Le Bon, la Brute et le Truand – Il buono, il brutto, il cattivo : Sergio Leone [FILMS]

wE2g8D1fzX1KaGxkc1VJrMFWMN8Vous parler de « Il était une fois dans l’Ouest » et ne pas causer du film « Le bon, la brute et le truand » (The Good, the Bad and the Ugly), ça ne se fait pas ! Puisque je suis dans ma passe western, autant dégainer le six coups et faire les chose dans les règles de l’art.

Charles Branson n’avait pas beaucoup de conversation dans « Il était une fois »… Clint Eastwood aussi ! Pour ces deux personnages, tout passe par quelques mots, quelques gestes, quelques regards. Tout est dans leur apparence et il se dégagent d’eux quelque chose de bestial mais aussi de tendre (en plus de l’odeur du bourrin qui leur colle aux frusques).

Bref, on les craint, mais on les aime.

Avec ce film, je remplirais des tas de challenge parce que Le Bon, la Brute et le Truand  est un film germano-hispano-italien (et il se passe aux États-Unis), réalisé par Sergio Leone (of course) et sorti en 1966.

Ce n’est pas n’importe quel western non plus. Il fait partie des plus célèbres westerns de l’histoire du cinéma et, excusez du peu, il est considéré comme la quintessence du style « western spaghetti » (ça t’en bouche un coin, hein !).

Si je ne l’avais pas sorti pour le Mois Américain de septembre, il aurait été parfait pour le Mois Italien d’octobre !

Avec lui, Sergio Leone va conclure (dans le foin ? Non !) sa fameuse Trilogie du dollar (également appelée Trilogie de l’homme sans nom) et, pour éviter de se répéter, notre ami va augmenter les protagonistes.

De deux personnages, habituellement, on passera à trois pour ce film : Clint Eastwood et Lee Van Cleef, qui se partageaient déjà la vedette dans « Et pour quelques dollars de plus » se voient adjoindre le truand Eli Wallach dans ce troisième film.

Je vous avoue que sans Wiki pour me dire que celui-ci est en fait le troisième opus d’une trilogie, je ne l’aurais jamais su et, ma foi, je m’en fichais un peu.

Ça ne gâche rien de  préférer « The good, the bad… » aux deux autres (« Et pour quelques dollars de plus » est mon second préféré dans la Trilogie alors que « Pour une poignée de dollars » qui est le tout premier, je ne l’aime pas du tout).

Tout cela pour vous dire qu’on ne perd rien en le regardant tout seul et puis, comble du comble, ce troisième volet est en fait une sorte de retour en arrière (sans la DeLorean), une sorte de préquelle…

Mais gardez à l’esprit que les acteurs Eastwood et Van Cleef n’ont pas les mêmes rôles dans les deux films, hormis Eastwood qui joue toujours l’Homme sans nom.

Dans ce film, une nouveauté par rapport aux deux autres : la guerre de Sécession est en toile de fond.

Voilà pourquoi il s’agit, chronologiquement parlant, d’un retour en arrière par rapport aux deux autres films de la trilogie. Vous suivez toujours ou vous avez besoin d’aspirines ??

Clint Eastwood (la constante qui lie les trois films) ne se présente pas dans sa tenue habituelle : au lieu d’un poncho, il porte un long manteau (aussi appelé cache-poussière) ; ce n’est qu’à la fin du film qu’il endosse ce vêtement, adoptant l’apparence extérieure du personnage des deux premiers films et matérialisant, selon l’idée de Leone, l’aspect cyclique de la trilogie.

Résumé : Pendant la Guerre de Sécession, trois hommes, préférant s’intéresser à leur profit personnel, se lancent à la recherche d’un coffre contenant 200 000 dollars en pièces d’or volés à l’armée sudiste.

Tuco sait que le trésor se trouve dans un cimetière, tandis que Joe connaît le nom inscrit sur la pierre tombale qui sert de cache.

Chacun a besoin de l’autre. Mais un troisième homme entre dans la course : Sentenza, une brute qui n’hésite pas à massacrer femmes et enfants pour parvenir à ses fins.

Ce que j’en pense : C’est le genre de film que j’adore regarder à intervalles réguliers, surtout lorsque je suis fatiguée, pas en forme, que je suis rentrée tard du kiné, que la journée à été mauvaise ou que le travail m’a tuer (la faute est là exprès).

Pourquoi regarder une nouveauté alors que j’ai des valeurs sûres pour me distraire, le tout accompagné d’une bande-son qui me donne des frissons avec des acteurs magnifiques qui ne sont pas manichéens.

