Tif et Tondu – Tome 18 – Le Roc maudit : Maurice Tillieux & Will

Titre : Tif et Tondu – Tome 18 – Le Roc maudit

Scénariste : Maurice Tillieux
Dessinateur : Will

Édition : Dupuis (1972)

Résumé :
Près de Londres, nos deux amis assistent à un cambriolage en pleine rue et, de surcroît, en plein jour.

L’individu a lancé une bombe lacrymogène, puis a fracturé la vitrine d’un bijoutier, avant de s’enfuir avec un butin en diamants d’un montant considérable. Nos deux compères poursuivent l’individu, sans lui laisser gagner un pouce de terrain.

Afin de semer ses poursuivants, le cambrioleur se dirige tout droit vers une falaise et s’élance dans le vide et disparaît.

Le croyant mort, nos deux amis se retrouvent le bec dans l’eau…

De retour en France, ils sont contactés en Normandie par Bartoldi qui est l’ingénieur des phares et balises de Bellefleur… En effet, de curieux événements viennent de se dérouler dans un phare de son secteur. Les gardiens ont été retrouvés pendus, puis ont disparus …

Tout cela est suffisamment étrange pour qu’on fasse appel aux services de Tif et Tondu…

Critique :
La première fois que j’ai lu cet album, c’était à Noël 1984.

Comment puis-je être aussi précise ? Ma grand-mère notait toujours l’occasion et la date dans les bédés qu’elle m’offrait.

À cette époque, j’étais plus impressionnable que maintenant, c’est un fait.

33 ans après, le plaisir de la relire est intact, malgré le fait que je me souvienne de toute cette enquête dont une grande partie se déroulera dans un phare isolé.

On commence à Londres, par un vol audacieux de bijoux, sous les yeux médusés de Tif et Tondu qui n’hésiteront pas à se lancer à la poursuite du motard voleur, jusqu’à ce que celui-ci lance sa moto du haut d’une falaise et ne meure noyé.

Quel est le rapport entre cette affaire classée et les deux pendus fantômes du phare (à On) ? Ben ça, comptez là-dessus que je vais vous le dire, tiens !

Mais il est un fait que les deux gardiens du phare ont été retrouvé pendus. Suicide collectif… Puis les corps ont disparus et les deux gardiens suivants sont passés de vie à trépas aussi, toujours par pendaison.

La pendaison, papa, ça ne s’explique pas. La dépendaison non plus.

Le coup des pendus qui se dépendent, ça m’avait sans doute foutu les chocottes à 8 ans, avec l’expérience et les heures de vol en plus, je reste zen, surtout que la censure de l’époque n’a pas permis que l’on montre les corps plus haut que leurs genoux.

Malgré tout, si j’étais coincée sur un phare durant 30 jours, je deviendrais folle, surtout si mes deux précédents collègues ont fini par se donner la mort en se passant la corde au cou. Et ce n’était pas une métaphore pour un mariage.

Tondu étant le plus intelligent des deux, il aura vite fait de trouver des petits détails qui ne collent pas, Holmes aurait fait de même, le diable se cachant dans les détails.

Et pour trouver la vérité, il ne faudra pas hésiter à se mouiller !

Une enquête passionnante, du suspense, du mystère, de l’action, des bons mots (mais moins que d’habitude), un dessin des plus classiques et un Tif un peu en retrait sur cet épisode qui ne lui permet pas de faire ses gaffes habituelles.

— Tu veux dire qu’il y a quelqu’un sur ce phare qui va essayer de nous tuer ?
— Oui ! Mais rassures-toi, il commencera par le plus intelligent… Tant que je serai en vie, tu n’as rien à craindre.
— Mais ! Il vient de me traiter d’imbécile !

Sans oublier un inspecteur très, très, mais très con !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver), le Mois du polar (Février 2018) chez Sharon et Le challenge British Mysteries (Janvier 2018 – décembre 2018) chez My Lou Book.

Ma couverture originale

 

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Columbo – La série qui te cause toujours de sa femme mais que tu la verras jamais !

Vous me direz que mon titre n’est pas en français correct, ni en Belge non plus, mais je m’en fiche, na !

Columbo ! Une de mes séries policières préférées, un de mes enquêteurs adoré, après Sherlock Holmes, bien entendu.

Ce que j’aime chez ce lieutenant du LAPD (la brigade criminelle de Los Angeles) c’est que de prime abord, il a l’air d’un débraillé et d’un crétin fini, alors qu’il en est tout autre !

Columbo est rusé, malin, et, sous ses airs de ne pas y toucher, il tisse sa toile autour du coupable, le tout s’en s’énerver, sans sortir son flingue ou faire des courses poursuites avec voitures retournées qui prennent feu dans le final.

De plus, comme l’on assiste au meurtre et que l’on voit le coupable dès le départ, si on s’endort devant, pas de soucis, on sait déjà QUI a tué.

Je rigole ! Le plus intéressant, dans la série, c’est de savoir COMMENT Columbo va trouver LA solution ou LA preuve qui inculpe le coupable.

Bizarrement, c’est directement vers le coupable qu’il va… Lui parlant d’un air affable, charmant, fumant son éternel cigare, fouillant ses multiples poches pour retrouver le truc qu’il cherche (carnet de notes ou autre), oubliant sans cesse ce qu’il devait demander, revenant sans qu’on s’y attende avec sa ritournelle « Ah, encore une chose » ou celle qui parle de « sa femme », celle que l’on ne verra jamais (même si elle eu droit à un spin-off), ne sachant jamais son prénom, ni celui de Columbo, d’ailleurs.

Les concepteurs ont eu raison de l’affubler d’un vieil imper tout fripé, d’une bagnole française (Peugeot 403) qui ne devait plus satisfaire le contrôle technique et d’un chien qui n’obéit pas, cela rend le personnage encore plus sympathique.

