage.

Holmes refusera la chevalière que le roi voulait lui offrir, ne souhaitant que la photographie où Irène était seule.

Il ne serrera pas la main tendue par ce roi qui était tout content que tout cela se termine bien pour son matricule et qu’il puisse se fiancer avec sa princesse de La Tronche En Biais.

Le soir, devant la cheminée, on verra Holmes contempler la photo de la belle puis jouer du violon… Mélancolique Holmes ?

Je me suis un peu étendue sur ce premier épisode, mais les suivants seront plus court.

Si vous ne l’avez jamais vue, je vous signale que cette série vaut le détour pour le soin extrême qui a été apporté à la reconstitution des décors et des costumes : raffinés ET fidèles aux goûts et aux critères sociaux de l’époque.

Au moins, on ne voit pas évoluer Holmes affublé de cette stupide deerstalker et de ce foutu manteau « macfarlane », vêtements adaptés à la campagne mais pas à la ville de Londres.

Dans le canon, il ne les porte qu’à deux reprises, dans HOUN (« Le chien des Baskerville ») et dans SILV (« Flamme d’argent »). Normal, il était à la campagne !

Ici, l’acteur évolue dans un costume sombre et un haut-de-forme qui lui vont à ravir.

De plus, Jeremy était grand et mince, tout comme Holmes : 76 kg pour 1,88m. Holmes mesurait 6 pieds, soit 1,80m mais paraissait encore plus grand en raison de sa minceur.

Pas d’anachronisme avec la pipe calebasse non plus ! Holmes fume des pipes droites (triviale, cette phrase) et d’époque.

Ils ont fait aussi attention aux moindres détails : même les titres des journaux concordent aux évènements de l’époque.

Jeremy Brett avait un peu peur que dès le premier épisode on ne montre tous les « clichés » holmésiens à l’écran : Holmes et la drogue, Holmes jouant du violon, Holmes et « La Femme », Holmes et le célèbre monologue « Mon esprit refuse la stagnation… » (Extrait de la seconde nouvelle de Conan Doyle « Le Signe des Quatre »), Holmes déguisé, etc…

Au final l’histoire se tient bien et esquisse un portrait habile et réussi du détective.

Dès le premier épisode, on en sait déjà un peu plus sur le détective, utilisant comme clichés les véritables infos du canon et évitant les faux « clichés ».

Le scénario reste très proche de l’œuvre originale et on retrouve des dialogues entiers extraits du Canon : le prologue de Watson sur Irene Adler, la célèbre réplique de Holmes : « I am lost without my Boswell » (Sans mon historiographe, je suis un homme perdu), le dialogue sur la cocaïne…

Quand à supposer que Holmes éprouva pour Irène Adler de l’amour, le producteur, Michael Cox, voyait dans cette histoire une relation ambivalente de sexualité refoulée.

Selon lui, on pouvait imaginer que Sherlock Holmes lui vouait un amour platonique.

Une affaire à suivre dans l’article de demain qui continue sur un autre épisode tout aussi mythique pour moi.

L’épisode en V.O de « A scandal in Bohemia » n’étant plus disponible sur You Tube, j’ai inclus quelques clips à la place.

Par contre, il reste toujours la petite vidéo que j’avais réalisée pour illustrer une fanfiction « Holmes/Adler » que j’avais écrite en août 2011 pour un concours sur Fanfic-fr.

Il fallait écrire une histoire sur la musique « A postcard » de Purcell (violon mélancolique) et j’avais pondu « Requiem pour une ombre » (ici, c’est la vidéo, pas mon texte !).

Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, au « Mois anglais III » chez Titine et Lou, au Challenge « Victorien » chez Arieste, au Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict et au Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

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36 réflexions au sujet de « 1. Sherlock Holmes : Un scandale en Bohème – A scandal in Bohemia »

  1. J’ai lu ton billet et j’ai revécu l’épisode ! Elle est drôlement bien cette série !!! et pour moi, Brett est Sherlock, comme Suchet est Hercule.
    Ronron de plaisir !!!

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    • Suchet ! Magnifique !! J’adore aussi.

