1991 : Franck Thilliez

Titre : 1991

Auteur : Franck Thilliez
Édition : Fleuve Noir (06/05/2021)

Résumé :
La première enquête de Franck Sharko !

En décembre 1991, quand Franck Sharko, tout juste sorti de l’école des inspecteurs, débarque au 36 quai des Orfèvres, on le conduit aux archives où il est chargé de reprendre l’affaire des Disparues du Sud parisien.

L’état des lieux est simple : entre 1986 et 1989, trois femmes ont été enlevées, puis retrouvées dans des champs, violées et frappées de multiples coups de couteau.

Depuis, malgré des centaines de convocations, de nuits blanches, de procès-verbaux, le prédateur court toujours.

Sharko consacre tout son temps à ce dossier, jusqu’à ce soir où un homme paniqué frappe à la porte du 36. Il vient d’entrer en possession d’une photo figurant une femme couchée dans un lit, les mains attachées aux montants, la tête enfoncée dans un sac.

Une photo derrière laquelle a été notée une adresse, et qui va entraîner le jeune inspecteur dans une enquête qui dépassera tout ce qu’il a pu imaginer…

Critique :
Putain, comment Franck Thilliez a-t-il su ? C’est flippant… Ça fout la trouille, même. Je vous explique pourquoi…

J’ai enfin commencé à lire « Les fleurs du mal » et voilà ti pas que ce recueil de Baudelaire est au centre du dernier roman de Thilliez ! Flippant…

Cet homme est le diable ! Il a vu l’avenir et a su que lorsque j’ouvrirais son dernier thriller, j’en serais à la moitié du Baudelaire… Sueurs froides car cet auteur voit mon avenir ! On commençait bien.

Thilliez est un sadique, d’entré de jeu, il vous ferre et ne vous lâchera plus, vous baladant (avec votre consentement éclairé) dans son histoire, tel un marionnettiste jouant avec ses pantins (que nous sommes).

Après avoir été me promener en 1794, j’avais envie de remonter le cours du temps, mais pas de trop, d’aller à une époque où les smartphones et l’Internet n’existaient pas, où les PC commençaient à apparaître, mais restaient minoritaires.

Il a fallu peu de choses à l’auteur pour me plonger dans le bain de l’année  1991 (non, je ne retournerai pas à l’école !) et profiter de cette belle époque où je vivais, insouciante, mon walkman sur les oreilles (pour ça, le smartphone est mieux, plus de capacité, plus d’autonomie et pas besoin de piles).

Malheureusement, un jeune de moins de 20 ans qui lirait ce roman ne comprendra pas pourquoi le policier doit insérer un film dans un appareil pour prendre des photos… Ni pourquoi on ne pose aucune question à Google… mdr

Ses personnages sont maitrisés, qu’ils soient primordiaux ou secondaires, l’auteur a pris le temps de leur brosser une personnalité, typique de ces années-là.

Ses flics puent les années 90 : ils fument, sont sexistes, se moquent de l’informatique, salopent les scènes de crimes et pleurnichent sur le bon vieux temps où l’on pouvait casser la gueule aux suspects. Sans trop en dire ou en faire, il les a doté d’une vie propre, réaliste.

Comme toujours, son scénario est fou, à s’arracher les cheveux et pourtant, à la fin, tout rentre parfaitement bien dans l’ordre, tout s’explique et tout est maîtrisé. Toujours plus loin, toujours plus haut…

Ici, pas moins de deux enquêtes qui sont sur la table : une ancienne non résolue et une nouvelle. Exercice périlleux que d’en proposer deux à la fois, casse-gueule et pourtant, jamais l’auteur ne se prend les pieds dans le tapis. Du grand art.

Si j’avais réussi à comprendre comment l’auteur du courrier avait deviné à quel prénom penserait le quidam à qui il avait envoyé une lettre, ce n’est pas dû à mon intelligence, juste à une ancienne lecture où il s’agissait de trouver le chiffre auquel la personne penserait.

L’auteur a toujours eu une longueur d’avance sur mes déductions, même si j’en ai eu une sur les enquêteurs. Là, mon petit Sharko, t’avais pas les neurones en forme, pour ce coup-là que j’ai eu d’avance sur toi. Pour le reste, je m’incline respectueusement.

Dans les romans de Thilliez (surtout après ses deux derniers), vous avez tendance à suspecter tout le monde. Une petite vieille traverse la rue ? Suspecte !! Un gosse ? Suspect !! Un mort ? Très louche… à surveiller.

Et si d’aventure (en aventure) vous obtenez le nom des personnages, vous les passerez aux filtres de tous les codes possibles (et imaginables), développés dans ses derniers romans : à l’envers, à l’endroit, en diagonale, vous tenterez le coup en ajoutant la vitesse du vent, en retirant l’âge du capitaine ou en le multipliant par le coefficient de traversée d’une rue pour trouver un job.