Et puis, ce qui ne gâche rien, c’est qu’il évolue toujours dans le beau monde ! Je ne sais pas vous, mais moi, voir toutes ces belles maisons, ça me laisse rêveuse…

Columbo, c’est du poil à gratter car il a tendance à irriter certains suspects, avec ses innombrables questions et son air d’enquêteur lourdingue, mais ça marche toujours.

Je les ai tous vus et revus, mais pas moyen de m’en lasser, il suffit que je tombe sur un Columbo à la télé pour que je ne bouge plus de mon divan durant tout l’épisode.

Il y a quelques enquêtes qui font partie de mes préférées, je vais les noter d’après mes souvenirs et ensuite chercher les titres :

  • Columbo à Scotland Yard (S.O.S. Scotland Yard)
  • L’affaire de la petite culotte (Meurtre en deux temps)
  • Le dentiste, avec le beau James Read de Remington Steele (Couronne mortuaire)
  • Le coup de la cave à vin (Quand le vin est tiré)
  • Le meurtre avec les 2 dobermans (Jeu de mots)
  • Celui dans la caserne (Entre le crépuscule et l’aube)
  • Le coup des images subliminales (Subconscient)
  • Celui avec le chanteur country qui ressemble à Dick Rivers (Le Chant du cygne)
  • Celui avec Abigail Mitchelle (Le Mystère de la chambre forte)
  • Celui avec le critique culinaire (Un meurtre à la carte)

Le Mois du polar (Février 2018) chez Sharon.

Les étrangers dans la maison – Inspecteur Charles Resnick 2 : John Harvey

Titre : Les étrangers dans la maison – Inspecteur Charles Resnick 2

Auteur : John Harvey
Édition : Payot et Rivages (janvier 1995)
Édition Originale : Rough Treatment (1990)
Traducteur : Olivier Schwengler

Résumé :
Maria Roy a menti en décrivant les cambrioleurs qu’elle a surpris chez elle, comme deux petits noirs en blousons. Harold, son mari, n’a pas tout dit sur ce que contenait son coffre-fort.

Quant au grand type élégant qui s’est courageusement interposé contre un commando venu saccager le restaurant chinois où il dînait, il est autant industriel du textile que lester young était chanteur d’opéra…

Tant que ces gens-là se mentent les uns aux autres, tout le monde y trouve plus ou moins son compte. Mais lorsque chacun a leur tour, ils viennent mentir au détective-inspecteur charlie resnick, il cherche le lien entre les menteurs, un kilo de cocaïne en vadrouille et une vague de cambriolages non éclaircis.

Quitte à mettre son nez dans les affaires d’un collègue indélicat et à fréquenter l’univers impitoyable de la télévision…

Critique :
Lire une enquête de l’inspecteur Charlie Resnick, c’est comme écouter du jazz : un jazz lent, rempli de grisaille où les notes sont jouées de manière nonchalante, avec quelques pointes d’ironie qui saillent dans cette mélodie qui ne manque jamais de consistance.

Autrement dit, si vous voulez un roman qui swingue et qui twiste, passez votre chemin et changez de disquaire !

Notre inspecteur officie dans la ville de Nottingham, et, tel le Shérif de Robin des Bois, il se retrouve face à des cambriolages dont ses collègues policiers n’arrivent pas à trouver les auteurs.

Dans les romans de Harvey, on prend le temps de planter le décor, de faire opérer les cambrioleurs pendant que l’inspecteur polonais (Resnick) cherche à vendre sa maison.

On étoffe aussi un peu les personnages qui gravitent dans les pages, que ce soient les cambrioleurs, les cambriolés, les policiers, les chefs, les collègues… Personne n’est laissé pour compte, même les seconds rôles, et donc, vous comprendrez que si l’on donne une place importante aux personnages, aux décors et à leurs tranches de vie, on est incapable de proposer un rythme trépidant.

Mais lorsqu’on se plonge dans une enquête de l’inspecteur Resnick, l’amateur de sandwich, de café, de jazz, de chats et au côté bourru, c’est parce que l’on recherche l’adrénaline ailleurs que dans les courses poursuites ou les rebondissements à chaque fin de chapitres !

Au départ, quand il avait commencé à ne plus pouvoir dormir, il avait réduit sa consommation de caféine : moins pendant la journée, plus du tout le soir. Résultat, son équipe en avait fait les frais. On ne pouvait plus rien lui dire sans qu’il devienne odieux.

Nous sommes dans l’Angleterre des années 80/90, celle de la Dame de Fer, celle des inégalités sociales qui furent creusées par le Thatcherisme galopant et sa politique de libéralisme à gogo. Vous voyez, le décor et l’ambiance ont toute leur importance et sont des personnages à eux tout seul.

Ici, pas de flics brillants, pas de super héros, pas de méchants machiavélique, juste des petits trafiquants de drogue, des petits voleurs à la semaine, des magouilleurs du dimanche, bref, que du réaliste.

Ce que j’apprécie chez cet auteur, en plus de ses ambiances bien senties de l’Angleterre qui se réveille avec la gueule de bois à cause du chômage qui gonfle comme un ballon de baudruche (ou ce que vous aimez voir se gonfler, bande de coquins), c’est sa prose émaillée de petites piques, de jolies réparties, de belles saillies, bien expédiées, bien envoyées, bien utilisées.

— Robert semble avoir eu sa petite crise, apparemment ?
— Ça se produit souvent ?
— Ce type est réglé comme une horloge. Robert présente plus de symptômes pré-menstruels que moi ou n’importe quelle femme de mes relations. Sauf qu’il ne saigne pas.