      Brett était excellent, dommage que la maladie l’ait foutu en l’air dans les dernières saisons 😦

      J’ai pris plaisir à les regarder en VOstFR sur You tube, tout simplement. Plus facile pour les « pauses » qu’avec un DVD qui reprend toujours un peu plus loin…

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  5. Salut Belette ,
    Je découvre ton site avec plaisir car très intéressant , agréable à parcourir et ton avis souvent rejoint le miens sur quelques oeuvres.
    Je découvre aussi que tu es un fan de Sherlock Holmes et c’est pour ça que j’interviens sur le fil de cette série anglaise (que je ne connais malheureusement pas). Je vis en Russie depuis quelques années maintenant , et nous avons une série de Sherlock Holmes (réalisée entre 1979 et 1986) qui est tout simplement culte ici. Culte au point que certaines phrases de cette série sont rentrés dans le langage commun. Les interprètes sont excellents , la réalisation et le respecte de la trame le sont aussi. La Reine elle même a fait les louanges de cette adaptation.
    Donc voila , j’étais curieux de savoir si , en tant que fan , tu connaissais cette série.
    Si non , je te donne le lien vers le premier épisode de la série (j’ai du farfouiller pour le trouver) en streaming et en version originale sous-titré en anglais (pas vraiment le choix pour les sous-titres).
    http://www.veoh.com/watch/v22288358jT3p8KmM

    A+

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    • Merci de la visite, et oui, je connais la série, mais pour en trouver les épisodes, mamma mia ! Pas évident… je savais aussi qu’elle était de qualité certaine et d’une certaine qualité ;-))

      Hélas, mon anglais étant lamentable, les sous-titres dans la langue de Holmes ne me seront pas d’une grande utilité. Snif…

      En tout cas, je te remercie pour le passage et le petit mot et les quelques infos que j’ai glané en lisant ton post parce que malgré tout, je ne savais pas qu’une partie des dialogues de la série étaient entré dans le langage courant. ;-))

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      • Je pense qu’un de ces quatre je me lancerai dans l’édition des sous-titres de cette série car je sais que cela intéresserait quelques personnes et personnellement , cela fera travailler mon russe… à ce moment là , je reviendrai vers toi pour t’en faire profiter.
        Une autre anecdote sur cette série concerne les décors. L’union soviétique à l’époque était très fermée et il était quasiment impossible de déplacer toute une production en Angleterre pour le tournage. Donc tout a été filmé dans les pays baltes , et finalement , ça passe très bien .
        A+

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        • Je me disais bien que la déco était russe, ce n’était pas un manoir anglais que je voyais dans l’épisode 1… MDR De ce niveau là, la Granada avait tout sur place niveau belles demeures anglaises.

          J’adore Livanov dans le rôle de Holmes, il n’en fait pas trop, il a le physique, et Watson, au départ, on aurait dit qu’il avait un bâton de chaise coincé dans le *** ! mais ensuite, ça va mieux, je l’aime bien aussi, jeune svelte, génial !

          Ce qui m’intrigue, c’est que j’avais vu le nom de Sherlock Holmes en cyrillique sur des bandes annonces du film de Ritchie, a game of shadows, j’ai même une affiche en ce qui doit être du russe dans mes fonds d’écran, mais dans la série, je vois Holmes écrit autrement… qué passa ? autre ortho, différentes ortho ou c’était pas du russe sur l’affiche ?

          Si une team des sous-titres pouvaient nous les traduire, je serais aux anges… mon russe est zéro, j’ai juste appris comment dire bonjour en regardant la série ;-))

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    • EDIT : je viens de trouver les trois premiers épisodes de la série, en VO STFR et j’en ai zieuté deux à la suite, j’adore ! Faudra que je lui consacre une chronique. Dommage que je n’ai trouvé que 3 épisodes…

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  6. (Oups ,j’avais répondu un message que je ne vois pas donc je recommence)

    Content que tu apprécies et je te rejoins absolument sur tes premières impressions , avec un Livanov très bon qui m’a tout de suite convaincu (j’adore comme il se fend la poire) et j’ai également trouvé que Watson se trimballait un balai brosse dans le fion…mais oui, on s’y fait.

    Les noms (et tout les mots) en Russe s’écrivent d’une manière différente selon la situation. La langue russe n’a pas d’article et donc ,pour exprimer les COI ou COD ou tous les autres compléments , on introduit pas le nom ou le mot par une conjonction ou un article comme en français , mais on modifie le mot avec des terminaisons adaptées au genre de la phrase (p’tin , je sais pas si c’est clair 😉 ).
    Ainsi donc : Sherlock Holmes (tout court) s’écrira « Шерлок Холмс » , mais Les aventures de Sherlock Holmes s’écriront : « Приключения Шерлока Холмса » , puisque les mots masculins au génitif se termineront par « a' ».