Monsieur Thilliez, vous me faites devenir folle depuis que je vous lis ! Vos romans me rendent zinzin dès que je tente de comprendre le pourquoi du comment. Un jour, c’est le service psychiatrique d’un hôpital qui vous écrira une réclamation pas piquée des vers.

En plus, monsieur Thilliez, vous êtes dangereux pour la santé : palpitations cardiaques durant une bonne partie du roman tant le suspense était fort, mains moites à certains moments, peurs primales, tripes qui se nouent, cerveau qui surchauffe, esprit qui n’y était plus pour personne durant ma lecture, risque de louper mon arrêt de métro (à ne pas lire à la plage, risque de noyade avec la marée montante !).

Bref, monsieur Thilliez, vos super romans sont une calamité, un cataclysme pour ma santé ! C’est décidé, j’arrête de vous lire, sur ordre de mon médecin, avant que je ne tombe raide morte durant la lecture d’un de vos futurs (ou anciens) romans. Avec ma chance légendaire, je clamserais avant d’avoir le fin mot de vos énigmes.

Non mais vous faites quoi encore à lire ma bête chronique ?? Allez plutôt lire le dernier Thilliez, nom d’une pipe (Magritte, sors de mon corps) ! Et si vous l’avez lu, rien de ce que je dis ne vous est étranger, vous êtes initié, vous savez de quoi l’auteur est capable.

Vivement ma prochaine lecture ! (Ben quoi ? Fuck les recommandations des médecins). Avec ou sans Sharko, bien que c’était une super idée de nous le présenter jeune, à son entrée au mythique 36, jeune bleu qui devait encore faire ses preuves, s’intégrer, avant de devenir celui que nous connaissons depuis longtemps.

PS : l’auteur n’a pas deviné l’objet auquel j’avais pensé, en commençant le roman. À sa décharge, je n’aurais jamais pu penser à tel scénario machiavélique…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°01].

Agatha Christie – Tome 14 – Témoin indésirable (BD) : Chandre et Agatha Christie

Titre : Agatha Christie – Tome 14 – Témoin indésirable (BD)

Scénaristes : Agatha Christie et Chandre
Dessinateur : Chandre

Édition : Emmanuel Proust Éditions (2006)

Résumé :
Un homme se présente devant une belle et grande demeure typiquement anglaise… En sonnant à la porte, il vient apporter une preuve formelle à la famille Argyle : ce n’est pas leur fils qui a assassiné Madame ! L’enquête doit être immédiatement relancée.

L’heureuse nouvelle ne plaît pas à cette curieuse famille qui cache un terrible secret…

Critique :
La chose qui m’a le plus dérangé, dans cette adaptation, ce sont les dessins, les dessins et encore les dessins !

Désolée pour le dessinateur, sa famille, ses amis (tous ceux qui pourraient le prendre mal), mais je n’ai pas aimé les dessins, ils ne me donnaient pas envie de poursuivre ma lecture tant je les ai trouvé moches.

Pourtant, Témoin Indésirable (Ordeal by Innocence) est un excellent roman de la reine du crime.

Son adaptation en série télé (2018) m’avait subjuguée avec ses ambiances so british.

La série, tout comme le roman, avaient des côtés très sombres aussi et mettait bien en scène toute la psychologie que l’auteure développait en se basant sur cette famille que l’on vient faire éclater en lui apprenant que l’assassin de leur mère/épouse, Jack  Argyle était innocent et qu’il est mort en prison pour rien.

Mais alors, qui a tué Rachel Argyle ?? L’époux ? Un de leurs enfants ? La gouvernante ? La secrétaire de monsieur Argyle ?

Depuis que les membres de la famille ont appris que l’enquête était réouverte et qu’on allait repasser au crible leurs alibis, c’est tout le monde qui se regarde en chien de faïence, la suspicion se lisant dans les regards.

Autant où on ressentait bien cet état d’esprit dans le roman et l’adaptation télé, dans la bédé, l’impression qui domine, c’est le plantage complet, comme si nous avions face à nous des acteurs ratés jouant dans un soap-opera bas de gamme.

Bref, je lisais cette bédé et j’avais juste envie d’une chose : la terminer et la refermer, avant de l’oublier.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°301], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°54], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 48 pages) et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Le Murder Club du jeudi : Richard Osman [LC avec Bianca]

Titre : Le Murder Club du jeudi

Auteur : Richard Osman
Édition : du Masque (07/04/2021)
Édition Originale : The Thursday Murder Club (2020)
Traduction : Sophie Alibert

Résumé :
Elizabeth, Joyce, Ibrahim et Ron frisent peut-être les quatre-vingts ans, mais ils en ont encore sous le capot. Leur passe-temps favori : s’atteler, tous les jeudis, à de vieilles affaires de meurtre, pour en découvrir le fin mot là où la police a échoué.