Le flegme britannique mâtiné de bons mots qui font sourire.

— Alors, si j’ai bien compris, un après-midi bestial et elle boucle sa valise ? Mais qu’est-ce que t’as dans la braguette ? Un missile radioguidé ?
— C’est pas ce qu’on a dans la… commença Grabianski.
— Oui, je sais, compléta Grice. C’est l’art de s’en servir, O.K. ! tu m’épargnes la soirée thématique.

— Je t’ai dit que j’avais faim. Alors je vais manger et toi tu restes si tu veux pour t’offrir une maladie vénérienne de luxe.

— C’est pas beau, ça ? Millington qui la ramène sur la guerre des Tongs, maintenant ! Les cours par correspondance ont encore frappé !

Jack Skelton et hésita un instant à frapper à la porte pour demander ce qui n’allait pas, mais il n’en fit rien, bien sûr. Autant s’inviter à une garden-party de la Reine pour lui demander des nouvelles de son transit intestinal.

Et puis, avec lui, on a toujours le plaisir d’être surpris par l’arbre qui cache bien souvent une forêt d’autres choses.

Un plaisir de fin gourmet que je ne conseillerai qu’aux amateurs de romans noirs qui cherchent les ambiances tamisées et aux notes de jazz langoureuses.

Trente-six heures s’étaient écoulées depuis le cambriolage et pourtant la trêve continuait. Elle ne l’agonissait plus d’injures et c’est à peine si elle se montrait revêche. L’autre soir, pour un peu, elle lui aurait même fait une petite pipe et il avait dû faire semblant de dormir pour la décourager.

En retroussant sa lèvre supérieure, Levin découvrit deux incisives assez impressionnantes pour casser une belette en deux d’un seul coup.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), Le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver), Le Challenge « Les Irréguliers de Baker Street » repris par Belette [The Cannibal Lecteur] et sur le forum de Livraddict (N°15 – Diadème de Beryls – Vol de bijoux), le Mois du polar (Février 2018) chez Sharonet Le challenge British Mysteries (Janvier 2018 – décembre 2018) chez My Lou Book.

Hors cadre : Stefan Ahnhem [LC avec Bianca]

Titre : Hors cadre

Auteur : Stefan Ahnhem
Édition : Albin Michel (30/03/2016)
Édition Originale : Offer utan ansikte (2014)
Traducteur : Marina Heide

Résumé :
Près des corps sauvagement mutilés de deux victimes, une photo de leur classe de 3ème sur laquelle leur visage a été raturé. Cette classe a aussi été celle de l’inspecteur Fabian Risk de la police de Helsingborg.

Pour arrêter la spirale infernale et éviter d’être la prochaine cible, il s’enfonce dans les méandres de son propre passé. Au risque de s’y perdre.

Best-seller partout où il est publié, ce roman troublant et cruel qui interroge la violence de la société, impose Stefan Ahnhem comme un des auteurs de thrillers scandinaves les plus prometteurs.

Critique :
♫ Viens, je t’emmène ♪ Où les enquêtes sont replies de secrets ♪ Viens, je t’emmène, Où des meurtres vont commencer ♪

On a tell’ment fermé les yeux ♫ On a tell’ment le regard détourné ♪ Que ça est arrivé ♪

Viens je t’emmène… C’est à peu près ça que l’auteur aurait pu me chanter à l’oreille car il m’a emmené dans une intrigue tellement bien maîtrisée que j’y ai pris un pied fou.

Pourtant, il arriva un moment où je doutai fortement du comment il allait encore pouvoir me tenir ainsi en haleine jusqu’à la dernière page.

Sans pour autant avoir VU le coupable – comme dans un Columbo – j’avais la sensation que tout était dit, que tout était plié, que je savais tout et que le seul suspense serait de savoir comment les policiers allaient le coincer.

Et bien, ça m’apprendra à douter, tiens ! Penser que tout était plié était une erreur grossière de ma part. L’auteur a eu raison de me susurrer à l’oreille « Viens, laisse-moi t’emmener » car le voyage valait vraiment la peine.

Les polars scandinaves dégagent toujours quelque chose en plus que les autres, et celui-ci n’a pas dérogé à la règle : l’intrigue était serrée, bien menée, j’ai été de surprises en surprises, le tout sur un rythme qui oscillait entre le tranquille et l’agité.

Bien que l’enquête prenne du temps, bien que le rythme ne soit pas celui d’un 24h chrono, l’intrigue se met de suite en place et les questions commencent à débouler dans notre tête.

Avec des chapitres courts et en italiques, l’auteur nous plonge dans le journal intime d’un jeune élève qui subit les brimades de certains de ses congénères, ceux qui sont des petites brutes patentées, le tout sous les regards détournés des autres élèves et des profs.

Si l’écriture est conventionnelle, les personnages ne le sont pas, et, sans atteindre la profondeur de ceux du Département V, il n’en reste pas moins qu’on se prend d’affection pour ces policiers dont on suivra un peu leur vie intime, mais sans que cela empiète sur l’histoire principale.

Le personnage principal, Fabian Risk, est un flic tenace, mais un mauvais mari et un mauvais père. Il y a eu des moments où je l’aurais baffé volontiers, ou tout au moins hurlé dessus. Pas de bol, il est Humain, et donc, non parfait. Mais jamais mes parents n’auraient agi avec la même désinvolture que lui et son épouse.

Mon seul bémol sera pour le final : il est grandiose, on a le trouillomètre à zéro, mais j’aurais aimé savoir quel allait être le parcours de certains des flics après cette enquête éprouvante, violente, remplie de morts et médiatisée.

Une LC qui nous a faite plaisir à toutes les deux. Si vous voulez connaître l’avis de ma copinaute, Bianca, cliquez sur son nom !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018).

