The Hateful Eight – Les 8 salopards : Tarantino [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 2/52]

Les Huit Salopards, ou Les Huit Enragés au Québec (The Hateful Eight), est un film américain réalisé par Quentin Tarantino, sorti en décembre 2015.

1. Synopsis :
Quelques années après la guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth fait route vers la ville de Red Rock où il doit livrer à la justice sa prisonnière, Daisy Domergue. Ils rencontrent sur la route le major Marquis Warren un ancien soldat de l’Union devenu lui aussi chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock.

Alors qu’ils sont surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans un relais de diligence où se trouvent déjà quatre autres personnes : Bob, qui s’occupe du relais en l’absence de la propriétaire, Oswaldo Mobray, le bourreau de Red Rock, le conducteur de troupeaux Joe Gage, et le général confédéré Sanford Smithers. Coincés par la tempête, les huit voyageurs vont s’engager dans une série de tromperies et de trahisons.

2. Distribution :

  • Samuel L. Jackson : le major Marquis Warren « le Chasseur de primes » (the Bounty Hunter)
  • Kurt Russell : John Ruth « le Bourreau » (the Hangman)
  • Jennifer Jason Leigh : Daisy Domergue « la Prisonnière »
  • Walton Goggins : Chris Mannix « le Shérif »
  • Demián Bichir : Bob « le Mexicain » / Marco le Mexicain
  • Tim Roth : Oswaldo Mobray « le Court-sur-pattes » (the Little Man) / Hicox l’Anglais (English Pete Hicox)
  • Michael Madsen : Joe Gage « le Cowboy » / Joe la Grogne (Grouch Douglas)
  • Bruce Dern : le général Sanford Smithers « le Confédéré » (the Confederate)
  • James Parks : O. B. Jackson, le cocher
  • Channing Tatum : Jody Domergue

Au sujet du scénario, Tarantino explique qu’il lui a été surtout inspiré par des séries télévisées comme Bonanza, Le Virginien et Le Grand Chaparral dans lesquelles les héros étaient régulièrement pris en otage par une bande de hors-la-loi.

« Qu’est-ce qui se passerait si je tournais un film avec seulement ces derniers personnages ? Pas de héros. Juste un groupe de méchants dans une pièce, se racontant tous des histoires qui peuvent être aussi bien vraies que fausses. Enfermons ces gars ensemble dans une pièce avec un blizzard à l’extérieur, donnons-leur des flingues, et voyons ce qui se passe. » — Quentin Tarantino

Ce que j’en ai pensé :
J’avais hâte de le voir, la B.O était prometteuse, la première affiche, celle du chariot qui roule et qui laisse des traces de sang derrière lui était magnifique.

Cette affiche était un clin d’œil à celle de La Chevauchée fantastique de John Ford sorti en 1939.

L’attelage des 6 chevaux sera bien présent, mais il tirera une diligence privative et pas un chariot comme au temps des pionniers…

Le début m’emballait bien, le générique défilait sur fond de christ en croix recouvert de neige, puis, une diligence tirée par 5 chevaux noirs et 1 blanc passait dans ce somptueux paysage enneigé. Le début était magique.

Où ça commence à refroidir, c’est quand la diligence qui abrite John Ruth – The Hangman – (Kurt Russell) et sa proie Daisy Domergue qu’il emmène pour faire pendre à Red Rock, s’arrête devant la silhouette de Samuel L. Jackson – Major Marquis Warren,  le Chasseur de primes qui ne ramène que des morts, lui.

Bon, les gars, ça caille, il neige, il y a un blizzard qui se pointe, les chevaux sont bien chauds et voilà que vous causez durant de longues minutes, refroidissant par là les muscles des canassons…

Et puis, notre chasseur de primes et son tas de cadavres, sans cheval, car mort d’épuisement, il les a transporté comment, ses corps morts ?? Et comment il fait pour rester aussi propre alors qu’il a chevauché tellement qu’il en a tué son bourrin ??

Passons… ça cause déjà beaucoup, pour pas grand-chose et ça va causer encore plus lorsqu’ils vont croiser la route de Chris Mannix, le futur Shérif de Red Rock (qu’il dit).

Le gros défaut du film, c’est qu’il est long et qu’il possède de grands moments de parlotte pour rien !

À croire que c’est à celui qui fera le plus de reproches aux autres ! Il faut dire que le chasseur de primes est Noir et Nordiste tandis que le futur shérif est un ancien renégat Sudiste. Et on n’est même pas sûr que ce soit bien le futur shérif…

Trois hommes, trois salopards, déjà, en train de se crêper le chignon comme des gosses à la maternelle ! Le dialoguiste devait être un qui bossait au rabais ! C’est pas du Audiard…

Le film qui nous montre quelques grands espaces neigeux va vite se concentrer sur le contenu de la diligence avant de nous préparer au huis-clos que sera la mercerie de Minnie où nos hommes et la femme prisonnière vont aller se réfugier.