Jusqu’à ce que la nouvelle leur parvienne : Tony Curran, l’associé du directeur de leur village de retraite, vient d’être retrouvé assassiné dans sa cuisine.

Ni une ni deux, Elizabeth convoque ses trois acolytes et lance le Murder Club sur la piste du tueur, toutes cannes dehors. Quand il s’agit de tromper l’ennui et de doubler la police, il ne faut jamais sous-estimer les personnes âgées.

Succès absolu au Royaume-Uni, Le Murder Club du jeudi nous entraîne, entre rires et larmes, sur le chemin tortueux des émotions humaines. Car, derrière le meurtre, ce sont les liens tissés au crépuscule d’une vie que Richard Osman dépeint avec brio.

Critique :
Avec ce roman, j’ai fait du patinage artistique, mais à ma manière personnelle, c’est-à-dire que j’ai fait beaucoup de surplace, patiné beaucoup pour avancer peu et que je me suis gamelée souvent durant ma lecture.

Et oui, je suis passée artistiquement à côté de cette lecture que ma copinaute de LC m’avait proposée et qui me tentait bien.

Le courant entre le roman et moi n’est pas passé, et ce, dès, le départ.

Pourtant, le pitch était intéressant, mais voilà, le style d’écriture m’a semblé plombant, les personnages inintéressants, casse-pieds à la limite et lors de mes pitoyables début, je ramais grave dès le premier chapitre.

Comme parfois ça se débouche après un certain moment, j’ai persévéré, je me suis accrochée à tout ce qui passait devant ma main, j’ai tenté d’avancer pour tomber sur le moment où, enfin, nous allions nous rencontrer, le récit et moi, mais peine perdue, ce moment n’est jamais venu.

Sautant des lignes, puis des paragraphes, puis des pages, j’ai essayé d’avancer en mode rapide en espérant, lors de mes arrêts, trouver lecture à mon pied, mais jamais ce n’est arrivé !

Merde alors, ce roman est N°1 des ventes en Angleterre et avec moi, il finit dans les lanternes rouges des lectures 2021 ! Là, j’ai vraiment tiré le gros lot…

Puisque je voulais connaître la fin, je suis allée lire les derniers chapitres afin de tout savoir, mais même là, cela n’a pas éveillé plus d’intérêt que pour l’étude des bousiers en milieu naturel. Rien, nada, encéphalogramme tout plat, aucun plaisir de lecture, du début à la fin.

Sans Bianca pour me proposer ce roman en LC, jamais je ne l’aurais coché, mais j’espérais faire une agréable découverte, comme avec d’autres romans qu’elle m’a déjà proposé en lecture. Ben c’est loupé pour moi, mais pour elle, c’est une réussite totale ! Je vous laisse aller lire son avis, meilleur que le mien.

PS : Plus que quelques temps à attendre pour savoir ce que je vous ai réservé comme « truc » insolite, inhabituel, hors de mes sentiers battus… Mystère !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°2XX], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°XX] et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Les enquêtes du commissaire Raffini – Tome 11 – L’inconnue de Tower Bridge : Rodolphe et Christian Maucler

Titre : Les enquêtes du commissaire Raffini – Tome 11 – L’inconnue de Tower Bridge

Scénariste : Rodolphe
Dessinateur : Christian Maucler

Édition : Tartamudo (2014)

Résumé :
Avec ce nouvel album, L’Inconnue de Tower Bridge , le commissaire Raffini fait sa première incursion hors de l’hexagone. Scotland Yard vient en effet de récupérer le cadavre d’une jeune femme bloquée contre les piles du Tower Bridge.

L’examen des vêtements laisse entendre qu’il pourrait s’agir d’une Française. Aussi, la collaboration de la police française est-elle souhaitée.

Le commissaire divisionnaire, qui sait que Raffini ne parle pas un traître mot de la langue de Shakespeare et déteste cordialement tout ce qui est thé à 5 heures, conduite à gauche et autres comportements et pratiques grotesques, le choisit aussitôt pour la mission.

Ainsi démarre cette enquête qu’en son for intérieur Raffini a rebaptisé  »Raffini chez ces Foutus Rosbeefs » !

Complété par un cahier de 19 pages « Le dossier Raffini », reprenant l’histoire du commissaire Raffini et de l’ensemble des albums.

Critique :
On a retrouvé le corps noyé d’une femme contre un des piliers de Tower Bridge.