Une étude en rouge – Dossier complet de la première enquête de Sherlock Holmes rassemblé par le dr Watson et transmis à Conan Doyle

Titre : Une étude en rouge – Dossier complet de la première enquête de Sherlock Holmes rassemblé par le dr Watson et transmis à Conan Doyle

Auteur : Simon Goodenough
Édition : Ramsay (1983)

Résumé :
Il s’agit d’un dossier composé de 4 objets et de 61 documents (notes de Watson, photos, cartes, télégrammes, etc) qui retrace l’aventure complète : Une étude en rouge (A Study in Scarlet).

Voir sommaire pour la liste complète des éléments.

Critique :
Imaginez que vous teniez entre vos mains le dossier avec toutes les notes dactylographié du docteur Watson, avec les différents télégrammes envoyés, les photos de l’enquête (indices, cadavre,…), la fameuse bague retrouvée…

Le pied, non ?

Évidemment, ce genre d’ouvrage ne s’adresse qu’aux zinzins dans mon genre qui collectionnent TOUS les trucs sur Sherlock Holmes !

Faites pas semblant, je sais qu’il y a des aussi zinzins que moi qui me lisent.

Anybref…

Se situant entre le manuscrit originel de Watson et l’objet de collection, cet ouvrage se lit comme le roman éponyme, puisque Watson, à l’aide de sa machine à écrire, nous raconte son retour de la guerre, sa rencontre avec Stamford, celle avec Holmes, leur enquête, ainsi que des tas de feuillets relatifs à un véritable dossier tel que le docteur l’aurait monté avant de le transmettre à son agent littéraire, Conan Doyle.

La liste est exhaustive, je vous transmet d’ailleurs, en bas de mon article, tout ce qui se trouve dans ce dossier et que je ne me lasse pas de découvrir encore et encore !

Il y a de quoi passer du temps dans la découverte de ce dossier et de se donner l’impression qu’on l’a dérobé en douce dans un des tiroirs du Dr Watson !

Une douce sensation d’euphorie s’insinue en vous et dans mon cas, je ne me sens plus…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

4 éléments dans des petits sachets collés au rabat de la couverture intérieure :
– Une alliance dorée
– Une étiquette de tissu (J. Underwood & Sons – Hatmakers)
– Une carte de visite de Sherlock Holmes
– Un petit comprimé blanc
61 documents papier :
– Feuillet de séparation / introduction (Documents et réminiscences… John H. Watson)
– Lettre de Simon Goodenough aux Editions Ramsay (5 janvier 1893)
– Lettre de John Watson à Conan Doyle (10 janvier 1886)
– États de service de John H. Watson
– Article du Times (29 juillet 1880)
– Carte « The Helmund to Kandahar »
– Article sur les maladies courantes de l’Inde
– Notes du samedi 1er mai au 19 décembre 1880 (8 pages)
– Lettre du gérant du Strand Hotel au Dr. Watson
– Notes de John Watson du lundi 10 janvier 1881 (8 pages)
– Notes de John Watson « Lorsque nous arrivâmes… » (8 pages)
– Notes du mardi 11 au vendredi 14 janvier 1881
– Carte de Londres pliée en deux
– Lettre de John Watson à Stamford (30 janvier 1881)
– Notes de John Watson du samedi 5 février 1881 (8 pages)
– Notes de John Watson du dimanche 6 février (Sherlock Holmes – ses limites)
– Notes de John Watson du mardi 8 février au vendredi 4 mars 1881 (4 pages)
– Extrait de « Le livre de la vie » (pages 87-88)
– Notes de John Watson du vendredi 4 mars 1881 (8 pages)
– Lettre de Tobias Gregson à Sherlock Holmes (4 mars 1881) [dans une enveloppe bleue à l’adresse de SH]
– Notes de John Watson du vendredi 4 mars (suite) (8 pages) « Le billet de Gregson… »
– 2 photos d’empreintes de pas sur 4 pages
– 1 Photo du corps d’Enoch Drebber
– Lettre de la Guion Line à E.J. Drebber (28 février 1881)
– Compte rendu de police par l’agent Rance du 4 mars 1881 (8 pages)
– 1 photo de l’inscription « RACHE »
– Télégramme de Gregson à la police de Cleveland, Ohio (4 mars)
– Extrait de la monographie sur les empreintes de pas, par Sherlock Holmes : Impressions pedestres, 1879 (4 pages)
– Extrait de la monographie sur les cendres de tabac, par Sherlock Holmes : Cendres aux cendres, 1880 (4 pages)
– Notes de John Watson du vendredi 4 mars (suite) (8 pages) « Nous quittâmes Lauriston… »
– Notes de John Watson (suite) (8 pages) « vers la rue… »
– Circonstances des faits n°250 (page pliée, plus longue que les autres pages)
– Extrait du Manuel d’instruction de la Police Métropolitaine, 1871 (4pages)
– Notes de John Watson du vendredi 4 mars (suite) (8 pages) « Nos efforts du matin… »
– Petite annonce de l’Evening Standard « Trouvé … une alliance en or… » (4 mars 1881)
– Article de l’Evening Standard « Mystérieux assassinat à Brixton » (4 mars 1881)
– Notes de John Watson du vendredi 4 mars (suite) (8 pages) « L’effet de surprise… »
– Article du Daily Telegraph « Le Mystère de Brixton, un grave danger pour la société » (5 mars 1881)
– Article du Standard « Mystère de Brixton, la loi bafouée » (5 mars 1881)
– Article du Daily News « Le Mystère de Brixton, réglement de comptes politique » (5 mars 1881)
– Notes de John Watson du samedi 5 mars 1881 (8 pages) [dont interrogatoire de Mme Charpentier]
– Reçu de John Underwood & Sons, Hatmakers pour Mr Enoch Drebber
– 1 photo des bagages de Drebber et Strangerson
– Rapport de la Police Métropolitaine des 4 mars (Gregson) et 5 mars (Lestrade) 1881 (8 pages)
– Rapport de la Police Métropolitaine du 5 mars 1881 suite (1 page)
– Télégramme de Lestrade à la police de Liverpool
– 1 photo du cadavre de Strangerson
– Télégramme de Cleveland à Drebber
– Notes de John Watson du samedi 5 mars (suite) (8 pages) « Quand Lestrade eut fini… »
– 1 photo de Jefferson Hope
– 1 page de couleur blanche annocant la retranscription du journal de Jefferson Hope
– Journal de jefferson Hope (8 pages)
– 1 photo de John Ferrier
– 1 notice de la mort de John Ferrier le 4 août 1860
– Notes de John Watson du samedi 5 mars (suite) (1 page) « Quand nous fûmes remis de la lutte… »
– Transcription de la déclaration de Hope (8 pages)
– Notes de John Watson du samedi 5 mars au mardi 8 mars 1881 (4 pages)
– Notes de John Watson du lundi 7 mars 1881 (8 pages) « Discuté de l’affaire avec Holmes… »
– Télégramme de Sherlock Holmes à la police de Cleveland, Ohio (4 mars 1881)
– Télégramme de la police de Cleveland à Sherlock Holmes (4 mars 1881)
– Article de l’Echo « Mystère du double assassinat, Vengeance romantique » (7 mars 1881)