Le Bond (Blondin), joué par Clint Eastwood n’est pas dénué de noirceur. Il est l’homme sans nom, un chasseur de primes flegmatique, un homme arrogant mais grandiose. S’exprimant à l’aide de phrases tellement courtes qu’elles en sont laconiques. Il ne peut pas être tout à fait bon puisque c’est un as de la gâchette. Bref, voilà un personnage soigné dans les moindres détails. Et comme moi, il fume le cigare !

La présence du cigare de Blondin est un symbole très important dans le film. Blondin en a un à la bouche dans presque toutes les scènes et le rallume continuellement. Le cigare devient même un élément clé de l’action à quelques occasions (la poursuite en suivant la piste des cigares toujours plus fraîchement fumés, l’allumage de la mèche du canon et de celle des explosifs, etc.).

Eastwood incarne un personnage qui aurait fait un excellent méchant, il avait tout pour ça : des expression sombres et pensives, des yeux à demi-fermés, visage fermé, taciturne, ironique… Mais durant tout le film il est le cul entre deux chaises, oscillant sans cesse entre le chasseur de primes et le bandit.

Bref, une vraie réussite que ce personnage de Blondin et qui hisse ce western à un niveau de tragédie grecque ou shakespearienne. Non, non, les z’amis, nous ne sommes pas dans un bête film, c’est plus profond que cela.

Notre Bond Blondin est en compétition avec Tuco Benedicto Pacifico Juan Maria Ramirez (Tuco pour les intimes) « Le truand », un bandit comique, maladroit et volubile, recherché par les autorités. Il est joué par Eli Wallach.

Lui et Blondin n’ont rien en commun… mais malgré tout, il devront faire cause commune car Tuco a appris d’un soldat en train d’agoniser (Bill Carson) le nom du fameux cimetière où est enterré l’or, mais il ne connaît pas le nom de la tombe ; seul Blondin le sait.

Cette situation les force tous les deux à devenir compagnons de voyage. Les voilà donc contraints de travailler ensemble et de se secourir à tour de rôle. Leur relation est celle d’une amitié-haine. C’est Tuco qui lui donnera le fameux surnom « Blondin ».

Le troisième homme, la Brute, c’est Sentenza (Angel Eyes dans la version américaine), joué par Lee Van Cleef. C’est un mercenaire insensible et sans pitié. Il n’hésite pas à éliminer froidement tous ceux qu’il rencontre dans sa course au trésor.

Lui, c’est la crapule finie, loin de son rôle d’homme vengeant la mort de sa sœur dans « Et pour quelques dollars de plus ». Ça fait du bien de voir des acteurs changer de rôle… Lee a la gueule de l’emploi pour le méchant, mais le pauvre ne savait pas monter à cheval, tout comme Eli Wallach… Un comble dans un western !! mdr

Tout tourne autour de ces trois hommes, sans compter la guerre de Sécession qui s’invite dans la danse et qui nous montre tout l’imbécilité d’une guerre dans les morts envoyés au combat pour un foutu pont ou pour un endroit qui a tout de la crotte de mouche sur une carte.

— Je n’ai jamais vu tant de gens mourir… si mal [dixit Blondin en voyant les soldats mourir]

Leone disait : « la véritable histoire des États-Unis a été construite dans une violence que ni la littérature ni le cinéma n’ont su révéler comme ils l’auraient dû. Personnellement je tends toujours à mettre en contraste la version officielle des évènements – sans doute parce que j’ai grandi sous le fascisme. J’ai vu en personne comme on peut manipuler l’histoire. Pour cette raison, je doute toujours de ce qui est annoncé. Pour moi, c’est maintenant un réflexe ».

Oui, la guerre est le quatrième personnage. Elle nous est montrée furtivement dans les images de combat, lors du générique de début, qui vient insidieusement s’immiscer dans les péripéties et interagir avec elles : après la colonne de soldats dont l’arrêt démasque le bruit des éperons, c’est un boulet de canon qui fracasse la pièce où Tuco allait obliger Blondin à se pendre ; Blondin est de nouveau sauvé dans le désert par l’irruption du chariot sudiste ; enfin dans la rue de la ville abandonnée, les explosions donnent l’avantage à Blondin et Tuco dans leur duel contre la bande de Sentenza.

La convergence entre la chasse au trésor et la toile de fond guerrière est complète lorsque Blondin et Tuco sont bloqués par la bataille pour le pont de Branston.