Les deux hommes en croient pas à un suicide puisque les suicidés n’ont jamais l’idée de s’enrouler dans un sac qu’ils ficèleraient après.

Comme la victime est française, on envoie un enquêteur français, of course et c’est le commissaire Raffini qui s’y colle.

Mes premières impressions n’ont pas été les meilleures à cause des couleurs de l’album qui ont tendance à faire mal aux yeux. Elles sont criardes, dans des tons rougeâtres et ne mettaient pas les dessins en valeur du tout.

Heureusement que les bâtiments de Londres sont bien exécutés et que leurs couleurs ne tirent pas dans les tons rouges-jaunes comme ailleurs. Grâce à eux, j’ai pu reposer mes yeux de temps en temps avant de me reprendre un flash de couleurs horribles.

L’inspecteur Mc Gregor (Scotland Yard) qui enquêtera aux côtés de Raffini est assez stéréotypé et aurait eu sa place dans Astérix chez les Bretons, sans aucun doute. La couleur rousse de ses cheveux et de sa moustache n’a pas aidé aux repos des yeux, ni à faire ressortir son visage des murs rouges.

C’est aussi un autre reproche que je ferai à cette bédé : les visages sont parfois peu marqués et ne ressortent pas des décors, comme s’ils se fondaient dedans. Il faut plisser les yeux pour distinguer les expressions et bon sang, à force, c’est le rencart chez l’ophtalmo qu’il va me falloir. Par contre, dans d’autres cases, les visages étaient bien marqués et ressortaient des décors ambiants.

Du côté du scénario, c’est assez bien ficelé, plusieurs pistes se dégagent de l’inconnue de Tower Bridge et pour son identité, les enquêteurs ne savent plus à quel saint se vouer. Là, les auteurs marquent un bon point.

L’avantage de la bédé, c’est qu’elle se déroule dans les années 50 et donc, pas d’informatique pour aider nos limiers, on fait tout à l’ancienne. L’absence de smartphone, c’est une chose que j’apprécie toujours dans une enquête.

Par contre, ensuite, tout va très vite dans la résolution de l’affaire et ça tombe à plat car c’est un tuyau anonyme qui va envoyer nos poulets sur le lieu de rendez-vous pas très catholique et s’ils trouvent le coupable de cette affaire, ce ne sera pas grâce à leur perspicacité mais plutôt grâce à ce coup de fil.

Bardaf, fin de l’épisode alors qu’il reste encore plein de pages… Celles-ci sont consacrées au commissaire Raffini, ses différentes enquêtes, qui il est, des esquisses de l’album et un petit gag (19 pages !!).

Sincèrement, j’ai l’impression de m’être faite gruger avec cette bédé, aussi bien point de vue des couleurs criardes, que certaines esquisses des visages qui se fondaient dans le décor, sans oublier des erreurs de proportions et de perspectives qui parsèment l’histoire.

Le scénario, qui partait d’un bon pied avec des fausses pistes et du mystère, tombe totalement à plat dans sa résolution qui tient plus du hasard (un coup de fil qui change une vie) que d’une investigation. Tout s’enchaîne un peu trop rapidement à tel point que nos deux enquêteurs donnent l’impression qu’ils sont bousculés et ne s’attendaient pas à un tel dénouement.

Anybref, on va l’oublier très vite, cette bédé, sauf pour mes yeux qui en pleurent toujours.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°272], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°22], et le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 46 pages) et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Hercule Potiron – Tome 1 – La meilleure façon de mourir : Pierre Veys et Giancarlo Caracuzzo

Titre : Hercule Potiron – Tome 1 – La meilleure façon de mourir

Scénariste : Pierre Veys
Dessinateur : Giancarlo Caracuzzo

Édition : Robert Laffont (2008)

Résumé :
Hercule Potiron est un célèbre détective français (toute ressemble avec Hercule Poirot n’est que fortuite, d’ailleurs ce dernier est belge).

Potiron enquête, accompagné de son fidèle Nastyngs, sur l’étrange meurtre d’un richissime couple anglais enseveli dans des sables mouvants à l’intérieur de leur serre en plein Londres…

Plus tard, Lord Radcliffe meurt chutant d’un zeppelin alors qu’il est dans une baignoire. Potiron décide de mener l’enquête…

Critique :
L’art de la parodie n’est pas aussi aisé qu’on pourrait le croire. Si la parodie est trop grasse, mal ajustée, ce sera l’embardée, mais si la partition est légère et le talent au rendez-vous, alors, c’est l’éclat de rire assuré et un plaisir à lire.

Pierre Veys n’est pas le lapereau de l’année, il a déjà à son actif l’excellente série parodique « Baker Street » que j’adore. S’il avait réussi à rendre Sherlock Holmes exécrable et de mauvaise foi, qu’allait-il faire de Hercule Poirot ?

