Bilan Livresque : Mars

BILAN - Coyote montre aggrandi OKQuoi de neuf en Mars ??

EDIT : Je savais bien que je m’étais trompée lorsque j’annonçais « 9 lectures » ! Je me souvenais d’avoir compté 10 livres dans mon agenda, mais sur ma feuille de liens, je n’en comptais que 9.

ERREUR ! J’en avais bien 10 au compteur, mais j’avais oublié de copier le lien d’un livre, celui avec le fakir coincé dans l’armoire Ikéa ! Je mets donc à jour ce bilan…

C’est donc 10 lectures à mon actif pour ce mois-ci, dont un énorme pavé de 750 pages ! Ce qui n’est pas si mal, je trouve.

Bon, niveau PAL Noire, je n’en ai pas lu un seul ce mois-ci, non plus… et j’ai loupé une LC pour cause d’Alzheimer…

Dans le cadre du Challenge « Un hiver en Suède », j’ai attrapé « Du sang sur la Baltique » de Viveca Stein (ICI) qui s’est révélé un polar agréable. Cassera jamais trois pattes à un unijambiste, mais il était « correct ».

Puisque j’avais eu du « polar classique », je me suis dit qu’un petit noir serré ne me ferait pas de tort. J’ai donc sorti de ma biblio un auteur que je n’avais pas encore découvert : Thomas H. Cook avec « Au lieu-dit Noir-Étang » qui s’est avéré être une véritable découverte pour moi (ICI).

Rythme lent, progression à petits pas, bon dans le temps, le tout servi avec des atmosphères bien torchées !! Cet auteur est noté dans mes chouchous et je compte bien découvrir le reste de sa production.

Lorsqu’on est dans le Noir, autant y rester, non ? Quitte à découvrir, autant continuer avec des auteurs jamais lus, non ? Voilà pourquoi je me suis décidée à me plonger dans la prose de monsieur George P. Pelecanos. « Hard Revolution » me faisait de l’œil et le pas de danse que j’ai exécuté avec ce livre était magique (ICI).

Roman Noir… Si vous cherchez un livre rempli  de courses poursuites, de rebondissements à gogo, de suspense trépidant, allez chercher votre bonheur ailleurs… Bien que je vous conseille fortement de vous pencher sur ce roman aussi noir que la peau d’ébène des protagonistes et aussi noir que le cœur de certains ségrégationnistes, car ce livre en vaut vraiment la peine.

Le manquant du bilan était « L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea » de Romain Puértolas (ICI). Une lecture divertissante, amusante, très second degré, bref, ça vous fait passer un bon moment, j’ai souri et j’en suis ressortie toute contente.

Grosse déception avec « Mr. Shivers » de Robert Jackson Bennet (ICI). Quatrième de couverture prometteur de beaux jours et au final, de l’ennui et du Fantastique inattendu qui explique trop facilement les choses.

Le seul point positif, c’est la description de cette Amérique des années 30, après le krach boursier et la tempête de sable qui dévasta toutes les plantations, obligeant les gens à se mettre en route et à jouer les explorateurs des temps modernes, sillonnant leur pays à la recherche du travail, passagers clandestins sur les trains.

Une lecture éprouvante que j’aurais dû fractionner en plusieurs morceau parce que « L’Évangile du bourreau » de Gueorgui & Arkadi Vaïner ne se lit pas comme un roman Noir habituel (ICI). Longtemps tenu secret, le roman est une peinture sidérante du système répressif soviétique sous Staline, a fait sensation lors de sa première publication en ex-URSS.

Il avait vraiment tout pour me plaire, ce roman plus noir que le trou du cul d’un Nègre occupé à creuser une galerie, au fond d’une mine, à minuit, par une nuit sans lune (©Frédéric Dard). J’ai loupé le train, et ça me désole parce que la coupable, c’est uniquement moi.

Pour le Marathon de Lecture organisé par Chroniques Littéraires, j’avais dégotté dans mes étagères « Hanna était seule à la maison » de Carin Gerhardsen, auteure suédoise, ce qui convenait parfaitement pour clore en beauté « Un hiver en Suède » (ICI).

Un polar d’excellente facture, suspense bien maintenu, enquêtes qui s’alternent et finissent par se chevaucher pour s’imbriquer l’une dans l’autre, les cochonnes… Pas le polar du siècle, pas de coup de cœur, mais un super moment de lecture.

Dans la foulée, j’ai aussi déniché « Le Sang des pierres » de Johan Theorin (ICI), un autre auteur suédois (j’avais des trésors dans ma biblio, moi, que je ne savais même pas, heureusement que Babelio est là pour m’indiquer la nationalité de mes auteurs).