Ici, pas de flashbacks, juste une narration qui vous entraine dans une poursuite infernale à la recherche d’un trésor enterré par des Confédérés et des personnages qui ne sont ni tout blanc, ni tout noir. Sans oublier les retournements de situations !

Il y a aussi tout les petits détails qui me font toujours sourire comme si je les découvrais pour la première fois : celle de l’officier vêtu du gris sudiste qui dévoile soudain un uniforme bleu nordiste en secouant la poussière qui le recouvre.

La méthode de construction du film est aussi un plus : il y a l’apparition d’éléments nouveaux qui étaient hors-champ, introduits subitement dans le plan en cours ou bien dévoilés par l’élargissement du cadrage et qui fait évoluer, voire basculer, le déroulement des événements.

Par exemple, dans la séquence du cimetière, on cadre sur Tuco qui creuse frénétiquement la tombe qu’il a enfin trouvée, le plan s’élargit et l’ombre de Blondin apparaît ainsi qu’une pelle tandis qu’il lance à Tuco : « Avec ça, ce serait plus facile ».

Les rapports de force basculent une seconde fois quelques instants plus tard, lorsqu’une autre pelle surgit dans le plan, lancée par Sentenza avec ces mots : « À deux, vous creuserez plus vite ». Putain, en peu de temps, tout est renversé et votre cœur fait des bons !

Votre cœur aura aussi des soucis pour la scène du duel à trois et du cimetière de Sad Hill. Une arène faite de pierres avec des tombes pour seuls spectateurs. Leone voulait un cimetière avec une sorte d’arène, ça n’existait pas, alors on l’a fait !

Le responsable espagnol des effets pyrotechniques, qui s’était occupé de la construction et de la destruction du pont, a prêté 250 soldats qui ont construit, en deux jours, le type de cimetière voulu, avec 10 000 tombes.

Un duel à trois… faut le faire ! Et on a inventé le néologisme triel (triello en italien) pour parler de cette chose peu courante.

Durant les plus longues minutes pour votre rythme cardiaque, vous verrez sur votre écran des plans fixes des trois hommes.

Ensuite, on passe au panoramiques sur fond de centaines de tombes lorsque chacun prend sa place dans l’arène. Caméras sur les mains près des révolvers, les yeux de Tuco qui bougent dans tous les sens, ceux de Sentanza qui ne bougent pas, Blondin qui mâchouille son cigare.

Puis, les plans seront de plus en plus serrés et rapides, scrutant le moindre signe des acteurs, un rictus, un mouvement des yeux ou du doigt, dans un montage qui fera école auprès de la génération suivante, le tout sur une musique d’Ennio Morricone qui vous fera couler la sueur dans le dos.

Les trois premiers gros plans sur les acteurs demandèrent une journée complète de travail, pour que le spectateur ait l’impression de regarder un ballet.

Niveau musique, celle de la course dans le cimetière est magnifique. Déjà la fuite de Tuco à cheval est contrecarrée par le cigare de Blondin et un canon…

À propos du tournage au cimetière, le scénographe et costumier Carlo Leva raconte : « Pour Le Bon, la Brute et le Truand, Carlo Simi me demanda de trouver un endroit adapté pour tourner la scène finale située dans un cimetière en temps de guerre […]. Nous étions en Espagne ».

« À proximité de Burgos, je découvris un petit plateau au milieu des pâturages pour les animaux d’un village. Je parlai au maire. Il accepta de déplacer les troupeaux et de nous laisser utiliser le terrain pour le tournage, à condition que nous remettions les lieux dans l’état où nous les avions trouvés ».

« Avec l’aide des soldats espagnols et avec une charrue, je préparai le terrain afin de pouvoir y installer 8 000 tombes, faites avec la terre trouvée sur place et mélangée à de la paille et de la sciure. Et les monticules, nous les avons élevés un par un en utilisant un cercueil vide, de la même façon que les enfants font des châteaux de sable sur la plage avec un seau vide ». Lorsqu’il vit le résultat, Sergio Leone fut enthousiasmé par notre « travail macabre ».

Bref, pour tout cela ce film reste pour moi un chef-d’œuvre dans son genre !! Loin des western gentillets pour la famille, un film que l’on regarde à différentes époques de sa vie et qui nous raconte toujours plus au fur et à mesure que l’on comprend mieux les choses.