Un être imbu de lui-même, caractériel, à l’appétit insatiable et possédant un égo surdimensionné. Désolée, mais dans cette parodie, Hercule Potiron n’est pas Belge mais Français, ce qui lui fait détester les anglais en plus d’aimer le coulommiers qui coule et qui pue.

Pour ses petites cellules grises, elles ne brillent pas vraiment, notre détective colérique comptant sur son fidèle Nastyngs (qu’il ne paie pas) pour trouver le point commun entre les deux accidents bizarres qui sont survenus à des gens riches. Ben, non, pas deux accidents bizarres et improbables, mais 4 !

Quels sont les points entre toutes ces morts accidentelles et totalement folles ? Ben ce sera à Hercule Potiron de résoudre tout cela parce que si l’on compte sur l’inspecteur Spratt, on ne résoudra jamais rien.

Les dessins sont bien faits, dynamiques, on retrouve le côté dandy de Poirot ou de David Suchet, son interprète à l’écran, poussé à l’extrême, puisque nous sommes dans la parodie et que tout est permis, quasi.

J’ai aimé cette enquête qui n’ a rien d’habituel, où les crimes semblent n’être que des accidents et où pour trouver le coupable, faudra tout de même aller voir plus loin que ce que l’on voit sous son nez.

Une chouette parodie du célèbre détective belge, devenu français pour renforcer la mésentente entre les deux nations. Par contre, j’avais trouvé que les parodies de Sherlock Holmes étaient encore plus poussées et plus abouties. Mais ceci n’est que mon avis, bien entendu…

À lire avec le second degré, of course

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°263], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°13], le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 53 pages) et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Les Disparues du tableau : Daria Desombre

Titre : Les Disparues du tableau – Andreï Yakovlev & Macha Karavaï 2

Auteur : Daria Desombre
Édition : du Masque (02/09/2020)
Édition Originale : ПОРТРЕТ МЕРТВОЙ НАТУРЩИЦЫ (2014)
Traduction : Julia Chardavoine

Résumé :
Macha Karavaï, étudiante en droit et stagiaire au sein de la police de Moscou, poursuit son travail d’enquête sur les anciens dossiers non résolus.

Avec l’aide de son responsable Andreï Yakovlev, elle se lance sur les traces d’un tueur en série qui assassine de jeunes femmes et laisse à leurs côtés une esquisse du peintre Ingres.

Le coupable semble vouloir recréer une oeuvre d’art.

Critique :
Chouette, j’allais à nouveau partir enquêter en Russie !

Non pas que j’ai de l’affection pour ses dirigeants, mais j’ai toujours eu un gros faible pour le pays et le duo d’enquêteurs que sont la jeune Macha Karavaï et son chef Andreï Yakovlev, me plaisent énormément.

L’avantage, avec cette auteure, c’est que les crimes ne sont jamais banals ! Sherlock Holmes aurait apprécié de se trouver face à pareil criminel qui élèvent le crime au rang d’art.

Les victimes n’apprécieront pas, bien entendu, la police va piétiner, s’arracher les cheveux et pour remonter la piste artistique du tueur en série, va falloir avoir de la culture (ben oui, elle est essentielle tout le temps) en peinture et notamment pour le célèbre peintre qui a laissé son nom dans une expression où on lui accole le mot « violon ».

La France a (« avait », merde l’adresse a changé) le 36, quai des Orfèvres et la Russie possède le 38, rue Petrovka.

Malgré mon inculture en peinture, je n’ai jamais perdu pied dans ce roman qui allie le rythme, le suspense et bien des mystères quant à l’identité du tueur des jeunes filles et son mobile.

Comme un tableau, au départ, on ne verra que des taches de couleurs qui ne semblent rien vouloir dire, mais au fur et à mesure que l’auteure trempe sa plume dans la palette et l’étale sur la toile de son roman, le tout commence à prendre forme et c’est avec un grand plaisir que j’ai remonté la piste, aux côtés de Macha et Andreï.

Nos deux personnages sont toujours aussi tintés de réalisme car comme nous ils ont peu, ils doutent, craignent que leur histoire d’amour n’aille pas plus loin, éprouvent de la jalousie… Leur histoire d’amour évite l’écueil de la guimauve et heureusement car je déteste les trucs mièvres.

Afin de mieux comprendre de quoi il était question en peinture, j’ai demandé à Google de me faire apparaître les toiles du maître, puisqu’il n’était pas question que je puisse aller les admirer au musée de Montauban ou à Saint-Pétersbourg, au musée de l’Ermitage. Cela permet de mieux comprendre la teneur du tableau et des motivations du criminel.