    J’ai également re-farfouillé le net quand j’ai lu que tu avais trouvé les 3 premiers épisodes et j’ai trouvé la première saison (5 épisodes) en VOSTFR et ici:
    http://www.voirfilms.org/les-aventures-de-sherlock-holmes-et-du-dr-watson-saison-1-5103.htm

    Si ceux là sont dispo , les autres doivent aussi…. à fouiller…

    Tu me diras ce que tu penses de Moriarty et de leur combat final très kitsch qui m’avait fait mourir de rire.

    A+

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    • Tu ne pouvais pas voir ton message puisque direct à la corbeille WP… le garde chiourme est assez efficace, il arrête les conneries, mais là, il a fait de l’excès de zèle ! Mais ça n’arrivera plus, tu ne devras pas montrer patte blanche pour laisser un comm 😉

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      • OK , je viens à l’instant de comprendre que mon site wordpress servait à quelque chose et que je pouvais intervenir directement de là . Jusque là ,j’écrivais directement sur les sites ou blogs….
        Ce wordpress n’est pas très instinctif à l’utilisation.

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        • Faut jouer avec WP avant d’en saisir toutes les subtilités. Ayant dû tout découvrir moi-même, j’ai appris sur le tas, maintenant, je le manie mieux et je réponds directement à mes messages grâce à la petit icône à côté de mon gravatar, à droite, en haut.

          Je viens de regarder l’épisode 4 de la série et en effet, si Moriarty a un regard noir, il est un peu bossu et la scène de la lutte a tout d’un mauvais film de kung-fu, surtout avec Moriarty qui avance comme s’il allait nous faire la prise de la tarentule. Risible, mais j’aime bien la série. Juste que Watson manque un peu de son côté garde-fou pour Holmes, je ressentais plus cela dans la série de la Granada.

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  7. Bon , je vais recommencer car j’ai dû cliquer quelques part où il ne fallait pas.

    Je suis content que tu ais apprécié les épisodes que tu as vu , et je te rejoins absolument sur tes premières impressions.
    J’ai tout de suite adhéré à l’incarnation de Sherlock par Livanov , j’aime sa voix et sa manière de se fendre la poire. J’ai eu ,en revanche ,beaucoup plus de mal à apprécié Vitaly Solomine dans le rôle de Watson et son désormais célèbre balais dans le fion , j’avais cette impression qu’il surjouait son rôle et puis avec l’habitude ,on s’y fait.

    Je te donne le lien , que j’ai trouvé hier ,vers l’épisode 4 et 5 de la série en VOSTFR et de bonne qualité dans la traduction. Le reste me semble très très difficile à trouver. Dans ces épisodes il y aura la confrontation avec Moriarty et leur fameux combat qui dans mes souvenirs est épique et très kitsch , je m’étais bien marré en le regardant.
    Donc c’est ici : http://www.voirfilms.org/les-aventures-de-sherlock-holmes-et-du-dr-watson-saison-1-5103.htm

    Pour la confusion des noms ,je pense pouvoir l’expliquer.
    Le russe est une langue foutrement difficile et différente dans sa construction de nos langues latines et anglo-saxonne .
    En français ,nous utilisons les articles et les conjonctions pour introduire les compléments . En russe ,il n’y a pas d’articles et donc les noms (propres et communs) changent d’orthographe selon la situation.
    Exemple :
    -Sherlock holmes (tout court et qui ne change donc pas) >>>>> « Шерлок Холмс »
    -Les aventures de Sherlock Holmes (ici S.H est COD (ou COI ,je sais plus)) >>>>> Приключения « Шерлока Холмса »
    – un autre ex: Je bois une bière avec Sherlock Holmes (ici S.H complément de jecépakoi) >>>>> Я пью пиво с « Шерлоком Холмсом »
    Donc tu vois , un seul et même nom et qui selon le genre pour avoir 6 orthographes différents.
    J’espère que sur le coup , j’ai pas été trop chiant 🙂

    Bon Dimanche …. A+

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  8. Bon , je vais recommencer car j’ai dû cliquer quelques part où il ne fallait pas.