 

Le Jeu de l’Assassin : Nils Barrellon

Titre : Le Jeu de l’Assassin

Auteur : Nils Barrellon
Édition : City Editions (08/01/2014)

Résumé :
Le cadavre d’une femme poignardée avec une violence extrême est retrouvé sur les rails, près de la gare du Nord. Elle n’est que la première victime d’une longue liste.

A chaque fois, les proies sont des prostituées dont le tueur sème les corps dans différents quartiers populaires de Paris. Des meurtres sordides sans motif apparent.

Le commissaire Kuhn n’a pratiquement aucun indice et l’enquête s’enlise. Jusqu’à ce que le meurtrier fasse en sorte que l’on retrouve sa trace. Il relance la partie dans un jeu macabre avec la police. Un jeu de piste infernal au dénouement inattendu ?

Critique :
Ne me demandez pas pourquoi, mais j’étais persuadée, dans ma tête, que ce roman policier se déroulait aux temps jadis, à Paris.

Nous sommes bien à Paris, mais quand dans les premières lignes on vous parle de Darty et de Cracottes, faut se rendre à l’évidence et quitter le 18ème siècle pour se transposer illico dans notre époque.

Ça ne m’a pas tué, le fait de revenir brutalement dans notre époque. Ce qui m’a tué, dès les premières lignes, c’est l’humour du commissaire Kuhn ! Bon sang, ce mec a bouffé du clown avec ses croissants, pas possible !

Non seulement il est drôle, mais il a aussi des petites pensées ou réparties qui me font dire que son auteur, en plus d’avoir bouffé du clown avant d’écrire, a aussi fumé quelques joints de Frédéric Dard.

N’en jetez plus, j’adore la plume !

Bon, les esprits plus tatillons que moi pourront ergoter sur le verlan utilisé à profusion par un des membres de l’équipe du commissaire Nils Kuhn (et j’avoue que c’était un peu lourd à certain moment) qui provient du 9-3 et ronchonner aussi sur le mobile des meurtres, qui pourrait paraître abuser, mais je n’ai pas envie de chipoter car j’ai passé un bon moment de pur divertissement.

Les crimes sont communs, la logique est rare, disait le Grand Sherlock Holmes et ici, déjà, les crimes ne sont pas communs et la logique est présente, même si j’avais capté LA référence des crimes bien avant les flics.

Alors oui, ce ne sera jamais le polar ou le thriller du siècle, ni même de l’année, mais il a un petit quelque chose qui fait qu’on le dévore en un après-midi, au coin du poêle, sous le plaid, alors que le roman commence en pleine canicule !

Une équipe de flics agréables, des potes, des flics qui bossent (ça devient rare, ou alors, ils bossent pas dans le bon sens), des références qui montrent que l’auteur a potassé son « Policier sans peine » et n’a plus rien à apprendre sur le procédures et les mœurs des flics du célèbre 36, quai des Orfèvres.

J’aurais juste aimé qu’il approfondisse un peu plus les autres membres de l’équipe du commissaire, afin de mieux les cerner, certains ayant l’air de gros beauf au départ et ensuite, on a une belle évolution, mais j’aurais aimé un peu plus de détails sur ces flics qui composent son équipe de choc.

Une écriture qui alterne les moments drôles avec les moments les plus sérieux, une petite touche de détails crus dans les meurtres, mais sans abuser, une histoire qui a l’air de se terminer à la moitié et au moment où vous vous demander de quoi vont être meublées les 142 autres pages, ça repart de plus belle et là, on devra reprendre son souffle car on va cavaler !

Un roman policier thriller des plus agréables à lire, distrayant, pas morose, qu’on lit sans se prendre la tête, avec du suspense et du mystère savamment utilisés et n’a pas d’autres ambitions que de vous détendre sur la plage (on est presque au début de l’hiver, faudra attendre), après une dure journée de travail ou de maladie, si vous avez eu la crève comme moi.

What’else ?

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018).

[SÉRIE] Ripper Street – Saison 5 – La série qui arrêtera d’éventrer après cette ultime saison

Si Ripper Street n’a pas été renouvelée pour une saison 6, la série de Richard Warlow promet de se terminer sur un bang au vu de la bande-annonce que vient de mettre en ligne Amazon UK.