Si l’enquête était bien réalisée, ne manquait pas de suspense et de mystère, si le duo d’enquêteurs était toujours au top, que l’assassin avait de l’épaisseur, du talent, qu’il était « intelligent », que le scénario de l’enquête était instructif en ce qui concerne l’art, l’auteure n’a pas oublié de parler de son pays et de ceux qui souffrent, pendant que d’autres baignent dans le fric.

Ce n’est pas écrit noir sur blanc, c’est plus subtil que ça, mais si on lit entre les lignes, on est tout à fait capable de comprendre que tout le monde ne mange pas des sandwichs au foie gras en buvant du champagne, que tout le monde n’a pas les moyens de faire des études et que la classe moyenne n’a plus les moyens qu’elle avait avant.

Ce roman policier se laisse lire tout seul, avec addiction puisque l’on veut en savoir plus sur le meurtrier, ses mobiles. Les chapitres qui lui sont consacrés permettent de découvrir son enfance, de comprendre la genèse de son mal (pas de l’excuser), ses pensées…

Lorsque c’est bien fait, les changements de narrateurs donnent une autre épaisseur à un récit et c’est plus appréciable que le narrateur omniscient. Une fois de plus, l’auteure a réussi à le faire de manière intelligente en se mettant dans la tête des trois personnages principaux (même 4 puisqu’on a un passage avec une victime).

Une lecture que je conseille aux amateurs de romans policiers et qui souhaitent lire autre chose que leur came habituelle, de se dépayser et de se frotter à un tueur qui n’a rien d’un colonel Moutarde avec le chandelier dans la bibliothèque.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°238].

Sherlock Fox – Tome 1 – Le chasseur : Jean-David Morvan et Du Yu

Titre : Sherlock Fox – Tome 1 – Le chasseur

Scénariste : Jean-David Morvan
Dessinateur : Du Yu

Édition : Glénat – Tchô ! L’aventure (2014)

Résumé :
Le plus rusé des détectives ! Sherlock Fox est un renard, mais aussi un policier ! Dans la société que les animaux ont constituée, les instincts ont été remplacés par des règles de vie en communauté, afin que personne ne mange son voisin.

Mais l’enquête que Sherlock Fox doit mener va nous faire découvrir les dessous d’une société en apparence trop parfaite. Tout commence par la découverte d’ossements dans la rivière d’une forêt. Ces derniers, assez frais, semblent en effet prouver que la personne à qui ils appartenaient a bel et bien été dévorée…

Autre mystère : ce squelette ne correspond à aucune des races répertoriées ! Après enquête, Sherlock Fox découvre que ce cadavre faisait partie de la « marchandise » d’un camion, victime d’un accident peu de temps auparavant. Les questions se bousculent dans la tête de notre renard détective : qui organise la venue de ces camions ?

À qui livrent-ils leur marchandise ? Dans quel but ? Mais surtout… quelle est cette nouvelle race inconnue ?

Une nouvelle série palpitante signée Tchô! l’aventure… en grand format, scénarisée par le prolifique Jean-David Morvan et sublimement mise en image par un dessinateur chinois virtuose, Du Yu !

Critique :
♫ Le plus grand des détectives, Oui c’est lui, Sherlock Holmes le voici ♫ Il habite Baker Street ♪ Et poursuit Moriarty le méchant…

Vous voici avec la chanson du générique de la série « Meitantei Hōmuzu » ou « Meitantei Holmes » qui mettait en scène un univers où les personnages étaient des animaux.

Holmes et Watson étaient des chiens (madame Hudson aussi) et ça faisait notre bonheur sur Club Dorothée.

Je pensais retrouver cet univers avec Sherlock Fox mais il n’en fut rien car si le commissaire Ney Quitsou est surnommé Sherlock Fox en raison de son aptitude à résoudre les crimes, à enquêter sans relâche et parce qu’il est un renard.

La comparaison avec le détective de Baker Street s’arrêtera là, même si notre commissaire a tous les attributs du parfait enquêteur de terrain, qu’il utilise une loupe, examine les indices et explique le chemin de ses déductions en arrêtant le/les coupable(s).

La société dans laquelle évolue les personnages est une société animalière mais pas dans le sens où nous avons l’habitude de la voir. Ici, elle n’en a pas toujours été ainsi.

Avant, les animaux étaient des animaux, avec leurs instincts propres à leurs races, mais ils ont évolués, ils se sont organisés en société, en ville et ont banni les instincts les plus vils, comme se manger les uns les autres (zoophagie).

Clairement, c’est un album à ne pas mettre dans les mains des enfants car nos animaux ont aussi supprimé le fait de ne copuler QUE pour la reproduction. Maintenant, ils le font pour le plaisir, entre toutes les races et en pleine rue si besoin est.