Dans le même endroit, nous rassemblons un chasseur de primes suspicieux (Kurt Russel); sa proie édentée (Jennifer Jason Leigh), la gueule en sang à force de se prendre des coups parce qu’elle ne sait pas fermer sa gueule et à côté de qui, Jack The Ripper ferait office d’enfant de cœur.

Le futur shérif qui est donc un renégat Sudiste; le chasseur de primes Nordiste, Noir avec sa lettre de Lincoln (Samuel L. Jackson); un général Sudiste (qui s’y trouvait déjà), raciste comme pas deux; un Bourreau anglais venu en renfort caisse pour squetter des cous (les briser) à Red Rock; un cow-boy taciturne et un Mexicain basané un peu bizarre qui dit s’occuper de la mercerie durant l’absence de Minnie.

Un huis-clos qui sera assez épais, limite endormant, alors qu’il y avait moyen de faire mieux.

Je voulais de l’action, mais j’ai eu du bla-bla à en avoir une indigestion, des dialogues qui ne volaient pas très haut, creux, je trouve, car on pouvait faire plus fort avec moins de paroles. À croire que tout le monde voulait s’entendre parler !

Les piques étaient nulles, sans talent aucun. Tarentino aurait dû choisir le dialoguiste qui écrit les répliques du nain génial Tyrion ou les dialogues de la série GOT ! Là on aurait eu des dialogues percutants au lieu de boire le calice jusqu’à la lie.

Quand à la bande son de Morricone, je l’ai connu bien plus inspiré que ça ! C’était fadasse comme les dialogues !

Et puis, sur la fin, on se remue le cul, ça bouge un peu, mais trop de sang et de violence tue le sang… J’en baillais d’ennui, je vous jure., malgré les crânes qui explosent et le sang qui gicle.

Puisqu’il était dans le gore, Tarentino aurait pu pousser la véracité jusqu’au bout et faire en sorte que le pendu se vide les intestins et la vessie sur le plancher.

Ma seule consolation sera pour le jeu des acteurs, que je salue, parce qu’ils sont tous monumentaux et, comme dans un Cluedo, on cherche qui est le traitre !

Je salue la sagacité du Major Marquis Warren qui a fait les bonnes déductions qui s’imposaient. Un p’tit Sherlock dormait en lui…

Moralité de l’affaire ? Si vous avez 2h47 à perdre dans votre vie – à vous de voir – mais moi, je suis contente de ne pas avoir payé pour aller le voir, ça m’aurait fait mal.

À la limite, j’aurais fait de la broderie que j’aurais été gagnante !

(Et va falloir que je trouve une autre image pour illustrer l’ennui ressentit dans le prochain film dont je vous parlerai ! Une nouveauté aussi… L’année ciné commence mal – mdr)

Vous voulez un western ? Tapez-vous « Le bon, la brute et le truand », matez-vous « Once upon a time in the west », encanaillez-vous avec « The magnificent seven » mais allez voir ailleurs pour « The Hateful height ».

Étoile 2

Challenge « Victorien » chez Arieste, Le « Challenge US » chez Noctembule, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le Film De La Semaine 2016 (#LeFilmDeLaSemaine2016).

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24 réflexions au sujet de « The Hateful Eight – Les 8 salopards : Tarantino [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 2/52] »

  1. La première heure et demi est effectivement assez lente et aurait pu être clairement raccourcie, mais heureusement la seconde partie bouge bien plus et on a droit à quelques passages assez fun… même si j’en attendais plus après toute l’attente subie ! Largement préféré « Django Unchained, mais j’ai trouvé que ce dernier Tarantino reste tout de même correct.

    Aimé par 1 personne

    • ça bouge un peu ensuite, à partir du café… mais la première, ce n’est que parlottes sans fin, on aurait une dispute de famille où chacun accuse l’autre. Épuisant.

      Pas encore vu Django… faudra que je me fasse les autres Tarentino que je n’ai pas vu pour me faire une idée du classement des 8… mais pour moi, c’est fort bas ! 😀

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  4. Vu hier soir. Je trouve que c’est un bel hommage au cinéma spaghetti des années 70.
    Avec Django Tarantino jouait à fond la carte du blockbuster (et ça a marché), ici j’ai trouvé sympa ce côté volontairement vintage. Difficile de comparer les deux films.
    Disons que pour moi celui-ci mérite un honorable 3.5/5.
    Django sans hésitation un 5/5.

    Aimé par 1 personne

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