Enfant, on le voit comme un divertissement amusant, adulte, on voit la violence de la construction des États-Unis, l’absurdité des guerres, la folie de l’or qui ne mène à rien de bon. Enfant, on voit Blondin comme un gentil, adulte, on saisit mieux les nuances. Bref, c’est à chaque fois une découverte pour moi,  comme l’est « Once upon a time in the west ».

Extasy of gold version grand orchestre… magnifique ! Et sous les fiches techniques et d’acteurs, il y a quelques anecdotes du film.

Fiche technique :

  • Titre original : Il buono, il brutto, il cattivo
  • Titre international : The Good, the Bad and the Ugly
  • Titre français : Le Bon, la Brute et le Truand
  • Réalisation : Sergio Leone
  • Scénario : Luciano Vincenzoni, Sergio Leone, Agenore Incrocci et Furio Scarpelli
  • Décors : Carlo Simi
  • Costumes : Antonelli et Carlo Simi
  • Photographie : Tonino Delli Colli
  • Montage : Eugenio Alabiso et Nino Baragli
  • Musique : Ennio Morricone
  • Budget : 1 200 000 dollars US
  • Pays d’origine :  Italie Espagne et  Allemagne de l’Ouest
  • Langue originale : italien
  • Format : Couleurs – 35 mm – 2,35:1 (Techniscope) – son Mono
  • Genre : western spaghetti
  • Durée : 161 minutes / 178 minutes (version longue, 2002)
  • Dates de sortie :
    •  Italie : 23 décembre 1966
    •  France : 8 mars 1968

Distribution :

  • Clint Eastwood (VF : Jacques Deschamps) : Blondin, « le Bon » (il Biondo dans la version italienne, Blondie dans la version américaine)
  • Lee Van Cleef (VF : Georges Atlas) : Sentenza, « la Brute » (Angel Eyes dans la version américaine)
  • Eli Wallach (VF : Claude Bertrand4) : Tuco Benedicto Pacifico Juan Maria Ramirez, « le Truand »
  • Aldo Giuffrè (VF : André Valmy) : le capitaine alcoolique
  • Luigi Pistilli (VF : René Bériard) : le père Pablo Ramirez
  • Rada Rassimov (VF : Anne Carrère) : Maria
  • Mario Brega : le caporal Wallace
  • Antonio Molino Rojo (VF : Roger Rudel) : le capitaine Harper
  • Antonio Casale : Bill Carson dit Jackson
  • Antonio Casas : Stevens

Anecdotes ou choses à savoir pour briller en société :

Leone est aussi inspiré par une vieille histoire à propos de la guerre : « Je voulais montrer l’imbécillité humaine picaresque de même que la réalité de la guerre. J’avais lu quelque part que 120 000 personnes moururent dans les camps sudistes comme à Andersonville, mais je ne voyais nulle part de référence aux morts dans les camps de prisonniers nordistes. On entend toujours parler des atrocités commises par les perdants, jamais de celles de gagnants ».

Il montre un camp nordiste où la musique couvre les cris des torturés… on pense aux camps de concentration nazis, avec leurs orchestres juifs. Cela ne plut pas aux Américains, pour qui la guerre civile est un sujet quasi tabou.

Mais « la véritable histoire des États-Unis a été construite dans une violence que ni la littérature ni le cinéma n’ont su révéler comme ils l’auraient dû. Personnellement je tends toujours à mettre en contraste la version officielle des évènements – sans doute parce que j’ai grandi sous le fascisme. J’ai vu en personne comme on peut manipuler l’histoire. Pour cette raison, je doute toujours de ce qui est annoncé. Pour moi, c’est maintenant un réflexe. »

Le camp de prisonniers où sont conduits Blondin et Tuco est basé sur les bas-reliefs en acier d’Andersonville, réalisés en août 1864, alors que 35 000 prisonniers s’y trouvaient.

De plus, les scènes extérieures s’inspirèrent des archives photographiques de Mathew Brady. Van Cleef raconte à ce sujet : « Le camp de prisonniers construit par Sergio était très simple : seulement quelques cabanes et des palissades. Et il était surpeuplé, mais il donnait l’impression que durant la guerre civile, les choses devaient être exactement comme cela. C’était comme les images que j’avais vu d’Andersonville… Vraiment comme une photographie de Brady. »

À propos de la documentation recherchée pour le film, Leone raconte : « Les auteurs américains dépendent trop des autres scénaristes et n’approfondissent pas suffisamment leur propre histoire.