De plus, l’ambiance générale de l’album est fort sombre, autant dans les couleurs que dans le scénario. Nous explorons les bas-fonds, nous remontons faire des arrestations dans la haute société, nous avons de la zoophagie (aussi taboue que le cannibalisme ou l’anthropophagie) et une société qui, sous ses airs évolués, ne l’est peut-être pas tant que ça (comme les nôtres).

Mon plus grand bémol sera pour le fait que l’enquête n’est pas résolue dans ce premier tome (qui date de 2014) et que le deuxième tome n’est jamais paru. On reste donc sur sa faim à la fin et ça, c’est quelque chose qui me désole car j’avais envie de savoir ce qu’il allait se passer ensuite, qui était coupable et de revenir dans cet univers spécial qui m’a plu.

Une bédé policière et animalière fort sombre, au scénario qui promettait bien des choses, qui ne ressemblait pas à ce que nous connaissions dans l’anthropomorphisme, mais comme le tome 2 n’est jamais paru, nous ne saurons jamais le fin mot de l’enquête et nous ne suivrons plus les enquêtes du commissaire Ney Quitsou.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°237], le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B) – 64 pages, le Challenge bd « Des histoires et des bulles » chez Noctembule (Avril 2021 – Avril 2022) – N°13 Les personnages sont des animaux et Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°48].

Arsène Lupin, L’aventurier – Tome 4 – L’aiguille creuse (2ème partie) : Takashi Morita et Maurice Leblanc

Titre : Arsène Lupin, L’aventurier – Tome 4 – L’aiguille creuse (2ème partie)

Scénaristes : Takashi Morita et Maurice Leblanc
Dessinateur : Takashi Morita

Édition : Kurokawa (09/06/2016)
Édition Originale : Kaitô Lupin Den, Aventurier, book 4 (2013)
Traduction : Fabien Nabhan

Résumé :
Gravement blessé par l’un des hommes de main de Lupin, Beautrelet a la conviction que toute la clef de l’histoire est contenue dans le code que possédait le cambrioleur. La vérité qui est sur le point d’être révélée ébranlera un pan de l’histoire de France.

Critique :
Rhôôô, Lupin a copié sur Sherlock Holmes ! Mais non, Lupin n’est pas mort ! Il a fait croire à sa mort, a fourni un corps et hop, l’affaire est jouée.

Le bras de fer continue en Lupin et le jeune Beautrelet, véritable petit détective en herbe, comme issu du croisement en Holmes et Poirot et un bouledogue car il ne lâche pas sa proie.

Une fois de plus, la suite de l’aiguille creuse met plus en avant les recherches de Beautrelet que les ruses de Lupin pour échapper à ce gamin bourré de ressources dans le cerveau.

Mais pas de panique, notre jeune garçon va tout nous expliquer et provoquer l’ire du gentleman cambrioleur.

Cela me fait vraiment du bien de relire cette grande aventure de Lupin au travers d’un manga. Les trois volumes font 670 pages et on a vraiment l’impression que le mangaka n’a fait l’impasse sur aucun détail et on en a pour nos sous.

Nous sommes dans un manga, les mentons des personnages sont souvent pointus, les nez sont un peu en trompette, certains en ont même un digne de Cyrano ! Mon seul bémol ira pour les déguisement de Lupin qui arrive toujours à changer de physionomie à tel point qu’à ce niveau, c’est presque de la magie. Hermione a dû lui fabriquer du Polynectar…

L’action est bien présente, pas vraiment le temps de s’ennuyer, le mystère s’épaissi (sauf si on connait l’histoire ou que l’on s’en souvient, 30 ans après) et c’est un réel plaisir que de lire cette histoire mise en manga.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°214].

Batman – Année Un : Frank Miller et David Mazzucchelli

Titre : Batman – Année Un

Scénariste : Frank Miller
Dessinateur : David Mazzucchelli

Éditions : Urban Comics DC Premium (2012) / Eaglemoss (2016) / Urban Comics DC Black Label (2020)
Édition Originale : Batman : Year One (1988)
Traduction : Doug Headline

Résumé :
Quand il avait six ans, Bruce Wayne a vu ses parents se faire assassiner sous ses yeux. Après un entrainement intensif, il revient à Gotham City pour mener une guerre sans merci contre le crime… mais ce ne sera pas facile.

Face à la corruption des autorités de la ville et leurs liens avec la pègre, Bruce, sous le déguisement du vigilant Batman, va forger une alliance avec un policier nouveau venu à Gotham : le lieutenant James Gordon.

Critique :
Me revoici une fois de plus à explorer les débuts de l’homme chauve qui sourit… Pardon, de l’homme chauve-souris !