Bon, rythme fort lent, mais les pages se tournent vite suite aux personnages qui sont agréables. Le final est bien, mais ce polar sera vite oublié, dommage…

Ici, par contre, pas de risque d’oublier quoique ce soit ! Roman Noir très violent, dont tout le monde a parlé en bien, déclaré meilleur livre de l’année 2012 par le magazine « Lire », je me devais de l’ouvrir… Acheté fort tard parce que introuvable dans mes échoppes, « Le Diable, tout le temps » de Daniel Ray Pollock est une lecture coup de poing dans la gueule (ICI).

Trois récits noirs. Trois univers rempli de violence, de sexe, de sang et de violence… Parfois aussi de tripes. Trois récits qui pourraient être indépendant les uns des autres mais qui se rejoignent, s’imbriquent, se complètent, se mélangent… Une lecture qui restera gravée dans ma chair, marquée au fer rouge ! On en redemande, des livres tels que celui-là !

Une amie avait eu un orgasme lors de sa lecture de « X » de Sébastien Teissier (ICI)… Malheureusement, il m’en faut un peu plus pour avoir un orgasme, mais rien à dire, le livre est jouissif parce que l’auteur a joué avec les choses que je n’avais pas, pour mon plus grand plaisir ! J’adore quand un auteur me baise de la sorte avec son récit. Et là, j’ai été mieux baisée que si j’avais voté socialiste, socio-chrétien et libéral en même temps.

Un truc de fou, ce livre ! Court, mais intense, court, mais bon, court, mais qui te laisse baba. Magnifique !

Entre les coups, je me suis retapée pour la 36ème fois l’intégrale du cycle de « Lanfeust des Étoiles » (8 tomes) et qui fait suite à la saga de 8 tomes de « Lanfeust de Troy » que j’avais relue en février.

Bilan Livresque Mars : 10 livres et 8 bandes dessinées relues

  1. Du sang sur la Baltique : Viveca Stein (« Thrillers et polars » / Un Hiver en Suède)
  2. Au lieu-dit Noir-Étang : Thomas H. Cook (« Thrillers et polars » / « US » / « À tous prix » )
  3. Hard Revolution : George P. Pelecanos (« Thrillers et polars » / « US »)
  4. L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea : Romain Puértolas
  5. Mr. Shivers : Robert Jackson Bennet (« Thrillers et polars » / « US »)
  6. L’Évangile du bourreau : Gueorgui Vaïner (« Thrillers et polars » / « Myself II »)
  7. Hanna était seule à la maison : Carin Gerhardsen (« Thrillers et polars » / Un Hiver en Suède)
  8. Le Sang des pierres : Johan Theorin (« Thrillers et polars » / Un Hiver en Suède / « À tous prix »)
  9. Le Diable, tout le temps : Pollock (« Thrillers et polars » / Challenge « US » / « À tous prix » )
  10. X : Sébastien Teissier (« Thrillers et polars »)
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8 réflexions au sujet de « Bilan Livresque : Mars »

  1. Ha oui… quand même, tu m’impressionnes !!! J’ai lu tes avis en diagonale pour certains, je vais aller voir Le Diable tout le temps, j’ai aimé malgré la noirceur ! Theorin, te connaissant un peu, je ne te l’aurais peut-être pas conseillé ou alors pas celui-ci qui est le T3, mieux vaut les lire dans l’ordre (pour le papy de 80 ans) et d’autres personnages qui reviennent… Moi j’ai adoré les 3, j’attends le 4ème depuis un an mais toujours rien à l’horizon et je ne lis pas encore en suédois !!! 😀

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    • Non, tu ne lis pas encore en suédois ?? Y’a du laisser aller… 😀

      Le diable tout le temps, je savais que tu l’avais lu et aimé, ce qui me fait dire que ce livre, on peut l’apprécier même si on n’est pas une lectrice de polars noirs.

      Le Théorin, c’est un don qu’on m’a fait, je l’ai reçu gratos et vu qu’il était suédois et que j’avais le challenge, il tombait bien. Mais oui, les lire dans l’ordre aurait été plus juste, mais sans les deux premiers… qui, apparemment, son plus mieux, si je te suis bien.

      Je t’impressionne ?? Sans doute à cause de mon 1,90 mètre ! Et mes tatoos !! 😆

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  2. « le trou du cul d’un Nègre occupé à creuser une galerie, au fond d’une mine, à minuit, par une nuit sans lune  » de Frédéric Dard ? Je l’apprends.
    je connaissais « comme dans le derrière d’un Nègre dans un tunnel » (d’époque !)

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    • Oui, c’était dans un de ses livres… me demande plus lequel, mais l’expression m’est restée et je l’adore parce qu’elle métaphorise bien le concept de « il fait très noir cette nuit ». Évidemment, le terme « nègre » pourrait choquer alors qu’il n’est pas utilisé pour dénigrer une personne de couleur. 😉

      Dard avait l’habitude aussi d’inventer des mots et des verbes, tels que « Pompefunébrer »

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