    Je suis content que tu ais apprécié les épisodes que tu as vu , et je te rejoins absolument sur tes premières impressions.
    J’ai tout de suite adhéré à l’incarnation de Sherlock par Livanov , j’aime sa voix et sa manière de se fendre la poire. J’ai eu ,en revanche ,beaucoup plus de mal à apprécié Vitaly Solomine dans le rôle de Watson et son désormais célèbre balais dans le fion , j’avais cette impression qu’il surjouait son rôle et puis avec l’habitude ,on s’y fait.
    Je te donne le lien , que j’ai trouvé hier ,vers l’épisode 4 et 5 de la série en VOSTFR et de bonne qualité dans la traduction. Le reste me semble très très difficile
    à trouver. Dan ces épisodes il y aura la confrontation avec Moriarty et leur fameux combat qui dans mes souvenirs est épique et kitsch , je m’étais bien marré en le
    regardant.
    Donc c’est ici : http://www.voirfilms.org/les-aventures-de-sherlock-holmes-et-du-dr-watson-saison-1-5103.htm

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    • Oui, Watson est un peu guindé et voit des espions partout, mais ensuite, on le sent mieux. L’acteur, pas le balai !! mdr Livanov, j’adore ! Tout en douceur, il rit, mais pas de trop, il a le physique pour, le port noble, je passerai sur l’horrible deerstalker utilisé en ville, mais bon, l’artifice est devenu canonique quasi !

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  9. Bon , je vais recommencer car j’ai dû cliquer quelques part où il ne fallait pas.

    Je suis content que tu ais apprécié les épisodes que tu as vu , et je te rejoins absolument sur tes premières impressions. J’ai tout de suite adhéré à l’incarnation de Sherlock par Livanov , j’aime sa voix et sa manière de se fendre la poire. J’ai eu ,en revanche ,beaucoup plus de mal à
    apprécié Vitaly Solomine dans le rôle de Watson et son désormais célèbre balais dans le fion , j’avais cette impression qu’il surjouait son rôle et puis avec l’habitude ,on s’y fait.

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  10. Je te donne le lien , que j’ai trouvé hier ,vers l’épisode 4 et 5 de la série en VOSTFR et de bonne qualité dans la traduction. Le reste me semble très très difficile
    à trouver. Dan ces épisodes il y aura la confrontation avec Moriarty et leur fameux combat qui dans mes souvenirs est épique et kitsch , je m’étais bien marré en le
    regardant.
    Donc c’est ici : http://www.voirfilms.org/les-aventures-de-sherlock-holmes-et-du-dr-watson-saison-1-5103.htm

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  11. Je te donne le lien , que j’ai trouvé hier ,vers l’épisode 4 et 5 de la série en VOSTFR et de bonne qualité dans la traduction. Le reste me semble très très difficile à trouver. Dan ces épisodes il y aura la confrontation avec Moriarty et leur fameux combat qui dans mes souvenirs est épique et kitsch , je m’étais bien marré en le regardant.
    Donc c’est ici : http://www.voirfilms.org/les-aventures-de-sherlock-holmes-et-du-dr-watson-saison-1-5103.htm

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    • Merci, je regarderai ça tout à l’heure, dès que j’ai un peu de temps parce que je suis déjà en retard pour mon bilan de septembre ! Au fait, je t’ai sorti des indésirable où WP t’avais casé… maintenant, tu ne fileras plus dans le filtre anti-spam ! Mon pauvre, tu as dû réécrire le message plusieurs fois :((

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  12. Pour la confusion des noms ,je pense pouvoir l’expliquer. Le russe est une langue foutrement difficile et différente dans sa construction de nos langues latines et anglo-saxonne .
    En français ,nous utilisons les articles et les conjonctions pour introduire les compléments . En russe ,il n’y a pas d’articles et donc les noms (propres et communs) changent d’orthographe selon la situation.
    Exemple :
    -Sherlock holmes (tout court et qui ne change donc pas) >>>>> Шерлок Холмс
    -Les aventures de Sherlock Holmes (ici S.H et COD (ou COI ,je sais plus)) >>>>> Приключения « Шерлока Холмса »
    – un autre ex: Je bois une bière avec Sherlock Holmes (ici S.H complément de jecépakoi) >>>>> Я пью пиво с « Шерлоком Холмсом »
    Donc tu vois , un seul et même nom et qui selon le genre pour avoir 6 orthographes différents.
    J’espère que sur le coup , j’ai pas été trop chiant 🙂
    Bon dimanche …A+

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