Cette fois-ci, on reste dans le classique, dans les vrais débuts de Batman et contrairement à la saga « Terre-Un », les classiques sont respectés et rien n’est changé.

Alors que dans la saga « Terre-Un », nous étions face à un Batman qui trébuchait et qui n’était pas tout puissant, ici, les auteurs ont suivi la ligne et notre sexy chauve-souris est quasi un surhomme qui encaisse tous les coups.

Contrairement au Batman des tout débuts, celui-ci se trouve plongé dans notre monde actuel et pas dans celui des années 30/40.

L’assassinat de ses parents est montré, en souvenir, mais pas en détail. Ce n’était pas le but de réécrire la genèse de Batman, juste de le mettre au goût du jour et c’est réussi.

Mon seul bémol sera pour les dessins que de David Mazzucchelli que j’ai moins apprécié que ceux de Gary Frank, mais ceci n’a pas nuit à la qualité du récit qui nous fait suivre Batman sur une année civile, nous faisant découvrir ses premiers exploits pour lutter contre le crime.

Gotham est gangrenée par le crime, les policiers sont corrompus, sont des vendus, des enfoirés et faut chercher longtemps pour en trouver un seul qui ne l’est pas (Gordon).

Un roman graphique assez sombre, violent mais qui nous propose un scénario de qualité. On a beau connaître un peu l’histoire du mec en noir, on a pas l’impression d’une redite ou d’être face à un récit ennuyeux au possible.

Un album d’une grande qualité mais ma préférence, pour le moment, reste à « Batman – Terre-Un » qui m’avait explosé les mirettes avec ses dessins magnifiques.

Allez, je vous laisse, il me reste une légion de comics sur Batman à découvrir et je ne voudrais pas laisser de côté les autres non plus, donc, je risque d’aller m’encanailler sévère dans le monde des super héros, qu’ils soient de chez DC Comics ou de l’écurie Marvel.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°213].

Arsène Lupin, L’aventurier – Tome 3 – L’aiguille creuse (1ère partie) : Takashi Morita et Maurice Leblanc

Titre : Arsène Lupin, L’aventurier – Tome 3 – L’aiguille creuse (1ère partie)

Scénaristes : Takashi Morita et Maurice Leblanc
Dessinateur : Takashi Morita

Édition : Kurokawa (10/03/2016)
Édition Originale :Kaitô Lupin Den, Aventurier, book 3 (2013)
Traduction :Nabhan Fabien

Résumé :
Le comte de Gesvres est victime d’un vol. Alors qu’il s’enfuit, le chef des voleurs est touché par une balle de fusil.

Beautrelet, lycéen détective amateur, se lance sur la piste des fuyards et résout peu à peu les énigmes qui entourent l’affaire.

Critique :
Arsène Lupin n’a jamais été ma tasse de thé (pas frapper, pas frapper) et après avoir lu trois aventures du gentleman cambrioleur, je suis revenue à mes détectives.

L’anguille creuse, que j’avais lue il y des années, m’avait bien plu, mais vu que je n’en ai plus aucun souvenir, je ne saurais dire si le manga est conforme au roman de Leblanc ou pas.

La version manga des premiers tomes m’avait emballé moyen car j’avais trouvé que les transformations physiques de Lupin étaient un peu trop exagérées, surtout dans le Tome 1.

Dans ce tome, Lupin est très peu présent, on se doute qu’il est là, caché quelque part, mais la police ne le trouve pas. C’est le jeune détective Isidore Beautrelet qui est mis en avant car il est bien plus malin que Herlock Sholmès et l’inspecteur Ganimard. Ce n’est pas moi qui le dit, mais le manga et vu qu’Isidore découvre tout…

Une fois de plus, les flics sont ridiculisés, Arsène Lupin est le plus fort, même blessé, même caché dans les parages, il continue de se foutre de leur gueule et de les faire tourner en bourrique.

Le mystère est présent, on se demande ce que Lupin a subtilisé, puisque rien ne manque, où il est caché, comment il va s’enfuir et si il va survivre. On se doute que oui, c’est Arsène, mais on ne sait pas comment.

Si le premier volume dévoilait un peu l’enfance de Lupin, le tome 2 et celui-ci se taisent dans toutes les langues. Dommage, il aurait été intéressant d’en savoir un peu plus sur le cambrioleur puisque la saga en manga ne compte que 5 tomes.

Comme le tome se termine sur un suspense insoutenable et que je veux savoir ce qu’il va se passer ensuite, je vais poursuivre ma lecture de ce manga, en espérant que Lupin soit plus présent dans la suite.

Un manga policier qui pourrait donner envie de relire le roman original.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°210] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°36].