« En préparant le film, je découvris que durant la guerre civile, il n’y eut qu’une seule bataille au Texas, visant la propriété des mines d’or de l’État. Le but de la bataille était d’empêcher le nord (ou le sud) de contrôler ces mines. Donc, pendant que j’étais à Washington, je tentais de trouver quelques informations sur cet évènement.

Le bibliothécaire de la bibliothèque du Congrès (la plus grande du monde), me répondit : « Je crois que vous vous trompez. Le Texas, dites-vous ? Il doit s’agir d’une erreur. En Amérique personne n’a jamais livré de bataille pour des mines d’or et de toute façon la guerre civile n’a jamais eu lieu au Texas. Revenez dans deux ou trois jours, je ferai quelques recherches d’ici là. Mais je suis certain que c’est une erreur ».

Eh bien, j’y suis retourné après deux ou trois jours et ce type me regardait comme s’il avait vu un fantôme.

Il me dit : « J’ai ici huit livres et ils font tous référence à cet évènement. Comment diable avez-vous fait pour le savoir ? Vous ne lisez que l’italien, comment avez-vous pu le découvrir ? Maintenant, je comprends pourquoi vous les Italiens faites des films si extraordinaires. Je travaille ici depuis vingt ans et pas un seul réalisateur américain ne s’est jamais préoccupé de venir s’informer sur l’histoire de l’Ouest ».

Leone a inséré dans le scénario son point de vue personnel : la façon dont Blondin et Tuco perçoivent la guerre est la sienne. La phrase écœurée de Blondin qui commente la bataille du pont : « Je n’ai jamais vu tant de gens mourir… si mal » synthétise ce que Leone voulait transmettre.

De plus, par la bouche du capitaine nordiste, il dénonce l’absurdité de l’enjeu de la bataille décidée en haut lieu (« une crotte de mouche sur une carte ») et prononce une diatribe cynique sur l’alcool, refuge du soldat, qui sera censurée dans la version italienne.

Enfin, Leone modifie sa mise en scène pour la bataille, et abandonne son illustration habituelle de la violence pour une prise de vue quasi documentaire, sans héroïsme, en une série de travellings cadrés de loin.

Le scénario fait l’objet d’une novélisation sous le titre éponyme par Joe Millard (Série noire N°1254).

Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur, Challenge « La littérature fait son cinéma – 4ème année »chez Lukea Livre et « Le Mois Américain » chez Titine.

CHALLENGE - Mois Américain Septembre 2014 CHALLENGE - Il était une fois dans l'ouest - BY Cannibal Lecteur

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12 réflexions au sujet de « Le Bon, la Brute et le Truand – Il buono, il brutto, il cattivo : Sergio Leone [FILMS] »

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  2. Vu une fois étant gosse… je crois que cet article est un signe me montrant qu’il est temps de le revoir ! Ça y est, je suis prête à transpirer dans le désert avec ce trio infernal (surtout avec le temps pourri qu’il fait en ce moment !)
    Quel souci de l’exhaustivité est le tien en tout cas ! J’admire :-O

    Aimé par 1 personne

    • Il faut le voir à plusieurs époques de sa vie, on le voit différemment. Et tout cas, moi… 😀

      Oublie pas d’emporter une gourde d’eau et fait gaffe aux explosions de pont, les acteurs auraient pu y rester car trop d’explosifs pour un si petit pont ! 😀

      J’avais du temps pour ma fiche, mais ça m’a bouffé une partie de ma journée, toutes ces recherches 😉

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  6. Quelle belle analyse avec une vrai explication de texte !
    « C’est le genre de film que j’adore regarder à intervalles réguliers, surtout lorsque je suis fatiguée, pas en forme, que je suis rentrée tard … »
    Bravo ! Surtout venant d’une femme (eh oui c’est mon côté macho !) ce qui n’est pas si courant pour ce genre de film !
    Tout a déjà été dit, il n’y a rien à jeter là dedans, c’est forcément comme ça lorsque 2 génies se rencontrent, LEONE et MORRICONE !

    Aimé par 1 personne

    • Ah, a macho man ! mdr Moi je suis pour l’égalité des sexes, même si on arrivera jamais, mais puisque mon mari cuisine, je me dis que j’ai pas tout foiré dans la vie ! PTDR

      Les femmes aiment les western, le côté brutal des hommes, des mauvais garçons, des chevauchées sauvages, toussa toussa.

      Et oui, c’est un film qui remonte le moral, surtout sa bande-son dans les oreilles de son MP3. Enfin, vous avez compris !

      Vive Leone et Ennio !

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