Le service de vidéo à la demande a confirmé que cette ultime saison raconterait une seule et unique histoire, avec nos héros en fuite, forcés de travailler en dehors de la loi alors qu’ils poursuivent le plus insidieux ennemi qu’ils ont rencontré à ce jour.

La décision de mettre un terme à Ripper Street fut par ailleurs créative, selon les dires du créateur.

Ce dernier a insisté sur le fait que tout le monde était d’accord pour arrêter le show, personne ne voulant voir la Division H passait le cap de 1900.

Ripper Street arrive alors à une fin naturelle, qu’elle n’a par ailleurs pas failli obtenir lorsque BBC One a annulé la série au bout de sa saison 2.

Elle fut donc sauvée par Amazon qui proposera ainsi la cinquième et dernière saison à partir du mercredi 12 octobre 2016.

Ce que j’en ai pensé : 
J’avais pensé que la saison 4 serait la dernière, mais dans les épisodes 5 et 6, j’avais bien senti qu’il était impossible de la clore sans une autre saison en plus.

Surtout que l’épisode final de la saison 4 était horriblement bourré de suspense et de sang.

Mais comment ont-ils osé m’enlever ce personnage que j’adorais, moi ??

Mais bon, revenons à nos moutons égorgés… Ou à nos cadavres boulottés par une mâchoire humaine, qui, tel un vampire, leur arrache la gorge et qui, tel le Golem de la légende juive,  tue selon le bon vouloir de celui qui le commande.

Nous savons qui il est, nous connaissons ses protections, son caractère et nous avons envie de l’abattre.

Oui mais… La force de cette dernière saison est de mettre en avant celui qui est le Golem, cette créature humaine qui a plus d’une bête que d’un humain.

Enfin, c’est ce que je pensais avant de passer quelques épisodes avec lui et de me rendre compte que sous cette bête, il y a un humain, un Homme qui aimerait vivre une vie paisible, mais qui a du mal à juguler ses pulsions meurtrières.

Comment en est-il arrivé là ? À cause de la violence des autres Hommes qui ne savent que tuer ou massacrer ce qui est différent d’eux, notamment au niveau de la religion, de la race et les pogroms ne sont pas des actes qui resteront sans traces sur certains de ceux qui les ont subis.

Le Mal prend ses racines très loin et lorsqu’on analyse le pourquoi du comment tout s’est mis en branle, on se dit aussi que si Long Susan n’avait pas voulu voir son fils, si Bennett Draka avait cru son épouse, si elle n’avait pas parlé à LA personne à laquelle il ne fallait pas parler, si nous avions été dans un quartier chic et pas à Whitechapel, et bien, nous ne serions pas dans cette merde !

Un final rempli de suspense et de moments plus calmes, avant que l’enfer ne se déchaîne de nouveau sur nos amis et que tout ne s’effondre autour d’eux.

Une saison qui m’a fait apprécier un personnage que je n’aurais pas dû apprécier car c’est un tueur, mais il a un fond humain, et ça change tout…

Un dernier épisode qui commence fort et se termine plus lentement, un épisode qui clôt le tout, qui revient en partie sur les évènements de 1888 aux travers des souvenirs de Edmund Reid qui a du mal à tourner la page du nouveau siècle qui commence dans les dernières secondes de cet ultime épisode.

Je maudis les scénaristes, par contre, pour un événement qu’ils sont arriver dans les ultimes minutes de cet épisode final et qui n’apportera rien à l’histoire, si ce n’est de nous priver d’un ultime membre de cette équipe de policiers alors qu’il était parti au loin. Un personnage que j’aimais, bande de salauds !!

Une série que j’ai appréciée, adorée, malgré ses quelques petits défauts et qui me manquera.

Mais on ne pouvait pas continuer les enquêtes de la Division H en 1900, elle était trop emblématique de 1888.

Le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

Frank Sinatra dans un mixeur : Matthew McBride

Titre : Frank Sinatra dans un mixeur

Auteur : Matthew McBride
Édition : Gallmeister (04/05/2015)

Résumé :
Il faut une certaine dose de courage pour braquer une banque au volant d’une camionnette de boulangerie. Ou une certaine dose de bêtise. En tout cas, ça ne passe pas inaperçu. Et quand il s’agit de remettre la main sur le butin, flics et voyous se lancent dans la course.

Pour Nick Valentine, ex-policier devenu détective privé, c’est l’occasion rêvée de se refaire. À chaque loi qu’il transgresse, à chaque bourbon qu’il descend, à chaque cachet d’Oxycontin qu’il avale, il s’approche un peu plus du jackpot.

Ou de la noyade dans le Missouri.

Critique :
Si vous êtes à la recherche d’un roman noir couillu, déjanté, barré, politiquement incorrect, avec un détective alcoolique devenant diaboliquement efficace après quelques verres d’alcool, alors, munissez-vous de plusieurs Corona, d’une boite d’Oxycontin, de croquettes pour chiens et installez-vous dans un fauteuil confortable.

Un roman noir barré, c’est le cas de le dire !

Les personnages que l’on croise dans ses pages ne sont pas vraiment fréquentables et Nick Valentine, notre détective, a tout du détective des romans noirs car, en plus de boire comme un trou, il flirte aussi dangereusement avec la ligne rouge, qu’il franchi bien souvent.

L’alcool peut être le pire ennemi d’un homme,
Mais la bible nous dit d’aimer nos ennemis. [Frank Sinatra]

Je dirais même qu’il flirte aussi avec la ligne blanche qu’il n’hésite pas à sniffer de temps en temps, quand ce ne sont pas ses médocs qu’il transforme en poudre pour qu’ils fassent plus vite effet.

Je plaçai un OxyContin 20 milligrammes au milieu d’un billet d’un dollar que je repliai serré, et je réduisis le comprimé en poudre avec le bord rond d’un Bic. Je frottai le papier entre mes doigts pour le broyer aussi fin que possible.

On pourrait croire qu’avec pareil cocktail dans les veines, Valentine serait un piètre détective privé, mais loin de là, il a du flair et son ami le commissaire fait souvent appel à lui pour résoudre certaines de leurs enquêtes complexes, comme cet homme retrouvé pendu à une poutre dans sa cave. Poutre tellement solide que Valentine aurait pu la briser avec sa bite (c’est lui qui l’a dit).

Norman Russo avait bien choisi sa journée pour se tuer. Il faisait un temps de merde et il n’y avait rien à la télé. Je ne la regardais pas tant que ça, moi-même. J’avais mieux à faire. Boire, par exemple.

— Et il attache la corde à une planche si mince que je pourrais la casser en deux avec ma bite.

Si du côté de la loi (faut le dire vite) nous avons un détective alcoolo avec la détente facile, de l’autre côté, nous avons des malfrats qui viennent de cambrioler une banque dans une camionnette de boulangerie, mais c’étaient deux branquignoles de première classe !

Par contre, Sid (dit l’Angliche) et Johnny Sans Couille, au service de leur patron, eux, ce sont des vrais méchants qui aiment jouer au puzzle avec certaines personnes qui auraient énervé sévère leur boss, ou joué avec ses pieds.

Johnny Sans Couilles était aussi inutile qu’une paire de nichons sur un poisson. Mais M. Parker l’adorait et lui avait même inventé son surnom. Johnny Sans Couilles était une merde molle, mais en fin de compte, il était marrant. À se pisser dessus de rire. Et c’est pour ça qu’il avait survécu aussi longtemps. C’était un comique.

La plume est drôle, sans être hilarante non plus, le tout dans des bonnes proportions, ce qui nous donne un sourire un peu béat face à l’histoire que nous lisons et face à ses personnages hauts en couleur, dont le plus drôle sera le chien de Nick Valentine.

Parfois les chiens valent mieux que les gens.

Frank se mit à aboyer et à m’emmerder. Je lui demandai s’il avait besoin d’aller chier.
— Aaarp.
Je pris le téléphone sans fil de mon bureau et emmenai Frank chier ses rondins dehors.

J’ai été surprise par les dialogues, car ils se présentent de temps en temps sous forme de narration et non de dialogues dans les formes de l’art. D’habitue, je n’aime pas trop ça, mais dans ce roman, ils sont passés comme un fourgon rempli de fric sur une autoroute déserte.

Big Tony dit que nous n’avions qu’une solution, que nous devions agir vite et bien. Il dit qu’une fois cette ligne franchie, on ne pourrait plus revenir en arrière. Je dis que les seules lignes qui m’intéressaient étaient les lignes tracées à la craie autour de leurs cadavres.

Niveau humour, comme je vous le disais, on ne se pissera pas dessus de rire, mais on a tout de même un joli sourire devant les métaphores, certains dialogues ou certaines des pensées de Valentine.

Une brunette qui sentait le cacao passa et me pressa l’entrejambe en toute simplicité, comme si nous étions au supermarché et que ma bite était un avocat.

Anybref, voilà un roman noir comme je les aime, c’est déjanté, c’est couillu, politiquement incorrect, l’humour y est grinçant et notre détective n’a rien d’un super héros, il boit comme un trou, se shoote, bouffe des médocs comme d’autres du chocolat, mais il a arrêté de fumer et de boire du café, parce que ce n’est pas bon pour la santé…

Jubilatoire, je vous le disais ! En plus, ça se lit d’une traite, comme Nick Valentine fait avec les alcools en tout genre. Mais attention, quand on a une descente telle que lui, faut éviter de manger ensuite.

Je n’avais qu’une règle en matière de boisson. Ne pas manger quand je buvais. Il n’y a rien de pire que de gâcher la torpeur induite par cinquante dollars de bières avec un hamburger à cinq dollars, alors je séparais toujours les deux. Comme devrait le faire tout bon ivrogne.

Il rit encore et me dit qu’ils avaient du café formidable. Le café était encore meilleur que les pains perdus. Il me demanda ce que j’en pensais.
Je dis à Ron que je détestais ça. J’avais renoncé au café depuis un certain temps ; j’apprécierais qu’il n’en reparle plus.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et le challenge US (2017-2018) chez Noctembule.

 

Ekhö Monde miroir – Tome 7 – Swinging London : Christophe Arleston & Alessandro Barbucci

Titre : Ekhö Monde miroir – Tome 7 – Swinging London

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Alessandro Barbucci

Édition : Soleil (22/11/2017)

Résumé :
Au Royaume-Uni, la situation est des plus critiques. Il y a pénurie de thé et les Preshauns peinent à contrôler leur pendant bestial.

Les incidents se multiplient et les humains voient des choses qu’ils ne devraient pas voir. Yuri et Fourmille sont mandatés pour tirer ça au clair.

Coiffé d’un chapeau melon et bottée de cuir, ils vont, à l’ombre de Big Ben, mener l’enquête au milieu des bobbies et des punks.

Critique :
Que pourrait-il y avoir de pire que du Lapsang Souchong introuvable en Europe ? Une pénurie TOTALE de thé en Angleterre…

Jetez un seau d’eau glacée à la figure de tous les amateurs de thé, cette situation horrible se passe sur Ekhö, le monde miroir du nôtre !

Ça n’en reste pas moins une catastrophe internationale pour les Preshauns qui, sans ce breuvage divin pour les calmer, pourraient en arriver à se laisser aller à leurs penchants bestiaux et monstrueux…

Mais que fait Scotland Yard, good lord the bloody bastard ? Ben Scotland Yard, il sèche sur le mystère du thé qui disparaît des entrepôts !

Fourmille Gratule pourra bien coiffer la deerstalker qui n’est pas de Sherlock Holmes afin de résoudre cette affaire ô combien explosive !

Aidé du fidèle Yuri qui aimerait mélanger ses fluides téluriques aux siens, les voici enquêtant dans un Londres qui n’a rien de celui que nous connaissons puisque dans le monde miroir, aucune machine électrique ne fonctionne.

Depuis que j’ai découvert Ekhö dans mon Lanfeust Mag© (en vente dans toutes les bonnes librairies), je ne me lasse pas des enquêtes de Fourmille et de Yuri dans ce monde décalé qu’est Ekhö, et les savoir à Londres a augmenté mon plaisir.

Pour ceux qui ne connaitrait pas le prolifique scénariste qu’est Arleston, il convient de vous mettre en garde : il a de l’humour, beaucoup d’humour, il s’amuse à mélanger les codes de notre monde avec ceux des autres et à jouer avec les lieux communs d’un pays ou d’une ville.

Ce qui veut dire qu’en plus de l’action liée à l’enquête, qu’en plus des personnages drôles et attachants que sont Fourmille et Yuri, vous risquez aussi d’avoir des grands sourires bêtes devant certains faits détournés de notre société ou devant certains dialogues.

Moi, c’est ma tasse de plaisir, lire les aventures de Foumille et en plus, la voir se faire habiter par l’esprit de Sherlock Holmes, c’est un petit plus sur lequel je ne cracherai pas.

L’inconvénient de ma lecture, c’est que j’ai découvert cet album en plusieurs épisodes, puisque prépublié dans le génialissime Lanfeust Mag, et donc, je serai bien obligée d’aller l’acheter lorsqu’il sortira en album afin de me remettre toute cette aventure désopilante en tête !

Je me demande bien où le prochain album de Ekhö va entrainer notre duo… Après New-York, Paris, Hollywood, Barcelone, Rome, le Sud Profond et Londres, que nous réserve ce scénariste prolifique qui, à lui seul, occupe une grande place dans ma biblio vu toutes ses séries ?

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et et le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).

Sherlock, Lupin et moi – Tome 3 – L’énigme de la rose écarlate : Irene Adler

Titre : Sherlock, Lupin et moi – Tome 3 – L’énigme de la rose écarlate

Auteur : Irene Adler (Iacopo Bruno)
Édition : Albin Michel (30/08/2017)

Résumé :
Veille de Noël 1870. Sherlock Holmes, Arsène Lupin, et Irene Adler se prennent de passion pour une énigme publiée dans le Times. Sherlock ne tarde pas à découvrir que des coordonnées géographiques y sont dissimulées !

Lorsqu’un riche marchand est retrouvé mort dans le premier des lieux en question, nos trois amis comprennent vite que les coupables communiquent par l’intermédiaire du Times.

Ils se rendent aussitôt à Scotland Yard pour prévenir la police mais on les congédie sans les écouter… Il ne leur reste plus qu’une chose à faire : mener l’enquête eux-mêmes ! Mais, après tout, n’est-ce pas ce qu’ils font de mieux ?

Critique :
Après une lecture qui m’avait secouée émotionnellement, il me fallait passer à du plus calme, du plus doux et quoi de mieux qu’une lecture jeunesse avec Holmes, Lupin et Adler adolescents ?

Direction le Londres de 1870, à quelques jours des fêtes de Noël, et on s’installe bien confortablement devant un chocolat chaud au Schackleton Coffee House en compagnie de nos trois jeunes amis.

Bon, si vous cherchez une enquête policière digne de ce nom, je vous conseille un roman de la reine du crime, Agatha Christie, mais si vous voulez passer un bon moment de lecture, sans vous cassez la tête, ce roman jeunesse est fait pour vous.

Nos trois personnages sont toujours aussi sympathiques. Les caractères de Holmes et Lupin se dessinent afin de nous montrer ce qu’ils pourraient être plus tard, même si, pour le moment, tout cela est encore latent.

Quant à la jolie Irene, elle ne sait plus quoi penser entre un qui l’embrasse sur les lèvres à la dérobée et un autre qui l’enlace en la raccompagnant chez elle, sans oublier le petit présent qu’elle retrouvera au fond de sa poche sans savoir de qui il provient.

J’espère juste que nous n’irons pas vers le triangle amoureux dans les prochains tomes, même si ce genre d’événements pourraient expliquer pourquoi ces trois amis se retrouveront séparés diamétralement plus tard, au point même qu’ils s’affrontent (Irene vs Holmes dans « Un scandale en Bohême » et Lupin vs Holmes dans « Lupin contre Herlock Sholmes »).

Anybref, sans casser trois pattes à un canard et sans manger de pain, c’est un roman jeunesse qui se lit d’une traite dans son canapé en savourant une bonne tasse de thé.

On sourit des facéties de nos jeunes gamins, on imagine ce que cela pourrait donner si Irene en choisissait un et pas l’autre, on frémit devant les dangers qu’ils prennent, tout en se doutant que l’un ou l’autre ne va pas mourir puisque ce n’est pas GOT !

Un bon point pour moi qui avait deviné avant le Maître le pourquoi du comment des crimes étranges qui avaient lieu après la petite énigme d’échec parue dans le Times… Bon sang, mais c’était bien sûr ! Belette 1 – Sherlock Holmes 0 (un temps de retard face à mon esprit brillantissime).

Un roman jeunesse qui se lit avec plaisir, des personnages que l’on se plait à revoir et en le refermant, on songe déjà à ce que leur prochaine aventures va nous réserver !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et et le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver).